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Industrie des compléments alimentaires: le plaidoyer de la CONECT

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (CONECT) appelle à l’adoption d’un cadre législatif pour réglementer l’industrie des compléments alimentaires. L’organisation présente ce secteur comme porteur pour l’économie et la santé publique, mettant en avant les perspectives de création d’emplois, d’investissement et de prévention sanitaire. C’était lors d’une audition devant la Commission parlementaire de la santé.

Toutefois, cette position reflète également les intérêts des industriels du secteur, représentés par le groupement professionnel affilié à la CONECT. Si l’encadrement juridique peut contribuer à limiter les dérives et à renforcer la protection des consommateurs, la démarche vise aussi à structurer et à légitimer un marché en expansion.

L’organisation patronale insiste ainsi sur la nécessité d’associer les professionnels à l’élaboration d’une éventuelle réglementation et de soutenir la production locale.

Cette intervention souligne donc un double enjeu : d’une part, la régulation d’un secteur encore peu structuré, et, d’autre part, la volonté des acteurs industriels d’influencer les futures règles afin de favoriser le développement de cette filière en Tunisie.

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Tunisie – Le mobile money peut mobiliser 5 milliards de dinars d’épargne informelle

La Tunisie accuse un retard dans l’adoption du paiement mobile, malgré un taux de pénétration mobile supérieur à 80 % et une infrastructure numérique solide. C’est ce que souligne une note publiée vendredi 13 mars par l’Association des économistes tunisiens (ASECTU).

Selon l’association, le développement du mobile money pourrait mobiliser jusqu’à 5 milliards de dinars d’épargne informelle et augmenter le PIB de près de 7 % d’ici 2030.

L’ASECTU indique par ailleurs qu’aujourd’hui, seuls 36 % des Tunisiens possèdent un compte bancaire formel, contre plus de 70 % au Maroc et en Égypte, ce qui laisse une large part de la population, notamment les jeunes, les femmes et les habitants des zones rurales, en marge du système financier, regrette l’association. La stagnation de la bancarisation, combinée à la baisse des financements multilatéraux depuis 2022, accentue la nécessité de mobiliser l’épargne nationale, estime-t-elle.

L’analyse de Chedlia Farhat souligne que l’adoption du paiement mobile dépend avant tout des usages quotidiens, de la présence de points d’accès physiques et de règles claires protégeant les consommateurs. Les expériences africaines montrent que la technologie seule ne suffit pas : il faut une stratégie complète incluant interopérabilité, sécurité et engagement des fintechs locales.

Mais ce n’est pas une fatalité. En effet, l’ASECTU assure que si la Tunisie veut réussir, elle devra réformer son cadre réglementaire, créer des « sandbox » fintech et établir un standard national de paiement mobile. Un leadership institutionnel fort, coordonnant Banque centrale, ministère des Finances et secteur privé, est essentiel pour renforcer la confiance des usagers et accélérer l’inclusion financière.

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Création d’une banque postale en Tunisie : les scénarios envisagés

Jeudi, la Commission des services et du développement social du Conseil national des régions et des districts (Cnrd) a tenu une séance d’audition consacrée à la stratégie de la Poste Tunisienne pour la période 2026–2030. Lors de cette réunion, les représentants du ministère des Technologies de la communication et de la Poste tunisienne ont notamment présenté le projet de création d’une banque postale.

Selon les responsables de la Poste, cette idée répond à une demande croissante des citoyens. Beaucoup d’entre eux se plaignent en effet du coût élevé des services proposés par les banques traditionnelles.

Toutefois et en réponse aux questions des députés, les représentants de la Poste ont précisé que la création d’une banque postale ne signifie pas forcément l’octroi de crédits sans intérêts ou à des taux plus bas que ceux du marché. Ils ont expliqué que l’institution devra préserver son équilibre financier et générer des bénéfices pour assurer la continuité de ses activités.

Trois scénarios sont actuellement à l’étude pour concrétiser ce projet. Le premier consisterait à transformer complètement la Poste Tunisienne, avec toutes ses structures et son personnel, en banque postale. Cette option est jugée difficile et n’est pas retenue pour le moment.

Le deuxième scénario prévoit de transformer seulement une partie des activités de la Poste en banque spécialisée dans les services financiers, afin de préserver les autres services postaux.

Enfin, la troisième possibilité serait de racheter une banque déjà existante pour entrer dans le secteur bancaire à travers une structure déjà opérationnelle.

Les représentants du ministère ont indiqué que les deux dernières options restent envisageables, à condition de réunir les conditions juridiques et financières nécessaires. Ils ont également précisé que la future banque postale sera soumise aux mêmes règles que les autres banques, tout en se distinguant par sa gestion et par des tarifs potentiellement plus accessibles.

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L’IA menace-t-elle l’emploi ? Ce que disent vraiment les données d’Anthropic

Anthropic (entreprise américaine spécialisée dans l’intelligence artificielle, connue pour développer des modèles d’IA générative concurrents de ceux de OpenAI ou de Google DeepMind) publie une analyse inédite sur l’impact réel de l’IA au travail. En mesurant non pas ce que l’IA pourrait automatiser, mais ce qu’elle fait déjà, l’entreprise dresse un classement des métiers les plus exposés. Les résultats tempèrent les scénarios alarmistes, tout en révélant un premier signal inquiétant pour les jeunes diplômés.

Qui est vraiment menacé par l’intelligence artificielle ? Cette question mérite d’être posée, tant les scenarios les plus fous sont publiés chaque jour sur les médias. Pour répondre à cette interrogation, Anthropic a développé un nouvel indicateur, l’« observed exposure », qui « mesure les tâches que ses modèles réalisent effectivement dans des contextes professionnels », rapporte le site BDM.

Cette approche met en évidence un écart important entre le potentiel de l’IA et son usage réel. Dans les métiers de l’informatique et des mathématiques, par exemple, 94 % des tâches pourraient théoriquement être automatisées, mais seulement 33 % le sont aujourd’hui.

Selon ce classement, les programmeurs informatiques sont les plus exposés, avec 74,5 % de leurs tâches couvertes par l’IA, devant les représentants du service client (71,1 %). À l’inverse, les métiers reposant sur une présence physique ou un savoir-faire manuel – comme cuisiniers, mécaniciens ou maîtres-nageurs – restent largement hors du champ de l’automatisation.

Lire aussi : Ces 3 métiers vont survivre à l’IA, prédit Bill Gates

L’étude révèle aussi un profil type des professions les plus exposées, et là il y a quelques soucis : des travailleurs plus diplômés, mieux rémunérés et plus souvent féminins, avec des salaires en moyenne 47 % plus élevés que ceux des métiers les moins concernés. Alors si l’on a bien compris les résultats de ladite étude, le métier de journalisme n’est pas – en tout cas pas encore – menacé. Ceci étant, il ne faut dormir sur ses lauriers et se dire que cela n’arrivera jamais.

Pour l’instant, aucune hausse notable du chômage n’a été observée dans ces professions aux États-Unis depuis l’arrivée de l’IA générative fin 2022. Un indicateur attire toutefois l’attention : les recrutements de jeunes de 22 à 25 ans dans ces métiers ont reculé d’environ 14 %, signe que certaines entreprises commencent déjà à adapter leurs embauches face à l’automatisation.

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Investissements agricoles : l’aquaculture et les IDE tirent la croissance

En 2025, les investissements agricoles privés en Tunisie ont enregistré une hausse notable en valeur, malgré un recul du nombre de projets. Selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI), 6 513 opérations ont été approuvées par l’Agence de promotion des investissements agricoles (APIA) pour un montant total de 547,9 millions de dinars, soit une progression de 15 % par rapport à 2024, alors que le nombre d’investissements a diminué de 7 %.

Cette croissance s’explique principalement par la hausse des financements bancaires, en progression de 40 % (155,7 MDT), et par l’augmentation de l’autofinancement de 16 % (259,3 MDT). Les subventions ont, en revanche, reculé de 7 %, à 132,9 MDT.

Sur le plan sectoriel, l’agriculture traditionnelle concentre toujours plus de la moitié des investissements avec 53 % du total, tandis que l’aquaculture affiche la plus forte progression, ses investissements ayant plus que triplé pour atteindre 88 MDT.

L’année 2025 se distingue également par une nette hausse des investissements directs étrangers, dont la valeur a presque triplé pour atteindre 20,9 MDT. Au total, les projets approuvés devraient permettre la création de 3 015 emplois directs.

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La Bourse de Tunis bondit de 1,51 % jeudi

La Bourse de Tunis a poursuivi sa progression jeudi, le TUNINDEX gagnant 1,51 % pour clôturer à 15 499,14 points. Les échanges sur la cote ont totalisé 20,4 millions de dinars, soutenus par plusieurs transactions de bloc sur Délice Holding, TPR et Maghrebia Vie.

Délice Holding a dominé les échanges avec 3 MDT et une hausse de 2,7 % à 15,800 D. SIAME a signé la meilleure performance de la séance (+5,7 % à 3,140 D), tandis que BNA a progressé de 3,7 % à 14,880 D pour 1,4 MDT d’échanges.

À l’inverse, UADH a enregistré la plus forte baisse (-2,2 % à 0,440 D) sans transactions, et Lilas a reculé de 1,5 % à 14,060 D.

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Détroit d’Ormuz : la crise fait flamber énergie, transport et risques alimentaires

La crise autour du détroit d’Ormuz provoque une onde de choc sur l’économie mondiale. Dans un récent rapport, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) alerte sur les effets en cascade d’un blocage du détroit sur les marchés de l’énergie, le transport maritime, les prix alimentaires et les finances publiques, en particulier dans les pays les plus vulnérables.

Dans ce document, l’organisme onusien rappelle que le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce maritime mondial : près d’un quart du pétrole transporté par mer y transite habituellement. Avant la crise, environ 141 navires par jour franchissaient ce passage stratégique, transportant près de 20 millions de barils de pétrole, soit 25 % du commerce maritime mondial d’hydrocarbures, ainsi que du gaz naturel liquéfié, des engrais et divers produits chimiques.

Depuis fin février dernier, la situation s’est fortement dégradée, regrette la CNUCED, indiquant que les transits maritimes ont chuté de 97 %, tombant à seulement 4 à 6 navires par jour, entraînant une quasi-paralysie du trafic dans cette zone stratégique.

Cette perturbation a immédiatement affecté les marchés de l’énergie. Ainsi, le prix du pétrole Brent a dépassé ce jeudi 12 mars 100 dollars le baril, et ce malgré le déblocage de 400 millions de barils par l’AIE, soit une hausse de près de 28 % en dix jours, tandis que le prix du gaz naturel européen TTF a progressé de 74 %. Les coûts de transport maritime ont également explosé : le carburant maritime à Singapour a doublé, tandis que les indices de fret pétrolier Dirty Tanker Index et Clean Tanker Index ont atteint des niveaux record avec des hausses respectives de 54 % et 72 %. Les primes d’assurance de guerre pour les navires ont, quant à elles, été multipliées par quatre, ajoutant jusqu’à un million de dollars par voyage, selon la CNUCED.

Au-delà de l’énergie, le commerce des engrais apparaît particulièrement menacé. Le rapport souligne qu’environ un tiers du commerce mondial d’engrais, soit 16 millions de tonnes en 2024, transite par le détroit d’Ormuz. Les principaux produits concernés sont l’urée (67 %), le phosphate (20 %) et le monoammonium phosphate (9 %).

Plusieurs pays en développement dépendent fortement de ces importations. C’est notamment le cas du Soudan (54 % de ses importations d’engrais transitent par cette route), de la Tanzanie (31 %), de la Somalie (30 %) et du Mozambique (22 %), mais aussi du Sri Lanka (36 %), du Pakistan et de la Thaïlande (27 %). La CNUCED avertit qu’un blocage prolongé pourrait provoquer une crise agricole majeure dans ces États, en perturbant la fertilisation des cultures.

La hausse du prix du gaz naturel renchérit en parallèle la production d’engrais azotés, aggravant la pression sur les pays importateurs. L’organisation rappelle également qu’historiquement, chaque flambée du pétrole s’accompagne d’une augmentation des prix alimentaires mondiaux.

La crise exerce aussi une pression croissante sur les finances publiques des pays en développement, déjà fragilisés par l’endettement. La CNUCED cite notamment l’Irak, dont le rendement obligataire est passé de 6,4 % à 7,1 %, ainsi que le Bahreïn (+0,41 point à 7 %) et la Jordanie (+0,24 point à 6,4 %).

L’organisation ne fournit pas de projections détaillées par pays, mais esquisse plusieurs scénarios. Si la crise se résout rapidement, les prix pourraient rester élevés pendant quelques mois avant de se stabiliser. En revanche, une paralysie durable du détroit d’Ormuz risquerait de déclencher une crise énergétique mondiale, une flambée des prix alimentaires et une aggravation de la dette dans les économies les plus vulnérables, conclut le rapport.

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La santé tire le secteur des assurances en Tunisie 

Le secteur des assurances en Tunisie a atteint un niveau inédit en 2025. Son chiffre d’affaires a dépassé pour la première fois la barre des 4 milliards de dinars, pour s’établir à 4,255 milliards, soit une hausse de 11,4 % par rapport à 2024, selon les données du Comité général des assurances (CGA).

Cette progression est principalement portée par l’assurance vie, qui enregistre la plus forte croissance du marché (+16,4 %) avec 1,336 milliard de dinars de primes et une part de marché de 31,4 %. Cette dynamique reflète un intérêt croissant des Tunisiens pour les produits d’épargne et de prévoyance.

L’assurance automobile reste toutefois la première branche en volume, avec 1,628 milliard de dinars de chiffre d’affaires (38,3 % du marché). Mais elle continue de peser fortement sur les charges du secteur : les indemnisations liées aux accidents ont bondi de 20,3 %, dans un contexte marqué par environ 340 000 sinistres déclarés. Au total, les compagnies ont versé 2,363 milliards de dinars d’indemnités en 2025, en hausse de 6,1 %.

D’autres segments affichent également de bonnes performances. L’assurance incendie s’impose comme la branche la plus dynamique avec une croissance de 19,2 % et une baisse notable des indemnisations. L’assurance maladie collective confirme, de son côté, sa solidité avec 647 millions de dinars de primes et un meilleur équilibre entre cotisations et remboursements. Quant à l’assurance transport, elle reste stable avec une légère progression de l’activité et une baisse du coût des sinistres.

Au-delà du record financier, ces résultats illustrent une évolution progressive du marché tunisien des assurances, qui se diversifie de plus en plus et dépend moins exclusivement de l’assurance automobile obligatoire.

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Transition énergétique et investissements : la Tunisie sollicite la BID

La Tunisie et la Banque islamique de développement (BID) avancent vers une nouvelle étape de leur coopération. Réunis mercredi 11 mars 2026, le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, et une délégation de la BID ont discuté des grandes orientations du futur document stratégique de coopération pour la période 2026-2029.

Les perspectives de collaboration dans des secteurs clés tels que l’industrie, l’énergie et les énergies renouvelables ont été au centre de cette rencontre. Les deux parties ont également examiné plusieurs projets susceptibles d’être menés avec le groupe de la Banque, notamment au sein d’entreprises publiques relevant du ministère de l’Industrie, dont la STEG, la SNCPA, El Fouladh et la STIR.

La rencontre a aussi mis en avant l’importance de consolider ce partenariat afin d’ouvrir de nouvelles opportunités d’investissement stratégique et d’accompagner les transformations économiques en cours.

Wael Chouchane a salué une coopération qu’il juge « fructueuse » avec la BID dans plusieurs domaines économiques, rappelant que la restructuration des entreprises publiques figure parmi les priorités du gouvernement, avec pour objectif d’assurer leur pérennité tout en renforçant leur performance.

En visite officielle en Tunisie du 8 au 14 mars, les représentants de la Banque ont pour leur part mis en avant les compétences et l’expertise tunisiennes. Ils ont souligné l’intérêt de valoriser cette expérience dans le cadre du partenariat Sud-Sud et réaffirmé la volonté de l’institution de poursuivre son appui technique à la Tunisie dans différents secteurs.

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Opportunités d’affaires : quelles entreprises tunisiennes au RVAFQ?

Les 20 et 2 mai prochain, la Tunisie sera présente au Canada pour participer à la troisième édition du Rendez-vous d’affaires de la Francophonie de Québec (RVAFQ). C’est ce qu’indique le Centre de promotion des exportations (CEPEX) qui indique préparer cette participation afin de renforcer la présence des produits et services tunisiens sur le marché nord-américain.

Au passage on apprend que les échanges commerciaux entre la Tunisie et le Canada ont atteint 630,2 millions de dinars en 2025, dont 523,6 millions à l’exportation, confirmant l’intérêt stratégique de ce marché. Dans ce cadre, une réunion de coordination s’est récemment tenue à la Maison de l’Exportateur à Tunis pour mobiliser les partenaires et optimiser l’accompagnement des entreprises tunisiennes avant, pendant et après l’événement.

A noter que le RVAFQ, organisé par Québec International en collaboration avec le Centre des congrès de Québec, constitue une plateforme de mise en relation pour les entreprises, notamment dans les secteurs de l’énergie, des technologies médicales et des agrotechnologies.

L’édition 2024 avait réuni 25 pays et plus de 1 080 entreprises, ayant généré 1 375 rendez-vous d’affaires et près de 16 millions de dollars de retombées économiques. La délégation tunisienne comptait une trentaine de chefs d’entreprise, dont 66 % ont estimé avoir atteint leurs objectifs, et parmi eux 44,4 % souhaitent participer à l’édition 2026.

Le programme prévoit des rencontres B2B, en présentiel et via une plateforme numérique, ainsi que des conférences sur la diversification des marchés, la gouvernance des PME et l’intelligence artificielle. Le CEPEX souligne que la proximité linguistique et culturelle avec le Québec constitue un atout pour développer les partenariats, dans un espace francophone qui regroupe 54 pays et représente près de 20 % du commerce mondial.

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Légumes marocains détournés : la Mauritanie renforce les contrôles

Les autorités douanières de Mauritanie ont décidé d’intensifier les contrôles sur les camions se dirigeant vers l’Algérie. Et ce, afin de mettre fin à la réexportation illégale de légumes d’origine marocaine vers les marchés algériens. C’est ce que rapporte le site marocain linformation.com.

Les inspections, accompagnées de mesures de sécurité renforcées, ont ciblé principalement des cargaisons de tomates; mais aussi celles d’oignons et de pommes de terre transitant par la Mauritanie.

Selon les services des douanes, ces opérations ont permis d’immobiliser plusieurs camions de taille moyenne et des véhicules transportant des tonnes de légumes marocains. Les contrôles révéleraient que ces cargaisons ne disposent pas des autorisations nécessaires attestant de leur destination vers le marché mauritanien.

D’après les premières constatations, l’acheminement des produits devaient se faire en réalité vers la ville de Tindouf et certaines zones du sud-ouest de l’Algérie.

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Marco Carniello : « La Tunisie a la combinaison parfaite pour accélérer le changement »

En marge du Salon international « KEY – The Energy Transition Expo », organisé par Italian Exhibition Group (IEG) du 4 au 7 mars 2026 à Rimini, le responsable des affaires commerciales d’IEG, Marco Carniello, a souligné dans une déclaration à l’agence TAP l’importance de la coopération tuniso-italienne comme levier stratégique pour la transition énergétique en Méditerranée.

 M. Carniello explique que cet événement constitue une plateforme de rencontre entre fournisseurs de technologies, décideurs publics et investisseurs visant à accélérer la décarbonation. Il affirme que la Tunisie et l’Afrique du Nord disposent d’atouts majeurs, notamment un potentiel considérable en énergies solaire et éolienne. D’ailleurs, le responsable souligne que l’enjeu ne réside plus dans le développement de technologies isolées; mais dans leur intégration, en particulier avec les systèmes de stockage et les logiciels de gestion énergétique.

Lire aussi — Tunisie-Italie : KEY 2026, catalyseur de partenariats énergétiques

Interrogé sur les technologies les plus prisées, Marco Carniello a indiqué que l’intérêt est équilibré entre le solaire, l’éolien et la gestion de l’énergie. Tandis que l’hydrogène reste encore en phase de déploiement industriel. Il a insisté sur le fait que la Tunisie possède une « combinaison parfaite » (ensoleillement et potentiel éolien) pour innover et jouer un rôle clé dans la région.

En outre, le représentant d’IEG a cité en exemple le projet d’interconnexion électrique « ELMED » entre la Tunisie et l’Italie, qu’il considère comme un signal fort de la coopération bilatérale. Il a conclu en affirmant que la transition énergétique est désormais liée à la sécurité et à la stabilité. Tout en appelant à accélérer les initiatives communes pour garantir la sécurité énergétique et la protection de l’environnement.

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Moyen-Orient : la Tunisie appelle à la fin immédiate des opérations militaires

Face à l’escalade militaire dans la région du Moyen-Orient, la Tunisie appelle à l’arrêt immédiat des opérations militaires et au retour au dialogue. Cette communication a eu lieu lors de la réunion d’urgence du Conseil de la Ligue des États arabes. Elle se tenait dimanche 8 mars 2026 au niveau ministériel et se déroulait par visioconférence.

Participant à cette réunion, le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti, a mis en garde contre les répercussions de la situation actuelle sur la sécurité et la paix régionales. Il a réaffirmé la position de la Tunisie en faveur du respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États arabes.

Par ailleurs, la Tunisie a plaidé pour un retour à la négociation et aux solutions politiques. Et ce, tout en exprimant sa solidarité avec plusieurs pays arabes.

Au final, le chef de la diplomatie tunisienne a en outre réitéré le soutien de la Tunisie aux droits légitimes du peuple palestinien. Avec notamment l’établissement d’un État indépendant dont Al-Qods serait la capitale.

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Article 69 de la LF 2026 : la DGELF détaille l’amnistie fiscale

La Direction générale des études et de la législation fiscales (DGELF) vient de publier une note explicative des dispositions de l’article 69 de la loi de finances pour l’année 2026, qui accorde une amnistie fiscale au titre des créances fiscales constatées, des infractions fiscales administratives et des déclarations fiscales non déposées ou celles rectificatives.

S’agissant des créances fiscales constatées, l’article 69 de la LF 2026 prévoit un abandon des pénalités de contrôle, de recouvrement et frais de poursuite, pour les créances fiscales constatées dans les écritures des receveurs des finances avant le 1er janvier 2026, ainsi que pour les créances fiscales constatées après le 1er janvier 2026 suite à une vérification fiscale ayant fait l’objet d’une notification des résultats et la conclusion d’une conciliation avant le 20 juin 2026, ou ayant fait l’objet d’une notification d’arrêtés de taxation d’office avant cette même date, à condition que ces opérations concernent des déclarations échues avant le 31 octobre 2025. Cet abandon s’applique également aux créances fiscales faisant l’objet de jugements prononcés en matière de contentieux de l’assiette de l’impôt et constatées avant le 20 juin 2026.

Pour bénéficier de cette amnistie, il faut souscrire un calendrier de paiement dans un délai maximum ne dépassant pas le 30 juin 2026, payer la première tranche et procéder au règlement des montants restants dus par tranches trimestrielles sur une période maximale de 5 ans.

Pour ce qui est des infractions fiscales, la LF 2026 prévoit l’abandon de 50% du montant restant dû à des pénalités relatives aux infractions fiscales administratives constatées dans les écritures des receveurs des finances avant le 20 juin 2026, ainsi que des frais de poursuite y afférents, à condition de payer 50% des montants exigibles en une seule fois au plus tard le 30 juin 2026, ou de fixer un calendrier de paiement pour les montants restants dus par tranches trimestrielles sur une période n’excédant pas 5 ans avec le paiement de la totalité de la première tranche dans un délai maximum ne dépassant pas le 30 juin 2026.

Concernant les déclarations fiscales non déposées et les déclarations rectificatives, l’amnistie accordée s’applique aux déclarations en défaut ainsi qu’aux déclarations rectificatives même déposées après l’intervention de l’administration fiscale ou après la notification des résultats d’une vérification fiscale. Elle prévoit l’abandon des pénalités exigibles pour les déclarations fiscales (y compris les actes, écrits et déclarations relatifs aux droits d’enregistrement), échues avant le 31 octobre 2025, et déposées du 1er janvier 2026 au 30 septembre 2026.

Pour bénéficier de cette amnistie, il faut déposer les déclarations en défaut ou celles rectificatives au plus tard fin septembre 2026 et payer le principal de l’impôt exigible lors du dépôt de la déclaration ou de l’enregistrement.

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Invasion de criquets pèlerins : la Tunisie dans la zone à risque

Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’année 2026 pourrait être marquée par un risque accru d’invasions de criquets pèlerins en Afrique. Les fortes pluies observées récemment en Afrique du Nord, ainsi que celles attendues dans les prochains mois, créent des conditions favorables à la reproduction de ces insectes ravageurs, rapporte afrique.le360.ma. « Ces phénomènes climatiques sont notamment liés au dipôle positif de l’océan Indien et au retour possible du phénomène El Niño, lesquels favorisent des précipitations inhabituelles dans plusieurs régions ».

Le rapport “Desert Locust Watch“ publié par la FAO fait état de plusieurs zones du continent qui seront particulièrement exposées entre mars et août 2026. En Afrique du Nord, le Maroc apparaît comme un foyer important de reproduction des criquets, en raison des pluies hivernales et printanières. Cette situation pourrait favoriser la formation d’essaims capables de se déplacer vers les pays voisins (Algérie, Tunisie, Mauritanie).

Ainsi, la Tunisie fait partie des pays menacés, surtout entre avril et mai. Même si les conditions climatiques locales ne favorisent pas forcément une reproduction massive, explique la FAO, le pays reste exposé à l’arrivée d’essaims d’adultes venant du Maroc ou éventuellement de l’Algérie. Ces migrations pourraient toucher certaines zones agricoles tunisiennes, notamment si les pluies printanières coïncident avec les déplacements des criquets.

D’autres régions d’Afrique sont également concernées. Au Sahel, des pays comme le Tchad et le Niger pourraient connaître une reproduction massive de criquets entre juin et août, en raison de pluies supérieures à la normale. Dans la Corne de l’Afrique, notamment à la Somalie, au Soudan et en Éthiopie, les conditions printanières pourraient aussi favoriser leur prolifération.

Une invasion importante de criquets représente une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire pour le continent africain en général, et pour la Tunisie en particulier. Ces insectes peuvent détruire rapidement de vastes surfaces de cultures, notamment les céréales. La FAO appelle donc les pays concernés, dont la Tunisie, à renforcer la surveillance et les systèmes d’alerte afin de détecter rapidement toute apparition d’essaims et limiter les dégâts potentiels sur l’agriculture.

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Flottille Soumoud : deux arrestations pour des soupçons d’escroquerie

L’Unité d’enquête sur les crimes financiers de la Garde nationale à El Aouina a été chargée, sous la supervision du ministère public près du pôle judiciaire économique et financier, d’ouvrir une enquête judiciaire portant sur les dons récoltés pour la Flotillte Soumoud. Des soupçons d’association en vue de blanchiment d’argent, d’escroquerie et de détournement de fonds issus de dons à des fins personnelles.

L’enquête concernerait plusieurs responsables et membres de la « Flottille maghrébine de la Résilience pour briser le blocus de Gaza ».

Et c’est vraiment dommage qu’on assiste une fois de plus à ce genre de comportement d’une certaine partie de la société civile tunisienne.

Citée par une radio privée, une source judiciaire affirme que « Wael Nawar et son épouse Jawaher Chana auraient été interpellés dans le cadre des investigations en cours, visant à vérifier l’origine des financements ainsi que les modalités de gestion des fonds collectés à travers les dons ». Les investigations se poursuivent sur ordre judiciaire afin d’éclaircir l’ensemble des circonstances de l’affaire  portant sur la Flotille Soumoud et de déterminer les responsabilités légales.

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Tunisie – Vers la fin des factures papier pour les prestataires de services?

Le ministère des Finances lancera, le 30 mars 2026, d’une plateforme visant à faciliter l’adhésion des prestataires de services au système de facturation électronique.

L’annonce a eu lieu lors d’une audition tenue jeudi 5 mars par la Commission des finances et du budget à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP). A cette occasion, les cadres du ministère ont souligné que le coût de la facturation électronique demeure inférieur à celui du format papier, en plus d’offrir des avantages majeurs en termes d’archivage des documents et de simplification des procédures administratives.

Concernant l’application de ce dispositif aux professions libérales, le département des Finances précise que le système a été adapté aux spécificités de ces activités à travers l’émission de notes d’honoraires, et que des mesures techniques et matérielles seront prises pour accompagner les personnes assujetties au régime papier dans leur transition vers le numérique.

Par contre, les fraudeurs ont de soucis à se faire. En effet, sur le plan du rendement financier, il est souligné que le flux de données généré par la facturation électronique permettra aux services fiscaux de réaliser les audits nécessaires pour garantir l’équité fiscale et renforcer les ressources de l’État.

De façon globale, l’accent a été mis sur le fait que la transformation digitale constitue un levier indispensable pour lutter contre l’évasion fiscale. Et les députés ont rappelé que l’adhésion au système est une obligation légale incombant aux contribuables, tout en précisant que le ministère a déjà mené plusieurs campagnes de sensibilisation à cet effet.

Il est à rappeler que, bien que le système de facturation électronique ait été instauré dès 2016 sur une base volontaire, il est impératif de développer ses performances afin de réduire la fraude fiscale et l’économie informelle, tout en assurant la transparence des transactions financières et commerciales pour optimiser la mobilisation des recettes publiques.

Du travail en perspective.

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Assistance fiscale : +21,7 % d’appels, réponse quasi totale

La demande d’information fiscale à distance en Tunisie est en nette hausse. La Direction générale des impôts (DGI) fait état d’une augmentation de 21,72 % des appels à son centre d’information au cours des 2 deux premiers mois de l’année 2026, avec un taux de réponse de 99,9 %.

Ainsi, entre janvier et fin février 2026, explique la DGI, le centre a traité 5 911 appels portant sur 7 432 questions. Et pour le seul mois de février, 2 681 appels ont été enregistrés, concernant 3 382 questions, avec un taux de satisfaction de 86,6 %.

Les personnes physiques représentent 52 % des demandes, contre 48 % pour les personnes morales. Les questions portent principalement sur la plateforme fiscale TEJ (24,30 %), la facturation électronique (11,23 %) et l’impôt sur le revenu (11,03 %).

Sur le plan sectoriel, le secteur des services concentre 31,91 % des demandes, contre 68,09 % pour les autres activités.

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Décès du juriste et doyen Sadok Belaïd, à 87 ans

À 87 ans, le juriste et professeur de droit constitutionnel, Sadok Belaïd, est décédé ce samedi 7 mars 2026, selon une annonce faite par son collègue et professeur de droit, Amine Mahfoudh.

Sadok Belaïd, figure importante du droit public en Tunisie et universitaire respecté, était connu pour son expertise en droit constitutionnel et pour ses nombreuses interventions dans le débat public sur les réformes politiques et institutionnelles du pays.

Il a enseigné pendant plusieurs années dans des institutions universitaires tunisiennes et s’est distingué par ses analyses sur l’évolution du système politique et juridique tunisien. Il a également été doyen de la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis de 1971 à 1977.

À rappeler également qu’en 2022, le président Kaïs Saïed l’avait chargé de présider une commission consultative chargée d’élaborer un projet de nouvelle Constitution. Le travail de cette commission s’inscrivait dans le processus politique engagé après les décisions du 25 juillet 2021. Cependant, Sadok Belaïd s’était par la suite montré critique à l’égard de la version finale du texte constitutionnel publiée avant le référendum de juillet 2022, affirmant qu’elle différait du projet élaboré par la commission qu’il dirigeait.

Ainsi, la disparition de Sadok Belaïd constitue la perte d’une personnalité intellectuelle et juridique influente qui a largement contribué aux débats constitutionnels et politiques en Tunisie au cours des dernières années. Et bien évidemment, son décès n’a pas manqué de susciter des réactions dans les milieux universitaires et politiques, où beaucoup saluent le parcours d’un juriste engagé dans la réflexion sur l’État de droit et l’avenir institutionnel du pays.

Toute la rédaction de L’Économiste maghrébin présente ses condoléances les plus attristées à sa famille et à ses proches.

Que son âme repose en paix !

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