Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

Tunisie 2025 : l’année du décollage économique

La Tunisie a enregistré en 2025 une performance remarquable en attirant 3 572 MDT d’investissements internationaux, un niveau inédit qui consacre un véritable changement d’échelle. Cette progression s’inscrit dans une dynamique solide, avec une hausse de +30 % en un an, confirmant l’attractivité retrouvée du pays auprès des investisseurs étrangers. Ces données ont été fournies par Jalel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA – Tunisia).

Longtemps stabilisés à des niveaux plus modestes, les flux franchissent désormais un cap stratégique, positionnant la Tunisie comme une destination compétitive sur la scène internationale, notamment en termes d’industrie, d’emplois et de capitaux.

Industrie, emplois et capitaux : les piliers du renouveau

Derrière cette performance, les investissements directs internationaux dominent largement et s’orientent principalement vers l’industrie, qui capte à elle seule 62,6 % des flux. Ce choix reflète une stratégie claire : faire de la Tunisie un hub industriel, notamment dans les filières mécaniques et électriques, devenues les locomotives du développement.

Cette dynamique ne se limite pas aux chiffres d’investissement. Elle se traduit aussi par un impact concret sur l’emploi, avec plus de 14 000 postes créés, majoritairement grâce à l’extension d’entreprises déjà implantées. Ce phénomène illustre la confiance des investisseurs étrangers dans le tissu économique local et dans le potentiel de croissance à long terme.

Les régions intérieures ne sont pas en reste

Si le littoral concentre encore une large part des projets, attirant près de 64 % des investissements, les régions intérieures commencent progressivement à bénéficier de cette dynamique, amorçant un rééquilibrage territorial prometteur.

Enfin, la confiance internationale reste fortement marquée par la présence européenne, avec la France en tête des investisseurs.

En somme, 2025 marque un tournant important : la Tunisie ne se contente plus d’attirer des capitaux, elle s’impose comme une plateforme industrielle stratégique, créatrice d’emplois et tournée vers l’avenir.

L’article Tunisie 2025 : l’année du décollage économique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Guerre au Moyen-Orient : l’IACE sonne l’alarme sur un choc économique pour la Tunisie

La guerre au Moyen-Orient fait peser des risques significatifs sur l’économie tunisienne, déjà fragilisée par sa dépendance énergétique et ses équilibres macroéconomiques précaires. Dans un rapport publié le 19 mars, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) appelle à des mesures immédiates et structurelles pour limiter l’impact de cette crise et renforcer la résilience du pays.

Selon l’IACE, les répercussions pourraient être multiples et profondes, touchant les finances publiques, la balance des paiements, l’inflation et la croissance. La Tunisie, qui importe une large part de ses besoins énergétiques – sa production nationale ne couvrant qu’environ 35 % – apparaît particulièrement vulnérable à toute hausse durable des prix du pétrole ou perturbation des approvisionnements.

Le premier canal de transmission concerne les finances publiques. Le budget de l’État, fortement exposé aux fluctuations énergétiques, pourrait rapidement se dégrader. Chaque augmentation d’un dollar du baril entraînerait un surcoût estimé à 164 millions de dinars, alors que la loi de finances 2026 repose sur un prix de référence de 63 dollars. Une hausse prolongée des cours accentuerait donc la pression sur un budget déjà contraint, d’autant plus que les subventions énergétiques représentent près de 3,3 % du PIB.

À cela s’ajoutent des facteurs aggravants : hausse des coûts du transport maritime, renchérissement des assurances et durcissement des conditions de financement à l’international. Ces évolutions pourraient réduire davantage les marges de manœuvre de l’État, confronté à des besoins de financement élevés.

Les entreprises publiques, notamment dans l’énergie et le transport, figurent également parmi les plus exposées. L’augmentation des coûts d’exploitation risque d’accentuer leurs déséquilibres financiers, avec des effets indirects sur les finances publiques.

La balance des paiements…

Sur le plan extérieur, la balance des paiements constitue un autre point de fragilité. Près de 98 % du commerce tunisien transitant par voie maritime, toute perturbation logistique ou hausse du fret se traduit par un renchérissement des importations. Combinée à l’augmentation des prix de l’énergie, cette situation pourrait creuser davantage le déficit commercial et exercer une pression accrue sur les réserves en devises.

L’IACE relève toutefois certains facteurs d’atténuation à court terme, notamment la relative stabilité des transferts des Tunisiens à l’étranger et le maintien des réservations touristiques.

Risque d’inflation

Le risque inflationniste est également jugé élevé. La hausse des prix des produits importés et des intrants industriels pourrait se répercuter sur les prix à la consommation, d’autant plus en cas de recours accru au financement monétaire.

La croissance pourrait, elle aussi, être affectée. Un ralentissement de la demande européenne – principal débouché de la Tunisie – exposerait particulièrement les secteurs exportateurs comme le textile et les industries mécaniques. Le tourisme et le transport aérien pourraient également subir les effets de l’instabilité géopolitique.

Les recommandations de l’IACE

Face à ces risques, l’IACE recommande des mesures immédiates : constitution de stocks stratégiques, soutien ciblé à l’agriculture, programme d’économie d’énergie dans le secteur public et suivi renforcé des indicateurs internationaux.

À moyen terme, l’Institut plaide pour une accélération de la transition énergétique, le renforcement de la sécurité alimentaire et la mise en œuvre de réformes structurelles, notamment du code des changes et de la loi sur l’investissement.

Pour l’IACE, seule une action coordonnée et rapide permettra de limiter l’impact de ce choc externe et de préserver la stabilité économique du pays.

L’article Guerre au Moyen-Orient : l’IACE sonne l’alarme sur un choc économique pour la Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Macron félicite Saïed à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de l’indépendance

À l’occasion de la célébration du soixante-dixième anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, le président de la République, Kaïs Saïed, a reçu, le vendredi 20 mars, un appel téléphonique de son homologue français, Emmanuel Macron, qui lui a adressé ses félicitations en cette circonstance mémorable.

Au cours de cet échange, les deux chefs d’État ont abordé plusieurs dossiers d’intérêt commun, au premier rang desquels les relations entre la Tunisie et l’Union européenne. À ce propos, le président Saïed a souligné la nécessité de réviser l’accord de partenariat en vigueur, afin de le rendre « plus équilibré, plus juste et plus équitable », selon un communiqué de la présidence de la République.

Le chef de l’État a également évoqué la question de la restitution des fonds spoliés, réaffirmant avec fermeté l’attachement de la Tunisie à recouvrer ces avoirs. Il a insisté sur le caractère « imprescriptible » de ce droit, revenant exclusivement au peuple tunisien, tout en déplorant la complexité des procédures judiciaires, lesquelles n’ont, à ce jour, abouti à aucun résultat concret.

S’agissant du dossier de la migration irrégulière, le président Saïed a mis en exergue la nécessité d’intensifier les efforts en vue de favoriser le retour volontaire des migrants en situation irrégulière. Il a rappelé, à cet égard, que la Tunisie a consenti d’importants sacrifices et qu’elle subit les effets d’un ordre économique mondial inéquitable, ainsi que des réseaux criminels de traite des êtres humains opérant tant en Afrique subsaharienne que sur la rive nord de la Méditerranée.

Face à l’ampleur croissante de ce phénomène, le chef de l’État a estimé qu’il incombe aux organisations internationales et aux pays du Nord d’assumer pleinement leurs responsabilités. Il a, en outre, réitéré la position de principe de la Tunisie, qui refuse catégoriquement d’être un pays de transit ou d’installation pour les migrants irréguliers.

Par ailleurs, les deux présidents ont examiné la nécessité d’œuvrer conjointement à l’avènement d’une « nouvelle légitimité internationale », dans un contexte marqué par l’érosion progressive de la légalité issue de l’après-Seconde Guerre mondiale. Dans cette perspective, le président Saïed a plaidé pour l’élaboration de visions et de concepts renouvelés, à même de dépasser des paradigmes désormais obsolètes.

Il a également évoqué les défis inhérents à l’émergence d’un ordre nouveau à vocation humaniste, seul susceptible de répondre aux aspirations universelles à la justice et à la liberté. « Lorsque la justice vacille, l’injustice et l’agression prolifèrent ; lorsque les libertés, tant individuelles que collectives, se restreignent, le despotisme et l’obscurantisme s’imposent », a-t-il déclaré.

Le président de la République a enfin appelé à promouvoir une nouvelle philosophie des Lumières, plus universelle, capable de résorber les inégalités et de mettre un terme aux souffrances et aux tragédies qui accablent l’humanité. Il a, à ce titre, souligné que de nombreux peuples, notamment le peuple palestinien, ont durement pâti de l’érosion de la légalité internationale.

L’article Macron félicite Saïed à l’occasion de la célébration du 70e anniversaire de l’indépendance est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La BIAT lève 250 MDT sur le marché obligataire

La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a annoncé que les souscriptions à l’Emprunt Obligataire Subordonné « BIAT Subordonné 2026-1 », émis sans recours à l’Appel Public à l’Epargne pour un montant de 200 millions de dinars, susceptible d’être porté à un maximum de 250 millions de dinars, ouvertes le 04 mars 2026, ont été clôturées le 18 mars 2026 pour le montant maximal de 250 millions de dinars (MDT).

L’article La BIAT lève 250 MDT sur le marché obligataire est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Saâdia Mosbah, 22 mois de détention depuis mai 2024 et à 8 ans de prison

Saâdia Mosbah, 66 ans, présidente de l’association tunisienne M’nemty (« mon rêve »), fondée en 2013 contre le racisme et les discriminations raciales envers les personnes noires, est une ancienne hôtesse de l’air et figure de la société civile

La chambre criminelle du tribunal de Tunis l’a condamnée à 8 ans de prison ferme et 100 000 dinars d’amende « pour blanchiment d’argent et enrichissement illicite ». Son fils Fares a reçu 3 ans ferme, une militante 2 ans, tandis que trois autres accusés ont obtenu un non-lieu.

Arrêtée le 7 mai 2024 chez elle, elle est incarcérée depuis 22 mois au moment du verdict. Le procès, plusieurs fois reporté.

Ses avocates (Me Hela Ben Salem, Ibtissem Jebabli, Monia El Abed) contestent les accusations et ont fait appel immédiat.

L’article Saâdia Mosbah, 22 mois de détention depuis mai 2024 et à 8 ans de prison est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pour Kaïs Saïed, aïd et indépendance : « Un chemin perpétuel vers la libération »

A l’occasion de l’Aïd al-Fitr et du 70e anniversaire de l’indépendance (20 mars 1956), le président de la République Kaïs Saïed s’est adressé aux Tunisiens, mettant en lumière la symbolique de cette coïncidence entre valeurs religieuses et nationales.

Il a ouvert son allocution par des louanges à Dieu, évoquant les mérites de Ramadan – mois de la révélation du Coran, guide et discriminant pour l’humanité –, et priant pour son retour dans la prospérité et les bénédictions sur la nation. Il a adressé ses vœux les plus chaleureux pour cet Aïd béni.

Le chef de l’État a souligné la convergence exceptionnelle cette année de deux fêtes : l’Aïd al-Fitr, spirituelle, et la commémoration nationale de l’indépendance, unissant leurs sens profonds sur le sol tunisien.

Il a rappelé que l’Aïd invite à méditer ses objectifs spirituels, tandis que l’indépendance commande de honorer les exploits et sacrifices des Tunisiens pour la liberté. Préserver cette indépendance est aussi crucial que de l’acquérir ; la libération est un chemin perpétuel, libéré de toute entrave extérieure, qui ne saurait s’arrêter.

La souveraineté extérieure de l’État dépend de celle du peuple en son for intérieur, guidée par une volonté pure et intacte. C’est par ce chemin de rachat, forgé par le peuple lui-même, que la Tunisie restera libre, juste et épanouie dans sa liberté.
Kaïs Saïed a aussi invoqué la victoire du peuple palestinien, priant pour sa fermeté sur sa terre et la création de son État souverain à el Qods Echerrif sa capitale.

L’article Pour Kaïs Saïed, aïd et indépendance : « Un chemin perpétuel vers la libération » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Aïd el-Fitr et indépendance, une double célébration chargée de sens

Le président de la République, Kaïs Saïed, a affirmé que la coïncidence de l’Aïd el-Fitr avec le 70ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Tunisie, le 20 mars 2026, confère à cette période une forte portée symbolique, mêlant valeurs spirituelles et souveraineté nationale.

Dans un message adressé aux Tunisiens, jeudi 19 mars à la faveur de la fin du jeûne de Ramadan, le chef de l’État a souligné que cette double célébration invite à la fois au recueillement religieux et au devoir de mémoire. Il a appelé à méditer sur les enseignements du mois de Ramadan, tout en rappelant les sacrifices consentis pour l’indépendance, proclamée le 20 mars 1956, insistant sur la nécessité de préserver cet acquis.

Kaïs Saïed a également mis en avant le lien étroit entre souveraineté nationale et volonté populaire, affirmant que la liberté ne se limite pas à l’émancipation de toute domination extérieure, mais constitue un processus continu fondé sur l’engagement du peuple.

Le président a, par ailleurs, réaffirmé son soutien au peuple palestinien, appelant à la création d’un État indépendant avec Al-Qods pour capitale.

Il a enfin adressé ses vœux aux Tunisiens à l’occasion de l’Aïd el-Fitr, souhaitant une fête placée sous le signe de la bénédiction et de la prospérité.

L’article Tunisie – Aïd el-Fitr et indépendance, une double célébration chargée de sens est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Carbone bleu : la Tunisie s’engage

Un investissement de 1 M€ vise à promouvoir les filières d’économie bleue et de finance carbone bleue.

 

Doté de 2 millions d’euros, dont 1 million financé par le Fonds français pour l’environnement mondial, le projet PENELOPE vise à préserver les herbiers de posidonie en Tunisie, des écosystèmes marins essentiels pour la biodiversité, la pêche et la lutte contre le changement climatique.

Depuis plus de vingt ans, le Fonds français pour l’environnement mondial et le WWF unissent leurs expertises pour soutenir des initiatives innovantes en faveur de la biodiversité.

Ce partenariat de long terme a déjà permis de financer une vingtaine de projets dans différentes régions du monde.

Un puits de carbone naturel essentiel pour la Méditerranée

Les herbiers marins comptent parmi les écosystèmes naturels les plus efficaces pour stocker le carbone. Bien qu’ils couvrent moins de 0,2 % des fonds océaniques, les herbiers marins représentent près de 10 % du carbone stocké. En capturant et en stockant durablement le carbone dans les sédiments marins – parfois pendant des siècles – ces herbiers contribuent à la régulation du climat, à la protection des littoraux contre l’érosion et au maintien de la biodiversité marine.

Pourtant, les connaissances scientifiques sur l’état de ces herbiers en Tunisie sont encore limitées et leur protection juridique est insuffisante, alors qu’ils subissent des pressions croissantes liées aux activités humaines et au changement climatique.

Une approche intégrée pour protéger les herbiers

Mis en œuvre par le WWF France, le WWF Afrique du Nord, BlueSeeds et l’Office français pour la biodiversité (OFB), avec le soutien du Ministère de la Transition écologique, et le cofinancement de l’Agence française de développement, et de la Fondation Hans Wilsdorf, le projet PENELOPE vise à renforcer la connaissance, la protection et la valorisation des herbiers de posidonie en Tunisie.

 

 

Le projet s’articule autour de 4 axes principaux :

  • Améliorer les connaissances scientifiques sur les herbiers et les pressions qui les affectent ;
  • Contribuer à leur conservation, notamment en réduisant certaines pressions liées à la pêche et en développant des mécanismes de carbone bleu ;
  • Renforcer leur protection juridique et leur intégration dans les politiques nationales climat-énergie ;
  • Sensibiliser le grand public aux services écologiques rendus par ces herbiers marins. Le projet prévoit notamment la création de zones de non-prélèvement volontaires gérées par les pêcheurs, la mise en place d’un réseau national de surveillance des herbiers, ainsi que l’évaluation des stocks de carbone sur plusieurs sites pilotes.

Un projet innovant et exemplaire

Le FFEM soutient PENELOPE pour son caractère innovant et exemplaire. Le projet combine la conservation de la posidonie et le travail de proximité avec les pêcheurs pour promouvoir des pratiques de pêche durables. Il introduit des mécanismes de financement innovants, allant du fonds de transition à la création de micro-entreprises bleues, tout en valorisant les crédits de carbone bleu.

Un projet structurant pour le développement du carbone bleu

PENELOPE s’inscrit dans la dynamique de la Facilité Carbone Bleu portée par l’Agence française de développement, un dispositif dédié au financement de la protection et de la restauration des écosystèmes marins côtiers à fort potentiel de séquestration carbone. Ce projet illustre également la coopération environnementale entre la France et la Tunisie pour préserver les écosystèmes marins de la Méditerranée et renforcer l’action climatique dans la région.

Des résultats attendus d’ici 2029

Le projet permettra notamment :

  • La réalisation d’une cartographie actualisée des herbiers de posidonies et des pressions qui les affectent ;
  • La création d’un réseau national de surveillance pérenne ;
  • La mise en œuvre de mesures de gestion durable de la pêche, au bénéfice de communautés côtières plus résilientes ;
  • L’évaluation des stocks de carbone des herbiers et la création d’un premier fonds carbone dédié en Tunisie ;
  • La préparation d’un projet de loi pour la protection de la posidonie ;
  • Une large sensibilisation du public, notamment à travers une exposition à la Cité des sciences et de l’industrie ;
  • La diffusion des enseignements du projet à l’échelle régionale Posidonia Network. via le Mediterranean.

Un modèle reproductible en Méditerranée

En combinant conservation de la biodiversité, développement du carbone bleu, participation des pêcheurs à une pêche durable et création de micro-entreprises liées à l’économie bleue, le projet PENELOPE ambitionne de proposer un modèle reproductible dans d’autres régions de la Méditerranée.

Plus d’informations sur le projet : « Avec le projet PENELOPE, le WWF France et ses partenaires sur les deux rives de Méditerranée démontrent qu’il est possible d’allier excellence scientifique, innovation technologique et engagement des acteurs locaux pour protéger durablement la posidonie.

Nous sommes très reconnaissants du soutien du FFEM, de l’AFD et de la Fondation Hans Wilsdorf. Leur engagement démontre combien les partenariats entre financement public, philanthropie privée et expertise scientifique sont essentiels pour faire émerger des solutions innovantes, écologiquement et économiquement durables, pour la biodiversité », déclare Véronique Andrieux, CEO WWF France.

« Les herbiers de posidonies sont l’un des alliés les plus précieux, mais également les plus méconnus, de la Méditerranée face au changement climatique. En protégeant ces écosystèmes, nous agissons à la fois pour la biodiversité, le climat et les communautés côtières », confirme Stéphanie Bouziges-Eschmann, secrétaire générale du Fonds français l’environnement mondial (FFEM).

 

Avec communiqué

L’article Carbone bleu : la Tunisie s’engage est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Passeport non renouvelé : Mohsen Marzouk interpelle l’opinion publique

Mohsen Marzouk, ancien conseiller auprès de la présidence de la République tunisienne, a publié sur sa page Facebook officielle un post adressé « à qui de droit ». Il y réclame le renouvellement de son passeport, en instance depuis plusieurs mois, malgré des demandes répétées.

Le texte rappelle son bref passage à la présidence, période durant laquelle il a représenté la Tunisie au plus haut niveau international, avec des contributions aux intérêts sécuritaires du pays. Il précise ne pas attendre de récompense pour ce service, considéré comme un devoir.

Et dans ce contexte, le passeport y est présenté comme indispensable à son activité d’expert international, à ses liens familiaux et à sa mobilité, au même titre que la nationalité tunisienne.

En outre, Mohsen Marzouk mentionne des renvois de responsabilité entre services et cite même le cas de l’amiral Kamel Akrout, ancien collègue à la présidence. Ainsi, il rend publique sa demande, estimant qu’aucun obstacle légal ne justifierait une absence de traitement.

L’article Passeport non renouvelé : Mohsen Marzouk interpelle l’opinion publique est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ooredoo Tunisie célèbre l’Aïd avec une initiative spéciale dédiée aux enfants de l’association Kafel El Yatim

À l’occasion de l’Aïd El-Fitr, Ooredoo Tunisie a organisé une initiative solidaire en collaboration avec l’association Kafel El Yatim, visant à apporter de la joie aux enfants et à leur faire vivre pleinement l’esprit de l’Aïd à travers un concept porteur de sens : leur offrir la possibilité de choisir ce qui les rend heureux.

Plutôt que d’offrir des cadeaux prédéfinis, Ooredoo Tunisie a imaginé cette initiative comme une expérience unique, où les enfants ont été invités à choisir eux-mêmes leurs tenues de l’Aïd ainsi que leurs jouets. Ce moment s’est rapidement transformé en une expérience joyeuse, rythmée par l’enthousiasme et les sourires, où chaque enfant a pu exprimer ses envies dans une ambiance chaleureuse et festive.

À travers cette initiative, Ooredoo Tunisie réaffirme sa conviction que la joie de l’Aïd ne réside pas uniquement dans le fait de recevoir, mais également dans l’expérience elle-même — ce moment précieux où l’enfant choisit ce qu’il aime et ressent toute l’excitation et l’attente qui rendent cette fête si spéciale.

Commentant cette initiative, Monsieur Eyas Assaf, Directeur Général de Ooredoo Tunisie, a déclaré : « Chez Ooredoo, nous sommes convaincus que le rôle des entreprises dépasse la simple fourniture de services. Il s’agit également de contribuer de manière concrète aux communautés que nous servons. À travers notre programme de responsabilité sociétale “Tounes T3ich”, nous poursuivons notre engagement à lancer des initiatives à fort impact humain, qui renforcent la solidarité et diffusent espoir et joie, notamment lors des moments de partage comme l’Aïd. Voir la joie dans les yeux des enfants nous rappelle le sens profond de nos actions et renforce notre engagement à avoir un impact positif durable dans la société. »

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme de responsabilité sociétale « Tounes T3ich », à travers lequel Ooredoo Tunisie continue de déployer des actions solidaires au profit de différentes catégories de la société, tout en promouvant les valeurs de solidarité et d’entraide.

Ooredoo Tunisie réaffirme ainsi son engagement à créer un impact positif durable et à contribuer à offrir des moments de bonheur et d’espoir à travers tout le pays.

Aïd Moubarak à toutes et à tous.

Lien video : https://www.facebook.com/share/v/1Fu2S2uEvU/

L’article Ooredoo Tunisie célèbre l’Aïd avec une initiative spéciale dédiée aux enfants de l’association Kafel El Yatim est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Grâce d’Aïd al-Fitr : 1473 libérations et 835 remises de peine

À l’occasion de la célébration de l’Aïd al-Fitr et du 70ème anniversaire de l’indépendance, le président de la République, Kaïs Saïed, a accordé une grâce présidentielle aboutissant à la libération de 1 473 détenus et à la réduction de peine de 835 autres.

Par ailleurs, le chef de l’État a donné ses instructions pour accorder une libération conditionnelle à 416 détenus supplémentaires.

L’article Grâce d’Aïd al-Fitr : 1473 libérations et 835 remises de peine est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Fêtes : la BCT appelle à garantir les retraits et les paiements

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a appelé les banques et la Poste tunisienne à prendre les mesures nécessaires. Objectif : garantir la continuité des opérations de retrait aux distributeurs automatiques de billets (DAB) et des services de paiement électronique. Et ce, à l’occasion du congé de la fête de l’Indépendance et de l’Aïd El Fitr, le 20 mars 2026.

La BCT met l’accent, dans une note, sur la nécessité d’assurer le chargement des DAB et de garantir la disponibilité technique des plateformes électroniques, afin d’assurer la continuité des services financiers sans interruption pendant la période de congé.

L’institut d’émission a également souligné l’importance de l’intervention à temps pour la résolution de tout incident technique. Tout en appelant à prendre les mesures préventives nécessaires pour éviter d’éventuelles interruptions.

Ces recommandations s’inscrivent dans le souci de garantir le bon déroulement des transactions financières des citoyens, notamment en raison de l’augmentation de la demande de services bancaires et électroniques pendant les périodes de fêtes.

L’article Fêtes : la BCT appelle à garantir les retraits et les paiements est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

TCL perd son procès QLED en Allemagne : fin des pubs trompeuses pour ses TV « quantiques »

Un tribunal de Munich inflige un coup dur au géant chinois TCL : interdiction pure et simple d’utiliser le label « QLED » pour plusieurs de ses téléviseurs, accusés de ne pas tenir leurs promesses en matière de couleurs vives.

En effet, le tribunal régional de Munich a tranché en faveur de Samsung Electronics, qui avait attaqué en avril 2025 la filiale allemande de TCL pour concurrence déloyale. Les juges ont estimé que des modèles comme la série QLED870, vantés comme des téléviseurs à points quantiques, déçoivent les attentes des consommateurs.

Ces derniers associent le QLED à une reproduction des couleurs supérieure, grâce à un contrôle précis de la lumière – or, les plaques de diffusion « quantiques » de TCL n’apportent pas les améliorations promises, rendant les pubs trompeuses.Rappelons que la norme de l’International Electrotechnical Commission définit les vrais QLED comme des écrans à rétroéclairage bleu, équipés d’un film de points quantiques entre la source lumineuse et le panneau, pour des images plus lumineuses et fidèles que les LED classiques.

TCL affirmait pourtant employer des particules quantiques sur ses diffuseurs, une technologie jugée insuffisante par le tribunal.Conséquence immédiate : la branche allemande de TCL ne peut plus vendre ni promouvoir sous le nom « QLED » les modèles incriminés, ni tout autre produit basé sur cette même technique.

Cette sentence risque de faire des vagues ailleurs. En Corée du Sud, Hansol Chemical, fournisseur de matériaux pour points quantiques  a saisi en novembre 2024 la Korea Fair Trade Commission, dénonçant des TV TCL dépourvus des composants essentiels aux vrais QLED.

Aux États-Unis, TCL affronte des class actions en Californie et à New York pour publicité mensongère sur ses QLED, tandis que son rival chinois Hisense subit des poursuites similaires dans des États comme New York et l’Illinois.Cette affaire met en lumière la bataille acharnée autour des technologies d’affichage, où les géants  veillent à protéger leur avance.

L’article TCL perd son procès QLED en Allemagne : fin des pubs trompeuses pour ses TV « quantiques » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ciments de Bizerte : le gouvernement lance un plan de restructuration en trois phases

Un conseil ministériel restreint (CMR), présidé mardi 17 mars à La Kasbah par la cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a décidé d’engager une série de réformes structurelles visant à restructurer l’entreprise publique « Les Ciments de Bizerte », à relancer son programme d’investissement et à améliorer sa performance commerciale.

À court terme, l’objectif est d’assurer la continuité de l’approvisionnement du marché, notamment à travers la poursuite de l’acquisition et de la transformation du clinker. Le gouvernement entend également préserver la part de marché de l’entreprise, maintenir une marge bénéficiaire positive et réduire les coûts de production afin de garantir la compétitivité des prix, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

À moyen terme, les mesures envisagées portent sur la réactivation du transport ferroviaire pour alléger les coûts logistiques, la promotion de l’utilisation du ciment en vrac pour ses avantages économiques et environnementaux, ainsi que la création d’une filiale commerciale à Tunis. Le développement des ventes dans les régions du nord-ouest et du Grand Bizerte figure également parmi les priorités.

Sur le long terme, les réformes visent à renforcer l’activité du port commercial de l’entreprise, à accroître les exportations de clinker et de ciment, à diversifier les produits et à conquérir de nouveaux marchés extérieurs jugés prometteurs.

Le CMR a, en outre, souligné la nécessité d’un appui financier pour permettre à l’entreprise de couvrir son cycle d’exploitation et de financer ses investissements prioritaires, tout en améliorant son positionnement sur le marché local et en reconquérant sa part de marché historique, dans le respect de ses équilibres financiers.

Un exposé détaillé a été présenté lors de la réunion sur la situation actuelle de l’entreprise, couvrant ses aspects techniques, financiers, commerciaux et sociaux, ainsi que son programme de restructuration.

Le plan d’investissement retenu s’articule autour de trois phases. La première prévoit la reprise de la production à travers la remise en service de la ligne de clinker, avec une maîtrise des coûts et une réduction du recours aux services externes. La deuxième phase vise l’augmentation de la capacité de production, grâce à la modernisation des équipements et à l’amélioration des processus d’exploitation. La troisième phase sera consacrée à la maîtrise de l’énergie, à la protection de l’environnement, au renforcement de la compétitivité et à la mise en place d’un système d’information intégré.

Insistant sur l’urgence de la situation, la cheffe du gouvernement a appelé à accélérer la mise en œuvre de ces réformes afin de surmonter les difficultés de l’entreprise et d’assurer sa pérennité en tant qu’acteur économique majeur.

Elle a également mis en avant les atouts dont dispose « Les Ciments de Bizerte », notamment son quai portuaire commercial, sa position stratégique en Méditerranée, ses infrastructures, la disponibilité des matières premières, sa connexion ferroviaire, son patrimoine foncier et la notoriété de sa marque.

Fondée en 1950 sous le nom de « Ciment Portland de Bizerte » et entrée en production en 1953 avant sa nationalisation en 1959, l’entreprise figure parmi les plus anciennes du pays. Elle a contribué à la réalisation de grands projets nationaux et au développement des exportations, notamment vers les pays méditerranéens.

Le secteur du ciment en Tunisie, qui compte neuf entreprises pour une capacité de production d’environ 12 millions de tonnes et plus de 4 000 emplois, constitue un pilier de l’économie nationale, contribuant à la croissance et à la mobilisation de devises.

L’article Ciments de Bizerte : le gouvernement lance un plan de restructuration en trois phases est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ezzeddine Zayani : « Et si l’Iran perdait ? Peu plausible, mais le Moyen-Orient ne serait plus jamais le même »

Et si ce conflit géopolitique majeur prédisait un séisme régional ? Les pays du Golfe, vulnérables et déçus par le « parapluie occidental » perméable, verront-ils leur architecture sécuritaire et politique s’effondrer ? Ezzeddine Zayani, ancien ambassadeur et président du Centre tunisien des études pour la sécurité globale, livre son analyse détaillée de ce conflit et sa vision d’une nouvelle architecture moyen-orientale qui se dessine déjà,via sa page officielle Fb. Tout en rappelant que les pays du Golfe, exposés et déçus par l’Occident, y connaîtront les mutations les plus profondes. Voici une analyse détaillée.

« Même si l’Iran perd la guerre, ce qui me paraît peu plausible, nous verrons après l’arrêt des hostilités une nouvelle architecture de la région du Moyen-Orient qui commence d’ores et déjà à se dessiner. Rien ne sera plus comme avant. C’est surtout au niveau des pays du Golfe que les changements seront les plus importants. En effet le parapluie sécuritaire occidental moyennant des engagements financiers arabes colossaux, s’est avéré perméable et peu efficace. L’Iran a frappé, a atteint ses cibles avec une précision redoutable et a fait réellement mal aux pays du Golfe censés être protégés par des bases militaires et un armement sophistiqué. Le refuge économique et financier que représente les pays du Golfe a été franchement saccagé. La guerre qui oppose l’Iran à la coalition États Unis-Israël a démontré :

  • la vulnérabilité des pays du Golfe face à la montée en puissance de l’Iran à la fois sur le plan militaire et stratégique;
  • le peu d’enthousiasme des « puissances » de relai telles la France, l’Allemagne, l’Italie etc. à engager leurs troupes pour défendre leurs partenaires de peur d’en payer le prix politique avec des opinions publiques majoritairement et farouchement contre cette guerre;
  • la débâcle des instituts des études stratégiques qui pullulent dans les pays du Golfe dont les coûts faramineux de gestion dépassent tout entendement et qui n’ont pas vu venir cette guerre qui a mis à nu une région du monde très dépendante, voire même vassalisée;
  • l’invincibilité et la supériorité militaires de l’Etat hébreu mises à rude épreuve ont prouvé que la peur glorifiée des pays du Golfe et leur précipitation pour signer les accords d’Abraham et même de servir d’agent à la solde des sionistes sont un leurre et un mythe soigneusement entretenus par les sionistes.
En définitive la guerre américano-israélienne contre l’Iran va bouleverser une situation stagnante depuis des années. Outre le fait que le conflit va redistribuer les cartes dans une région très convoitée pour ses richesses; il faut s’attendre à mes yeux à des changements politiques intérieurs d’abord dans les pays du Golfe aux populations cosmopolites et surtout à une révision de la politique extérieure d’au moins deux puissances dites régionales en l’occurrence la Turquie et l’Egypte si elles ne veulent pas servir dans le futur de dindons de la farce. Et au cas où l’Iran perdait la guerre, elles seraient la cible principale des prédateurs politiques internationaux ».

L’article Ezzeddine Zayani : « Et si l’Iran perdait ? Peu plausible, mais le Moyen-Orient ne serait plus jamais le même » est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Prestige Projects et l’Association Arc en Ciel : un dîner solidaire pour célébrer l’inclusion

Dans le cadre du mois international de sensibilisation à la trisomie 21, Prestige Projects a organisé, comme chaque année, une rencontre conviviale et engagée avec l’Association Arc en Ciel. Cet événement, devenu un rendez-vous annuel, a pris la forme d’un dîner ramadanesque réunissant partenaires, amis et soutiens de l’association à l’hôtel Mövenpick Hotel du Lac Tunis.

Cette soirée placée sous le signe du partage et de la solidarité a permis de mettre en lumière l’engagement de l’Association Association Arc en Ciel, pionnière en Tunisie dans l’intégration des jeunes porteurs de trisomie 21 dans la vie professionnelle. Depuis sa création, l’association œuvre activement pour offrir à ces jeunes des opportunités concrètes d’apprentissage, de formation et d’autonomie, leur permettant ainsi de trouver leur place dans le monde du travail.

Grâce à des programmes de formation adaptés et à de nombreuses initiatives, l’association a déjà réussi à accompagner plusieurs jeunes vers une véritable insertion professionnelle, contribuant à changer le regard porté sur la trisomie 21 et à promouvoir une société plus inclusive. Fidèle à ses valeurs de responsabilité sociale et d’engagement citoyen, Prestige Projects renouvelle chaque année son soutien à cette cause. L’entreprise accompagne notamment l’association dans l’un de ses projets les plus ambitieux : l’ouverture
prochaine au Le Kram du premier centre-pâtisserie en Tunisie entièrement porté par
des jeunes porteurs de trisomie 21.

Ce futur espace, à la fois centre de formation et pâtisserie ouverte au public, vise à offrir un environnement professionnel encadré où ces jeunes pourront développer leurs compétences, exercer un métier et démontrer pleinement leur talent. Au-delà d’un simple dîner, cette rencontre annuelle illustre la force des initiatives solidaires et l’importance des collaborations entre entreprises et associations pour
construire une société plus juste, où chacun peut trouver sa place. À travers cet engagement durable aux côtés de l’Association Arc en Ciel, Prestige Projects réaffirme sa conviction que l’inclusion n’est pas seulement une responsabilité collective, mais aussi une richesse pour l’ensemble de la société.

Communiqué

L’article Prestige Projects et l’Association Arc en Ciel : un dîner solidaire pour célébrer l’inclusion est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Congés d’Aïd el-Fitr et reprise des horaires d’hiver : les détails officiels

À l’occasion de l’Aïd el-Fitr, les agents de l’État, les collectivités locales et les établissements publics à caractère administratif profiteront de trois jours fériés : les 20, 21 et 22 mars 2026.

Le travail reprendra le lundi 23 mars selon l’horaire d’hiver. A savoir :
– Du lundi au jeudi : 8h30-12h30 et 13h30-17h30.
– Le vendredi : 8h00-13h00 et 14h30-17h30.

L’article Congés d’Aïd el-Fitr et reprise des horaires d’hiver : les détails officiels est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

ORient ; ORmuz ; OR noir …

Spectatrice désabusée de la situation mondiale, j’avoue ne plus très bien comprendre où nous allons. J’avais essayé de m’informer et de me cultiver en suivant les émissions spéciales diffusées depuis le début de cette guerre. Guerre ? Ce mot est normalement utilisé lorsque deux pays se battent l’un contre l’autre. Or, dans ce cas précis, un pays a décidé de bombarder un autre, persuadé que tout serait réglé en quelques jours.

Je dois avouer que je n’éprouve pas une sympathie particulière pour les mollahs chiites, ayant été plutôt formée à l’école occidentale et à ses valeurs d’ouverture. Mais la manière dont cette action a été menée m’a interpellée, et j’ai essayé de comprendre le pourquoi et le comment de cette situation.

Cela d’autant plus que les acteurs médiatiques et politiques semblaient présenter une particularité troublante : un niveau d’incompétence médiatico-politique parfois élevé, souvent lié à une méconnaissance manifeste de l’histoire et de la géographie de la région. Dans ces conditions, je me suis demandé à quoi avait servi d’inventer l’intelligence artificielle, qui semble prendre une place de plus en plus importante dans notre vie.

De ce fait, je suis allée poser à l’IA une série de questions simples. Ses réponses ont eu au moins l’avantage d’être parfois plus claires que celles des médias occidentaux, dont l’alignement et l’aveuglement frisent l’incompréhension

  1. Pourquoi les États-Unis ont-ils lancé cette guerre contre l’Iran ? Y a-t-il un lien avec l’affaire Epstein ?

Washington aurait justifié l’opération par plusieurs objectifs : frapper les capacités nucléaires, balistiques et navales iraniennes, sécuriser le trafic autour du détroit d’Ormuz et, plus largement, affaiblir, voire déstabiliser, le régime iranien.

Concernant l’affaire Epstein, aucune preuve solide ne permet d’affirmer que cette guerre aurait été déclenchée à cause de cette affaire. S’agit-il plutôt de soupçons ou d’interprétations politiques ? Seul Epstein savait !

  1. L’Occident a-t-il été surpris par la réaction de l’Iran ?

Oui, en partie. L’Occident semble avoir sous-estimé les capacités militaires de l’Iran, qui continue de frapper par missiles, drones, milices alliées, attaques maritimes et pressions sur l’économie mondiale. La surprise porte surtout sur la capacité de ce pays à rester redoutable dans une logique de guerre asymétrique.

  1. Combien de temps cette guerre peut-elle durer ?

La réponse honnête est simple : personne ne le sait réellement. Les messages américains ont souvent été contradictoires. En face, l’Iran parle d’une guerre d’usure qui pourrait durer longtemps. Quant aux alliés des USA touchés par le conflit, qui ont subi des dégâts humains, économiques et infrastructurels considérables, certains pourraient ne jamais retrouver leur intégrité initiale. Certains États risquent d’en sortir durablement affaiblis, voire mutilés, sur le plan territorial ou institutionnel : la carte du MO risque d’être redessinée…

  1. Que deviendrait Israël si les États-Unis ne lui assuraient plus leur protection ?

Sans l’appui américain, la situation d’Israël deviendrait nettement plus difficile bien que les USA restent de loin son principal soutien stratégique et militaire. Cependant, sur la carte mouvante du Moyen-Orient, les certitudes excessives sont rarement de mise. Une guerre peut modifier les rapports de force, les zones d’influence et parfois même les régimes. Elle peut redessiner des frontières. Cependant affirmer qu’Israël disparaîtrait serait toutefois une conclusion hâtive; mais son avenir reste incertain, voire maussade.

  1. À quoi aura servi cette guerre, en fin de compte ?

À ce stade, le bilan provisoire apparaît sombre. Certes, certaines capacités militaires iraniennes ont peut-être été affaiblies. Mais de nombreuses analyses soulignent l’absence d’un objectif politique clair et crédible permettant d’envisager une sortie de crise. Cette guerre pourrait au contraire engendrer des situations imprévues : peut-être un Iran affaibli mais plus radical, un Israël encore plus dépendant de ses alliances et engagé dans un état de guerre permanent, des voisins arabes plus vulnérables, et des États-Unis eux-mêmes davantage exposés et fragilisés.

En conclusion, faut-il rappeler que le Moyen-Orient produit environ 40 % du pétrole mondial, dont près de 20 % transitent par le célèbre détroit d’Ormuz. En attendant que l’humanité invente une autre source d’énergie abondante et bon marché, une question géopolitique fondamentale demeure : qui organise réellement le Moyen-Orient ?

Les candidats potentiels ne sont pas nombreux.

D’abord les États-Unis, qui entendent jouer un rôle central dans l’ordre mondial et qui assurent notamment à Israël une aide sécuritaire annuelle d’environ 3,8 milliards de dollars.

Ensuite l’Europe, qui a historiquement contribué à la naissance d’Israël mais qui, aujourd’hui, a perdu une grande partie de son influence politique, devenant un acteur secondaire et fragmenté, ainsi que les pauvres pays arabes du Golfe qui, eux, sont largement dépendants de la puissance américaine pour leur sécurité.

Enfin et surtout, un acteur longtemps sous-estimé, l’Iran : ce pays, héritier de la Perse millénaire, a développé patiemment ses capacités technologiques, militaires et industrielles, formant sa population et développant son industrie. Cette montée en puissance commence aujourd’hui à inquiéter l’Occident qui a eu l’habitude de découper les pays, par où il passe, en morceaux mais n’a jamais réussi à disloquer ce grand pays qui, en plus de sa topographie, dispose d’un atout géographique inestimable : le détroit d’Ormuz. De ce fait, les États-Unis se retrouvent aujourd’hui confrontés à cette contrainte stratégique qu’ils semblent avoir sous-estimée.

D’où cette question très simple : Pourquoi les Américains n’ont-ils pas consulté leurs ordinateurs avant de se lancer dans cette guerre ?

Moi, je les ai consultés avant de rédiger ce papier !

 

IBTISSEM

L’article ORient ; ORmuz ; OR noir … est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Jeunesse, écologie, innovation : la saison Méditerranée 2026 unit les deux rives

Portée par l’Institut français, la Saison Méditerranée 2026 se tiendra du 15 mai au 31 octobre 2026 dans toute la France, avec Marseille en ville d’ouverture. Cet événement célèbre la vitalité et la créativité des cultures méditerranéennes à travers plus de 200 rendez-vous : expositions, spectacles, concerts, résidences d’artistes, rencontres professionnelles et débats.

Conçue en partenariat étroit avec des institutions des deux rives de la Méditerranée – notamment la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, le Liban et l’Égypte –, la programmation explore des thèmes clés comme la jeunesse et les mobilités, les récits et mémoires partagés, la transition écologique et sociale, ou encore l’innovation artistique et numérique. Elle repose sur un réseau de 29 projets labellisés, issus de deux appels à projets qui ont généré des centaines de candidatures, dont 101 impliquant la Tunisie.

En France : une place centrale pour la Tunisie

Tout au long de 2026, des événements mettront la Tunisie à l’honneur :
Un focus chorégraphique lors des June Events à l’Atelier de Paris, en lien avec l’association Al Badil.
Une exposition d’art contemporain à la Gare Saint-Sauveur de Lille, commissariée par Olfa Feki, avec une dizaine d’artistes tunisiens.

Un focus danse à Chaillot – Théâtre national de la Danse, en partenariat avec le Ballet de l’Opéra de Tunis.
Un week-end arabo-andalou au Festival de Saint-Denis, avec le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes et le Festival d’El Jem.

En Tunisie : une clôture festive à l’automne 2026

La Saison s’achèvera simultanément au Maroc, en Algérie, en Tunisie, au Liban et en Égypte. À Tunis, un focus photographique et musical accompagnera ou chevauchera la Biennale Jaou de la Fondation Kamel Lazaar, avec expositions et concerts.

À l’Institut français de Tunisie : des temps forts dès le printemps

Spectacle de danse GOAL – Fantaisie pour passement de jambes par VIADANSE (Centre chorégraphique national de Bourgogne-Franche-Comté), du 24 au 28 avril à Tunis et Sousse.
Tournée de l’ensemble Mosaïc à Tunis, Sousse et Sfax, du 5 au 8 mai.

Production et transmission de l’opéra Didon et Énée, avec le Ballet et l’Orchestre de l’Opéra de Tunis et la compagnie Les Épopées.

Cet espace vivant favorise les échanges d’œuvres, d’artistes et d’idées. Pour plus d’informations, consultez le site de l’Institut français ou les partenaires officiels.

Avec communiqué

L’article Jeunesse, écologie, innovation : la saison Méditerranée 2026 unit les deux rives est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌