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50 dollars le vol. Le New York Times tombe amoureux de la Tunisie

Le quotidien américain consacre un long reportage à la capitale tunisienne, saluant son énergie créative hors du commun.

Le New York Times vient de publier un reportage de fond sur Tunis, sous le titre “The Irresistible Glow of Tunis” — littéralement, l’irrésistible éclat de Tunis.

Ce qui les a frappés en premier

Le journaliste Tyler Donohue est arrivé à Tunis par hasard — un vol à 50 dollars depuis Londres. Il s’attendait à une capitale endormie au bord de la mer. Il a trouvé, selon ses propres mots, une ville avec “un tempo créatif addictif, brut et sans complexes”. Il y est retourné plusieurs fois depuis. Ce n’est plus du tourisme. C’est de l’attachement.

“Tout le monde que je rencontrais était en train de créer quelque chose : un café, une ligne de vêtements, une exposition.”

Le glow de Tunis selon le NYT

Ce que le journal appelle le “glow” — cet éclat particulier — tient à un mélange unique. Sidi Bou Saïd, ses portes cobalt, ses concept stores et ses ateliers de slow fashion. Des collectifs d’artistes qui projettent des films dans d’anciens immeubles du centre-ville. Des anciens qui jouent aux cartes sous des plafonniers à quelques mètres d’espaces ouverts aux jeunes. Une ville qui se réinvente en temps réel, dit le Times, à la confluence de l’Europe, de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.

Ce cocktail d’influences — la médina millénaire, les ruines de Carthage à dix minutes en taxi, le café au lait et le mlawi du matin, les smoothies et les conversations en arabe et en français — donne au journal matière à écrire sur une ville qui ne ressemble à aucune autre.

Le reflet sur le tourisme                                  

Le tourisme tunisien remonte vers ses niveaux d’avant-Covid, avec 6,4 millions d’arrivées enregistrées en 2022. Le Times souligne des atouts concrets : la Tunisie reste accessible sans visa pour les citoyens américains, canadiens et la plupart des ressortissants européens. Le taux de change reste favorable. Les liaisons aériennes directes avec les grandes villes européennes existent. Des hôtels soigneusement restaurés, comme le Dar Ben Gacem dans la médina, ou les complexes en bord de mer de Gammarth, sont cités nommément.

Ce qui nous différencie

D’abord, finalement: l’authenticité. Et bien sûr: l’accessibilité financière.

 

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Ayachi Hammami : Une affaire tunisienne qui fait réagir le New York Times

Le quotidien américain New York Times a consacré un long article au dossier d’Ayachi Hammami, figure de l’opposition et avocat spécialisé dans les droits humains, arrêté mardi à son domicile près de Tunis. Le journal inscrit cette arrestation dans ce qu’il décrit comme un durcissement politique en Tunisie, un point de vue relayé par plusieurs organisations internationales.

Selon Human Rights Watch, citée par le New York Times, Ayachi Hammami a été interpellé après la confirmation en appel, la semaine dernière, d’une peine de cinq ans de prison. Celle-ci s’inscrit dans un vaste dossier d’environ quarante prévenus poursuivis pour appartenance à une organisation terroriste et complot contre la sûreté de l’État. Les condamnations prononcées en appel atteignent, pour certains accusés, jusqu’à 45 ans d’emprisonnement.

Dans la vidéo qu’il avait préparée avant son arrestation, publiée sur sa page Facebook, Ayachi Hammami qualifie sa condamnation de décision politique et annonce entamer une grève de la faim.

Le dossier, ouvert en 2023, concerne des personnalités politiques, des avocats, des militants et des journalistes. Human Rights Watch affirme que les charges seraient dépourvues de fondement et s’inquiète d’une instrumentalisation judiciaire. Le quotidien américain cite aussi un analyste de l’International Crisis Group, selon lequel le contexte économique difficile aurait renforcé une logique de fermeté de la part des autorités.

Inquiétude croissante

Ayachi Hammami, ancien ministre chargé des droits de l’homme et opposant connu depuis les années 2000, bénéficie d’une popularité certaine au sein de plusieurs courants politiques. Selon le New York Times, plus de vingt accusés du même dossier ont quitté la Tunisie avant le verdict en appel, tandis que huit personnes avaient été placées en détention provisoire dès 2023. Deux d’entre elles seraient actuellement en grève de la faim.

Pour le média américain, cette affaire illustre une inquiétude croissante, au niveau international, quant à l’évolution politique du pays. Depuis 2021, la Tunisie est régulièrement critiquée par des organisations de défense des libertés publiques à la suite de la suspension du Parlement, de la révision de la Constitution et de poursuites visant des personnalités politiques ou médiatiques.

La diplomatie tunisienne quant à elle n’a pas cessé de rappeler son droit à défendre sa souveraineté et s’est montrée ferme, notamment par le biais des discours présidentiels, face à toute ingérence extérieure.

Un autre élément soulevé par la publication américaine est la place importante accordée au dossier Hammami dans la presse internationale, alors même que d’autres crises économiques et sociales persistent en Tunisie. Cette focalisation interroge : reflète-t-elle une inquiétude grandissante concernant l’évolution du paysage politique tunisien ou une tendance récurrente, chez certains médias étrangers, à privilégier une lecture centrée sur les aspects politiques, parfois au détriment d’analyses plus nuancées du contexte local ? Cette attention extérieure souligne en tout cas l’impact symbolique de ce procès, mais pose aussi la question de la manière dont les enjeux tunisiens sont perçus, sélectionnés et mis en récit à l’international.

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