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La Fed garde le cap malgré le choc pétrolier et les tensions au Moyen-Orient

La Réserve fédérale américaine (Fed) a décidé de maintenir ses taux d’intérêt inchangés. Et ce, tout en révisant à la hausse ses prévisions d’inflation. Dans un contexte marqué par de fortes incertitudes géopolitiques.

Réunie à Washington mercredi 18 mars 2026, l’institution a laissé inchangé son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Son président, Jerome Powell, a insisté sur un niveau d’incertitude « inhabituellement élevé », en raison notamment du conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran.

Il estime que la flambée des prix de l’énergie devrait alimenter l’inflation à court terme, sans qu’il soit encore possible d’en mesurer précisément l’ampleur, ni la durée. Cette situation complique la tâche de la Fed, tiraillée entre la nécessité de contenir l’inflation et celle de préserver le marché de l’emploi.

Les projections actualisées indiquent que l’inflation pourrait atteindre 2,7 % d’ici la fin de l’année. Un niveau supérieur aux prévisions de décembre. Malgré cela, la Fed envisage toujours une seule baisse de taux en 2026, même si certains responsables se montrent désormais plus prudents quant à l’ampleur de cet assouplissement…

La Fed n’exclut pas totalement un resserrement monétaire, bien que ce scénario ne soit pas privilégié. La majorité des décideurs estime que la politique actuelle reste adaptée, en attendant des données économiques plus claires.

Un vote dissident a toutefois marqué cette réunion : le gouverneur Stephen Miran s’est prononcé en faveur d’une baisse des taux, arguant que les gains de productivité liés à l’intelligence artificielle pourraient soutenir la croissance sans raviver l’inflation. Une analyse également défendue par Kevin Warsh, pressenti pour succéder à Powell.

Ce dernier reste néanmoins prudent face à ces perspectives, soulignant que les investissements massifs dans les infrastructures technologiques pourraient, à court terme, exercer une pression haussière sur les prix.

En dépit de ces incertitudes, la Fed prévoit une croissance économique légèrement plus robuste dans les années à venir, avec un chômage stable autour de 4,4 %. Les marchés financiers, eux, ont réagi négativement : l’indice S&P 500 a reculé: tandis que les rendements obligataires ont progressé.

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