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Les VE ont permis d’économiser 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025

Selon une étude du groupe de réflexion sur l’énergie Ember, publiée mercredi 18 mars, le parc mondial de véhicules électriques (VE) a permis d’éviter la consommation de 1,7 million de barils de pétrole par jour en 2025; contre 1,3 million en 2024.

« Chaque augmentation de 10 dollars par baril entraîne une hausse d’environ 160 milliards de dollars par an de la facture nette mondiale des importations de pétrole », assure Ember. Donc, l’électrification des véhicules permettrait de réduire d’un tiers les importations mondiales de combustibles fossiles. Ce qui représenterait une économie de 600 milliards de dollars par an, estime ce groupe de réflexion. Des estimations basées sur des données de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), qui incluent les véhicules purement électriques ainsi que ceux hybrides rechargeables.

Avec un baril à 80 dollars, la Chine, où les véhicules électriques représentent déjà 50 % des ventes, a économisé plus de 28 milliards de dollars sur ses importations de pétrole. L’Europe au sens large, incluant le Royaume-Uni et la Norvège, a quant à elle économisé environ 8 milliards de dollars.

L’organisation non gouvernementale Transport & Environment (T&E) a elle aussi souligné l’avantage économique des véhicules électriques face à la hausse des prix à la pompe. Si le prix de l’essence se maintient autour de 2 euros le litre dans les semaines à venir, un plein coûtera en moyenne 142 euros par mois. Et ce, contre 104 euros avant le début du conflit au Moyen-Orient. En comparaison, même en tenant compte de l’éventuelle hausse des prix de l’électricité liée au coût de l’essence, il suffirait de dépenser 65 euros par mois en recharge pour parcourir la même distance. Soit une économie mensuelle de 77 euros par rapport à un véhicule thermique, estime l’ONG. Sur une année, le gain pourrait ainsi atteindre 924 euros.

Selon l’étude T&E, qui concerne l’UE au sens strict, les huit millions de véhicules entièrement électriques déjà en circulation dans l’UE lui ont permis d’économiser 2,9 milliards d’euros sur ses importations de pétrole en 2025.

Ainsi, « le renforcement du paquet automobile européen favoriserait l’adoption des véhicules électriques et réduirait les importations de pétrole de 45 milliards d’euros entre 2026 et 2035. Et ce, par rapport à un scénario d’assouplissement des objectifs de réduction des émissions de dioxyde de carbone », ajoute T&E.

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Tunisie | Record d’exportations d’huile d’olive

Selon le me ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, «la Tunisie a réalisé un record historique d’exportations d’huile d’olive au cours des mois de décembre, janvier et février»

Lors d’une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple, le ministre a ajouté que «ces résultats constituent un succès majeur pour la diplomatie économique tunisienne», en soulignant que les exportations mensuelles ont dépassé les 50 000 tonnes, grâce aux efforts concertés des différents acteurs.

Pour la Tunisie, il s’agit de préserver les marchés traditionnels tout en explorant de nouveaux débouchés pour l’huile d’olive conditionnée, aussi précisé le ministre, qui a noté une reprise progressive sur les marchés traditionnels après les récentes perturbations dues à ce qu’il a appelé des «procédures administratives». Enfin, il a confirmé que la Tunisie avait demandé l’ouverture de négociations avec l’Union européenne concernant l’exportation d’huile d’olive et d’autres produits agricoles stratégiques. «Ces négociations ne se limiteront pas à l’UE, mais impliqueront également d’autres partenaires internationaux», a-t-il déclaré.

I. B.

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Administration et IA en Tunisie – Réformer et innover, un seul et même combat

Dans ma tribune du 13 mars 2026 (L’IA au service de la Tunisie : les conditions d’une adoption réussie), je posais la question de la gouvernance de l’IA dans les institutions tunisiennes. Une question urgente, mais incomplète. Car il en existe une plus fondamentale encore, que personne n’ose formuler clairement : à quoi sert de déployer l’intelligence artificielle dans une administration qui met neuf procédures pour créer une entreprise, 18 démarches pour un permis de construire, et 50 heures de formalités pour exporter un produit vers l’Europe ?

Introduire l’IA dans une administration non réformée, ce n’est pas moderniser; c’est numériser le blocage. Ces deux chantiers ne peuvent pas être menés l’un sans l’autre. C’est précisément cette leçon que la Tunisie n’a pas encore tirée et que le projet de Plan 2026-2030 doit impérativement inscrire dans ses priorités. 

L’administration tunisienne : un frein documenté, pas une opinion

La Tunisie n’est pas un pays sans atouts. Son tissu industriel, sa main-d’œuvre qualifiée, sa position géographique et son écosystème numérique – premier en Afrique en densité de développeurs – en font un candidat naturel à une croissance soutenue. Et pourtant, les chiffres racontent une autre histoire.

Entre 2012 et 2018, la Tunisie a perdu 46 places au classement Doing Business de la Banque mondiale. Ce n’est pas une statistique abstraite : c’est la traduction chiffrée de milliers de projets abandonnés, d’investisseurs découragés, d’entrepreneurs qui ont choisi d’aller ailleurs, ou de rester dans l’informel. Car l’économie informelle représente aujourd’hui entre 40 et 60 % de l’activité totale en Tunisie. C’est la mesure exacte de l’échec du cadre formel à offrir des conditions viables à ceux qui veulent entreprendre légalement.

Les chiffres opérationnels sont tout aussi éloquents. Créer une entreprise en Tunisie nécessite en moyenne neuf procédures distinctes, contre moins de cinq dans la plupart des pays développés. Obtenir un permis de construction mobilise 18 démarches, contre 13 au Maroc et neuf en France. Exporter un produit tunisien vers l’Europe coûte 50 heures de formalités administratives, contre 13 heures dans les économies avancées. Ce ne sont pas des données de think tank partisan. Ce sont des données de la Banque mondiale, confirmées par la Banque africaine de développement (BAD) et par le FMI dans ses consultations les plus récentes.

La dette publique atteint 83,3 % du PIB à fin 2025; contre 38,8 % seulement en 2010. Soit un quasi-triplement en quinze ans. Et son service absorbe désormais plus de la moitié des recettes fiscales annuelles. Le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur s’établit à 22,5 % au quatrième trimestre 2025. A savoir qu’un Tunisien sur quatre ayant fait des études supérieures ne trouve pas d’emploi dans une économie qui prétend avoir besoin de compétences. La croissance annuelle 2025 s’établit à 2,5 %, portée en grande partie par le seul secteur agricole. Elle est révélatrice d’une économie qui reste structurellement dépendante des aléas climatiques, plutôt que de gains de productivité durables.

Ces chiffres ne sont pas le résultat d’une malchance conjoncturelle. Ils sont le résultat d’une gouvernance économique qui n’a pas rompu avec ses blocages structurels. Chaque procédure en trop est une raison supplémentaire de ne pas investir. Chaque délai inutile est un emploi non créé. L’administration tunisienne, telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, n’est pas neutre : elle est activement défavorable à l’activité économique.

Numériser le blocage, c’est l’institutionnaliser

Dans ma tribune du 13 mars 2026, j’alertais sur le risque de déployer l’IA dans les institutions tunisiennes sans cadre de gouvernance, sans sécurité renforcée et sans mécanismes de contrôle. Ce risque existe. Mais il en existe un autre, plus silencieux et tout aussi dévastateur : déployer l’IA dans une administration non réformée.

Car l’IA n’est pas une baguette magique. Elle ne corrige pas les dysfonctionnements. Elle les reproduit, plus vite, à plus grande échelle et avec une apparence de légitimité technique. Un algorithme entraîné sur les données d’une administration qui met 18 démarches pour délivrer un permis de construire n’apprendra pas à en faire moins. Il apprendra à gérer ces 18 démarches plus efficacement – en les rendant encore plus difficiles à contester. C’est ce que les spécialistes appellent l’automatisation du dysfonctionnement. Et c’est précisément le piège dans lequel la Tunisie risque de tomber si elle traite la réforme administrative et la transformation digitale comme deux chantiers séparés.

Les exemples internationaux sont éclairants et dérangeants. Le Royaume-Uni a déployé en 2021 un système algorithmique d’attribution des allocations sociales qui a reproduit et amplifié les biais discriminatoires du système manuel qu’il remplaçait, forçant son abandon après des milliers de décisions contestées. L’Australie a connu une expérience similaire avec son système automatisé de recouvrement de dettes sociales – le scandale dit « Robodebt » – condamné par les tribunaux pour avoir produit des milliers de réclamations erronées. Dans les deux cas, la technologie n’était pas le problème. Le problème était le cadre administratif défaillant dans lequel elle avait été déployée.

La Tunisie n’est pas à l’abri de ce scénario. Ses 18 projets d’IA publique programmés pour 2025-2026 seront déployés dans des administrations qui n’ont pas encore digitalisé leurs processus de base, qui fonctionnent encore largement sur des flux papier et dont les données (quand elles existent) sont hétérogènes, incomplètes et non interopérables. Demander à l’IA de performer dans cet environnement, c’est demander à un moteur de Formule 1 de rouler sur une piste non goudronnée. La puissance est là. La route, non.

Trois réformes qui changent tout et ce que l’IA peut y apporter

Le diagnostic est posé depuis longtemps. Ce qui manque, ce n’est pas un rapport supplémentaire, c’est l’action. Trois réformes précises, immédiatement réalisables, permettraient de créer les conditions dans lesquelles l’IA publique peut produire des résultats réels plutôt que des annonces.

Première réforme – La digitalisation réelle des services aux entreprises. Pas les portails en ligne qui reproduisent les formulaires papier en PDF et appellent cela la modernisation. Un service numérique vrai, avec des délais légaux contraignants, une traçabilité des dossiers en temps réel et une obligation de réponse opposable. C’est précisément sur cette infrastructure digitalisée que l’IA peut ensuite déployer sa valeur réelle : analyse prédictive des dossiers, détection des anomalies, optimisation des délais de traitement. Sans cette base, l’IA n’a rien sur quoi s’appuyer.

Deuxième réforme – Un guichet unique opérationnel, avec une autorité réelle. Les guichets uniques tunisiens existent sur le papier. Ils n’ont pas le pouvoir de débloquer les dossiers quand une administration sectorielle oppose un refus ou simplement n’est pas réactive. L’IA peut ici jouer un rôle décisif : cartographier les goulots d’étranglement en temps réel, identifier les administrations systématiquement défaillantes et produire des tableaux de bord de performance rendus publics. Mais encore faut-il que le guichet ait l’autorité d’agir sur la base de ces données.

Troisième réforme – Des délais légaux opposables pour toute décision administrative à incidence économique. Pas de réponse dans les 30 jours : accord tacite. L’IA peut en être le garant institutionnel : suivi automatisé des échéances, alertes en cas de dépassement, traçabilité complète des circuits de décision. Ce qui aujourd’hui relève du bon vouloir administratif devient une obligation mesurable, auditable et opposable.

Ces trois réformes ne sont pas complexes sur le plan technique. Elles sont complexes sur le plan politique parce qu’elles remettent en cause des pratiques, des positions de pouvoir et des habitudes institutionnelles solidement ancrées. La vraie question n’est donc pas « que faut-il faire ? ». Elle est : « Qui a intérêt à ce que rien ne change ? ». La réponse à cette question explique pourquoi les diagnostics se succèdent depuis quinze ans sans que les réformes suivent.

 

L’Économiste Maghrébin
TRIBUNE · ANALYSE
Mars 2026
Gouvernance · IA · Réforme administrative

RÉFORME ADMINISTRATIVE & IA :
DEUX CHANTIERS INDISSOCIABLES

Trois réformes qui conditionnent le déploiement de l’IA publique en Tunisie


1. Digitalisation réelle
des services publics
9 procédures → créer une entreprise
50 h de formalités à l’export
Portails PDF sans délais légaux
IA :
Analyse prédictive
Détection d’anomalies
Optimisation des délais

2. Guichet unique
à autorité réelle
18 démarches permis
Systèmes non interopérables
Aucune coordination
IA :
Cartographie des blocages
Tableaux de bord
Performance temps réel

3. Délais opposables
30 jours · accord tacite
Silence administratif = vide
Pas de contrainte
Zéro redevabilité
IA :
Suivi automatisé
Alertes délais
Audit horodaté
PLAN 2026–2030

Numériser le blocage n’est pas moderniser
Abdelwaheb Ben Moussa · Tribune

 

Le Plan 2026-2030 : l’occasion de traiter les deux chantiers ensemble

La Tunisie a aujourd’hui une fenêtre d’opportunité rare. Le projet de Plan de développement 2026-2030, examiné en Conseil ministériel le 2 décembre 2025 et en attente de transmission au Parlement, place simultanément la réforme administrative et la transformation digitale parmi ses axes structurants. C’est la première fois dans l’histoire de la planification tunisienne que les deux chantiers apparaissent dans le même document stratégique. Mais les inscrire dans le même document ne suffit pas, il faut les articuler dans le même calendrier, avec les mêmes responsables et les mêmes indicateurs de résultat.

Car le risque est connu et documenté : traiter la réforme administrative comme un chantier de long terme pendant qu’on accélère la transformation digitale à court terme. C’est exactement le scénario qui a échoué dans plusieurs pays de la région, et c’est précisément le déséquilibre que révèlent les 138 projets programmés pour 2025-2026 : 99 projets de modernisation des services, 18 projets d’IA, et seulement 12 projets de cybersécurité et de confiance numérique. La réforme administrative, elle, n’apparaît dans aucune colonne.

D’autres pays ont démontré qu’il est possible de mener les deux chantiers simultanément avec des résultats mesurables. Le Rwanda a réformé son environnement des affaires et déployé ses outils numériques publics en moins de cinq ans, passant de l’un des environnements les plus contraignants d’Afrique à l’un des plus compétitifs. La Géorgie a réduit de 90 % ses délais administratifs en combinant simplification réglementaire et digitalisation des services. Et ce, sans attendre que l’un soit parfait pour lancer l’autre. Ce n’est pas de la magie institutionnelle. C’est de la volonté politique traduite en calendrier précis et en obligations de résultat opposables.

Pour que le Plan 2026-2030 ne soit pas un plan de plus, trois engagements s’imposent.

Premier engagement : inscrire la réforme administrative comme condition préalable explicite de tout déploiement IA. Aucun projet d’IA publique ne devrait être lancé sans audit préalable des processus administratifs qu’il est censé améliorer. Numériser un processus défaillant sans le réformer, c’est graver le dysfonctionnement dans le marbre numérique.

Deuxième engagement : fixer des indicateurs de résultat communs aux deux chantiers. Réduire de moitié le nombre de procédures pour créer une entreprise d’ici 2027. Ramener à moins de 20 heures les formalités d’exportation d’ici 2028. Atteindre un taux de digitalisation réelle des services administratifs de 80 % d’ici 2030. Ces objectifs ne sont pas utopiques, ils sont atteignables, mesurables et comparables à ce que d’autres pays ont réalisé dans des délais similaires.

Troisième engagement : rendre publics les résultats, annuellement et par ministère. Un tableau de bord national de la réforme administrative et de la transformation digitale, publié chaque année, consultable par tout citoyen et tout investisseur. Pas un rapport gouvernemental de plus, un instrument de redevabilité réelle, audité par des organes indépendants.

Dans ma tribune du 12 mars 2026, je montrais que la Tunisie devait devenir un hub numérique régional. Dans celle du 13 mars, j’alertais sur l’urgence de gouverner l’IA avant de la déployer. Aujourd’hui, je pose la condition la plus fondamentale : il n’y a pas de transformation digitale réussie sans réforme administrative sérieuse. L’IA n’est pas le remède à une administration dysfonctionnelle, elle en est le révélateur. Et si la Tunisie a le courage de traiter les deux chantiers ensemble, elle peut transformer ce double défi en double avantage compétitif. L’histoire économique ne retient pas les pays qui avaient du potentiel. Elle retient ceux qui ont eu le courage de s’en saisir, au bon moment.

 

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* Les analyses et opinions exprimées dans cette tribune n’engagent aucune autorité publique ni institution. Elles reflètent la seule appréciation personnelle de l’auteur.

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Tunisie | Le déficit commercial se rétracte mais reste élevé  

Au cours des deux premiers mois de 2026, le déficit commercial de la Tunisie s’est réduit à 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros), contre 3,517 milliards de dinars (environ 1,05 milliard d’euros) enregistrés à la même période en 2025, apprend-on dans une analyse publiée le 12 mars 2026 par l’Institut national de la statistique (INS). Ce déficit reste cependant très élevé eu égard les difficultés financières du pays et l’ampleur de son endettement extérieur dépassant 80% du PIB.  

Au cours des deux premiers mois de 2026, le commerce extérieur tunisien a enregistré des exportations de 10,80 milliards de dinars (environ 3,2 milliards d’euros) et des importations de 13,59 milliards de dinars (environ 4 milliards d’euros). Sur la période janvier-février 2026, les exportations ont progressé de 6,2 % par rapport à la même période en 2025, où elles s’élevaient à 10,169,2 milliards de dinars (environ 3 milliards d’euros).

Les importations, quant à elles, ont légèrement diminué de 0,7 %, passant de 13,69 milliards de dinars (environ 4,1 milliards d’euros) à 13,59 milliards de dinars.

Sous l’effet de cette tendance, le déficit commercial s’est réduit à 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros), contre 3,517 milliards de dinars (environ 1,05 milliard d’euros) enregistrés à la même période en 2025.

Le taux de couverture des importations par les exportations a atteint 79,5 %, contre 74,3 % l’année précédente.

Du point de vue sectoriel, les exportations ont progressé dans les industries mécaniques et électriques (+14,8 %) et dans le secteur agroalimentaire (+6,1 %), soutenues principalement par la hausse des ventes d’huile d’olive, qui ont atteint 1,25 milliard de dinars (environ 374 millions d’euros), contre 1,007 milliard de dinars (environ 301 millions d’euros) l’année précédente.

Les exportations des secteurs des mines, des phosphates et de leurs dérivés (-24,6 %), du textile, de l’habillement et du cuir (-1,8 %) et de l’énergie (-0,5 %) ont toutefois reculé, en partie à cause de la baisse des ventes de pétrole brut, qui sont passées de 372,3 millions de dinars (environ 111 millions d’euros) au cours des deux premiers mois de 2025 à 239,8 millions de dinars (environ 72 millions d’euros).

Du côté des importations, les achats de biens d’équipement (+1,4 %) et de produits énergétiques (+1,7 %) ont progressé. Les importations de biens de consommation (+2,3 %) et de produits alimentaires (+2,6 %) ont également augmenté, tandis que celles de matières premières et de produits semi-finis ont diminué (-6 %).

En termes de répartition géographique, les exportations tunisiennes vers l’Union européenne (UE), qui représentaient 72,1 % du total, ont atteint 7,793 milliards de dinars (environ 2,3 milliards d’euros), contre 7,091,9 milliards de dinars (environ 2,1 milliards d’euros) à la même période en 2025. La hausse a été particulièrement marquée en France (+15,7 %) et en Allemagne (+9,9 %), tandis que des baisses ont été enregistrées en Italie (-1,6 %) et aux Pays-Bas (-25,3 %).

Concernant les pays arabes, les exportations ont fortement progressé vers l’Égypte (+76,4 %) et l’Arabie saoudite (+68,9 %), tandis qu’elles ont reculé vers le Maroc (-45,3 %), l’Algérie (-18,6 %) et la Libye (-29,2 %).

Du côté des importations, celles en provenance de l’UE – représentant 45,6 % du total – ont atteint 6,189 milliards de dinars (environ 1,85 milliard d’euros), contre 5,77 milliards de dinars (environ 1,72 milliard d’euros) au cours des deux premiers mois de 2025. Les achats ont notamment progressé en provenance de France (+26,3 %) et d’Italie (+12,3 %), tandis qu’ils ont reculé en provenance d’Espagne (-5,0 %) et de Grèce (-28,2 %).

Hors UE, les importations ont augmenté en provenance de Turquie (+3,8 %) et d’Inde (+48,9 %), tandis qu’elles ont diminué en provenance de Russie (-59,7 %) et de Chine (-18,1 %).

Par groupe de produits, le déficit commercial global – 2,784 milliards de dinars (environ 830 millions d’euros) – s’explique principalement par le solde négatif des produits énergétiques (-1,886 milliards de dinars, environ 563 millions d’euros), des matières premières et produits semi-finis (-790,7 millions de dinars, environ 236 millions d’euros), des biens d’équipement (-488,4 millions de dinars, environ 146 millions d’euros) et des biens de consommation (-108,8 millions de dinars, environ 32 millions d’euros).

Le secteur alimentaire, quant à lui, a enregistré un excédent de 489,7 millions de dinars (environ 146 millions d’euros).

Finalement, le déficit commercial hors énergie s’est réduit à 898,3 millions de dinars (environ 268 millions d’euros), tandis que le déficit de la balance énergétique a atteint 1,886 milliards de dinars (environ 563 millions d’euros), contre 1,845 milliards de dinars (environ 551 millions d’euros) enregistrés à la même période en 2025.

I. B.

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Tunisair: Assemblée générale élective le 31 mars

Tunisair vient d’annoncer, dans un communiqué publié sur la BVMT, la tenue d’une Assemblée générale élective pour ses actionnaires minoritaires, prévue le mardi 31 mars 2026 à 10h00, au siège social de la compagnie. 

L’enjeu principal? L’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au conseil d’administration, pour un mandat de 3 ans. Au-delà du symbole, cette élection permet de donner voix et influence à ceux qui détiennent une part modeste du capital, soit les individus possédant 0,5% ou moins et les institutions jusqu’à 5%.

Alors pourquoi cette représentation revêt-elle de l’importance? Parce qu’elle offre aux petits actionnaires la possibilité de peser sur les décisions stratégiques, de suivre de près les grandes orientations de la compagnie et de défendre leurs intérêts face aux actionnaires majoritaires. Une démarche qui s’inscrit parfaitement dans la volonté de Tunisair de renforcer la transparence et la gouvernance partagée.

Par ailleurs, “les actionnaires peuvent consulter toutes les informations prévues par l’article 22 de la décision générale du Conseil du marché financier n°23, disponibles en ligne sur le site officiel de Tunisair et au siège social”, indique la compagnie. 

 

 

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Tunisie | Annonce d’une grève de l’enseignement secondaire

La commission administrative de l’enseignement secondaire relevant de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a approuvé une grève présentielle de protestation le mardi 7 avril 2026, qui sera accompagnée de mouvements de protestation devant les directions régionales de l’éducation, selon une déclaration faite lundi 9 mars 2026 par le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, Mohamed Safi, à Diwan FM.

Le syndicat fixera également la date d’un sit-in au niveau central et tiendra une conférence de presse, dont l’heure et le lieu seront précisés ultérieurement, a ajouté M. Safi.

Ces mesures annoncées font suite à la réunion de l’instance administrative, le samedi 7 mars, pour évaluer les grèves régionales qui se sont déroulées les 16, 17 et 18 février. L’instance a considéré ces grèves comme concluantes et a condamné la position du ministère, qui bafoue le droit syndical et contourne les accords conclus.

M. Safi a, par ailleurs, affirmé que le syndicat reste ouvert à toutes les actions possibles et à tous les moyens de protestation disponibles.

«Toutes les options sont envisagées, y compris le boycott des examens, compte tenu de la colère grandissante du personnel enseignant», a indiqué le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, tout en réaffirmant que le syndicat est conscient de la situation actuelle dans le pays et reste ouvert au dialogue, mais que cela ne l’empêcherait pas de prendre les mesures nécessaires pour obtenir la satisfaction des revendications que l’autorité de tutelle a, selon ses termes, «contournées», rapporte Diwan FM.

I. B.

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Lui-même grand producteur, ce pays adore l’huile d’olive tunisienne!

La Tunisie a exporté 130,9 mille tonnes d’huile d’olive lors des trois premiers mois de la campagne 2025/2026. C’est bien plus que les 84,1 mille tonnes de la même période l’an dernier. Soit une hausse de 55,7%, d’après l’Onagri.

La grande part est encore en vrac: 88,4%. Mais l’huile conditionnée gagne du terrain. Elle représente désormais 11,6%, contre 10,4% avant. L’extra vierge domine: 89,5% du total.

En recettes, on atteint 1 621,2 millions de dinars. C’est 34,8% de plus que les 1 202,3 Mtnd de l’an passé. Seule l’huile conditionnée apporte 15,7% de ces gains.

Les prix baissent un peu en janvier 2026. Une moyenne de 11,94 Tnd/kg, contre 12,33 Tnd un an plus tôt, soit une chute de 3,2%. Ils varient selon la qualité: de 8,81 à 16,69 Tnd/kg.

L’Europe mène la danse avec 55,4% des volumes. Suivent l’Amérique du Nord (21,1%), l’Asie (12,1%) et l’Afrique (7,5%). Les stars? L’Espagne (30,9%), l’Italie (18,9%) et les États-Unis (16,8%).

Côté bio, 12,6 mille tonnes exportées pour 170,8 Mtnd. La part conditionnée reste modeste: 7,9%. L’Italie importe 42%, l’Espagne 22%, la France 16% et les États-Unis 12%. Prix moyen: 13,60 Tnd/kg. Du vrac à 12,74 Tnd/kg au conditionné à 23,62 Tnd/kg.

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Huile d’olive : Le Financial Times annonce la Tunisie deuxième producteur mondial

La Tunisie pourrait devenir, lors de la campagne 2025-2026, le deuxième producteur mondial d’huile d’olive, derrière l’Espagne et devant l’Italie. C’est ce qu’indique le Financial Times dans un article publié début janvier 2026, évoquant l’une des saisons les plus prometteuses de ces dernières années pour le pays nord-africain.

Selon le quotidien britannique, la production tunisienne est attendue entre 380.000 et 400.000 tonnes, avec des projections sectorielles pouvant atteindre 500.000 tonnes, un volume qui permettrait à la Tunisie de dépasser l’Italie, affectée par plusieurs campagnes marquées par la sécheresse et le stress climatique.

Le Financial Times souligne que cette performance repose sur des conditions climatiques favorables, notamment des précipitations mieux réparties, ainsi que sur l’ampleur du verger oléicole tunisien, qui compte près de 107 millions d’oliviers répartis sur environ 2 millions d’hectares.

Le quatrième producteur mondial, selon l’APIA

Quelques jours plus tôt, le 22 décembre 2025, Inji Doggui Hanini, directrice générale de l’Agence de Promotion des Investissements Agricoles (APIA), avait rappelé que la Tunisie est le quatrième producteur mondial d’huile d’olive, en se référant aux classements établis sur la base des moyennes pluriannuelles.

S’exprimant lors du Forum d’affaires saoudo-tunisien, elle avait également indiqué que 40% des terres cultivées en Tunisie sont consacrées aux oliviers et que le pays est le deuxième exportateur mondial d’olives, tout en mettant en avant les opportunités d’investissement dans l’embouteillage de l’huile d’olive, l’huile biologique et la valorisation des sous-produits agricoles.

Une possible évolution ponctuelle du classement

Les projections publiées par le Financial Times concernent exclusivement la campagne 2025-2026 et traduisent une performance conjoncturelle exceptionnelle, sans modifier à ce stade le classement mondial établi sur le long terme. Elles illustrent toutefois la capacité de la Tunisie à changer de rang lors d’une saison favorable, dans un contexte de fragilisation des productions européennes.

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Huile d’olive : La Tunisie accélère ses négociations commerciales avec les grandes puissances

La Tunisie avance à grands pas pour améliorer l’accès de son huile d’olive aux marchés internationaux. Le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a annoncé récemment que des négociations sont à un stade avancé avec plusieurs partenaires stratégiques, notamment les États-Unis, afin d’alléger les barrières douanières pesant sur les exportations tunisiennes.

Discussions avancées avec Washington

Selon le ministre, des pourparlers approfondis sont en cours avec les autorités américaines pour revoir les droits de douane appliqués aux exportations tunisiennes. L’objectif est clair : renforcer la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur le marché américain, dominé par de grands producteurs internationaux, et permettre aux exportateurs nationaux de mieux se positionner face à une concurrence intense.

Dans la même dynamique, Tunis a atteint un niveau avancé de discussions avec l’Indonésie, ouvrant la voie à une meilleure implantation de l’huile d’olive tunisienne en Asie du Sud-Est. Parallèlement, les autorités tunisiennes poursuivent leurs démarches auprès d’autres marchés clés de la région, notamment la Chine, le Japon, la Corée du Sud et l’Inde, dans une stratégie visant à diversifier les débouchés et réduire la dépendance à un nombre limité de partenaires commerciaux.

L’Amérique latine, nouvel axe stratégique

Le ministre a également souligné l’intérêt croissant porté à l’Amérique latine, malgré une concurrence déjà bien installée. À ce titre, la Tunisie est en passe de finaliser les derniers ajustements techniques avec le Brésil. L’exemption totale des droits de douane sur l’huile d’olive tunisienne devrait entrer en vigueur à partir de mars 2026, une mesure présentée comme un tournant stratégique pour le secteur.

Cette mesure est présentée comme un tournant stratégique pour le secteur, dans la mesure où elle permettrait aux exportateurs tunisiens d’accéder à l’un des plus grands marchés d’Amérique latine dans des conditions tarifaires nettement plus favorables. Le Brésil, fort de sa population et de l’évolution de ses habitudes de consommation, est perçu comme un relais de croissance potentiel pour les produits agroalimentaires à forte valeur ajoutée.

Au-delà du cas brésilien, les autorités tunisiennes entendent élargir cette dynamique à d’autres pays de la région, afin de consolider la présence de l’huile d’olive tunisienne sur des marchés encore peu exploités mais stratégiques à moyen terme.

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Huile d’olive : Le prix de référence de l’extra vierge relevé à 10,200 dinars le kilo

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont décidé de relever le prix de référence officiel de l’huile d’olive extra vierge à 10,200 dinars le kilogramme au niveau des huileries. Une mesure destinée à encadrer la campagne oléicole en cours et à soutenir les acteurs de la filière.

Un ajustement pour encadrer la campagne oléicole

Dans un communiqué conjoint, les deux départements ministériels ont annoncé la révision à la hausse du prix de référence de l’huile d’olive extra vierge, désormais fixé à 10,200 dinars le kilogramme. Cette décision intervient dans le cadre du suivi régulier de la campagne oléicole, marquée par des enjeux économiques majeurs pour le secteur agricole.

Les autorités soulignent que ce mécanisme vise avant tout à protéger la filière, en particulier les petits producteurs, tout en contribuant à la valorisation de la qualité de l’huile d’olive tunisienne, produit phare de l’agriculture nationale.

Un prix de référence appelé à évoluer

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce ont précisé que ce prix n’est pas figé. Il demeure mobile et fera l’objet de révisions hebdomadaires, en fonction des fluctuations du marché et de l’évolution de l’offre et de la demande.

Cette flexibilité vise à mieux accompagner les dynamiques du secteur, à limiter les déséquilibres et à garantir une meilleure transparence dans les transactions entre producteurs, huileries et autres intervenants de la chaîne de valeur.

L’objectif affiché est de renforcer la stabilité du secteur oléicole et d’en consolider le rôle stratégique dans l’économie nationale. La filière de l’huile d’olive demeure en effet un pilier des exportations agricoles tunisiennes et une source essentielle de revenus pour des milliers d’agriculteurs.

Cette révision du prix de référence s’inscrit dans un contexte de vigilance accrue autour du secteur oléicole, confronté à la volatilité des marchés internationaux, aux coûts de production et aux impératifs de compétitivité.

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Tunisie – Huile d’olive : La production attend encore la cueillette

La campagne de récolte des olives avance à un rythme soutenu. Selon le ministre du Commerce, Samir Abid, le taux de progression de la cueillette pour la saison en cours a atteint environ 30 %. Une déclaration faite mardi matin à Sfax, lors de l’ouverture de la conférence régionale consacrée aux perspectives d’exportation de l’huile d’olive pour les gouvernorats du quatrième district.

Le ministre a souligné que la production de cette saison est qualifiée de « record », permettant à la Tunisie de renouer avec la compétition pour la première place mondiale en matière d’exportation d’huile d’olive. Cette performance marque, selon lui, un retour progressif du pays sur le devant de la scène internationale, après plusieurs saisons marquées par des fluctuations de rendement.

Malgré cette dynamique positive, des contraintes structurelles continuent de freiner l’exportation dans certaines régions. Le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Sud-Ouest, Youssef Salem, a indiqué que les gouvernorats de Gafsa et de Sidi Bouzid font face à plusieurs difficultés, en dépit de la qualité reconnue du produit. Parmi les principaux obstacles figure la question du stockage, qui repose encore largement sur des méthodes traditionnelles peu adaptées aux exigences des marchés internationaux.

Environ 50 millions d’arbres à l’horizon 2040

Youssef Salem a également mis en avant l’essor remarquable de la culture de l’olivier dans ces deux régions. Les dernières statistiques disponibles pour l’année 2025 font état de 13 millions d’oliviers à Gafsa et de 23 millions à Sidi Bouzid. Les projections tablent sur un total d’environ 50 millions d’arbres à l’horizon 2040 pour l’ensemble des deux gouvernorats.

Ces chiffres traduisent le potentiel considérable de la filière oléicole dans le centre et le sud du pays, tout en posant la question de l’accompagnement logistique, industriel et commercial nécessaire pour transformer cette croissance agricole en véritable levier de développement économique et d’exportation durable.

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CAN 2025 – Groupe C / Nigeria – Tunisie : historique des confrontations

Nigeria–Tunisie n’a jamais été une rencontre ordinaire. À la veille de leur confrontation prévue le 27 décembre 2025 au Maroc, les chiffres confirment un équilibre statistique, mais l’historique des affrontements rappelle une rivalité ponctuée d’épisodes marquants, souvent décisifs lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN).

Des chiffres équilibrés, une tension constante

Depuis leur première opposition, le Nigeria et la Tunisie se sont affrontés à 21 reprises. Le bilan fait état de sept victoires tunisiennes, six succès nigérians et huit matches nuls. Ces données traduisent un rapport de forces serré, sans domination nette d’un camp sur l’autre.

Au-delà des statistiques, cette rivalité s’est construite dans des contextes souvent chargés en pression, où l’issue s’est régulièrement jouée dans les moments décisifs.

Les CAN, théâtre des confrontations les plus marquantes

La Coupe d’Afrique des Nations a concentré plusieurs épisodes forts de cette opposition. En 2004, les deux équipes se quittent sur un score de 1-1 après prolongation, avant une victoire tunisienne aux tirs au but, dans un contexte resté marquant pour les supporters des deux camps.

Deux ans plus tard, en 2006, le scénario se répète, mais l’issue bascule cette fois en faveur du Nigeria, victorieux 6-5 lors de la séance de tirs au but. Ces deux confrontations successives ont renforcé la dimension psychologique de cette rivalité.

L’histoire retient également l’édition de 1978, lorsque la Tunisie quitta la pelouse avant le terme de la rencontre, permettant au Nigeria d’obtenir une victoire sur tapis vert et un podium continental.

Des souvenirs récents toujours présents

Plus récemment, lors de la CAN 2021, la Tunisie s’est imposée face à un Nigeria annoncé favori et invaincu jusque-là. À l’issue de cette rencontre, un cadre tunisien avait résumé l’état d’esprit du groupe par cette déclaration : « On nous pensait morts… mais nous n’étions pas venus pour regarder ».

Cet épisode a ravivé l’idée d’une confrontation où la logique sportive peut être déjouée.

Un duel qui échappe souvent aux pronostics

À l’approche du rendez-vous de 2025, le Nigeria se présente avec un effectif jugé redoutable. Mais l’historique rappelle que cette affiche échappe fréquemment aux certitudes. Une formule circule encore dans les vestiaires depuis 2004 : « la Tunisie ne meurt jamais ». Une manière de résumer une rivalité où l’histoire pèse souvent autant que la forme du moment.

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Quand l’État “rabaisse” le prix de l’huile d’olive, la Tunisie pénalise ses agriculteurs

Moktar Lamari
Moktar Lamari

C’est officiel, depuis hier, le prix de référence de l’huile d’olive est administré de nouveau, fixé à 10 dinars le litre cette saison. Moins que 3 euros le litre, un prix en deçà des coûts de production moyens. Un prix cassé favorisant l’exportation en vrac et en masse. Un cadeau pour les exportateurs, un drame pour les agriculteurs et les investisseurs dans le secteur. La colère sociale monte et pas pour rien. La Tunisie ne dispose pas de tribunal de Commerce, pour éventuellement recevoir les plaintes légitimes des producteurs. Un procès, pour spoliation des ruraux par les urbains…

L’Etat contre ses paysans ?

Chaque saison oléicole en Tunisie commence par le même rituel. Le ministère du Commerce, le ministère de l’Agriculture, l’ONH (Office National de l’Huile) et le CEPEX montent sur scène, chiffres à la main, sourire jaune mais satisfait et enrobé de discours démagogique. Annonçant, d’une seule voix, que « les productions d’huile d’olive sont en hausse », que « la Tunisie confirme son rang mondial », mais que « les prix de cet or vert sont divisés par deux ».

Rideau tombé et applaudissements nourris des intermédiaires, banques et autres intrus dans la filière. Les médias reproduisent les discours, sans comprendre et sans expliquer les vrais enjeux, les perdants et les gagnants.

Sur le terrain, le producteur regarde ses bidons et barils partir à des prix cassés qui insultent son travail et volent son produit, par ce mécanisme d’administration indue des prix. Mais ça, ce n’est pas dans le communiqué des ministères et organes officiels. Ils s’en balancent.

L’État tunisien ne ment probablement pas : c’est les fonctionnaires incompétents qui trichent par omission. Ils parlent toujours de volumes, jamais de valeur. De tonnes, jamais de prix. De classement mondial, jamais de revenus pour ceux qui produisent réellement l’huile.

L’olive et l’huile d’olives deviennent des chiffres abstraits, utiles pour les rapports et les discours, inutiles pour la reproduction des fermes oléicoles et et les oliviers comment tels.

Langue de bois pressée à froid

L’Office National de l’Huile se présente comme régulateur. En réalité, il agit comme un agent d’écoulement rapide. Quand les prix chutent, on n’entend jamais un discours sur la protection du producteur ou la limitation de la vente en vrac. On entend plutôt des formules recyclées :

« Il faut s’adapter aux conditions du marché international »
« La conjoncture mondiale est difficile »
« L’Espagne influence les prix »

Traduction : l’État abdique, mais avec hypocrisie bureautique, élégance technocratique, qui fait au final saigner les producteurs, et ruinent l’espoir des investisseurs.

Le ministère du Commerce parle de compétitivité, comme si vendre moins cher que tout le monde était une stratégie et non un aveu d’échec.

Le ministère de l’Agriculture, lui, invoque la tradition, la qualité, le terroir… tout ce qu’il refuse ensuite de défendre concrètement par une politique de marque, de conditionnement et de prix plancher.

Quant au CEPEX, il exporte. Peu importe quoi. Peu importe comment. Peu importe sous quel nom. L’essentiel, c’est que ça sorte du territoire et que les tableaux Excel soient verts.

L’huile d’olive tunisienne devient un simple flux logistique. Un liquide qui coule, qui fuit et qui tâche, mais dans l’intérêt des intermédiaires, pas des producteurs.

Les élites parlent, les médias radotent et les producteurs encaissent les pertes et les déceptions.

Les économistes universitaires restent à l’écart, ils ne veulent pas toucher à un sujet explosif, qui dévoilera leurs incompréhensions des enjeux. Probablement, leur incapacité des politiques d’administration des prix, et régulations des marchés de la Tunisie profonde de Sidi Bouzid à Zarzis, en passant par Kairoaun ou Akkouda.

Dans les salons climatisés des hôtels étoilés et des conférences des diplomates, on entend toujours les mêmes phrases, le même refrain prononcés par les mêmes profils :

« On ne peut pas aller contre le marché »
« Il faut être réaliste »
« L’État ne peut pas tout faire »

Curieusement, ces élites trouvent toujours le réalisme quand il s’agit de baisser les prix, jamais quand il s’agit de construire une stratégie nationale ambitieuse. Elles savent expliquer pourquoi on ne peut pas protéger le producteur, mais jamais pourquoi l’Italie peut vendre notre huile trois fois plus cher que nous.

Le syndicat des agriculteurs parle des deux coins de la même bouche, chacun dit son discours. Supposément au nom des agriculteurs, mais reste souvent coincé entre communication institutionnelle forcément en langue de bois , double discours et impuissance réelle.

Le producteur, lui, n’a ni micro ni plateau télé. Il a juste ses olives, ses dettes et un État qui lui demande de comprendre et de redoubler d’effort dans l’intérêt des politiciens en place. Les larmes pour pleurer et la prière pour se oublier.

Un État qui vend vite, ses caisses étant vides

La vérité est brutale : l’État tunisien traite l’huile d’olive comme un produit éternellement en crise, pas comme un pilier stratégique. Les envolées lyriques de certains journalistes engraissés par la publicité mensongère ne changent rien à la réalité.

L’huile d’olive tunisienne est simplement bradée, probablement pour combler un trou budgétaire urgent, des revenus en devises, mais pas pour construire une richesse durable. Le court terme l’emporte sur le moyen terme.

On la brade comme quand on liquide tout ce qu’on n’a pas eu le courage de défendre. On la brade, parce que l’Etat n’a pas investi dans les infrastructures de stockage, les technologies de traçabilité, ou l’innovation de produit.

Pas de marque nationale forte. Pas de mesure pour contrôler la qualité et vérifier la traçabilité. Pas de politique sérieuse contre la domination du vrac. Pas de protection réelle des prix à la production.

Mais beaucoup de discours. Beaucoup de conférences. Beaucoup de “succès”. Les médias du sérail applaudissent les gagnants et oublient les producteurs de la Tunisie profonde. Eux, les journalistes préfèrent les réceptions des ambassades aux investigations de terrains et sondages des producteurs et acteurs de la filière oleicole.

Mais, ce faisant l’Etat transfère volontairement les surplus des producteurs, vers celui des intermédiaires et autres rentiers liés aux marchés de l’exportation.

L’incompétence extra vierge

Le bradage de l’huile d’olive tunisienne n’est ni une fatalité ni un accident. C’est le résultat d’un choix institutionnel répété, maquillé par des mots creux et des chiffres flatteurs. L’État tunisien ne manque ni d’experts ni de rapports. Il manque de volonté politique et de respect pour ce qu’il possède.

Un État qui vend son meilleur produit comme un surplus ne mérite pas de parler de souveraineté économique. Un État qui célèbre les volumes mais ignore les prix ne protège rien, il administre le déclin.

L’huile d’olive tunisienne continuera d’être excellente.

La question est : jusqu’à quand la gouvernance de la filière oléicole continuera-t-il à être médiocre ?

Par Moktar Lamari -Economics for Tunisia 

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Huile d’olive : La colère des agriculteurs face à un prix jugé intenable

La fixation d’un prix de référence de 10 dinars le kilo pour l’huile d’olive au niveau des huileries déclenche une vive contestation chez les producteurs. Le Syndicat des agriculteurs tunisiens dénonce une décision qu’il juge déconnectée des coûts réels et avertit des risques sérieux pour l’avenir de la filière oléicole.

La décision conjointe des ministères de l’Agriculture et du Commerce d’instaurer un prix de référence mobile pour l’huile d’olive continue de susciter de vives réactions. Aujourd’hui, sur les ondes d’Express fm, le président du Syndicat des agriculteurs tunisiens (Synagri), Midani Dhaoui, a publiquement critiqué cette mesure, estimant qu’elle accentue les tensions au sein de la filière. Selon lui, le prix arrêté ne reflète ni la réalité des coûts de production ni les équilibres économiques du secteur.

Une décision qui fracture la filière

Pour le Synagri, la fixation du prix à 10 dinars le kilo au niveau des huileries a créé un climat de crispation inédit entre agriculteurs et propriétaires d’huileries. Midani Dhaoui affirme que cette situation a conduit certaines unités de transformation à refuser la réception des olives, paralysant partiellement la campagne oléicole dans plusieurs régions. Il dénonce une mesure « improvisée » qui n’a pas fait l’objet d’une concertation globale avec l’ensemble des acteurs concernés.

Le cœur du désaccord réside dans l’écart entre le prix de référence fixé et les coûts réels supportés par les agriculteurs. Le président du syndicat souligne que la majorité de la production actuelle provient désormais de cultures irriguées, nettement plus coûteuses en raison de la hausse des intrants, de l’énergie et de la main-d’œuvre.

Dans ces conditions, le prix annoncé ne permettrait pas de couvrir les frais engagés, faisant peser l’essentiel de l’effort financier sur le seul producteur. Il estime que le prix réel devrait se situer à pas moins de 14 dinars le kilogramme, et ce, afin d’absorber les coûts de production, de transformation et de commercialisation.

Inquiétudes sur l’avenir de l’oliveraie tunisienne

Midani Dhaoui a également pointé la faible valorisation de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux. Malgré une qualité reconnue parmi les meilleures au monde, le produit tunisien demeure, selon lui, vendu à des prix inférieurs à ceux de nombreux concurrents. Il attribue cette situation à des politiques conjoncturelles et à des décisions prises dans l’urgence, sans vision stratégique à long terme.

Au-delà de la conjoncture actuelle, le syndicat s’inquiète pour la pérennité d’un patrimoine agricole estimé à près de 120 millions d’oliviers. En l’absence de politiques proactives garantissant une rémunération équitable des producteurs, Midani Dhaoui redoute un désengagement progressif des agriculteurs et une fragilisation durable de la filière, pourtant centrale pour l’économie nationale et les exportations.

Appel à une révision des prix

Face à cette situation, le président du Synagri appelle les autorités à revoir leur approche et à fixer des prix « réels », alignés sur les coûts de production. Il estime qu’assurer aux agriculteurs des revenus décents constitue une condition indispensable pour préserver la filière, apaiser les tensions avec les huileries et maintenir la compétitivité de l’huile d’olive tunisienne sur les marchés internationaux.

Les ministères de l’Agriculture et du Commerce, ont conjointement annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des huileries. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Selon ce communiqué, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

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Tunisie : un prix de référence pour l’huile d’olive fixé à 10 dinars le kilo

Les ministères de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, ainsi que du Commerce et du Développement des exportations, ont annoncé, mardi 23 décembre 2025, l’instauration d’un prix de référence mobile pour l’huile d’olive au niveau des moulins. Ce prix est fixé à 10 dinars le kilogramme pour la campagne agricole 2025–2026.

Objectif : soutenir le secteur et les producteurs

Selon le communiqué conjoint, cette mesure vise à encadrer le marché de l’huile d’olive et à garantir le bon déroulement du processus de récolte et de transformation des olives. Elle cherche également à préserver l’équilibre de la filière et à protéger les intérêts de tous les acteurs, en particulier les petits producteurs.

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Brïve : Yasmina Reza adaptée au théâtre tunisien par Ghassen Hafisa à El Teatro

“Brïve”, tel est le titre de la pièce de théâtre adaptée et mise en scène par Ghassen Hafsia, puisée des “Trois versions de la vie” de Yasmina Reza, que le public pourra découvrir du 25 au 27 décembre 2025 à l’espace El Teatro à la capitale.

Les interprètes principaux de cette représentation théâtrale sont Ghassen Hafsia, Abdelkrim Bennani, Leila Youssfi, Mehdi El Kamel et Yosr Galaï pour une scénographie de Walid Hassir et Leila Youssfi.

Le public pourra voir cette adaptation à travers “une soirée tranquille chez Hanan et son mari Ramzi, immunologue de renom, mais totalement dépourvu d’immunité face aux cris incessants de leur petit garçon, farouchement opposé à l’idée de dormir…

“Au milieu d’un débat animé sur la meilleure façon d’imposer l’autorité parentale, la sonnette retentit : surprise ! Voilà Hichem, collègue de Ramzi, et son épouse Amira, deux invités charmants… avec un léger décalage temporel : ils sont venus dîner en toute convivialité… mais un jour d’avance !”.

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Tunisie : Vers une diplomatie de l’huile d’olive ?

Pour la première fois, la Tunisie consacre une journée entière à la diplomatie de l’huile d’olive. À travers cet événement inédit, les autorités affichent une ambition claire : transformer ce produit phare en outil stratégique de rayonnement économique, culturel et diplomatique.

La Tunisie semble vouloir franchir un nouveau cap dans la valorisation de son produit agricole emblématique. Lundi 22 décembre 2025, l’Académie diplomatique internationale de Tunis a accueilli le tout premier « Jour de la diplomatie pour l’huile d’olive tunisienne », organisé conjointement par les ministères de l’Agriculture, des Affaires étrangères et du Commerce. Une initiative révélatrice d’une orientation assumée vers une diplomatie économique structurée autour de l’huile d’olive.

La forte mobilisation diplomatique, marquée par la présence de nombreux ambassadeurs, représentants d’organisations internationales et chefs de missions tunisiennes à l’étranger, traduit la volonté de faire de l’huile d’olive un vecteur d’influence et de positionnement international.

Dans son allocution d’ouverture, le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, a souligné que l’huile d’olive tunisienne constitue un symbole profondément ancré dans l’identité nationale et la civilisation méditerranéenne. Il a mis en avant le rôle central des représentations diplomatiques et consulaires dans la promotion de ce produit à l’étranger, non seulement comme marchandise, mais aussi comme marqueur de qualité, de durabilité et de savoir-faire tunisien. Le ministre a également insisté sur l’apport déterminant des femmes rurales dans la préservation de la qualité de l’huile, ainsi que sur le rôle de la diaspora tunisienne comme relais naturel de promotion sur les marchés étrangers.

L’huile d’olive comme un pilier de l’économie nationale

De son côté, le ministre de l’Agriculture, Ezzeddine Ben Cheikh, a présenté l’huile d’olive comme un pilier de l’économie nationale et un instrument à part entière de la diplomatie économique. Il a exposé la nouvelle vision tunisienne fondée sur la qualité mondiale, l’augmentation de la valeur ajoutée à travers l’exportation d’huile conditionnée et la conclusion de partenariats internationaux. Le ministre a également mis en avant la capacité du secteur oléicole à résister aux changements climatiques, tout en rappelant la position de leader de la Tunisie dans la production d’huile d’olive biologique et les nombreuses distinctions internationales obtenues.

Cette orientation est confortée par les données avancées par le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid. La Tunisie figure parmi les principaux acteurs mondiaux du secteur, occupant le quatrième rang mondial en 2024 avec plus de 10 % de parts de marché. Les exportations tunisiennes d’huile d’olive atteignent aujourd’hui plus de 60 marchés internationaux, avec une progression avoisinant 16 % sur les cinq dernières années. Autant d’indicateurs qui renforcent l’idée d’une diplomatie économique et alimentaire assumée, ciblant notamment les marchés asiatiques, sud-américains et africains.

Au-delà des discours, le programme de cette journée a misé sur une approche concrète, mêlant interventions scientifiques, expositions culturelles, valorisation des produits des femmes rurales, présentation des entreprises exportatrices primées et séances de dégustation. Une manière de conjuguer savoir, image et expérience sensorielle pour renforcer l’attractivité du produit tunisien.

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Tunisie : la “Journée de la diplomatie pour l’huile d’olive” pour booster les exportations et les labels nationaux

Le ministre des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti, a appelé, lundi, au siège de l’Académie diplomatique internationale à Tunis, les ambassadeurs ainsi que les représentants des missions diplomatiques et des organisations régionales et internationales accrédités en Tunisie, à soutenir les efforts nationaux visant à promouvoir l‘huile d’olive tunisienne, dans le cadre d’un partenariat fructueux.

Dans un mot prononcé à l’occasion de la Journée de la diplomatie pour l’huile d’olive tunisienne, le ministre a souligné que les représentations diplomatiques de la Tunisie à l’étranger sont mobilisées dans le but de mieux faire connaître l’huile d’olive tunisienne, de consolider sa présence sur les marchés traditionnels et de faciliter son accès à de nouveaux marchés.

Dans ce contexte, Nafti a mis en avant le rôle de la communauté tunisienne à l’étranger, considérée comme un véritable vecteur de soutien et de promotion des labels tunisiens de l’huile d’olive, hors des frontières.

Le ministre a dit espérer que la “Journée de la diplomatie pour l’huile d’olive”, organisée pour la première fois cette année au sein de l’Académie, devienne un rendez-vous annuel célébrant ce produit dans toutes ses dimensions, en tant que pilier de l’identité tunisienne et symbole de la conjugaison des efforts nationaux.

Exportée vers plus de 60 pays, l’huile d’olive tunisienne continue de rafler les médailles d’or dans les prestigieuses compétitions internationales, s’est-il félicité.

Mohamed Ali Nafti a indiqué que la Tunisie occupe aujourd’hui les premières places mondiales en nombre d’oliviers, avec plus de 100 millions d’arbres répartis sur près de deux millions d’hectares. Elle figure également parmi les premiers producteurs mondiaux en termes de volumes et de qualité.

Il a ajouté que la Tunisie, qui a offert à l’humanité la première encyclopédie agricole rédigée par Magon le Carthaginois, preuve de l’excellence des Tunisiens depuis l’Antiquité dans l’agriculture et ses sciences, a également donné le nom de « Zitouna » à sa grande mosquée, à son minaret scientifique et culturel, symbole de modération.

La Journée de la diplomatie pour l’huile d’olive tunisienne, a comporté des interventions de chercheurs et d’universitaires spécialisés dans les domaines agricole et culturel, notamment autour de l’olivier. La manifestation a également été marquée par une exposition de peintures en lien avec l’olivier.

La manifestation a par ailleurs inclus des expositions miniatures dans la cour de l’Académie, consacrées à l’artisanat lié à l’olivier et à ses dérivés, ainsi qu’une exposition d’entreprises tunisiennes exportatrices d’huile d’olive, primées au niveau national et international.

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Huile d’olive : La Tunisie quatrième exportateur mondial en 2024

La Tunisie s’est classée au quatrième rang mondial en 2024 en matière d’opérations d’exportation d’huile d’olive, a affirmé le ministre du Commerce et du Développement des exportations, Samir Abid, ce lundi 22 décembre 2025.

Cette déclaration a été faite à l’occasion d’une manifestation dédiée à la présentation et à la promotion du secteur tunisien de l’huile d’olive, organisée sous le slogan « La journée de la diplomatie au service de l’huile d’olive tunisienne », au siège de l’Académie diplomatique internationale.

Le ministre du Commerce a souligné que la Tunisie a réussi, lors de la saison écoulée, à pénétrer plus de 60 marchés répartis sur différents continents, précisant que sa part a augmenté de plus de 10 % sur le marché mondial.

Il a également évoqué une transformation profonde du modèle d’exportation, passant d’une logique fondée sur les volumes à une approche axée sur la valeur, ainsi que d’un export reposant sur la matière première à une commercialisation sous des marques tunisiennes fiables et reconnues.

Progression des exportations

Samir Abid a indiqué que la Tunisie a enregistré une progression de ses exportations d’environ 16 % au cours des cinq dernières années, mettant en avant un changement qualitatif notable à travers le développement des capacités locales de transformation et de conditionnement, le renforcement des systèmes de traçabilité et de conformité aux normes internationales, la diversification des marchés et la réduction des exportations d’huile d’olive en vrac.

Le ministre a, par ailleurs, rappelé que l’huile d’olive tunisienne se distingue par une qualité élevée et une valeur sanitaire scientifiquement prouvée, soulignant également que l’huile d’olive biologique occupe une position avancée à l’échelle mondiale.

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