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Les Français paient déjà le prix du conflit énergétique

La guerre au Moyen-Orient provoque un « nouveau choc pétrolier » susceptible de peser sur la croissance économique de la France. C’est ce qu’a déclaré ce mardi le ministre de l’Économie, Roland Lescure. Tandis que l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) anticipe un « net regain d’inflation » dans les prochains mois.

« C’est un choc pétrolier. Nous en avons connu une dizaine au cours des 50 dernières années. L’hypothèse d’une crise temporaire, dont les conséquences économiques disparaîtraient avec la fin des bombardements, n’est malheureusement plus valable », a souligné M. Lescure devant la commission parlementaire des finances. « Avec la crise, 15 à 20 % du pétrole et 20 % du gaz naturel liquéfié ne parviennent plus aux marchés mondiaux. Cela représente 11 millions de barils en moins par jour pour l’économie mondiale », a-t-il ajouté.

« Cette situation constitue un nouveau choc pétrolier. Et si ce choc énergétique persiste au-delà de quelques semaines, la crise pourrait s’étendre plus largement à l’ensemble de l’économie et finir par devenir plus systémique », a-t-il encore averti.

« Nous surveillons l’évolution de la réaction de l’économie face au choc, qui dépendra évidemment de la durée et de l’intensité de la guerre », a-t-il ajouté.

En outre, le ministre estime qu’ « une hausse permanente de 10 dollars le baril représente une croissance en baisse d’environ 0,1 % et une inflation en hausse de 0,3 % » pour la France. « Un baril qui se maintiendrait probablement à 100 dollars, soit un choc de 35 dollars par rapport au scénario d’avant-crise, aurait un impact négatif de 0,3 % à 0,4 % sur la croissance et d’un point de pourcentage sur l’inflation », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, M. Lescure a cité les prévisions de l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), selon lesquelles la croissance économique du pays devrait ralentir cette année à 0,2 % au premier et au deuxième trimestres.

En effet, l’INSEE prévoit également que l’inflation, hausse générale et durable des prix, « franchirait les 2 % au cours du printemps »; contre 0,9% sur un an en février. Cette hausse des prix devrait d’abord affecter certains secteurs, notamment le transport aérien via l’augmentation du prix du kérosène, sans se diffuser immédiatement à l’ensemble de l’économie au premier semestre…

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