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Abir Moussi : audience cruciale en appel dans l’affaire « bureau de contrôle »

Ce vendredi 13 mars 2026, la chambre criminelle n°23 de la Cour d’appel de Tunis examine l’appel du jugement de première instance prononcé contre Abir Moussi, présidente du parti Destourien Libre, incarcérée depuis 892 jours, et Mariem Sassi, dirigeante du même parti (sous contrôle judiciaire).

Le 12 décembre 2025, la chambre criminelle n°4 du tribunal de première instance de Tunis avait condamné Abir Moussi à 10 ans de prison pour agression intentionnelle visant à altérer l’ordre public, incitation à des affrontements armés entre citoyens et provocation de troubles en Tunisie. Les deux femmes avaient écopé chacune d’un an de prison pour traitement illégal de données personnelles et entrave à la liberté de travail, portant les peines totales à 12 ans pour Moussi et deux ans pour Sassi.

Abir Moussi conteste sa détention, invoquant une libération obligatoire : expiration de son mandat de dépôt du 5 octobre 2023 (après six mois sans prolongation, art. 85 du code de procédure pénale; absence de nouveau mandat par la chambre d’accusation (art. 107); et défaut de mandat ou d’exécution provisoire par le TPI, constituant une détention arbitraire (art. 250 du code pénal).

Cette audience est décisive : la défense envisage de lever le boycott des plaidoiries décidé par Mme Moussi pour protester contre des violations des garanties d’un procès équitable.

De son côté, l’Association Taqatou pour les droits et libertés dénonce la criminalisation d’une démarche administrative légitime au bureau de contrôle étatique, transformée en crime contre la sûreté de l’État. Elle exige la libération d’Abir Moussi et des prisonniers politiques, la fin des détentions préventives abusives, l’arrêt de la « liquidation judiciaire » des opposants, et le respect des standards d’un procès équitable (Pacte international relatif aux droits civils et politiques). Elle plaide pour une neutralité judiciaire et la protection des activités politiques légitimes.

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De Gaza au Yémen : les héroïnes arabes au cœur des crises, un appel à l’empowerment

À l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, l’Organisation arabe pour le dialogue et l’Union arabe pour les médias et la culture, présidées par Dr Hanane Youssef, ont coorganisé avec le Conseil des femmes entrepreneures yéménites du Dr Fawzia Nashir une conférence virtuelle via Zoom le 10 mars, sur le rôle des femmes arabes. Thème central : « Le rôle des femmes dans les crises et les guerres et leur impact sur l’économie ».

L’événement a mis en lumière des expériences inspirantes de femmes arabes et annoncé la création du Réseau arabe de soutien aux femmes en crises.

Des témoignages poignants de Palestine au Liban

Des dirigeantes de premier plan ont partagé des récits réalistes et émouvants : Dr Hanane Youssef (professeure en médias); Dr Fawzia Nashir (membre du Conseil consultatif yéménite); Dr Balqis Abu Asba, Dr Nebras Al-Maamouri (présidente du Forum des médias irakiennes et conseillère parlementaire); Dr Rania Al-Louh (chercheuse en questions féminines); Oustat Bnat Hassan (directrice Soudan à l’Union arabe des médias); et Dr Linda Ghaddar (activiste libanaise). Ces témoignages portaient sur les réalités des femmes en zones de conflit en Palestine, au Yémen, en Irak, au Soudan et au Liban.

Un rôle multifacette et irremplaçable

Les intervenantes ont souligné le rôle pivot de la femme : pilier familial et sociétal, artisane d’espoir et de cohésion malgré sa vulnérabilité première face à la violence genrée, au manque de ressources et aux déplacements forcés. « La femme est le pilier de l’équilibre et la colonne vertébrale de la résilience », a affirmé Dr Youssef. Tandis que Dr Nashir insistait sur sa contribution économique vitale.

Recommandations et lancement d’un réseau pionnier

La conférence a débouché sur des recommandations concrètes pour des politiques d’autonomisation, à mettre en œuvre avec des partenaires publics et privés. Clou de l’événement : l’annonce du Réseau arabe de soutien aux femmes en crises. Dr Youssef a précisé qu’il offrira l’assistance, la protection, la formation et l’empowerment économique. Sa structure et ses programmes seront révélés prochainement.

Cet événement renforce le dialogue arabe sur l’empowerment féminin, essentiel pour la stabilité régionale.

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Aïd el-Fitr 2026 : le 20 mars en vue !

Sarra Snoussi, cheffe de service du Pavillon de l’Univers à la Cité des Sciences de Tunis, prévoit que l’Aïd Al-Fitr 1447 de l’Hégire pourrait être célébré le vendredi 20 mars 2026. Cette estimation, basée sur des observations lunaires, a été diffusée via un communiqué sur la page Facebook de la Cité des Sciences.

Ainsi le jeudi 19 mars 2026 marque le 29e jour de Ramadan 1447. La conjonction centrale de la Lune se produira à 2h23 du matin. Après le coucher du soleil à 18h31, le croissant de Chawal devrait être visible : la Lune se couchera à 19h15 (43 minutes après le Soleil), avec une hauteur de 9 degrés au-dessus de l’horizon et un âge lunaire de 16 heures et 8 minutes. Ces conditions favorables rendent probable l’ouverture du mois de Chawal le 20 mars.

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Projet de loi organique n° 07/2026 : vers l’hébergement de l’AIMEC en Tunisie

La commission des Affaires étrangères, de la coopération internationale, des Tunisiens à l’étranger et de la migration a réuni, le 11 mars 2026, le ministre des Affaires étrangères, de la migration et des Tunisiens à l’étranger, ainsi que des représentants de la Banque centrale de Tunisie (BCT).

Cette séance d’audition conjointe portait principalement sur le projet de loi organique n° 07/2026 approuvant l’accord avec la Commission de l’Union africaine (UA) pour héberger le Centre d’excellence africain des marchés inclusifs (AIMEC).

Riadh Jaïdi, président de la commission, a loué les efforts de la diplomatie tunisienne pour consolider son ancrage africain et promouvoir une diplomatie économique dans un contexte de concurrence entre pays africains. Le ministre a réaffirmé la place centrale de l’Afrique dans la politique étrangère tunisienne – via les relations bilatérales, l’UA, la SADC ou la ZLECAf – et appelé à accélérer l’approbation de l’accord pour honorer les engagements panafricains.

Les députés ont plaidé pour un renforcement des représentations diplomatiques en Afrique, avec plus de ressources humaines et logistiques, afin d’attirer des investissements et de combler les postes vacants. Ils ont également insisté sur la lutte contre la migration irrégulière. Le ministre rappelant le refus catégorique d’établissement des migrants et les succès du programme de retour volontaire, passé de 1 614 personnes en 2022 à 8 853 en 2025.

Au sujet de l’AIMEC, les représentants de la BCT ont clarifié son statut d’entité « non-résidente », financée par l’UA et hors supervision tunisienne, avec des exonérations fiscales conformes à la réglementation des changes et similaires à celles accordées à d’autres organisations étrangères.

Enfin, face aux tensions Iran-USA-pays du Golfe, le ministre a exposé les mesures protectrices pour la communauté tunisienne au Moyen-Orient : mission de suivi déployée, évacuation des non-résidents comme les pèlerins, coordination avec les universités jordaniennes pour les étudiants, rapatriements depuis l’Iran et réponse à une pétition familiale via l’ambassade au Qatar.

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Scatec inaugure la centrale solaire de Sidi Bouzid

La société norvégienne Scatec a inauguré mardi 10 mars la phase d’exploitation commerciale de sa centrale solaire de 60 MW à Sidi Bouzid, à 260 km au sud de Tunis. Et ce, en partenariat avec Aeolus (Toyota Tsusho, 49%).

Il convient de noter que Scatec détient 51% et vend l’électricité à la STEG via un PPA signé en mai 2025. Ce projet s’ajoute à une centrale similaire de 60 MW à Tozeur (mise en service prévue au S1 2026), pour une production annuelle combinée de 288 GWh et une réduction de 115 000 tonnes de CO₂.

Scatec avance aussi sur une centrale de 120 MW à Tataouine (PPA de 25 ans). Ces initiatives soutiennent l’objectif de 35 % d’énergies renouvelables dans le mix électrique d’ici 2030, contre 3,8 % en 2023 (AIE), dominé par le gaz naturel.

Ces avancées renforcent la stratégie solaire de la Tunisie face à ses défis énergétiques.

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Importations d’essence suspendues au Nigeria

Le Nigeria renforce sa politique d’autosuffisance en carburants. Et ce, en suspendant pour un deuxième mois consécutif les licences d’importation d’essence. C’est ce qu’annonce le régulateur NMDPRA.

Aucune autorisation n’a été délivrée en février, ni jusqu’ici en mars 2026, conformément au code pétrolier de 2021 qui limite les importations à une production locale insuffisante. C’est ce que révèle l’agence Ecofin.

Ainsi, les volumes domestiques couvrent la demande : la consommation d’essence s’établit à 56,9 millions de litres par jour en février (contre 60,2 en janvier); tandis que la raffinerie Dangote a fourni 36,5 millions de litres d’essence et 8 millions de diesel, atteignant sa capacité pleine de 650 000 barils/jour. L’association des raffineurs locaux  applaudit cette mesure protectrice, saluée par son porte-parole Eche Idoko comme un pas positif, à condition de la pérenniser.

Cette décision marque un tournant par rapport aux positions antérieures favorisant la concurrence via les importations, dans un pays historiquement exportateur de brut mais importateur de raffinés. Le développement de capacités locales, comme Dangote, rééquilibre progressivement l’approvisionnement.

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Traçabilité et résilience : engagements pour l’agriculture

Connaissez vos semences : d’où viennent-elles, que mange-t-on dans nos assiettes ? L’agriculteur d’aujourd’hui aspire à la sécurité, à sécuriser son avenir. Imaginez : sous un ciel impitoyable, un olivier plie, après six ans de sécheresse, son cultivateur au bord de la ruine familiale. Bayer CropScience surgit en allié indéfectible, 30 ans d’expertise ancrée localement, 2 000 agriculteurs formés par an, biologiques avant-gardistes et FieldView numérique. À Tunis, Hanen Chebaane et Amina Khema dévoilent la contre-offensive : plus de récoltes, moins de chimie, sols régénérés. Une saga méditerranéenne où science et terrain défient le sort.

Lors d’une table ronde à la Marsa, Amina Hajar, directrice de communication de Bayer pour l’Afrique du Nord (Maroc, Tunisie, Algérie), a présenté l’équipe dédiée à la division ClubScience (CropScience). Amina Khema, directrice générale de Bayer Maroc et commercial lead ClubScience pour la région, a exposé la stratégie globale, tandis que Hanen Chebaane, responsable du bureau Tunisie a détaillé les actions locales. Bayer, géant allemand des sciences de la vie implanté dans plus de 80 pays, a généré un chiffre d’affaires mondial de 45,6 milliards d’euros en 2025, structure ses activités autour de trois piliers : pharmaceutique, santé grand public (aspirine, Berocca, Supradyn) et CropScience (semences, protection des plantes).

En Afrique du Nord, CropScience a réalisé un chiffre d’affaires de 46,4 millions d’euros en 2025 sur les trois pays, avec un hub à Casablanca et 45-46 employés. Face aux défis climatiques – sept ans de sécheresse au Maroc, cinq à six en Tunisie – et à la sécurité alimentaire mondiale, Bayer vise à « produire plus avec moins » : moins d’intrants chimiques (pesticides, herbicides, fongicides), via des produits biologiques, biostimulants et l’agriculture numérique. Des outils comme les capteurs de résidus (pour l’export marocain) et FieldView (imagerie satellite thermique en Europe et ailleurs) optimisent les décisions d’épandage, réduisant l’usage excessif observé en Tunisie par rapport au Maroc.

En Tunisie, Bayer opère depuis les années 1970 via importateurs, avec un bureau local depuis 1994, au service d’une agriculture performante et durable. Hanen Chebaane a souligné quatre axes : innovation adaptée localement, soutien aux filières, accompagnement technique des agriculteurs (sur 500 000 en Tunisie) et diffusion de bonnes pratiques. La commercialisation passe par des distributeurs locaux leaders (technico-commerciaux et développeurs par zone), avec formations régulières pour détecter besoins et former équipes.​

Les activités couvrent recherche appliquée (essais terrain pour ajuster doses), veille marché (nouveaux ravageurs), et collaborations institutionnelles (ministères pour conformité réglementaire). Plus de 50 produits homologués (herbicides, fongicides, insecticides), plus 15 en cours dont trois biologiques – tendance confirmée par le lancement récent de Serenade en Tunisie après 20 ans de R&D. Partenaires techniques : centres (Pomme de Terre, Agrumes), universités (INAT, ISA Chott-Mariem). Bayer forme annuellement plus de 2 000 acteurs (agriculteurs, ouvriers, étudiants), distribuant équipements de protection (gants, masques) lors de sessions terrain adaptées au langage des opérateurs.

Le programme « Safe Use Ambassador », lancé mondialement et pilote en Tunisie depuis 2023 à l’INAT, forme étudiants en théorie/pratique sur résidus et sécurité ; gagnants (sélection 2025 en cours) effectuent un stage en Allemagne et sensibilisent les agriculteurs.

Ainsi, l’agriculture méditerranéenne forge sa résilience : revenus stabilisés, sols régénérés, santé et environnement préservés face aux caprices du climat.

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Forbes : 23 milliardaires africains à 126,7 milliards USD

L’Agence Ecofin relaye le classement Forbes du 11 mars 2026. Le club des milliardaires africains passe de 22 à 23 membres en un an, avec le retour tonitruant de l’Égyptien Samih Sawiris (télécoms). Leur fortune cumulée bondit de 21 % (+20,3 milliards USD) à un pic historique de 126,7 milliards USD. Elle est boostée par la reprise des bourses africaines et la stabilité monétaire.

Aliko Dangote domine pour la 15e année consécutive avec 28,5 milliards USD (+4,6 milliards), grâce à l’envolée de 69 % des actions Dangote Cement à Lagos et un bénéfice net doublé à 725 millions USD. Johann Rupert (Afrique du Sud, luxe) suit à 16,1 milliards (+2,1 milliards).Tandis qu’Abdulsamad Rabiu (Nigeria, BUA Group) explose de la 6e à la 3e place avec 11,2 milliards USD (+120 %, +6,1 milliards).

La répartition est comme suit : sept Sud-Africains, six Égyptiens, quatre Nigérians, trois Marocains, plus un respectivement en Algérie, Tanzanie et Zimbabwe. Forbes cible les résidents ou acteurs principaux du continent, écartant Mo Ibrahim ou Nathan Kirsh.

Top Forbes 2026 des milliardaires africains (via Ecofin) :

1-Aliko Dangote (Nigeria) : 28,5 milliards USD;
2-Johann Rupert (Afrique du Sud) : 16,1 milliards;
3-Abdulsamad Rabiu (Nigeria) : 11,2 milliards;
4-Nicky Oppenheimer (Afrique du Sud) : 10,6 milliards;
5-Nassef Sawiris (Égypte) : 9,6 milliards;
6-Mike Adenuga (Nigeria) : 6,5 milliards;
7-Naguib Sawiris (Égypte) : 5,6 milliards;
8-Patrice Motsepe (Afrique du Sud) : 4,3 milliards;
9-Mohamed Mansour (Égypte) : 4 milliards;
10-Michiel Le Roux (Afrique du Sud) : 3,8 milliards;
11-Koos Bekker (Afrique du Sud) : 3,6 milliards;
12-Issad Rebrab (Algérie) : 3,6 milliards;
13-Jannie Mouton (Afrique du Sud) : 2,7 milliards;
14-Mohamed Dewji (Tanzanie) : 2,1 milliards;
15-Strive Masiyiwa (Zimbabwe) : 2,1 milliards;
16-Christoffel Wiese (Afrique du Sud) : 1,9 milliard;
17-Youssef Mansour (Égypte) : 1,8 milliard;
18-Othman Ben Jelloun (Maroc) : 1,7 milliard;
19-Aziz Akhannouch (Maroc) : 1,6 milliard;
20 -Yassen Mansour (Égypte) : 1,4 milliard;
21-Samih Sawiris (Égypte) : 1,4 milliard;
22-Femi Otedola (Nigeria) : 1,3 milliard;
23-Anas Sefrioui (Maroc) : 1,3 milliard.

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IATF 2027 à Lagos : l’UA accélère le commerce intra-africain avec trois axes stratégiques

La Commission de l’Union africaine voit l’IATF 2027 à Lagos comme un levier majeur pour accélérer le commerce intra-africain et repositionner l’Afrique dans les échanges mondiaux. C’est ce qu’il ressort de la première réunion du Conseil consultatif de la Foire commerciale intra-africaine (IATF) 2027. Elle se tenait le 9 mars 2026 à Lagos, Nigeria, sous la présidence de Francisca Tatchouop Belobe.

Dans ce cadre, le gouvernement fédéral nigérian a procédé, le lundi 9 mars 2026 à Lagos, à la signature officielle de l’accord d’accueil de l’IATF 2027. Cette cérémonie, organisée au Wole Soyinka Centre for Culture and Creative Arts, a réuni plusieurs institutions continentales majeures engagées dans la transformation économique de l’Afrique.

La Commissaire rappelle que, malgré la hausse du commerce intra-africain à 220,3 milliards de dollars en 2024, sa part dans le commerce total du continent a reculé à 14,5%, contre 16,3% en 2020. Cette contreperformance révèle une forte dépendance aux marchés extérieurs et aux chocs des matières premières, persistant en dépit de la signature et de la ratification de l’Accord de la ZLECAf et de nombreux arrangements régionaux. Les États tardent à prioriser le commerce entre eux.

 

Lire aussi: Hichem Elloumi à l’IATF : « La Tunisie est catalyseur des échanges africains »

Trois axes d’action pour faire de l’IATF 2027 un catalyseur

Pour transformer cet événement en véritable moteur, la Commissaire propose de :

  • Réduire les barrières non tarifaires et renforcer la sécurité : simplifier et digitaliser les procédures d’investissement, d’importation et d’exportation; harmoniser les normes; faciliter les visas d’affaires; généraliser le système panafricain de paiement et de règlement; lancer un label « Made in Africa » pour soutenir les chaînes de valeur régionales.
  • Concentrer les efforts sur les secteurs performants : identifier et analyser les filières les plus dynamiques du commerce intra-africain pour cibler la promotion à l’IATF 2027 et obtenir des résultats rapides. Le Secrétariat de l’IATF et le Conseil consultatif sont mandatés pour produire des recommandations.
  • Et booster l’industrialisation, l’innovation et la digitalisation : combler le déficit de capacités productives locales, le faible taux de pénétration numérique et le manque de main-d’œuvre qualifiée, malgré la jeunesse de la population. Faire du développement des compétences humaines un pilier central via le Hub de recherche et d’innovation, et des sessions dédiées au renforcement des capacités lors du Forum Commerce et Investissement.

Un historique de succès à amplifier

Par ailleurs, la Commissaire note la montée en puissance de l’IATF depuis 2018. Et ce, avec une augmentation du nombre d’exposants et des volumes de transactions (48,3 milliards de dollars de deals à l’IATF 2025). Ces avancées restent toutefois insuffisantes face au faible niveau actuel du commerce intra-africain.

 

Lire également: IATF 2025 : 44 Mrds de dollars de contrats pour l’Algérie 

 

L’opportunité unique du Nigeria pour l’édition 2027

Ainsi, pays le plus peuplé d’Afrique et l’une de ses plus grandes économies, le Nigeria offre un tournant décisif. L’IATF 2027 renforcera notamment le Pavillon des startups africaines et la participation des femmes dans la transformation économique.
Enfin, la Commissaire réaffirme l’engagement de la Commission de l’UA à collaborer avec le Conseil consultatif pour faire de l’IATF 2027 un moment déterminant pour l’investissement, l’industrialisation et le commerce de l’Afrique avec elle-même et le reste du monde.

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Aéroport Tunis-Carthage : expansion à 3 milliards de dinars pour 18,5 millions de passagers

La décision est enfin actée. L’aéroport international de Tunis-Carthage, porte d’entrée aérienne clé du pays, fera l’objet d’un agrandissement massif. L’estimation de son coût est de 3 milliards de dinars (1 milliard USD).

Ce projet, relatif à l’aéroport emblématique de la capitale tunisienne, quadruplera la capacité de l’aéroport Tunis-Carthage à 18,5 millions de voyageurs par an d’ici 2031. Avec pour objectif fixé de capter la reprise touristique et économique post-pandémie COVID-19.

Ainsi, l’État renonce à délocaliser l’aéroport Tunis-Carthage (800 ha, 7,2 millions de passagers/an) pour une expansion ambitieuse à 18,5 millions d’ici quelques années. Elle vise à booster le tourisme et l’économie tunisiens.

Cependant, le débat reste houleux sur les nuisances sonores. En effet, les résidents des quartiers alentours, des Berges du Lac, en passant par la Soukra et jusqu’à l’Ariana (à <5 km) craignent une aggravation du bruit. Et ce, malgré des avions de plus en plus silencieux. Alors que les partisans du projet d’extension rappellent la proximité viable d’aéroports comme Genève (18 M pax, 5 km du centre) ou Nice (12 M pax sur 400 ha, 2 pistes comme Carthage).

On assiste donc à un véritable chassé-croisé d’arguments. Les uns vantent l’accessibilité urbaine; tandis que les autres regrettent une opportunité manquée et s’interrogent sur des indemnisations pour riverains. Se pose alors cette récurrente question : pourquoi délocaliser si l’expansion est faisable ?

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Mohsen Marzouk : « L’Iran, pion pétrolier dans le jeu sauvage des nations »

L’analyste politique Mohsen Marzouk qualifie le conflit Iran-Israël de « jeu des nations sauvages » : une hiérarchie de guerres où Téhéran pivote comme atout pétrolier dans la grande rivalité sino-américaine.

Dans une analyse via sa page Facebook,Mohsen Marzouk relativise les frappes militaires au profit des objectifs stratégiques. Alors que la guerre ouverte, dans sa quatrième phase depuis février 2026, marquée par la mort de l’ayatollah Khamenei le 28 février, s’intensifie avec des ripostes iraniennes récentes.

Dans ce contexte, il exhorte la Tunisie à une souveraineté accrue face aux ondes de choc régionales.

L’analyse de M. Marzouk déconstruit le chaos en strates distinctes. A savoir tout d’abord, la lutte pour un tiers des réserves pétrolières mondiales (Iran ~10-13 %, Venezuela ~18-25 %). Washington vise la soumission de Téhéran sur son or noir, comme à Caracas sans invasion. Trump brandira cette « carte » lors de sa visite en Chine du 31 mars au 2 avril.

Ensuite, l’entité sioniste cherche à démanteler l’État iranien pour s’étendre (Cisjordanie, Syrie, Liban) et réaliser ses ambitions messianiques.

Tandis que Téhéran défend sa cohésion. Avec comme issue probable un nul tactique si le régime survit. Et ce, malgré l’escalade US-Israël et un nouveau guide en la personne de Mojtaba Khamenei.

Et enfin le Golfe et l’Europe saignés économiquement, en marge du droit international évanoui.

Ainsi, il estime que la victoire n’est pas dans les missiles, mais dans les gains concrets : l’échec américain si l’Iran reste souverain; des avancées israéliennes sur le terrain arabe; et Poutine émergeant comme médiateur potentiel.

Pour le cas de la Tunisie, il conclut sur l’importance de forger une conscience nationale pour sécuriser ses intérêts.

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Hausse explosive du pétrole : Moez Hadidane alerte sur un budget 2026 sous tension

Dans un contexte économique en pleine mutation, face à une hausse du prix du baril dépassant les 100 dollars, la question qui taraude est de savoir comment la Tunisie peut transformer ses défis énergétiques en opportunités de croissance durable. L’analyste financier Moez Hadidane alerte sur l’impact explosif de la hausse du pétrole sur le budget de l’année 2026.

Joint par téléphone, Moez Hadidane décortique les scénarios budgétaires face à la flambée des prix du pétrole. Entre le baril qui flirte désormais autour de 95 dollars contre une hypothèse initiale de 63,3 dollars dans la loi de finances 2026, la compensation des hydrocarbures, fixée à près de 5 milliards de dinars, pourrait exploser. Ce qui fait que chaque dollar de hausse au-delà de la prévision coûte 164 millions de dinars supplémentaires à l’État.

Dans ce contexte Moez Hadidane esquisse un premier scénario modéré, avec un baril moyen à 78 dollars sur l’année (soit +14,7 dollars par rapport à l’hypothèse), entraînant 2,413 milliards de dinars de dépenses additionnelles. Soit 50 % de plus que l’enveloppe initiale. Un second, plus pessimiste, voit le prix stabilisé à 90 dollars (moyenne annuelle de 86,2 dollars, +22,9 dollars). Gonflant alors la facture à 3,7 milliards supplémentaires, portant le total à 8,7 milliards de dinars, une hausse de 70 %.
“L’État a deux choix : absorber le choc via des emprunts supplémentaires, en devises de préférence ou sur le marché local (y compris les 11 milliards auprès de la BCT), creusant ainsi le déficit budgétaire. Ou activer le mécanisme d’ajustement des prix, comme en novembre 2022, avec une hausse potentielle de 30 % des carburants et de l’électricité” explique M.Hadidane. Parmi les 5 milliards de subventions énergétiques, 3,1 milliards iront à la STEG (électricité/gaz) et 1,8 milliard à la STIR (carburants), soulignant un fardeau plus lourd sur l’électricité.

Au-delà de l’impact direct qui frapperait via des hausses à la pompe et sur les factures; l’indirect serait inévitable. Ce qui se traduirait par une inflation importée gonflant les prix des biens importés, des transports et des produits industrialisés.

“Le citoyen doit s’attendre soit à une érosion de son pouvoir d’achat par des prix plus élevés; soit à une dette publique alourdie, reportée sur les budgets futurs” avertit l’expert.
Ainsi Moez Hadidane interpelle : “Les autorités, la société civile et les professionnels sous-estiment l’importance du secteur énergétique pour notre approvisionnement et notre souveraineté. L’État doit mobiliser tous les moyens pour atteindre l’indépendance énergétique, au-delà des stocks actuels qui ne tiendront qu’un ou deux mois si les tensions persistent.”

Il conclut : “J’ai l’impression que les autorités ou la société civile et professionnelle n’ont pas conscience de l’importance du secteur énergie en Tunisie. On dirait qu’on a négligé ce secteur quelque part et on n’a pas conscience de l’importance de l’énergie, soit au niveau de notre approvisionnement, soit au niveau de notre souveraineté. L’État doit vraiment travailler sur ce sujet-là et tous les moyens sont bons, toutes les solutions sont bons pour aboutir à une indépendance énergétique de la Tunisie.”

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Choc pétrolier au Golfe : la Tunisie serait-elle au bord de l’explosion inflationniste ?

La flambée des prix du pétrole, dopée par les tensions au Moyen-Orient, frappe de plein fouet l’économie tunisienne. Alors que la loi de finances 2026 misait sur un baril à 63-70 dollars, il flirte désormais avec les 80 dollars, creusant un surcoût de 164 millions de dinars par dollar supplémentaire sur la compensation énergétique.

Inflation importée : +1 à 1,5 point en vue

Ce choc exogène menace d’ajouter 1 à 1,5 point à l’inflation, déjà à 5 % en février selon l’INS. Les produits pétroliers, plastiques et transports voient leurs coûts bondir, érodant le pouvoir d’achat des ménages et renchérissant la production industrielle.

Budget asphyxié : subventions sous tension

Les subventions énergétiques, prévues à 5 milliards de dinars, pourraient gonfler de 50 % à 7,5 milliards si les prix persistent. Le déficit commercial s’aggrave avec des réserves de change au plus bas. Tandis que le déficit public (6,5 % du PIB) force des choix douloureux : salaires, investissements ou austérité ?

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Le prix du baril à 115$ : pic choc depuis 2022

Le prix du baril de pétrole a franchi la barre des 115 dollars pour la première fois depuis 2022, atteignant même près de 120 dollars. Cette flambée s’explique par la guerre au Moyen-Orient et un conflit jugé durable, qui pèsent lourdement sur l’offre mondiale.

Les médias occidentaux affirment que le président américain, Donald Trump, de son côté, anticipe une baisse des tarifs une fois la menace iranienne neutralisée; malgré le dépassement allègre des 100 dollars actuels.

CCependant, cette hausse marque un pic significatif, ravivant les tensions géopolitiques et économiques mondiales, avec des répercussions potentielles sur l’inflation et les marchés énergétiques en Tunisie et en Afrique du Nord.

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Kenya : quand l’aventure exotique se transforme en pièges

Partir à l’aventure renforce notre caractère. Cela peut sembler anodin, mais il est clair que l’on apprend toujours des leçons tirées de ces expériences. Visiter le Kenya comme destination de loisir, mais aussi pour le travail, offre des bienfaits indéniables : observer les animaux lors d’un safari, profiter d’un littoral chaud et limpide, ou encore découvrir Nairobi, depuis les gratte-ciel comme le Kenyatta International Convention Centre.

Côté amabilité, cependant, le Kenya peut décevoir. On vous demande constamment de payer plus cher et les arnaques guettent. J’en ai payé le prix fort : à un comptoir MoneyGram, on m’a fait signer des papiers en prétendant que le système était fermé, refusant de me donner mes 50 dollars dus. Autre déception, dans un Bolt affiché à 220 KES (monnaie locale) en espèces, le chauffeur a exigé 300 KES. Aller au Kenya, c’est souvent se sentir pris pour un pigeon car tout a un coût. Ces mésaventures relèvent parfois du mauvais hasard, mais elles rappellent qu’il faut rester vigilant.

Malgré cela, c’est un pays à voir si l’on cherche le dépaysement. On y sent aussi l’empreinte de la Chine, premier partenaire commercial du Kenya. Pékin renforce ces liens via le projet “La route de la Soie”, notamment le chemin de fer Mombasa-Nairobi.
Sur le plan économique, en 2026, un accord préliminaire permet à 98,2% des produits kényans d’accéder sans droits de douane au marché chinois, ciblant l’agriculture (avocats, thé) pour réduire le déficit commercial. Le Kenya fait toutefois face à une dette importante envers Pékin, qui pèse lourd sur ses finances.

D’autres observations marquent le voyage : absence de feux tricolores, circulation anarchique où tout le monde roule vite et comme bon lui semble.

Au final, le Kenya enseigne une leçon capitale : aventure exotique rime avec vigilance accrue, sans quoi le dépaysement peut tourner au cauchemar.

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Maturin Tchoumi : « L’IA n’évincera pas le médecin, mais automatisera ses tâches inutiles »

La santé se discute avec les professionnels, mais doit aussi impliquer la presse africaine, voix de la population. C’est l’enseignement de l’événement organisé à Nairobi (Kenya) les 4 et 5 mars 2026. Rencontré en marge, Maturin Tchoumi, chef de secteur Pharma International Afrique chez Roche, décrypte les enjeux de financement en santé. Interview.

Quels sont les principaux enjeux de la santé en Afrique?

Les problèmes sont connus, notamment le financement, exacerbé par la réduction des aides des États-Unis et du Royaume-Uni l’année dernière. Par exemple, pour le test VIH, des choix budgétaires s’imposent. Organiser cette réunion permet de rappeler que l’inaction a un coût : trois pays africains ont perdu 10 millions de dollars en productivité économique due au cancer entre 2017 et 2023.​

Quels types de partenariats peuvent-ils être effectués ?

Nous travaillons sur des partenariats public-privé, comme en Tunisie l’année dernière avec le ministère de la Santé pour digitaliser le parcours patient en sclérose en plaques, incluant télémédecine et téléconsultations.​

Ces partenariats sont-ils limités à la Tunisie, ou applicables ailleurs en Afrique ? 

Nous avons des partenariats par pays, comme en Côte d’Ivoire depuis 10 ans, pour renforcer la prise en charge du cancer, avec co-investissement et prix pérennes sur nos médicaments. Les leçons apprises pourraient s’étendre, mais copier-coller est dur car les États africains diffèrent. Il faut un cadre juridique clair, comme dans d’autres secteurs économiques, et des débats avec les journalistes pour des recommandations continentales.​

L’IA va-t-elle remplacer les médecins, ou y a-t-il complémentarité ?

L’IA n’évincera pas le médecin, mais automatisera ses tâches inutiles pour lui, comme le « task shifting » en oncologie où des infirmiers prennent en charge des actes simples. Exemples : transcription vocale des notes, résumé de dossiers patients ou pré-questions au patient, libérant du temps pour plus de consultations. L’humain se concentre sur ce qu’il seul peut faire, et les médecins doivent apprendre à « prompter » l’IA efficacement.

Où en est l’Afrique en matière d’innovation et de recherche ? Y a-t-il des investissements internationaux ?

Suivez l’Africa Genomic Programme en cours. Chez Roche, nous bâtissons un écosystème local de R&D, convaincu qu’il émergera en 10-15 ans grâce à la formation de scientifiques africains, la pression démographique et l’IA qui démocratise l’accès à la connaissance (synthèse de molécules en 4 semaines vs. un an). En Tunisie, il existe déjà un partenariat avec le ministère de la Santé et l’Institut Pasteur pour la recherche génomique.

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Africa Press Day 2026 : la santé, un investissement vital pour l’Afrique

L’Africa Press Day 2026, organisé par le laboratoire Roche les 4 et 5 mars à Nairobi au Kenya a réuni journalistes, décideurs politiques, experts en santé et financiers du développement autour du thème « La santé, quelle valeur ? ». Cet événement  vise à repositionner la santé comme un investissement stratégique pour l’Afrique, en soulignant son rôle dans la croissance économique, la résilience et la souveraineté continentale.

La question centrale : « Quelle santé voulons-nous ? » Quand on évoque la démographie africaine, on parle de quatre milliards d’habitants d’ici 2100 et de la plus grande population en âge de travailler pour arguer que la santé n’est plus un coût, mais un moteur de productivité, de stabilité et d’attractivité pour les investisseurs.  

Frederick Ouma Oluga, Secrétaire principal du ministère kenyan de la Santé, partage une vision personnelle forgée à l’hôpital national Kenyatta. Il dénonce les narratifs inadaptés qui obscurcissent les solutions existantes et plaide pour des systèmes responsifs face aux attentes publiques élevées, au VIH, aux MTN et aux contraintes budgétaires. Il défend un financement domestique via l’assurance santé sociale (SHA), citant l’ABUJA Declaration (15% des budgets à la santé), et des partenariats public-privé pour réduire les coûts, comme ceux de Roche.

De son côté, Dorothy Nyong’o, Première Dame de Kisumu County et membre du Africa Breast Cancer Council of Kenya, alerte : « Les vies des femmes comptent ». En 2020, 9 000 enfants africains ont perdu leur mère du cancer du sein, générant 10 milliards de dollars de pertes de productivité (2017-2023).

Investissements et innovations financières

Pour sa part, Oluranti Doherty, directrice du développement des exportations à Afreximbank, explique la transition des banques de développement vers la santé comme une « infrastructure du capital humain ». Basée au Caire avec des bureaux régionaux (Abuja, Ouganda, Malawi, Égypte, Cameroun), Afreximbank a investi plus de 3 milliards de dollars. A savoir : 2 milliards en garanties vaccinales COVID; 200 millions pour reconvertir des usines en consommables médicaux; et 300 millions pour le Centre africain d’excellence médicale à Abuja (lancé juin 2025 avec King’s College Hospital London). Ce centre excelle en oncologie, cardio et diagnostics moléculaires. Réduisant ainsi la détection tardive – un échec économique autant que clinique.

La première plénière examine les retours sur investissement en santé; le modérateur en est Paul Chilwesa de Roche. Les suivantes portent sur « Health is Resilience » (préparation pandémique, diagnostics numériques, Africa CDC, WHO) et « Health is Strength » (souveraineté via génomique et recherche locale).​ Car chaque dollar investi en thérapies oncologiques génère jusqu’à 12,40 dollars de valeur économique.

Enjeux stratégiques pour l’Afrique

Face aux maladies non transmissibles, guerres et pressions géopolitiques, le forum lie la santé à la souveraineté alimentaire et à l’Agenda 2063 de l’Union africaine (pays à revenu intermédiaire). De plus, McKinsey (2026) attribue 50% des écarts de prospérité aux résultats sanitaires. 

Au final, Africa Press Day affirme : investir dans la santé des femmes, cœur des sociétés africaines, n’est pas une charge; mais c’est un levier pour la dignité, la croissance et l’industrialisation.

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Oluranti Doherty: « L’amélioration de l’accès aux soins de santé est une nécessité économique »

Santé et retour sur investissement : un débat clé au Africa Press Day à Nairobi. Quel est l’impact économique sur la santé? Tel est le débat organisé par le laboratoire Roche, lors de la première journée du forum Africa Press Day, qui se tient les 4 et 5 mars 2026 à Nairobi, au Kenya.

Dans son allocution, Oluranti Doherty, directrice du développement des exportations à Afreximbank, a mis en lumière les actions de la banque en matière de santé. Elle a rappelé qu’Afreximbank est une institution financière multilatérale panafricaine, dont l’objectif est de financer et de promouvoir le commerce intra-africain. Depuis plus de 30 ans, la banque déploie des structures et des solutions de financement innovantes pour soutenir la transformation du commerce africain.  « Nous sommes basés au Caire, en Égypte, avec des bureaux régionaux dans les cinq régions clés : Abuja pour l’Afrique de l’Ouest, l’Ouganda pour l’Afrique de l’Est, le Malawi pour l’Afrique australe, et l’Égypte pour l’Afrique du Nord. Nous couvrons l’Afrique centrale depuis le Cameroun », a-t-elle précisé.

Face aux guerres en cours et aux incertitudes géopolitiques qui s’accumulent, avec les pressions externes sur les pays africains, il est crucial de miser sur les facteurs de prospérité à long terme du continent. Parmi eux : la souveraineté alimentaire. Comme l’ont souligné la plupart des intervenants, les maladies non transmissibles, dont le cancer, explosent à travers le continent.

L’amélioration de l’accès aux soins de santé n’est plus seulement une obligation sociale, mais une nécessité économique. Afreximbank et d’autres institutions financières de développement ont évolué. « Nous sommes passés d’une vision traditionnelle, centrée sur le financement d’infrastructures comme les routes, l’énergie ou les ports qui restent essentiels et que nous continuons de soutenir, à une approche plus large. Une main-d’œuvre en bonne santé soutient le système et stimule la croissance économique. Une bonne route transporte les marchandises d’un pays à l’autre, mais elle ne fonctionne pas sans les personnes qui la construisent, l’exploitent, la réglementent et y acheminent les biens et le commerce.

Elle a ajouté : « Si la main-d’œuvre est malade, si les maladies sont détectées tardivement, si les familles font face à des affections catastrophiques, la productivité chute, les revenus des ménages diminuent et les entreprises deviennent fragiles. Cela limite la compétitivité d’une nation, tout comme une alimentation électrique instable. Nous considérons désormais les systèmes de santé comme une infrastructure pour le capital humain, le véritable moteur de la croissance économique et de l’industrialisation en Afrique. C’est pourquoi nous accordons une attention clé à la santé. Chez Afreximbank, nous avons déployé plus de 3 milliards de dollars pour la soutenir, la voyant comme une question de sécurité économique et nationale.  »

Ces 3 milliards incluent les 2 milliards fournis sous forme de garanties de paiement anticipé pendant la pandémie de COVID-19, pour aider les pays membres à accéder aux vaccins ; les facilités de crédit de 200 millions accordées pour reconvertir des usines en production de consommables médicaux; et plus de 300 millions investis pour le Centre africain d’excellence médicale à Abuja, un établissement tertiaire traitant les maladies non transmissibles comme l’oncologie, les affections cardiovasculaires et dermatologiques.

« Pour Afreximbank, la santé est clé et nous continuerons de jouer un rôle majeur « , a-t-elle affirmé. Développé en partenariat avec le King’s College Hospital London et lancé en juin 2025, ce centre dispose de cinq salles d’opération, trois laboratoires de cathétérisme pour des chirurgies cardiaques et cardiovasculaires complexes, ainsi que des laboratoires moléculaires de pointe en génétique moléculaire, hématologie, chimie, histopathologie et microbiologie. « Renforcer les diagnostics réduit la détection tardive, qui n’est pas seulement un échec clinique, mais aussi économique. Nous continuerons donc à déployer nos ressources pour soutenir la santé » coclut-elle

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Fatma Thabet Chiboub : « La femme tunisienne, actrice clé du succès économique »

À l’issue de la 11e édition des Trophées des Femmes Entrepreneures organisés par Managers à Tunis, Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, loue le dynamisme des lauréates tunisiennes qui exportent et innovent malgré les obstacles, tout en plaidant pour un écosystème entrepreneurial plus solide.

Fatma Thabet Chiboub a souligné dans une déclaration aux médias : « La femme tunisienne est active. Elle lance des projets, exporte, voyage même à l’étranger pour concrétiser ses ambitions. L’écosystème des affaires, porté par des initiatives comme celle de Managers et d’autres, leur offre un soutien précieux pour accroître leur visibilité médiatique et faire connaître leurs projets. »

Et de poursuivre : « Souvent, elle réussit dans l’ombre, sans oser les projecteurs malgré des succès forgés par des années d’efforts. Cette édition est l’occasion d’honorer celles qui ont su transformer une idée en projet viable, y compris dans des secteurs inconnus.  Ces initiatives sont essentielles. »

Avant d’ajouter : « Notre ministère et les institutions publiques les accompagnent activement lors de ces événements. Ils inspirent les jeunes, d’autres femmes et hommes d’affaires, à oser davantage et à réussir. »

Elle poursuit : « Ces parcours variés, parfois atypiques pour une femme, ont triomphé dans des conditions ardues. Leur force réside dans un engagement parfait, une conviction profonde et une confiance en soi. Celle-ci naît souvent de la famille, d’un proche ou des parents, mais reste primordiale, nourrie par un soutien extérieur. »

Et de conclure : « Ces succès deviendront le tremplin d’autres victoires. Nous valorisons ces réussites pour que les jeunes se disent : ‘Si elle a réussi, je le peux aussi’. L’objectif de ces manifestations ? Prouver que travailler en Tunisie mène au succès. La femme tunisienne réunit toutes les conditions favorables, grâce à la société, aux lois et au soutien des hommes. « 

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