Le secteur des industries mécaniques et électriques (IME) apparaît comme un pilier industriel majeur en Tunisie, mais sa structure révèle aussi plusieurs fragilités.
Pour commencer, soulignons le secteur regroupe 914 entreprises employant 157 983personnes, avec une forte concentration dans les activités électriques et électroniques, tandis que les branches mécaniques et métallurgiques restent relativement moins intensives en emploi.
La performance du secteur repose largement sur l’exportation. Ainsi, les IME représentent environ 51 % des exportations manufacturières, ce qui confirme leur rôle central dans l’intégration de la Tunisie aux chaînes de valeur internationales. Toutefois, cette réussite repose fortement sur un modèle d’industries exportatrices à faible ancrage local, souvent orientées vers l’assemblage et dépendantes de la demande externe.
La dépendance géographique constitue également un point de vulnérabilité : 76,6 % des exportations du secteur sont destinées à l’Union européenne. Cette concentration expose l’activité industrielle aux fluctuations économiques et aux choix industriels européens.
Par ailleurs, malgré une valeur d’exportation dépassant 28 milliards de dinars, la progression récente reste modeste, ce qui interroge la capacité du secteur à monter en gamme technologique et à renforcer la valeur ajoutée locale.
Ainsi, si les IME constituent un moteur des exportations et de l’emploi industriel, leur durabilité dépendra d’une diversification des marchés, d’une montée en technologie et d’un meilleur ancrage dans l’écosystème productif national.
La 4ᵉédition des Rencontres sectorielles du Cetime, dédiée au secteur des industries électriques, électroniques et mécatroniques, se tiendra le jeudi 26 mars 2026 au siège de l’Utica, sous le thème : «Le Cetime, votre partenaire stratégique pour réussir la transition énergétique et écologique».
Après le succès de la 1ère édition de ces rencontres organisée le 27 février 2025, le Cetime souhaite poursuivre cette initiative de réflexion et d’échange collaboratif visant à élaborer et à mettre en œuvre les recommandations concrètes au profit des secteurs industriels.
Ces rencontres, organisées en collaboration avec l’Utica, Fedelec, Cluster Elentica, Cluster Mécatronic, Tunisian Automotive Association, CRMN, Novation City, Insat et Tunac, sont une plateforme de networking, conçue pour encourager les échanges et les collaborations entre les acteurs des différents secteurs industriels, les incitant à débattre des enjeux spécifiques, à explorer des opportunités de partenariats et à stimuler l’innovation. L’objectif principal est de renforcer les liens entre acteurs publics et privés, tout en facilitant l’émergence de solutions concrètes, adaptées et durables. Cette approche collaborative favorise la création de projets mesurables et pérennes.
Cette édition s’inscrit dans un contexte national et international marqué par l’accélération des politiques de transition énergétique et écologique, l’augmentation des exigences en matière de décarbonation industrielle et l’entrée en vigueur du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la montée des exigences en matière d’efficacité énergétique et d’économie circulaire, et le renforcement de la compétitivité des entreprises du secteur des industries électriques, électroniques et mécatroniques par l’intégration de solutions innovantes et durables.
Créé en 1982 pour accompagner le développement du secteur industriel en Tunisie, le Cetime emploie plus de 120 personnes et dispose de 2 directions régionales à Sousse et à Sfax ; 18 laboratoires de contrôle pour offrir aux industriels les prestations d’analyse et d’essais dans ses domaines de compétence ; une équipe technique compétente qui assure des missions, d’expertises, de conseil, d’assistance, d’accompagnement, de formation et de qualification du personnel des entreprises industrielles.
La guerre au Moyen-Orient fait peser une nouvelle menace sur l’industrie minière mondiale, en particulier sur les producteurs de minerai de fer, confrontés à une hausse brutale de leurs coûts d’exploitation.
En première ligne : le diesel, carburant essentiel pour les engins miniers et le transport. La flambée des prix de l’énergie, provoquée par les perturbations dans le détroit d’Ormuz, renchérit considérablement les opérations. Selon des estimations relayées ce lundi par Reuters, une hausse de seulement 0,10 dollar du diesel pourrait se traduire par des centaines de millions de dollars de coûts supplémentaires pour les grands groupes miniers.
Cette pression intervient dans un contexte déjà tendu. Le conflit perturbe les flux énergétiques mondiaux, entraînant une hausse généralisée des prix du pétrole et du gaz, mais aussi des coûts logistiques et d’assurance maritime.
Les compagnies minières, fortement dépendantes de l’énergie fossile, voient ainsi leurs marges se réduire. Le secteur du minerai de fer est particulièrement exposé, car l’extraction, le transport et le traitement du minerai reposent massivement sur des carburants comme le diesel.
Au-delà de l’énergie, la guerre affecte également les chaînes d’approvisionnement. Les perturbations du trafic maritime et la hausse des coûts de fret compliquent l’acheminement des matières premières. Tandis que certaines routes commerciales deviennent plus risquées ou plus coûteuses.
Face à cette situation, plusieurs groupes tentent d’anticiper. Certains accélèrent leurs stratégies de transition énergétique, notamment en électrifiant leurs équipements ou en réduisant leur dépendance au diesel. Mais ces transformations nécessitent des investissements lourds et du temps.
Si le conflit devait s’intensifier ou se prolonger, les analystes redoutent un impact durable sur l’ensemble de la chaîne industrielle, de l’extraction minière à la production d’acier. Déjà fragilisé par des coûts élevés et une demande incertaine, le secteur pourrait subir un nouveau choc, avec des répercussions sur les prix mondiaux des matières premières.
376 000 euros. C’est notre chiffre du jour. Et c’est le montant d’une prime exceptionnelle qu’un patron a décidée d’offrir à chacun des salariés de son entreprise.
Cela s’est passé aux Etats-Unis à la fin de l’année 2025. Donc, ce n’est ni un “poisson d’avril“, encore moins d’une information Facebook. C’est un fait réel, et qui plus est a été rapporté par le ou l’un des médias le plus respecté et crédible au monde.
En effet, l’entreprise en question est Firebond – spécialisée dans les équipements électriques – et créée par Graham Walker. Comme le rapporte donc le Wall Street Journal, « ce dernier a récemment décidé de se séparer de son entreprise pour 1,7 milliard de dollars. L’homme d’affaires de 46 ans a cependant souhaité reverser une partie du produit de la vente de l’entreprise avec ses anciens collaborateurs », relaient nos confrères de ladepeche.fr.
Les 15 % de cette somme (1,7 milliard de dollars), correspondant à 250 millions d dollars, ont donc été répartie entre les 539 salariés de Firebond, soit l’équivalent de 443 000 dollars de prime (ou un peu plus de 376 000 euros) par personne. Il explique vouloir agir ainsi «… pour récompenser la fidélité de ses employés ».
Tiens donc, il existe encore de nos jours de patrons qui récompensent la “fidélité à l’entreprise“ ! C’est bien à savoir, car la plupart des chefs d’entreprise, notamment les jeunes entrepreneurs, la notion de fidélité ne figure pas dans leur vocabulaire, ce qui compte pour eux, c’est la « valeur travail » de l’employé, c’est-à-dire ce qu’il donne par rapport à ce qu’il perçoit!
A préciser toutefois que les salariés ne vont pas toucher la totalité de cette prime en une seule fois, le versement sera étalé sur 5 ans avec une condition : que « les bénéficiaires restent sous contrat au sein de l’entreprise ».
De tout compte fait, pour les bénéficiaires dont certains vivaient au jour le jour, c’est un véritable soulagement.
7,4 millions d’euros. C’est notre chiffe du jour. Et c’est le montant que le PGD d’une grande entreprise chinoise – vous avez bien entendu entreprise chinoise – a généreusement partagé en guise de récompense pour ses salariés.
Selon Daily Mail, le quotidien britannique, la société Henan Kuangshan Crane Co, une entreprise spécialisée dans la fabrication et la location de grues à l’international, a organisé, le 13 février 2026, « son traditionnel gala annuel ».
Pour ce faire, des jeux étaient organisés pour distribuer l’argent. Et « chaque salarié pouvait notamment emporter la somme qu’il parvenait à soulever et à transporter lui-même ».
C’est ainsi que les 7 000 employés se sont partagés près 60 millions de yuans de prime en espèce, ce qui correspond à près 7,4 millions d’euros, rapporte le site d’information français 20minutes.fr.
Et vous, avez-vous entendu une histoire – réelle – en Tunisie ? Si c’est le cas, envoyez-la à la rédaction leconomistemaghrebin.com, nous serions ravis de la partager pour nos lecteurs/lectrices.
Après la crise financière de 2008, celle de 2020 liée à la pandémie de coronavirus, celle de 2022 liée à la guerre d’Ukraine, voici la crise liée à la guerre d’Iran. Une crise qui se répand comme une traînée de poudre qui est en passe d’affecter tous les pays et tous les secteurs. Pour le moment, les opérateurs économiques qui commencent à en pâtir espèrent qu’elle ne durera pas longtemps mais nul ne peut prédire l’issue de ce conflit dangereux. Alors que les séquelles des précédentes crises se font encore ressentir, la guerre d’Iran pourra donner à l’économie mondiale le coup de grâce que tout le monde redoute. (Photo : Un avion de transport Airbus Beluga survole les réservoirs de stockage d’une usine de gaz de pétrole liquéfié à Pinto, près de Madrid, le 5 mars. Photographe : Oscar Del Pozo/AFP/Getty Images).
Imed Bahri
Les ports du Golfe sont devenus des cibles militaires, tandis que le détroit d’Ormuz, voie de passage vitale, est de facto fermé, entraînant une forte hausse des prix du carburant et du transport maritime. Les navires ne peuvent plus accéder à une plateforme de conteneurs qui traite un volume de fret supérieur à celui du port de Rotterdam et relie quatre continents. L’arrêt du fret aérien nécessitera également du temps pour décongestionner toute la marchandise qui s’est accumulée, les compagnies aériennes locales s’efforçant de reprendre leurs vols au plus vite.
Tel est le tableau dressé par Brendan Murray et Laura Curtis dans Bloomberg de la situation qui prévaut dans les pays du Golfe et qui est en train d’affecter l’économie mondiale.
L’escalade du conflit entre l’alliance américano-israélienne et l’Iran met à rude épreuve les chaînes d’approvisionnement mondiales faisant craindre une flambée des prix inédite depuis la pandémie de coronavirus.
Pour les entreprises liées à la région, les risques incluent des pénuries de composants essentiels, une augmentation des coûts et une réduction des marges bénéficiaires. Si ces tensions se répercutent sur les commerces de détail, les consommateurs pourraient subir des difficultés supplémentaires alors que beaucoup peinent déjà à faire face à la hausse du coût de la vie.
Les marchés financiers –actions, obligations et valeurs refuges comme le dollar américain– reflètent également ces craintes d’inflation et les risques qu’elles représentent pour les ménages et les entreprises.
Ces défis apparaissent encore plus aigus dans les pays qui peinent encore à se remettre des déficits budgétaires engendrés par la pandémie de Covid-19, des problèmes liés au marché du travail et d’une faible croissance économique.
Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, a déclaré à Bloomberg lors d’un entretien à Bangkok : «L’économie mondiale a fait preuve d’une résilience remarquable, choc après choc, mais cette résilience est de nouveau mise à l’épreuve et de nombreux pays entrent dans une nouvelle phase d’incertitude à mesure que leurs réserves s’épuisent».
Elle a ajouté que les banques centrales doivent se montrer plus prudentes et que les autorités budgétaires doivent faire preuve d’une grande prudence dans l’utilisation des mesures de relance budgétaire, compte tenu du niveau d’endettement élevé de nombreux pays.
«Chaque nouveau choc, qui s’ajoute au précédent, place le monde dans une situation encore plus difficile», a affirmé la DG du FMI.
L’économie numérique touchée
Les frappes militaires ne ciblent plus seulement les infrastructures commerciales traditionnelles, elles affectent également les fondements de l’économie numérique, tels que les centres de données. Trois centres de données exploités par Amazon aux Émirats arabes unis et à Bahreïn ont été endommagés par des frappes de drones.
De nombreux économistes estiment actuellement que l’impact global sur le PIB mondial pourrait être limité et inégal selon les pays mais cette évaluation pourrait évoluer si le conflit persiste.
Un autre facteur contribuant à l’incertitude qui plane sur le commerce mondial est l’absence de visibilité sur la politique tarifaire que Washington pourrait adopter.
L’impact de la guerre sur l’économie américaine
Aux États-Unis, Christopher Waller, membre de la Réserve fédérale, a déclaré que les consommateurs seraient confrontés à un choc inflationniste avec la hausse des prix des carburants.
Cette déclaration intervient avant la publication d’un rapport du Département du Travail américain montrant que les entreprises ont procédé à des suppressions d’emplois inattendues en février et que le taux de chômage a augmenté aux Etats-Unis, signe d’un marché du travail fragile.
La crise énergétique
L’analyse de Bloomberg Economics indique que le principal frein à l’économie mondiale provient des marchés de l’énergie car environ un cinquième des approvisionnements mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par le détroit d’Ormuz.
Des pays asiatiques comme la Chine, l’Inde, la Corée du Sud et le Japon figurent parmi les plus gros acheteurs de pétrole du Golfe.
Concernant les régions les plus vulnérables aux répercussions, Neil Shearing, économiste en chef de Capital Economics, a déclaré que l’Asie, la zone euro et le Royaume-Uni étaient plus à risque que les États-Unis.
Oxford Economics a revu à la baisse ses prévisions de croissance économique pour le Royaume-Uni en 2026, arguant qu’un conflit avec l’Iran entraînerait une hausse de l’inflation et des factures d’énergie des ménages.
Parallèlement, les responsables de la Banque centrale européenne ont indiqué suivre de près la situation, anticipant une éventuelle nouvelle vague d’inflation.
Entreprises : prudence ou résilience
«Le monde est soumis à une pression considérable, c’est indéniable», a déclaré Stefan Hartung, PDG de Bosch, premier équipementier automobile mondial. Il a toutefois souligné que ces difficultés pourraient être temporaires, de nombreuses entreprises ayant renforcé leur résilience depuis le début de la pandémie de coronavirus.
«Lorsque les capacités de transport sont réduites, il faut agir comme lors de la crise de la Covid-19. Je ne prévois pas de pénuries généralisées dans le secteur. À long terme, une stabilisation est envisageable», rassure-t-il.
L’impact au-delà du pétrole
L’administration Trump s’efforce d’atténuer la crise d’approvisionnement énergétique qui a fait grimper les prix de l’essence aux États-Unis à des niveaux records depuis le début de sa présidence.
Témoignant des inquiétudes liées à cette crise énergétique, Washington a temporairement autorisé l’Inde à accroître ses achats de pétrole russe.
Cependant, les préoccupations économiques mondiales dépassent le cadre du pétrole, du gaz et des carburants. Bloomberg Economics estime qu’environ 7% des exportations mondiales d’engrais, 6% des métaux précieux, 5,3% de l’aluminium et de ses produits dérivés et 4,4% du ciment et des minéraux non métalliques sont acheminées par les ports du Golfe Persique et sont désormais menacées de perturbation.
«Il s’agit d’un événement majeur, non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’économie mondiale», a déclaré Jan Rendbo, PDG de la compagnie maritime danoise D/S Norden. Il a indiqué qu’un navire affrété par sa compagnie s’apprêtait à quitter le Golfe après avoir déchargé une cargaison de céréales en Arabie saoudite lorsque l’Iran a ordonné aux navires de faire demi-tour.
«Plus ce conflit s’éternise, plus nous sommes inquiets de ses conséquences pour le monde. Nous constatons que les entreprises prennent du recul et réduisent peut-être leurs achats de matières premières en attendant que la situation s’éclaircisse», a-t-il ajouté.
Explosion des coûts de transport et de voyage
Les coûts de transport dans la région devraient augmenter fortement. Le fabricant allemand de pneumatiques Continental a averti que la guerre pourrait impacter ses ventes et ses bénéfices en faisant grimper les coûts et en perturbant ses opérations. Le PDG Christian Kotz a déclaré : «Nous sommes au tout début de cette crise mais elle a déjà engendré une grande incertitude».
À court terme, les tarifs du fret aérien via les plateformes aéroportuaires du Moyen-Orient pourraient doubler, voire tripler, selon Xeneta, après la mise hors service de près de 18% de la capacité mondiale de fret aérien.
Perturbations du trafic aérien
Les secteurs du tourisme et des voyages d’affaires sont également touchés. L’aéroport londonien d’Heathrow, le plus fréquenté d’Europe, a annulé près de 300 vols depuis le début du conflit et d’autres perturbations sont à prévoir. Le PDG de l’aéroport Thomas Woldbye a indiqué que l’ampleur des pertes quotidiennes n’était pas encore connue. Il a ajouté : «Nous ne parlons pas encore de sommes astronomiques mais si la situation perdure, nous devrons réévaluer la situation».
Reprise partielle des vols
Certaines compagnies aériennes ont commencé à reprendre leurs activités, de manière limitée.
• Etihad Airways a annoncé la reprise d’un programme de vols restreint entre Abou Dhabi et plusieurs destinations en Europe, en Inde, aux États-Unis et au Moyen-Orient.
• Emirates prévoit de reprendre ses vols après une suspension temporaire.
• Qatar Airways a annoncé qu’elle assurera un nombre limité de vols vers Doha au départ de Londres, Paris, Madrid, Rome, Francfort et Bangkok.
Crise du transport maritime
Le secteur du transport maritime est confronté à des défis encore plus importants, car il est difficile de modifier rapidement les itinéraires des navires et il reste plus vulnérable aux attaques.
Selon les données de Vizion, les réservations quotidiennes de fret vers les ports situés à l’est du détroit d’Ormuz ont chuté de 81% en seulement deux jours cette semaine.
Actuellement, une centaine de porte-conteneurs sont bloqués dans le Golfe, incapables de le quitter en raison de risques sécuritaires, malgré la promesse de Trump de garantir leur passage avec une escorte navale.
Des dizaines d’autres navires attendent de pouvoir entrer dans le Golfe ou ont été déroutés vers des ports alternatifs, ce qui sature les capacités portuaires et accroît le risque d’engorgement dans d’autres ports.
Congestion portuaire mondiale
De grandes compagnies maritimes telles que MSC Mediterranean Shipping et Maersk ont suspendu les réservations sur les lignes maritimes entre l’Asie et le Moyen-Orient ainsi que sur les lignes reliant cette région à l’Europe.
Par conséquent, la congestion s’étend rapidement dans les ports asiatiques, les navires déchargeant leurs cargaisons à destination du Moyen-Orient dans le port sûr le plus proche.
Le taux de congestion au port de Nhava Sheva en Inde –le plus grand port à conteneurs du pays– a atteint 64%, contre seulement 10% le 1er mars.
La congestion augmente également à Singapour et à Colombo, où elle a déjà dépassé les 40%.
Selon les analystes, certains ports secondaires, comme Dar es Salam en Tanzanie, connaissent des temps d’attente de plus de cinq jours par navire.
Impact sur les industries et le secteur de la santé
La fermeture des principales installations pétrochimiques et de raffinage du Golfe a eu des répercussions qui dépassent le cadre des marchés des carburants, affectant les chaînes d’approvisionnement pharmaceutiques, le conditionnement des produits médicaux et les produits de santé
Le PDG de DHL, Tobias Meyer, a déclaré: «La situation est sans aucun doute difficile. Elle va créer des engorgements dans les jours et les semaines à venir, tant pour le fret aérien que maritime». Il a ajouté que l’entreprise a commencé à utiliser sa flotte de camions pour transporter des marchandises vers les aéroports encore en activité.
Les entreprises tunisiennes du secteur industriel sont appelées à bénéficier d’un programme d’accompagnement lancé par le Centre technique des industries mécaniques et électriques (Cetime). Le Centre veut accélérer leur transition vers des modèles de production plus durables et plus innovants.
Selon un communiqué, quatre filières principales sont concernées: l’électronique, la mécanique, l’automobile et l’électricité. À travers cette initiative, le Cetime ambitionne de renforcer la compétitivité des PME tunisiennes, notamment sur les marchés internationaux.
L’accompagnement proposé vise à aider les entreprises à réduire leurs coûts de production, à diminuer leur empreinte carbone et à améliorer leurs performances à l’export. Il s’agit aussi d’identifier “des structures prêtes à s’engager dans une démarche d’économie circulaire, à optimiser l’utilisation de leurs ressources et à intégrer des pratiques industrielles plus responsables”, précise la même source.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 27 mars 2026.
Ce programme s’inscrit dans le cadre du projet Green Forward Industry (GFI), financé par l’Union européenne et mis en œuvre par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi).
La recrudescence des crimes violents en Tunisie ne relève plus، selon certains spécialistes، de faits isolés ou exceptionnels. Pour le sociologue Mohamed Jouili, professeur de sociologie à l’Université de Tunis, le pays fait face à un phénomène plus profond et plus inquiétant : une forme de banalisation progressive du meurtre au sein de la société.
Intervenant ce mardi sur les ondes de Jawhara FM, Jouili a dressé un diagnostic sombre de la situation, évoquant « une sorte de normalisation du crime », notamment à travers les usages numériques. « L’acte de tuer est devenu, dans certains contextes, presque ordinaire. Il circule de manière fluide sur les réseaux sociaux, ce qui contribue à le rendre plus facile et plus rapide à commettre », a-t-il expliqué.
Pour le sociologue, cette circulation massive et instantanée des contenus violents participe à désensibiliser l’opinion publique. La diffusion de vidéos montrant des scènes de crime ou des corps sans vie n’est plus perçue comme choquante par une partie des internautes, mais comme un simple contenu parmi d’autres, consommé et partagé sans recul.
Mohamed Jouili estime par ailleurs que le débat récurrent autour du rétablissement de la peine de mort ne constitue pas une réponse efficace. « L’exécution capitale ne changera rien. Celui qui décide de tuer ne réfléchit pas en termes de sanction. L’acte est souvent impulsif, guidé par une rupture totale avec les normes », a-t-il affirmé, rejetant l’idée de l’effet dissuasif de l’extrême sanction.
Une forte pression psychologique
Selon lui, ce phénomène s’inscrit dans un contexte social marqué par une forte pression psychologique, des tensions économiques et une montée d’une culture de l’excès, qu’il qualifie de « culture du passage à l’extrême ». Cette dynamique favorise des comportements violents, où l’individu cherche une issue radicale à ses frustrations ou à ses conflits.
Revenant sur le drame survenu récemment à Menzel Bourguiba, au cours duquel un individu a commis un crime avant de se suicider, le sociologue a souligné la portée symbolique du message laissé par l’auteur des faits. Ce message, selon lui, peut être interprété comme une tentative de construire une logique entre la cause et l’acte, voire comme un prolongement du geste criminel visant à en justifier le sens aux yeux des autres.
À travers cette analyse, Mohamed Jouili met en lumière une problématique sociétale profonde qui dépasse le cadre sécuritaire ou judiciaire. Une alerte qui invite à repenser les politiques de prévention, le rôle des médias et des plateformes numériques, ainsi que les mécanismes d’accompagnement psychologique et social, face à une violence devenue, pour certains, tristement ordinaire.
Une convention de partenariat stratégique a été signée, mardi, à Tunis, entre le Centre technique des industries mécaniques et électriques (CETIME) et l’Association tunisienne de l’automobile (Tunisian Automotive Association-TAA).
D’après le CETIME, ce partenariat marque une étape clé dans le renforcement de la coopération entre les deux institutions et s’inscrit dans une démarche commune visant à renforcer la compétitivité de la filière automobile tunisienne, développer les compétences et le capital humain, accompagner les entreprises par un appui technique ciblé, promouvoir l’innovation, la qualité, la normalisation ainsi qu’à améliorer durablement la productivité industrielle.
À travers cet accord, le CETIME et la TAA ambitionnent de mutualiser leurs expertises, de favoriser les synergies entre les acteurs de l’écosystème automobile et de contribuer activement à la montée en valeur de la chaîne industrielle nationale, en adéquation avec les exigences des marchés régionaux et internationaux. Le tout en faveur d’un développement industriel durable, créateur de valeur, de performance et d’opportunités pour les entreprises du secteur.
À l’école primaire d’El Damous, dans la délégation de Menzel Temime (gouvernorat de Nabeul), une enseignante enceinte a été victime d’une agression physique et verbale perpétrée par une parent d’élève. L’incident a provoqué un malaise chez l’enseignante, nécessitant son transfert au centre hospitalier régional de Menzel Temime pour recevoir des soins.La secrétaire générale du syndicat […]
La police judiciaire de Menzel Temime est parvenue à démanteler un réseau de trafic de drogues dirigé par trois individus, opérant à l’échelle nationale. L’opération a eu lieu au cours du week-end et s’inscrit dans une série de raids visant à démanteler les trafics illicites dans plusieurs régions.
Une enquête ciblée sur trois jours
Selon une source sécuritaire, les enquêteurs ont travaillé pendant trois jours à partir d’informations fournies par un individu lié au trafic. Ces investigations ont permis d’identifier les suspects et d’organiser une série de perquisitions simultanées.
Les opérations ont non seulement permis de démanteler le réseau de drogue principal, mais également de mettre au jour une autre cellule impliquée dans des vols.
Bilan de l’opération
Au total, 20 personnes ont été arrêtées, dont les trois principaux promoteurs du réseau, originaires de Menzel Temime et de Kelibia, mais opérant sur l’ensemble du territoire tunisien.
Les forces de l’ordre ont saisi d’importantes quantités de cocaïne, des comprimés d’ecstasy et des plaques de cannabis, soulignant l’ampleur du trafic démantelé.
La justice a ordonné la garde à vue des suspects et l’ouverture d’une enquête pour détention et trafic de stupéfiants. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de reconstituer l’ensemble des activités du réseau.
Le Centre Technique des Industries Mécaniques et Électriques (CETIME) et la Chambre tuniso-allemande de l’Industrie et du Commerce (AHK) ont signé un accord stratégique pour accompagner les entreprises tunisiennes et allemandes vers une industrie plus innovante, plus durable et plus compétitive.
L’entente, conclue mardi, couvre la transition écologique, l’Industrie 4.0, les énergies renouvelables et la formation professionnelle, avec l’objectif affiché d’accélérer la modernisation du tissu industriel tunisien.
Un accord pour accélérer la transition écologique et numérique
Le partenariat CETIME–AHK s’articule autour de plusieurs axes : appui aux entreprises dans la réduction de leur empreinte énergétique, développement de projets dans l’Industrie 4.0, la mécatronique, la maintenance industrielle et la mobilité électrique, ainsi que renforcement de la formation aux normes et technologies industrielles avancées.
Selon le directeur général du CETIME, Noureddine Guizani, l’objectif est clair : mettre l’expertise technique tunisienne au service des entreprises allemandes implantées dans le pays, tout en consolidant les capacités des entreprises locales, rapporte l’Agence TAP. Il a souligné que cette coopération constitue un levier déterminant pour soutenir la montée en gamme des industries mécaniques et électriques.
Pour le directeur général de l’AHK, Jörn Bousselmi, l’accord permettra aux entreprises tunisiennes d’accéder plus facilement aux certifications européennes, aux standards technologiques allemands et aux solutions industrielles innovantes. Il a insisté sur l’importance de ce partenariat pour renforcer la compétitivité des filières et consolider les relations économiques bilatérales.
Nouveaux projets, partage d’expertise et montée en compétences
L’accord prévoit l’échange d’informations techniques, l’organisation de formations spécialisées, la conception de programmes communs et le lancement de projets pilotes dans les énergies renouvelables. Il met également l’accent sur la compréhension du cadre législatif tunisien, un volet souvent décisif pour les investisseurs étrangers.
Les deux institutions ambitionnent ainsi de faciliter l’intégration des technologies émergentes dans les entreprises tunisiennes, notamment l’automatisation, la digitalisation des processus et le développement de chaînes de valeur basées sur l’efficacité énergétique.
Une coopération qui vise l’attractivité et la compétitivité
Au-delà des aspects techniques, le partenariat entend renforcer l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs allemands, déjà fortement présents dans les industries mécaniques et électriques.
L’amélioration du climat d’affaires et la mise en avant de projets innovants doivent permettre, selon les deux parties, d’ouvrir de nouvelles perspectives de collaboration dans le cadre de la transition énergétique et numérique du pays.