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L’ultimatum de Trump et le défi de l’Iran

Plusieurs commentateurs à travers le monde se demandent si réellement Donald Trump est en possession de toutes ses facultés mentales et cognitives pour continuer à exercer sa fonction, en cette période chargée de dangers sans précédent pour la paix mondiale depuis les années 30 du siècle dernier.

Les interrogations sur l’aptitude du président américain et sur sa capacité à gérer la grave crise dans laquelle il a engagé son pays et le monde se réfèrent à ses déclarations contradictoires, incohérentes et désordonnées. En effet, le rythme de l’incohérence des propos, des affirmations et des décisions de Trump s’est brusquement accéléré depuis la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz.

La décision de l’Iran de prendre le contrôle de cette voie maritime vitale pour la sécurité énergétique de la planète semble désorienter Donald Trump. Tout d’abord, il a réagi par l’indifférence : « Nous n’avons pas besoin de détroit, parce que nous ne dépendons pas du pétrole du Golfe ». Puis, très vite il change d’avis et appelle ses alliés et même la Chine à envoyer leurs forces navales pour escorter les pétroliers.

Jusqu’à présent, la Chine n’est pas affectée par la « fermeture sélective » du détroit, puisque ses pétroliers peuvent passer. Le problème se pose pour les alliés européens très dépendants du pétrole du Golfe.

Mais malgré cette dépendance, ils ont refusé quand même les appels à l’aide du président américain qui, ayant retiré sa « belle armada » dans l’océan Indien loin des missiles et des drones iraniens, n’a pas eu froid aux yeux en demandant aux autres d’amener leurs navires de guerre au Golfe pour sécuriser le détroit d’Ormuz !

Le refus rationnel des Européens de s’engager dans une guerre, au déclenchement de laquelle ils ont tant mis en garde, a provoqué la fureur du président américain qui l’a qualifié de « trahison ». Il a ainsi traité ses alliés de « lâches » et s’est déchainé contre l’OTAN, la décrivant comme « un tigre en papier ».

S’étant convaincu qu’aucun pays au monde ne répondra à ses appels à l’aide, Trump a choisi de s’engager dans une nouvelle escalade en lançant un ultimatum à l’Iran. Il exige désormais l’ouverture du détroit à la circulation dans les 48 heures, sinon « tous les réseaux électriques et énergétiques de l’Iran seront détruits ».

L’Iran a répondu à cet ultimatum qui expire ce lundi 23 mars par le défi : « Si vous détruisez nos réseaux électriques et énergétiques, nous détruirons les réseaux électriques et énergétiques d’Israël et ceux des pays du Golfe qui fournissent l’électricité et l’énergie aux bases militaires américaines. »

Entre temps, la guerre continue sans relâche. L’’Iran continue de résister. Malgré les lourdes pertes humaines et en infrastructures civiles et militaires, des millions d’Iraniens défilent quotidiennement dans les villes iraniennes en soutien à leur gouvernement, à leur Etat et à l’intégrité de leur territoire.

Trump et Netanyahu étaient à mille lieux de penser que l’Iran possède un tel arsenal et une telle maitrise des techniques de la guerre asymétrique. Nul n’a prévu par exemple que l’Iran soit capable de forcer le porte-avion Abraham Lincoln, symbole de la puissance américaine, à quitter la scène et à aller réparer ses dommages loin de la portée des missiles iraniens.

Par ailleurs, la nuit de samedi 21 à dimanche 22 mars restera dans les annales comme la nuit « la plus difficile » que les Israéliens ont vécue depuis la création de leur Etat. Peu de temps après qu’Israël a attaqué les alentours du site nucléaire d’Abouchehr, l’Iran a répondu par une attaque dévastatrice des environs du site de Dimona et de la ville voisine d’Arad.

La réponse iranienne, à la consternation des agresseurs, a démontré la vulnérabilité du « site le plus secret et le plus protégé de la planète ». Une réponse sous forme d’avertissement : « Si vous détruisez Bouchehr, Dimona sera détruit. »

Alors, la question brûlante qui se pose en Israël est jusqu’à quand les Israéliens supporteront-ils les nuits blanches entassés dans les abris, et les dévastations de plus en plus étendues que subissent leurs villes ? L’étonnant est qu’il n’y a encore aucune réaction ni tentative de déloger du pouvoir Benyamin Netanyahu, ce génocidaire maniaque, qui a mis la région entière et son pays à feu et à sang.

En attendant la réponse de Trump au défi iranien, le monde retient son souffle.

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Les marchés pétroliers suspendus à l’ultimatum américain

Les prix du pétrole évoluent dans un climat d’accalmie relative, alors que les marchés restent suspendus aux développements autour du détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce énergétique mondial.

Après une période de forte volatilité liée à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, les cours semblent marquer une pause. Le prix du brut Brent atteint 113,30 dollars le baril lundi 23 mars; après avoir clôturé vendredi à son plus haut niveau depuis juillet 2022.

Le prix du pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) a continué de progresser de plus de 2 % et a dépassé les 100 dollars le baril, avant de se stabiliser à 99,90 dollars le baril, après des gains de 2,27 % lors de la séance précédente, selon Reuters.

Cette stabilisation demeure toutefois fragile, les investisseurs adoptant une posture attentiste face aux menaces américaines visant à garantir la libre circulation dans le détroit d’Ormuz.

L’ultimatum lancé par le président américain, exigeant l’ouverture totale du détroit d’Ormuz, continue d’alimenter les incertitudes. Une escalade militaire ou un blocage prolongé de cette voie stratégique — par laquelle transite une part essentielle du pétrole mondial — pourrait provoquer un nouveau choc sur les marchés.

Dans ce contexte, les opérateurs surveillent de près l’évolution de la situation géopolitique, conscients que tout incident majeur pourrait relancer la flambée des prix. Les risques restent élevés, notamment en raison des tensions persistantes entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés respectifs dans la région.

Malgré ce relatif apaisement, les fondamentaux du marché demeurent sous pression. Les perturbations potentielles de l’offre, combinées à une demande encore soutenue, entretiennent un climat d’incertitude durable.

Ainsi, le marché pétrolier oscille entre prudence et nervosité, dans l’attente d’un signal clair sur l’évolution du conflit et sur la sécurité des flux énergétiques dans le Golfe.

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