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Banques et IA en Tunisie : prudence ou frein à l’innovation ?

« L’intelligence artificielle transforme le secteur bancaire… mais à quel prix ? Entre sécurité des données et compétitivité, les banques tunisiennes marchent sur un fil. »

 

Une transformation numérique sous tension

L’IA s’invite dans tous les processus bancaires : analyse des risques, automatisation des opérations, relation client.

En Tunisie, cette révolution soulève un dilemme : comment innover tout en protégeant les données sensibles et respectant la réglementation ?

Les banques ont limité l’accès aux plateformes d’IA publiques depuis leurs réseaux internes pour :

  • prévenir les fuites de données sensibles,
  • éviter le stockage sur des serveurs étrangers,
  • respecter les directives de la Banque centrale de Tunisie et de l’Instance nationale de protection des données personnelles.

Selon une étude interne, plus de 70 % des banques tunisiennes appliquent désormais des restrictions sur l’usage de l’IA publique.

 

Prudence ou frein à l’innovation ?

À l’international, l’IA est un levier clé de compétitivité. Les grandes banques utilisent ces technologies pour accélérer la prise de décision, automatiser les tâches complexes, améliorer la relation client.

En Tunisie, la prudence des banques peut ralentir l’adoption des technologies. Mais elle protège également les informations stratégiques et la réputation des établissements.

« La sécurité des données reste notre priorité absolue. L’IA doit être encadrée, pas bannie. », souligne un expert transformation digitale, banque tunisienne.

 

Solutions locales et IA maîtrisée

Pour concilier innovation et sécurité, plusieurs banques tunisiennes misent sur l’intégration d’IA dans leurs infrastructures internes, le développement de systèmes privés hébergés localement et le contrôle strict des accès et des usages.

Le facteur humain reste central : la sensibilisation et la formation des collaborateurs permettent de limiter les usages informels et renforcer la culture de la cybersécurité.

 

Bonnes pratiques IA en banque

  • Hébergement des systèmes sur serveurs internes
  • Formation continue des employés
  • Contrôle et traçabilité des accès.

 

La prudence : un choix stratégique pour les banques tunisiennes

La question reste : la prudence est-elle un garde-fou nécessaire ou un frein à la compétitivité ?

Pour les experts, il ne s’agit pas de ralentir la transformation digitale, mais de la conduire sous contrôle.

« Avancer vite est essentiel, mais chaque décision liée à l’IA dans le secteur bancaire doit protéger les données sensibles. » (consultant en cybersécurité bancaire).

La transformation digitale des banques tunisiennes devient ainsi un exercice d’équilibre : innover tout en sécurisant les données pour préserver la confiance des clients et rester compétitives sur le marché régional et international.

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Dette publique et banques tunisiennes : qui finance vraiment l’économie ?

La dette publique captive l’attention des médias et des décideurs, mais l’essentiel reste mal compris : quel rôle jouent réellement les banques dans le financement de l’économie tunisienne ? Cette tribune éclaire les mécanismes et les enjeux derrière le lien étroit entre État, banques et investissement privé.

Depuis plusieurs années, le débat économique tunisien se cristallise autour d’un mot devenu presque omniprésent : la dette publique. Dans les discussions politiques comme dans l’espace médiatique, la question semble souvent posée de manière simple – parfois trop simple : l’État emprunte-t-il trop ?

Mais derrière cette interrogation se cache une question plus fondamentale, rarement formulée explicitement : qui finance réellement l’économie tunisienne aujourd’hui ? Car une économie ne fonctionne pas seulement avec des dépenses publiques ou des emprunts souverains. Elle repose sur un équilibre permanent entre plusieurs acteurs du financement : l’État, les banques, l’épargne nationale et le secteur productif. Lorsque cet équilibre se déplace, c’est l’ensemble de la dynamique économique qui se transforme.

Un système de financement sous tension

En Tunisie, les banques jouent historiquement un rôle central dans l’allocation du crédit. Elles financent à la fois l’État et les entreprises. Or, depuis plusieurs années, la montée des besoins de financement public a progressivement modifié cet équilibre. Face à des déficits budgétaires persistants et à un accès plus limité aux marchés internationaux, l’État s’est davantage tourné vers le financement domestique.

Autrement dit, une part croissante de l’épargne nationale est mobilisée pour financer la dette publique. Ce phénomène alimente aujourd’hui un débat économique important. Certains observateurs estiment que cette situation risque de réduire la capacité des banques à financer l’investissement privé. D’autres rappellent que le financement de l’État reste indispensable pour assurer la stabilité budgétaire et maintenir les services publics. La réalité se situe probablement entre ces deux lectures.

Dette publique et financement de l’économie : un faux duel

Opposer mécaniquement dette publique et financement du secteur privé peut conduire à une lecture simplifiée de la situation. Dans toutes les économies, l’État emprunte. La question n’est donc pas seulement le niveau de la dette; mais la manière dont le système financier parvient à équilibrer les différents besoins de financement.

Lorsque les ressources financières sont abondantes et diversifiées – banques solides, marchés de capitaux dynamiques, épargne mobilisée -, l’économie peut absorber à la fois les besoins de l’État et ceux des entreprises.

En revanche, lorsque les sources de financement restent limitées ou peu diversifiées, les arbitrages deviennent visibles. La pression sur le système bancaire augmente et les tensions apparaissent. La Tunisie se trouve précisément à ce point d’équilibre délicat.

« Qui finance l’économie tunisienne ? – Le jeu d’équilibre entre État, banques et secteur productif »

 

La vraie question : élargir les sources de financement

Plutôt que de réduire le débat à une opposition entre dette publique et investissement privé, l’enjeu stratégique consiste à élargir et moderniser les sources de financement de l’économie.

Plusieurs leviers peuvent être activés :

  • développement du marché des capitaux,
  • meilleure mobilisation de l’épargne nationale,
  • orientation du financement vers les PME innovantes et productives,
  • renforcement des instruments de financement à long terme.

Ces mesures ne visent pas à supprimer le rôle de l’État ni celui des banques, mais à rééquilibrer progressivement l’architecture financière de l’économie.

Une question de trajectoire économique

Au fond, le débat sur la dette publique et le système bancaire tunisien renvoie à une interrogation plus large sur la trajectoire économique du pays. La capacité des banques à soutenir durablement la croissance dépendra largement de trois variables:

  • la soutenabilité des finances publiques,
  • la dynamique de l’investissement productif,
  • la diversification progressive des sources de financement.

Dans ce contexte, la relation étroite entre banques et État ne doit pas être interprétée uniquement comme un facteur de vulnérabilité. Elle reflète aussi le rôle central que jouent les institutions financières domestiques dans la stabilisation macroéconomique.

L’enjeu consiste désormais à créer les conditions d’un financement plus diversifié, plus équilibré et plus favorable à l’investissement productif.

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Tunisie : les banques se préparent à une deuxième grève

Tunisie : les banques se préparent à une deuxième grève

La tension sociale au sein du secteur bancaire tunisien continue de monter, alors que la Fédération générale des banques, des institutions financières et des assurances a annoncé son intention de passer à un second mouvement de grève, dont la date sera fixée ultérieurement. Réunis lors d’une conférence syndicale organisée par l’Union régionale du travail de […]

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Grève des banques et assurances : Taboubi réclame un dialogue

En plein mouvement de grève du secteur bancaire et des assurances, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a appelé ce lundi à l’ouverture d’un dialogue « sérieux, responsable et transparent » afin d’aboutir à des résultats concrets et équitables pour toutes les parties.

S’exprimant devant des centaines de travailleurs rassemblés à la place Mohamed Ali à Tunis, Taboubi a dénoncé la dégradation du pouvoir d’achat qui touche, selon lui, l’ensemble des catégories sociales, et fustigé le refus des autorités de négocier avec les représentants syndicaux.

Il a réaffirmé que la centrale syndicale poursuivra son combat pour la défense des droits des travailleurs, tout en réitérant son attachement aux libertés publiques et individuelles, à la liberté d’expression et de la presse, ainsi qu’à l’indépendance de la justice.

Le leader syndical a par ailleurs mis en garde contre les restrictions grandissantes sur le droit syndical, qu’il juge « incompatibles avec la démocratie et le respect des droits fondamentaux ».

Des négociations suspendues depuis août

De son côté, Ahmed Jaziri, secrétaire général de la Fédération générale des banques, des institutions financières et des compagnies d’assurance (relevant de l’UGTT), a confirmé que la grève a été suivie massivement dans toutes les régions du pays.

Il a rappelé que la dernière séance de négociation entre la Fédération, le Conseil bancaire et financier et la Fédération tunisienne des sociétés d’assurance remonte à août 2025.

Cette réunion, censée aboutir à un accord sur les augmentations salariales pour trois ans (2025-2027) et sur la création d’un comité consultatif, n’a jamais été suivie de signature, conduisant à la rupture du dialogue.

La Fédération avait ensuite adressé un préavis de grève en date du 20 octobre 2025, resté sans réponse des autorités de tutelle.

Les employeurs dénoncent une grève « injustifiée »

Dans un communiqué publié la semaine dernière, le Conseil bancaire et financier a qualifié l’appel à la grève d’“injustifié et inacceptable”, estimant qu’il porte atteinte aux intérêts des clients et des institutions financières.

Le Conseil affirme s’engager à appliquer les augmentations salariales prévues dans le projet de loi de finances 2026, actuellement en discussion au Parlement, tout en appelant à privilégier le dialogue et la solidarité nationale en cette période économique difficile.

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Grève du secteur bancaire : Le syndicat des banques dénonce des pressions sur les employés

Le secrétaire général de la Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurances, Ahmed Jaziri, a dénoncé ce lundi des « pressions inacceptables » exercées sur les employés pour briser la grève générale du secteur bancaire et des assurances, observée les 3 et 4 novembre à travers tout le pays.

Intervenant sur Jawhara FM, Ahmed Jaziri a confirmé que la grève « couvre l’ensemble des services bancaires » et que son taux de réussite dépasse les 80%, selon les premières estimations. Il a rappelé que le mot d’ordre vise à faire entendre des revendications salariales jugées légitimes, en demandant la reprise des négociations sur les augmentations pour 2025.

Le syndicaliste a souligné que la reprise du dialogue avec le Conseil bancaire et financier (CBF) pourrait permettre une issue rapide au conflit. « Ouvrir la voie aux négociations reste la seule solution pour sortir de cette impasse », a-t-il affirmé.

Jaziri a par ailleurs fustigé un climat de harcèlement dans certaines institutions, accusant certains dirigeants d’exercer des pressions directes sur les agents afin de réduire la portée du mouvement.

Contexte de tensions sociales

La fédération reproche au CBF son refus d’aborder le dossier des augmentations salariales pour 2025. Vendredi dernier, Ahmed Jaziri avait déjà critiqué le discours jugé « hors contexte » du Conseil bancaire, estimant que la partie patronale évoluait « en marge du dialogue social ». Il avait alors appelé à une reprise urgente des discussions pour éviter toute escalade.

De son côté, la Banque centrale de Tunisie (BCT) a adressé une note aux établissements bancaires, leur demandant de garantir la continuité des opérations vitales, notamment les paiements, retraits en espèces et transferts d’argent. Elle a également insisté sur la coordination constante avec la BCT pour toute intervention urgente durant le mouvement.

Le CBF met en garde

Le Conseil bancaire et financier (CBF) avait vivement réagi à l’appel à la grève lancé par la Fédération générale des banques et des établissements financiers. Dans un communiqué publié jeudi, le CBF avait estime que ce mouvement n’a « aucune justification sociale ou économique » et qu’il risque de porter atteinte aux intérêts des citoyens et des entreprises.

Selon le Conseil, cette grève interviendrait « à un moment où l’intérêt général exige davantage de travail, d’efforts et de solidarité ». Il a alerté sur les perturbations qu’un tel arrêt pourrait provoquer dans les services bancaires essentiels, affectant particuliers, entreprises et institutions financières.

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Devant l’UGTT, les agents bancaires manifestent leur colère : une grève suivie à 80%

Le secteur bancaire tunisien est quasiment paralysé depuis ce lundi 3 novembre 2025. À l’appel de la Fédération générale des banques, institutions financières et compagnies d’assurance relevant de l’UGTT, les agents observent une grève générale de deux jours.

Dès les premières heures de la matinée, de nombreux employés se sont rassemblés devant le siège de l’UGTT à Tunis, brandissant drapeaux et pancartes pour réclamer la reprise du dialogue social avec le Conseil bancaire et financier (CBF).

80% de participation et un appel au dialogue

Intervenant sur Jawhara FM, Ahmed Jaziri, secrétaire général de la fédération, a annoncé un taux de participation avoisinant les 80 %.

« L’ensemble des services bancaires sont concernés. Ce mouvement est un cri d’alerte. Les agents vivent une situation d’injustice et subissent même des pressions pour empêcher la grève », a-t-il dénoncé.

Le syndicaliste a précisé que la fédération restait ouverte au dialogue, affirmant qu’un retour à la table des négociations avec le CBF pourrait conduire à la suspension du mouvement.

Mais jusqu’à présent, aucun signal concret n’a été donné du côté patronal, malgré les multiples appels à la médiation adressés à la Présidence et au ministère des Finances.

Le Conseil bancaire et financier dénonce une grève “injustifiée”

Le Conseil bancaire et financier (CBF) a, de son côté, condamné le mouvement social, estimant dans un communiqué publié jeudi dernier que cette grève « n’a aucune justification sociale ou économique ».

Le CBF avertit que cet arrêt de travail « porte atteinte aux intérêts des citoyens et des entreprises », à un moment où « l’économie nationale a besoin de stabilité et de solidarité ».

Le Conseil réaffirme néanmoins son engagement à appliquer les augmentations salariales prévues par la Loi de finances 2026, dès la publication du décret d’application au Journal officiel.

Il souligne son attachement à l’amélioration du pouvoir d’achat et des conditions de travail, tout en appelant à la responsabilité collective et au respect des procédures légales.

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Grève du secteur bancaire : Le Conseil bancaire et financier juge le mouvement injustifié – webdo

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Grève maintenue dans le secteur bancaire : La Fédération appelle le président à intervenir

La Fédération générale des banques, institutions financières et compagnies d’assurance a lancé un appel au président Kaïs Saïed afin qu’il intervienne pour obliger le Conseil bancaire et financier à reprendre le dialogue.

Un appel urgent pour éviter l’arrêt du secteur

Le secrétaire général de la fédération, Ahmed Jaziri, a déclaré, ce jeudi 30 octobre, sur Jawhara FM que l’arrêt de travail prévu les 3 et 4 novembre pourrait être annulé uniquement si un dialogue sérieux s’instaure avec le Conseil. Selon lui, toutes les tentatives de négociation ont échoué et ni le ministère des Finances, ni la Présidence du gouvernement n’ont répondu à leurs sollicitations.

Des revendications salariales et légales ignorées

Le secteur bancaire n’a pas bénéficié de la revalorisation salariale de 25% prévue pour 2025, contrairement à d’autres secteurs comme la Poste ou la fonction publique. Malgré trois réunions de négociation, le Conseil bancaire et financier refuse toute discussion sur cette augmentation.

Ahmed Jaziri a également rappelé que la loi n°41 de 2023, visant à limiter les taux d’intérêt sur les crédits à long terme, n’a été appliquée que par une seule banque, alors que le président avait appelé à son application sans exception.

La fédération réitère que le retrait de la grève ne sera possible qu’à travers un véritable dialogue avec le Conseil bancaire et financier, soulignant la gravité d’un arrêt de travail qui toucherait l’ensemble du secteur.

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Banques tunisiennes : Fitch Ratings alerte sur un environnement toujours “difficile”

Malgré la stabilité retrouvée des indicateurs macroéconomiques, les banques tunisiennes restent confrontées à une combinaison défavorable de taux d’intérêt élevés, de croissance molle et de pression sur la rentabilité, selon l’agence de notation Fitch Ratings.

Une reprise crédit en panne

Dans un commentaire relayé mardi par l’agence TAP, Fitch Ratings estime que le secteur bancaire tunisien évolue toujours dans un environnement « difficile », marqué par la lenteur de la croissance du crédit, évaluée à 0,6 % sur les cinq premiers mois de 2025.
Cette stagnation traduit à la fois une demande de financement limitée et une forte mobilisation des ressources bancaires au profit de l’État, au détriment des autres secteurs économiques.

Autrement dit, la politique de financement public, bien qu’indispensable à la stabilité budgétaire, pèse indirectement sur la capacité des banques à soutenir l’investissement privé.

Des risques maîtrisés, mais persistants

Si Fitch Ratings a relevé en septembre dernier la note souveraine de la Tunisie à “B-” avec perspective stable, cette amélioration « ne devrait pas se traduire par une amélioration notable des conditions d’exploitation des banques ».
L’agence rappelle que l’environnement opérationnel demeure contraint : inflation forte, croissance atone, taux directeurs élevés et coût du risque en hausse.

Le taux des créances douteuses (NPL) a atteint 14,7 % fin mars 2025, soit son plus haut niveau depuis quatre ans. Une part importante de ces créances reste cependant « héritée de périodes antérieures », laissant espérer une amélioration progressive à moyen terme.

Rentabilité sous tension

Entre 2022 et le premier trimestre 2025, le rendement moyen des capitaux propres (ROE) s’est établi à 10,6 %, confirmant la modération de la rentabilité du secteur.
Au premier semestre 2025, les résultats nets cumulés des dix principales banques ont certes progressé de 13 % en glissement annuel, mais cette hausse a été amputée par la flambée du coût du risque (+21 %) et des charges d’exploitation (+8 %).

Liquidité : un équilibre fragile mais stable

Fitch relève néanmoins que les conditions de liquidité restent satisfaisantes.
Les dépôts de la clientèle – principale source de financement des banques – ont progressé de 3 % sur les cinq premiers mois de 2025 (contre +10 % en 2024), tandis que les encours de crédit n’ont augmenté que de 0,6 %.
Le refinancement auprès de la Banque centrale de Tunisie (BCT) représentait 5 % du passif total à fin mai 2025.

Ces conditions devraient se maintenir en 2026, soutenant une exposition accrue des banques à la dette souveraine, estime Fitch, « compte tenu de la faible demande de crédit privé et de rendements publics attractifs ajustés au risque ».

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Tunisie : Les banques et institutions financières annoncent une grève générale

Le conseil sectoriel des banques et des institutions financières a décidé, ce jeudi, d’appeler à une grève générale sectorielle les 30 et 31 octobre prochains, selon les informations rapportées par le site Ech-Chaab News.

Cette décision intervient en défense du droit syndical et du droit à la négociation au titre de l’année 2025, selon la meme source. Les représentants du secteur dénoncent également « les décisions unilatérales et imposées » prises sans concertation, estimant qu’elles menacent le dialogue social au sein des établissements financiers.

Les syndicats exigent l’ouverture de discussions sérieuses sur les revendications professionnelles et sociales des employés du secteur bancaire. Ils soulignent que ce mouvement de grève vise à rappeler l’importance du respect des engagements et des mécanismes de négociation collective.

Sauf avancée dans les pourparlers avec les autorités concernées, le secteur bancaire connaîtra ainsi un arrêt total d’activité durant ces deux jours, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les services financiers au niveau national.

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Blanchiment d’argent : La BCT appelle les banques à renforcer leurs dispositifs de vigilance

La Banque Centrale de Tunisie (BCT) a adressé, ce vendredi, de nouvelles instructions aux banques et établissements financiers pour intensifier leurs efforts dans la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Cette démarche intervient à la suite de la publication des résultats actualisés de l’évaluation nationale des risques pour la période 2022-2024.

Dans son communiqué, l’Institut d’Émission a appelé les institutions financières à redoubler de vigilance et à appliquer rigoureusement les diligences en matière de conformité. La BCT insiste notamment sur la nécessité de consolider les dispositifs internes de prévention, de renforcer les contrôles et de mettre à jour les programmes de formation dédiés à la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

L’objectif est de maintenir un haut niveau de compétence des cadres et agents bancaires, afin de mieux détecter et prévenir les opérations suspectes.

Un contexte de surveillance accrue

Cet appel intervient alors que le président de la République, Kaïs Saïed, a récemment dénoncé l’existence de transferts d’argent clandestins en provenance de l’étranger, évoquant des flux financiers opaques susceptibles d’alimenter des activités illégales.

La BCT semble ainsi vouloir resserrer les mailles du filet autour des circuits financiers suspects, dans un contexte régional marqué par une vigilance accrue des organismes internationaux.

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