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Le Nigeria veut investir 900 millions de dollars dans une filière avicole intégrée

 Le Nigeria prépare, avec l’appui de partenaires chinois, un projet de 900 millions de dollars pour développer six grandes fermes avicoles intégrées à travers le pays. Chaque unité devrait produire environ 1 million d’œufs par jour et disposer de ses propres infrastructures, notamment une centrale électrique, un abattoir et un couvoir, afin de renforcer la sécurité alimentaire et réduire le déficit en protéines animales.

Le financement sera étalé sur dix ans : les deux premières fermes seront entièrement prises en charge par l’État nigérian, tandis que les quatre suivantes seront cofinancées avec des investisseurs chinois. Le projet prévoit aussi des exploitations agricoles de 10 000 hectares pour fournir le maïs et le soja nécessaires à l’alimentation des volailles.

Cette initiative intervient alors que la filière avicole nigériane fait face à plusieurs obstacles, dont le coût élevé des intrants, les maladies animales et l’accès limité au financement. Malgré une interdiction des importations de viande de poulet depuis 2003, le marché reste alimenté par des flux illégaux, signe d’une production locale encore insuffisante pour couvrir la demande.

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Le transport aérien domestique reste hors de portée pour une grande partie des Africains

Malgré l’ouverture de nouvelles liaisons, comme celle du Bénin avec Amazone Airlines, les vols intérieurs restent trop chers pour la majorité des Africains. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.

Le prix des billets, ajouté aux taxes, au carburant et aux coûts opérationnels, dépasse souvent largement le pouvoir d’achat local.

Dans plusieurs pays, un billet coûte l’équivalent de plusieurs jours, voire de plusieurs semaines de salaire. Cela explique que le problème n’est pas seulement lié aux prix, mais à une structure économique qui rend l’avion encore inaccessible sur le continent.

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L’Iran ferme le détroit d’Ormuz aux navires liés aux « ennemis »

Les Gardiens de la Révolution ont forcé trois navires à faire demi-tour vendredi, interdisant le détroit aux alliés de l’« ennemi » malgré Donald Trump.  Toutefois, il y a eu des autorisations exceptionnelles pour 26 navires amis  en provenance de la Chine, Grèce, etc.) via un itinéraire alternatif.

Ainsi la première tentative ratée de COSCO depuis la guerre. Ce qui fait que Téhéran assure passages sécurisés aux alliés. Alors que la question pour Donald Trump, il  y voit un signe de négociations.

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L’huile d’olive fait bondir les échanges tuniso-jordaniens

Les exportations tunisiennes vers la Jordanie ont bondi à près de 59 millions de dinars en janvier-février 2026, dopées par l’huile d’olive (4 182 tonnes) fin février. Ce dynamisme a propulsé les échanges bilatéraux à 69,5 millions de dinars, en hausse de 135%, avec des perspectives positives pour fin d’année, selon le Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Les produits phares comme les médicaments, consommables médicaux, aliments et déchets minéraux captent 70% des exportations tunisiennes vers ce marché.

Lors d’une rencontre entre Mourad Ben Hassine, PDG du Cepex, et l’ambassadeur de la Jordanie en Tunisie, Abdallah Aburman, les deux parties ont plaidé pour un renforcement de la coopération. Elles visent à exploiter les potentialités dans les secteurs à haute valeur ajoutée, à savoir : agroalimentaire, pharmacie, textile-habillement, et technologies de l’information.

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La famille à l’épreuve du numérique

Parler aujourd’hui du numérique dans la famille, ce n’est pas seulement évoquer un sujet de modernité ; c’est poser une question essentielle, presque existentielle : quelle place voulons-nous accorder à la technologie dans nos vies, dans nos foyers, et surtout dans l’éducation de nos enfants ? Nous vivons à une époque où les écrans sont omniprésents, où le virtuel s’invite à toute heure dans nos maisons, souvent sans que nous ayons pris le temps d’en définir les limites ni d’en mesurer les effets.

Or, une famille qui ne réfléchit pas à son usage du numérique risque progressivement de perdre ce qui fait sa force : le dialogue, la présence, l’écoute, et ce lien humain irremplaçable qui se construit à travers les gestes simples du quotidien.

Dans ce contexte, le rôle de la femme arabe, et plus particulièrement de la femme tunisienne, apparaît fondamental. C’est ce qui ressort du forum intellectuel intitulé « Le rôle de la femme arabe dans la conscience numérique de la famille », organisé par la docteure Hanane Youssef en parallèle avec sa 76e édition, dans le cadre d’une coopération avec l’initiative « Une journée sans écrans », fondée par la professeure docteure Mona Al-Hadidi.

Dans son intervention, la professeure docteure Hanan Youssef, professeure des médias et présidente de l’Organisation arabe pour le dialogue et la coopération internationale, a indiqué que ce forum s’inscrivait dans le cadre de la clôture des célébrations de la Journée de la femme, organisées tout au long du mois de mars. Elle a souligné que cette rencontre visait à renforcer le rôle de la femme arabe dans la promotion de la conscience numérique au sein de la famille, face aux défis posés par l’usage excessif des écrans, notamment chez les enfants et les jeunes, afin de favoriser une culture numérique responsable dans la société.

La docteure Hanan Youssef a également mis en avant l’importance de ce forum comme espace de dialogue et d’échange d’expériences entre les élites arabes, tout en rappelant la nécessité de doter la femme des outils lui permettant d’accompagner la famille dans un environnement technologique en constante évolution.

De son côté, la professeure docteure Mona Al-Hadidi, fondatrice de l’initiative « Une journée sans écrans », s’est félicitée de l’écho rencontré par cette initiative, qui contribue, selon elle, à promouvoir la conscience numérique en Égypte auprès de plusieurs institutions. Ont pris part à cette rencontre plusieurs personnalités issues des médias, de l’éducation et du monde académique, dont la présentatrice Inas Gouhar, Samiha Ragheb, la journaliste Nadia Al-Nachar, la professeure docteure Intissar Soghayroun, la professeure docteure Bouchra Al-Hamdani, ainsi que d’autres figures venues de plusieurs pays arabes, parmi lesquels la Tunisie, l’Égypte, la Palestine, le Liban, l’Arabie saoudite, la Syrie et le Yémen  Les intervenants ont présenté plusieurs propositions autour de la conscience numérique et du renforcement du rôle de la femme dans le numérique, tout en appelant à l’élargissement de l’initiative « Une journée sans écrans » à l’échelle arabe.

Les débats ont également été marqués par une forte participation des jeunes, tandis que les participants ont recommandé de soumettre les conclusions du forum aux décideurs et aux institutions concernées, notamment les ministères de l’Éducation, de la Culture et de l’Information.

Une chose est certaine:  la femme se trouve aussi en première ligne pour transmettre une culture du discernement, du juste usage et de la responsabilité. Elle n’est pas seulement celle qui accompagne ; elle est aussi celle qui éclaire. Elle n’est pas seulement celle qui protège ; elle est celle qui éduque, qui oriente et qui alerte, avec douceur, mais aussi avec fermeté lorsque cela s’impose. Dans l’espace familial, elle demeure cette voix qui rappelle que la technologie doit rester un outil au service de l’être humain, et non l’inverse.

La Tunisie, de son côté, porte une responsabilité particulière. Forte de son histoire, de son attachement à l’éducation et de son engagement en faveur de la place de la femme dans la société, elle peut et doit être un modèle dans la construction d’une citoyenneté numérique lucide et équilibrée. Cela suppose une mobilisation collective : celle de la famille, bien sûr, mais aussi de l’école, des médias, des associations et de l’ensemble des acteurs sociaux.

Car l’enjeu n’est pas seulement technique ; il est aussi culturel, éducatif et profondément humain. C’est précisément le sens de l’initiative « Un jour sans écrans ». Non pas pour diaboliser le progrès, ni pour s’enfermer dans la nostalgie d’un passé révolu, mais pour offrir un temps de respiration, de recul et de rééquilibrage.

Un jour sans écrans, c’est un jour pour se retrouver, pour se parler, pour lire, pour jouer, pour regarder autrement ceux qui nous entourent. C’est une invitation à redonner toute sa valeur à l’instant partagé, à la présence réelle et à la parole vivante.

Pour relever ce défi, il faut des femmes conscientes, des mères engagées, des familles vigilantes, des éducateurs présents et une société tout entière décidée à préserver l’équilibre entre l’ouverture au monde et la fidélité aux valeurs qui la construisent.

La rencontre s’est achevée par une prestation de l’assistante Neda Al-Mansi, qui a interprété les chansons « Noss El Donia » et « Watani Habibi Al-Watan Al-Akbar ».

 

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BCT : le taux Directeur demeure inchangé à 7%

La Banque centrale de Tunisie (BCT) dévoile ses derniers indicateurs monétaires au 26 mars 2026. Ils témoignent d’une politique prudente dans un environnement économique tendu.

Le Taux du Marché Monétaire (TM) se fixe à 6,99 %, en légère hausse. Tandis que le Taux Directeur demeure inchangé à 7,00 %. Sur un mois, le Taux Moyen Mensuel (TMM) de février culmine à 6,99 %. Et le Taux de Rémunération de l’Épargne (TRE) pour mars s’établit à 6,00 %, relève la BCT.

Côté changes, les cours moyens des principales devises au 25 mars confirment une fermeté du dinar : 1 USD à 2,9199 TND; 1 EUR à 3,3903 TND; 1 GBP à 3,9251 TND; 1 CAD à 2,1305 TND; 1 000 JPY à 18,4515 TND; 10 MAD à 3,1501 TND; et 1 LYD à 0,4608 TND. Ces niveaux, accessibles via TUNIBOR et la courbe des taux, reflètent une gestion serrée des flux.

Ainsi, les principaux indicateurs macroéconomiques inspirent confiance. En effet, le compte courant du Trésor affiche un solde positif de 2 236 MDT. Tandis que les avoirs nets en devises atteignent 25 103 MDT couvrant 106 jours d’importations. Alors que les billets en circulation s’élèvent à 28 448 MDT et le volume de refinancement global totalise 11 109 MDT.

Ces chiffres solides, au cœur des débats sur la circularité récente limitant les importations non prioritaires, renforcent la résilience tunisienne face aux chocs externes.

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Sami Jallouli plaide pour un portefeuille structuré de projets

La diplomatie tunisienne doit revoir sa posture face à des questions clés telles que celle de l’immigration et bien d’autres. Ainsi le politologue Sami Jallouli appelle, via sa page fb, à une transition de la diplomatie tunisienne passant d’une posture défensive à une logique offensive, centrée sur les intérêts concrets et la stratégie; plutôt que sur l’émotion ou la dépendance à un seul partenaire.

Sami Jallouli critique l’approche réactive de Tunis qui laisse systématiquement l’autre partie prendre l’initiative des visites et des agendas. Ce qui conforte une vision héritée de la supériorité de l’Europe, notamment italienne, en tant que donateur ou investisseur.

Face à la peur européenne sur deux dossiers clés, notamment sur les questions d’immigration et de sécurité énergétique, il insiste sur le fait que la Tunisie possède des leviers stratégiques majeurs (position géographique, transit, énergie solaire) et doit les transformer en conditions explicites de coopération : reconversion de la dette en projets de développement, investissements directs, ouverture des marchés, contreparties sur les frontières et la sécurité.  Il rejette catégoriquement le rôle de gardien de frontières de l’Europe.

A cet effet, il conclut que la Tunisie doit imposer une contrepartie claire à Rome, Bruxelles et Paris, mais aussi à la Libye et l’Algérie, en fondant ces relations sur le principe de « énergie contre sécurité » et une intégration économique régionale.

Il plaide « pour une diversification stratégique vers les États‑Unis, afin de briser le monopole européen et de durcir notre position dans les négociations ». Enfin, il appelle à la mise en place d’un portefeuille de projets structuré, l’activation de l’influence tunisienne à l’étranger et une relation réinventée avec le voisinage, où la Tunisie impose ses propres priorités plutôt que de subir les agendas des autres.

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Afreximbank mise sur huit startups pour bâtir les rails du commerce africain

Afreximbank a lancé au Caire la première promotion de son programme accélérateur numérique (23 au 27 mars 2026) destiné à soutenir huit startups africaines et de la diaspora actives dans les paiements transfrontaliers, la logistique, l’IA, l’export agricole et le financement commercial.

Sélectionnées parmi plus de 1 600 candidatures, ces jeunes entreprises bénéficieront d’un accompagnement stratégique, d’un accès au marché et d’un financement pouvant aller jusqu’à 250 000 dollars, sous réserve d’évaluation. L’initiative vise à renforcer les infrastructures numériques du commerce intra-africain et à accélérer la mise en œuvre de la ZLECAf.

Rappelons que la ZLECAf dispose déjà de son cadre juridique, adopté et ratifié par 49 pays. Ce qui est un progrès considérable.
Il s’agit désormais de mettre en place des mécanismes concrets, en collaboration avec le secteur privé, les entrepreneurs, innovateurs et start-ups.

Lire aussi – Cynthia Gnassingbé-Essonam : « La ZLECAf, unique chance pour bâtir le marché africain du futur »

Afreximbank veut ainsi se positionner comme un acteur central de l’intégration économique du continent, en reliant innovation technologique, commerce et expansion régionale.

 

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UGTT: entre revendications sociales et bataille interne

La phase des débats généraux du congrès de l’UGTT a pris fin  avant le vote des rapports et des résolutions ainsi que le lancement de l’élection d’un nouveau bureau exécutif. 

Au-delà des informations circulées, le congrès se déroule dans un climat de fortes tensions internes et de revendications sociales marquées, avec 46 candidats pour 15 sièges au bureau exécutif.

Les délégués appellent notamment à rouvrir le dialogue social national, à lever les restrictions qui touchent l’action syndicale, à relancer les négociations salariales et à défendre le pouvoir d’achat. 

Lire aussi: L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

Toujours selon les informations fournies, le texte soumis au congrès réclame aussi le rétablissement du droit au détachement syndical et à la retenue directe, ainsi que des mesures plus favorables pour les retraités, les salariés du privé et les diplômés au chômage.

En somme, le retour à la règle des deux mandats consécutifs pour le bureau exécutif a mis fin aux tensions internes et ce via  une logique de recomposition de la gouvernance syndicale.

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Amnesty International appelle à la libération de Abir Moussi

Amnesty International a appelé les autorités tunisiennes à libérer immédiatement Abir Moussi et à abandonner toutes les poursuites engagées contre elle. L’organisation estime qu’elle est détenue arbitrairement et poursuivie uniquement pour avoir exercé pacifiquement ses droits à la liberté d’expression et de réunion.

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L’Iran émerge-t-il comme nouvelle puissance régionale au Moyen-Orient ?

Les conflits Iran-Israël, englobant le Moyen-Orient et les États-Unis, commencent à prendre la forme d’un affrontement sans fin.  Leur issue reste incertaine. La question clé est de savoir si la guerre au Moyen-Orient s’arrêtera, et à quel prix ?

Pour Ezzeddine Zayani, ancien diplomate, la réponse n’est pas évidente. Sur sa page Facebook officielle, il observe que le duo Donald Trump et Netanyahou n’a pas réussi, un mois après le début des hostilités, à imposer son plan. De son côté, l’Iran a résisté aux attaques visant ses infrastructures civiles et militaires, et semble désormais chercher à poser ses conditions pour un cessez-le-feu.

Ezzeddine Zayani, photo prise dans les locaux de l’Economiste Maghrebin

En d’autres termes, Donald Trump, engagé dans un conflit rapidement déclenché depuis Tel Aviv, parviendra-t-il à en sortir sans affaiblir sa position ?


Selon lui, “ une issue sera trouvée à cette guerre, mais elle entraînera inévitablement l’émergence d’une grande puissance régionale : l’Iran. Grâce à la réponse ferme du couple américano-israélien, l’Iran a démontré ses capacités militaires, plaçant l’empire perse jusque-là en retrait  au rang des puissances majeures. Contrairement à la Turquie, sollicitée par l’Occident pour des missions régionales en échange de contreparties, l’Iran pourrait jouer un rôle central dans la reconfiguration de la région”, poursuit-il.

Il souligne que les acteurs déterminés inspirent le respect, plus que les discours populistes. Les pays du Golfe devraient réévaluer leurs relations sécuritaires avec l’Iran, malgré leur discrétion sur le sujet.

Avant d’ajouter: “ Ils ne renonceront pas forcément au soutien sécuritaire occidental, notamment américain, mais cette guerre leur a permis de tester son efficacité et de réaliser que l’Occident n’est pas une solution infaillible. Un meilleur traitement des populations chiites dans les pays du Golfe pourrait favoriser de nouvelles relations avec cette puissance iranienne en ascension, facilement touchée par les missiles iraniens.”.

Au-delà des faits actuels, quelle lecture complémentaire peut-on proposer, bien que non définitive ?

Ezzeddine Zayani note que “Israël, malgré les revers subis qui remettent en cause son image d’invincibilité, ne restera pas inactif et pourrait susciter d’autres conflits pour restaurer sa position”. Selon lui, ce pays est associé à une stratégie de tensions récurrentes.

Il ajoute : “À mon sens, Israël ne capitulera pas. Les pays de la région doivent donc renforcer leur coopération et établir une entente pour contrer ces dynamiques. Par ailleurs, le régime iranien devrait assouplir sa politique intérieure. »

Et de conclure : « L’autoritarisme religieux et les mesures répressives ont été exploitées par les adversaires de l’Iran pour le déstabiliser, notamment via des mercenaires recrutés par des services de renseignement étrangers. Cette guerre pourrait-elle marquer un réveil et une prise de conscience pour une région souvent influencée de l’extérieur ? “

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L’UE durcit le ton sur l’immigration

Les eurodéputés ont approuvé jeudi un durcissement des sanctions contre les migrants irréguliers. Cela ouvre la porte à leur transfert vers des « centres de retour » installés en dehors de l’Union européenne. C’est ce que rapporte les différents médias occidentaux. 

Critiquées par les défenseurs des droits humains, ces dispositions s’inscrivent dans une vague de resserrement législatif. Et ce, en réponse aux pressions pour freiner les arrivées des migrants irréguliers dans les 27 pays de l’UE.  

Ce feu vert lance des négociations pour un texte final. Ainsi, la réforme autorise l’ouverture de centres de réadmission hors UE pour les demandeurs d’asile déboutés. De même qu’elle impose des peines plus lourdes de détention et l’interdiction d’entrée aux réfractaires au départ.

Les divisions persistent : la France et l’Espagne doutent de leur efficacité; tandis que l’International Rescue Committee (IRC) les qualifie de « failles juridiques insurmontables ».  » Hors du territoire européen, rien ne garantit le respect des droits humains », alerte Marta Welander de l’ONG.

Pourtant, le Danemark, l’Autriche, la Grèce, l’Allemagne et les Pays-Bas explorent déjà des options, selon une source diplomatique. Les partisans de ces mesures y voient un frein aux traversées irrégulières. Les opposants rappellent les échecs passés : le plan britannique vers le Rwanda abandonné; ou les centres italiens en Albanie freinés par des blocages juridiques et un faible recours.

Proposé par la Commission en décembre 2025, ce paquet a reçu l’aval des États membres. Les pourparlers porteront sur les pouvoirs d’inspection des forces de l’ordre.

70 ONG avaient mis en garde en février contre une dérive vers un modèle « à l’américaine », comparable aux pratiques répressives de l’ICE sous Donald Trump.

Face au durcissement de l’opinion publique boostant l’extrême droite aux élections, les gouvernements européens serrent la vis; malgré une baisse des arrivées en 2025. Bruxelles vise désormais à booster les retours effectifs : seuls 20% des ordonnances de quitter le territoire sont exécutées aujourd’hui.

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Melania Trump et le robot Figure 03 : une première à la Maison-Blanche

La Première Dame des Etats Unis, Melania Trump a fait sensation en apparaissant aux côtés du robot humanoïde “Figure 03”, propulsé par l’intelligence artificielle. Et ce, lors du Sommet de la Maison Blanche sur l’éducation et la technologie. C’est ce qu’a révélé Euronews.

Ce dernier a marché à ses côtés jusqu’à un sommet mondial sur la tech, salué les invités en plusieurs langues et s’est présenté comme un système humanoïde 100 % made in USA.

Les robots humanoïdes sortent des labos pour investir les plus hautes sphères de l’État. Ainsi la machine s’est exprimée devant le public, déclarant être « honorée » de participer à cette réunion et « reconnaissante » d’intégrer « ce mouvement historique pour enseigner aux enfants via la technologie et l’éducation ». Après avoir accueilli les invités, le robot a discrètement quitté la salle et n’y est plus réapparu.

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World Happiness Report 2026 : la Tunisie à la 8e place en Afrique

La Tunisie figure dans le Top 10 africain du World Happiness Report 2026. Elle y occupe la 8ème place continentale (mais 10ème en 2025) et le 105ème rang mondial. Le rapport, publié le 19 mars 2026, place la République de l’ile Maurice en tête du classement africain pour la deuxième année consécutive. Tandis que la Sierra Leone ferme la marche sur le continent. Ce classement relève que la Tunisie se distingue parmi les pays africains les mieux classés, aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, de l’Afrique du Sud et du Niger.

Le World Happiness Report s’appuie sur les évaluations subjectives des personnes interrogées par le Gallup World Poll, à travers l’échelle de Cantril. Laquelle mesure la perception de la vie sur une échelle de 0 à 10. L’analyse prend aussi en compte six variables clés : le PIB par habitant; l’espérance de vie en bonne santé; le soutien social; la liberté de faire des choix de vie; la générosité; et la perception de la corruption.

À l’échelle mondiale, la Finlande reste en tête pour la neuvième année consécutive, devant l’Islande, le Danemark, le Costa Rica et la Suède. Le rapport souligne également, pour la première fois, que l’usage intensif des réseaux sociaux est associé à un bien-être plus faible chez les jeunes.

Top 10 africain du World Happiness Report (2025)

  1. Maurice
  2. Libye
  3. Algérie
  4. Mozambique
  5. Gabon
  6. Côte d’Ivoire
  7. Cameroun
  8. Afrique du Sud
  9. Niger
  10. Tunisie

La Tunisie confirme ainsi sa place dans le peloton de tête africain.

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L’UGTT revient à la règle des deux mandats consécutifs

Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a décidé d’abroger l’article 20, ayant suscité des tensions au sein des syndicalistes en autorisant les membres du bureau exécutif à briguer trois mandats consécutifs. 

L’UGTT revient ainsi à l’article 10 de ses statuts, qui limite à deux mandats consécutifs les membres du bureau exécutif et le secrétaire général.

Le congrès a également fixé la nouvelle composition du bureau exécutif national à 13 membres, avec un maximum de 4 retraités, renouvelables une seule fois, et un minimum de deux femmes.

Lire aussi: L’UGTT entame un congrès décisif

De ce fait, les congressistes ont validé la possibilité pour les fédérations et les unions régionales de renouveler leur candidature pour trois mandats consécutifs.

En revanche, la proposition visant à lever le gel des responsables syndicaux n’a pas été soumise au vote et son examen a été renvoyé à plus tard.

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Nabila Hamza: « Toute révision du CSP doit se faire dans le sens du progrès »

La Tunisie a accompli des avancées majeures en matière de droits des femmes, mais de nouveaux défis imposent d’actualiser l’arsenal juridique. Entre cyberviolence, ratification des conventions internationales et réforme du Code du statut personnel, Nabila Hamza appelle à consolider les acquis sans céder à la régression.

Rencontrée en marge d’un événement sur la cyberviolence  organisé par le  Front pour l’égalité et les droits des femmes (FEDEF), avec le soutien d’ONU Femmes Tunisie, Nabila Hamza, sociologue, experte en genre et militante féministe estime  dans une déclaration exclusive à leconomistemaghrebin.com que la Tunisie a réalisé des progrès remarquables en matière d’égalité de genre. Le pays demeure une référence dans le monde arabe, notamment depuis l’adoption de la loi organique n° 2017-58 relative à l’élimination de la violence à l’égard des femmes, considérée comme une avancée historique.

Elle ajoute: « Mais ces acquis doivent aujourd’hui être consolidés face à l’émergence de nouvelles formes de violence, en particulier la cyberviolence. Harcèlement, menaces, diffusion d’images sans consentement ou diffamation en ligne touchent de plus en plus de femmes. Or, lors de l’adoption de la loi de 2017, cette violence numérique n’avait pas encore pris l’ampleur qu’elle connaît aujourd’hui. Il devient donc nécessaire de compléter le dispositif juridique ».

Plusieurs conventions internationales offrent déjà des références utiles, dont la CEDAW, la Convention d’Istanbul et la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Mais la nouvelle Convention africaine sur la violence à l’égard des femmes et des filles se distingue par la prise en compte explicite de la cyberviolence fondée sur le genre. Elle prévoit des mécanismes de suivi, des voies de recours, une cour spécialisée et une plus grande responsabilité des plateformes numériques dans la suppression des contenus sexistes et la lutte contre les harceleurs.

La Tunisie, en tant que membre de l’Union africaine, a soutenu cette convention. Sa ratification serait donc cohérente avec son engagement historique en faveur des droits des femmes et permettrait de renforcer davantage le cadre législatif national.

Cette convention tient aussi compte des spécificités africaines. Contrairement à certains pays subsahariens, la Tunisie est moins confrontée à des pratiques comme l’excision, plus répandues dans la région sahélienne. Le texte adopte ainsi une approche adaptée aux réalités du continent, au-delà des violences patriarcales communes à plusieurs sociétés.

Un manuel de plaidoyer est en préparation avec l’Union africaine, et la Tunisie y contribue. Toutefois, la ratification reste en suspens. Selon Nabila Hamza, il faut relancer le dialogue avec le ministère des Affaires étrangères et celui de la Femme, dont les relations avec la société civile se sont distendues après les changements de direction.

En conclusion, il faut parachever l’arsenal juridique  et rétablir un dialogue régulier avec la société civile, qui a toujours été en première ligne sur les questions liées aux droits des femmes.

Quant au Code du statut personnel, une réforme apparaît nécessaire pour en éliminer les dispositions discriminatoires et aller vers une égalité plus réelle. « Toute révision doit se faire dans le sens du progrès, non du recul », conclut-elle.

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Tunisie–France: 4 rendez-vous internationaux pour dessiner des nouveaux partenariats

La diplomatie française entend placer la Tunisie au cœur de plusieurs grandes échéances internationales prévues au premier semestre 2026. À l’occasion d’une rencontre avec des journalistes au siège de l’ambassade de France à Tunis dans la journée du mardi 25 mars 2026,  l’ambassadrice de France en Tunisie, Anne Guéguen, a présenté quatre rendez-vous majeurs susceptibles d’intéresser directement les Tunisiens, tout en confirmant l’engagement du partenariat bilatéral entre les deux pays.

Dans un rappel historique, Anne Guéguen  a souligné que la Tunisie demeure un partenaire privilégié de la France, à la croisée des enjeux méditerranéens, africains et globaux. “Les deux pays entretiennent à travers la Méditerranée un partenariat profond, dense et fondé sur le respect mutuel entre nations souveraines, le bénéfice réciproque, ainsi que des liens humains, culturels et économiques très forts”, a-t-elle souligné, rappelant également l’échange téléphonique entre les deux chefs d’État le 20 mars, au cours duquel ils ont réaffirmé leur attachement commun au multilatéralisme.

Le premier rendez-vous sera le Sommet One Health, prévu le 7 avril à Lyon. Ce sommet entend accélérer la mise en œuvre de l’approche « Une seule santé », qui articule santé humaine, animale, végétale et environnementale. L’objectif est de mieux prévenir les risques sanitaires, alimentaires et environnementaux, dans une logique de politiques publiques transversales.

Rappelons que la Tunisie, déjà engagée dans cette démarche, avait accueilli en juin 2025 la conférence régionale One Health MENA, marquée par l’adoption de la Déclaration de Carthage.

Le deuxième temps fort sera le Sommet Afrique-France Africa Forward, organisé les 11 et 12 mai à Nairobi. Ce rendez-vous ambitionne de renouveler les rapports entre l’Afrique et la France en misant davantage sur l’écoute, le dialogue et des relations équilibrées. Il s’inscrit dans un mouvement plus large visant à promouvoir un multilatéralisme inclusif, à renforcer les échanges économiques et à donner une place accrue aux sociétés civiles, aux diasporas, aux jeunes ainsi qu’aux acteurs culturels et économiques. La Tunisie, invitée à participer aux débats, devrait y défendre sa place dans les discussions sur l’industrialisation durable et la transition énergétique. Un forum d’affaires baptisé «Inspire and Connect» viendra compléter ce sommet et pourrait offrir des perspectives concrètes aux entrepreneurs tunisiens.

Au sommet Afrique-France, Business France défend par ailleurs un nouveau modèle de partenariat structuré autour de quatre piliers: Build, Produce, Innovate et Trust. Selon Philippe Garcia, directeur de Business France pour l’Afrique du Nord, la Tunisie doit être fortement représentée afin de valoriser sa position géostratégique, la qualité de sa main-d’œuvre et son rôle d’investisseur africain de premier plan en France.

La troisième échéance sera le lancement de la Saison Méditerranée 2026, à partir du 15 mai à Marseille. Cette initiative culturelle vise à célébrer la richesse du bassin méditerranéen et à renforcer les échanges entre les deux rives. Elle mettra particulièrement en avant la jeunesse, les diasporas et les créations artistiques comme vecteurs de dialogue. La Tunisie y occupe une place centrale avec 29 projets labellisés impliquant des artistes tunisiens. Cette saison, qui se poursuivra jusqu’à l’automne, doit permettre de faire émerger de nouveaux récits partagés autour de la Méditerranée.

Enfin, le quatrième rendez-vous sera le sommet du G7, prévu du 15 au 17 juin à Évian dans le cadre de la présidence française. Paris souhaite y remettre l’accent sur la vocation économique initiale du G7, dans un contexte mondial marqué par les déséquilibres macroéconomiques et la fragmentation internationale. Les priorités annoncées portent sur la résilience des chaînes de valeur, la modernisation de l’architecture financière internationale et la promotion de partenariats plus inclusifs.

En somme, ces quatre échéances ouvrent à la Tunisie des opportunités de consolidation de son rôle de hub entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe. Dans un contexte où la  France reste son premier partenaire commercial de la Tunisie  et son premier investisseur étranger. Ainsi les échanges à venir sur la santé, l’énergie, l’industrialisation durable et la gouvernance économique pourraient ouvrir la voie à de nouveaux projets et à une coopération renforcée.

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Quand le beurre manque, un vrai casse-tête

Depuis plus d’un an ou presque, les citoyens le constatent : le beurre se fait rare. En trouver relève aujourd’hui du parcours du combattant.

Cette pénurie, ressentie avec encore plus d’acuité ces derniers mois, touche un produit pourtant indispensable dans nos habitudes de consommation.  Dans les grandes surfaces comme dans les commerces de proximité, les industriels semblent privilégier le yaourt et les autres dérivés du lait, au point que les rayons en sont largement approvisionnés.

Face à cette situation, une question s’impose : quelles sont les causes de ces ruptures, et l’État doit-il imposer des quotas de production ? Nous avons contacté Fathi Ben Khalifa, conseiller économique auprès de l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP), qui livre une analyse approfondie de la filière laitière, en particulier du marché du beurre.

Selon lui, la production laitière tunisienne est aujourd’hui déséquilibrée : les industriels se tournent massivement vers le yaourt et le lait au détriment du beurre. « On trouve du lait et du yaourt partout, mais le beurre manque cruellement », résume-t-il.

Pourquoi le yaourt reste-t-il disponible alors que le beurre disparaît des étals ?  Fathi Ben Khalifa souligne que « les industriels, profitant des subventions publiques, orientent leur production vers les produits les plus rentables. Avec un soutien de 460 millimes par litre, ils privilégient de nouveaux yaourts à valeur ajoutée, vendus à des prix plus élevés »

Résultat : la production globale aurait reculé de 10%, sans pour autant provoquer une baisse équivalente de tous les produits laitiers. Le beurre, lui, a quasiment disparu.

Pour lui, l’État doit intervenir et imposer des quotas proportionnels. Il ne s’agit pas d’arrêter brutalement la production d’un produit au profit d’un autre, mais de répartir les volumes de façon équilibrée entre le beurre, le yaourt et les autres dérivés. À ses yeux, le lait subventionné appartient d’abord au Tunisien, qui a droit à un accès normal au beurre.

De son côté, la Chambre nationale de l’industrie du lait et de ses dérivés avance une autre explication : la disparition du beurre serait avant tout liée à la baisse durable de la production nationale de lait frais, mais aussi à la diminution du taux de matières grasses, donc de crème, dans le lait. Cette baisse résulte elle-même des difficultés rencontrées par les éleveurs, contraints d’économiser sur l’alimentation du bétail parce que le prix de vente du lait ne couvre plus les coûts de production.

La filière laitière, qui faisait vivre 112 000 agriculteurs en 2021, traverse une crise profonde. Selon les données évoquées au ministère de l’Agriculture, environ 20% du cheptel aurait aujourd’hui disparu.

Concernant la reconstitution du cheptel bovin, il faudrait  mettre en place un plan efficac où  le prix d’achat du lait aux producteurs  couvre  les coûts de production avec une marge suffisante. Rappelons que depuis 2016, une révision du prix du lait est réclamée. À cette époque, une vache coûtait environ 9 000 dinars ; aujourd’hui, son prix a grimpé à 14 000 dinars. Même avec une subvention de 30%, cela ne suffit pas à compenser la hausse des coûts, car le prix payé au producteur n’a pas été ajusté en conséquence.

Au final, comme le dit le proverbe, entre le beurre et l’argent du beurre, les Tunisiens ont surtout choisi de vouloir garder le beurre dans leur réfrigérateur.

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L’UGTT entame un congrès décisif

Le coup d’envoi de l’élection du bureau exécutif de l’UGTT est donné ce mercredi 25 mars 2026 et le congrès se poursuivra jusqu’au vendredi 27 mars 2026. Selon les données fournies, ce congrès aurait dû se tenir un an plus tôt afin de régler les conflits internes. Tandis que les avis restent partagés, entre le boycott de certaines branches régionales et l’appel par d’autres à sa tenue.

Affaiblie sur l’échiquier national, l’UGTT subit aussi des coupes budgétaires. A savoir que le gouvernement a suspendu les prélèvements automatiques des cotisations syndicales des fonctionnaires publics. Ce qui a conduit l’UGTT à lancer une campagne d’adhésions directes en ligne, sans que les résultats n’aient été publiés à ce jour.

Autre défi majeur : la parité dans l’organisation. Elle reste au dessous des attentes en raison du manque de femmes aux postes clés.

Ce que l’on sait : les travaux du congrès ordinaire de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) commencent dès aujourd’hui. 614 délégués ont obtenu la qualité de membres du congrès et sont appelés à participer à l’élection de 15 membres du nouveau bureau exécutif de l’organisation, ainsi que de deux instances nationales chargées du règlement intérieur et du contrôle financier. Le nombre de candidatures au bureau exécutif national s’élève à 46.

Pourtant, ce congrès se déroule dans un contexte de crise structurelle que traverse l’UGTT, sur fond d’appels successifs lancés par l’opposition syndicale pour suspendre ses travaux et résoudre les problèmes à l’origine de la crise profonde que connaît l’organisation.

Les syndicalistes placent de grands espoirs dans ce congrès, où la réorganisation est cruciale. Et ce, afin de surmonter les conflits internes que le bureau exécutif sortant, dirigé par son secrétaire général, Noureddine Taboubi, a connus. A cet égard, notons qu’il avait annoncé sa démission le 23 décembre 2025 avant de revenir ensuite sur sa décision, puis de poursuivre le processus d’organisation du congrès.

En somme, 46 candidats briguent les sièges du prochain bureau exécutif, dont neuf femmes, parmi lesquelles deux membres du bureau sortant : Hedia Arfaoui et Sihem Bousseta.

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