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Tunisie | Le Congrès de l’UGTT s’ouvre dans un climat tendu  

Le congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a démarré ce mercredi 25 mars 2026 à Monastir sous de mauvais auspices avec la poursuite du climat de suspicions et de divisions qui règne au sein de l’organisation syndicale depuis quelques années.

Le coordinateur de l’opposition syndicale, Taïeb Bouaicha, a d’ailleurs critiqué les conditions dans lesquelles se déroule ce congrès, le qualifiant d’«illégal et illégitime». Ce congrès ne contribuerait pas à résoudre la crise au sein du mouvement syndical, mais l’exacerberait, a-t-il soutenu, soulignant que l’objectif de l’opposition était d’empêcher sa tenue.

Intervenant dans l’émission «Houna Tounes» de Diwan FM, M. Bouaicha a expliqué que des membres de l’opposition syndicale s’étaient rassemblés devant le lieu du congrès, où une altercation a éclaté avec la direction, qui leur a d’abord interdit l’accès à la salle. Ils ont finalement été autorisés à y entrer.

Un nombre de membres dissidents du syndicat comptaient saisir les tribunaux si la conférence était organisée «par la force», a-t-il expliqué, arguant que la nouvelle direction, dans ce cas, serait «entravée» par des recours juridiques, compte tenu de ce qu’il a décrit comme une fracture et un manque de confiance entre la base syndicale et les instances dirigeantes.

Par ailleurs, Bouaicha a souligné que le dépassement de la crise syndicale exigeait l’implication de toutes les structures syndicales et la convocation d’un conseil national dans un délai de six mois, précédée d’un dialogue approfondi aux niveaux régional et local, ainsi que d’assemblées générales de travailleurs, afin d’analyser la crise et de proposer des solutions.

Le dirigeant syndicaliste a également appelé à la destitution des responsables de la crise, tout en insistant pour que ces derniers rendent des comptes à la base syndicale.

Les dissidents reprochent notamment à la direction actuelle, rassemblée autour du secrétaire général sortant Noureddine Taboubi, d’avoir tripatouillé le règlement intérieur de l’organisation, au cours du précédent congrès, pour faire sauter le verrou de la limitation à deux des mandats au secrétariat général afin de s’offrir une prolongation indue et illégale.   

I. B.

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Des lots de lait infantile Aptamil retirés du marché tunisien

Le conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a indiqué ce mercredi 25 mars 2026, dans un communiqué, avoir reçu notification officielle du retrait de certains lots de lait infantile Aptamil, en précisant que les autres lots disponibles sur le marché sont conformes aux normes européennes en vigueur.

Ce retrait est limité à certains lots et n’affecte pas l’ensemble des produits, a-t-il expliqué, ajoutant qu’il constitue, d’après les données techniques fournies, une mesure de précaution volontaire prise par le fabricant dans le cadre de sa démarche d’amélioration continue de ses formulations et de leur mise en conformité avec les dernières recommandations scientifiques et normes en vigueur sur le marché européen.

Tous les lots non conformes ont été retirés des pharmacies, a rassuré le Conseil, confirmant qu’ils ne présentent aucun risque pour la santé des nourrissons.

Le communiqué précise que les produits Aptamil 1, 2 et 3 pourraient connaître de légères perturbations d’approvisionnement jusqu’à la première semaine d’avril 2026, et que ces produits seront disponibles conformément aux dernières normes européennes.

Le Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Tunisie a exhorté les parents à se fier aux informations officielles et à ne pas se laisser induire en erreur par les rumeurs ou les interprétations erronées circulant sur les réseaux sociaux. Il leur a également conseillé de contacter directement le médecin de leur nourrisson ou d’appeler le numéro vert indiqué sur l’emballage : 3300351 pour toute question.

Aptamil est une marque du groupe Danone via Nutricia. Elle propose une gamme de laits infantiles (1er âge, suite, croissance) adaptés aux besoins nutritionnels des bébés de 0 à plus de 2 ans. 

I. B.

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Fita2026 | Une édition consacrée aux chaînes de valeur africaines

Le Tunisia Africa Business Council (TABC) a organisé, ce mercredi 25 mars 2026 à son siège, une conférence de presse consacrée à la présentation de la 9ᵉ édition de la Conférence internationale Financing Investment and Trade in Africa (Fita2026), qui se tiendra les 28 et 29 avril 2026 à Tunis.

La rencontre a été l’occasion de dévoiler les grandes orientations de Fita2026, placée sous le thème : «Chaînes de valeur africaines : développer des leviers stratégiques pour la transformation du continent».

Dans un contexte où l’Afrique cherche à renforcer son industrialisation, à valoriser ses ressources localement et à accélérer son intégration économique, Fita2026 met l’accent sur le rôle structurant des chaînes de valeur en tant que moteur de transformation économique, de création d’emplois qualifiés et de développement durable. 

Une forte mobilisation internationale

Le programme de Fita2026 s’articule autour de plus de 30 sessions réparties sur deux journées, comprenant des panels ministériels et stratégiques consacrés aux infrastructures, à l’industrialisation, au financement et au commerce intra-africain ; des panels thématiques abordant notamment les corridors énergétiques, l’intelligence artificielle, le droit de l’investissement et les technologies vertes ; des side events organisés avec des partenaires internationaux, mettant en avant des opportunités concrètes d’investissement, notamment avec le Canada (pays invité d’honneur international), la Guinée (pays invité d’honneur africain), ainsi que plusieurs pays africains.

Plusieurs workshopsporteront sur l’innovation, l’entrepreneuriat, le textile, l’emploi et les startups africaines.

Il est prévu aussi une Deal Room dédiée à la mise en relation entre porteurs de projets et investisseurs, à travers des rencontres ciblées favorisant la concrétisation de partenariats, ainsi que des rencontres BtoB, BtoG et BtoI visant à renforcer les échanges économiques et les opportunités d’affaires.

Le programme prévoit également une cérémonie de signature de conventions de partenariat, ainsi qu’une session de clôture consacrée aux recommandations stratégiques et aux perspectives futures. 

Fita2026se distingue par une mobilisation internationale, avec la participation attendue de décideurs publics, d’institutions financières, d’investisseurs, de patronats, de chambres de commerce, d’entreprises et d’experts, en provenance de plusieurs pays africains, européens, américains et asiatiques.

Plusieurs délégations officielles et économiques prendront également part à l’événement, témoignant de l’intérêt croissant pour le développement de partenariats économiques structurants à l’échelle du continent.

Mobilisation des entreprises tunisiennes

À travers Fita2026, le TABC lance un appel aux entreprises tunisiennes, tous secteurs confondus, à saisir les opportunités offertes par cette plateforme unique.

Dans un contexte où l’Afrique constitue un marché en pleine croissance et un espace stratégique pour le développement des exportations, l’internationalisation et l’investissement, Fita2026représente une opportunité concrète pour identifier de nouveaux marchés et partenaires en Afrique, accéder à des projets structurants à fort potentiel d’investissement, renforcer leur positionnement dans les chaînes de valeur africaines, développer des partenariats industriels, commerciaux et financiers durables, bénéficier de rencontres ciblées avec des décideurs publics, des investisseurs et des institutions internationales

Le TABC encourage ainsi vivement les opérateurs économiques tunisiens à participer activement à cette édition, à s’inscrire dès à présent et à tirer pleinement profit des nombreuses opportunités de networking, de financement et de développement de projets.

Lien d’inscription

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La Galerie Alexandre Roubtzoff rend hommage à Habib Bouabana

La Galerie Alexandre Roubtzoff à La Marsa organise une exposition d’hommage à Habib Bouabana (1942–2002), figure libre et incontournable de la peinture tunisienne à la seconde moitié du 20e siècle.

Peintre maudit, surnommé le «Modigliani tunisien», Habib Bouabana fut un artiste à part, bohème et profondément engagé dans son art. Portraitiste majeur, dans la lignée d’Ammar Farhat, il a su imposer un langage pictural singulier, mêlant poésie, spontanéité et esprit de révolte. Sa peinture, instinctive et indisciplinée, explore avec intensité les formes et les couleurs, donnant naissance à un univers à la fois dérangeant et profondément humain.

À travers cette exposition, la galerie réunit un ensemble d’œuvres provenant de collections privées, conservées depuis plus de 30 ans par des amateurs et proches de l’artiste. Cette sélection met en lumière la richesse et la diversité de son travail, allant des acryliques sur toile aux œuvres sur papier et aux dessins, dans des formats variés.

Plus qu’un hommage, cette exposition est une redécouverte d’un artiste qui a su affirmer son «non» face aux conventions, laissant une empreinte forte dans l’histoire de l’art contemporain en Tunisie. Aujourd’hui, ses œuvres suscitent un intérêt croissant auprès des collectionneurs, tant pour leur puissance expressive que pour leur valeur patrimoniale.

L’exposition sera ouverte du 28 mars au 18 avril 2026, tous les jours sauf dimanche.   

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Iran | Comment Netanyahu et le Mossad ont-ils manipulé Trump ?

Alors que la guerre israélo-américaine contre l’Iran est à sa quatrième semaine, les calculs et les considérations en coulisses ayant aboutis à son déclenchement continuent d’être dévoilés et il devient de plus en plus évident que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a joué un rôle décisif en poussant le président américain Donald Trump à s’engager dans cette aventure. (Photo: Des Iraniens observent les destructions provoquées par les raids israélo-américains sur Téhéran).

Imed Bahri

Selon le New York Times, le directeur du Mossad David Barnea aurait affirmé à Netanyahu, lors des préparatifs de l’attaque conjointe, qu’il pouvait déclencher un soulèvement en Iran qui renverserait le régime et mettrait fin rapidement à la guerre.

Le journal cite des sources américaines selon lesquelles Netanyahu aurait adopté le plan du Mossad et convaincu Trump que l’objectif affiché était réaliste. Cependant, quelques jours après le début du conflit, Netanyahu semblait frustré, constatant que la promesse n’avait pas été tenue et craignant chaque jour davantage que Trump ne mette fin à la guerre.

Barnea prétendait que son service était en mesure de galvaniser l’opposition iranienne, déclencher des émeutes et autres actes de rébellion susceptibles d’entraîner la chute du régime iranien. Il a également présenté cette proposition à de hauts responsables de l’administration Trump lors d’une visite à Washington à la mi-janvier.

Le NYT explique que malgré le scepticisme de hauts responsables américains quant à la faisabilité du plan, Netanyahu et Trump l’ont adopté avec optimisme. Ils pensaient qu’assassiner les dirigeants iraniens dès le début du conflit combiné à une série d’opérations de renseignement visant à encourager un changement de régime, entraînerait un soulèvement populaire qui mettrait rapidement fin à la guerre.

La «révolution» toujours attendue

Le quotidien américain rappelle que Trump avait auparavant exhorté les Iraniens, au début du conflit, à prendre leur destin en main et à s’emparer du pouvoir, après leur avoir conseillé de se mettre à l’abri des bombardements.

La guerre est dans sa quatrième semaine et aucune révolution n’a éclaté en Iran et, selon les évaluations des services de renseignement israéliens et américains, le régime iranien est aujourd’hui affaibli mais intact et la crainte de la répression a réduit la probabilité d’un soulèvement ou de l’entrée de groupes armés étrangers.

Le NYT, s’appuyant sur douze sources aux États-Unis, en Israël et ailleurs (principalement de hauts responsables en fonction ayant pour la plupart requis l’anonymat), avertit que, malgré la conviction qu’Israël et les États-Unis pourraient contribuer à déclencher de nouvelles manifestations en Iran, voire une véritable rébellion, la réalité est tout autre. Au lieu de se désintégrer de l’intérieur, le gouvernement iranien s’est retranché dans ses positions, a intensifié le conflit et a pris pour cible des camps, des villes, des navires et des installations énergétiques dans le Golfe.

Depuis le premier discours de Trump, les cercles officiels américains ont largement abandonné le débat sur un changement de régime en Iran même si certains l’espèrent encore.

Des frustrations en coulisses

Netanyahu affirme toujours que la campagne aérienne sera appuyée par des forces terrestres. «On ne peut pas faire de révolutions depuis les airs, il faut une composante terrestre et plusieurs possibilités existent à cet égard que nous ne dévoilerons pas ici. Il est trop tôt pour dire si le peuple iranien profitera des conditions que nous créons pour descendre dans la rue, et je l’espère, car nous œuvrons à cet objectif. Mais en fin de compte, cela dépend de vous, peuple iranien», a déclaré Netanyahu lors d’une conférence de presse jeudi 19 mars.

Cependant, Netanyahu lui-même a exprimé sa frustration en coulisses quant à l’incapacité du Mossad à tenir ses promesses d’inciter à un soulèvement en Iran. Lors d’une réunion de sécurité quelques jours après le début de la guerre, Netanyahu s’est exclamé avec colère que Trump pouvait arrêter la guerre du jour au lendemain et que les opérations du Mossad n’avaient encore rien donné.

Si de nombreux détails du plan du Mossad restent classifiés, l’un de ses volets prévoyait l’instrumentalisation des minorités surtout les groupes armés kurdes avec lesquels le Mossad entretient des liens historiques, option non utilisée jusque-là. 

L’ancien chef du Mossad Yossi Cohen a déclaré au NYT avoir abandonné l’idée d’encourager une révolution iranienne et a réduit les ressources financières qui y étaient allouées après avoir conclu qu’il faudrait que des millions de personnes descendent dans la rue, comme lors de la révolution de 1979, ce qui est un scénario peu probable.

Cependant, Barnea a modifié la stratégie du Mossad l’an dernier, face à la probabilité accrue d’une opération militaire israélo-américaine conjointe, en allouant des ressources considérables à un changement de régime par la création du chaos en Iran après une guerre violente et l’assassinat de ses dirigeants.

Même si la révolution n’a pas encore eu lieu et même si Netanyahu n’est pas satisfait du fait que le plan du Mossad n’a pas pu aboutir jusque-là, les milieux israéliens n’ont toujours pas perdu espoir.

Aucun organisme officiel israélien n’a encore commenté les informations publiées dans le NYT. De son côté, l’ancien chef de la division politico-sécuritaire du ministère de la Défense, le général Amos Gilad, s’est contenté de déclarer que l’expérience passée avait démontré l’échec des tentatives de changement de régime par la force militaire, faisant allusion au Liban lors de la guerre israélienne de 1982.

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‘‘Target Iran’’ | L’administration Bush projetait déjà d’abattre le régime iranien

L’auteur de ‘‘Target Iran’’, Scott Ritter, est un ex-officier des services de renseignements des Marines américains, en Irak lors de la guerre du Golfe, devenu inspecteur des Nations-Unies en Irak entre 1994 et 1998. Son livre publié en 2006, s’est avéré prophétique. Ainsi la campagne militaire actuelle américano-sioniste contre l’Iran avait déjà été envisagée dans ses moindres détails par l’administration du président Bush fils immédiatement après les attaques du 11 septembre 2001, lorsqu’il avait désigné les pays composant l’axe du mal, l’Irak, l’Iran, et la Corée du Nord, puis défini la nouvelle doctrine américaine de défense, celle de la guerre préventive, qu’Israël n’avait jamais cessé d’appliquer depuis sa création en 1948.

Dr Mounir Hanablia *

Le premier élément de l’axe du mal de Bush, la Corée du Nord, finit par quitter le traité de non-prolifération nucléaire lorsqu’il apparut évident à son président que l’aide économique promise à son pays contre l’abandon de son programme nucléaire n’était qu’un chantage déguisé destiné à lui faire quitter le pouvoir. 

Il faut dire que la Corée du Nord n’étant pas un Etat riche n’intéressait que peu l’administration américaine qui estimait les troupes dont elle disposait en Corée du Sud suffisantes pour brider les gesticulations belliqueuses du voisin nordiste dont on avait appris à s’accommoder des quelques essais balistiques ou nucléaires comme autant de nuisances ennuyeuses mais sans conséquences.

L’Iran dans le viseur depuis 1994

Les Etats Unis et Israël avaient déjà l’Iran dans le viseur depuis 1994 lorsque les Iraniens avaient tenté de se fournir en missiles sur le marché ex soviétique après l’implosion de l’Union Soviétique, puis essayé une collaboration dans les domaines balistique et nucléaire avec la Corée du Nord qui avait finalement tourné court.

En fait, l’Etat sioniste depuis cette époque, grâce à ses puissants relais américains, en utilisant comme relais un soi-disant Conseil de la résistance iranienne pourtant investi par une organisation labellisée terroriste par le Département d’Etat , Mujahedin Khalq, n’a cessé d’attirer l’attention sur les dangers selon lui représentés par le programme nucléaire iranien visant à développer la bombe atomique, particulièrement lorsque l’administration américaine a commencé en 2002 à préparer son opinion publique à une prochaine campagne militaire contre l’Irak de Saddam Hussein.

En fait, les Israéliens étaient parfaitement conscients que l’Irak ne représentait plus aucune menace militaire crédible, mais les gesticulations guerrières de leur puissant allié dans l’après 11-Septembre et la frénésie de la guerre mondiale contre le terrorisme concordaient avec leurs desseins, non seulement d’interrompre le programme nucléaire iranien, mais aussi et surtout d’abattre le régime des Mollahs. Et à ce titre l’invasion de l’Irak en 2003 et la chute de Saddam Hussein avaient constitué le précédent nécessaire, par l’usage d’une campagne de désinformation aussi massive que les armes de destruction en servant de prétexte et finalement demeurées introuvables.

Or depuis l’occupation de ce pays, il apparaissait que le régime iranien voisin de l’Irak constituerait inévitablement la prochaine cible du bellicisme américain. D’autant que l’Iran, signataire du traité de non-prolifération nucléaire, commençait sur la question de l’enrichissement de son uranium à avoir maille à partir avec les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), aiguillonnés par l’administration américaine et son bouillant représentant à l’Onu, le néo-conservateur John Bolton, auteur de la fameuse étude dite ‘‘American New Century’’.

L’Iran avait accepté de se soumettre aux inspections de l’AIEA parce que la Troïka européenne composée de la France, la Grande-Bretagne, et l’Allemagne, lui avaient reconnu par la déclaration de Téhéran le droit à disposer du nucléaire, conformément aux lois internationales qui n’excluaient pas l’enrichissement du combustible. Néanmoins, ils en avaient demandé l’arrêt, étant susceptible de conduire à la production de la bombe atomique, en assurant qu’en échange ils collaboreraient au programme nucléaire iranien, qu’ils établiraient avec le pays des relations commerciales sans restriction, tout en facilitant son adhésion à l’Organisation internationale du commerce (OIC).

Mais c’était compter sans la détermination américano-israélienne de torpiller tout effort de conciliation, d’abord en niant les droits de l’Iran, en prenant comme prétexte l’existence d’un programme nucléaire secret dont l’AIEA n’aurait pas connaissance, avec pour preuves les traces d’uranium fortement enrichi détectés par les inspecteurs ainsi que la disparition d’un kilo et demi de combustible.

Le tandem américano-israélien exigeait de l’AIEA le transfert du dossier au Conseil de Sécurité de l’Onu afin que ce dernier prenne les mesures de rétorsion nécessaires, pouvant aller comme dans le cas de l’Irak à l’intervention militaire.

Or pour l’Agence l’Iran avait certes tenté de dissimuler certains aspects de son programme, mais rien dans le droit international ne lui faisait obligation de se soumettre aux inspections auxquelles d’une manière générale il avait collaboré sans jamais renoncer à la possibilité d’y mettre fin.

Néanmoins ce que demandaient les Américains c’était d’apporter la preuve que l’Iran n’était pas en train d’acquérir l’arme nucléaire, et naturellement l’Agence n’était pas en mesure de le faire.

Un climat de défiance générale

En fait, il est apparu que l’intransigeance américano-israélienne sur le nucléaire avait pour objectif d’instaurer le climat de défiance générale qui conduirait comme dans le cas précédent à l’intervention militaire et au remplacement du régime iranien par un autre, soumis et prooccidental ; au nom de la libération du peuple de ses oppresseurs.

Cependant ce plan de déstabilisation fut mis à mal par les difficultés rencontrées par les occupations en Irak et en Afghanistan, devenues rapidement impopulaires en Amérique même et occasionnant des pertes humaines et matérielles exorbitantes.

Dans ces conditions il est apparu que la campagne envisagée contre le troisième élément de l’axe du mal était au-dessus des forces à la disposition d’une administration aussi belliciste que celle de Bush fils.

Néanmoins la résistance en Irak fut portée au passif du régime iranien qui en fut tenu pour responsable, tout comme il le fut lorsque le Hezbollah s’opposa victorieusement à l’invasion israélienne, d’abord en obligeant les envahisseurs à évacuer le sud Liban après 18 ans d’occupation en 2000, ensuite en les empêchant de le réoccuper en 2006 lors de la guerre des 33 jours.

C’est ainsi que l’Iran, en plus du contentieux sur le nucléaire fut dès lors considéré par le Lobby sioniste et ses alliés néoconservateurs américains comme la tête de tous les mouvements de résistance contre l’occupation américano-sioniste, dans les différents pays occupés, qu’il conviendrait d’écraser préalablement pour établir le nouveau Moyen-Orient sous pavillon israélien.

Le monde vers l’abime

Le livre s’est conclu sur la nécessité pour l’Amérique de dissocier ses intérêts de ceux d’Israël et de mettre un terme à l’influence néfaste du lobby pro-israélien sur la politique américaine.

Cependant, c’est en tenant compte de l’importance de l’Iran que le président Obama préféra en 2015, en collaborant avec les Européens, résoudre la question du nucléaire dans ce pays par le Plan d’action globale conjoint, un contrôle international en échange d’une levée progressive des sanctions économiques, en dépit des véhémentes protestations de Netanyahou. Ce à quoi Obama aurait répondu ; «si on ne le fait pas ce sera la guerre et les missiles iraniens pleuvront sur Israël».

Le premier ministre israélien eut le dernier mot lorsque Donald Trump se retira de l’accord conclu par son prédécesseur en aggravant les sanctions internationales. Et il finit par l’entraîner dans une guerre qu’aucun intérêt américain ne justifiait.

Nous en sommes actuellement à une trêve de cinq jours dont rien ne dit qu’elle sera définitive et à de nouvelles négociations. Lorsqu’on a vu la tournure prise par les précédentes, on ne peut pas être très optimistes.

Le président américain aurait-il pris la mesure des dégâts causés à l’économie de son propre pays par la hausse vertigineuse des prix des hydrocarbures consécutive à la fermeture du Détroit d’Ormuz ? Même le bombardement de la centrale nucléaire de Dimona ne semble pas avoir mis fin à la folie meurtrière d’un premier ministre israélien probablement en proie à un syndrome de Massada évolué. Jusqu’à quand une poignée de sionistes criminels auront ils toute latitude de conduire le monde vers l’abime ? 

‘‘Target Iran: The Truth About the White House’s Plans for Regime Change’’, de Scott Ritter, Nation Books, 12 septembre 2006, 316 pages.

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Le capital humain, talon d’Achille des banques publiques en Tunisie

Le Plan 2026-2030, finalisé et prochainement soumis au Parlement, place les banques publiques au cœur du financement de ses ambitions. Transition énergétique, soutien aux PME, investissement productif : des objectifs légitimes. Mais une question dérangeante reste sans réponse : ces institutions ont-elles le capital humain nécessaire pour les exécuter ? Les chiffres disponibles invitent au doute.

Abdelwaheb Ben Moussa *

Dans une tribune publiée sur Kapitalis, j’alertais sur le verrou bureaucratique qui étouffe l’investissement en Tunisie. La réforme de l’administration est une condition nécessaire. Elle n’est pas suffisante.

Il existe un second verrou, moins visible, tout aussi paralysant : la gouvernance du capital humain dans les banques publiques chargées de financer l’économie.

Ce n’est pas une question secondaire. Ce sont ces institutions qui orientent le crédit, stabilisent le système financier et fluidifient l’investissement productif. Quand elles dysfonctionnent, c’est l’ensemble de la chaîne de transmission des politiques économiques qui se grippe. Et les signaux de dysfonctionnement s’accumulent.

Un brain drain silencieux qui saigne le secteur

Le premier chiffre à retenir : selon un rapport de l’Institut tunisien des études stratégiques (Ites), près de 95 000 Tunisiens hautement qualifiés ont quitté le pays entre 2011 et 2021. Le gouverneur de la Banque Centrale estimait en avril 2024 que ce phénomène coûte 200 millions de dollars par an à l’économie nationale.

Dans le secteur bancaire, ce phénomène est aggravé par trois facteurs combinés : l’érosion des salaires réels par l’inflation, la dépréciation du dinar et des perspectives de carrière bridées par des structures peu méritocratiques.

Les banques publiques, contraintes dans leur politique salariale par leurs tutelles, sont les plus exposées. Les meilleurs profils partent. Et leur remplacement coûte entre une et deux fois leur salaire annuel — une perte invisible dans les bilans, bien réelle dans les capacités opérationnelles.

Quatre risques RH qui convergent

La fragilité du capital humain dans les banques publiques s’organise autour de quatre dimensions. Organisationnelle d’abord : turnover des talents, absence de plans de succession pour les postes critiques, écart générationnel croissant entre des effectifs seniors formés à la banque de guichet et des exigences actuelles en data, en cybersécurité et en finance structurée.

Financière ensuite : dans certaines entités, la masse salariale dépasse 55 % des charges d’exploitation, soit bien au-delà de la norme sectorielle internationale de 40 à 45 %. Un ratio qui grève la compétitivité sans pour autant se traduire par une meilleure performance.

Technologique également : des systèmes d’information fragmentés, une résistance culturelle à l’intelligence artificielle, des accès mal gérés qui exposent les institutions aux cyberattaques. Installer un système performant dans une organisation dont les circuits décisionnels sont fragmentés ne règle rien — cela ne fait que numériser le dysfonctionnement.

Enfin, et c’est la plus structurelle des fragilités : l’ingérence dans les nominations. Elle crée des asymétries de compétences au sommet, démotive les cadres méritocratiques et installe une culture où la prudence excessive devient la norme de comportement — un poison lent pour toute institution chargée de prendre des décisions économiques rapides et fondées.

Une réforme conditionne toutes les autres

Ces quatre dimensions partagent une racine commune : une gouvernance du capital humain insuffisamment structurée.

Dans toute institution financière, la performance résulte d’une chaîne claire : identifier le risque, l’évaluer, l’arbitrer, en assumer la responsabilité. Quand cette chaîne est fragmentée, chaque maillon en pâtit.

Réformer ne signifie pas tout centraliser. Cela signifie clarifier trois choses : qui décide quoi, selon quels critères documentés, et avec quelle responsabilité réelle.

Une décision de recrutement qui nécessite six niveaux de validation, une promotion fondée sur l’équilibre informel des influences plutôt que sur la performance, une procédure interne qui ne s’applique pas uniformément — ce sont autant de signaux d’une gouvernance qui étouffe l’initiative et décourage les talents.

Deux scénarios et une seule sortie

Sans réforme de la gouvernance du capital humain, le Plan 2026-2030 affronte deux risques symétriques. Soit la prudence excessive s’installe : le crédit circule au ralenti, les dossiers s’accumulent, les projets se financent ailleurs ou ne se financent pas. Soit, sous pression politique, une prise de risque mal structurée compense l’immobilisme précédent — au prix d’équilibres financiers déjà fragiles.

La sortie par le haut est connue : une gouvernance clarifiée génère de la prévisibilité, la prévisibilité génère la confiance, la confiance génère l’investissement. Ce cercle vertueux n’est pas une formule abstraite — c’est la condition concrète pour que les ambitions du Plan trouvent un bras armé à la hauteur.

La Tunisie ne manque pas de plans. Elle manque d’institutions capables de les exécuter. Et cette capacité se construit — ou se détruit — dans les banques publiques, chaque jour, par des décisions de recrutement, de nomination et d’arbitrage qui ne font jamais la une des journaux.**

* Ingénieur informatique et cadre bancaire.

** Cet article a été rédigé avec l’assistance d’un outil d’intelligence artificielle pour l’affinement du style, la structuration du propos et la vérification des données.

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Rencontres du Cetime | Réussir la transition énergétique et écologique

La 4 édition des Rencontres sectorielles du Cetime, dédiée au secteur des industries électriques, électroniques et mécatroniques, se tiendra le jeudi 26 mars 2026 au siège de l’Utica, sous le thème : «Le Cetime, votre partenaire stratégique pour réussir la transition énergétique et écologique».

Après le succès de la 1ère édition de ces rencontres organisée le 27 février 2025, le Cetime souhaite poursuivre cette initiative de réflexion et d’échange collaboratif visant à élaborer et à mettre en œuvre les recommandations concrètes au profit des secteurs industriels.

Ces rencontres, organisées en collaboration avec l’Utica, Fedelec, Cluster Elentica, Cluster Mécatronic, Tunisian Automotive Association, CRMN, Novation City, Insat et Tunac, sont une plateforme de networking, conçue pour encourager les échanges et les collaborations entre les acteurs des différents secteurs industriels, les incitant à débattre des enjeux spécifiques, à explorer des opportunités de partenariats et à stimuler l’innovation. L’objectif principal est de renforcer les liens entre acteurs publics et privés, tout en facilitant l’émergence de solutions concrètes, adaptées et durables. Cette approche collaborative favorise la création de projets mesurables et pérennes.

Cette édition s’inscrit dans un contexte national et international marqué par l’accélération des politiques de transition énergétique et écologique, l’augmentation des exigences en matière de décarbonation industrielle et l’entrée en vigueur du Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF), la montée des exigences en matière d’efficacité énergétique et d’économie circulaire, et le renforcement de la compétitivité des entreprises du secteur des industries électriques, électroniques et mécatroniques par l’intégration de solutions innovantes et durables.

Créé en 1982 pour accompagner le développement du secteur industriel en Tunisie, le Cetime emploie plus de 120 personnes et dispose de 2 directions régionales à Sousse et à Sfax ; 18 laboratoires de contrôle pour offrir aux industriels les prestations d’analyse et d’essais dans ses domaines de compétence ; une équipe technique compétente qui assure des missions, d’expertises, de conseil, d’assistance, d’accompagnement, de formation et de qualification du personnel des entreprises industrielles.

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Formation à Tunis sur la gestion durable des sols   

La disponibilité de données fiables sur les sols constitue un fondement technique essentiel pour orienter les politiques agricoles et appuyer les systèmes de production. A cet effet, le renforcement des capacités analytiques des laboratoires nationaux s’inscrit dans les priorités institutionnelles liées à la gestion durable des ressources naturelles.

Dans ce contexte, une formation technique dédiée à la chimie humide appliquée à l’analyse des sols s’est ouverte le 23 mars 2026, au Laboratoire central d’analyses des sols à Tunis.

Organisée par la FAO, en partenariat avec la Direction générale de l’aménagement et de la conservation des terres agricoles (Dgacta), cette activité s’inscrit dans le cadre du programme SoilFER, financé par le Japon. Elle vise à renforcer les capacités nationales en matière de production de données fiables pour une gestion durable des sols et s’appuie sur des dispositifs techniques visant l’harmonisation et la qualité des analyses des sols.

Le projet « Améliorer la gestion intégrée des sols et des cultures pour des systèmes alimentaires durables en Afrique », mis en œuvre dans le cadre du programme SoilFER (« Cartographie des sols au service de systèmes agroalimentaires résilients en Afrique et en Amérique centrale »), appuie le renforcement des capacités techniques nationales. Nora Berrahmouni, directrice adjointe de la Division Terre et Eau de la FAO annonce que « plus de 3 000 échantillons de sols ont été collectés en étroite collaboration avec les partenaires nationaux», ajoutant que «le renforcement des capacités analytiques des laboratoires constitue un élément clé pour améliorer la qualité des diagnostics et soutenir des décisions fondées sur des données fiables».

Vers des protocoles analytiques harmonisés

Cette formation vise à améliorer les compétences analytiques en chimie humide du personnel des laboratoires d’analyses des sols, tant au niveau du laboratoire central que des structures régionales. Elle met l’accent sur l’application de protocoles analytiques harmonisés, la validation des méthodes en conditions de laboratoire et le respect des procédures opératoires normalisées.

Cette initiative contribue à améliorer la disponibilité, la qualité et la comparabilité des données pédologiques, nécessaires à l’élaboration de diagnostics fiables et à l’appui à la prise de décision par les autorités nationales et les acteurs du secteur agricole. Elle s’inscrit également dans un processus d’alignement avec les standards internationaux en matière de qualité analytique et de traçabilité des résultats.

Rafla Attia, directrice des ressources en sols à la Dagcta, a souligné que les progrès réalisés depuis le démarrage du projet reflètent l’engagement des institutions nationales et la coordination entre les différentes parties prenantes impliquées.

Cette session constitue le premier volet d’un cycle de formations comprenant quatre sessions en chimie humide, ainsi qu’une formation complémentaire en chimie sèche (spectroscopie). Elle adopte une approche pratique visant à consolider les bonnes pratiques de laboratoire, renforcer les dispositifs d’assurance qualité et promouvoir le respect des normes de sécurité.

Les activités de formation prévues se poursuivront conformément au calendrier établi, avec l’objectif de renforcer progressivement les capacités techniques des laboratoires partenaires. Ces actions devraient contribuer à une meilleure harmonisation des pratiques analytiques à l’échelle nationale et à la consolidation des systèmes d’information sur les sols, en appui aux politiques agricoles et à la gestion durable des ressources naturelles.

Communiqué.

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Tunisie | L’homme d’affaires Maher Chaabane reste en prison

La chambre criminelle spécialisée en matière de corruption financière du tribunal de première instance de Tunis a rejeté lundi 24 mars 2026 la demande de mise en liberté de l’homme d’affaires Maher Chaabane, actif dans les secteurs de l’immobilier et des travaux, et décidé de reporter à une date ultérieure le procès de M. Chaabane et de ses co-accusés, dans une affaire de corruption et de blanchiment d’argent présumés, indique Diwan FM, citant une source judiciaire.

Cette affaire fait suite à une décision antérieure de la chambre d’instruction spécialisée en matière de corruption financière de la cour d’appel de Tunis, qui avait renvoyé les accusés devant la chambre criminelle.

Les accusés sont poursuivis pour association de malfaiteurs en vue d’attaquer des biens et des personnes, et pour abus de fonction publique afin d’obtenir un avantage illégal et de nuire à l’administration.

L’acte d’accusation parle également de corruption et de faux et usage de faux.

Maher Chaâbane a, déjà, été condamné  à une peine de deux ans de prison ferme dans le cadre d’une affaire concernant la constitution de produits illicites à l’étranger sans autorisation de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

I. B.

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Amélioration de la situation hydrique de la Tunisie

Après plusieurs années de sécheresse dues au changement climatique qui a vu les stocks d’eau dans les 36 barrages que compte la Tunisie atteindre l’un de leurs plus bas niveaux historiques, descendant en 2024 au-dessous de 20% de leur capacité, la situation hydrique de notre pays s’est beaucoup améliorée suite aux fortes pluies tombées au cours des derniers mois dans la plupart des régions, et notamment dans le nord et le centre où se trouve l’essentiel des réserves hydrique du pays. (Photo: Barrage Sidi El Barrak).

Selon le secrétaire d’État chargé des Ressources hydrauliques au ministère de l’Agriculture, Hamadi Habaieb, les réserves d’eau des barrages tunisiens ont enregistré une augmentation de 500 millions de mètres cubes par rapport à l’année précédente, sachant qu’au 21 avril 2025, le taux de remplissage global de ces barrages s’élevait à 37,12 %, soit 880 millions de m³ (Mm³) sur une capacité totale de 2 368 Mm3.

Dans une déclaration faite lors de la première session du Conseil régional de l’eau dans le gouvernorat de Sousse, mardi 24 mars 2026, le secrétaire d’État a expliqué que cette augmentation est principalement due aux fortes précipitations enregistrées sur de courtes périodes, qui ont également contribué à la remontée des nappes phréatiques dans des zones comme Zaghouan et Ben Arous.

M. Habaieb a confirmé qu’aucun rationnement d’eau n’a été mis en place durant l’été dernier, précisant que les interruptions constatées étaient dues à des dysfonctionnements techniques et à des situations d’urgence sur le réseau, et non à une pénurie de ressources disponibles.

Hamadi Habaieb a ajouté que les taux de remplissage des barrages est de 57%, mais il varie d’une région à une autre. Il dépasse 67 % dans le nord et 90 % dans la région du Cap Bon, tandis que les barrages du centre souffrent encore de faibles niveaux de stockage, oscillant entre 12 et 13 %.

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la pêche a adopté une stratégie nationale de l’eau à l’horizon 2050, qui privilégie l’extension des usines de dessalement d’eau de mer existantes à Djerba, Zarzis, Sfax et Sousse afin d’accroître leur capacité de production.

Par ailleurs, a indiqué le responsable, la Société nationale d’exploitation et de distribution d’eau (Sonede) est confrontée au vieillissement de 20 % de son réseau, long de 59 000 kilomètres et desservant 3,3 millions d’abonnés. Pour garantir la continuité de l’approvisionnement, un système de surveillance en temps réel reliant les différents acteurs à l’administration centrale a été mis en place.

De plus, le déploiement des compteurs intelligents et la télésurveillance des réseaux sont en cours de généralisation, de Djerba à Sfax et Sousse.

Le secrétaire d’État a réaffirmé la volonté de l’État d’exploiter les ressources en eau non traditionnelles, la stratégie visant à utiliser 70 % des eaux ayant subi un traitement tertiaire pour l’irrigation d’ici 2050. Il a souligné l’existence de programmes en cours, menés avec des bailleurs de fonds internationaux, pour généraliser l’utilisation de cette eau sur des territoires internationaux et dans des zones importantes telles que Tunis, Sousse et Sfax.

 I. B. (avec Diwan FM)

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«Jazz et musiques improvisées» à Tunis  

Une nouvelle session de formation et de création consacrée au Jazz et aux musiques improvisées a démarré le 22 mars 2026 à Tunis. Cet échange est organisé à l’initiative de la Fondation Hasdrubal pour la culture et les arts, en partenariat avec le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (CNSMDP), le Théâtre de l’Opéra de Tunis et la Télévision nationale tunisienne, avec le soutien de l’Institut français de Tunisie.

Laurent Jost, directeur musical de la Fondation, a convié, pour l’occasion, Stéphane Payen, directeur du département Jazz et musiques improvisées du CNSMDP, accompagné de 11 membres de cette prestigieuse institution ainsi que le violoniste Zied Zouari accompagné de 22 musiciennes et musiciens tunisiens.

Durant une semaine, artistes et étudiant.e.s partageront expériences et pratiques autour d’un large éventail d’esthétiques, de spécialités instrumentales et vocales (batterie, guitare, contrebasse et basse, piano, saxophone, trompette, trombone, clarinette, flûte, oud, kanun et voix).

Le point d’orgue de cette résidence artistique sera marqué par un concert inédit «Jazz et musiques improvisées» qui réunira plus de 30 artistes et sera enregistré par la Télévision nationale tunisienne le samedi 28 mars 2026 à 19h30 au Théâtre des Régions à la Cité de la Culture de Tunis.

Cette soirée exceptionnelle offrira au public une rencontre musicale rare entre des artistes issus de traditions et de parcours différents, dans un esprit d’écoute, de liberté et de création partagée.

Cet événement sera accessible gratuitement aux étudiantes et aux étudiants tunisiens, sur présentation d’un justificatif de scolarité et dans la limite des places disponibles.

D’après Tap.

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Les Tunisien.ne.s très exposé.e.s aux phtalates et bisphénols

Les Tunisien.ne.s font face à une menace chimique invisible mais largement répandue : l’exposition croissante aux phtalates et aux bisphénols, avertit l’agence Tap en se basant sur un rapport publié en janvier 2026 par l’Association de l’éducation environnementale pour les futures générations (AEEFG), en collaboration avec le réseau international Ipen. C’est là un enjeu majeur de santé publique et de protection de l’environnement.

Les phtalates sont utilisés comme plastifiants pour assouplir le PVC (Polychlorure de vinyle, un polymère thermoplastique de grande consommation), tandis que les bisphénols sont employés dans les résines époxydes, lesquelles sont des perturbateurs endocriniens.

Ces substances chimiques, de plus en plus restreintes en Europe, restent présentes sur le marché tunisien souligne ledit rapport intitulé «Situation des phtalates et des bisphénols en Tunisie : expositions et dangers», qui met en évidence une contamination préoccupante de la population et de l’environnement par ces substances nocives.

Les analyses révèlent que 64,7 % des femmes testées présentent des traces de bisphénol A (BPA) dans leurs urines, avec une concentration moyenne de 0,4 ng/mL.

La contamination touche également, les produits de consommation courante. Des niveaux significatifs de phtalates ont été détectés dans des fromages, des médicaments et des cosmétiques.

Dans l’environnement marin, des phénomènes de bioaccumulation ont été observés sur les côtes de Mahdia et de Sfax, aussi bien dans l’eau, les sédiments que les espèces marines.

La particularité de ces substances réside dans leur faible liaison chimique aux matériaux, ce qui facilite leur migration vers l’air, les aliments et le corps humain par ingestion, inhalation ou contact cutané. Même à faibles doses, ils sont associés à des effets sanitaires graves, notamment des troubles de la reproduction et du développement, des maladies métaboliques, cardiovasculaires et certains cancers.

Le rapport met également en lumière le phénomène de «marché de report». En raison du durcissement des réglementations européennes, notamment via le règlement Reach (Registration, Evaluation, Authorisation and Restriction of Chemicals), une législation européenne entrée en vigueur en 2007 pour sécuriser la fabrication et l’utilisation des substances chimiques, certaines substances interdites ou limitées continuent d’être exportées vers des pays moins réglementés.

 La Tunisie, fortement dépendante des importations de matières plastiques, voit ainsi ses sources d’approvisionnement se diversifier vers la Turquie et l’Asie (Chine, Inde, Corée du Sud), en plus de partenaires européens comme l’Italie et l’Espagne. Entre 2020 et 2025, période couverte par l’étude, plus de 2 100 tonnes de plastifiants ont été importées, illustrant l’ampleur du phénomène.

Malgré ces risques, le cadre réglementaire tunisien reste limité. La seule mesure spécifique en vigueur est l’interdiction du BPA dans les biberons (bisphénol A, un composé chimique industriel utilisé pour fabriquer des plastiques en polycarbonate), adoptée en 2010.

Les normes actuelles ne prennent pas en compte les effets cumulés et chroniques de ces substances, ce qui accentue la vulnérabilité des populations, notamment des enfants et des nouveau-nés exposés via certains dispositifs médicaux.

Face à cette situation, les auteurs du rapport appellent à une réforme urgente. Ils recommandent l’harmonisation avec les standards internationaux, la mise en place d’un système de surveillance efficace, le renforcement des capacités analytiques, ainsi que la promotion d’alternatives plus sûres.

 Selon l’AEEFG et l’IPEN, la Tunisie se trouve aujourd’hui, à un «tournant stratégique». Sans action rapide, le pays risque de devenir une destination privilégiée pour des substances chimiques interdites ailleurs, avec des conséquences durables sur la santé publique et l’environnement.

La transition vers une gestion plus rigoureuse et durable des substances chimiques apparaît ainsi comme une priorité nationale, afin de concilier développement économique et protection des écosystèmes.

Pour rappel, les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques capables d’interférer avec le fonctionnement du système hormonal. Ce système, composé de glandes comme la thyroïde ou les ovaires, régule des fonctions essentielles telles que la croissance, le métabolisme, la reproduction ou encore le sommeil.

Certains composés présents dans des objets du quotidien (plastiques, cosmétiques, emballages alimentaires) peuvent imiter ou bloquer l’action des hormones naturelles, ou perturber leur production. Même à très faibles doses, ces substances peuvent envoyer de «faux signaux» à l’organisme, surtout lors de périodes sensibles comme la grossesse ou l’enfance.

Une exposition répétée à ces substances est associée à des troubles de la fertilité, des anomalies du développement chez l’enfant, des maladies métaboliques comme le diabète, ainsi qu’à certains cancers. Dans la nature, ces substances se dispersent dans l’eau, les sols et les organismes vivants, où elles s’accumulent progressivement. Elles peuvent perturber la reproduction des espèces animales, notamment les poissons, et déséquilibrer les écosystèmes. Leur persistance et leur diffusion rendent leur impact difficile à contrôler, ce qui en fait aujourd’hui un enjeu majeur de santé publique et de protection de l’environnement.

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Retour des Journées Romaines d’El Jem

El Jem et son amphithéâtre romain, également connu sous le nom de Petit Colisée, s’apprêtent à replonger dans l’atmosphère romaine le temps d’un week-end avec la 9e édition du festival Thysdrus, les Journées Romaines d’El Jem, prévue les 28 et 29 mars 2026. Vidéo.

Cet événement, soutenu par Tounes Wijhetouna, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle, Destination Mahdia et la Délégation régionale à la culture de cette ville balnéaire situé au centre-est de la Tunisie, vise à valoriser le patrimoine archéologique de la ville et à renforcer son rayonnement touristique national et international.

Au programme, un spectacle inspiré du mythe d’Orphée et Eurydice au cœur même du Petit Colisée, une conférence sur l’histoire de l’amphithéâtre et de l’antique Thysdrus au musée d’El Djem et une reconstitution de parade militaire romaine sur la place de l’amphithéâtre, suivie d’un grand spectacle sur l’esplanade du site mêlant combats de gladiateurs, danses et musique d’inspiration romaine.

D’un point de vue culturel et touristique, le festival s’inscrit dans la stratégie d’El Djem visant à renforcer son statut de destination patrimoniale de premier plan.

L’amphithéâtre, construit vers 238 après J.-C., est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1979. Il est reconnu comme un exemple exceptionnel d’architecture romaine en Afrique et comme l’un des amphithéâtres les plus importants au monde par sa taille et son état de conservation. L’AMVPPC le présente également comme l’un des monuments les plus visités de Tunisie.

La visite de l’amphithéâtre inclut également le musée de la ville, accessible avec un billet combiné.

Vidéo.

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L’ATFD plaide pour l’égalité homme-femme au sein de l’UGTT  

Dans cet appel aux délégué.e.s au congrès de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), qui se réuniront à partir de demain, mercredi 25 mars 2026, à Monastir, l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), plaide pour une direction inclusive qui garantisse l’égalité entre les femmes et les hommes.

Mesdames et Messieurs les délégués,

À l’occasion de la tenue du Congrès national de l’UGTT (Monastir, 25-27-2026), l’Association tunisienne des femmes démocrates, dans le prolongement du mouvement féministe indépendant qui a créé en 1982 le Comité d’étude des questions relatives aux travailleuses au sein de l’UGTT, et qui a toujours entretenu un partenariat étroit avec elle, et se fondant sur  ses principes et sa lutte constante pour la défense de l’égalité, de l’égalité des chances et de la parité, elle se voit appelée à adresser cet appel à tous les membres du syndicat et aux participant.e.s à la conférence afin de les inciter à faire des choix cruciaux qui détermineront l’avenir de l’organisation syndicale en tant qu’instrument du mouvement social et en tant qu’avancée historique majeure dans l’histoire de notre pays, à renforcer son rôle historique dans la défense et la promotion des droits économiques et sociaux des travailleurs et travailleuses, et à impliquer autant de syndicalistes femmes que possible dans les instances décisionnelles.

Dans ce contexte, l’ATFD rappelle la Constitution tunisienne, qui a établi le principe d’égalité entre les citoyens masculins et féminins, ainsi que les principes d’égalité des chances et de parité entre les femmes et les hommes dans l’exercice de diverses responsabilités dans tous les domaines, et les lois régissant le travail syndical, notamment le Code du travail, qui a établi la non-discrimination entre les sexes dans son chapitre cinq. L’ATFD fait également référence aux statuts de l’organisation, qui stipulent qu’au moins deux sièges doivent être réservés aux femmes au sein du Bureau exécutif national, ainsi que dans les directions sectorielles et régionales, et qu’au moins un siège doit leur être attribué au sein des instances de contrôle nationales, sectorielles et régionales et autres structures syndicales. L’organisation estime que la situation actuelle exige une nouvelle étape, visant à instaurer davantage de justice, une meilleure représentation des femmes, une plus grande indépendance et une démocratie renforcée au sein des structures de l’UGTT.

Les femmes syndiquées constituent une part importante de la base syndicale et contribuent quotidiennement à l’activité syndicale malgré les difficultés et les obstacles des luttes sociales ; toutefois, elles ne sont pas suffisamment représentées aux postes de décision.

Au vu de ce qui précède, l’ATFD appelle à :

• Renforcer l’égalité des chances afin de garantir l’accès effectif des femmes aux postes de direction ;

• Apporter un soutien concret aux candidates ;

• Reconnaître la compétence et l’engagement des militantes syndicales et leur contribution essentielle à la lutte syndicale ;

• Œuvrer pour que le prochain Bureau exécutif de l’UGTT serve de modèle pour la mise en œuvre de la parité et l’instauration de l’égalité entre les femmes et les hommes, renforçant ainsi la démocratie.

Renforcer la présence des femmes au sein de la direction de l’UGTT n’est pas seulement une question d’égalité, mais un choix stratégique pour une organisation syndicale plus forte, plus représentative et plus alignée sur les aspirations de la société tunisienne dans son ensemble.

Nous vous souhaitons plein succès lors de votre congrès : pour une UGTT inclusive, démocratique et indépendante, qui garantisse l’égalité entre les femmes et les hommes et soit tournée vers l’avenir.

Présidente de l’ATFD

Raja Dahmani

Tunis, le 23 mars 2026.

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Donald Trump, le savetier en chef

Est-ce la dernière lubie d’un président qui se cherche encore ? Est-il le chef de l’exécutif de la première puissance mondiale ? Le gendarme du monde, comme les commentateurs se plaisent à désigner une Amérique belliqueuse ? Ou un petit plaisantin qui veut chausser le monde à son goût ? Déjà, le 18 février 2024, celui qui était encore ex-président des États-Unis, avait présenté sa ligne de chaussures, l’occasion du «Sneaker Con», à Philadelphie (Photo). Chez lui, la lubie des savates remonte loin…

Mohsen Redissi *

Après avoir été perturbateur de l’économie mondiale en taxant produits et pays, allumeur de feux au Moyen-Orient avec des conséquences très graves sur la sécurité de la planète, le voilà devenu un savetier d’un genre nouveau : sa toute dernière vocation.

D’après le Wall Street Journal, le président Trump aurait une préférence particulière pour une marque de chaussures à 145 dollars la paire, un prix dérisoire pour un président. Son tout dernier caprice serait de lancer une campagne de relooking interne, loin de la Fashion Week de Paris. Trump a considéré, d’un air hautain, que ses proches collaborateurs sont des ringards. Ils seraient tous appelés à porter les chaussures de sa marque préférée, et de la même couleur que lui. Un signe distinctif qu’il érigerait en stade suprême de l’élégance dans les hautes sphères du pouvoir. Imposer pour mieux régner : une forme de pouvoir acceptée ou tolérée dans d’autres contrées lointaines.

Grincement de semelles

Dans cette affaire, joue-t-il le rôle d’un influenceur ayant acquis secrètement, grâce à sa dernière paye, des actions dans une boîte de chaussures ? Ne dit-on pas : charité bien ordonnée commence par soi-même ? Ou s’agit-il d’un souci sincère pour l’apparat de ses proches lieutenants ?

Il y aurait eu un grincement de semelles en Europe pour pareille opération de marketing forcé. Aucun des heureux élus ne s’était plaint : ils ont sûrement ri entre eux, balancé quelques vannes et se sont taquinés les uns les autres. Une collaboratrice de la Maison-Blanche aurait expliqué au WSJ que personne n’a osé décliner l’offre du président, de peur des coups de pompes.

Des secrétaires, en cuir tendre très malléable ou en pâte à modeler, qu’un président serait capable de tanner, découper et polir à sa façon, selon son humeur, voire de tourner en ridicule. Trump s’est exalté en les voyant porter ses cadeaux.

Hélas, un look qui ne serait pas assorti à la rigueur de l’institution, la Maison-Blanche. Un arasement par le bas. Un revers pour la classe politique.

Le mieux serait de leur offrir des babouches pour ne pas se sentir mal à l’aise. Elles seraient plus pratiques pour marcher dans les dédales des ruelles étroites du grand bazar de Téhéran. Ils devraient s’y entraîner. L’armée américaine n’a-t-elle pas régulièrement évoqué dans ses scénarios une confrontation directe d’homme à homme avec l’Iran et son programme nucléaire, notamment autour de la question de l’uranium enrichi ?

Une telle opération de relooking marquerait sans aucun doute le retour du choix unique, celui du dirigeant. Toute différence serait rejetée ou condamnée. Pour un œil averti, cela évoquerait les pratiques de régimes autoritaires, celles de la Russie soviétique ou de la Chine maoïste. Une chemise à col arrondi sans revers porte encore le nom de «col Mao», en référence à la tenue qu’a constamment portée le Grand Timonier et les membres du Comité central. Une mode largement diffusée, adoptée par des générations de jeunes comme un signe d’appartenance, ou d’allégeance, à certains idéaux politiques.

Des écoles publiques et privées, partout dans le monde, ont érigé le port d’une tenue unique comme règle fondamentale pour tous les élèves, filles et garçons, au nom d’une meilleure intégration et d’une forme de pseudo égalité sociale. Les élèves sont censés être égaux et obéir aux mêmes règles dans l’enceinte de l’école.

Chez les adultes, la tenue vestimentaire est le reflet discret de la personne et du personnage, de son appartenance et, en même temps, de son moyen d’expression. Le mental et l’état d’âme se reflètent dans la tenue et dans la façon de s’habiller.

Les chaussures offertes (ou imposées) par Trump sont trop grandes pour les pieds de Marco Rubio.

Soucis de tailles

Le WSJ affirme que le président Trump offrait des godasses à ses lieutenants depuis plusieurs mois. C’est fort possible. Mais pourquoi maintenant, et pourquoi, cette fois-ci, la machine se serait-elle enrayée ? Ni la présidence ni le fabricant fournisseur n’aurait reconduit la commande après les premières prises d’empreintes.

Seul Marco Rubio, secrétaire d’État, n’aurait pas trouvé sa paire. Il aurait reçu des chaussures trop larges : sa pointure serait nettement plus petite que la taille livrée. Trump compte-t-il lui jouer un mauvais tour ? Rubio aurait préféré s’exhiber en chaussures XXL et devenir la risée. C’est le pied !

Rubio serait pratiquement le grand gagnant de l’affaire : il est verni, ayant bénéficié accidentellement de chaussures d’un Schtroumpf. Il n’aurait besoin ni de languettes, ni de lacets, ni de chausse-pied pour se chausser ou se déchausser. C’est extra. Néanmoins, des chaussures inadaptées restent un handicap pour marcher.

Rubio serait mal à l’aise dans ses baskets. Grand par sa stature, mais Petit Poucet dans ses souliers. Donald Trump, son savetier en chef, considérerait-il que son secrétaire d’État n’est plus à la hauteur de la tâche ? Son département serait-il plus grand que sa stature, comme sa pointure ? Il serait peut-être temps pour lui de se retirer, s’il veut sauver la face avant d’être accusé d’avoir entraîné les États-Unis dans une guerre d’usure. Il serait plus judicieux d’aller chercher ailleurs un autre cordonnier et un autre modèle de pantoufle. Aurait-il besoin des bottes de sept lieues pour se retrouver, en quelques enjambées, hors de portée ?

* Fonctionnaire à la retraite.

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L’Iran a reconstruit le Hezbollah en perspective de l’actuelle guerre

Chassez le Hezbollah, il revient au galop ! Alors que tout le monde le croyait agonisant, le Hezbollah a entrepris une restructuration financière. Concomitamment, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) iranien a reconstruit le commandement militaire du Hezbollah après les lourdes pertes subies face à Israël en 2024. Le mouvement libanais surnommé «le joyau de la couronne» de l’Axe de la Résistance a pu ainsi panser ses plaies et se relever vaille que vaille. (Photo : Le Hezbollah poursuit ses attaques contre le nord d’Israël).

Imed Bahri

Reuters a révélé dans une enquête se basant sur deux sources proches du CGRI que le commandement du Hezbollah a été renforcé par l’intégration d’officiers iraniens avant de procéder à une restructuration totale du mouvement libanais et d’élaborer des plans pour la guerre qu’il mène actuellement aux côtés de Téhéran. 

Il s’agit de la première restructuration de ce type au sein du Hezbollah, organisation chiite fondée par le CGRI en 1982.

Cette opération témoigne d’une approche directe et intensive après la douloureuse guerre de 2024 qui a notamment vu l’assassinat de son chef Hassan Nasrallah et d’autres hauts commandants.

L’investissement iranien s’est avéré payant, puisque le Hezbollah a pu reconstituer ses capacités de combat à temps pour s’engager dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés de Téhéran après avoir été attaqué par les États-Unis et Israël.

Reuters avait déjà rapporté début mars que le Hezbollah considérait une nouvelle guerre comme inévitable et s’y préparait depuis des mois.

Cette enquête de l’agence met en lumière le rôle du CGRI dans ces préparatifs en se basant sur les témoignages de six sources anonymes ainsi que d’un expert du Hezbollah.

Recyclage des combattants et supervision du réarmement

Deux sources proches des activités du CGRI ont indiqué que les Gardiens, étroitement impliqués auprès du Hezbollah depuis sa création, ont dépêché des officiers pour recycler ses combattants et superviser son réarmement.

Elles ont ajouté que des officiers du CGRI ont également restructuré les structures de commandement du Hezbollah, infiltrées par les services de renseignement israéliens, un facteur qui a permis à Israël d’assassiner plusieurs dirigeants du groupe.

Un porte-parole de l’armée israélienne a déclaré le 12 mars que le Hezbollah demeurait une force importante et dangereuse malgré les pertes subies ces trois dernières années.

Depuis son entrée en guerre le 2 mars, le Hezbollah a tiré des centaines de roquettes sur Israël, provoquant une offensive israélienne qui a fait plus de 1 000 morts au Liban. Les combattants du groupe affrontent les soldats israéliens dans le sud du pays. 

On ignore encore comment le Hezbollah, dont la puissance a diminué depuis son apogée il y a quelques années, réagirait à une invasion israélienne de grande ampleur.

Le bureau de presse du Hezbollah, le ministère iranien des Affaires étrangères et le cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu n’ont pas répondu aux demandes de commentaires de Reuters. 

En janvier, Netanyahu avait déclaré que le Hezbollah s’efforçait de se réarmer et de reconstruire son infrastructure avec le soutien de l’Iran.

Démantèlement de la structure pyramidale 

Selon deux sources, des officiers des Gardiens de la révolution chargés d’assister le Hezbollah sont arrivés peu après le cessez-le-feu de novembre 2024 et ont commencé leurs opérations malgré la poursuite des frappes israéliennes.

L’une d’elles a précisé que l’opération mobilisait une centaine d’officiers.

Parmi les changements mis en œuvre sous leur direction, on note le remplacement d’une structure de commandement pyramidale par un système décentralisé composé de petites unités ayant une connaissance limitée des opérations des autres, ce qui contribue à maintenir le secret des opérations.

Ces sources ont ajouté que les officiers des Gardiens de la révolution ont également élaboré des plans pour des attaques simultanées de missiles contre Israël lancées depuis l’Iran et le Liban, un scénario mis en œuvre pour la première fois le 11 mars.

Une source sécuritaire libanaise de haut rang a déclaré que des commandants iraniens ont aidé le Hezbollah à réentraîner et à réorganiser son personnel militaire, ajoutant qu’à son avis, les Iraniens sont davantage impliqués dans la gestion du rythme du conflit actuel que dans le choix des cibles.

Une autre source proche du dossier a indiqué que les Gardiens de la révolution avaient dépêché des officiers au Liban en 2024 afin de mener une évaluation complète du Hezbollah après la guerre et avaient pris en charge la supervision directe de sa branche militaire.

Deux autres sources ont affirmé que les Gardiens de la révolution avaient également introduit des conseillers spéciaux au sein du Hezbollah l’année dernière pour l’aider à gérer ses affaires militaires.

Andreas Krieg, maître de conférences au département d’études de sécurité du King’s College de Londres, a déclaré que les Gardiens de la révolution avaient restructuré le Hezbollah en un système plus décentralisé, contrairement à la structure politique hiérarchique qui s’était formée autour de Nasrallah avant sa mort.

Il a ajouté : «Ce modèle décentralisé mis en place aujourd’hui est assez similaire à ce qu’était le Hezbollah dans les années 1980 à savoir de très petites cellules». Il l’a décrit comme une «défense en mosaïque», également utilisée par les Gardiens de la révolution actuellement en Iran.

Le Liban demande le départ des GGRI

Les efforts des Gardiens de la révolution ont coïncidé avec la campagne du gouvernement libanais et de son armée, soutenue par les États-Unis, pour désarmer le Hezbollah, soulignant ainsi les difficultés considérables rencontrées pour atteindre cet objectif.

Selon un responsable libanais qui s’est confié à Reuters, le Liban estime qu’entre 100 et 150 Iraniens présents dans le pays entretiennent des liens avec le gouvernement iranien qui dépassent le cadre des missions diplomatiques traditionnelles, notamment avec les Gardiens de la révolution.

Ce responsable a indiqué que le gouvernement avait demandé à ces personnes de quitter le Liban début mars.

Deux sources proches des activités des Gardiens de la révolution ont affirmé que des officiers de ce corps figuraient parmi les plus de 150 Iraniens ayant quitté Beyrouth à bord d’un vol pour la Russie le 7 mars.

Des membres des Gardiens de la révolution comptent parmi les quelque 500 personnes tuées lors d’attaques israéliennes au Liban durant les 15 mois séparant le cessez-le-feu de 2014 du début du nouveau conflit.

Une douzaine d’autres personnes ont été tuées depuis le début de la guerre, notamment lors d’une attaque contre un hôtel de Beyrouth le 8 mars, selon ces mêmes sources.

Le CGRI entretient des liens étroits avec le Hezbollah depuis sa fondation dans la vallée de la Bekaa, à l’est du pays, afin d’exporter la révolution islamique iranienne et de contrer les forces israéliennes qui avaient envahi le Liban en 1982.

Qassem Soleimani, commandant éminent du CGRI tué en 2020 par une frappe de drone américaine, a collaboré avec Nasrallah durant la guerre de 2006 entre le Hezbollah et Israël. Lorsque des frappes aériennes israéliennes ont coûté la vie à Nasrallah dans sa cachette de la banlieue sud de Beyrouth, un général iranien figurait parmi les victimes.

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La disponibilité des médicaments devient une urgence nationale en Tunisie 

Nous publions ci-dessous cette lettre ouverte d’un lecteur qui tire la sonnette d’alarme sur l’indisponibilité, souvent pour de longs mois, de médicaments vitaux pour la santé des citoyens, en raison d’une rupture des approvisionnements par la Pharmacie centrale de Tunisie, en butte à de gros problèmes financiers. L’accès aux soins ne doit pas être un droit théorique, mais une réalité concrète.

Ezzeddine Jerbi *

Aujourd’hui, je prends la plume non seulement pour moi-même, mais aussi pour tous les patients invisibles confrontés à une réalité silencieuse : l’indisponibilité de médicaments vitaux.

Atteint d’une pathologie grave nécessitant un traitement spécifique, j’ai obtenu de la Caisse nationale d’assurance maladie (CNAM), le 20 octobre 2025, une prise en charge pour le médicament Jakavi (Ruxolitinib), reconnu comme thérapie essentielle.

Pourtant, malgré cette décision officielle, ce traitement est indisponible depuis près de cinq mois. Une seule boîte m’a été délivrée. Depuis, plus rien.

Cette situation pose une question fondamentale : à quoi sert un droit reconnu, s’il ne peut être exercé ?

Le Ruxolitinib n’est pas un traitement de confort. Il est vital. Son interruption expose à une aggravation rapide de la maladie, à une dégradation de l’état général, et potentiellement à des conséquences irréversibles.

Derrière ce problème d’approvisionnement, il y a une réalité humaine : celle d’un patient dont l’état de santé dépend d’un médicament absent.

Ce cas n’est probablement pas isolé.

C’est pourquoi j’en appelle aujourd’hui à une prise de conscience urgente et à une action immédiate des autorités sanitaires afin de garantir la continuité des traitements vitaux.

L’accès aux soins ne doit pas être une promesse théorique, mais une réalité concrète.

Il en va de la dignité des patients. Il en va de la responsabilité collective.

* Citoyen de Djerba.  

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Vient de paraître | ‘‘Ecrits d’une décennie mouvementée’’ de Taoufik Ouanes

Taoufik Ouanes vient de publier un recueil de ses chroniques et entretiens relatifs à l’actualité tunisienne, maghrébine, arabe, euro-méditerranéennes et internationales publiés au cours des quinze dernières années par des médias tunisien, dont Kapitalis, et européens, notamment en Suisse.

Le livre est intitulé ‘‘Ecrits d’une décennie mouvementée. Entre révolte et raison’’ et  été préfacé par le journaliste Ridha Kefi, directeur fondateur de Kapitalis, qui présente l’auteur en ces termes : «Taoufik Ouanes n’est pas journaliste ni chroniqueur ni influenceur, mais il est, lui aussi, à sa manière, un ‘‘historien du présent’’, selon la définition du journaliste souvent attribuée à Albert Camus. Car, en tant que juriste, avocat inscrit aux barreaux de Tunis et de Genève, observateur avisé des affaires du monde et ancien fonctionnaire international, mais aussi en tant que citoyen du monde soucieux de la bonne marche des affaires internationales, il résiste rarement à la tentation de donner son avis et sa vision sur ce qui se passe autour de lui, dans son pays natal, la Tunisie, ou d’adoption, la Suisse, mais aussi dans le reste du monde.»

Souvent sollicité par les médias, à Tunis et à Genève, analyser telle ou telle séquence de l’actualité nationale ou internationale, cet avocat d’affaires, qui a aussi été fonctionnaire international auprès des organisations onusiennes ont souvent, apporte sa contribution au débat avec une rigueur factuelle dont s’honorerait les plus rigoureux historiens et une rectitude intellectuelle et morale dont le juriste qu’il est ne se dépare jamais.

«Il suffit de relire ses interventions recueillies dans ce livre pour se rendre compte de l’acuité de son regard, de la profondeur de ses analyses et de la justesse de certaines de ses prévisions. Surtout en ce qui concerne les évolutions qui ont marqué l’histoire contemporaine de la Tunisie dans son environnement maghrébin, africain, arabe et euro-méditerranéen, à partir du tournant de ladite ‘‘révolution’’ de 2011, date charnière qui a ouvert des perspectives inouïes pour un peuple qui a pris enfin son destin en main, mais qui, comme nous l’expliquera l’auteur, a dépensé beaucoup moins d’énergie à construire la démocratie prospère dont il rêve, qu’à transformer ce rêve en cauchemar», écrit Ridha Kefi dans s préface au recueil, dont on recommande la lecture.

I. B.

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