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Finances publiques sous tension : la Tunisie peut-elle résister aux chocs internationaux ?

Les finances publiques tunisiennes sont-elles suffisamment préparées face aux turbulences économiques mondiales ? Cette question inquiète la commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

Réunis mardi 24 mars 2026, les députés ont appelé le gouvernement à évaluer l’impact des guerres et des tensions internationales sur l’économie nationale. Pour ce faire, ils ont proposé d’auditionner la ministre des Finances pour mesurer les effets de la volatilité des prix du pétrole et des matières premières, évoquant même la possibilité d’une « loi de finances rectificative pour 2026 ».

Autre dossier brûlant : le nouveau Code des changes. Présenté comme un levier pour attirer les capitaux étrangers, ce projet de loi suscite déjà des interrogations. Sera-t-il capable de relancer réellement l’investissement ?

La commission consacrera tout le mois d’avril à des auditions et à une journée d’étude avant l’examen du texte en mai. En parallèle, d’autres dossiers stratégiques seront suivis, notamment la création d’une Banque postale, la modernisation fiscale et l’avancement de grands projets d’infrastructure.

Une question demeure tout de même : ces réformes arriveront-elles à temps pour répondre aux urgences économiques du pays ?

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TRS et dette publique : Dakar contre-attaque face aux soupçons

Le Sénégal assume et défend son recours aux Total Return Swaps (TRS)* pour financer sa dette publique. Dans un communiqué publié mardi 24 mars, le ministère des Finances affirme que ces instruments controversés relèvent d’une stratégie assumée visant à diversifier les sources de financement, dans un contexte de marchés internationaux plus difficiles d’accès. Il s’agit là d’une réponse directe à des critiques relayées par la presse internationale et jugées par Dakar comme « une remise en cause de sa gestion budgétaire », comme le rapporte seneplu.com.

Et cela a marché, en tout cas si l’on se fie aux explications des autorités sénégalaises qui ont assuré que les TRS auraient permis d’attirer des investisseurs étrangers vers le marché régional de la dette. Et notamment ceux qui exigent des facilités de change et de rapatriement des intérêts. Le gouvernement sénégalais insiste surtout sur l’argument du coût. Ainsi, les opérations auraient généré un taux net d’environ 7,1 %. Il est nettement inférieur aux rendements observés sur certains eurobonds sénégalais, proches de 12 % et 11 % en 2025. Une différence présentée comme une économie substantielle pour les finances publiques du pays de la Téranga. Même si ces chiffres ne peuvent être vérifiés indépendamment à partir du seul communiqué officiel, ajoute la même source.

Dakar rejette aussi toute accusation d’opacité. Les autorités affirment que ces opérations ont été réalisées dans le cadre légal des lois de finances. De même que leur principe avait été mentionné dans les documents budgétaires et devant l’Assemblée nationale, note encore le site sénégalais.

Reste que, derrière ces explications techniques, une question persiste : la sophistication financière protège-t-elle vraiment les finances publiques? Ou masque-t-elle simplement une dette devenue plus difficile à financer ?

La réponse dans les prochains mois, suite aux discussions avec le FMI.

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* Total Return Swap (TRS) – « swap de rendement total » en français -, est un contrat dérivé par lequel une partie (le bénéficiaire) reçoit la performance totale d’un actif (intérêts, dividendes, plus-values) en échange de paiements réguliers (taux fixe ou variable) à une contrepartie (le payeur), transférant ainsi le risque de crédit et de marché sans posséder l’actif.

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Les exportations d’huile d’olive tunisienne dépassent les 2 milliards de dinars

Durant les quatre premiers mois de la campagne agricole 2025-2026, la Tunisie a exporté environ 184 mille tonnes d’huile d’olive. Ce qui correspond à une progression par rapport à la même période de la campagne précédente, relève l’Observatoire national de l’agriculture (Onagri).

Quant à la valeur des exportations, elle a atteint quelque 2,3 milliards de dinars, confirmant l’importance du secteur pour l’économie agricole du pays. Mais en dépit de cette hausse des volumes exportés, le prix moyen de l’huile d’olive a légèrement diminué pour s’établir autour de 12 dinars le litre.

En tête des principaux pays importateurs d’huile d’olive tunisienne, on retrouve l’Union européenne qui absorbe plus de 57 % des exportations. Suivent l’Amérique du Nord et d’autres marchés internationaux.

Concernant l’huile d’olive biologique, les exportations ont atteint environ 22 mille tonnes, générant près de 298 millions de dinars.

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Visite de Giorgia Meloni à Alger : au-delà du gaz

La présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, arrive à Alger dans un contexte énergétique européen particulièrement tendu. Mais au-delà de l’urgence gazière, ce déplacement illustre surtout la transformation progressive du partenariat stratégique entre Rome et Alger.

Le moment est hautement symbolique, affirme le site ecotimesdz.com, ajoutant que la frappe iranienne contre l’installation gazière de Ras Laffan au Qatar et les tensions autour du détroit d’Ormuz ont brutalement fragilisé les chaînes d’approvisionnement en GNL. Du reste, pour l’Italie, l’impact est immédiat, car les autorités italiennes estiment que Doha ne serait plus en mesure d’assurer une partie de ses livraisons, menaçant près de 10 % de la consommation nationale.

Par conséquent et face à ce choc, Rome se doit d’accélérer ses sources de diversification. Ainsi, si des discussions sont engagées avec plusieurs fournisseurs, l’Algérie reste l’option privilégiée. Depuis la rupture énergétique avec la Russie en 2022, elle couvre déjà environ 30 % des besoins italiens en gaz. Les négociations en cours entre Eni et Sonatrach pour augmenter les volumes devraient ainsi figurer au cœur de la visite de la présidente du Conseil italien à Alger.

Lire aussi – Algérie : Sonatrach et ENI signent un contrat de partage de production de 1,35 milliard de dollars

Et ce n’est pas tout. La relation bilatérale ne se limiterait plus à l’énergie, soulignent plusieurs médias algériens. En effet, les échanges commerciaux ont atteint près de 13 milliards d’euros en 2025, avec une progression marquée des exportations italiennes d’équipements industriels et de machines.

Et un nouveau chapitre est venu s’ajouter au tableau, à savoir l’industrie qui concerne entre autres l’automobile, l’agroalimentaire et les mines qui intéressent et attirent désormais les entreprises italiennes. « De Fiat à des sous-traitants comme Sigit, l’Algérie apparaît de plus en plus comme une plateforme industrielle émergente en Méditerranée ».

En clair, la visite de Meloni dépasse la simple diplomatie énergétique : elle consacre l’émergence d’un partenariat économique et stratégique appelé à s’approfondir.

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Guerre en Iran : Mohammad Bagher Zolghadr remplace Ali Larijani à la sécurité

L’Iran annonce avoir nommé Mohammad Bagher Zolghadr, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution et fidèle du défunt Ali Larijani, pour remplacer ce dernier à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale. C’est la télévision d’État qui rapporte cette nomination.

A rappeler qu’Ali Larijani, homme politique emblématique et pilier de la République islamique, dirigeait la plus haute instance de sécurité d’Iran. Et ce, jusqu’à son assassinat, il y a une semaine, lors de frappes israéliennes à Téhéran.

Par ailleurs et dans le contexte de la guerre, le régime iranien a menacé, lundi 23 mars, de poser des mines navales dans le Golfe persique, en cas d’attaque de ses côtes par les Etats-Unis et Israël. Il a également averti qu’il frappera des infrastructures clés du Moyen-Orient et fermera entièrement le détroit d’Ormuz si ses centrales électriques sont visées. Il réplique ainsi à un ultimatum de 48 heures lancé par Donald Trump (qui devait expirer dans la nuit du lundi).

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Tunis, la nouvelle “lueur” du tourisme créatif… vraiment

Selon un reportage du The New York Times publié le 20 mars 2026 – à l’occasion du 70e anniversaire de l’indépendance de la Tunisie -, Tunis exercerait aujourd’hui une « lueur irrésistible » sur une nouvelle génération de visiteurs. Quinze ans après la révolution de 2011, la capitale tunisienne apparaît comme une ville en pleine recomposition culturelle, attirant des voyageurs à la recherche d’authenticité, mais aussi d’une scène créative en pleine effervescence.

Le quotidien américain décrit une métropole située au carrefour de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, où artistes, designers et entrepreneurs culturels multiplient les initiatives. Des ruelles de la Médina de Tunis aux quartiers côtiers de Sidi Bou Saïd et La Marsa, concept stores, ateliers de mode indépendante et collectifs artistiques redessinent le paysage urbain. Dans cette atmosphère hybride, les appels à la prière se mêlent désormais à des soirées où les DJ réinventent des sonorités locales comme le mezwed.

Cette attractivité de Tunis repose aussi sur des facteurs plus pragmatiques : accès sans visa pour de nombreux visiteurs occidentaux, liaisons aériennes renforcées et taux de change favorable. Autant d’éléments qui accompagnent la reprise progressive du tourisme; tandis que des sites patrimoniaux comme le Musée national du Bardo ou les ruines de Carthage restent relativement accessibles.

Mais derrière cette image de renaissance, le journal note aussi certaines ambiguïtés. La multiplication de cafés et d’espaces culturels au style globalisé, souvent fréquentés par la diaspora, contraste avec les inégalités persistantes dans le pays. Une effervescence qui témoigne autant d’un renouveau culturel que des tensions d’une capitale encore en quête d’équilibre.

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Assurances Maghrebia Vie : bénéfice net en hausse de 16 % à 23,4 MD en 2025

Assurances Maghrebia Vie a enregistré une progression notable de ses performances en 2025. Et ce, avec un résultat net de 23,36 millions de dinars, en hausse de 15,77 % par rapport à 2024.

Réuni le 13 mars 2026, le Conseil d’administration de la compagnie Assurance Maghrebia Vie a arrêté les états financiers de l’exercice 2025. Il fait également ressortir un chiffre d’affaires de 145,03 millions de dinars; contre 129,97 millions un an auparavant. Soit une croissance de 11,59 %. Le résultat avant impôt s’est établi à 29,35 millions de dinars, en progression de 17,86 % sur un an.

Au vu de ces résultats, le Conseil d’administration a décidé de proposer à l’assemblée générale la distribution d’un dividende de 0,421 dinar par action. Les actionnaires sont convoqués à l’Assemblée générale ordinaire prévue le 15 mai 2026.

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Afrique du Nord : priorité aux services hydriques durables plutôt qu’aux seules infrastructures

Face à l’aggravation du stress hydrique, les pays d’Afrique du Nord sont appelés à réorienter leurs politiques de l’eau vers des services hydriques durables; plutôt que de se concentrer exclusivement sur la construction d’infrastructures. C’est l’une des principales recommandations d’un récent rapport de la Banque mondiale, publié à l’occasion de la Journée mondiale de l’Eau du 22 mars.

Intitulé « Nourish and Flourish : Water Solutions to Feed 10 Billion People on a Livable Planet », le document alerte sur la raréfaction accélérée des ressources hydriques dans la région, appelée à s’intensifier à mesure que la population mondiale s’approchera des 10 milliards d’habitants d’ici 2050.

Le rapport souligne notamment la dégradation rapide des aquifères dans les zones arides et semi-arides d’Afrique du Nord. La surexploitation des nappes souterraines, souvent supérieure à leur capacité naturelle de recharge, fragilise les systèmes agricoles et accentue la dépendance alimentaire des États de la région, dont la plupart figurent déjà parmi les territoires à fort stress hydrique et faible autonomie alimentaire.

Pour y remédier, la Banque mondiale met en avant plusieurs pistes d’action. Elle cite notamment l’émergence de mécanismes de financement innovants favorisant l’implication du secteur privé dans les infrastructures hydrauliques et les technologies économes en eau. Certaines expériences nationales, en particulier au Maroc, illustrent le potentiel de dispositifs combinant partage des risques, accès au crédit et modernisation des équipements agricoles, notamment dans l’irrigation solaire et la micro-irrigation.

À l’échelle régionale, l’institution préconise surtout un changement de paradigme : passer d’une logique centrée sur les ouvrages à une approche orientée vers la gestion et la fourniture de services hydriques. Cette transition s’appuierait notamment sur les technologies numériques – données satellitaires et intelligence artificielle – déjà mobilisées dans certaines zones sahéliennes pour améliorer la cartographie et l’exploitation des ressources en eau.

Enfin, le rapport appelle les gouvernements à renforcer les politiques de régulation des prélèvements, à mieux valoriser économiquement l’eau et à développer les partenariats public-privé, considérés comme des leviers essentiels pour préserver la sécurité alimentaire et environnementale de la région dans les décennies à venir.

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Ormuz sous verrou : l’Afrique au bord d’un choc alimentaire majeur

La guerre en Iran fait vaciller bien plus que les équilibres géopolitiques. Elle menace désormais directement l’assiette de millions d’Africains. Comme le souligne Afrique Emergent, la fermeture du détroit d’Ormuz – passage stratégique de seulement 34 kilomètres – a brutalement interrompu un tiers du commerce mondial d’engrais. En pleine saison des semis en Afrique de l’Est, ce blocage agit comme une bombe à retardement.

Au Kenya, en Tanzanie ou en Somalie, les agriculteurs attendent des cargaisons qui n’arriveront pas. Derrière l’effondrement du trafic maritime – passé de 129 à seulement 4 navires par jour début mars – se dessine une rupture critique des chaînes d’approvisionnement, alerte Afrique Emergent. Plus d’un million de tonnes d’engrais sont immobilisées dans le Golfe, tandis que les prix s’envolent déjà, aggravant la pression sur des économies déjà très fragiles.

Les conséquences pourraient être dévastatrices. Sans engrais azotés, les rendements du maïs pourraient par exemple chuter de plus de 40 %, faisant planer le spectre d’une crise alimentaire dès 2026-2027. Contrairement aux crises précédentes, aucune alternative logistique viable n’existe : Ormuz est un verrou total.

Même l’Afrique du Nord vacille. Dépendante d’intrants venus du Golfe, sa production est fragilisée. Seule l’Algérie, grâce à sa production locale, dispose d’une marge de manœuvre — insuffisante toutefois pour compenser à l’échelle du continent.

Le calendrier agricole, lui, n’attend pas. Chaque semaine perdue aujourd’hui se traduira demain par des champs moins productifs, des marchés sous tension et des populations plus vulnérables. Une crise silencieuse, mais imminente.

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Eau, énergie, climat : la Méditerranée face à un risque systémique majeur

À l’occasion de la Journée mondiale de l’eau, célébrée le 22 mars, les 43 États membres de l’Union pour la Méditerranée (UpM), dont la Tunisie, ont adopté trois stratégies régionales majeures pour encadrer, d’ici 2030, la gestion durable de l’eau dans la région. Ces cadres portent sur l’interdépendance eau-énergie-alimentation-écosystèmes, le financement du secteur et sa transformation numérique.

Présentée comme « la progression la plus significative » en matière de gouvernance euro-méditerranéenne de l’eau depuis la première réunion ministérielle dédiée, cette initiative vise à répondre à des pressions croissantes liées au changement climatique, à la rareté des ressources et aux besoins concurrents des différents usages.

La première stratégie propose une approche intégrée « de la source à la mer », conciliant les exigences agricoles, énergétiques, urbaines et environnementales, tout en protégeant les ressources naturelles. Elle s’appuie sur un partenariat élargi incluant notamment des agences onusiennes et européennes.

Le deuxième cadre établit une feuille de route pour mobiliser des financements durables, garantir la viabilité économique des services d’eau et améliorer l’accès pour les populations vulnérables. Le troisième axe mise sur la numérisation des systèmes, à travers l’usage de capteurs, de compteurs intelligents et de solutions d’intelligence artificielle, afin de réduire les pertes et moderniser les infrastructures.

L’UpM souligne qu’aucun pays ne peut relever seul ces défis, plaidant pour une coopération régionale renforcée. Dans une région où l’agriculture consomme jusqu’à 70 % de l’eau disponible et où le réchauffement s’accélère, ces stratégies se veulent une réponse coordonnée aux risques croissants qui menacent plus de 500 millions d’habitants.

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Tunisie : championne mondiale de l’olive bio, mais encore en quête de valeur ajoutée

La Tunisie s’impose comme le premier producteur mondial d’olives biologiques, avec environ 144 000 hectares consacrés à cette culture, selon les données du ministère de l’Agriculture. Cette position de leader illustre la montée en puissance de l’agriculture biologique dans le pays et son intégration réussie dans les chaînes de valeur internationales des produits agricoles de qualité.

Plus largement, le secteur biologique tunisien couvre près de 235 000 hectares et connaît une croissance soutenue. Cette dynamique repose sur des conditions climatiques favorables, un savoir-faire reconnu et des systèmes de certification alignés sur les normes internationales. Elle s’appuie également sur un réseau structuré de 6 270 acteurs, incluant producteurs, transformateurs et exportateurs, contribuant à améliorer la qualité et la compétitivité des produits.

Sur le plan économique, les exportations de produits biologiques ont atteint environ 750 millions de dinars en 2025, tirées notamment par la forte demande en huile d’olive sur les marchés européens et américains. La reconnaissance de la Tunisie par l’Union européenne, la Suisse et le Royaume-Uni comme pays exportateur de produits biologiques facilite davantage l’accès à ces marchés et renforce l’apport du secteur à la balance commerciale.

Malgré ces avancées, des défis persistent, notamment une productivité encore limitée et une valorisation insuffisante via la transformation industrielle. L’enjeu majeur reste de passer à des produits à plus forte valeur ajoutée.

Dans cette perspective, la stratégie nationale à l’horizon 2030 vise à améliorer la gouvernance, développer les filières et renforcer la compétitivité, notamment à travers des zones pilotes intégrant agriculture, écotourisme et artisanat.

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Patron généreux, employés heureux !

376 000 euros. C’est notre chiffre du jour. Et c’est le montant d’une prime exceptionnelle qu’un patron a décidée d’offrir à chacun des salariés de son entreprise.

Cela s’est passé aux Etats-Unis à la fin de l’année 2025. Donc, ce n’est ni un “poisson d’avril“, encore moins d’une information Facebook. C’est un fait réel, et qui plus est a été rapporté par le ou l’un des médias le plus respecté et crédible au monde.

En effet, l’entreprise en question est Firebond – spécialisée dans les équipements électriques – et créée par Graham Walker. Comme le rapporte donc le Wall Street Journal, « ce dernier a récemment décidé de se séparer de son entreprise pour 1,7 milliard de dollars. L’homme d’affaires de 46 ans a cependant souhaité reverser une partie du produit de la vente de l’entreprise avec ses anciens collaborateurs », relaient nos confrères de ladepeche.fr.

Les 15 % de cette somme (1,7 milliard de dollars), correspondant à 250 millions d dollars, ont donc été répartie entre les 539 salariés de Firebond, soit l’équivalent de 443 000 dollars de prime (ou un peu plus de 376 000 euros) par personne. Il explique vouloir agir ainsi «… pour récompenser la fidélité de ses employés ».

Tiens donc, il existe encore de nos jours de patrons qui récompensent la “fidélité à l’entreprise“ ! C’est bien à savoir, car la plupart des chefs d’entreprise, notamment les jeunes entrepreneurs, la notion de fidélité ne figure pas dans leur vocabulaire, ce qui compte pour eux, c’est la « valeur travail » de l’employé, c’est-à-dire ce qu’il donne par rapport à ce qu’il perçoit!

A préciser toutefois que les salariés ne vont pas toucher la totalité de cette prime en une seule fois, le versement sera étalé sur 5 ans avec une condition : que « les bénéficiaires restent sous contrat au sein de l’entreprise ».

De tout compte fait, pour les bénéficiaires dont certains vivaient au jour le jour, c’est un véritable soulagement.

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Méthanier russe à la dérive en Méditerranée : pas de fuite détectée

Un méthanier russe gravement endommagé dérive en Méditerranée sans fuite d’hydrocarbures, selon la protection civile italienne. Et en dépit de la présence d’environ 700 tonnes de carburant à bord, aucun signe de pollution n’a été détecté à ce stade, rapporte l’AFP.

Le navire, abandonné après une attaque début mars attribuée par Moscou à l’Ukraine, se trouve actuellement dans les eaux internationales, au large de la Libye, dans une zone de recherche et de sauvetage libyenne. Il dérive vers le sud, ajoute la même source.

Toujours à flot, le méthanier présente d’importants dégâts, dont une large brèche dans la coque, le rendant instable et rendant tout remorquage particulièrement complexe. S’il ne menace pas de couler immédiatement, la situation reste sous surveillance.

Les autorités évoquent surtout un risque potentiel d’explosion lié à la présence de gaz encore difficile à quantifier. La quantité d’hydrocarbures est jugée importante, mais moins préoccupante que dans le cas d’un pétrolier.

Situation à suivre.

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L’eau, nouvelle arme de guerre au Moyen-Orient ?

À la veille de la Journée mondiale de l’eau, la présidente du Réseau arabe pour la souveraineté alimentaire, Razan Zuayter a averti que l’intensification des conflits au Moyen-Orient, notamment la guerre contre l’Iran, accentue fortement les menaces sur la sécurité hydrique, en raison du ciblage croissant des infrastructures liées à l’eau. Elle a souligné, dans une interview accordée à l’agence TAP, que l’utilisation de l’eau comme arme constitue une menace directe et grave, susceptible d’affecter des millions de personnes dans une région déjà marquée par une rareté extrême de cette ressource.

Elle considère que les attaques récentes contre des installations de dessalement, en Arabie saoudite, aux Emirats arabes unis entre autres, illustrent une escalade préoccupante, avec des conséquences immédiates sur l’approvisionnement en eau potable. Elle rappelle que de telles pratiques ne sont pas nouvelles, évoquant des exemples récurrents dans plusieurs conflits, notamment en Palestine, où la destruction et la pollution des infrastructures hydrauliques aggravent la vulnérabilité des populations.

Razan Zuayter explique que les répercussions pourraient être particulièrement sévères pour les pays dépendant du dessalement, certains États du Golfe reposant jusqu’à 90 % sur cette technologie. Une interruption prolongée entraînerait des pénuries rapides, paralysant les grandes villes et provoquant crises sanitaires, déplacements de populations et perturbations économiques majeures.

Face à ces risques, elle insiste sur la nécessité d’adopter des mesures urgentes, incluant le renforcement de la coopération régionale, l’amélioration de la gestion de l’eau et la diversification des sources. Elle plaide également pour une diplomatie de l’eau fondée sur des accords contraignants afin de protéger les infrastructures et garantir une gestion équitable et durable des ressources.

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Feu vert européen : le Maroc sécurise ses banques et les transferts des MRE

La validation par la Commission européenne de l’accord entre le Maroc et la France constitue une avancée majeure pour les banques marocaines opérant en Europe.

Ce feu vert permet à ces établissements de poursuivre leurs activités en France sans entrave significative et ouvre la voie à des négociations élargies avec d’autres pays européens, dans un contexte marqué par l’entrée en vigueur d’une directive plus stricte sur les banques non européennes. C’est ce qu’on lit en substance dans plusieurs médias du Royaume chérifien.

Annoncée par le wali (gouverneur) de Bank Al-Maghrib (la Banque centrale du Maroc), Abdellatif Jouahri, cette décision renforce la position marocaine dans un dossier jugé stratégique. « L’accord avec Paris devient désormais une référence pour convaincre d’autres partenaires européens », écrit le360.ma. Dans cette dynamique, des discussions ont déjà été engagées avec les Pays-Bas et la Belgique, et devraient s’étendre prochainement à l’Italie, l’Espagne, puis l’Allemagne. Rien que ça.

En tout état de cause, cette évolution marque un tournant après des mois d’incertitude. Fin 2025, rappellent les sites web marocains, l’approbation de Bruxelles restait en suspens, « condition essentielle pour consolider l’accord franco-marocain et servir de base aux autres négociations ». Désormais validé, ce cadre offre au Maroc un levier concret pour défendre les intérêts de ses banques.

Adoptée en 2024 et appliquée depuis janvier 2026, la directive européenne impose ainsi un encadrement renforcé des banques non européennes. Bien qu’orientée initialement vers les établissements britanniques post-Brexit, elle concerne également les banques marocaines, dont le rôle est crucial pour les Marocains résidant à l’étranger (MRE). A noter que ces dernières assurent notamment les transferts de fonds, qui ont atteint plus de 122 milliards de dirhams (près de 11,3  milliards d’euros) en 2025 et devraient continuer à croître.

Face à ces enjeux, le Maroc a mis en place une stratégie proactive reposant sur une task force dédiée. Objectif : négocier pays par pays pour garantir la continuité des services bancaires et préserver ces flux financiers essentiels. Les prochains mois seront déterminants pour étendre ce modèle à l’ensemble de l’Europe.

Quel autre pays au Maghreb peut-il se targuer d’une telle démarche?

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Malaisie–États-Unis : audace calculée ou suicide assumé? 

Dans le dossier « droits de douane réciproques » de Trump, Kuala Lumpur rompt avec Washington et pourrait entraîner d’autres. Mais ce choix est-il calculé ou bien constitue-t-il un suicide commercial dont les conséquences risquent douloureuses pour la Malaisie? Personne n’est en mesure, aujourd’hui, d’en apporter la moindre réponse tangible.

La Malaisie a annoncé la fin de son « accord commercial avec les États-Unis », devenant de fait le premier pays à se retirer de la politique américaine de droits de douane réciproques. Kuala Lumpur estime que cet accord est désormais « nul et non avenu », à la suite, du reste, d’une décision de la Cour suprême américaine qui en a supprimé la base juridique, comme le rapporte le site defimedia.info.

Le ministre malaisien de l’Investissement, du Commerce et de l’Industrie, Johari Abdul Ghani, a confirmé que l’Accord sur le commerce réciproque (ART) n’était plus en vigueur. En cause : « un arrêt rendu le 20 février 2026 par la Cour suprême des États-Unis, jugeant que le président ne dispose pas de l’autorité nécessaire, via l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA), pour imposer des droits de douane généralisés ».

Le droit a donc dit son mot. Mais qu’en sera de la politique? Nul ne le sait. Toujours est-il que le géant asiatique semble saisi le « bon » moment pour annoncer cette décision, à savoir l’embourbement dans lequel se trouvent les Etats-Unis dans leur contre l’Iran, depuis maintenant quatre semaine. Mais passons!

Rappel des faits

Signé le 26 octobre 2025 à Kuala Lumpur par Anwar Ibrahim et Donald Trump, cet accord avait permis à la Malaisie de réduire progressivement ses droits de douane, en échange d’un accès élargi au marché national pour les États-Unis et de concessions politiques, rappelons-le. Sauf que, en février dernier, la décision judiciaire américaine a profondément modifié la donne. Washington a depuis instauré un tarif uniforme de 10 % pour tous ses partenaires commerciaux, supprimant de fait les avantages négociés dans le cadre de l’ART et vidant l’accord de sa substance économique.

Cette réorientation affecte également plusieurs économies – dont l’Union européenne, le Japon, la Corée du Sud, le Vietnam, l’Indonésie, le Bangladesh et l’Inde – désormais soumises au même régime tarifaire malgré leurs concessions antérieures.

Parallèlement, la pression commerciale américaine se poursuit. Les 11 et 12 mars 2026, le Bureau du représentant américain au commerce a lancé une nouvelle enquête au titre de la section 301 visant plusieurs pays, y compris certains signataires d’accords commerciaux, renforçant les tensions autour de la politique commerciale des États-Unis.

Alors, qui osera emboîter le pas à la Malaisie?

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Bonheur dans le monde : les jeunes victimes des réseaux sociaux

Chaque année, le rapport mondial sur le bonheur publié sous l’égide de l’ONU dresse un état des lieux du « bien-être » à travers la planète.

La Tunisie figurait à la 114ème position en 2025. Ce positionnement reflète des défis persistants, notamment sur le plan économique, social et institutionnel, même si le pays conserve des atouts humains et culturels importants.

Mais comment mesure-t-on le bonheur ? L’indice repose sur six grands critères : le niveau de vie (PIB par habitant), la santé (espérance de vie en bonne santé), le soutien social, la liberté de faire ses propres choix, la générosité et enfin la perception de la corruption. Autant de facteurs qui dessinent une vision globale du bien-être dans chaque pays.

Les jeunes attendront pour être heureux !

Un autre enseignement marquant du rapport concerne les jeunes. Dans plusieurs pays comme les États-Unis, le Canada ou encore l’Australie, le niveau de bonheur chez les moins de 25 ans a fortement chuté ces dernières années, en particulier chez les jeunes femmes. En cause, entre autres : l’usage intensif des réseaux sociaux.

En effet, ces plateformes jouent en effet un rôle ambivalent, expliquent les rédacteurs du rapport. « Trop de temps passé en ligne est souvent associé à une baisse du bien-être. Mais à l’inverse, s’en éloigner totalement peut aussi priver de certains bénéfices, comme le lien social ou l’accès à l’information. Tout est donc une question d’équilibre », lit-on entre autres.

Les meilleurs

Pour revenir au classement proprement dit, un pays confirme sa domination : la Finlande. « Avec ses paysages apaisants, son système social solide et un haut niveau de confiance envers les institutions, elle conserve la première place », décrit le rapport de l’ONU. Plus largement, les pays nordiques continuent d’écraser la concurrence, occupant cinq des six premières positions. Sachant au passage que la France n’arrive qu’à la 35ème position.

À noter également : une petite révolution dans ce classement 2026. Pour la première fois depuis sa création en 2012, aucun pays anglophone ne figure dans le top 10. Les États-Unis, par exemple, ne sont que 23e.

Autre fait marquant de ce classement, c’est l’entrée dans le top 5 du Costa Rica (4ème) et ce pour la première fois en obtenant même le meilleur classement jamais atteint par un pays d’Amérique latine.

Enfin, à l’autre extrémité du classement, l’Afghanistan reste le pays où le niveau de satisfaction de vie est le plus faible, dans un contexte politique et humanitaire extrêmement difficile. On y retrouve également la Sierra Leone (146), le Malawi (145), le Zimbabwe (144), le Botswana (143), le Yémen (142), le Liban (141), ou encore la République démocratique du Congo (140).

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Assassinat d’un ancien diplomate tunisien chez lui à el Menzah 1

Le ministère des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger annonce le décès de l’ancien ambassadeur Youssef Ben Haha, survenu le jeudi 19 mars 2026.

Dans un communiqué, le département des Affaires étrangères souligne que le défunt avait occupé le poste d’ambassadeur de Tunisie à Stockholm (Suède), puis à Athènes (Grèce). Il avait également assumé plusieurs responsabilités au sein de l’administration centrale du ministère.

Le chef de la diplomatie tunisienne, Mohamed Ali Nafti, a présenté, selon le même communiqué, ses « sincères condoléances à la famille du défunt, priant Dieu de lui accorder Sa miséricorde, de l’accueillir en Son vaste paradis et d’accorder à ses proches patience et réconfort ».

D’après sources proches de la victime, Ben Haha a été assassiné dans la nuit de jeudi à vendredi à son domicile situé à El Menzah 1, à Tunis, à la suite d’une violente agression, selon un média de la place.

Les premiers éléments recueillis indiquent que les faits se seraient déroulés après une coupure d’électricité suspecte. La victime aurait été attaquée à la tête avec un objet contondant alors qu’elle tentait de vérifier l’origine de la panne. Son décès serait survenu sur place, des suites de ses blessures.

L’agresseur ou les agresseurs se seraient ensuite introduits à son domicile où il (ils) aurait (ent) également violemment agressé l’épouse de la victime. Par la suite, cette dernière a été évacuée en urgence vers un établissement hospitalier et se trouverait dans un état critique.

L’important dans cette affaire est que l’assassin aurait été rapidement arrêté par la police, et il s’agirait d’un ouvrier d’un chantier proche du domicile de la victime.

L’enquête déterminera le ou les causes de cet assassinat.

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Tunisie : la sécheresse classée calamité naturelle dans 12 gouvernorats

La Tunisie a officiellement reconnu « l’état de sécheresse comme calamité naturelle » pour la campagne agricole 2023-2024 dans 12 gouvernorats. Cette décision, publiée au Journal officiel le 17 mars 2026, permet d’activer le Fonds d’indemnisation des dommages agricoles afin de compenser les agriculteurs touchés.

Sont concernés les producteurs de grandes cultures (céréales, légumineuses, etc.) dans les régions de La Manouba, Zaghouan, Ben Arous, Ariana, Le Kef, Béja, Jendouba, Nabeul, Kasserine, Bizerte, Siliana et Kairouan, affectées par le manque de pluie. Cette mesure fait suite aux évaluations de la Commission nationale des catastrophes naturelles réalisées en 2024 et 2025.

Les agriculteurs inscrits au Fonds pourront recevoir des indemnités calculées selon les pertes constatées sur leurs exploitations. Un rééchelonnement des dettes est également prévu pour ceux ayant contracté des prêts saisonniers et subi des pertes avérées. Les intérêts liés à ce rééchelonnement seront pris en charge par le Fonds national de garantie.

Certaines conditions s’appliquent toutefois : les exploitations situées dans les zones irriguées ne sont pas éligibles, et toute demande devra être accompagnée d’un certificat technique délivré par les autorités agricoles régionales, confirmant que les dégâts sont dus à la sécheresse.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie de l’État pour limiter l’impact des changements climatiques sur l’agriculture, soutenir les producteurs et préserver les filières essentielles à l’économie nationale.

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