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Le 3 avril 2026, dernier délai pour l’appel à candidatures de la Bourse de Tunis

La Bourse de Tunis veut désigner deux administrateurs indépendants pour siéger au sein de son conseil d’administration. Ces nouveaux membres auront pour mission de présider le Comité permanent d’audit interne et des risques ainsi que le Comité du développement stratégique. Leur mandat couvrira les exercices 2026, 2027 et 2028 et pourra être renouvelé une seule fois.

Le délai de dépôt des candidatures est fixé au vendredi 3 avril 2026 à 16h00. Les dossiers peuvent être envoyés par voie postale sous pli fermé, recommandé avec accusé de réception, par Rapid-poste ou remis par porteur contre décharge auprès du Bureau d’ordre, situé au 34, avenue de la Bourse, Les Berges du Lac 2, 1053 Tunis. L’enveloppe extérieure doit porter la mention claire “Ne pas ouvrir – Candidature pour le poste d’administrateur indépendant de la Bourse de Tunis-Comité d’audit interne et des risques” ou “Ne pas ouvrir – Candidature pour le poste d’administrateur indépendant de la Bourse de Tunis – Comité de développement stratégique”.

En effet, pour être éligibles, les candidats doivent remplir les conditions énoncées dans le Code des sociétés commerciales, les statuts de la Bourse, le règlement intérieur du conseil d’administration ainsi que la charte de l’administrateur, en plus d’autres critères précisés dans le communiqué publié aujourd’hui.

À dire vrai, chaque dossier de candidature doit inclure une demande formelle au nom de la Bourse, précisant le comité choisi, accompagnée d’une lettre de motivation et d’une copie recto-verso de la carte d’identité nationale. Selon la même source, le formulaire de candidature dûment rempli et signé en annexe 1, ainsi qu’une déclaration sur l’honneur en annexe 2, sont également requis. D’autre part, les candidats doivent joindre les documents justifiant leurs compétences et qualifications, un bulletin n°3 récent datant de moins de trois mois ou le reçu de sa demande, ainsi qu’un certificat de non-faillite récent pour toute personne ayant exercé des fonctions de dirigeant.

 

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Tunisie: trois jours de congé à l’occasion de l’Aïd Al-Fitr

Les agents de l’État, des collectivités locales et des établissements publics bénéficieront de trois jours de congé à l’occasion de l’Aïd Al-Fitr 2026, les 20, 21 et 22 mars, annonce la présidence du gouvernement dans un communiqué publié aujourd’hui.

Selon la Cité des Sciences de Tunis, l’Aïd Al-Fitr 2026 pourrait tomber le vendredi 20 mars, mais seul le mufti de la République peut confirmer officiellement la fin du mois saint.

Après ces jours de célébration, le retour au bureau se fera en double séance, selon l’horaire d’hiver:

  • Du lundi au jeudi:

De 08h30 à 12h30 et de 13h30 à 17h30

  • Vendredi:

De 08h00 à 13h00 et de 14h30 à 17h30

 

 

 

 

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Les monarchies du Golfe à l’heure du choix stratégique

La guerre contre l’Iran a déplacé les lignes militaires mettant fin à la fiction de la protection américaine qui repose sur un calcul de priorités, de coûts, de risques. Or un calcul se révise. Pendant des décennies, les monarchies du Golfe ont cru pouvoir convertir leur rente en sécurité durable en achetant des armes, hébergeant des bases, déléguant l’essentiel de la dissuasion à Washington. La guerre des Etats-Unis et Israël contre l’Iran a révélé la faiblesse de ce modèle. Le parapluie sécuritaire cesse d’être un bouclier lorsqu’il transforme le territoire qu’il couvre en cible avancée.

Yahya Ould Amar *

Cette dépendance est aussi monétaire et financière. Le pétrole des monarchies du Golfe est vendu en dollars et leurs excédents sont largement placés dans des actifs libellés dans cette devise, au premier rang desquels les obligations du Trésor américain.

Les monnaies de la région sont arrimées au dollar avec une parité quasi-fixe ; leurs fonds souverains déploient l’essentiel de leurs portefeuilles sur les marchés financiers américains ; leurs importations stratégiques — de l’armement aux technologies — se règlent dans cette même monnaie, tandis que de grands fonds américains détiennent des participations dans une partie du système bancaire régional. Autrement dit, une part significative de la richesse du Golfe est structurellement dollarisée.

Cette architecture du pétrodollar a longtemps reposé sur un pacte implicite, les monarchies du Golfe fournissent l’énergie et recyclent leurs excédents financiers dans des actifs en dollars renforçant de facto la demande en cette devise, tandis que les États-Unis garantissent la stabilité du système et la sécurité des routes maritimes par lesquelles transitent pétrole et commerce international, eux-mêmes largement libellés en dollars.

Mais lorsque la garantie sécuritaire devient incertaine, l’équilibre se fragilise. La dollarisation des richesses expose ces économies à des arbitrages stratégiques qu’elles ne maîtrisent pas entièrement, tandis que les investissements et engagements internationaux au Moyen-Orient pourraient être réévalués – fortement à la baisse – à la lumière d’un risque géopolitique désormais plus direct.

Les monarchies du Golfe découvrent qu’en s’insérant trop profondément dans l’architecture de défense des intérêts d’une puissance extérieure, elles entrent aussi dans la logique de ses conflits. Dès lors, la dépendance apparaît comme une perte de maîtrise de sa propre sécurité.

Ces pays importent ainsi des ennemis, un calendrier, parfois des guerres. Car dans un conflit majeur entre puissances, les petits États riches cessent rapidement d’être maîtres de leur position, leurs ports, leurs infrastructures, leurs capitaux et leurs territoires deviennent des enjeux que l’un des protagonistes cherchera à contrôler afin d’empêcher qu’ils ne renforcent le camp adverse.

C’est là le vrai tournant. La guerre contre l’Iran leur a appris qu’ils étaient faibles ; elle leur a appris que la richesse ne dispense jamais de penser sa propre survie.

La révélation de la guerre

La guerre contre l’Iran a révélé trois faits que les pays du Golfe ne peuvent plus contourner.

D’abord, les limites de la protection extérieure, même la première puissance militaire du monde ne peut garantir, à coût supportable, l’inviolabilité d’un espace saturé de missiles, de drones, de frappes indirectes et de menaces sur les infrastructures critiques.

Ensuite, la guerre moderne a surtout consacré l’usage massif des technologies de détection, de guidage, de drones, de missiles, de guerre électronique, tandis qu’elle relègue les chars lourds et une large part des quincailleries héritées du siècle précédent au rang d’armes obsolètes, coûteuses et inadaptés.

Enfin, acheter des armes n’équivaut pas à maîtriser la guerre. Un arsenal importé ne remplace ni une doctrine, ni une industrie, ni une compétence, ni une autonomie de décision.

Le diagnostic est implacable, les pays du Golfe sont confrontés à un problème de souveraineté stratégique. Tant que la sécurité reposait sur la rente, les bases alliées et la supériorité technologique occidentale, cette dépendance pouvait sembler rationnelle. Mais dès lors que le territoire peut être frappé vite, à bas coût, en profondeur et de façon répétée, la logique change. Une raffinerie, un port, un aéroport ou un site vital de dessalement d’eau deviennent des points de pression permanents.

Le vrai sujet des guerres asymétriques est d’être résilient, de posséder les moyens industriels, scientifiques, humains et institutionnels de faire durer plus longtemps une confrontation.

Premier choix : la soumission stratégique

Le premier choix des pays du Golfe est celui de l’alignement assumé sur le bloc américano-israélien. Il a sa logique, et il faut la prendre au sérieux.

Dans un environnement instable, marqué par la prolifération des missiles, la guerre électronique, les drones et l’incertitude nucléaire, s’adosser à la seule architecture militaire encore capable d’intégrer renseignement, défense antimissile, supériorité aérienne, cyberdéfense et profondeur logistique peut sembler rationnel. Pour les pays du Golfe, cette option offre l’accès à des technologies avancées, garanties politiques, coopération sécuritaire, protection diplomatique et insertion dans un système de puissance déjà organisé.

Vue sous cet angle, la dépendance n’apparaît pas comme une faiblesse, mais comme une méthode de survie à court terme dans un monde hiérarchisé où les puissances moyennes n’ont pas toujours les moyens de leur autonomie.

Mais cette stratégie a un prix, et ce prix finit par peser sur la substance même de la souveraineté. Ce prix est aussi politique, historique et symbolique. L’alignement sur le bloc américano-israélien entraîne une reconfiguration de la position arabe sur la question palestinienne. Les accords de normalisation ont déjà déplacé le centre de gravité régional, la cause palestinienne, longtemps présentée comme le socle du consensus diplomatique arabe, tend à devenir une variable secondaire dans une architecture de sécurité dominée par d’autres priorités, au premier rang desquelles l’endiguement de l’Iran chiite et l’intégration technologique et militaire avec Israël.

Mais cette évolution s’inscrit dans un processus plus large de recomposition du Moyen-Orient où certains projets stratégiques — intégration économique régionale, corridors énergétiques et sécuritaires, redéfinition des équilibres territoriaux — pourraient progressivement reléguer les droits nationaux palestiniens à la périphérie du nouvel ordre régional.

Dans ce contexte, l’idée d’un «remodelage» du Moyen-Orient renvoie à la possibilité d’un système régional stabilisé autour de rapports de puissance assumés et de faits accomplis.

Pour les monarchies du Golfe, la difficulté est donc profonde. En se rapprochant d’Israël pour des raisons stratégiques, elles risquent d’apparaître comme les partenaires d’une transformation régionale qui marginalise une cause demeurée centrale dans les opinions arabes et musulmanes. La sécurité obtenue à court terme s’accompagnerait ainsi d’un coût plus diffus de l’érosion progressive de la légitimité politique et symbolique des monarques dans leur propre environnement.

S’aligner sur Washington et Tel-Aviv c’est entrer dans une chaîne de dépendance technique, doctrinale et politique dont il devient difficile de sortir. On reçoit des systèmes, mais on ne maîtrise ni leur architecture profonde, ni leur maintenance complète, ni les conditions réelles de leur emploi. Surtout, on hérite d’un agenda stratégique qui n’est pas le sien. L’alliance dissuade certains adversaires, mais elle en désigne d’autres. À terme, le risque est de ne plus être un acteur qui choisit ses engagements, mais un territoire intégré à la logique de guerre d’autrui. Le confort de la protection se transformerait alors en servitude.

Ainsi, un pouvoir cesse d’être pleinement souverain lorsqu’il ne définit plus seul la hiérarchie de ses menaces, la limite de ses concessions. À ce stade, il ne protège plus ses intérêts ; il administre localement un ordre stratégique conçu par d’autres. La dépendance devient alors plus profonde que la simple alliance, car elle finit par paraître naturelle.

La vraie servitude moderne est là, pas dans la disparition des formes de l’État, mais dans l’aliénation de sa volonté.

Deuxième choix : la neutralité armée

L’autre voie est celle de la neutralité armée. Elle part de l’idée que dans un monde instable, un État ne demeure libre qu’à la condition de ne dépendre d’aucun protecteur unique pour sa survie. La neutralité armée signifie donc le refus de l’alignement exclusif. Elle vise à parler à tous, commercer avec plusieurs pôles de puissance, diversifier les partenariats, tout en bâtissant une capacité propre de dissuasion, de résilience et de décision.

Pour les pays du Golfe, ce choix offrirait un avantage décisif de réduction du risque d’être entraînés dans des conflits qui ne sont pas les leurs tout en augmentant leur marge de manœuvre face aux Etats-Unis, la Chine, l’Europe, l’Inde, la Turquie ou l’Iran.

Mais la neutralité n’a de sens que si elle est adossée à une force réelle. Sans cela, elle n’est qu’un mot commode pour désigner l’impuissance. Être neutre dans une région saturée d’armements suppose bien davantage que l’achat d’équipements sophistiqués. Il faut une base industrielle capable de produire, entretenir et adapter les systèmes militaires, un tissu scientifique et technologique solide, des infrastructures protégées, une doctrine claire et une chaîne de commandement efficace.

La véritable question, est-ce que les monarchies du Golfe disposent du vivier scientifique, des institutions académiques et de la culture stratégique nécessaires pour soutenir une telle ambition ? Une base industrielle de défense ne s’achète pas sur étagère. Elle se construit dans le temps long, à travers l’éducation, la recherche, la formation des élites techniques et la capacité de l’État à porter des programmes complexes sur plusieurs décennies. C’est à ce niveau que se joue la possibilité réelle d’une neutralité armée.

Une autre trajectoire théorique existerait pourtant. Autour du Golfe s’étend un vaste bassin de compétences scientifiques et techniques, de l’Afrique du Nord à l’Égypte, jusqu’au Pakistan, où se trouvent des universités anciennes, des écoles d’ingénieurs de haut niveau, des chercheurs et des élites techniques capables d’alimenter un écosystème régional d’innovation et de production. En s’ouvrant davantage, ce qui est peu probable, à ces ressources humaines et en organisant une coopération scientifique et industrielle à l’échelle de cet espace, les monarchies du Golfe pourraient progressivement renforcer la base intellectuelle et technologique nécessaire à une forme de neutralité armée crédible. Une telle stratégie supposerait toutefois un changement d’échelle dans la conception de leur environnement régional.

Jusqu’à présent, malgré l’ampleur de leurs capacités financières, les investissements du Golfe dans la structuration industrielle et scientifique de cet espace sont restés limités. Les flux financiers ont souvent pris la forme de soutiens ponctuels ou d’initiatives répondant aux cadres des institutions internationales de développement plutôt que celle d’une politique durable de co-construction économique et technologique avec les sociétés de leur voisinage.

En réalité, la neutralité armée suscite une objection immédiate, les monarchies du Golfe sont trop peu peuplées, trop dépendantes et trop liées aux circuits occidentaux pour prétendre à une autonomie stratégique réelle. Ils n’ont ni la culture stratégique ni la profondeur historique nécessaires pour soutenir une telle trajectoire.

Certes, la culture stratégique n’existe pas à l’état naturel, elle se construit sous la pression du risque, les épreuves, par l’éducation, les institutions, l’expérience, la formation des élites civiles et militaires.

La neutralité armée coûte chère, prend du temps, impose de rompre avec la facilité des achats clés en main et avec l’illusion selon laquelle la richesse dispense de produire sa propre sécurité.

Entre la neutralité stricte et l’alignement servile, on peut imaginer qu’il existe une voie praticable, celle d’une autonomie relative, imparfaite, mais suffisante pour empêcher que la prospérité du Golfe reste à jamais suspendue à la volonté, aux priorités et aux guerres des autres.

Or c’est précisément la masse stratégique qui fait défaut. Les projets évoquant la constitution d’une armée commune des monarchies du Golfe, d’une centaine de milliers d’hommes relèvent davantage de la mise en scène politique que d’une capacité militaire décisive.

Dans une région saturée de missiles balistiques, de drones longue portée, de forces terrestres et de puissances disposant de centaines de milliers de soldats équipés et entrainés, une force régionale de cent mille hommes pèserait peu dans l’équation stratégique. Elle ne disposerait ni de l’autonomie satellitaire, ni du renseignement global, ni de la profondeur logistique, ni des architectures intégrées de défense antimissile qui constituent aujourd’hui le véritable cœur de la puissance militaire moderne.

Autrement dit, même armée, cette neutralité resterait dépendante.

Les monarchies du Golfe incarnent une forme paradoxale de puissance, une richesse financière considérable, mais sans la masse démographique, industrielle et scientifique qui transforme l’argent en puissance stratégique durable. Elles sont des puissances de capitaux, non des puissances de guerre.

Dans ces conditions, la neutralité armée apparaît moins comme une stratégie que comme une aspiration. Faute de pouvoir produire seules leur sécurité dans un environnement géopolitique aussi complexe, les monarchies du Golfe demeurent structurellement ramenées vers l’option qui leur garantit la survie immédiate, c’est-à-dire  l’arrimage au système de sécurité dominé par les États-Unis et Israël, au risque d’entamer l’érosion de la légitimité des monarques aux yeux de leurs propres sociétés, où la cause palestinienne demeure un horizon moral que les calculs politiques ne parviennent jamais tout à fait à dissoudre.

L’extension asiatique

Ce qui s’y joue concerne toutes les puissances moyennes qui vivent sous protection extérieure tout en redoutant d’en payer le prix. De Taipei à Tokyo, de Séoul à Manille, une même interrogation, jusqu’où une grande puissance peut-elle encore protéger ses alliés sans les mettre en premières lignes d’un affrontement qui les dépasse ?

Le Golfe fonctionne ici comme un laboratoire. Il montre qu’un dispositif de sécurité peut rassurer en temps de paix, puis devenir, en temps de crise, un mécanisme d’exposition. Il rappelle qu’adosser sa défense à une puissance, c’est aussi entrer dans sa géographie de guerre, dans ses priorités, dans ses seuils d’escalade, dans ses arbitrages.

L’Asie regarde donc le Golfe comme une préfiguration. Le XXIe siècle ne laissera pas beaucoup de place aux puissances moyennes passives. Il les forcera à choisir entre deux positions : rester des partenaires protégés, mais stratégiquement dépendants, ou construire une autonomie relative, coûteuse mais durable.

En ce sens, de Riyad à Taipei, une même question s’impose, sur deux fronts distincts, que vaut une alliance lorsque le prix de la protection devient voisin du prix de l’exposition ?

Le Golfe devient ainsi un miroir stratégique dans lequel les alliés asiatiques de Washington observent leur propre avenir.

Enfin, les monarchies du Golfe ont bâti un système fondé sur la rente et la protection extérieure. Tant que l’ordre international restait stable, ce compromis pouvait fonctionner. Mais dans un monde de frappes à longue portée, de rivalités entre puissances et de guerres hybrides, ce modèle montre ses limites pour des petits pays riches.

L’alignement garantit une protection mais entraîne dans les logiques de conflit des autres et de soumission. L’autonomie promet la souveraineté mais exige un effort historique de transformation scientifique, industrielle et stratégique.

C’est là que se joue l’avenir du Golfe. Les monarchies disposent du capital et de la stabilité politique nécessaires pour engager cette transformation, mais elles ne disposent pas encore de la masse stratégique qui la rend crédible à court terme et moyen termes. Elles resteront donc, pour un temps, arrimées à l’architecture de sécurité américano-israélienne.

Pourtant la question posée par la guerre dépasse la seule région. Elle concerne toutes les puissances moyennes qui prospèrent sous protection extérieure. Le XXIᵉ siècle les place devant une alternative simple. Accepter une sécurité dépendante et les contraintes qui l’accompagnent, ou entreprendre la construction lente et coûteuse d’une puissance propre.

Le Golfe entre dans ce moment où la richesse ne suffit plus et où l’histoire demande autre chose qu’un équilibre financier. Elle demande une stratégie.

* Economiste, banquier et financier.

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Guerre du Golfe | Le supplice chinois de Trump

Et si la guerre actuelle en Iran était un plan mûrement établi par les stratèges états-uniens sacrifiant l’Ukraine, livrant l’Europe à la dépendance du gaz russe, et soumettant tous les Etats pétroliers du Moyen-Orient aux saccages de la guerre, avec en perspective un gigantesque marché de reconstruction dont les entreprises américaines seraient bien évidemment les premières à bénéficier.

Dr Mounir Hanablia *

On n’en est plus à une mystification près. Le plus étonnant dans la mort annoncée puis démentie du premier ministre sioniste , ce n’est pas les six doigts de la main dont l’a doté la cyberguerre, mais plutôt la manière avec laquelle il est apparu sur les télévisions occidentales, et sans doute israéliennes, en train de siroter un café dans un lieu inconnu en s’exprimant en hébreu pour dire qu’il «mourait d’envie» de prendre un café, montrant à la caméra ses cinq doigts, et, avec un regard complice et un geste suggestif signifiant la raclée, qu’il était pressé parce qu’il devait s’occuper de choses en cours en Iran et au Liban.

Pas de journalistes, pas d’interview, pas d’accompagnant. En fait, personne ne pourra témoigner l’avoir vu. Et cette apparition pose donc problème pour ce qu’elle a été : plutôt fantomatique ! 

Les dirigeants iraniens, eux, ont été plus courageux ; avec l’aviation ennemie vrombissant au-dessus de leurs têtes et les caméras de Téhéran investies par les hackers de la CIA et du Mossad, ils ont osé descendre dans la rue à la rencontre de citoyens subissant stoïquement des bombardements terroristes. On peut dire qu’ils se sont plus conformés à l’image du chef de guerre du XXe siècle établie par Winston Churchill durant les bombardements nazis de Londres, que ne l’a fait le dirigeant sioniste qui s’en est toujours prétendu l’admirateur et le disciple.

Un mort en cache souvent un autre

Pourtant, si la rumeur de sa mort a dépassé le niveau du vraisemblable pour atteindre celui du probable, c’est que la réalité de la guerre en Israël aujourd’hui ne soustrait aucun habitant du pays à ses dangers. C’est donc peut être ce qu’on a voulu signifier au sioniste moyen imbu de ses préjugés racistes islamophobes et de son inébranlable conviction en une hypothétique supériorité juive le plaçant au-dessus de tout jugement humain quand il s’agit d’assassiner des Arabes : que son premier ministre n’étant pas plus à l’abri que lui, il n’aurait qu’à se terrer dans son abri en espérant que les missiles iraniens qui pleuvent dru malgré le «dôme de fer» rouillé censé le protéger ne lui tombent pas sur la tête. Il reste que Netanyahu, s’il s’agit bien de lui, aurait pu être à Londres, Paris, Berlin, ou Washington, ou bien encore sur l’un des porte-avions américains croisant en Méditerranée.

Ayant rempli sa mission, celle de mener un président américain sur le sentier de la guerre pour la défense des intérêts israéliens, sa présence n’est plus indispensable, la conduite de la guerre incombant aux généraux.

Cependant, si l’on s’en réfère aux déclarations attribuées à Scott Ritter, l’ancien espion des marines devenu inspecteur des Nations Unies en Irak puis opposant résolu et déclaré après les mensonges de Bush Fils et Tony Blair sur les armes irakiennes, ce n’est pas Netanyahu mais son frère qui serait mort, ainsi que le monstrueux et abject ministre judéo-nazi Ben Gvir. Or de ces deux derniers, il n’y a encore aucune nouvelle.

Saignée interminable au Moyen-Orient

On peut bien sûr légitimement se demander dans quelle perspective s’insèrent les déclarations les plus crédibles sur cette guerre, celles d’anciens militaires et diplomates américains, qui disposent donc des sources nécessaires pour en avoir une idée précise sur le terrain, de laquelle ils brossent d’ailleurs des tableaux qui pour être vagues n’en sont pas moins globalement plausibles. Il est difficile de penser qu’ils agissent contre les intérêts de leur pays, même en ayant à sa tête une administration aussi controversée que l’actuelle. Et on a vu de quel bois l’administration américaine se chauffait quand il s’agissait de renseignements confidentiels divulgués au public. Le cas Julian Assanges est là pour le confirmer.

Si donc, on considère que le rôle de ces analystes serait dans une certaine mesure de nous dérouter, on peut considérer que l’intérêt des stratèges du Pentagone serait de faire passer pour les lubies d’un Président à moitié fou ou en butte à un chantage -il en a vu pourtant d’autres- un plan mûrement établi sacrifiant l’Ukraine, livrant l’Europe à la dépendance du gaz russe, et soumettant tous les Etats pétroliers du Moyen-Orient aux saccages de la guerre, avec en perspective un gigantesque marché de reconstruction dont les entreprises américaines seraient bien évidemment les premières à bénéficier.

Ce qui rend la perspective de la folie affleurant la méthode probable, c’est que les stratèges américains ont bien pris soin de régler la question du Venezuela avant de se lancer dans leur guerre du Golfe Persique.

Dans ces conditions, le supplice chinois de Trump serait-il une saignée interminable au Moyen-Orient, en occultant une autre, prochaine, à Taiwan ?

Il faudrait pour cela que l’armée chinoise dispose d’un accès illimité au carburant nécessaire à la guerre, dont Trump s’attache méthodiquement à réquisitionner les robinets. Mais le jeu en vaudrait la chandelle puisque l’île contrôle 90% du marché mondial des microprocesseurs. Le monde n’est décidément pas au bout de ses (mauvaises) surprises.

* Médecin de libre pratique.   

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Les Emirats et le Monopoly de la subversion internationale

Parmi les premiers enseignements à tirer de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, l’effondrement des Emirats arabes unis ou tout au moins du modèle de développement et de l’image de succès de ce conglomérat d’émirats qui ont su se forger une stature de havre pour les capitaux, entrepreneurs et touristes, pour finir par perdre, dès les premiers jours des hostilités dans la région, leur image et les entrepreneurs et touristes qui ont fait leur succès fulgurant.

Elyes Kasri *

Il faut dire que cette guerre, menée sous la houlette d’une Amérique radicalement transformée par Donald Trump, se présente de plus en plus comme une accélération des bouleversements géostratégiques déjà perceptibles à la faveur des mouvements tectoniques en Europe de l’Est, en Afrique et en Asie.

Non contents d’être devenus la Suisse du Moyen-Orient, enivrés par leur succès et voulant se tailler une place dans la table des joueurs de Monopoly géostratégique, des monarchies pétrolières, lassées d’acheter des casinos, hôtels et immeubles à travers le monde, se sont mises à financer des mercenaires armés ou civils bon marché et des mouvements subversifs surtout dans des pays offrant des opportunités de sédition, comme le Yémen, le Soudan ou la Libye, aujourd’hui livrés à des conflits sans fin.

Dans ce Monopoly de la subversion internationale, les dirigeants des Emirats se sont positionnés comme les sous-traitants d’Israël et de leur appendice politico-militaire américain.

Toutefois, à la suite de l’intensification des hostilités dans la région du Golfe, les Emirats ont découvert qu’ils n’étaient qu’un comparse de second ordre et que le bouclier israélo-américain était plus une promesse qu’une réalité en situation de crise et d’urgence.

Il n’est pas excessif de penser qu’à l’instar d’une entreprise, un pays comme les Emirats aura causé sa propre perte en se trompant de positionnement et de modèle de gestion et de gouvernance internationaux.

Quand on veut attirer les touristes et les investisseurs étrangers en se présentant comme un havre de stabilité, il devient suicidaire de s’incruster dans les querelles des autres et de se mettre sous la coupe de qui que ce soit même si c’est la première puissance mondiale, car l’heure de vérité finit toujours par arriver avec son lot de chacun pour soi et de lâchage sur un ton de prière du mort.

A bon entendeur salut !

* Ancien diplomate.

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Le poème du dimanche | ‘‘Des choses qui ne se vendent pas’’ d’Ahmed Laghmani

Né en 1923 à Zarat, dans la région de Gabès, Ahmed Laghmani est l’une des voix poétiques les plus marquantes de la seconde moitié du 20e siècle en Tunisie.   

Il a été enseignant dans le primaire, puis inspecteur. Il a travaillé au ministère de la Culture et a dirigé la Radio Nationale, avant de rejoindre l’Alecso.

Il a publié son premier recueil Un cœur sur les lèvres, en 1981.

Sa proximité avec le Président Bourguiba était notoire, bien que profonde et sincère. Restée fidèle à la métrique arabe classique ; sa poésie tente néanmoins, de moderniser les thèmes hérités des genres poétiques traditionnels, panégyrie, élégie, nature, événements et circonstances, dans un langage limpide et lyrique. Il décède en 2015.

Tahar Bekri

1- L’amour

L’amour, – ô mon pauvre ! – ne se vend pas dans les marchés.

As-tu jamais vu un commerce pour l’amour

Où sont exposés les battements du cœur ?

As-tu entendu une fois un appel

Pour la marchandise des amants ?

Pour un amour qui croît dans les tréfonds ?

Pour un amour enflammé de désir et de passion ?

L’amour – ô mon pauvre !- est une offrande sans contrepartie.

Offert par les grands cœurs libres

Les petites âmes peuvent-elles supporter 

D’offrir sans compensation ?

Sois heureux de ton petit rêve ! O petit !

Les rêves des petites âmes sont toujours petits !

2- La gloire

La gloire ne s’obtient jamais par le mensonge

Ni par la ruse

Les enfants ont atteint l’âge adulte !

Il n’y a plus parmi eux ni handicapé ni menteur

La gloire est une tragédie,

Et point de tragédie pour les petites âmes :

Celles qui rêvent de monter entre les astres

En plein jour !

La gloire ! Toute la gloire

Pour le cœur bon, la main propre

Pour celui qui porte l’amour des gens

Et celui qui œuvre pour le bien des humains.

La gloire toute la gloire ;

Pour les êtres bons modestes,

Ceux qui agissent dans l’ombre,

Sans parade ni hypocrisie,

Leurs visages inconnus et anonymes.

Quelles que soient leurs œuvres

Quel que soit leur combat ;

Leurs nouvelles sont tues par le journal d’information.

Gloire  à ceux-là.

3- La conscience

La conscience des êtres libres n’est pas liée à la convoitise

Ni repoussée par la menace et la terreur

La conscience des êtres libres est une force :

Fait trembler les montagnes

Détruit les forteresses

La conscience des êtres libres nul oppresseur ne la fait soumette

Car elle est plus noble que les ambitions serviles

Plus violente que la violence

Au-dessus de toute volonté stupide

La conscience des êtres libres

N’est ni marchandise ni bagage

Exposés aux fortunés

Ceux qui rêvent toujours de vente et d’achat

Et montrent chèques et billets

Qui font courir les avides

S’agglutiner les futiles stupides

La conscience des êtres libres n’est pas chose inutile

Fière : sa fierté du ciel

Généreuse : donner sans promettre ni calculer

Franche : ne sait ni tromper ni cacher

Pure : sa page plus claire que le ciel

La conscience des êtres libres – ô toi à la conscience morte –

N’est pas chose futile.

Octobre, 1974.

Traduit de l’arabe par Tahar Bekri

‘‘Dharratu milhin ‘ala jurhin’’ (Une pincée de sel sur une blessure), Cérès, 2001.

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Nabeul | Un bus neuf visé par des jets de pierres

Un bus de la Société régionale de transport de Nabeul, récemment mis en service après les nouvelles acquisitions, a été vandalisé vendredi 13 mars 2026 sur la ligne reliant Hammamet à Hammamet-Sud.

Plusieurs vitres ont été brisées sous l’impact des pierres, mettant en péril la sécurité des passagers et du conducteur. Et face à ce nouvel acte d’incivisme, la direction de la Société régionale de transport de Nabeul a immédiatement réagi en chargeant son équipe juridique de déposer une plainte

Le responsable de la société, qui s’est exprimé sur Mosaïque FM ce samedi, a exprimé son amertume, soulignant que ce bus faisait partie des acquisitions récentes de la flotte, destinées à améliorer le confort des usagers. La mise hors service, même temporaire, de ce véhicule impacte directement la qualité de service sur cette ligne très fréquentée.

Un nouvel appel à la responsabilité collective et à la protection des bus et des  biens publics a été lancé.

Pour rappel trois mineurs qui ont caillassé un train ont été jugé coupable de dégradation après une plainte déposée par la Société nationale des chemins de fer tunisiens (SNCFT) et ont été condamné ​à six mois de placement en centre de rééducation.

Y. N.

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La guerre en Iran perturbe l’économie indienne

Les répercussions de la guerre contre l’Iran commencent à se faire sentir bien au-delà du Moyen-Orient. En Inde, plusieurs secteurs économiques subissent déjà les conséquences des perturbations du commerce maritime et de la flambée des coûts énergétiques. Des usines ont suspendu leur production, les exportations de riz basmati sont perturbées et certains restaurants ont été contraints de fermer temporairement.

Selon des analyses citées par la presse asiatique, les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, l’un des principaux corridors énergétiques du monde, ont fortement ralenti le transport de marchandises. Cette situation entraîne une hausse des coûts logistiques et accentue les inquiétudes pour les entreprises indiennes dépendantes de ces routes commerciales.

 

Lire aussi: Le Détroit d’Ormuz au cœur de l’incertitude énergétique mondiale

 

L’Inde est particulièrement vulnérable à une éventuelle fermeture prolongée de cette voie stratégique. Environ 50 % des importations indiennes de pétrole brut transitent par ce détroit, tandis qu’en 2025 près de 89 % des approvisionnements en gaz de pétrole liquéfié (GPL) du pays ont également emprunté cette route maritime.

Face à ces tensions sur l’approvisionnement énergétique, New Delhi a activé des mesures d’urgence afin de garantir en priorité l’accès au gaz pour les ménages et les transports. Dans plusieurs régions, les industries commencent déjà à ressentir les effets des pénuries.

Ainsi, dans l’État du Gujarat, cœur de l’industrie céramique indienne, les inquiétudes sont particulièrement fortes. La ville de Morbi concentre environ 90 % de la production nationale de céramique, dont de nombreuses usines fonctionnent au propane pour alimenter leurs fours. Faute d’approvisionnement, une centaine d’usines ont déjà suspendu leurs activités, et l’ensemble du secteur pourrait être paralysé si la situation persistait.

La pénurie de gaz touche également le secteur de la restauration. À Mumbai, environ 20 % des restaurants et hôtels ont déjà fermé temporairement, tandis que les organisations professionnelles préviennent que ce chiffre pourrait atteindre 50 % si la crise d’approvisionnement se prolongeait.

Selon l’Association nationale des restaurants indiens, une seule journée de perturbation pourrait coûter près de 13 milliards de roupies (environ 141 millions de dollars) au secteur. Plusieurs établissements ont réduit leurs menus ou raccourci leurs horaires d’ouverture afin d’économiser le carburant disponible.

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Voici la liste des startups sélectionnées pour le GITEX Africa Morocco en avril 2026

Le ministère des Technologies de la communication a annoncé les 9 startups tunisiennes sélectionnées pour le GITEX Africa Morocco. L’événement aura lieu du 7 au 9 avril 2026 à Marrakech. Elles ont été choisies après un appel à candidatures lancé en février. 

Voici les startups sélectionnés: 

  1. Defendr

  2. Amperon

  3. Instaware

  4. AuroraIQ

  5. Rybsen

  6. XELERO

  7. LegalTech

  8. FlexeePay

  9. Wellness Hub

Rappelons également que cette participation est soutenue par plusieurs partenaires, à savoir : Smart Tunisian Technoparks, CEPEX, Smart Capital, GIZ et d’autres partenaires.

 

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La Tunisie va devoir augmenter les prix des hydrocarbures   

L’ancien ministre du Commerce, Mohamed Msilini, a déclaré, samedi 14 mars 2026, que le gouvernement pourrait procéder à un ajustement des prix si le conflit entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui a provoqué une hausse de prix des hydrocarbures, se poursuivait.

M. Msilini, qui intervenait dans l’émission ‘‘Weekend Al-Kif’’ sur Diwan FM, a expliqué que ces ajustements pourraient concerner les prix de l’électricité, du gaz et des biens de consommation, en précisant que certains pays, comme l’Égypte, avaient déjà commencé à appliquer cette mesure. La hausse des prix des carburants pourrait atteindre 10 % ou plus, a-t-il estimé, en rappelant que le ministère de l’Énergie dispose d’un mécanisme permettant d’ajuster les prix des carburants, soit à la hausse, soit à la baisse, tous les trois mois, lorsque les prix fluctuent.

Les ressources budgétaires dédiées au développement pourraient être détournées pour combler le déficit de la balance énergétique. Cette situation pourrait aussi entraîner des pénuries de biens de consommation, a averti l’ancien ministre. «Nous pourrions nous retrouver à nouveau à faire la queue pour du pain et d’autres produits de première nécessité, et assister à des achats de panique», a-t-il averti.

La demande de biens de consommation a déjà augmenté sur le marché afin de constituer des stocks de réserve, car le conflit pourrait se prolonger, a constaté M. Msilini, en soulignant, également, la forte hausse des prix de l’énergie et des coûts d’assurance sur le marché mondial, ce qui se traduira par une augmentation des coûts de transport, laquelle et nécessairement répercutée sur les prix de vente publique.

Il reste à se demander pourquoi un sujet aussi actuel et aussi brûlant que la hausse des prix des hydrocarbures soit évoqué par un ancien ministre et non par un membre du gouvernement en place. Lequel semble vouloir éviter de communiquer sur un sujet aussi impopulaire et qui risque de fâcher dans un contexte d’inflation des prix et de baisse du pouvoir d’achat. A moins qu’il ait une autre solution miracle pour faire face à la situation. Auquel cas, on serait très content de l’apprendre.

I. B.

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Détroit d’Ormuz | Les pipelines saoudien et émirati sont-ils une alternative ?

Avec la fermeture soudaine du détroit d’Ormuz causée par la guerre d’Iran, le pipeline Est-Ouest saoudien et le pipeline émirati Habshan-Fujairah sont devenus parmi les infrastructures les plus importantes et les plus vitales du monde. Cependant, ces voies alternatives peuvent-elles remplacer les flux qui transitaient par le détroit d’Ormuz et la solution est-elle viable ?

Imed Bahri  

Ces deux pipelines ont été construits spécifiquement pour contourner le détroit d’Ormuz, l’un en Arabie saoudite et l’autre aux Émirats arabes unis, et constituent les seules voies permettant d’acheminer une quantité importante de pétrole du golfe Persique vers les marchés mondiaux sans passer par cette voie maritime, rappelle Wall Street Journal

Ces pipelines ne peuvent remplacer tous les pétroliers transporteraient le pétrole par voie maritime mais leur utilisation actuelle empêche la crise de s’aggraver considérablement, joute le journal américain.  

L’Arabie saoudite, en particulier, achemine autant de pétrole brut que possible via son pipeline vers le port de Yanbu, sur la mer Rouge, un pipeline construit au début des années 1980, lorsque la guerre Iran-Irak menaçait la navigation dans le Golfe.

La plus grande crise jamais connue

«Bien que nous ayons connu des perturbations par le passé, il s’agit sans aucun doute de la plus grande crise que le secteur pétrolier et gazier de la région ait jamais connue», a déclaré Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, mardi.

La perturbation du transport maritime a fait du pipeline Est-Ouest saoudien l’une des infrastructures les plus vitales de l’économie mondiale. Selon Amin Nasser, Aramco prévoit de pouvoir acheminer sa capacité maximale de sept millions de barils par jour via cet oléoduc de 1200 kilomètres d’ici quelques jours.

Environ deux millions de barils par jour sont alloués aux raffineries saoudiennes, laissant environ cinq millions de barils pouvant atteindre quotidiennement les marchés mondiaux. Ce volume est à peu près équivalent à la majeure partie des cargaisons de pétrole saoudiennes qui transitaient par le détroit d’Ormuz avant la guerre, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), une agence fondée par l’OCDE en 1974 et dépendante de celle-ci qui est basée à Paris. À ne pas confondre avec l’AIEA spécialisée dans le nucléaire, dépendante de l’Onu et siégeant à Vienne.

Parallèlement, l’Iran a mené des attaques contre les infrastructures énergétiques du Golfe afin de faire grimper les prix pour impacter les électeurs américains. Selon les analystes, rien n’empêche Téhéran de cibler les pipelines saoudiens ou émiratis.

Le pétrole continue d’arriver sur le marché 

Tant que le pétrole continue de transiter par ces pipelines, une partie au moins peut parvenir aux acheteurs, tandis que plus d’un millier de pétroliers restent immobilisés dans le Golfe Persique.

Le pipeline émirati, plus petit, transporte du pétrole brut d’Abou Dhabi jusqu’au port de Fujairah, sur le golfe d’Oman.

«Voir soudainement deux superpétroliers quitter Yanbu et un autre Fujairah a un impact psychologique, laissant entendre que du pétrole continue d’arriver sur le marché», a déclaré Adi Imserovic, ancien négociant en pétrole et maître de conférences à l’université d’Oxford. Il a toutefois ajouté : «Ce qui m’inquiète vraiment, c’est que ces oléoducs sont faciles à cibler.» 

Le cours du pétrole continue son évolution erratique : après voir atteint 119,50 dollars lundi 9 mars, il est descendu 88,61 dollars mardi, après que le président Donald Trump a déclaré que la guerre prendrait fin «très prochainement». Cependant, le baril de Brent, référence mondiale, reste beaucoup plus cher qu’à la veille de la guerre, lorsque son prix oscillait entre 60 et 78 dollars. Ce samedi 14 mars, son prix s’établit à 96,88 dollars le baril et, étant donné la poursuite de la guerre, il pourrait reprendre sa tendance à la hausse.

L’extrême volatilité des prix de part et d’autre du détroit d’Ormuz témoigne de la forte demande de pétrole pouvant le contourner. Le pétrole brut omanais se négocie avec une prime par rapport au pétrole brut de Dubaï, qui ne peut être détourné du port de Fateh, situé sur la rive opposée.

Selon les données de Kpler (entreprise technologique de premier plan fournissant des données en temps réel, de l’intelligence artificielle et des analyses sur les marchés de matières premières et le fret maritime), un pétrolier appartenant à l’armateur grec George Prokopiou figure parmi les rares navires occidentaux à avoir quitté le détroit depuis le début du conflit. Ce pétrolier transportait du pétrole saoudien et a traversé Ormuz avec son système de suivi désactivé.

Les dirigeants européens des compagnies pétrolières opérant dans la région ont déclaré rester incertains quant à l’opportunité d’envoyer leurs navires par le détroit.

Le pipeline saoudien, qui serpente à travers dunes de sable, montagnes et champs de lave, transporte le pétrole des vastes gisements de l’est de l’Arabie saoudite jusqu’à la côte de la mer Rouge. Sa longueur est comparable à celle du célèbre pipeline de l’Alaska.

La hausse des coûts de transport complique la donne

Environ 7 000 ouvriers ont été employés sur ce projet de quatre ans, supervisé par une filiale de Mobil Oil, selon une note interne d’Aramco datant de 1983, deux ans après le premier transport de pétrole par ce pipeline. Pour créer un gazoduc parallèle destiné au transport de gaz naturel, des ouvriers ont creusé une tranchée à travers la péninsule arabique à l’aide d’environ 2 000 tonnes d’explosifs.

Le pipeline devait contourner le golfe Persique et acheminer les exportations saoudiennes plus près des marchés occidentaux. Aujourd’hui, cependant, la majeure partie des exportations de pétrole saoudien est destinée à l’Asie.

Des volumes de pétrole encore plus importants auraient pu être transportés à travers la mer Rouge si un autre projet de pipeline n’avait pas été interrompu par des conflits régionaux.

Début 1990, l’Irak et l’Arabie saoudite ont inauguré un gigantesque pipeline destiné à acheminer le pétrole irakien jusqu’au port de Yanbu. Mais sept mois plus tard seulement, Saddam Hussein envahissait le Koweït, et le projet ne devint jamais opérationnel.

Vikas Dwivedi, stratège en énergie mondiale chez Macquarie Bank, a déclaré que les exportations quotidiennes depuis Yanbu avaient augmenté de 2 millions de barils par jour la semaine dernière. Il estime que le gazoduc fonctionnait à 50 à 60% de sa capacité lundi.

Le pipeline émirati, plus récent et co-construit par une filiale de la China National Petroleum Corporation, relie Habshan (Abou Dhabi) à Fujairah, sur le golfe d’Oman. D’une capacité d’environ 1,8 million de barils par jour, il transportait déjà près de 1,1 million de barils par jour avant la guerre, selon l’AIE.

Les chargements de pétrole ont augmenté à Yanbu et à Fujairah. La compagnie pétrolière nationale brésilienne Petrobras a déclaré que l’Arabie saoudite avait respecté ses engagements en acheminant du pétrole par ce pipeline. Le seul problème persistant pour l’entreprise, selon son PDG, est la hausse des coûts de transport.

10 millions de barils de pétrole bloqués dans le Golfe

Malgré le flux de pétrole dans les pipelines, les premières estimations suggèrent qu’environ 10 millions de barils de pétrole restent bloqués dans le golfe Persique, selon la société d’analyse Sparta Commodities. «Nous avons résolu environ la moitié du problème», a déclaré Neil Crosby, analyste de cette société.

Bien que le chargement de pétrole en mer Rouge ou à Fujairah soit plus sûr que le transport maritime via le golfe Persique, il n’est pas sans risques. Le port de Fujairah, aux Émirats, a été endommagé la semaine dernière par une attaque de drone, ce qui a incité certains fournisseurs de carburant à se retirer de leurs contrats dans cette zone.

Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran et basés au Yémen, ont lancé des dizaines d’attaques contre des navires commerciaux en 2024. Bien qu’ils n’aient pas repris cette campagne durant le conflit actuel, les analystes en sécurité maritime de la société britannique Ambry conseillent aux navires ayant des liens avec les États-Unis et Israël d’éviter la mer Rouge.

L’Iran a construit un pipeline contournant le golfe Persique et atteignant le port de Jask, sur le golfe d’Oman. Selon les données de Kpler, un superpétrolier d’une capacité de deux millions de barils de pétrole a chargé une cargaison dans ce port au cours du week-end dernier. Il s’agissait seulement du troisième chargement de ce type à quitter Jask depuis 2021.

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Affaire de l’agression de Me Moussi | Verdict attendu le 24 mars contre Makhlouf

La Chambre pénale du Tribunal de première instance de Tunis a fixé la date du 24 mars 2026 pour rendre son verdict dans l’affaire opposant Abir Moussi à Seifeddine Makhlouf.

La présidente du Parti Destourien Libre (PDL) avocate de son état, Abir Moussi, avait intenté cette action en justice contre Seifeddine Makhlouf, également avocat et député au moment des faits.

La plainte concerne des faits d’agression et d’injures au sein même de l’Assemblée en 2021 et pour lesquelles Seifeddine Makhlouf qui était en fuit avait été condamné à un an de prison par contumace.

En mars dernier, la chambre correctionnelle avait aussi condamné l’ancien député Sahbi Smara à six mois de prison ferme, et une députée Ennahdha a écopé de trois mois de prison.

Le PDL avait alors exprimé son indignation en qualifiant ces verdicts d’« inadéquats par rapport à la gravité des actes reprochés », estimant que « les peines prononcées ne reflètent pas la violence de l’agression subie par Abir Moussi au sein du Parlement le 30 juin 2021, un incident considéré comme un flagrant délit sans équivoque ».

Y. N.

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“Transformer, conseiller, innover”: le parcours multi-casquettes d’Amira Dkhil Turlais de Microsoft au service des entreprises et startups

Pour cette semaine, le Bridge (newsletter by Managers) vous fait découvrir Amira Dkhil Turlais, experte en transformation digitale et IA, qui accompagne startups et grands groupes.

Amira Dkhil est une femme qui ne se contente jamais du statu quo. Curieuse, ambitieuse, toujours en mouvement, elle a construit sa carrière autour de l’adaptation et de l’innovation. Tout commence à l’École d’ingénieur de Monastir, puis à Paris, où elle effectue son stage de fin d’études chez Alstom, spécialiste des systèmes embarqués pour trains et métros. Rapidement, elle comprend que ce domaine est en déclin: “Tout partait en Chine, le marché local se réduisait… j’ai compris que ça allait disparaître.” Plutôt que de s’accrocher, elle pivote vers l’informatique et la modélisation des données, suivant un master au Conservatoire National des Arts et Métiers.

Son premier terrain d’expérience est le Smart Grid, l’énergie intelligente. Développeuse, business analyst, chef de projet, elle apprend à gérer la communication complexe entre compteurs et systèmes énergétiques. Chaque étape affine ses compétences en data, transformation digitale et gestion d’équipes.

Chez Capgemini, elle prend en main de grands projets pour EDF, La Poste ou Technip Énergie. Migration vers le cloud, structuration des données, adoption de l’agilité… Amira s’impose comme un moteur de transformation, capable de guider des équipes jusqu’à 130 personnes et de les rendre plus efficaces. “La technologie est un mode : il y a eu le cloud, puis la data, et maintenant l’intelligence artificielle. Comprendre cette évolution et accompagner les équipes est essentiel”, explique-t-elle. 

Son parcours n’a pas été exempt de défis. Femme, maman et leader… Au début, convaincre ses employeurs qu’une femme et maman pouvait occuper un poste stratégique exige patience et détermination.”J’ai dû travailler plus que les autres pour montrer que je mérite la prochaine étape”, confie-t-elle. Pour Amira, organisation, planification et soutien familial sont des alliés indispensables pour concilier engagement professionnel et vie personnelle.

Aujourd’hui chez Microsoft, elle accompagne les grands groupes dans l’intégration de l’IA, mais aussi dans la transformation de leurs équipes et de leur produit. Parallèlement, Amira est advisor pour plusieurs startups, où elle met à profit son expérience pour accélérer leur développement; 

  • NartaQ -> elle facilite la rencontre entre startups et investisseurs. Alimentée par l’intelligence artificielle, elle crée un “bon matchmaking” entre projets prometteurs et investisseurs.

  • Clario -> elle fournit des outils pour collecter, analyser et gérer les données cliniques afin de mieux comprendre les causes des crises, comme celles de l’épilepsie. D’ailleurs, la startup est en train de déployer un projet avec Sanofi.

  • Thunders.ai  -> automatise les tests logiciels pour détecter et corriger les bugs plus vite avec l’IA.

Qui plus est, dans le cadre du GenAI Studio chez Microsoft, elle accompagne 15 startups pendant six mois pour structurer leurs produits intégrant l’IA et les préparer au go-to-market.

Pour elle, la vraie force d’une startup ne réside pas dans l’IA elle-même, mais dans la qualité des données collectées et leur exploitation stratégique. Trop souvent, les jeunes entreprises se dispersent en voulant plaire à tout le monde, alors qu’une capacité limitée exige concentration et discipline.

Pour gérer toutes ses casquettes et rester performante, Amira repose sur trois piliers à savoir la formation continue, le réseau et le développement personnel. Chaque dimanche soir, elle planifie sa semaine, organise son emploi du temps chargé et n’hésite pas à demander de l’aide. Sur ce, elle conseille aux jeunes professionnels de s’impliquer dans des associations et d’aller vers les autres pour développer leur réseau et leur personnalité. Selon elle, ces interactions sont essentielles pour accéder à des opportunités et affiner sa vision stratégique.

Son ambition reste intacte. Que ce soit dans une startup ou chez Microsoft, elle vise des postes de leadership où elle peut transformer des équipes, structurer des produits et rendre l’innovation concrète et scalable. Mais au-delà de la carrière, sa motivation est beaucoup … personnelle : “Montrer à mes enfants que tout est possible et leur offrir un futur sûr et innovant”.

Et dans 5 ans? Amira Dkhil Turlais garde le regard tourné vers l’avenir. Poursuivre la transformation stratégique chez Microsoft ou s’investir pleinement dans une startup ambitieuse. Peu importe le chemin, sa ligne de mire reste inchangée: “démontrer à ses enfants que tout est possible et façonner un futur à la fois sûr et innovant”.

 

Lire aussi l’interview avec Riadh Jouini, fondateur et CEO de NartaQ

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Donald Trump | Coups de force et enfumage géopolitique

Que cachent les gesticulations de la politique étrangère et les coups de force de Donald Trump ? De la volonté d’annexer le Canada et le Groenland à la guerre contre l’Iran dans le cadre d’une coalition israélo-américaine, en passant par le kidnapping du président vénézuélien, il semble que le président américain cherche à cacher, chaque fois, un échec par une nouvelle aventure aussi désespérée que la précédente…

Helal Jelali *

Une bonne lecture de la politique étrangère du président Trump devrait nous amener à la mettre en parallèle à son parcours d’homme d’affaires et financier. 

Les deux volets sont chaotiques : s’il maîtrise l’art de rebondir, il avance rarement dans ce qu’il entreprend et passe l’essentiel de son temps à gérer ses échecs.

Rappelons-nous sa phrase sur l’Ukraine pendant la campagne électorale pour son deuxième mandat : «Je vais régler le problème en 24 heures». Depuis, face à Vladimir Poutine, il galère.  

Ses réussites financières se résument à «faire des coups» en jouant sur les failles du fisc et du système bancaire américains : gonfler ses bénéfices pour bénéficier de crédits et réduire ces mêmes bénéfices auprès de l’administration fiscale. Un surdoué du poker-menteur.

Trop et jamais assez !

Son premier grand coup a été de minimiser l’héritage immobilier de son père pour s’approprier les réussites de ce dernier. C’est ce qu’affirme sa nièce Mary Trump, auteure d’une biographie de son oncle : ‘‘Trop et jamais assez’’.

Ses échecs financiers sont nombreux : dans le rachat et la revente du Plaza Hôtel en 1988, il perd 75 millions de dollars soit le quart du prix.

Au début des années 1990, il est obligé de vendre sa compagnie aérienne Trump Shuttle. A la même période, ses investissements dans Atlantic City se termineront en feu de paille : les groupes Hôtel- Casino Taj Mahal et Trump Marina Casino Hôtel sont cédés pour renflouer ses dettes…

Son achat de l’équipe de football américain de New Jersey s’achèvera, également, en queue de poisson.

En 1999, il ouvre une agence de mannequins avec 200 jeunes filles venues du monde entier (Epstein n’était sans doute pas étranger à ce coup-là) fera un bide.

En tout, six de ses hôtels-casinos ont coulé.

De nombreux économistes estiment que ses résultats dans l’immobilier sont tout aussi médiocres, en comparaison avec ses concurrents, et aucun d’entre eux ne croit à ses chiffres sur sa fortune. 

Le président, spécialiste des superlatifs («extraordinaire, grandiose, formidable») répétait souvent que sa fortune est de 7 milliards de dollars, or, les traders de Wall Street divisent ce chiffre par deux…

Son parcours politique ressemblera à son parcours financier : d’abord, il adhère au Parti Républicain, contre G. W. Bush, mais ne tarde pas à rendre sa carte et à faire un bref passage au Parti Démocrate. Et avant de retourner chez les Républicains, il fait un détour par le parti de la Réforme. 

Au Parti Républicain, il mettra la main sur le mouvement Tea-Party pour le reconvertir en Maga. Le Tea-Party était ultra néo-libéral opposé à la politique sociale de Barak Obama et classé par la majorité des politologues dans l’extrême-droite.

Au chapitre de la politique étrangère, sa maladie chronique est l’inconstance doublée d’inconsistance…

Après avoir voulu annexer le Canada, il s’est rendu compte que les généraux canadiens connaissent dans les plus petits détails les secrets de l’arsenal nucléaire américain puisque le Canada est partenaire du Commandement Aérospatial de l’Amérique du Nord : la Norad fondée en 1957, et que toute décision de la défense nucléaire est partagée entre les deux pays. 

Le projet d’annexion du Groenland se révèle être un pétard mouillé : les pays scandinaves pourraient quitter l’Otan et faire imploser l’Alliance Atlantique avec beaucoup de fracas.

Le kidnapping de Maduro n’a rien rapporté. Les majors américains trouvent le pétrole du Venezuela trop lourd et trop cher à extraire. Encore un échec cuisant.

Quant aux relations américano-européennes : c’est le grand cafouillage et les rétropédalages continus. En 2025, à la Conférence de Sécurité de Munich, le Vice-président J.D. Vance a proféré des attaques très vives contre l’Union européenne (UE). En 2026, le secrétaire d’Etat Marc Rubio est obligé de faire amende honorable… Est-ce crédible ?

Quant aux droits de douanes, les décisions de Trump ont fait pschitt : en 2025, les exportations européennes vers les Etats-Unis n’ont pas baissé mais bondi de 2%.

Durant son premier mandat 2017-2021, Trump a beaucoup inquiété son état-major, le Pentagone et le Congrès : son discours ouvertement belliqueux envers la Chine a presque été interprété par Pékin comme une déclaration de guerre. Dans leur livre ‘‘Péril’’, Bob Woodward et Robert Costa rapportent que le Général Mark Milley, chef d’état-major entre 2019 et 2023, a renforcé le contrôle des procédures nucléaires et téléphoné à son collègue chinois pour lui dire en substance : «Nous avons la situation en mains. N’écoutez pas les menaces de mon président»

Les opérateurs économiques dans l’expectative

Quant aux droits de douanes avec la Chine, il semble que ses amis de la Cour Suprême et surtout Wall Street n’ont guère apprécié les décisions unilatérales de la Maison Blanche et l’ont fait publiquement savoir.

Avec l’augmentation des droits de douanes, l’ex-homme d’affaires de Boston pensait rapatrier les usines américaines installées surtout au Canada et au Brésil. Mais son slogan America First ne semble pas avoir convaincu beaucoup d’opérateurs économiques.

Sur le front intérieur, les Américains paient cher cet enfumage géopolitique, 47% pensent que la guerre contre l’Iran est «inutile», son impopularité a atteint 60 % et le mouvement Maga est profondément divisé.

La diplomatie de Trump est simpliste et rappelle celle des Soviétiques du temps de l’ancien ministre des Affaires Étrangères Andreï Kromyko, qui consiste à mettre la barre très haut, à faire ensuite concession près concession pour essayer d’obtenir le minimum. Malheureusement cet enfumage, truffé de surenchères, de contradictions et de mensonges, est devenu désuet et lassant, y compris pour ses plus proches collaborateurs, dont certains ne s’en cachent plus. 

* Journaliste retraité.

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Etats-Unis | Tempête dans la galaxie Trump

Tucker Carlson, podcasteur très influent, figure de proue du mouvement Maga (Make America Great Again) et ancien présentateur de Fox News, a déclaré au tout début de la guerre actuelle contre l’Iran que «c’est la guerre d’Israël et non celle des États-Unis». Quelques jours plus tard, il a enfoncé le clou en disant que c’est une guerre religieuse lancée par les Évangéliques américains et les extrémistes religieux en Israël pour construire le Troisième Temple à Jérusalem en lieu et place de la Mosquée Al-Aqsa et pour établir le Grand Israël. Il a également attiré l’attention sur les propos du rabbin Yosef Mizrachi, chef de file des sionistes religieux, qui a appelé à lancer un missile sur la Mosquée Al-Aqsa et à imputer la frappe à l’Iran. Tempête au sein de l’électorat trumpiste où certains sont allés jusqu’à l’accuser d’être à la solde du régime iranien. Résultat : Donald Trump, l’ayatollah du mouvement Maga, est intervenu et a «excommunié» Carlson de son mouvement ! ( Photo : Tucker et Trump lors de la campagne présidentielle de ce dernier).  

Imed Bahri

Selon Rachel Dobkin, correspondante à New York du journal britannique The Independent, le président Donald Trump a exclu Tucker Carlson du mouvement Maga après que le podcasteur conservateur a critiqué avec virulence les frappes militaires américano-israéliennes contre l’Iran. 

L’administration Trump s’efforce de convaincre les Américains du bien-fondé de l’opération Epic Fury, notamment en diffusant des vidéos promotionnelles des frappes sur les réseaux sociaux mais Carlson et d’autres restent sceptiques.

Dans une déclaration à Jonathan Karl d’ABC News au début des frappes, Carlson a qualifié la décision de Trump d’attaquer l’Iran d’«absolument répugnante et maléfique».

«L’objectif de l’opération Epic Fury est d’éliminer la capacité de l’Iran à menacer les Américains», a déclaré l’amiral Brad Cooper, commandant du Commandement central américain. Trump a affirmé que l’Iran reconstituait son programme nucléaire et préparait une attaque contre les forces américaines avant les frappes. Des justifications qui ne sont pas de nature à convaincre grand monde et encore moins Carlson. 

«C’est la guerre d’Israël. Ce n’est pas la guerre des États-Unis»

Lundi 2 mars, dans son podcast, Carlson a déclaré : «C’est la guerre d’Israël. Ce n’est pas la guerre des États-Unis. Cette guerre n’est pas menée au nom des objectifs de sécurité nationale américains à savoir pour rendre les États-Unis plus sûrs ou plus riches. Cette guerre n’a même rien à voir avec les armes de destruction massive, les armes nucléaires».

Face aux critiques de Carlson concernant la guerre contre l’Iran, Trump s’en est pris à l’ancien présentateur de Fox News, déclarant : «Tucker s’est égaré. Je le sais depuis longtemps et il n’est pas Maga! Maga, c’est sauver notre pays. Maga, c’est rendre sa grandeur à notre pays. Maga, c’est l’Amérique d’abord, et Tucker n’est rien de tout cela. Et Tucker n’est vraiment pas assez intelligent pour le comprendre», a affirmé Trump.

Suite aux propos du président, Carlson a déclaré à Oliver Darcy du magazine Status : «Il m’arrive d’être agacé par Trump, et c’est certainement le cas en ce moment. Mais je l’aimerai toujours, quoi qu’il dise de moi»

Laura Loomer, militante de la droite dure et alliée de Trump, a pris la défense du président et a vivement critiqué Carlson jeudi 5 mars, écrivant sur X : «Tucker fait activement diversion pour le compte du régime iranien et tente délibérément de diviser la base électorale de Trump de l’intérieur». Elle a ajouté : «Tucker représente un handicap majeur pour le président et sa trahison abjecte envers notre pays doit être totalement dénoncée et condamnée!» 

Le slogan ‘‘America First’’ (L’Amérique d’abord) sur lequel Trump a fondé sa campagne présidentielle de 2024, a longtemps été interprété comme la priorité donnée aux intérêts du peuple américain plutôt qu’aux questions étrangères. Il a généralement été associé à l’opposition à de nouvelles guerres. Cette guerre va à l’encontre de ce mantra du président américain. 

Cependant, le chef de cabinet adjoint de la Maison-Blanche, Stephen Miller, définit le slogan comme l’affirmation que l’Amérique est «la plus grande puissance mondiale, incontestée et sans égale». Il explique : «Le président a clairement indiqué qu’il estime que la formidable puissance militaire américaine doit être utilisée pour protéger et défendre les intérêts des États-Unis. America First signifie que l’Amérique sera la plus grande puissance mondiale, incontestée et sans égale, et cela signifie que nous défendrons la vie des Américains»

Le pseudo-pacifiste transformé en chef de guerre

Dans son discours de victoire pour l’élection de 2024, Trump avait pourtant déclaré : «Je ne vais pas déclencher de guerre. Je vais mettre fin aux guerres». Les sondages indiquent que les Américains sont mécontents de la décision du président d’attaquer l’Iran.

Un sondage Hart Research Associates/Public Opinion Strategies réalisé pour NBC News a révélé que 54% des électeurs américains désapprouvent la gestion de la situation par Trump. Interrogés spécifiquement sur l’opportunité d’une action militaire américaine contre l’Iran, 52% ont répondu par la négative.

Selon un sondage CNN, six personnes interrogées sur dix estiment que le président n’a pas de plan clair pour gérer la situation, tandis qu’une proportion légèrement supérieure (62%) pense qu’il devrait obtenir l’approbation du Congrès avant de lancer de nouvelles frappes.

La version du Pentagone selon l’amiral Cooper est que l’armée américaine s’efforce de démanteler systématiquement les capacités de production de missiles de l’Iran pour l’avenir. On ignore quand l’opération Epic Fury prendra fin, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, ayant déclaré lors de la première semaine de la guerre : «Nous ne faisons que commencer le combat». À mesure que le conflit s’enlise, que ses conséquences toucheront le monde entier et que le portefeuille de l’électeur américain sera impacté, on verra si les fanfaronnades de Pete Hegseth et de ses semblables va-t-en-guerre se poursuivront….

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Revoir la stratégie de protection du littoral de Bizerte

La Méditerranée, une mer semi-fermée qu’on croyait protégée et relativement calme, ne l’est plus aujourd’hui. La tempête Harry qui s’est abattue sur notre façade maritime associée à une surcote d’une amplitude rarement enregistrée du fait des dernières conditions dépressionnaires est un signal fort qui interroge sur notre capacité de nous adapter à une nouvelle dynamique côtière qui risque de mettre en péril une bande littorale Ô combien vitale pour le pays.

Abderrahman Ben Gaid Hassine *

A voir la mer déchaînée et en surcote submerger l’artère principale de Tunis, exhumer des vestiges archéologiques datant de la nuit des temps à Nabeul et Mahdia et ravager des stations touristiques et des résidences littorales, il y a de quoi être inquiet quant à l’avenir de notre bande côtière et à la pérennité existentielle de nos îles relativement basses dont notamment Djerba et Kerkennah sérieusement menacées de rétrécissement voir de disparition.

On a beau parler de recul du trait de côte et d’élévation du niveau de la mer mais rarement de risque de submersion subite et encore moins de surcote jusqu’au jour où nous nous sommes trouvés confrontés à ces phénomènes météorologiques extrêmes qui, nonobstant les lourds dégâts qu’ils ont occasionnés, ont eu le mérite d’éveiller les esprits de ceux qui sont en charge de notre littoral sifflant la fin d’une récréation qui n’a fait que trop durer.

A ce sujet, notre article Kapitalis du 31 juillet 2024 intitulé «Lutte contre l’érosion du littoral en Tunisie ou l’art de ménager la chèvre et le chou» a été on ne peut plus clair quant à la déficience et le dysfonctionnement de la gestion de l’interface terre-mer notamment par l’Apal, par la Direction générale des services aériens et maritimes, par l’Onas et par les aménageurs publics et privés.

Le récent rechargement artificiel de la plage Yasmina de Hammamet-ville exécuté à la va-vite l’année dernière et l’enrochement des plages des grottes à Bizerte qui se sont soldés par un échec cuisant sont des exemples concrets qui traduisent cette confusion dans le choix d’une stratégie de protection fiable et durable.  

Guerre contre l’environnement marin à Bizerte

Les dernières conditions météorologiques qui ont provoqué la submersion d’un bon nombre de nos cités littorales et l’endommagement d’importantes infrastructures touristiques et résidentielles est une riposte prévisible de la nature contre l’agression perpétrée par l’homme à son encontre.

Réalisant que cette guerre est perdue d’avance et que ses conséquences sont extrêmement fâcheuses, les experts les plus affûtés appellent aujourd’hui à une réconciliation de l’homme avec son environnement marin. S’orienter vers des solutions de défense fondées sur les lois et les droits de la nature tel est le mot d’ordre universel que bon nombre de pays côtiers ont fini, bon gré mal gré, par observer.

Ironie du sort, à la Corniche de Bizerte, cette guerre contre l’environnement marin prend actuellement des dimensions inquiétantes tournant le dos à une tendance quasi universelle qui consiste à mettre fin à ce genre de conflit.

Bloquer l’évolution normale des sédiments le long d’une côte par le recours à de gros ouvrages portuaires implantés dans un site balnéaire par excellence est une agression intentionnelle contre l’environnement d’une ville qui tire en grande partie son importance et sa renommée à partir de la beauté de ses rivages aussi bien sableux que rocheux.

Nonobstant leur coût exorbitant, installer des épis rocheux s’apparentant à des jetées portuaires de 600 m de longueur et dont la côte d’arase est à plus de 4 m par rapport au niveau de la mer, constitue une aberration criarde dont les conséquences vont bientôt se ressentir. Ces ouvrages en cours d’exécution altèreront, sans l’ombre d’un doute, la beauté du site de la corniche et provoqueront l’érosion de la fameuse plage de Sidi Salem située à l’aval des épis projetés et dont la ligne de côte est jusqu’ici stable.

Un projet à dimensions variables

Annoncé au départ à 24 millions de dinars, le projet de protection de la corniche de Bizerte passa à 113 millions de dinars lors du lancement de l’appel d’offres déclaré infructueux du mois de mars 2024. Une année après, cette estimation est passée à 100 millions de dinars d’après le chargé des affaires administratives de l’Apal qui a fait savoir qu’une composante importante du projet à savoir la digue en gradin projetée entre Ras Blatt et La Belle plage a été soustraite. Ainsi, la longueur de la plage à protéger passe de 7 km à 3 km.

Lors d’une rencontre d’information tenue le 5 mars courant dans les locaux du chantier en présence de certaines associations de la ville, une nouvelle révision de la taille du projet a été annoncée. En effet et pour des raisons budgétaires, il a été décidé de renoncer à la construction d’un des trois épis programmés alors qu’au mois de septembre dernier, le chargé des affaires administratives de l’Apal a annoncé que l’enveloppe disponible de 40 millions de dinars suffirait pour la réalisation des trois épis et du cavalier en enrochement de 590 mètres linéaires de longueur.

Last but not least, la zone d’implantation des épis n’a pas été à l’abri des interminables hésitations. En effet et contrairement aux études approuvées par l’Apal et par le comité de pilotage du projet, une décision a été prise de décaler de 200 m l’emplacement prévu de l’épi N°1. La cause de ce décalage n’est autre que le passage dans l’emprise dudit épi du fameux câble transméditerranéen Ifriqiya reliant Bizerte à Marseille dont le but est de renforcer la capacité internet, de réduire la latence et de sécuriser la connectivité internationale. Ce changement pris à la dernière minute alors que le chantier est en cours d’installation est une preuve irréfutable du manque de concertation et de coordination entre les différentes administrations et organismes rattachés au domaine du littoral.

Absence d’un schéma de financement clair

Pour l’exécution de la première phase du projet à savoir l’enrochement de deux épis et d’un cavalier, l’Apal dispose d’une enveloppe de 40 millions de dinars. Or et pour passer à la deuxième phase qui porte sur le rechargement artificiel, l’installation d’un troisième épi et sur les aménagements de haut de plage, l’agence devra disposer de 60 MD supplémentaires que, contrairement au principe de la gestion rationnelle des projets, le schéma de financement n’en a pas encore indiqué la source. Se contenter de la première phase et laisser tomber la deuxième pour défaut de financement pourraient être imaginés pour ne pas dire fort probables vu l’importance de l’enveloppe. Cette situation que personne n’espère nous mettrait en face d’un projet inachevé à classer parmi ceux en difficulté dans la région tout en essuyant les effets collatéraux inévitables des ouvrages en enrochements réalisés sur la tenue d’une côte sans rechargement et surtout sur la ligne de côte de Sidi Salem. L’Apal doit à la société civile des éclaircissements à ce sujet.

Un projet surestimé eu égard aux enjeux

Protéger une plage contre l’érosion et la submersion marine revient à pérenniser un ensemble d’enjeux économiques et sociaux sur une période donnée. Pour justifier le coût d’une intervention, on recourt généralement à une évaluation des risques résultant de la non action. Pour le projet Apal de la Corniche de Bizerte, ce risque a été évalué à 107 MD à l’horizon de 2050 et des pertes annuelles de la production agricole estimées à 4.2 MD soit 2.3% des pertes annuelles à l’échelle nationale. Cette estimation des pertes a été faite par l’administration pour justifier un projet de protection des plages de la corniche d’un coût estimé à 24 MD sur une longueur de 7 km et non pas pour un projet de 100 MD pour uniquement 3 km. Le jeu en vaut-il la chandelle ? Une réponse à cette importante question s’impose pour justifier une telle enveloppe.

Pour se rassurer de la fiabilité de la stratégie de protection de la côte de la Corniche de Bizerte, il a été prévu le recours à une modélisation physique lesquels essais sur modèle réduits ont été annulés alors qu’il faisait partie du projet lors du l’appel d’offres de mars 2024. La stratégie de protection préconisée est-elle vraiment fiable sinon pourquoi le bureau d’études a préconisé cette forme de modélisation pour un coût d’environ 600 000 dinars ?

Nécessité d’une étude d’impact sur l’environnement

L’intervention sur une côte aussi bien pour sa protection contre l’érosion par des ouvrages de défense que pour la création de polders (terrains gagnés en mer) nécessite généralement une étude d’impact sur l’environnement qui a pour but d’anticiper, si peu que ce soit, les effets collatéraux que les nouveaux ouvrages pourraient avoir lieu sur l’équilibre environnemental du milieu.

Pour le cas de la Corniche de Bizerte, l’Apal, comme l’indique son rapport d’activité de l’année 2022, a bel et bien prévu cette étude qu’elle a confiée au même bureau concepteur du projet. Or et jusqu’ici, ce rapport n’a pas été publié ni présenté à la société civile ce qui laisse planer le doute sur sa réalisation. La question pertinente est de savoir quel est l’impact des épis sur l’équilibre sédimentaire de la plage de Sidi Salem alors que tous les indices montrent que cette plage sera soumise à une érosion du fait de son emplacement à l’aval de l’épi N°1 à l’instar de la plage de Sousse Nord affecté par les deux épis installés au sud de la marina El Kantaoui. A l’Apal et au bureau d’études de préciser ce point Ô combien important pour pérennité d’une plage de proximité si cher pour les riverains et autres estivants. 

Sources du renchérissement du projet 

Passé de 24 MD à 100 MD, le projet de protection de la corniche de Bizerte peut être jugé extrêmement coûteux comparé aux deux interventions sur les plages de Rafraf et de Soliman dont la stratégie de défense est la même et qui consiste à réaliser des épis, à recharger les plages et à installer des ganivelles.

Dans ce qui suit, un comparatif des coûts desdits projets :

Il apparaît clairement que la protection d’un mètre linéaire de plage à Bizerte coûte 3,7 fois plus cher celle de Rafraf et 9,2 fois plus cher que celle de Soliman.

Si l’on applique au projet de Bizerte le coût moyen par mètre linéaire des expériences concrètes de Rafraf et de Soliman soit 6200 D/ML majoré de 10% pour compenser la fluctuation des prix, le coût du projet de protection des plages de la corniche de Bizerte serait de 20,5 MD. Ainsi l’Apal qui dispose déjà d’une enveloppe de 40 MD pourrait exécuter aisément la totalité du projet en une seule phase et sans recours à une enveloppe supplémentaire moyennant les deux actions suivantes :

  • redimensionnement des ouvrages en enrochement en s’inspirant de la taille des épis plongeants de Rafraf et de Soliman ;
  • révision de la quantité du sable de rechargement en appliquant le ratio d’un mètre cube de sable par mètre carré de plage.

A tout bon entendeur salut.

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Le tourisme tunisien redécolle

La Tunisie a franchi une nouvelle étape en 2026, accueillant plus de 11 millions de visiteurs internationaux, confortant ainsi sa position comme l’une des destinations touristiques les plus attractives de la Méditerranée. Mais elle reste devancée par ses deux principales concurrentes en Afrique du Nord : Maroc et Egypte. Le mélange de stations balnéaires, de sites historiques et de paysages désertiques continue de positionner le pays comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.

Latif Belhedi

La croissance enregistrée en 2011 témoigne de l’attrait de la Tunisie auprès des voyageurs, notamment européens, séduits par la combinaison de ses vestiges historiques, de ses plages méditerranéennes et de ses sites désertiques et sahariens.

Hausse sur les principaux marchés  

Le Royaume-Uni s’est imposé comme le principal pays d’origine des touristes cette année, dépassant les marchés touristiques traditionnels tels que la Russie, l’Italie, la Chine, la France et l’Algérie voisine.

Les experts du secteur attribuent cette hausse du nombre d’arrivées britanniques à l’amélioration des liaisons aériennes et aux offres de voyage compétitives proposées par les voyagistes. Les vols directs depuis des villes comme Londres, Manchester et Birmingham ont contribué à faire de la Tunisie une destination de vacances pratique et abordable pour les voyageurs britanniques en quête de soleil et d’expériences culturelles.

Au-delà du marché britannique, la Russie demeure un contributeur majeur à la croissance du tourisme tunisien. Les visiteurs russes continuent de se rendre dans des stations balnéaires populaires comme Hammamet et Djerba, attirés par les formules tout compris, les sites historiques et une politique de visas relativement souple.

L’Italie continue de jouer un rôle important dans le secteur touristique tunisien grâce à la proximité géographique et aux liens culturels historiques qui unissent les deux pays. Les liaisons maritimes entre les ports tunisiens et des villes italiennes comme Palerme et Catane assurent un flux touristique constant, tandis que les visiteurs italiens explorent fréquemment le littoral méditerranéen tunisien et ses sites archéologiques, notamment les ruines antiques de Carthage.

Le tourisme chinois s’est également développé progressivement ces dernières années. Le patrimoine culturel, les villes historiques et les excursions dans le désert tunisien ont séduit les voyageurs chinois en quête de destinations alliant histoire et nature. Les complexes hôteliers de luxe et les circuits guidés dans le désert sont particulièrement attractifs pour ce marché en pleine expansion.

La France, traditionnellement l’un des principaux débouchés touristiques pour la Tunisie, continue d’envoyer un grand nombre de visiteurs. Les liens historiques et culturels étroits entre les deux pays ont maintenu une demande touristique soutenue, les touristes français visitant des destinations telles que Sousse, Hammamet et les autres stations balnéaires.

Le tourisme en provenance d’Algérie demeure un pilier important de l’industrie touristique tunisienne. De nombreux Algériens traversent la frontière pour de courts séjours et des visites familiales, notamment durant la saison estivale. Les stations balnéaires et les sites culturels locaux continuent d’attirer des visiteurs du pays voisin.

La diversification de l’offre

Le nombre record de visiteurs en Tunisie est également lié aux investissements dans les infrastructures touristiques et à la diversification de l’offre, avec notamment la promotion de l’écotourisme et du tourisme culturel afin d’attirer une clientèle plus large.

Les principales stations balnéaires, telles que Djerba, Hammamet et Sousse, ont bénéficié d’efforts de modernisation, tandis que le tourisme désertique dans les régions du sud, comme Tozeur et Douz, est devenu plus accessible grâce à l’amélioration des transports.

Les responsables du tourisme s’attachent également à promouvoir la Tunisie comme une destination à part entière, et non plus seulement comme une station balnéaire saisonnière. Des hivers doux, les festivals culturels du printemps et les forfaits touristiques d’automne incitent les visiteurs à découvrir le pays en dehors de la haute saison estivale.

Grâce à la poursuite des investissements dans les infrastructures et à l’augmentation des liaisons aériennes internationales, le secteur touristique tunisien devrait maintenir sa croissance dans les années à venir.

Le mélange de stations balnéaires, de villes historiques et de paysages désertiques du pays continue de positionner la Tunisie comme une destination diversifiée et compétitive sur le marché touristique méditerranéen.

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Energies renouvelable | Scatec pousse ses pions en Tunisie

Scatec ASA, entreprise norvégienne spécialisée dans les systèmes d’énergies renouvelables, franchit une étape importante en marquant la mise en service de son premier projet pleinement opérationnel en Tunisie, renforçant ainsi sa présence croissante en Afrique du Nord.

Scatec ASA, en partenariat avec Aeolus SAS, filiale du groupe Toyota Tsusho, a officiellement franchi la date de mise en service commerciale (COD) de la centrale solaire de Sidi Bouzid (60 MW) en Tunisie, avec effet rétroactif au 1er janvier 2026. C4est ce qu’annonce l’opérateur dans un communiqué publié le 10 mars 2026. Le projet garantira des revenus stables et à long terme grâce à un contrat d’achat d’électricité (CAE) de 30 ans signé avec la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).

Parallèlement, la centrale solaire de Tozeur (60 MW), construite en parallèle, progresse régulièrement vers sa propre mise en service commerciale, prévue pour le premier semestre 2026.

Ces deux projets ont été obtenus à l’issue d’un appel d’offres lancé par l’État et s’inscrivent dans la stratégie nationale tunisienne de décarbonation du secteur électrique et de renforcement de la sécurité énergétique à long terme.

Sidi Bouzid est le premier projet entièrement développé de Scatec à entrer en exploitation commerciale en Tunisie, marquant une étape importante dans le développement de la présence de l’entreprise en Afrique du Nord. Terje Pilskog, PDG de Scatec, a déclaré que ce projet démontre la capacité de Scatec à s’implanter sur de nouveaux marchés grâce à des appels d’offres compétitifs et à des partenariats solides. Il a ajouté que la mise en service réussie de Sidi Bouzid renforce le modèle de développement intégré de Scatec et soutient ses plans de croissance plus larges dans la région.

Ensemble, les centrales de Sidi Bouzid et de Tozeur devraient produire environ 288 GWh d’électricité renouvelable par an. Cette production permettra d’éviter l’émission de plus de 115 000 tonnes de CO₂ annuellement, contribuant ainsi aux objectifs climatiques et de développement durable de la Tunisie.

Scatec détient 51 % des parts des deux projets, tandis qu’Aeolus en possède les 49 % restants. Scatec assurera également l’exploitation et la maintenance ainsi que la gestion des actifs des installations. Ces nouvelles centrales solaires constituent une avancée significative dans la transition énergétique tunisienne et soulignent le rôle des partenariats internationaux pour accélérer le développement des énergies renouvelables dans la région.

I. B. (avec Solar Quarter).

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Incendie au lycée de Menzel Jemil | Trois élèves arrêtés

Les unités sécuritaires relevant de la direction du district national de Bizerte ont réussi à identifier et à arrêter les auteurs de l’incendie criminel ayant visé le lycée de Menzel Jemil.

Les faits se sont déroulés durant la nuit du 10 au 11 mars 2026, rappelle la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) dans un communiqué publié dans la soirée de ce mercredi, en précisant que les trois suspects, sont trois élèves inscrits dans ce même établissement.

Selon les éléments de l’enquête, les suspects auraient mis le feu à deux bureaux administratifs au sein du lycée pour détruire le registre d’appel, et ce, au vu de leurs absences répétées au cours de la période écoulée.

​La DGSN ajoute que l’opération a également mené à l’arrestation d’un quatrième individu, celui qui a fourni l’essence utilisée par les mineurs pour déclencher l’incendie.

Après consultation du ministère public, il a été décidé de placer l’ensemble des suspects e, détention alors que l’enquête se poursuit.

Y. N.

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