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Les comptes bancaires débiteurs franchissent la barre des 10 milliards de dinars

Le contexte économique tendu et l’érosion du pouvoir d’achat en Tunisie se lisent, entre autres, dans l’évolution des comptes courants bancaires débiteurs, communément appelé « le rouge ».

 

À fin novembre 2025, dernière statistique disponible, leur encours a atteint 10,240 milliards de dinars, un montant loin d’être anodin. Il représente 8,9 % du total des crédits accordés à l’économie à la même période.

La progression des volumes des comptes débiteurs, dans un environnement où les taux d’intérêt restent élevés, met en lumière quatre réalités structurelles.

Premièrement, l’investissement, qu’il émane des entreprises ou des ménages, est à l’arrêt. L’ensemble des ressources des entreprises est désormais absorbé par l’exploitation courante et les charges de fonctionnement. Avec des frais financiers alourdis, plus aucune marge significative ne subsiste pour créer de l’emploi ou envisager un développement de l’activité. Il suffit d’observer les chiffres du chômage et de la croissance pour constater que cette photographie correspond à la réalité actuelle.

Deuxièmement, les délais de paiement entre clients et fournisseurs s’allongent. Une banque n’accorde de dépassement qu’à condition que son client justifie d’une capacité avérée à régulariser sa situation, généralement par des créances en attente d’encaissement. Or, avec la trésorerie serrée pour la majorité des acteurs économiques, ces délais ne cessent de se distendre.

Troisièmement, la faiblesse chronique de la capitalisation des entreprises tunisienne constitue un handicap majeur. Dès leur création, nombre d’entités économiques fonctionnent essentiellement grâce au crédit bancaire, se contentant d’un capital social minimal. Les actionnaires préfèrent apporter des garanties immobilières plutôt que d’injecter des fonds propres suffisants. Cette observation vaut pour la petite entreprise comme pour les plus grandes structures. Toutes ont urgemment besoin d’être recapitalisées.

Quatrièmement, les ménages utilisent désormais la totalité des facilités de découvert que les banques peuvent leur consentir. La succession des échéances annuelles (saison estivale, rentrée scolaire, fêtes de fin d’année, mois de Ramadan et autres célébrations religieuses), sans oublier le remboursement des crédits, absorbent des salaires déjà insuffisants pour boucler les fins de mois.

Cette situation prouve la vulnérabilité financière de tous les acteurs économiques, pris dans un cercle vicieux dont il devient chaque jour plus difficile de sortir. Les ménages sont asphyxiés par des fins de mois de plus en plus difficiles à boucler. Les entreprises renoncent à investir et à embaucher, et les banques, pourtant garantes de la distribution du crédit, se retrouvent elles-mêmes fragilisées par l’accumulation des risques. C’est toute la chaîne économique qui vacille.

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Les infrastructures énergétiques menacées de frappes, le pétrole s’envole

Il paraît que l’année sera compliquée pour l’économie mondiale sur le front des prix de l’énergie. Les cours du pétrole ont continué à grimper, alors que l’escalade des menaces entre Israël et l’Iran visant les infrastructures énergétiques du Moyen-Orient risque d’aggraver les perturbations de l’approvisionnement mondial déclenchées par l’effondrement du trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Le Brent, référence internationale, continue à surfer au-dessus de 110 dollars le baril.

Israël a attaqué la plus grande installation de traitement de gaz d’Iran, située dans la province de Bushehr. Téhéran a menacé de frapper des installations pétrolières en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et au Qatar. Le Corps des Gardiens de la Révolution a averti la population de s’éloigner de plusieurs installations qu’il a décrites comme des cibles légitimes et de premier choix. Ces installations sont la raffinerie de Samref et le complexe pétrochimique d’Al-Jubail en Arabie saoudite, le champ gazier d’Al Hosn aux Émirats arabes unis ainsi que le complexe pétrochimique de Mesaieed et la société holding de Mesaieed au Qatar.

Dans un scénario où des attaques généralisées sur les infrastructures énergétiques se produiraient et où le détroit resterait fermé pendant une période prolongée, les prix du Brent pourraient atteindre de nouveaux pics, selon toutes les grandes banques internationales.

Avec l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’impact sur notre quotidien ne va pas tarder à se faire sentir. L’inflation repartirait mécaniquement à la hausse sous l’effet des produits importés, qu’ils soient finis ou semi-finis. Le prix de l’énergie, et notamment du pétrole, flamberait en premier lieu, entraînant dans son sillage une hausse généralisée des coûts de transport et de production. Très vite, ce choc pétrolier se répercuterait sur les biens de consommation courante, fragilisant un peu plus le pouvoir d’achat des ménages.

 

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Tunisie-Allemagne: un nouveau programme de Facilité Investissements pour l’emploi

Le programme de la Facilité Investissements pour l’emploi fait partie de l’initiative “Emploi décent pour une transition juste” – il a été créé par la Banque de développement (KfW) pour le compte du ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ) – vient de lancer un nouvel appel à projets. Il concerne la Côte d’Ivoire, l’Égypte, le Ghana, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie.

L’objectif principal de ce programme est la création d’emplois dans le secteur privé. Les emplois créés dans le secteur public ne sont pas acceptés, à l’exception des entreprises publiques dotées de la personnalité juridique et à vocation commerciale.

L’appel à projets est ouvert à tous les secteurs d’activité. Les subventions ne sont disponibles que pour les projets qui créeront de nouveaux emplois dans le secteur privé. La préférence est accordée aux projets combinant la création d’emplois et le renforcement de la migration de la main-d’œuvre vers l’Allemagne.

Le programme offre, pour le volet création d’emplois, des subventions comprises entre 800 000 et 10 000 000 d’euros par projet, applicable à tous les pays concernés.

Pour les candidats du secteur privé, le montant de la subvention demandée ne peut pas dépasser 200% du chiffre d’affaires moyen au cours des 3 dernières années.

Pour les candidats publics, de la société civile et les organisations non gouvernementales, le montant de subvention demandée ne peut pas dépasser 400% du budget moyen au cours des 3 dernières années.

Le coup d’envoi des appels à projets est fixé au 20 mars 2026 pour le Ghana, le Sénégal et la Tunisie, alors que ce sera le 15 avril 2026 pour la Côte d’Ivoire, l’Égypte et le Maroc. La date limite de soumission est fixée au 1er juin pour les trois premiers pays et au 30 juin pour les seconds.

Si vous êtes intéressés, vous pouvez trouver tout ce dont vous avez besoin dans le document suivant: https://invest-for-jobs.com/assets/media/dateien/Guide-dintructions-CfP-2026-Migration-de-main-d%C5%93uvre_03-2026.pdf

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Le gouvernement décide de sauver les Ciments de Bizerte

Les Ciments de Bizerte est l’une des rares sociétés cotées qui n’a jamais atteint son cours d’introduction en Bourse. Aujourd’hui, elle pèse moins de 21 MTND comme capitalisation et ses chiffres récents sont parmi les plus décevants.

L’année 2025 fut marquée par la suspension continue de la production de clinker à cause de l’absence du coke de pétrole, seule source d’énergie permettant le fonctionnement du four. Cette situation résulte des difficultés financières rencontrées par la société, lesquelles l’ont empêchée d’assurer l’importation de cette matière première. Le cimentier se limite à la production de ciment à partir de clinker importé ou acquis localement.

Financièrement, les résultats reportés négatifs totalisent -230,184 MTND, un montant auquel il faudra ajouter les pertes de cette année. Déjà, les six premiers mois 2025 montrent une perte de 26,685 MTND. Toutefois, les fonds propres demeurent positifs, à 116,482 MTND, grâce à trois opérations de réévaluation d’immobilisations qui ont permis d’inscrire 288,246 MTND dans les capitaux propres. C’est donc le moment ou jamais de démarrer un plan de redressement avant que l’impact de ces opérations sur les fonds propres ne s’évapore.

Le gouvernement s’est fixé un plan structuré sur trois phases. À court terme, l’acquisition et la transformation du clinker se poursuivront, tout en essayant de maintenir une marge bénéficiaire positive et de réduire les coûts de production. Un appui financier sera assuré pour permettre à l’entreprise de couvrir son cycle d’exploitation et de financer ses investissements prioritaires.

À moyen terme, les mesures envisagées portent sur la réactivation du transport ferroviaire pour alléger les coûts logistiques, la promotion de l’utilisation du ciment en vrac pour ses avantages économiques et environnementaux, ainsi que la création d’une antenne commerciale à Tunis.

Sur le long terme, les réformes visent à renforcer l’activité du port commercial de l’entreprise, à accroître les exportations de clinker et de ciment, à diversifier les produits et à conquérir de nouveaux marchés extérieurs.

La tendance du titre sur le marché dans les prochains jours montrera si les investisseurs croient vraiment en ce programme qui s’étendra sur plusieurs années. En Bourse, ces histoires de recovery sont bien accueillies et le cours de l’action anticipe généralement la concrétisation du plan envisagé. À suivre de près.

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La 5G a bien stimulé l’activité des opérateurs télécoms en Tunisie

Selon les KPI clés post-lancement de la 5G, relatifs au mois de janvier 2026 et publiés par l’Instance nationale des télécommunications, il est clair que cette technologie a contribué à stimuler l’activité des opérateurs. Le chiffre d’affaires global, y compris les activités de FSI, est passé à 323,2 MTND contre 255,1 MTND une année auparavant.

La 5G a été un accélérateur majeur pour l’accès internet fixe via le réseau mobile (FWA). Le nombre d’abonnements FWA a connu une croissance exponentielle, passant de 9 425 en février 2025 à 238 477 en janvier 2026.

L’arrivée de la 5G a également transformé les habitudes de consommation des abonnés FWA. La consommation mensuelle moyenne de données par abonné a plus que doublé en moins d’un an, passant de 175 Go en février 2025 à 361 Go en janvier 2026, soit une augmentation spectaculaire de 107%. Cette hausse traduit l’utilisation de la 5G pour des usages plus intensifs comme le streaming vidéo en haute définition, le gaming ou le télétravail, rendus possibles par des débits plus élevés.

L’impact de la 5G se fait également sentir sur les usages mobiles, avec un basculement vers les offres haut débit. Les revenus des activations data mobile pour les forfaits supérieurs à 25Go ont totalisé 54 MTND, dépassant ainsi ceux inférieurs à cette limite pour la première fois. Cette tendance se confirme dans le nombre d’activations, avec le parc de forfaits supérieurs à 25Go de 1,7 million en janvier 2026, tandis que les forfaits inférieurs à cette limite ont diminué.

Le lancement de la 5G en Tunisie a été un catalyseur puissant pour les opérateurs, entraînant une modernisation des usages, une explosion de la consommation de données (fixe et mobile) et une transformation des revenus des opérateurs vers les services à plus forte valeur ajoutée.

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Yassir achète Kawarizmi et s’attaque à la publicité programmatique

Yassir, une application bien connue des Tunisiens, a annoncé l’acquisition de Kawarizmi, une agence spécialisée dans la publicité programmatique. Les modalités de l’accord n’ont pas été divulguées.

Le business model de Yassir est bâti sur une application dédiée aux services quotidiens à la demande, couvrant le transport (VTC), la livraison de repas et de courses via Yassir Express, ainsi que des services financiers via Yassir Cash. Avec cette nouvelle acquisition, elle cherche à se développer dans les médias et la publicité.

Sur le plan opérationnel, il n’y aura pas de changements. Kawarizmi continuera à fonctionner en tant qu’unité indépendante au sein du groupe Yassir, tout en poursuivant son expansion à travers l’Afrique, la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et auprès des publics de la diaspora.

Pour Yassir, posséder l’infrastructure publicitaire signifie répliquer le modèle d’Amazon Advertising, celui de construire un réseau de médias de vente au détail en circuit fermé, contrôler les données propriétaires issues des paiements, du transport et de la livraison, ainsi que l’infrastructure programmatique pour les monétiser.

L’opération représente une intégration verticale des données et de la publicité au sein du marché africain. Yassir évolue, passant d’une plateforme de paiements et de services à la demande à un fournisseur de médias, absorbant les capacités programmatiques de Kawarizmi pour construire un écosystème de médias de vente au détail et de publicité au sein d’un même produit. Le résultat mettra sous pression les agences médias locales, qui souffrent déjà d’un marché très concurrentiel. Elles sont averties.

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Repli des bénéfices d’Attijari Bank, mais dividende ajusté stable

Dans un communiqué de presse, Attijari Bank a annoncé que son conseil d’administration a arrêté les états financiers individuels et consolidés relatifs à l’exercice 2025 qui ont été soumis aux commissaires aux comptes.

L’année 2025 a été clôturée avec un bénéfice de 232,101 Mtnd, contre 232,388 Mtnd une année auparavant. Le conseil a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le vendredi 10 avril 2026 et de proposer aux actionnaires la distribution d’un dividende de 4,200 Tnd par action, pour un total de 50 000 000 d’actions, contre 5 Tnd par action l’exercice précédent pour 42 000 000 d’actions. En ajusté, le dividende est donc stable.

Le repli n’est pas surprenant et ne traduit pas une sous-performance opérationnelle propre à Attijari Bank. C’est tout l’environnement des banques qui fait que rares sont celles qui pourraient échapper à cette tendance cette année. 

En parallèle, le coût de fonctionnement demeure haut et nous pensons que le secteur afficherait l’un des coefficients d’exploitation moyens les plus élevés de son histoire récente. Si l’on ajoute la pression fiscale, cela ne peut donner qu’une baisse des profits.

Faut-il acheter ou conserver les titres des banques dans son portefeuille? La réponse est oui. Ce sont des entités qui vont poursuivre à distribuer des dividendes. De plus, le secteur détient toujours un potentiel de croissance, surtout dans la digitalisation et l’offre de services à forte valeur ajoutée. Historiquement, les banques ont toujours résisté aux changements, même si le cocktail de ces dernières années semble plus complexe à gérer.

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L’apaisement verbal de Trump fait relativement chuter le baril

Les prix du pétrole ont chuté dès la soirée du lundi 9 mars après que le président américain, Donald Trump, a averti que l’Iran serait frappé « vingt fois plus fort » s’il tentait d’arrêter les flux pétroliers dans le détroit d’Ormuz. Il ajoute que le conflit avec le pays pourrait bientôt prendre fin.

 

Le Brent, référence internationale du brut, était en baisse de près de 11 % à 88,36, avant de franchir de nouveau la barre des 90 dollars.

Situé entre Oman et l’Iran, le détroit est une route de transit vitale pour les marchés énergétiques mondiaux. Environ 13 millions de barils ont transité par cette voie en 2025, représentant environ 31 % des flux mondiaux de pétrole par voie maritime.

Lors d’une conférence de presse, Donald Trump a également déclaré que la guerre contre l’Iran prendra fin « très bientôt » et que les prix du pétrole baisseront. Ces commentaires semblent avoir apaisé les inquiétudes concernant un éventuel choc d’approvisionnement énergétique et la perturbation des flux pétroliers.

 

Un repli durable ?

S’agit-il d’une baisse durable ou d’une note d’optimisme momentanée sur les marchés ? Les places financières ont encore du mal à assimiler l’ampleur de la perturbation, notant que pendant des décennies, les traders supposaient qu’aucun pays ne serait autorisé à fermer le détroit d’Ormuz, le point de passage le plus critique au monde pour le pétrole. Le fait que cela se soit produit est complètement calamiteux et inattendu. Même pendant les tensions des années 1980, cette voie navigable n’a jamais été complètement fermée.

Pour l’instant, les marchés semblent parier que la situation ne peut pas durer longtemps et que la navigation dans le détroit finira par être rétablie.

Le bon sens suppose qu’il est encore trop tôt pour tirer des conclusions concrètes. Il faut attendre de voir comment les autorités iraniennes vont réagir aux propos du président et si l’Iran attaquera ou non des infrastructures pétrolières dans les heures à venir.

 

Possible libération de millions de barils stockés

L’autre point à suivre est la décision de coordination des ministres de l’Énergie des pays du G7 lors d’une réunion virtuelle plus tard dans la journée de ce mardi 10 mars. Ils vont discuter d’un possible déstockage des réserves pétrolières d’urgence visant à atténuer les perturbations de l’offre. Ces discussions font suite à une réunion des ministres des Finances du G7 tenue le 9 courant, au cours de laquelle les responsables ont envisagé de puiser dans les réserves stratégiques mais sans parvenir à une décision.

Les États-Unis estiment qu’un déstockage conjoint de 300 à 400 millions de barils, soit environ 25 à 30 % des réserves totales du groupe de 1,2 milliard de barils, serait approprié.

Pour la Tunisie, ce qui se passe est un point positif, puisque chaque dollar de moins dans les prix signifie un allègement de taille pour les finances publiques. Il faudra encore quelques semaines avant que les marchés se stabilisent, et la prudence est exigée d’ici là.

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Orca, la fintech sud-africaine de détection de fraude, lève 2,35 millions de dollars

Orca, une fintech sud-africaine spécialisée dans la détection de fraude, a levé 2,35 millions de dollars lors d’un tour de table d’amorçage. Sa plateforme, spécialement conçue pour les systèmes de paiement africains majoritairement mobiles, a intéressé les investisseurs.

Ce financement permettra à la pépite de renforcer ses capacités techniques et de s’étendre sur les marchés émergents, où les outils de lutte contre la fraude actuels peinent à suivre le rythme des portefeuilles mobiles, des services bancaires par agents et des tactiques de fraude en évolution rapide.

Orca surveille un volume de transactions mensuel de plus de 5 milliards de dollars dans plus de 70 pays grâce à sa coopération avec les principaux opérateurs télécoms, banques et fournisseurs de paiement à travers le continent.

Ce qui a fait la différence, c’est la prise en compte des spécificités africaines. Les systèmes de détection de fraude développés en Europe ou aux États-Unis fonctionnent avec un comportement utilisateur prévisible et des délais de rétroaction plus longs. Ces systèmes dépendent fortement de la vérification de l’identité lors de l’inscription et partent du principe que des identifiants statiques suffisent pour arrêter la fraude. Le paysage de la fraude en Afrique est totalement différent. Il se caractérise par des économies informelles, une croissance numérique rapide et des règles différentes selon les endroits.

Ainsi, ces outils importés mettent les entreprises africaines dans une position difficile, soit en bloquant des transactions légitimes, soit en risquant de laisser passer d’énormes fraudes. Orca, qui a le privilège d’accéder aux données de paiement africaines, parvient à capter les tactiques des fraudeurs en intégrant l’intelligence artificielle. Son modèle a prouvé que l’avenir appartient aux startups qui conçoivent des solutions locales.

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La Bourse de Tunis plie mais ne rompt pas

Le 28 février, Israël et les États-Unis ont lancé les hostilités contre l’Iran. La veille de cet événement, la Bourse de Tunis avait clôturé sur une performance annuelle de 12,82%, pour une capitalisation boursière de 39 524 Mtnd. Hier, l’indice phare de la place tunisienne affichait une progression de 11,37% sur un an, avec une valorisation totale de 38 608 Mtnd. En d’autres termes, l’escalade militaire a déjà fait évaporer près de 916 Mtnd de la cote.

Jusqu’ici, la Bourse de Tunis a su faire preuve de résilience. Il est vrai que l’exposition directe de la majorité des sociétés cotées aux marchés concernés reste marginale. Toutefois, elles subiront inévitablement les répercussions macroéconomiques d’un conflit qui, s’il venait à s’étendre, pourrait assombrir durablement les perspectives.

Dans ce contexte, la tendance baissière observée n’a rien d’anormal. Il aurait même été surprenant que le marché poursuive sa dynamique haussière sans fléchir. Le scénario le plus plausible est une poursuite de la prudence lors des prochaines séances, en l’absence de signes clairs d’apaisement.

Cela dit, ce conflit ne devrait pas s’éterniser, sauf imprévu majeur. Personne n’a intérêt à ce que le détroit d’Ormuz reste bloqué, sous peine de fragiliser l’ensemble de l’économie mondiale. Des concessions finiront par émerger, et avec elles, un retour progressif à la stabilité.

En attendant, des opportunités commencent à se dessiner sur le marché. La saison des dividendes est d’ores et déjà lancée. Il convient donc de suivre de près les publications des sociétés et d’identifier celles aux fondamentaux solides, offrant un rendement net estimé supérieur à 7%. Une telle rémunération permet non seulement de couvrir l’inflation, mais aussi de surpasser très largement la rentabilité d’un simple livret d’épargne.

Par ailleurs, certaines baisses de prix peuvent paraître excessives, résultant souvent de liquidations de positions. C’est là une autre occasion à ne pas négliger. Placer des ordres cachés dans les carnets d’ordres, en ciblant des titres à fort rendement potentiel, peut s’avérer une stratégie payante.

En cette période de fortes incertitudes, des critères d’investissement clairs et rigoureux constituent votre meilleur atout pour un stock picking rentable.

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1 644 salles de sport privées en Tunisie fin 2024

Fin 2024, la Tunisie compte 1 644 salles de sport privées. C’est probablement un chiffre surprenant pour la majorité des lecteurs qui observent le nombre élevé de ces espaces un peu partout. La réalité est qu’il s’agit d’un secteur extrêmement polarisé.

Le Grand Tunis concentre l’essentiel du marché, avec 563 salles (257 à Tunis, 107 à l’Ariana, 127 à Ben Arous et 72 à La Manouba), la capitale et ses banlieues représentent à elles seules plus du tiers de l’offre nationale. Cela s’explique par une densité de population plus élevée, une classe moyenne et supérieure plus large, et un mode de vie plus urbanisé.

Les régions côtières suivent: Sfax (134 salles), Monastir (105), Mahdia (94), Bizerte (84), Nabeul (80) et Sousse (68) confirment leur poids économique. Toutes ces villes bénéficient soit du tourisme, soit d’un tissu économique dynamique. Dans le Sud-Est, Médenine dispose de 65 salles et se démarque nettement, grâce à son rôle de hub commercial régional et à l’île de Djerba. Idem pour Gafsa avec 89 salles.

Les régions intérieures et frontalières sont relativement très sous-équipées: Kébili (29 salles), Tozeur (22), Tataouine (17) et Kasserine (15). La modestie de l’offre révèle un désert en matière d’infrastructures sportives privées.

La carte des salles de sport privées épouse presque parfaitement celle des indicateurs de richesse et de consommation. Il ne faut pas oublier que l’abonnement à une salle de sport est un poste de dépense discrétionnaire. Dans les gouvernorats où le taux de chômage est élevé et le revenu moyen est plus faible, la demande pour ce type de service est structurellement limitée. Par contre, les zones à forte activité industrielle (Sfax), commerciale (Médenine) ou touristique (Sousse, Monastir, Nabeul) génèrent des flux de capitaux et la clientèle nécessaire à la viabilité de ces commerces.

Au-delà de l’économie, la culture joue un rôle. La demande est plus forte dans les grandes villes où les modes de vie sont plus “occidentalisés”, le travail de bureau plus sédentaire, et où la culture du fitness est plus répandue.

Stratégiquement, nous pouvons conclure que le marché a atteint une certaine maturité dans les zones saturées et que l’équipement des zones déficitaires ne se fera pas sans politiques publiques d’incitation. À bon entendeur…

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La BH, la BNA et la STB volent au secours de la SODEK-SICAR

La Société de développement économique de Kasserine «SODEK-SICAR» a tenu une Assemblée générale extraordinaire le 30 janvier 2026. La nature extraordinaire de la réunion des actionnaires signifie qu’il y a eu des résolutions qui touchent la structure du capital.

Effectivement, il a été décidé de réduire le capital de 6 236 055 à 5 687 255 dinars, et ce, par l’annulation de 109 760 actions d’une valeur nominale de 5 dinars chacune revenant à la BFPME.

En même temps, l’Assemblée a voté une augmentation de capital de 999 335 dinars pour le porter de 5 687 255 à 6 686 590 dinars, et ce, par l’émission de 199 867 actions nouvelles ordinaires de valeur nominale de 5 dinars chacune. Les actions ordinaires à émettre porteront jouissance à partir du 1er janvier 2026.

L’AGE a décidé que les 199 867 actions nouvelles émises seront réservées à la BH Bank (66 600 actions pour un montant de 333 000 dinars), à la STB Bank (soit 66 600 actions pour un montant de 333 000 dinars) et à la BNA Bank (soit 66 667 actions pour un montant de 333 335 dinars).

L’Assemblée a décidé également de supprimer le droit préférentiel de souscription pour la totalité de l’augmentation du capital. Les trois banques sont engagées dans le plan de sauvetage visant à préserver la continuité de l’activité de la société. Pour rappel, à l’issue de l’exercice 2024, SODEK-SICAR affiche des fonds propres excédentaire de 492 354 Tnd, mais cumule des pertes historiques importantes.

Après cette opération, la part de la BFPME dans le capital de la SICAR passera de 17,60 à 8,21%. En revanche, les parts de la BH Bank, STB Bank et BNA Bank passeront, respectivement, à 32,50%, 26,95% et 21,40%.

Le délai de souscription est de 15 jours, qui commencent à courir à partir de la date de parution au JORT de la notice d’information relative à l’augmentation de capital. Ce délai peut être prolongé par décision du conseil d’administration tout en respectant les délais réglementaires.

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487 millions de dollars mobilisés par les startups africaines en 2026

Les startups africaines ont levé davantage de capitaux au cours des deux premiers mois de 2026 que sur la même période en 2025. Sur les deux premiers mois, les startups du continent ont mobilisé des financements de 487 millions de dollars, soit une hausse de 11% en glissement annuel.

Mais derrière cette hausse globale, se cache une mutation structurelle qui redéfinit les modalités de financement de la croissance des entreprises. Il y a effectivement un net basculement des fonds propres vers l’endettement et la finance de développement. Les capitaux propres ont chuté de 333,2 millions de dollars en 2025 à 209 millions seulement cette année, un repli de 37% sur un an. Les dettes ont bondi de 105 millions de dollars, à 278 millions, une progression de 165%.

Le nombre de tours de table de série A est passé de 13 à 4, soit un recul de 69%. Les levées de série B sont tombées de 3 opérations à zéro. Cette évolution favorise les entreprises disposant d’un historique d’exploitation, de revenus prévisibles et d’actifs finançables. Les prêteurs exigent généralement des données de performance et des garanties, les stades d’expérimentation précoce sont plus difficiles à soutenir avec ces instruments.

Le nombre d’investisseurs basés aux États-Unis participant à des opérations avec des startup africaines est passé d’une trentaine début 2025 à environ 14 début 2026. Les fonds de croissance européens étaient également largement absents. Les investisseurs nord-américains encore actifs en 2026 étaient principalement des institutions liées à des gouvernements ou orientées impact, comme l’IFC et l’Agence de développement américaine, plutôt que des fonds de capital-risque traditionnels axés sur le rendement.

À noter que le Japon a enregistré la plus forte augmentation de toutes les zones géographiques d’investisseurs début 2026. Cette hausse semble stratégique plutôt que cyclique. En 2025, la participation japonaise était largement concentrée dans la fintech. En 2026, l’accent s’est déplacé vers le matériel, les infrastructures et la logistique. Il y a une recherche de partenariats industriels à long terme sur des marchés à forte croissance, plutôt que des rendements financiers de type capital-risque traditionnel.

Il est également encore tôt de juger l’année. Certaines transactions annoncées en janvier et février ont peut-être été négociées ou même conclues fin 2025, avec une divulgation s’étalant sur 2026. D’ici à juin, l’image sera plus claire.

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Amen Bank émet une dette obligataire subordonnée de 60 Mtnd

La ruée des banques vers le marché obligataire, précisément les dettes subordonnées, est un signal qu’il y a un changement qui se prépare au niveau de la réglementation prudentielle. Cela rejoint ce que Fitch Ratings avait annoncé il y a quelques semaines, en avançant le scénario d’un passage aux normes Bâle III d’ici la fin de l’année par l’ensemble du secteur. Bien évidemment, cela sera progressif, car le niveau des fonds propres n’est pas le même au sein du secteur.

Cette fois, c’est au tour d’Amen Bank d’émettre un nouvel emprunt obligataire, «Amen Bank Subordonné 2026 – 1», de 60 Mtnd. Pour rappel, l’établissement financier a clôturé, le 10 novembre 2025, les souscriptions à un emprunt subordonné de 100 Mtnd.

La banque fera appel public à l’épargne et proposera une seule catégorie. La valeur nominale est de 100 Tnd, a une durée de vie de 5 ans, amortissement annuel constant à partir de la première année au taux variable de TMM + 1,5% (brut). Encore une fois, le rendement proposé montre que les taux vont baisser durant les mois à venir.

Les souscriptions à cet emprunt seront lancées le 23 mars 2026 et clôturées, au plus tard, le 27 mars 2026. Elles peuvent être clôturées sans préavis dès que le montant maximum de l’émission est intégralement souscrit. L’objectif est de renforcer les fonds propres nets de la banque et relever ses ratios de solvabilité et de Tier 1.

Pour le marché actions, c’est une bonne nouvelle. La distribution de dividendes est conditionnée par un coussin de sécurité élevé par rapport au minimum réglementaire des ratios de fonds propres. Ces mobilisations de dettes par Amen Bank sont bien une garantie pour le dividende de 2026, qui sera distribué en 2027.

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Weego lève 1,1 million de dollars pour développer sa plateforme de mobilité multimodale

La startup maroco-sénégalaise Weego, spécialisée dans la mobilité et développant une plateforme de transport multimodale, a levé 1,1 million de dollars auprès d’Azur Innovation Fund, un fonds de capital-risque amorçage. Ces fonds serviront à se déployer dans davantage de villes marocaines, à renforcer ses solutions de transport dédiées aux entreprises, et à préparer son expansion régionale vers l’Afrique, l’Europe et le Moyen-Orient.

L’idée de Weego est simple: plutôt que de fonctionner comme une énième application de mobilité autonome, sa mission est de construire la couche d’infrastructure numérique qui connecte les réseaux de transport existants, les rendant plus prévisibles et plus faciles à utiliser. Son modèle vise à simplifier les déplacements quotidiens des particuliers tout en offrant des gains d’efficacité opérationnelle aux entreprises. Elle propose des solutions de gestion des transports pour les employeurs.

La congestion urbaine reste l’une des contraintes économiques les plus pressantes dans les grandes villes africaines, alors que l’efficacité des transports est de plus en plus liée à la compétitivité économique.

Au Royaume, qui se prépare à accueillir des événements majeurs, surtout la Coupe du Monde FIFA 2030, les startups de la mobilité, dont Enakl, développent des solutions technologiques pour moderniser les déplacements urbains. Le secteur est en pleine croissance et attire les bailleurs de fonds. À nous d’emboiter le pas. L’écosystème des startups de mobilité en Tunisie semble se concentrer sur l’électrification et le transport durable. L’amélioration du transport public pourrait faire émerger un business modèle rentable à terme.

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Bourse: déjà 500 Mtnd d’échanges sur le compartiment actions

Dès les premiers échanges de ce matin, la Bourse de Tunis a franchi un cap symbolique. Le volume global des transactions sur le compartiment actions a dépassé le seuil des 500 Mtnd depuis le début de l’année. Par rapport à la même période de 2025, considérée comme une année faste, le volume a tout simplement doublé.

Si l’on retire l’effet des transactions de blocs, qui représentent 71,616 Mtnd, les échanges courants affichent une progression de 83,4% en glissement annuel, confirmant un intérêt accru et soutenu des investisseurs pour les actions.

Plusieurs secteurs tirent cette croissance, à commencer par les banques, véritable locomotive du marché. À elles seules, elles totalisent des échanges de 160,704 Mtnd. Cette forte liquidité s’accompagne d’une tendance haussière des cours. L’indice sectoriel des banques s’est apprécié de 12,4% depuis le début de l’année, signe de la confiance des investisseurs dans la rentabilité du secteur financier.

Le secteur de la distribution, qui regroupe les enseignes de la grande distribution et les concessionnaires automobiles, occupe la deuxième place du podium avec 81,394 Mtnd échangés. Ce chiffre reflète l’importance de la consommation et de l’équipement des ménages dans l’économie.

Enfin, le secteur de l’agroalimentaire et des boissons complète le trio de tête. Avec 76,153 Mtnd de transactions, il doit son poids à la présence de valeurs phares du Tunindex, telles que PGH, Délice Holding ou encore la SFBT. Ces titres, considérés comme des valeurs refuge, continuent d’attirer les capitaux.

À l’approche de la saison des résultats annuels, des chiffres du premier trimestre 2026 et de la distribution des dividendes, il faudra bien s’attendre à une année exceptionnelle du point de vue volume. Dépasser le cap des 2,5 milliards de dinars d’échange reste un objectif ambitieux, mais réalisable.

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SIAME: nouvelle composition du collège des mandataires de justice

La Société industrielle d’appareillage et de matériels électriques – SIAME – a informé ses actionnaires et le public qu’en vertu d’une ordonnance émanant du tribunal de première instance de Tunis en date du 28 janvier 2026, il a été procédé à la recomposition du collège des mandataires de justice, avec réduction de leur nombre de trois à deux membres. Désormais, la mission de contrôle des actes de gestion de la société est assurée par les mandataires de justice Mondher Hamdi et Bilel Errahmouni.

Bien évidemment, les opérations de la société, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la Tunisie, ne seront pas affectées. Le rôle des mandataires judiciaires consiste à veiller à la continuité de l’activité de la SIAME et à la préservation de ses biens, ainsi qu’à faciliter la poursuite normale de ses engagements matériels.

D’ailleurs, durant 2025, la société a enregistré une hausse de son chiffre d’affaires de 8,3% à 46,577 Mtnd, provenant aussi bien du marché local (+9,6% à 29,706 Mtnd) que des exportations (+6,1% à 16,870 Mtnd). Elle a investi 2,805 Mtnd et a continué ses relations normalement avec les banques, avec un encours de dette de 20,687 Mtnd.

Le premier semestre a été soldé par un bénéfice net de 1,720 Mtnd et les commissaires aux comptes n’ont pas relevé “de faits qui laissent à penser que les états financiers intermédiaires ne présentent pas sincèrement, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière de la société au 30 juin 2025, ainsi que sa performance financière et ses flux de trésorerie pour la période arrêtée à cette date”. Les actionnaires ne doivent pas s’inquiéter, en attendant une Assemblée générale fortement attendue.

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La BIAT lance un emprunt obligataire subordonné pouvant atteindre 250 Mtnd

La mobilisation, par le secteur bancaire, de ressources obligataires se poursuit à un rythme intense. Cette fois, c’est le leader du secteur, la BIAT, qui a annoncé le lancement d’un emprunt obligataire subordonné de 200 Mtnd, susceptible d’être porté à 250 Mtnd «BIAT Subordonné 2026-1». La taille de l’opération est inédite, et elle sera réalisée sans recours à l’appel public à l’épargne.

Cette opération permettra à la BIAT de renforcer ses fonds propres et d’améliorer ses ratios de concentration des risques, conformément aux règles prudentielles édictées par la Banque centrale de Tunisie. Les emprunts subordonnés sont pris en compte annuellement pour le calcul des fonds propres complémentaires, dans la limite de 50% du montant des fonds propres nets de base.

Quatre catégories sont proposées, avec la même valeur nominale de 100 Tnd par titre de créance:

– Catégorie A: durée 5 ans, amortissement annuel constant à partir de la première année au taux fixe de 8,90% ou variable de TMM + 2,15% (brut).

– Catégorie B: durée 5 ans, remboursement in fine, au taux fixe de 9,0% ou variable de TMM + 2,25% (brut).

– Catégorie C: durée 7 ans, remboursement annuel constant à partir de la troisième année, au taux variable de TMM + 2,30% (brut).

– Catégorie D: durée 7 ans, remboursement in fine, au taux fixe de 9,20% ou taux variable de TMM + 2,25% (brut).

Les souscriptions à cet emprunt seront lancées aujourd’hui, 4 mars 2026, et seront clôturées, au plus tard, le 23 avril. Elles peuvent être clôturées sans préavis dès que le montant maximum de l’émission est intégralement souscrit. Vu que l’opération est sans recours à un appel public à l’épargne d’une part, et vu l’importance du Groupe BIAT d’autre part, nous pensons que l’émission est déjà souscrite et il ne reste que la libération des montants respectifs.

La principale conclusion de cette émission est qu’en dépit de sa nature subordonnée, théoriquement plus risquée qu’une obligation ordinaire, les taux fixes sur 5 ans sont repassés au-dessous de 9% pour la première fois depuis un certain temps. Bien que nous soyons en train de parler de la meilleure qualité de signature dans le secteur, nous pensons que c’est un signe pour le marché que, désormais, les rendements vont baisser. Tenez compte de ce point dans vos décisions de placement.

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Bourse et conflits au Moyen-Orient: comment ajuster sa stratégie d’investissement?

La Bourse de Tunis n’a pas échappé au mouvement baissier des marchés financiers dès les premiers échanges de cette semaine. Elle vient de clôturer la séance d’aujourd’hui sur une baisse de 0,53%, après le -0,83% d’hier.

Dans ce contexte, il est logique d’observer une correction surtout que le Tunindex a terminé les deux premiers mois de l’année sur une note positive de +11,89%.

Pour les investisseurs, confrontés à l’escalade des tensions entre les États-Unis/Israël et l’Iran, avec les pays du Golfe qui se sont trouvés dans le piège, la prise de décision est complexe.

Nous allons établir un bilan, non exhaustif, des facteurs et considérations à prendre en considération avant d’acheter ou de vendre le titre d’une société de la Cote.

1. L’exposition aux risques de perturbations des chaînes d’approvisionnement mondiales 

Toute société dont la production dépend de composants transitant par la région (notamment par voie maritime via le détroit d’Ormuz ou la mer Rouge) est vulnérable.

Les perturbations entraînent des retards de livraison et une flambée des taux de fret maritime et aérien. Les entreprises qui opèrent avec le modèle juste-à-temps sont les plus exposées, car elles ne disposent pas de stocks tampons suffisants.

2. La nature des matières premières et le risque de hausse des prix 

Au-delà du pétrole brut, c’est tout un pan des matières premières qui est sous tension. Une flambée durable renchérit les coûts de production pour presque toutes les industries et réduit le pouvoir d’achat des ménages.

Le conflit peut affecter le transport d’autres minerais et produits agricoles, créant des tensions inflationnistes sur des secteurs variés.

3. Inflation et banques centrales 

Une hausse durable des prix du pétrole complique la lutte contre l’inflation. Cela renforce les attentes selon lesquelles la Réserve fédérale américaine sera moins susceptible de baisser ses taux d’intérêt, ce qui peut peser sur l’économie mondiale.

Cela conduira à un dollar plus fort, pénalisant les entreprises exportatrices en euro par exemple, comme la majorité des entreprises tunisiennes.

4. La sensibilité des revenus et des carnets de commandes au Moyen-Orient 

Les entreprises qui réalisent une part significative de leurs ventes au Moyen-Orient peuvent voir leur chiffre d’affaires chuter en cas de récession régionale.

En fin de compte, il n’y a pas de recettes prédéfinies. Chaque stratégie dépend du degré de tolérance au risque et de l’horizon d’investissement.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’une entreprise cumulant plusieurs de ces risques pourrait voir sa valorisation fortement corrigée. À l’inverse, les sociétés capables de répercuter la hausse des coûts (prix de marché), avec une faible exposition géographique directe et une structure de bilan saine (peu de dettes) pourraient mieux résister à la tempête.

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