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La guerre en Iran perturbe l’économie indienne

Les répercussions de la guerre contre l’Iran commencent à se faire sentir bien au-delà du Moyen-Orient. En Inde, plusieurs secteurs économiques subissent déjà les conséquences des perturbations du commerce maritime et de la flambée des coûts énergétiques. Des usines ont suspendu leur production, les exportations de riz basmati sont perturbées et certains restaurants ont été contraints de fermer temporairement.

Selon des analyses citées par la presse asiatique, les perturbations du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, l’un des principaux corridors énergétiques du monde, ont fortement ralenti le transport de marchandises. Cette situation entraîne une hausse des coûts logistiques et accentue les inquiétudes pour les entreprises indiennes dépendantes de ces routes commerciales.

 

Lire aussi: Le Détroit d’Ormuz au cœur de l’incertitude énergétique mondiale

 

L’Inde est particulièrement vulnérable à une éventuelle fermeture prolongée de cette voie stratégique. Environ 50 % des importations indiennes de pétrole brut transitent par ce détroit, tandis qu’en 2025 près de 89 % des approvisionnements en gaz de pétrole liquéfié (GPL) du pays ont également emprunté cette route maritime.

Face à ces tensions sur l’approvisionnement énergétique, New Delhi a activé des mesures d’urgence afin de garantir en priorité l’accès au gaz pour les ménages et les transports. Dans plusieurs régions, les industries commencent déjà à ressentir les effets des pénuries.

Ainsi, dans l’État du Gujarat, cœur de l’industrie céramique indienne, les inquiétudes sont particulièrement fortes. La ville de Morbi concentre environ 90 % de la production nationale de céramique, dont de nombreuses usines fonctionnent au propane pour alimenter leurs fours. Faute d’approvisionnement, une centaine d’usines ont déjà suspendu leurs activités, et l’ensemble du secteur pourrait être paralysé si la situation persistait.

La pénurie de gaz touche également le secteur de la restauration. À Mumbai, environ 20 % des restaurants et hôtels ont déjà fermé temporairement, tandis que les organisations professionnelles préviennent que ce chiffre pourrait atteindre 50 % si la crise d’approvisionnement se prolongeait.

Selon l’Association nationale des restaurants indiens, une seule journée de perturbation pourrait coûter près de 13 milliards de roupies (environ 141 millions de dollars) au secteur. Plusieurs établissements ont réduit leurs menus ou raccourci leurs horaires d’ouverture afin d’économiser le carburant disponible.

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Emploi : le Canada enregistre l’un des pires reculs hors pandémie

Le marché du travail canadien a connu un net recul en février 2026, avec une perte nette d’environ 84 000 emplois, ce qui a fait monter le taux de chômage à 6,7 %, selon les données publiées vendredi 13 mars par l’agence nationale de statistiques. Cette évolution contraste fortement avec les attentes des économistes, qui anticipaient au contraire la création d’environ 10 000 emplois.

La baisse de l’emploi s’explique principalement par la chute des postes à temps plein, qui ont reculé de plus de 100 000 unités. Une grande partie de ces pertes concerne le secteur privé, révélant un ralentissement marqué de l’activité économique.

Pour plusieurs analystes, ces chiffres constituent l’un des résultats les plus décevants observés en dehors des périodes de crise sanitaire. Selon certains économistes, le rapport sur l’emploi montre une faiblesse généralisée du marché du travail, avec très peu de création nette d’emplois au cours des douze derniers mois.

Les jeunes travailleurs sont particulièrement touchés. En effet, l’emploi des 15-24 ans a reculé d’environ 47 000 postes, ce qui a fait grimper le taux de chômage de cette catégorie à 14,1 %…

Face à cette situation, plusieurs économistes estiment que ces données pourraient compliquer les perspectives de politique monétaire. Alors que certains marchés anticipaient encore une hausse des taux d’intérêt, la détérioration du marché de l’emploi pourrait au contraire inciter la Banque centrale du Canada à adopter une approche plus prudente.

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Israël prépare une extension massive de son opération terrestre au Liban

Israël envisage de lancer une offensive terrestre d’envergure dans le sud du Liban afin d’étendre considérablement ses opérations militaires contre le Hezbollah. C’est ce qu’ont indiqué des responsables israéliens et américains cités samedi 14 mars par le site d’information Axios.

L’objectif serait de prendre le contrôle de la zone située au sud du fleuve Litani et d’y démanteler les infrastructures militaires du Hezbollah.

« Nous allons faire ce que nous avons fait à Gaza », a déclaré un haut responsable israélien, évoquant la stratégie consistant à détruire les bâtiments que l’armée israélienne considère comme des sites de stockage d’armes ou des positions de lancement d’attaques. Parallèlement, l’armée israélienne a émis des ordres d’évacuation à destination des habitants de plusieurs zones du sud du Liban.

Toujours selon Axios, l’administration de Donald Trump soutiendrait l’objectif de désarmer le Hezbollah, tout en cherchant à limiter l’impact du conflit sur l’État libanais et à encourager d’éventuelles négociations directes entre Israël et le Liban en vue d’un cessez-le-feu.

À rappeler que depuis le 2 mars, les frappes israéliennes sur le territoire libanais ont fait 773 morts, dont 103 enfants, et 1 933 blessés, selon les autorités libanaises.

Au total, l’armée israélienne affirme avoir mené plus de 1 100 frappes depuis le début de l’escalade, visant notamment environ 190 positions de la force d’élite al-Radwan du Hezbollah, ainsi que plus de 200 missiles ou lanceurs de missiles.

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Téhéran promet de détruire les installations énergétiques associées aux États-Unis

L’armée iranienne a menacé de s’en prendre aux infrastructures énergétiques liées aux États-Unis au Moyen-Orient, affirmant qu’elles pourraient être « réduites en cendres » en cas d’escalade du conflit.

Dans une déclaration relayée vendredi 13 mars par les médias iraniens, le porte-parole du quartier général central Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardes de la révolution, a averti que toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies partiellement détenues par les États-Unis ou coopérant avec Washington dans la région pourraient être visées…

Cette mise en garde intervient après des frappes américaines menées vendredi contre l’île de Kharg, une plateforme stratégique pour l’industrie pétrolière iranienne située dans le Golfe. Selon l’agence Fars News, aucune infrastructure pétrolière n’a été touchée lors de cette attaque, malgré une quinzaine d’explosions entendues sur l’île.

Les frappes américaines visaient des sites militaires que le président américain Donald Trump a affirmé avoir « complètement détruits ».

Située à environ 30 kilomètres des côtes iraniennes et 483 km du détroit d’Ormuz, l’île de Kharg abrite le principal terminal d’exportation de pétrole de l’Iran et constitue un maillon essentiel de ses ventes de brut sur les marchés internationaux.

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Le boom des voyages hors saison : quatre tendances qui révolutionnent le tourisme

La volonté croissante des voyageurs venant de marchés lointains de visiter l’Europe en dehors de la haute saison estivale s’impose comme l’une des tendances émergentes les plus importantes du tourisme.

D’après une enquête récente de la Commission européenne du tourisme, publiée par Capital, les visiteurs en provenance des marchés long-courriers semblent de plus en plus ouverts à l’idée de voyager en dehors de la haute saison.

L’étude, menée auprès d’un échantillon de 3 000 voyageurs provenant de six marchés clés hors d’Europe (Australie, Brésil, Canada, Chine, Japon et États-Unis), a révélé que les visiteurs recherchent des destinations moins fréquentées, une plus grande authenticité dans leurs expériences et un rythme de voyage plus lent.

L’étude met notamment en évidence une volonté croissante des visiteurs d’explorer des destinations moins connues. Cette tendance est également liée à l’essor du tourisme lent. Les voyageurs semblent plus enclins à passer plus de temps sur place.

Parallèlement, les visiteurs recherchent de plus en plus d’expériences authentiques. Cette tendance alimente la demande pour des hébergements plus intimistes, des commerces locaux et des expériences qui permettent aux voyageurs de s’immerger dans le quotidien des destinations.

 

Cette tendance alimente la demande pour des hébergements plus intimistes, des commerces locaux et des expériences qui permettent aux voyageurs de s’immerger dans le quotidien des destinations.

 

La tendance vers des options de transport plus durables est également particulièrement marquée. De plus en plus de voyageurs déclarant utiliser le train, les transports en commun ou d’autres options à faibles émissions lors de leurs voyages en Europe.

Malgré cette dynamique positive, l’étude souligne un léger décalage entre les intentions et les comportements réels. Si 53 % des voyageurs déclarent vouloir voyager hors saison, seuls 49 % le font effectivement. Un écart similaire est constaté pour les destinations moins connues.

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TotalEnergies interrompt sa production de pétrole et de gaz dans le Golfe persique

La société française TotalEnergies a interrompu sa production de pétrole et de gaz au Qatar, en Irak et sur le plateau continental des Émirats arabes unis.

TotalEnergies a déclaré, dans un communiqué publié le 12 mars : « En réponse aux demandes de certains de nos actionnaires et aux questions concernant l’état de nos opérations au Moyen-Orient, notre production a été arrêtée ou est en cours d’arrêt au Qatar, en Irak et dans les eaux territoriales des Émirats arabes unis. Ce qui représente environ 15 % de notre production totale. »

Et l’entreprise d’ajouter : « L’impact des arrêts de production au Qatar sur nos échanges de GNL se limite à environ deux millions de tonnes ». Tout en soulignant que sa production terrestre aux Émirats arabes unis, qui s’élève à environ 210 000 barils par jour, n’a pas été affectée par le conflit.

TotalEnergies annonce le même jour le redémarrage de la production du champ pétrolier de Mabruk en Libye, dans lequel la compagnie détient une participation de 37,5 %.

Le champ Mabruk est situé onshore, dans la concession C17, à environ 130 km au sud de Syrte. La production du champ avait été arrêtée en 2015. La construction d’une nouvelle unité de production d’une capacité de 25 000 barils par jour a été lancée en mai 2024. Cette unité a été mise en service le 28 février 2026, moins de deux ans après le lancement du projet.

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Bessent : une coalition internationale peut protéger les navires dans le détroit d’Ormuz

Le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, a déclaré qu’une coalition internationale pourrait protéger les navires dans le détroit d’Ormuz.

« Il a toujours été prévu que la marine américaine ou une coalition internationale escorte les pétroliers », a souligné Bessent, jeudi 12 mars. « Je pense que nous escorterons les navires à travers la région dès que possible militairement. Et c’est une possibilité une fois que nous contrôlerons l’espace aérien », rapporte Reuters.

Quant au secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, il a déclaré que la marine américaine ne pouvait pas escorter les navires à travers le détroit d’Ormuz pour le moment, mais qu’il était « très probable » que cela se produise d’ici la fin du mois.

Par ailleurs, il estime que l’opération militaire en Iran prendrait des semaines, et non des mois, soulignant que la seule option envisageable était d’anéantir la capacité de Téhéran à menacer ses voisins. « Il est peu probable que le prix du pétrole atteigne 200 dollars le baril », a-t-il ajouté.

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Les marchés boursiers européens en recul à la clôture jeudi

Les marchés boursiers européens ont poursuivi leur repli jeudi 12 mars. Les investisseurs étant confrontés à une forte hausse des prix du pétrole qui a ravivé les inquiétudes liées à l’inflation dans un contexte de guerre au Moyen-Orient.

L’indice paneuropéen STOXX 600 a clôturé en baisse de 0,6 %, terminant en recul pour la septième fois en neuf séances ce mois-ci, et enregistrant une perte d’environ 5,6 % depuis le début du conflit, le 28 février 2026.

Le prix du pétrole brut a atteint 100 dollars le baril, et deux pétroliers auraient été attaqués dans les eaux irakiennes, dans le cadre de la volonté de l’Iran d’étendre la guerre sur toute la région du Moyen-Orient, indique Reuters.

L’inflation en Europe, fortement dépendante des importations de pétrole, pourrait augmenter si les prix du brut restent élevés pendant une période prolongée. Ce qui accentuerait la pression sur une croissance régionale déjà faible.

Les données du London Stock Exchange Group ont montré que les marchés financiers s’attendent à ce que la Banque centrale européenne relève ses taux d’intérêt d’ici juillet, avec une probabilité de 87 % d’une nouvelle hausse d’ici décembre. Ce qui représente un changement radical par rapport aux anticipations d’avant le conflit, où l’on misait sur des baisses de taux.

Le secteur bancaire a poursuivi son déclin, chutant de 3,5 %. Tandis que les valeurs énergétiques ont progressé de 1,4 % et les valeurs des services publics de 1,8 %.

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Les États-Unis autorisent la Russie à vendre son pétrole

Le gouvernement américain a décidé d’autoriser, pour une durée d’environ un mois, la vente du pétrole en provenance de Russie stocké dans des pétroliers. Et ce, en raison de l’explosion des prix suite au déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran. L’annonce a été faite par le département du Trésor à Washington.

Le ministère a délivré une « autorisation générale » permettant la vente, jusqu’au 11 avril, de pétrole brut et de produits pétroliers issus de la Russie qui ont été chargés sur des pétroliers avant le 12 mars.

Cet assouplissement des sanctions sur le pétrole russe, notamment en autorisant sa vente face à une flambée des prix liée à la guerre en Iran, vise à stabiliser les marchés énergétiques et à atténuer l’impact économique de la crise.

Toutefois, cette flexibilité reste limitée dans le temps et sous surveillance, reflétant un équilibre entre sécurité énergétique et pression géopolitique. L’approvisionnement en pétrole russe pourrait ainsi continuer à circuler via des canaux contrôlés, tout en maintenant des restrictions stratégiques.

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L’Algérie n’est plus le premier exportateur de gaz en Espagne

Les importations de gaz de l’Espagne ont chuté de 8,6 % en février 2026 par rapport au mois précédent.

Selon des données récentes publiées le 11 mars par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington), les importations espagnoles de gaz naturel et liquéfié ont atteint environ 31,42 térawattheures le mois dernier; contre 34,38 térawattheures en janvier 2026.

L’Algérie a poursuivi son déclin retrouvant à la deuxième place du classement des plus grands exportateurs de gaz vers l’Espagne en février 2026, derrière les États-Unis.

Les stocks de gaz en Espagne ont diminué de 14,2 % en février 2026 par rapport à l’année précédente, pour atteindre un niveau de remplissage de 56 %.

Les importations de gaz de l’Espagne en février 2026

Le gaz naturel liquéfié (GNL) représentait 68,8 % des importations totales de l’Espagne en février 2026, soit 21,63 térawattheures (TWh). Tandis que le gaz naturel représentait 31,2 % à 9,8 TWh, révèlent les données de la plateforme énergétique spécialisée.

À titre de comparaison, le GNL représentait 62,4 % des importations totales en janvier 2026, soit 21,75 térawattheures. Alors que le gaz naturel représentait 37,6 %, soit 12,63 térawattheures.

Sur une base annuelle, les importations de gaz de l’Espagne en février 2026 ont diminué de 16 %, enregistrant 16,29 térawattheures de gaz liquéfié (61,9 %) et 10,03 térawattheures de gaz naturel (38,1 %) au cours du même mois de 2025.

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École bombardée en Iran : une erreur de l’armée américaine

Une erreur de l’armée américaine dans les coordonnées d’une cible semble avoir conduit au bombardement d’une école en Iran le 28 février, qui a fait plus de 150 morts, selon les conclusions préliminaires d’une enquête militaire interne publiées mercredi 11 mars par le New York Times.

Selon les autorités iraniennes, l’explosion survenue à Minab, dans le sud du pays, le premier jour de la guerre, le 28 février, a fait plus de 150 morts. Donald Trump avait d’abord nié toute implication américaine, accusant l’Iran en revanche, avant de revenir partiellement sur sa position et de déclarer qu’il « accepterait » les conclusions de l’enquête. Selon le New York Times, citant des responsables américains et des sources proches de l’enquête, le missile Tomahawk a été tiré par l’armée américaine.

« Le bombardement du bâtiment de l’école primaire Shajarah Tayyebeh le 28 février est dû à une erreur de ciblage de l’armée américaine, qui menait des frappes contre une base iranienne voisine dont le bâtiment de l’école faisait autrefois partie, selon les conclusions préliminaires de l’enquête », rapporte le New York Times.

« D’après des sources proches de l’enquête, les officiers du Commandement central américain ont déterminé les coordonnées de la cible de la frappe en utilisant des données obsolètes qui leur avaient été fournies par la Defense Intelligence Agency », a ajouté le journal.

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Guerre au Moyen-Orient : et si l’inflation repassait à plus de 3 % en Europe ?

L’Union européenne prévient que l’inflation pourrait dépasser 3 % cette année si la guerre au Moyen-Orient maintenait le prix du pétrole Brent autour de 100 dollars le baril et celui du gaz naturel à un niveau élevé pendant une période prolongée.

Dans un tel scénario, la croissance économique en 2026 pourrait chuter jusqu’à 40 points de base en dessous des 1,4 % prévus. C’est ce qu’a dernièrement déclaré le commissaire européen à l’économie, Valdis Dombrovskis, aux ministres des Finances de l’UE, selon un rapport de Bloomberg publié mercredi 11 mars..

Outre les prix du pétrole, ce scénario table sur le maintien des prix du gaz en Europe autour de 75 € par mégawattheure jusqu’à la fin de l’année. L’inflation sera donc supérieure de 70 à 100 points de base aux 2,1 % initialement prévus pour 2026.

Une forte hausse de l’inflation pourrait contraindre la Banque centrale européenne – dont une réunion est prévue le 19 mars – à relever ses taux d’intérêt.

M. Dombrovskis a également averti que l’impact de la guerre sur les marchés financiers, le commerce et les chaînes d’approvisionnement pourrait avoir des répercussions négatives supplémentaires sur l’économie.

Pour Isabelle Schnabel, membre du conseil des gouverneurs de la BCE, si l’inflation dans la zone euro devrait se maintenir proche de l’objectif de 2 % fixé par la BCE à moyen terme, les nouvelles prévisions pour mars refléteront « au moins en partie » les effets de la guerre.

Les perspectives sont menacées

Le commissaire européen a indiqué que les perspectives économiques étaient légèrement meilleures qu’à l’automne, avec une croissance attendue d’environ 1,5 % et 1,6 % pour cette année et l’année prochaine, selon les sources. Cependant, ces perspectives sont désormais incertaines en raison de la guerre en l’Iran, qui s’est étendue à toute la région du Golfe. En effet, des missiles et des drones ont touché des installations énergétiques dans des pays comme l’Arabie saoudite et le Qatar, affectant la production de gaz naturel liquéfié et de pétrole. De plus, le passage des pétroliers et autres marchandises par l’important détroit d’Ormuz est quasiment interrompu.

Pour atténuer l’impact, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a accepté mercredi de libérer 400 millions de barils provenant des réserves pétrolières d’urgence, un niveau record pour l’agence.

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Sous la pression du dollar, l’or perd de son éclat

Les cours de l’or ont chuté ce jeudi sous la pression d’un dollar plus fort. Tandis que la hausse des prix du pétrole a ravivé les inquiétudes concernant l’inflation et a douché les espoirs de baisses de taux d’intérêt à court terme.

Le cours de l’or au comptant a reculé dans la matinée du jeudi 12 mars de 0,2 % à 5 165,73 dollars l’once. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont également baissé de 0,2 % à 5 171,40 dollars.

Quant aux autres métaux précieux, l’argent est resté stable à 85,82 dollars l’once sur le marché au comptant. De son côté, le platine a progressé de 0,3 % à 2 175,32 dollars et le palladium de 0,6 % à 1 646,17 dollars.

En outre, le dollar a progressé de 0,2 %. Ce qui a renchéri les matières premières libellées en dollars, comme l’or, pour les détenteurs d’autres devises, selon Reuters.

Par ailleurs, les autorités iraniennes ont déclaré que le monde devait se préparer à une hausse des prix du pétrole jusqu’à 200 dollars le baril; et ce, après l’attaque de navires commerciaux par ses forces mercredi. Dans ce contexte, les prix du pétrole ont bondi dès l’ouverture des marchés, accentuant les pressions inflationnistes. Alors que les approvisionnements en provenance du Golfe restent limités dans le contexte de la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

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Moyen-Orient : le pétrole pourrait dépasser 95 $ pendant deux mois

Les prix du pétrole devraient rester élevés dans les prochaines semaines. L’administration américaine de l’information sur l’énergie (EIA) précise que le baril de Brent devrait se maintenir au-dessus de 95 dollars pendant les deux prochains mois. Et ce, sous l’effet des perturbations de l’approvisionnement liées à la guerre contre l’Iran.

Dans son rapport mensuel sur les perspectives énergétiques à court terme publié le 10 mars, l’agence américaine estime que les combats et les tensions régionales continueront de peser sur la production et le transport du pétrole, maintenant les prix à un niveau élevé à court terme.

L’EIA anticipe toutefois un reflux progressif des cours plus tard dans l’année. Les prix du Brent pourraient passer sous la barre des 80 dollars au troisième trimestre 2026, avant de tomber autour de 70 dollars le baril à la fin de l’année, à mesure que les flux pétroliers se normalisent et que l’offre mondiale dépasse la demande.

Le scénario de l’agence reste néanmoins fortement dépendant de l’évolution du conflit au Moyen-Orient et de ses effets sur les infrastructures et les routes d’exportation pétrolières. Une perturbation prolongée des flux, notamment dans les principales voies maritimes de la région, pourrait maintenir les prix à des niveaux élevés plus longtemps que prévu.

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Guerre : chute du prix du transport maritime mondial du vrac sec

Le transport maritime de marchandises sèches, qui peuvent être stockées et transportées à température ambiante, apparaît pour l’instant comme l’un des principaux perdants de la guerre en Iran. Selon Trade Winds, les taux de fret sur le marché spot ont chuté d’environ un tiers depuis le début des tensions.

D’après les données du Baltic Exchange publiées, le tarif moyen s’élevait à 29 400 dollars par jour le 26 février, soit deux jours avant le déclenchement des hostilités entre Israël, les États-Unis et l’Iran. Il est désormais tombé à 20 400 dollars par jour. Ce qui représente une baisse de 27,4 %.

Plusieurs transactions récentes illustrent ce recul des prix. La société minière australienne ESL Seal a ainsi conclu un contrat à 9,90 dollars la tonne. Des tarifs encore plus bas ont été observés chez certains concurrents. Ainsi, BHP a obtenu un prix de 9,80 dollars la tonne. Tandis que Rio Tinto a signé un accord avec Marmaras Navigation, filiale de l’armateur grec Diamantis Diamantidis, à 9,40 dollars la tonne. Ces niveaux sont nettement inférieurs aux 10,25 dollars la tonne observés sur le marché une semaine seulement avant le déclenchement du conflit.

Cette évolution contraste fortement avec le climat qui prévalait avant la guerre, en particulier dans le Pacifique, où la demande soutenait les tarifs. Dans le même temps, les coûts du carburant maritime (bunkers) ont été tirés vers le haut par la hausse des prix du pétrole, conséquence directe des tensions géopolitiques dans la région.

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Émirats : une attaque de drone force la plus grande raffinerie à fermer

Les Émirats arabes unis ont suspendu, mardi 10 mars, les opérations de la raffinerie de pétrole de Ruwais, l’une des plus grandes au monde, par mesure de précaution. Et ce, après qu’une attaque de drone a provoqué un incendie dans la zone industrielle qui abrite ses installations, indique Bloomberg.

La compagnie pétrolière nationale d’Abu Dhabi (ADNOC) est en train d’évaluer les dégâts causés à la raffinerie, dont la capacité de traitement est de 922 000 barils de pétrole par jour. A cet égard, notons que Ruwais est la seule raffinerie d’Abu Dhabi et l’une des plus grandes au monde. Sachant que la destination de la majeure partie du carburant produit est l’exportation.

Par ailleurs, il est à souligner que l’Arabie saoudite a elle aussi fermé sa plus grande raffinerie la semaine dernière. Tandis que le Qatar a fermé la plus grande installation d’exportation de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde, après des attaques de drones.

Au final, Saudi Aramco et ADNOC ont augmenté leurs exportations en empruntant des routes alternatives. Et ce, pour contourner le détroit d’Ormuz, qui reste quasiment fermé, sous la menace des tirs iraniens.

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Égypte : la flambée des prix du carburant inquiète la population

En Égypte, les autorités annoncent une hausse exceptionnelle des prix des carburants. Et ce, suite à la guerre au Moyen-Orient déclenchée par des frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Dans un communiqué, le gouvernement égyptien indique que les prix de plusieurs produits pétroliers et autres carburants automobiles ont été relevés de 3 livres par litre (1 livre = 0,056 dinar tunisien). Une mesure qui entre en vigueur immédiatement en Égypte.

Selon les autorités, cette décision intervient en raison des circonstances exceptionnelles que traversent les marchés internationaux de l’énergie, marquées par l’escalade géopolitique dans la région. Cette situation a entraîné une hausse importante du coût des importations énergétiques ainsi que de la production locale.

Les perturbations des chaînes d’approvisionnement, la montée des risques géopolitiques et l’augmentation des coûts de transport et d’assurance ont contribué à une flambée des prix mondiaux du pétrole brut et des produits raffinés. Ils atteignent des niveaux rarement observés ces dernières années, soulignent les autorités du pays. Celles-ci assurent suivre de près l’évolution des marchés et des coûts, afin de garantir la continuité de l’approvisionnement en produits pétroliers et gaziers pour les citoyens et les différents secteurs de l’économie.

Voici les nouveaux prix du carburant en Égypte :

  • Essence 95 octane : de 21 à 24 livres égyptiennes le litre;
  • Essence 92 octane : de 19,25 à 22,25 livres égyptiennes le litre;
  • Essence 80 octane : de 17,75 à 20,75 livres égyptiennes le litre;
  • Diesel (gazole) : de 17,5 à 20,5 livres égyptiennes le litre;
  • Bouteille de gaz domestique (12,5 kg) : de 225 à 275 livres égyptiennes.

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Guerre au Liban : l’exode massif de civils s’aggrave

Plus d’une semaine après la nouvelle escalade du conflit, déclenchée le 2 mars, la situation humanitaire au Liban se détériore rapidement. Les avertissements d’évacuation lancés par Israël à l’encontre des habitants de plus de 53 villages et zones densément peuplées, combinés à l’intensification des frappes aériennes, ont forcé des familles entières à fuir leurs maisons en quelques minutes seulement. 

Les autorités libanaises ont annoncé, mardi 10 mars, que plus de 667 000 personnes se sont déjà enregistrées sur la plateforme gouvernementale dédiée aux déplacés. Parmi ces personnes, environ 120 000 sont actuellement hébergées dans des centres collectifs désignés par le gouvernement. Beaucoup d’autres ont trouvé refuge chez des proches ou sont toujours à la recherche d’un logement. Nombre de ces familles avaient déjà été contraintes de fuir une première fois lors des hostilités de 2024. Beaucoup sont parties dans l’urgence, emportant à peine quelques effets personnels, et ont cherché refuge à Beyrouth, au Mont-Liban, dans le nord du pays ou dans certaines zones de la vallée de la Bekaa.

La crise provoque également un mouvement de fuite vers la Syrie. D’après les autorités syriennes, plus de 78 000 Syriens ont franchi la frontière à partir du Liban depuis le début de l’escalade, ainsi que plus de 7 700 Libanais.

Sur le territoire libanais, le HCR affirme soutenir les autorités depuis le premier jour de la crise. L’agence indique avoir distribué environ 168 000 articles d’urgence à plus de 63 000 déplacés répartis dans plus de 270 centres d’hébergement. Ces fournitures comprennent notamment des matelas, des couvertures, des nattes, des sacs de couchage, des lampes solaires et des jerricans.

Pour accélérer la distribution de cette aide, l’organisation travaille avec des ONG locales et internationales, les municipalités ainsi que la Croix-Rouge libanaise. Et ce, afin d’acheminer les fournitures vers les abris collectifs et les zones difficiles d’accès où des familles restent encore isolées.

Au-delà des besoins matériels, la crise provoque également un profond choc psychologique. Selon les équipes humanitaires, de nombreux enfants, adultes et personnes âgées présentent des signes de peur et de traumatisme. À travers ses centres communautaires et ses partenaires, le HCR assure un soutien psychosocial, identifie les personnes les plus vulnérables, aide à réunir les enfants séparés de leurs familles et soutient les personnes handicapées.

Alors que les combats se poursuivent, les organisations humanitaires rappellent que les civils doivent être protégés en toutes circonstances et qu’un accès humanitaire sûr et sans entrave est indispensable pour acheminer l’aide aux populations les plus touchées.

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Pénurie d’hélium : l’Algérie vise l’Europe

Le marché mondial de l’hélium fait face à une nouvelle source d’incertitude après l’arrêt des opérations de liquéfaction du gaz naturel au Qatar. Un événement susceptible de perturber fortement les approvisionnements mondiaux de ce gaz rare. L’Algérie apparaît désormais comme la destination la plus appropriée pour garantir les exportations d’hélium vers l’Europe. Et ce d‘après les informations que publie la plateforme ‘Energy’, le 9 mars.

La société QatarEnergy a annoncé le lundi 2 mars la suspension de la production de gaz naturel liquéfié dans certaines installations industrielles. Et ce, dans un contexte de guerre au Moyen-Orient et d’attaques de drones visant des infrastructures énergétiques. L’entreprise a ainsi invoqué la clause de force majeure pour plusieurs contrats. Cette décision ne touche pas uniquement les exportations de GNL, mais également des produits associés à cette industrie, notamment l’hélium, qui est généralement extrait lors du traitement du gaz naturel avant sa liquéfaction.

L’arrêt de production au Qatar suscite de fortes inquiétudes dans le secteur des gaz industriels. Le pays figure en effet parmi les plus grands producteurs mondiaux d’hélium et représente une part importante de l’offre mondiale.

Ainsi, toute interruption prolongée de la production pourrait rapidement provoquer des tensions sur le marché international.

De plus, la situation est aggravée par les risques pesant sur la navigation dans le détroit d’Ormuz. Lequel est un passage stratégique pour les exportations énergétiques du Golfe. Une perturbation durable dans cette zone pourrait compliquer davantage les expéditions.

L’Algérie comme alternative possible

Face à cette situation, les observateurs du marché estiment que l’Algérie pourrait contribuer à compenser une partie du déficit  d’approvisionnement en hélium, notamment vers l’Europe.

A cet égard, grâce à ses importantes ressources en gaz naturel, le pays pourrait jouer un rôle accru dans l’approvisionnement du marché; si la crise au Moyen-Orient devait se prolonger.

Par ailleurs, notons que l’hélium est un gaz indispensable pour plusieurs industries de pointe. Il est notamment utilisé dans la fabrication des semi-conducteurs, des appareils d’imagerie médicale comme l’IRM, ainsi que dans la recherche scientifique et certaines technologies spatiales.

Toute réduction de l’offre mondiale pourrait donc entraîner une hausse des prix. De même qu’elle perturberait certaines chaînes d’approvisionnement industrielles, en particulier dans les secteurs technologiques.

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