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Choc énergétique | La Tunisie aura besoin de 8 milliards de dollars pour boucler budget 2026

Le prix actuel du baril de pétrole, qui atteint 113 dollars, dépasse de 50 dollars les prévisions du budget de l’État tunisien pour cette année, lequel était basé sur un prix de 63 dollars le baril et un budget de subventions d’environ 9,8 milliards de dollars. (Photo : ministère des Finances à Tunis).

La guerre israélo-américaine contre l’Iran a pris une tournure plus dangereuse, les affrontements militaires ciblant les installations de production pétrolière et affectant directement les bases de l’économie mondiale. L’impact de ces frappes s’étend au-delà de l’Iran, des pays du Golfe et d’Israël, touchant la quasi-totalité des pays du monde.

Ce conflit a entraîné une hausse des prix du pétrole de plus de 50 % ce mois-ci, Goldman Sachs relevant sa prévision du prix du Brent pour 2026 de 77 à 85 dollars le baril.

Cette situation s’explique par les perturbations persistantes du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz et par l’augmentation des réserves stratégiques, engendrant une pénurie d’approvisionnement sur le marché mondial de l’énergie. Et pas seulement.

Concernant les répercussions de cette pénurie sur la Tunisie, Ridha Chkondali, professeur d’économie à l’Université de Tunis, a déclaré à Mosaique FM, le lundi 23 mars 2026, que le prix actuel du baril de pétrole, qui atteint 113 dollars, dépasse de 50 dollars les prévisions du budget de l’État tunisien pour cette année, lequel était basé sur un prix de 63 dollars le baril et un budget de subventions d’environ 9,8 milliards de dollars. Le renchérissement des cours de l’énergie va nécessiter l’injection d’une enveloppe supplémentaire d’environ 8 milliards de dinars dans le budget de l’État.

Par conséquent, cela met l’État face à trois scénarios possibles.

Le premier consisterait en une hausse des prix des carburants, mais il serait probablement rejeté par le président de la République, car le considèrerait comme une injonction du Fonds monétaire international, ce qu’il réfute catégoriquement.

Le second serait un emprunt de 8 milliards de dinars auprès de la Banque centrale de Tunisie, qui s’ajouterait aux 11 milliards déjà contractés, portant le montant à un niveau considérable et risquant d’avoir des répercussions négatives sur l’économie tunisienne par la relance de l’inflation dont le taux est déjà assez haut.

L’État peut aussi opter pour le report d’un an de la mise en œuvre des projets programmés pour 2026, sachant plus que le budget de développement prévu est estimé à environ 8 milliards de dinars, soit un montant proche de la variation en pourcentage des prix du pétrole.

Autre possibilité offerte : le report de trois années du recrutement de 53 000 nouveaux employés et de l’augmentation des salaires prévus pour cette année, afin d’atténuer les difficultés que pourraient engendrer la forte hausse des prix du pétrole due à l’escalade de la guerre israélo-américaine contre l’Iran, sachant que ces prix devraient atteindre un niveau que l’État tunisien pourrait ne pas être en mesure de supporter.

Dans ce contexte, Ridha Chkondali a proposé une série de mesures urgentes que l’État devrait adopter. Il a suggéré, en premier lieu, la création d’une cellule de crise composée d’experts nationaux chargés de suivre quotidiennement l’évolution de la situation au Moyen-Orient, d’étudier différents scénarios et d’envisager des mesures et des politiques susceptibles d’aider la Tunisie à surmonter une éventuelle crise.

Il a également proposé l’adoption d’une loi de finances rectificative ou d’une loi de finances d’urgence incluant des propositions visant à atténuer les répercussions négatives que pourrait avoir ce conflit sur l’économie nationale.

I. B.

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