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Israël affirme avoir tué Ali Larijani lors d’un raid sur Téhéran

Le site d’information israélien Ynet a annoncé, ce mardi 17 mars 2026, que l’armée israélienne a tué, lors d’un raid nocturne sur Téhéran, Ali Larijani, le tout-puissant secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, considéré comme l’homme le plus influent du régime des ayatollahs, plus influent encore que le Guide suprême actuel Mojtaba Khamenei, demeuré invisible, et considéré comme le dirigeant de facto de la République islamique. (Photo : dernière apparition en public de Ali Larijani, vendredi 13 mars, en participant à un rassemblement à Téhéran).

Larijani est également largement tenu pour responsable de la répression brutale des manifestations en Iran en janvier dernier.

Le média israélien, qui affirme avoir reçu confirmation de cette information du ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

L’armée israélienne affirme également avoir tué, lors d’une attaque sur Téhéran, Gholamreza Soleimani, le chef des milices Bassidj, affiliées aux Gardiens de la révolution et responsables de la violente répression des manifestants en janvier, ainsi que d’autres officiers, alors qu’ils se trouvaient dans un quartier général de fortune installé après la destruction de leur QG officiel.

Dans le même temps, le commandant adjoint des Bassidj, Qassem Quraishi, aurait également été tué lors d’une attaque à Shiraz, a rapporté Ynet, citant des sources militaires. «L’armée de l’air israélienne, agissant sur la base de renseignements, a ciblé et éliminé Gholamreza Soleimani, qui commandait l’unité Bassidj, les forces faisant partie de l’appareil armé du régime iranien, depuis six ans», a-t-elle déclaré, ajoutant que lors des manifestations internes en Iran, en particulier ces derniers temps, marquées par une intensification des protestations, les forces Bassidj sous le commandement de Soleimani ont mené les principales opérations de répression.

I. B.

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Santé de Mojtaba Khamenei : spéculations et rumeurs

Invisible depuis son élection comme guide suprême le 8 mars, Mojtaba Khamenei aurait été touché par la même attaque qui a tué son père. Place aux spéculations les plus folles.

À peine nommé, déjà invisible : certains y voient une troublante symétrie entre, d’une part, l’Imam caché Muhammad al-Mahdi, lequel, selon la tradition chiite duodécimaine, est entré en occultation et dont l’âme flotte depuis sur le Barzakh – lieu de transition séparant la mort physique de la résurrection finale. Et, d’autre part, le hojjet al Islam, Mojtaba Khamenei, disparu mystérieusement depuis le 28 février.

En effet, Mojtaba Khamenei, 56 ans, qui a été désigné le 8 mars pour succéder à son père à la tête du régime, demeure introuvable. Une absence inquiétante qui alimente les spéculations les plus folles, fragilisant ainsi le message de continuité que le régime des mollahs cherche à vendre.

Dérive dynastique ?

Cette situation inédite est d’autant plus délicate que le rôle du Guide suprême est central dans l’architecture du pouvoir iranien. Il est aussi commandant en chef des forces armées et incarne l’autorité religieuse suprême du pays selon la doxa chiite du Wilayet al-Faqih.

Pourtant, son accession au pouvoir aura déjà suscité des critiques au sein même du système, certains y voyant une dérive dynastique incompatible avec les principes proclamés de la République islamique. Ajoutons à cela que sa nomination elle-même reste entourée de zones d’ombre. Officiellement, c’est l’Assemblée des experts qui choisit le Guide suprême. Mais plusieurs observateurs soulignent que les circonstances exactes de cette désignation demeurent inconnues. Rien ne permet de savoir précisément comment la décision a été prise ni si d’autres candidats ont été envisagés.

Ces mêmes observateurs soulignent en revanche qu’après la mort d’Ali Khamenei et l’élimination de plusieurs hauts responsables dans les frappes israélo-américaines, le régime devait impérativement éviter toute vacance du pouvoir. Or, désigner immédiatement un nouveau Guide suprême permettait d’envoyer un signal de stabilité, à la fois à la population iranienne et aux ennemis de l’Iran.

Spéculations

Le nouvel homme fort de l’Iran a-t-il été blessé à la suite de la frappe aérienne menée le 28 février par Israël et les États-Unis à Téhéran, dans le cadre de l’opération « Epic Fury » ?

Est-il isolé dans un lieu sécurisé ? A-t-il été exfiltré vers un pays sûr, de peur qu’il soit assassiné à son tour notamment par le Mossad israélien ? Que de questions sans réponses.

Officiellement, les autorités iraniennes affirment qu’il est « sain et sauf », mais aucune information précise n’a été fournie sur son état réel ni sur l’endroit où il se trouve. Selon l’ambassadeur d’Iran à Chypre, Mojtaba Khamenei aurait été touché aux jambes, aux mains et aux bras et pourrait être hospitalisé. D’autres sources évoquent des blessures plus légères, comme une fracture de la jambe ou des coupures au visage.

Certains médias évoquent même des scénarios plus graves, allant jusqu’à affirmer qu’il pourrait être plongé dans le coma. D’autres affirment qu’il serait simplement soigné dans un lieu tenu secret pour des raisons de sécurité.

Même à l’étranger, l’incertitude persiste. Le président américain Donald Trump a déclaré qu’il pensait que Mojtaba Khamenei était « probablement toujours en vie », tout en estimant qu’il était « affaibli ».

Enfin, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, est allé plus loin, assurant que le Guide suprême est « probablement défiguré ».

« Le pouvoir iranien n’est pas en bonne posture. Désespéré et caché, il se tapit dans la clandestinité. C’est ce que font les rats. Nous savons que le nouveau soi-disant dirigeant suprême est blessé et probablement défiguré. Il a publié une déclaration hier (jeudi 12 mars, ndlr), une déclaration plutôt faible, sans intervention vocale ni vidéo. (…) L’Iran regorge de caméras et d’enregistreurs vocaux, alors pourquoi une déclaration écrite ? Je pense que vous savez pourquoi. Son père est mort. Il a peur, il est blessé, il est en fuite, et il manque de légitimité. C’est le chaos pour eux », a-t-il affirmé.

Un discours musclé

Toujours est-il que, jeudi 12 mars, la télévision d’État iranienne a bien diffusé un premier message attribué à Mojtaba Khamenei. Mais celui-ci n’a pas été prononcé par le nouveau chef religieux : le  texte a été lu par une présentatrice, tandis qu’à l’écran apparaissait une simple image d’archive générée par IA du fils de l’ancien guide accompagnée d’un drapeau iranien. Ni vidéo récente, ni photographie, ni même enregistrement audio n’ont été fournis ; ajoutant du mystère au mystère.

Et que dit-il dans cette brève apparition ? Le nouveau guide suprême rend hommage à son père, figure emblématique de la République islamique depuis plus de trois décennies, qu’il décrit comme un « trésor éclatant » et une « figure historique éminente ».

Il a également évoqué les lourdes pertes subies par sa famille lors de l’attaque, affirmant avoir perdu non seulement son père, mais aussi son épouse, sa sœur, sa nièce et son beau-frère. Il a raconté avoir vu le corps de son père après sa mort, le décrivant comme « une montagne de ténacité » dont le poing restait serré malgré ses blessures.

Mais au-delà de cet hommage sentimental, le message se veut avant tout politique. Mojtaba Khamenei y promet que l’Iran ne cédera pas face aux États-Unis et à Israël et que le détroit d’Ormuz restera fermé tout en menaçant les pays voisins, qui hébergent des bases militaires américaines, de représailles.

Reste une hypothèse hautement spéculative : et si pour mieux brouiller les cartes, le régime des mollahs cherchait à focaliser les spéculations sur l’état de santé de Mojtaba pendant que d’autres candidats sont négociés en coulisses ?

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Le fils de Khamenei devient guide suprême de l’Iran

L’Assemblée des experts d’Iran a nommé, dimanche 8 mars, Mojtaba Khamenei, fils de l’ancien guide suprême Ali Khamenei, comme nouveau dirigeant suprême du pays, dans un contexte de guerre.

La décision a été prise par l’Assemblée des experts, l’organe chargé de désigner le chef spirituel de la République islamique. Elle intervient quelques jours après la mort d’Ali Khamenei lors d’une frappe américano-israélienne dans le cadre de l’escalade militaire actuelle au Moyen-Orient.

Âgé d’une cinquantaine d’années, Mojtaba Khamenei est considéré comme un religieux conservateur influent, disposant de solides liens avec les Gardiens de la révolution et les cercles sécuritaires du régime. Bien qu’il n’ait jamais occupé de fonction officielle majeure, il était depuis longtemps perçu comme un successeur potentiel de son père.

Sa nomination marque un moment inédit dans l’histoire de la République islamique : pour la première fois depuis la révolution de 1979, le pouvoir passe directement du père au fils, ce qui alimente les critiques sur une possible dérive dynastique du système politique iranien.

Cette transition intervient alors que la guerre entre l’Iran, Israël et les Etats-Unis s’intensifie dans la région. Les frappes aériennes et les attaques de drones se multiplient au Moyen-Orient, faisant plus d’un millier de morts en Iran, selon des responsables iraniens. Le conflit a également provoqué une forte hausse des prix du pétrole et une chute de plusieurs marchés financiers asiatiques.

Sur le plan diplomatique, la réaction internationale reste prudente mais inquiète. Le président américain Donald Trump a critiqué la nomination du nouveau guide suprême, laissant entendre que Washington pourrait adopter une ligne dure à son égard.

Depuis le Vatican, le pape Léon a de son côté mis en garde contre une spirale de violence dans la région. Il a appelé à mettre fin aux bombardements et à reprendre le dialogue afin d’éviter que le Moyen-Orient ne sombre davantage dans « la haine et la peur ».

Alors que Téhéran cherche à afficher l’unité autour de son nouveau dirigeant, de nombreux observateurs estiment que la prise de pouvoir de Mojtaba Khamenei pourrait durcir encore la position iranienne face à l’Occident et accentuer l’instabilité régionale.

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