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Guerre d’Iran | Les mines marines, cauchemar de l’US Navy!

C’est le scénario qui hante la marine américaine et qui, indiscutablement, l’inquiète le plus dans la guerre actuelle contre la République islamique d’Iran à savoir l’utilisation de mines marines dans le détroit d’Ormuz surtout que l’US Navy semble mal préparée à l’éventuelle utilisation d’une arme relativement bon marché et abondante qui pourra causer des dégâts considérables aussi bien sur le plan humain que sur le plan matériel avec des conséquences dévastatrices sur les bateaux militaires américains. 

Imed Bahri

Pour les stratèges de l’US Navy et les compagnies maritimes, le scénario terrifiant qu’ils redoutent est le suivant : l’Iran, acculé et furieux, pourrait tenter de renforcer son emprise sur le détroit stratégique d’Ormuz en y posant des mines mortelles, écrit le Financial Times.

De nombreux experts en guerre des mines estiment que Téhéran l’a peut-être déjà fait, en déployant un petit nombre de mines de fond qu’il pourrait activer à tout moment pour menacer la navigation dans cette voie maritime où transite un cinquième du commerce maritime mondial.

«C’est quasiment certain», affirme Farzin Nadimi, spécialiste de la marine iranienne au Washington Institute for Near East Policy, avant d’ajouter : «Ils n’attendent que le moment opportun pour les activer»

Un défi de taille pour l’US Army

L’activation de telles armes par des câbles reliés à des installations côtières ou par signaux acoustiques –ou le déploiement d’autres versions, moins sophistiquées, de l’arsenal iranien de plus de 6 000 mines marines– constituerait un défi de taille pour la marine américaine dont les moyens de riposte sont limités et insuffisamment efficaces.

Il n’existe aucune confirmation que l’Iran ait effectivement posé des mines et certains experts doutent même que Téhéran l’ait fait.

Cependant, des responsables à Washington ont déclaré aux médias américains que l’Iran aurait déjà posé jusqu’à 12 mines dans le golfe Persique, qui ne mesure que 21 milles nautiques de large à son point le plus étroit.

Les États-Unis ont affirmé, jeudi 12 mars 2026, avoir détruit ou mis hors service plus de 30 navires iraniens poseurs de mines mais Téhéran est toujours capable de déployer des mines depuis des navires d’attaque ayant survécu aux frappes ou en les lançant depuis les tubes lance-torpilles de sous-marins.

Des mines simples peuvent être larguées depuis des bateaux de pêche, des cargos ou même les embarcations traditionnelles en bois qui sillonnent le golfe. Parfois, le largage d’une mine par l’arrière d’un navire n’est détecté qu’au fort clapotis de l’eau.

«Il existe une énorme asymétrie entre poser des mines et les désamorcer car l’une est beaucoup plus facile que l’autre», a déclaré Tom Shugart, ancien commandant de sous-marin et travaillant actuellement au Center for a New American Security.

L’arsenal de mines iranien comprend des modèles sophistiqués capables d’exploser en réaction à des signatures acoustiques, magnétiques et autres signatures spécifiques aux navires ainsi que des mines de contact rudimentaires. Certaines sont conçues pour flotter librement, tandis que d’autres sont ancrées par un câble ou reposent directement sur le fond marin.

L’Iran possède également des mines magnétiques qui pourraient théoriquement être fixées aux pétroliers de passage à l’aide de vedettes rapides.

Les eaux étroites du Golfe rendent la chasse aux mines extrêmement difficile.

Les navires sont vulnérables aux attaques côtières et le sonar est perturbé par les bruits sous-marins provenant des moteurs, des infrastructures, et même des poissons et autres animaux marins.

Les mines de fond, que l’Iran a peut-être déjà posées au fond du détroit, sont les plus dangereuses et les plus difficiles à détecter. Elles génèrent des bulles remontant rapidement à la surface, capables de perforer la coque des navires ou de briser la quille des plus petites embarcations. Leur localisation peut nécessiter l’examen d’images haute résolution du fond marin afin de déceler des différences subtiles susceptibles de révéler leur présence. Même les mines de surface peuvent être difficiles à repérer.

Steven Wells, ancien officier de dragueur de mines américain qui travaille aujourd’hui au Center for Maritime Strategy a déclaré que les moutons morts jetés par-dessus bord des bateaux de transport de bétail, dont les pattes émergent de l’eau à mesure que leur corps gonfle, peuvent parfois être confondus avec des mines. «Cela peut s’avérer très difficile», a-t-il ajouté.

Le déminage, un processus long et fastidieux

Ce qui complique encore la situation, c’est que les États-Unis ont laissé leurs capacités de lutte contre les mines se dégrader au fil des décennies et qu’ils sont actuellement en train de désarmer leurs navires de classe Avenger, les derniers dragueurs de mines spécialisés de l’US Navy.

Ces navires sont remplacés par trois bâtiments de combat littoral déjà présents dans la région qui ont pris le relais pour la chasse aux mines. Contrairement aux navires spécialisés capables de se déplacer rapidement dans les champs de mines, ces nouveaux bâtiments cibleront les mines une par une à l’aide de lasers montés sur des hélicoptères et de drones qui utilisent des ondes sonar réfléchies par leur environnement. «Ce sera un processus long et fastidieux», a déclaré Wells.

Durant la guerre Iran-Irak, en 1988, une mine iranienne attachée par un câble a gravement endommagé la frégate lance-missiles américaine USS Samuel B. Roberts.

Pourtant, pendant des décennies, Washington a consacré moins de 1% de son budget naval à la guerre des mines, alors même que ces dernières étaient responsables d’environ 80% des navires de guerre américains coulés ou mis hors de combat depuis 1945 et de plus de 75% des pertes navales américaines depuis 1950.

Les nations européennes disposent aujourd’hui de capacités de guerre des mines plus sophistiquées que celles des États-Unis. «Tout cela pourrait bien se retourner contre nous», a averti Shugart.

Ce serait également la première fois que les États-Unis devraient faire face à des mines navales sous le feu ennemi depuis la guerre de Corée (1950-1953). «Il est difficile d’imaginer des opérations de déminage efficaces et sûres alors que le conflit fait toujours rage. Ce n’est pas une mission que l’on souhaite entreprendre en pleine guerre ouverte, avec des tirs réels», a déclaré Caitlin Talmadge du MIT.

Un véritable engagement iranien à miner le détroit pourrait contraindre Washington à mettre fin rapidement à la guerre ou à déployer des forces spéciales pour éliminer les menaces côtières visant les dragueurs de mines et les navires d’escorte.

«Créer un passage à travers un champ de mines exigerait également un effort considérable. Les navires effectuant des opérations de déminage ou empruntant ultérieurement les routes déminées seraient beaucoup plus vulnérables car leur lenteur et leur prévisibilité les rendraient des cibles bien plus faciles pour les missiles et drones iraniens», a expliqué Scott Savitz, ingénieur principal à la Rand Corporation.

Savitz, qui a déjà conseillé les États-Unis sur la guerre des mines, a déclaré que même un très petit nombre de mines suffirait à contraindre les navires commerciaux et militaires à réévaluer leur niveau de tolérance au risque. Il a ajouté: «On peut avoir un champ de mines efficace sans aucune mine si les autres le perçoivent comme une menace importante».

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TotalEnergies interrompt sa production de pétrole et de gaz dans le Golfe persique

La société française TotalEnergies a interrompu sa production de pétrole et de gaz au Qatar, en Irak et sur le plateau continental des Émirats arabes unis.

TotalEnergies a déclaré, dans un communiqué publié le 12 mars : « En réponse aux demandes de certains de nos actionnaires et aux questions concernant l’état de nos opérations au Moyen-Orient, notre production a été arrêtée ou est en cours d’arrêt au Qatar, en Irak et dans les eaux territoriales des Émirats arabes unis. Ce qui représente environ 15 % de notre production totale. »

Et l’entreprise d’ajouter : « L’impact des arrêts de production au Qatar sur nos échanges de GNL se limite à environ deux millions de tonnes ». Tout en soulignant que sa production terrestre aux Émirats arabes unis, qui s’élève à environ 210 000 barils par jour, n’a pas été affectée par le conflit.

TotalEnergies annonce le même jour le redémarrage de la production du champ pétrolier de Mabruk en Libye, dans lequel la compagnie détient une participation de 37,5 %.

Le champ Mabruk est situé onshore, dans la concession C17, à environ 130 km au sud de Syrte. La production du champ avait été arrêtée en 2015. La construction d’une nouvelle unité de production d’une capacité de 25 000 barils par jour a été lancée en mai 2024. Cette unité a été mise en service le 28 février 2026, moins de deux ans après le lancement du projet.

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Golfe persique : de la guerre du pétrole à la guerre de l’eau ?

Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drones iraniens. Et une frappe aurait également touché une usine en Iran. Dans une région où l’approvisionnement en eau potable dépend largement du dessalement, de telles attaques font planer la menace d’une crise humanitaire majeure pour les populations du Golfe, comme pour celles d’Iran.

L’eau sera-t-elle la prochaine arme stratégique dans le conflit armé qui prend de plus en plus d’ampleur au Moyen-Orient ? Les récents incidents autour d’installations de dessalement dans le Golfe persique laissent entrevoir un scénario inquiétant. A savoir celui d’une guerre où la ressource la plus vitale de la région serait directement menacée.

Autrement dit, dans une région où l’eau est plus vitale encore que le pétrole, ces installations constituent des cibles militaires d’une importance capitale.

Voyons les faits. Le 8 mars, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, accusait les États-Unis d’avoir bombardé une usine de dessalement sur l’île de Qeshm Island, située au large du port stratégique de Bandar Abbas. Selon Téhéran, cette attaque  aura perturbé l’approvisionnement en eau d’une trentaine de villages.

En représailles à cet acte hostile, un drone iranien endommagea le lendemain à son tour une station de dessalement à Bahreïn. Laquelle fournit notamment de l’eau potable à une base militaire américaine installée dans l’île.

Ces attaques inédites marquent une évolution dont les conséquences sont imprévisibles. L’eau- une denrée rare et vitale pour cette région, l’une des plus désertiques de la planète- pourrait désormais être utilisée comme levier stratégique et militaire.

Dépendance  et vulnérabilité

Effectivement, l’eau douce étant une ressource quasi inexistante, il  en résulte que la plupart des États de la région reposent essentiellement sur les usines de dessalement pour alimenter leurs populations et leurs économies. Sachant que le Moyen-Orient qui est parsemé de plusieurs milliers d’installations réparties le long des côtes du Golfe, concentre près de 40 % de la capacité mondiale de dessalement.

Les chiffres illustrent cette dépendance extrême. Au Koweït, près de 90 % de l’eau potable provient du dessalement. La proportion atteint 86 % à Oman et environ 70 % en Arabie saoudite. Aux Emirats arabes unis, plus de 40 % de l’eau consommée est produite par ces installations. Ces infrastructures ont permis l’émergence des grandes métropoles du Golfe, de Dubaï à Doha en passant par Abu Dhabi. Car, sans eau potable produite par ces infrastructures, ces villes champignons construites au cœur de déserts arides seraient tout simplement inhabitables.

Un talon d’Achille stratégique

Or, cette dépendance aux techniques du dessalement est le véritable talon d’Achille des États du Golfe. Et si, dans le contexte de la guerre qui oppose aujourd’hui l’Iran à la coalition israélo-américaine, ces usines étaient attaquées par des drones ou des missiles iraniens comme ce fût le cas pour le Bahreïn ?

C’est le pire scénario catastrophe pour les monarchies du Golfe. Les experts de la sécurité hydrique avertissent depuis longtemps de ce danger. Déjà en 2010, une analyse de la CIA estimait que la destruction de plusieurs grandes usines de dessalement dans le Golfe pourrait avoir des conséquences plus graves que la perte de toute autre industrie stratégique. Et ce, d’autant que l’emplacement de ces usines de dessalement, généralement construites en surface, le long du littoral, les rend difficiles à protéger efficacement contre les drones, les missiles ou les cyberattaques. Ainsi, une simple attaque informatique pourrait suffire à perturber les processus chimiques essentiels au traitement de l’eau. De plus, ces installations sont souvent étroitement liées aux centrales électriques. Or, une frappe contre l’infrastructure énergétique peut donc indirectement interrompre la production d’eau potable.

Une catastrophe humanitaire

Pour de nombreux experts, cibler les infrastructures hydrauliques constitue une dangereuse ligne rouge. Car, contrairement aux installations militaires ou industrielles, ces infrastructures sont directement liées à la survie des populations civiles.

Un exemple concret ? Si l’immense complexe de dessalement de Jubail qui alimente la ville de Riyad avec ses huit millions d’habitants venait à être gravement endommagé, la capitale saoudienne pourrait se retrouver privée d’eau en moins d’une semaine. Et ce n’est pas de la science-fiction.

Cela étant, l’Iran n’est pas non plus à l’abri d’une crise similaire. Le pays traverse depuis plusieurs années une sécheresse sévère qui a fortement réduit ses réserves d’eau. Ainsi, les barrages alimentant la capitale, Téhéran, ont atteint des niveaux alarmants. Certains réservoirs sont tombés à moins de 5 % de leur capacité, alimentant les inquiétudes quant à une éventuelle pénurie d’eau pour les plus de dix millions d’habitants de la métropole.

Au final, après le pétrole et les voies maritimes, l’eau pourrait devenir le prochain champ de bataille stratégique du Moyen-Orient. Et dans ce conflit qui ne dit pas encore son nom, la ressource la plus précieuse de la région risque bien d’en être la première victime.

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