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« Fureur épique » à Téhéran et « rugissement du lion » iranien

C’est probablement la première fois dans l’histoire moderne qu’une guerre se déclenche non parce qu’il y a un danger imminent pour tel ou tel pays, mais pour réaliser « le rêve entretenu pendant 40 ans » par un psychopathe génocidaire, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.

Ce fou a donc fini par attirer la puissance militaire américaine à ses côtés dans l’unique but d’assouvir son désir satanique de détruire un pays de 92 millions d’âmes (plus de 10 fois la population israélienne) et une superficie de 1.650.000 km2 (plus de 75 fois la taille d’Israël).

Il n’aurait jamais réussi à déclencher le désastre que vit le monde depuis le 28 février, s’il y avait à la tête de l’Exécutif américain un homme doué d’un minimum de bon sens et des connaissances de base en matière de gestion politique et géostratégique de la grande puissance américaine.

L’extrême instabilité qui secoue le monde aujourd’hui est causée par la fâcheuse rencontre de deux facteurs explosifs : l’ignorance arrogante de Donald Trump et la folie destructrice de Benyamin Netanyahu. Le premier est soutenu par un cercle de flagorneurs aussi incompétents et ignares que lui. Tandis que le second est soutenu par un peuple mentalement instable qui jubilait face au génocide de Gaza et qui soutient aujourd’hui à 92 % la folle agression contre l’Iran.

Ayant baptisé leur agression « Fureur épique » et « Rugissement du lion », Trump et Netanyahu sont sous le choc de voir leurs noms de guerre s’appliquer plus aux défenseurs iraniens qu’aux agresseurs israélo-américains. Car, la réalité sur le terrain montre clairement la « fureur épique » avec laquelle l’Iran se défend et le « rugissement du lion » sorti des gorges des millions qui défilent quotidiennement dans les villes iraniennes, soutenant leurs dirigeants et conspuant les agresseurs.

C’est avec une « fureur épique » que l’Iran continue de détruire méthodiquement les bases militaires et les symboles économiques et financiers américains. C’est avec une fureur épique que l’Iran est en train de transformer Tel-Aviv en une nouvelle Gaza, même si les Israéliens tentent désespérément de cacher l’étendue des dégâts.

En plus des missiles et des drones de divers types et de différentes portées qui continuent d’endommager les intérêts américains et de pleuvoir sur Israël, l’Iran a recouru à une autre arme qui met le monde entier en émoi : la fermeture du détroit d’Ormuz. En fait, il s’agit d’une fermeture sélective visant « seulement les agresseurs et leurs alliés ».

Certes l’Iran est en train de subir des destructions énormes dans ses infrastructures et continue de compter ses morts. Mais il semble déterminé à supporter la souffrance « afin que cette guerre soit la dernière » qui le vise de la part de ses ennemis israélo-américains.

Ceux-ci sont englués jusqu’aux genoux dans le bourbier qu’ils ont eux-mêmes créé. Si la disparition depuis une semaine de Netanyahu de la scène continue d’alimenter les rumeurs persistantes sur sa mort; son complice Trump ne sait plus quoi dire ni quoi faire pour sortir du piège dans lequel il est fatalement pris.

En l’absence d’une issue de sortie qui lui permettrait de sauver un tant soit peu la face, le président américain se réfugie dans sa propre réalité fantasmagorique. Un jour il assure avoir « totalement détruit le régime terroriste à Téhéran militairement et économiquement ». Le lendemain il se déchaine contre l’Otan « qui subira de mauvaises conséquences, si elle ne vient pas aider à sécuriser le trafic dans le détroit d’Ormuz ».

Signe d’une totale déconnection avec la réalité : il menace d’ « annuler sa visite à Pékin en avril, si Xi Jinping n’envoie pas sa marine pour aider à l’ouverture du détroit ». Provocant sans doute d’énormes éclats de rire en Chine…

Qu’il en soit conscient ou non, Trump s’est mis et a mis son pays et le monde avec dans une impasse aussi dangereuse qu’inextricable. Pourtant, il continue de tendre l’oreille aux flagorneurs et incompétents qui lui gravitent autour.

Il serait dans une bien meilleure posture, s’il écoutait les stratèges qui lui donnent une vue exacte de la réalité. Une réalité brillamment décrite par la commentatrice militaire Patricia Marins : « L’Iran mène une guerre asymétrique quasi parfaite, absorbant les attaques, rendant stratégiquement inutilisables les bases environnantes, détruisant les radars et maintenant le contrôle du détroit d’Ormuz, tout en préservant sa capacité de lancement de missiles ».

Elle poursuit : « Les États-Unis et Israël se trouvent dans une situation extrêmement difficile car ils ne connaissent qu’un seul type de guerre : la destruction par la force brute. Ils font maintenant face à un Iran stratégiquement bien positionné qui combat selon ses propres conditions et son propre calendrier.

Jusqu’à présent, l’Iran a montré très peu de ce que je sais de son arsenal. Il possède encore plus de 20 modèles de drones aquatiques qu’il n’a même pas encore mis à l’eau. Ils n’ont pas suffisamment étudié l’Iran et l’ont gravement sous-estimé. L’Iran est un leader mondial en matière de missiles et de drones, au même titre que la Russie et la Chine.

Je vois l’Iran très déterminé à poursuivre la guerre, ce qui pose un énorme problème aux Américains. Ils doivent maintenant composer avec le marché mondial, la pression des pays du Golfe, les tensions politiques internes, l’inflation et les complications avec la Chine et la Russie. C’est le conflit entre la puissance de feu brute et la stratégie. »

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L’inquiétante menace nucléaire se profile dans le sombre horizon du Golfe

Plus l’Iran et ses agresseurs américano-sionistes s’engagent dans l’escalade, plus les vrais enjeux de la guerre se précisent. Pour l’Iran, cette guerre doit aboutir à l’expulsion des forces américaines de la région et la cessation de leur contrôle sur le pétrole et le gaz du Golfe et sur leurs propriétaires, les six pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Pour les agresseurs, la guerre doit aboutir à la chute de la république islamique et son remplacement par un régime semblable à celui du Chah que Washington et Londres avaient imposé en 1953, après le renversement du gouvernement démocratique du Premier ministre Mohammed Mosaddeq.

L’acharnement hystérique américano-sioniste contre les infrastructures civiles et énergétiques iraniennes visent à rendre le gouvernement iranien incapable de répondre aux besoins essentiels de la population. Et la réaction iranienne de plus en plus dévastatrice contre les bases américaines dans les pays du CCG et contre Israël, visent à forcer les agresseurs à arrêter la guerre et à accepter les conditions de la République islamique d’Iran qui vient d’élire un nouveau guide, Mojtaba Khamenei qui succède à son père.

L’Iran n’est pas seul, comme ce fut le cas de l’Irak dans les guerres de 1991 et 2003. Les précieux renseignements fournis par la Chine et la Russie lui ont permis de détruire des cibles névralgiques, tels les cinq radars valant des milliards de dollars, les bases militaires, les ports utilisés par la 5e flotte et, évidemment, les infrastructures des villes israéliennes, dont Tel-Aviv.

Le colonel à la retraite Larry Wilkinson, affirme avoir vu une vidéo secrète de 15 minutes sur les dégâts en Israël où « Tel-Aviv est en train de subir le sort de Gaza ».

Toujours selon Wilkinson, les réserves en munitions et en missiles de défense aérienne des Etats-Unis et d’Israël sont au bord de l’épuisement. Ce qui laisserait la voie libre à l’Iran et pourrait lui garantir une victoire.

Pour beaucoup d’analystes et de commentateurs, une telle issue serait inacceptable pour Washington et surtout pour Israël qui ne reculerait pas alors devant le recours à l’arme nucléaire. Selon George Galloway et le lieutenant-colonel américain à la retraite Tony Aguilar, « il y a des signes inquiétants qui suggèrent que si les Etats-Unis et Israël n’arrivent pas à réaliser leurs objectifs par les armes conventionnelles, ils recourront à l’arme nucléaire tactique. »

L’argument est que les Etats-Unis ont lancé deux bombes nucléaires sur le Japon en 1945. Pourquoi empêcheraient-ils aujourd’hui Israël d’en lancer une sur l’Iran ? Et à supposer qu’ils s’opposeront à une telle folie, ils n’auront aucun moyen de tenir en laisse la horde de psychopathes au pouvoir à Tel-Aviv.

Déjà durant la guerre d’octobre 1973, la cheffe du gouvernement israélien Golda Meir avait exercé un chantage sur le président américain Richard Nixon qu’elle utiliserait la bombe nucléaire contre l’Egypte, s’il ne venait pas à la rescousse d’Israël, menacé de défaite par l’attaque-surprise de l’armée égyptienne de Yom Kippour. Nixon s’exécuta, intervint militairement et empêcha la défaite militaire de l’allié sioniste.

Dans un tel scénario cauchemardesque, la grande inconnue est la réaction des deux grandes puissances nucléaires, la Russie et la Chine, ainsi que celle du Pakistan voisin, détenteur lui aussi de l’arme nucléaire. La Russie franchira-t-elle le pas décisif de mettre l’Iran sous la protection de son parapluie nucléaire ? Et si oui, le ferait-t-elle avant ou après qu’Israël ne commettrait sa folie ?

Autant de questions inquiétantes auxquelles nul ne peut répondre avec certitude. En attendant, la guerre continue. Une guerre où, depuis le début, l’Iran fait preuve de plus de résilience et de rationalité que ses agresseurs.

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