Selon Sarra Snoussi, cheffe de service du Pavillon de l’Univers à la Cité des Sciences de Tunis, l’Aïd Al-Fitr 2026 pourrait être célébré le vendredi 20 mars 2026, sur la base des estimations astronomiques. Ces informations ont été publiées dans un communiqué partagé sur la page Facebook de la Cité des Sciences.
D’après les calculs, le jeudi 19 mars 2026 correspond au 29 Ramadan 1447 de l’Hégire. La conjonction centrale de la Lune aura lieu ce jour-là à 2h23 du matin. L’observation du croissant du mois de Chawal est prévue après le coucher du soleil, fixé à 18h31. La Lune devrait se coucher à 19h15, soit 43 minutes après le soleil, avec une hauteur estimée à 9 degrés au-dessus de l’horizon, et un âge lunaire de 16 heures et 8 minutes depuis la conjonction.
Ces conditions sont jugées propices à la visibilité du croissant lunaire, ce qui rend probable l’ouverture du mois de Chawal le 20 mars, et donc la célébration de l’Aïd Al-Fitr ce même jour.
La Société Tunisienne des Marchés de Gros (Sotumag) a annoncé la désignation de deux administrateurs indépendants devant siéger au sein de son Conseil d’Administration pour une durée de 3 ans (2026‑2028). Et ce, dans le cadre du renforcement de sa gouvernance et conformément aux exigences légales en vigueur.
Selon le communiqué paru au Conseil du Marché Financier (CMF), la date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 26 mars 2026 à 13h30. Les dossiers doivent être envoyés par voie postale recommandée avec accusé de réception, par service de courrier rapide ou remis contre décharge à l’adresse suivante: Société Tunisienne des Marchés de Gros-Sotumag, route de Naâssen, 2059 Bir Kassâa, Ben Arous. L’enveloppe extérieure, adressée au Président Directeur Général de la Sotumag, doit porter la mention appel à candidatures: désignation des administrateurs indépendants.
La Sotumag a également précisé les conditions d’éligibilité et les critères requis, incluant les qualifications académiques et l’expérience professionnelle nécessaires pour postuler.
Toujours selon le communiqué paru au CMF, un comité des nominations d’administrateurs indépendants sera chargé d’évaluer les dossiers reçus dans les délais impartis. Une liste préliminaire des candidats sera établie par le Conseil d’Administration et transmise pour avis au CMF avant approbation définitive par l’Assemblée Générale Ordinaire. Le CMF pourra refuser tout candidat ne respectant pas les exigences légales.
Par ailleurs, les candidats retenus seront informés au moins 21 jours avant la tenue de l’Assemblée Générale Ordinaire, laquelle statuera sur leur nomination ainsi que sur les états financiers de l’exercice 2025.
Source: ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle
La “Compétition de l’Apprenant Entrepreneur” invite les jeunes inscrits dans les centres de formation professionnelle à soumettre leurs projets innovants et créatifs. Les candidats ont la possibilité de s’inscrire, du 16 mars au 5 avril 2026, exclusivement via la plateforme Moubader.tn.
Ce concours a pour objectif de pousser les jeunes à oser créer, de mettre en valeur leurs talents et de les aider à transformer leurs idées en projets concrets. Il permet également de renforcer leurs compétences en gestion et en entrepreneuriat, selon le communiqué du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.
En effet, les participants bénéficieront d’un accompagnement structuré tout au long de la compétition. Une première phase préparatoire permettra de travailler leurs idées et d’améliorer leurs projets. Les meilleures propositions seront ensuite retenues lors d’une sélection interne à chaque centre, avant de passer aux demi-finales régionales, puis à la finale nationale, qui distinguera les 20 projets les plus prometteurs.
En outre, cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large des efforts du ministère pour encourager l’autonomie et la créativité des jeunes et soutenir le développement de compétences pratiques en entrepreneuriat dès la formation professionnelle.
Rappelons que la compétition est organisée par le ministère en collaboration avec l’Agence tunisienne de formation professionnelle et avec le soutien de l’Agence allemande de coopération internationale. Elle concerne les jeunes inscrits dans les 81 centres de formation répartis sur l’ensemble du territoire tunisien, offrant ainsi une plateforme nationale pour promouvoir les projets innovants et renforcer l’esprit entrepreneurial des apprenants.
Au sein des hôpitaux publics, des équipes médicales multidisciplinaires vont désormais prendre en charge les patients atteints de pied diabétique. L’objectif est d’intervenir plus rapidement, mieux coordonner les services et réduire au maximum le nombre d’amputations.
Cette décision a été annoncée lors d’une réunion de travail présidée par le ministre de la Santé, Dr Mustapha Ferjani, le 11 mars 2026. L’événement a réuni des spécialistes de différentes disciplines médicales et chirurgicales, tous concernés par les complications liées au diabète.
Le ministère a rappelé que les complications du pied diabétique constituent une urgence et qu’elles nécessitent un traitement immédiat sans refus ni report. La mise en place d’un parcours thérapeutique structuré doit permettre une orientation rapide et une intervention précoce, offrant ainsi de meilleures chances aux patients de conserver leur mobilité et leur qualité de vie.
Les nouvelles équipes regrouperont des experts en médecine d’urgence, chirurgie vasculaire, chirurgie orthopédique, chirurgie générale ainsi qu’en endocrinologie et médecine interne. L’idée est d’assurer une prise en charge complète et coordonnée, en évitant que des cas graves ne dégénèrent en amputations.
Avec ce dispositif, le ministère de la Santé entend accélérer les interventions médicales et garantir un suivi plus efficace pour les patients diabétiques au sein du système de santé public tunisien. Cette approche devrait marquer un tournant dans la lutte contre les complications graves du diabète et améliorer la qualité des soins pour les patients.
Le géant chinois des véhicules électriques BYD explore la possibilité de se lancer dans le sport automobile de haut niveau, notamment en Formule 1. Selon des informations rapportées par Bloomberg, le constructeur analyse plusieurs scénarios pour intégrer la discipline reine du sport automobile. D’après Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, le groupe chinois examine différentes options pour entrer dans les compétitions automobiles internationales. Parmi elles figure la Formule 1, mais aussi le Championnat du monde d’endurance (WEC), incluant notamment les célèbres 24 Heures du Mans.
Cette réflexion intervient alors que BYD poursuit une expansion rapide à l’international. Une présence dans des championnats aussi médiatisés pourrait renforcer la visibilité mondiale de la marque et soutenir sa stratégie de développement sur de nouveaux marchés.
Comme le rapporte le compte Twitter FormulaRacers: “La société chinoise BYD envisagerait ses options pour une entrée en F1”.
Créer une équipe ou racheter une structure existante?
Toujours selon Bloomberg, plusieurs pistes seraient à l’étude. Le constructeur pourrait soit créer une écurie de Formule 1 à partir de zéro, soit entrer dans la discipline en rachetant une équipe déjà existante. Le président de la FIA, Mohammed Ben Sulayem, estime également qu’un team chinois en F1 serait l’étape logique après l’arrivée de Cadillac, selon FormulaRacers.
Une telle opération représenterait un tournant pour la discipline. La Formule 1 reste aujourd’hui dominée par des constructeurs et écuries européens et nord‑américains. L’arrivée d’un constructeur chinois majeur constituerait donc un événement rare dans l’histoire du championnat. Entrer en Formule 1 représente un défi financier et industriel important. Selon les estimations relayées par Bloomberg, le développement et l’exploitation d’une équipe peuvent atteindre environ 500 millions de dollars par saison.
Les discussions pourraient également s’inscrire dans le contexte des évolutions technologiques de la discipline. Les nouvelles réglementations moteurs renforcent la part de l’électricité dans les groupes propulseurs hybrides, un domaine dans lequel BYD dispose d’une expertise reconnue grâce à ses véhicules électriques et hybrides rechargeables.
Aucune décision officielle…
Mais BYD n’a rien confirmé officiellement, et comme le précise FormulaRacers: “Pour l’instant, BYD n’en est qu’au stade exploratoire d’une éventuelle entrée en F1”.
Si le projet venait à se concrétiser, il marquerait une nouvelle étape dans la montée en puissance des constructeurs chinois sur la scène automobile mondiale et pourrait ouvrir un nouveau chapitre pour la Formule 1.
Cinq startups tunisiennes viennent d’intégrer la huitième cohorte d’Orange Fab Tunisie, l’accélérateur corporate d’Orange Tunisie. Avec cette nouvelle promotion, le programme porte à 45 le nombre total de jeunes entreprises accompagnées depuis son lancement en 2019.
Installé au sein de l’Orange Digital Center à Tunis, ce programme vise à soutenir des startups déjà matures et à accélérer leur développement à travers des collaborations concrètes avec les différentes entités d’Orange Tunisie, du Groupe Orange et leurs partenaires, en Tunisie comme à l’international. L’objectif est de transformer les innovations portées par ces jeunes entreprises en opportunités d’affaires réelles.
Depuis avril 2019, l’accélérateur a déjà accompagné 40 startups réparties sur sept saisons. Selon les données communiquées, près de 90% d’entre elles sont toujours actives aujourd’hui, un indicateur qui témoigne de la solidité du modèle d’accompagnement mis en place. L’initiative a également permis de générer 77 contrats conclus avec Orange Tunisie, le Groupe Orange ou leurs partenaires.
Au-delà des collaborations commerciales, les startups ont bénéficié d’une forte visibilité grâce à plus de 700 sessions de networking, de rencontres B2B et de présentations devant des investisseurs nationaux et internationaux.
Une cohorte marquée par l’essor de l’intelligence artificielle
Selon un communiqué, la nouvelle cohorte reflète les grandes tendances technologiques actuelles, notamment la montée en puissance de l’intelligence artificielle. Les cinq startups sélectionnées à l’issue d’un appel à candidatures lancé en septembre 2025 ont été retenues après un processus de sélection exigeant, incluant des entretiens approfondis et l’évaluation d’un comité d’experts présidé par le directeur général d’Orange Tunisie.
La nouvelle promotion reflète les grandes tendances technologiques du moment, avec une forte présence de solutions basées sur l’intelligence artificielle. Les startups ont été sélectionnées à l’issue d’un appel à candidatures lancé en septembre 2025 et d’un processus d’évaluation incluant des entretiens approfondis et l’examen d’un comité d’experts présidé par le directeur général d’Orange Tunisie.
Parmi les projets retenus figure Thunder Code, qui développe une plateforme d’automatisation intelligente des tests logiciels basée sur des agents d’intelligence artificielle afin d’améliorer la qualité et la fiabilité des applications. La startup Be Bouncy propose de son côté une solution d’automatisation de la relation client et de la gestion des réseaux sociaux grâce à des agents IA dédiés.
Dans le domaine des technologies créatives, Otraverse mise sur une plateforme de gamified retail media qui transforme les sites e-commerce en expériences immersives en 3D. Par ailleurs, AI Engine se distingue avec un moteur d’intelligence artificielle low-code permettant de concevoir et de déployer rapidement des assistants et agents intelligents.
Enfin, Anavid développe une solution de vision par ordinateur capable d’analyser les flux vidéo pour améliorer l’expérience client et renforcer la sécurité dans les espaces commerciaux.
Un programme pour accélérer la croissance
Durant leur passage dans l’accélérateur, ces startups bénéficieront d’un accompagnement destiné à soutenir leur croissance. Celui-ci comprend notamment un partenariat stratégique avec Orange Tunisie et ses partenaires, un programme de mentoring personnalisé ainsi qu’un crédit cloud AWS.
Les jeunes entreprises auront également accès à un espace de coworking dédié au sein d’Orange Fab et pourront participer à plusieurs événements clés de l’écosystème, notamment des sessions de speed-dating B2B, des rencontres avec des investisseurs organisées avec Orange Ventures, Digital Africa ou Flat6Labs, ainsi qu’un Demo Day pour présenter leurs solutions.
Le Maroc poursuit le développement de son énergie solaire avec le lancement du programme Noor Atlas. L’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et l’Agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) ont signé les contrats d’achat d’électricité et démarré la construction de six centrales photovoltaïques dans les régions de Aïn Béni Mathar, Boudnib, Bouanane, Enjil, Tata et Tan-Tan, pour une capacité totale de 305 MW. La mise en service est prévue à partir de juillet 2027.
Le projet s’inscrit dans la stratégie nationale visant à porter la part des énergies renouvelables à 52% d’ici à 2030. Il bénéficiera de financements combinant prêts concessionnels et financement commercial, et sera réalisé par des consortiums mêlant entreprises marocaines et européennes, favorisant la création d’emplois et le transfert de compétences.
Noor Atlas contribuera également à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à améliorer l’approvisionnement électrique dans les zones concernées. Il s’aligne sur le Plan d’Action Maroc pour le statut avancé de l’Union européenne, qui soutient le développement des infrastructures d’énergie propre.
Le Maroc renforce ainsi sa position de leader régional de l’énergie solaire. Le royaume a déjà lancé à Ouarzazate la plus grande centrale solaire d’Afrique, couvrant 3 000 hectares et produisant 582 MW, capable d’alimenter près de deux millions de foyers. L’Afrique reste, pour le Maroc comme pour le continent, littéralement le “continent du soleil “.
La plus grande centrale solaire au monde à Ouarzazate.
Source: Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM)
La Tunisie et Madagascar cherchent à transformer des échanges commerciaux encore modestes en véritables partenariats économiques. Lundi 10 mars, à Antananarivo, un accord de coopération a été signé entre la Chambre de commerce Tunisie-Madagascar (CCTM) et l’Economic Development Board of Madagascar (EDBM). Ce partenariat vise à structurer le commerce bilatéral et à encourager les investissements.
Malgré une croissance rapide ces dernières années, les échanges restent marginaux. En 2024, Madagascar a exporté pour 2,39 millions de dollars vers la Tunisie, en hausse de 150% en moyenne depuis 2020, tandis que ses importations de produits tunisiens, dont des câbles électriques et des produits alimentaires, ont atteint 12,09 millions de dollars. Ces chiffres représentent moins de 0,3% du commerce extérieur des deux pays, laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.
Le nouvel accord prévoit de multiples initiatives: organiser des rencontres d’affaires, promouvoir les opportunités d’investissement et faciliter les partenariats industriels. Selon les responsables des deux institutions, l’objectif est de créer un cadre durable pour des relations économiques équilibrées et plus visibles.
La Tunisie apporte son savoir-faire dans les secteurs industriel, électrique, agroalimentaire et numérique. De son côté, Madagascar propose des opportunités dans l’agro-industrie, la transformation locale et l’exploitation de ses ressources naturelles. Cette complémentarité pourrait servir de levier pour des investissements croisés et des projets communs, jusque-là limités.
La signature de la convention intervient à quelques semaines de la mission économique tunisienne à Madagascar, prévue du 30 mars au 4 avril. Plusieurs entreprises tunisiennes y participeront pour explorer des collaborations concrètes avec le secteur privé malgache. Cette mission est considérée comme un catalyseur potentiel pour renforcer la dynamique Sud-Sud entre les deux nations.
En somme, l’accord ne se limite pas à un simple échange de signatures. Il ouvre la voie à une coopération économique plus structurée, où les complémentarités et le potentiel inexploité des deux marchés pourraient devenir des opportunités concrètes pour les entreprises des deux pays.
Le ministère de la Santé a dévoilé, le 10 mars 2026, à Tunis, un plan ambitieux pour améliorer la prise en charge des maladies cardiovasculaires. Lors d’une réunion avec le bureau exécutif de la Société tunisienne de cardiologie et de chirurgie cardiovasculaire, le ministre Mustapha Ferjani a présenté les mesures immédiates destinées à renforcer les soins et la prévention.
Au centre de ce dispositif figure la plateforme digitale “Monkidh”, première du genre en Afrique. Selon un communiqué officiel, elle vise à former des citoyens volontaires, surnommés citoyens “Monkidh”, pour intervenir rapidement lors d’un arrêt cardiaque. Leur action sera directement reliée aux équipes d’urgence et aux salles de régulation, réduisant ainsi le temps avant la prise en charge médicale.
Le ministère prévoit également de moderniser l’hôpital numérique grâce à l’intelligence artificielle et à la télé-cardiologie. Cela inclut:
le suivi à distance de la tension artérielle et des ECG,
l’utilisation d’équipements médicaux connectés pour des examens à distance,
le renforcement de la plateforme “Najda” pour faciliter l’accès aux services de santé digitale.
Côté prévention, un registre national des infarctus sera mis en place pour mieux suivre les patients et optimiser leur parcours de soins. Parallèlement, des campagnes de dépistage et des cliniques mobiles se déploieront dans toutes les régions pour détecter et prévenir les maladies cardiaques.
Le ministre a insisté sur l’importance de former davantage de spécialistes en cardiologie et chirurgie cardiovasculaire et de soutenir la recherche scientifique, afin de suivre l’évolution des technologies et améliorer la qualité des soins. Selon lui, digitalisation et prévention précoce sont désormais des outils clés pour sauver des vies et renforcer la prise en charge des maladies cardiaques en Tunisie.
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a officiellement lancé l’appel à candidatures pour le Prix national de la recherche scientifique et technologique 2025. Cette distinction, très attendue dans le milieu scientifique tunisien, vise à récompenser l’excellence et l’innovation dans la recherche tout en mettant en lumière les talents qui contribuent au développement technologique du pays.
Le prix se décline en trois grandes catégories:
Meilleur laboratoire, pour les unités de recherche ayant des travaux publiés et des projets concrets.
Meilleur chercheur ou inventeur, tunisien résidant en Tunisie ou à l’étranger.
Meilleure thèse de doctorat, pour les soutenues en 2025 avec des résultats publiés et un intérêt scientifique ou technologique.
Les dossiers seront évalués selon la qualité des travaux, l’originalité et l’impact potentiel. Les formulaires doivent être déposés avant le 11 mai 2026, avec envoi du dossier complet au plus tard le 15 mai 2026 par email.
Tunisair vient d’annoncer, dans un communiqué publié sur la BVMT, la tenue d’une Assemblée générale élective pour ses actionnaires minoritaires, prévue le mardi 31 mars 2026 à 10h00, au siège social de la compagnie.
L’enjeu principal? L’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au conseil d’administration, pour un mandat de 3 ans. Au-delà du symbole, cette élection permet de donner voix et influence à ceux qui détiennent une part modeste du capital, soit les individus possédant 0,5% ou moins et les institutions jusqu’à 5%.
Alors pourquoi cette représentation revêt-elle de l’importance? Parce qu’elle offre aux petits actionnaires la possibilité de peser sur les décisions stratégiques, de suivre de près les grandes orientations de la compagnie et de défendre leurs intérêts face aux actionnaires majoritaires. Une démarche qui s’inscrit parfaitement dans la volonté de Tunisair de renforcer la transparence et la gouvernance partagée.
Par ailleurs, “les actionnaires peuvent consulter toutes les informations prévues par l’article 22 de la décision générale du Conseil du marché financier n°23, disponibles en ligne sur le site officiel de Tunisair et au siège social”, indique la compagnie.
Dans une banque, ouvrir un compte peut prendre 30 minutes. Dans le futur proche, cinq suffiront.
MindState AI, fondée par Hassen Gara, est une startup tunisienne, spécialisée dans l’intelligence artificielle pour les entreprises. Son objectif? Transformer l’IA d’un simple outil expérimental en levier opérationnel concret, intégré aux processus quotidiens des équipes.
Hassen Gara
La startup se positionne comme un partenaire stratégique, avec une plateforme d’IA agentique destinée aux banques, assurances et grandes entreprises. Dans ces secteurs, où la précision et la rapidité sont essentielles, MindState AI propose des solutions capables de réduire les erreurs et d’optimiser les workflows.
Contrairement aux chatbots classiques, les agents développés par MindState AI ne se contentent pas de répondre à des questions. Ils exécutent des tâches complètes, avec règles de gestion, contrôle humain et intégration aux outils internes. «L’enjeu n’est plus de tester l’IA, mais de l’intégrer dans la chaîne de valeur», explique Hassen Gara. Chaque projet commence par des workshops et une “use case factory” qui permet d’identifier les besoins réels du client. Dès le premier atelier, la startup calcule le retour sur investissement, en temps et en argent. «Chaque projet doit avoir un impact concret et mesurable», ajoute le fondateur.
BankChat, démonstration par le cas
L’ouverture d’un compte bancaire résume à elle seule le potentiel des agents IA: une procédure traditionnellement longue, semi-manuelle et mobilisatrice de ressources humaines. Pour fluidifier ce parcours, MindState AI a développé BankChat, un agent capable d’extraire automatiquement les informations d’une pièce d’identité scannée, de les traduire si besoin en français, puis de les intégrer directement dans le système interne de la banque. L’intervention humaine n’arrive qu’en fin de chaîne, au moment de la validation. Résultat?«Le temps moyen passe de 30 à 5-10 minutes», souligne Gara.La plateforme va même plus loin. Elle permet de rédiger des emails depuis le compte utilisateur, sans copier-coller ni changement d’outil.
Plus micro, MindState AI ne se limite pas à automatiser les processus. La plateforme devient un copilote stratégique capable d’assister les directions générales et l’ensemble des fonctions de l’entreprise: RH, finance, contrôle de gestion, commercial, marketing, achats, approvisionnement, production, logistique, juridique, conformité, audit, gestion des risques ou encore investissement. Les agents IA analysent les données internes, détectent des anomalies, génèrent des synthèses décisionnelles et formulent des recommandations conformes aux règles métiers définies par l’organisation. «L’IA ne remplace pas la décision humaine, elle l’éclaire, la structure et la renforce», précise-t-il.
Une co-construction d’une IA souveraine et personnalisée
Hassen Gara insiste sur la fiabilité de leur approche. L’IA ne travaille qu’avec des données validées par l’entreprise. Elle consulte les procédures, contrats ou bases documentaires autorisées, garantissant des réponses contextualisées et conformes aux régulations.La sécurité est son point fort. La startup propose une plateforme privée sur mesure, hébergée sur les serveurs du client ou en cloud dédié. «Les données ne quittent jamais l’entreprise, les accès sont contrôlés, journalisés et traçables», précise la même source. Pour certains clients, MindState AI développe même des modèles IA sur mesure, adaptés aux besoins spécifiques, sans recourir aux grands modèles publics.
Son ambition…
Avec une équipe de 21 collaborateurs, MindState AI vise à devenir un acteur de référence en Afrique du Nord pour l’IA agentique sécurisée. Selon Hassen Gara, la région dispose d’un tissu bancaire et institutionnel prêt à passer de l’expérimentation à l’adoption structurée de l’intelligence artificielle.«L’IA est une révolution industrielle silencieuse. Notre ambition est que la Tunisie en soit actrice et non spectatrice», conclut-il. Pour MindState AI, il s’agit de faire de l’IA une infrastructure stratégique et non un gadget.
Dans un contexte où l’Afrique s’impose comme l’un des marchés les plus dynamiques pour les entreprises tunisiennes, le Centre de promotion des exportations (Cepex) met en place un nouveau dispositif d’accompagnement destiné aux jeunes structures ambitieuses. Baptisé “Start Export By Cepex”, ce programme vise à aider les PME et startups tunisiennes à franchir le cap de l’exportation et à structurer leur présence sur les marchés africains.
Soutenu par le projet Qawafel, mis en œuvre avec l’appui de l’Agence française de développement (AFD) et d’Expertise France, ce programme s’inscrit dans une logique claire visant à préparer une nouvelle génération d’exportateurs tunisiens capables d’aborder les marchés africains avec méthode, stratégie et connaissance du terrain.
Huit mois pour structurer une stratégie export
Le dispositif se déploiera sur une période de 8 mois, durant laquelle les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un accompagnement complet mêlant coaching personnalisé, ateliers d’experts et élaboration d’une stratégie export adaptée à chaque projet.
L’objectif est de permettre aux participants de maîtriser les fondamentaux du commerce international: étude des marchés, positionnement des produits, structuration de l’offre, identification des partenaires locaux et préparation à la prospection commerciale.
Au-delà de la formation, le programme prévoit également une dimension très concrète d’immersion dans les marchés ciblés.
Des missions terrain en Afrique
Les entreprises retenues auront en effet l’opportunité de participer à des missions “Go to Market” organisées dans trois pays africains stratégiques, à savoir le Sénégal, le Kenya et la Mauritanie.
Ces déplacements permettront aux entrepreneurs de tester leur offre sur le terrain, rencontrer des partenaires potentiels, comprendre les dynamiques locales et affiner leur stratégie d’implantation. Une étape souvent déterminante pour transformer une ambition export en véritable opportunité commerciale.
Un programme destiné aux primo-exportateurs
Le programme s’adresse en priorité aux PME et startups tunisiennes résidentes qui souhaitent entamer leur première expérience à l’international. Les entreprises ciblées sont celles dont le chiffre d’affaires à l’export ne dépasse pas 20% du chiffre d’affaires total, autrement dit des structures encore au début de leur parcours à l’international.
Les projets innovants et créatifs seront particulièrement encouragés, dans une volonté de valoriser des produits à forte valeur ajoutée capables de se différencier sur les marchés africains.
Comment postuler?
Le dossier d’appel à candidatures sera lancé officiellement le jeudi 12 mars 2026. À partir de cette date, les PME et startups tunisiennes intéressées pourront soumettre leur candidature afin de rejoindre la première cohorte du programme “Start Export By Cepex“.
Alors que la Suède est l’un des pays les plus avancés au monde en matière de paiements numériques, la banque centrale suédoise (Riksbank) conseille désormais aux citoyens de conserver une petite réserve d’argent liquide à la maison.
Chaque adulte est invité à disposer d’environ 1 000 couronnes suédoises (soit environ 90 à 110 €) en espèces. Cette somme permettrait de couvrir une semaine de dépenses essentielles, comme la nourriture, les médicaments et les produits du quotidien, si les systèmes de paiement électronique étaient temporairement indisponibles.
La Suède a largement dématérialisé ses paiements : cartes, applications mobiles et services comme Swish sont devenus la norme. Mais la Riksbank rappelle que cyberattaques, pannes réseau ou crises majeures pourraient empêcher ces moyens de paiement de fonctionner. Garder un peu de liquide n’est donc pas un retour en arrière, mais une mesure de sécurité pratique pour parer à l’imprévu.
L’objectif n’est pas de stocker de grandes sommes d’argent, mais de multiplier les options de paiement. Les habitants sont encouragés à garder des espèces tout en continuant à utiliser leurs cartes et applications, afin de rester autonomes quelques jours si nécessaire.
En somme, la Suède rappelle que même dans un monde ultra-numérisé, le liquide garde toute son importance en cas de perturbation des systèmes modernes.
Le 21 avril prochain, le Palais de la Bourse de Lyon promet une soirée qui pourrait bien faire bouger les lignes de l’économie euro-méditerranéenne. La Chambre de Commerce France Tunisie (AURA), en partenariat avec la Chambre de Commerce Italienne pour la France de Lyon, sous l’égide de la FEDECLARA et de la CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, convie décideurs, industriels et investisseurs à un rendez-vous stratégique où se mêleront discussions, networking et perspectives concrètes d’affaires.
Selon la Chambre de Commerce France Tunisie, deux secteurs clés seront au cœur des discussions: la santé, les biotechnologies et l’industrie pharmaceutique, ainsi que le recyclage, le traitement et la valorisation des déchets. Deux univers, différents mais complémentaires, qui reflètent avec acuité les défis et les opportunités d’une coopération euro-méditerranéenne durable, mêlant innovation, responsabilité environnementale et perspectives économiques concrètes.
L’idée est simple! Rapprocher les acteurs économiques de Tunisie, d’Italie et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, pour explorer ensemble investissements, chaînes de valeur et partenariats industriels. Une soirée placée sous le signe de l’innovation, de la collaboration et de l’audace entrepreneuriale.
Pour ne pas manquer cette occasion unique de se connecter à des acteurs clés et de découvrir des pistes concrètes pour l’avenir, les inscriptions sont ouvertes ici
.Une soirée à marquer d’une croix dans vos agendas: économie, innovation et euro-méditerranée se donnent rendez-vous à Lyon.
L’Ambassade de Tunisie à Abou Dhabi annonce une procédure spéciale pour aider les citoyens tunisiens résidant dans l’émirat et ses zones rattachées “Al Ain” et “Al Dhafra” à revenir en Tunisie.
Cette mesure s’adresse aux Tunisiens disposant de visas touristiques ou pour visites familiales et souhaitant rentrer dans leur pays via des vols en provenance du Royaume d’Arabie Saoudite.
Selon le communiqué officiel, les citoyens tunisiens présents à Abu Dhabi et dans les régions rattachées à l’ambassade peuvent désormais soumettre leurs demandes à distance via un courrier électronique dédié, afin de faciliter l’obtention des documents nécessaires pour voyager vers la Tunisie.
Pour bénéficier de cette procédure, les intéressés doivent fournir:
Une copie de leur passeport.
Une copie du visa pour les Émirats arabes unis ou un justificatif de résidence actuelle pour les résidents en Arabie Saoudite.
Selon le type de voyage, une copie du contrat de location pour ceux venant avec un visa touristique, ou un document de visite familiale.
Un justificatif de réservation du vol ou les informations de l’itinéraire prévu.
Un numéro de téléphone pour contact direct, y compris via WhatsApp.
L’ambassade précise qu’elle transmettra ces demandes aux autorités saoudiennes compétentes, en coordination avec les services tunisiens à Riyad, afin de faciliter l’obtention de visas d’entrée terrestre pour ceux qui se trouvent en Arabie Saoudite et préparer leur retour par vols vers la Tunisie. “Cette initiative vise à sécuriser le retour de nos citoyens tout en garantissant le respect des formalités administratives nécessaires”, précise le communiqué. Par ailleurs, les Tunisiens concernés peuvent envoyer leurs dossiers à l’adresse électronique officielle de l’ambassade: at.abou@diplomatie.gov.tn
Les automobilistes tunisiens disposent désormais d’une nouvelle solution pour recharger leur badge de télépéage. Tunisie Autoroutes a annoncé le lancement officiel d’un service permettant d’effectuer cette opération directement via l’application de paiement mobile D17 de la Poste Tunisienne.
Ce service s’inscrit dans le cadre de la première phase de la convention de coopération signée entre Tunisie Autoroutes et la Poste Tunisienne en décembre 2025. À travers cette initiative, les deux institutions entendent accélérer la digitalisation des services publics et simplifier les transactions pour les usagers des autoroutes.
Pour Ahmed Ezzeddine, président-directeur général de Tunisie Autoroutes, le télépéage représente déjà une solution efficace pour fluidifier la circulation sur le réseau autoroutier tunisien. Selon des études récentes citées par le responsable, une voie équipée du télépéage peut permettre le passage d’environ 1.150 véhicules par heure, contre 150 véhicules au maximum dans le cas du paiement manuel. Une différence notable qui pourrait réduire sensiblement les files d’attente, notamment lors des périodes de forte affluence.
Les pics de circulation concernent particulièrement la saison estivale, période durant laquelle de nombreux Tunisiens se déplacent entre les régions du pays. En août 2025, le réseau autoroutier a ainsi enregistré jusqu’à 115.000 véhicules par jour, avec une forte concentration sur l’autoroute A1 reliant Tunis à Ben Guerdane, l’un des axes les plus fréquentés.
Du côté de la Poste Tunisienne, cette nouvelle fonctionnalité vient enrichir les services proposés par l’application D17. Son président-directeur général, Marouane Ben Slimane, souligne que cette application de paiement électronique, pionnière en Tunisie, continue d’élargir son offre pour répondre aux besoins des citoyens.
À ce jour, l’application a dépassé le million de téléchargements, tandis que près de 500.000 utilisateurs l’utilisent activement. L’intégration du service de recharge du badge de télépéage devrait ainsi encourager davantage de Tunisiens à adopter les paiements numériques dans leur quotidien.
Avec cette nouvelle option, les automobilistes peuvent désormais recharger leur badge à distance, sans passer par les points physiques, une évolution qui s’inscrit dans la modernisation progressive des services liés au transport et aux paiements électroniques en Tunisie.
Le marché des startups au Moyen-Orient et en Afrique du Nord (MENA) a connu un net ralentissement en février 2026. Après un début d’année dynamique, les levées de fonds se sont tassées à 326,6 millions de dollars (réparties sur 62 transactions), soit une baisse de 42 % par rapport au mois précédent et de 38 % par rapport à février 2025, selon Wamda. Malgré ce recul, la structure des financements reste stable. Le recours à la dette ne représente que 16 % du capital injecté, confirmant la préférence des investisseurs pour l’équity.
Le hub le plus attractif?
Les Émirats arabes unis continuent de dominer l’écosystème MENA, avec 23 startups ayant levé 162,8 millions de dollars, soit près de la moitié du capital déployé sur le mois. L’Arabie saoudite suit à distance, avec 25 startups finançant 87,7 millions de dollars, tandis que l’Égypte se place en troisième position grâce à une transaction tardive qui porte le total du pays à 64 millions de dollars.
Quel secteur attire le plus les investisseurs ?
Fintech
E-commerce
Deeptech
Le secteur fintech reste le moteur de l’investissement, attirant 94,7 millions de dollars sur 14 transactions, porté par la transformation numérique des services financiers et l’essor des plateformes de paiement et de prêt. L’e-commerce réintègre le top 3, soutenu par le financement de Breadfast, qui contribue à un total sectoriel de 52 millions de dollars. Le deeptech occupe la troisième place, avec 51 millions de dollars répartis sur seulement deux deals, signe de l’intérêt soutenu pour les startups technologiques à forte intensité capitalistique.
Les jeunes startups continuent-elles de séduire les investisseurs?
Février a été marqué par l’absence de méga deals, à l’exception de Breadfast ($50 millions, pré-Series C) et Stake ($31 millions, Series B). Les jeunes startups représentent la majorité de l’activité, avec 49 entreprises levant collectivement 136,4 millions de dollars. Cette tendance illustre une prudence accrue des investisseurs sur les montants importants tout en maintenant une confiance solide dans l’innovation naissante.
Par ailleurs, l’investissement reste fortement orienté vers le B2B. 38 startups ont capté 137 millions de dollars, contre 18 startups B2C qui ont levé 62 millions.
Les femmes fondatrices trouvent-elles encore difficilement des financements?
En matière de parité, le fossé persiste. A dire vrai, aucune startup fondée exclusivement par des femmes n’a obtenu de financement en février. Seules trois équipes mixtes ont réussi à lever 14 millions de dollars.
Quelles perspectives pour le reste de l’année ?
Le ralentissement observé semble plus structurel que conjoncturel. La concentration sur les early-stage et l’absence de méga deals traduisent une sélection plus rigoureuse des investissements plutôt qu’un désengagement du marché. Les tensions géopolitiques, notamment les attaques américaines et israéliennes en Iran fin février, ont également renforcé l’incertitude.
Pour autant, l’écosystème MENA reste solide: plusieurs fonds régionaux ont clos de nouveaux véhicules fin 2025, laissant d’importantes réserves de capitaux prêtes à être déployées. Historiquement, les startups de la région ont démontré une forte résilience face aux crises, laissant entrevoir une trajectoire de long terme positive pour le financement entrepreneurial.
Airbus vient d’inaugurer à Bengaluru l’un de ses plus grands centres d’ingénierie et de transformation numérique hors d’Europe. Sur près de 82 000 m², ce campus pourra accueillir jusqu’à 5 000 collaborateurs et réunira ingénieurs, spécialistes de la maintenance et experts du support technique.
Sous un même toit, les équipes travailleront sur l’ingénierie aéronautique, la transformation numérique, la maintenance des avions et le service aux clients. Le centre servira aussi de laboratoire d’innovation, explorant des technologies comme l’intelligence artificielle, la robotique ou la cybersécurité appliquées à l’aviation.
Mais Airbus ne se limite pas à la technologie. Le hub est aussi pensé comme un tremplin pour les talents locaux: formation, montée en compétences et expertise technique y seront au cœur du projet, en ligne avec l’initiative nationale “Make in India“.
Airbus a renforcé sa présence en Inde. Ses achats annuels ont triplé depuis 2019 pour dépasser 1,5 milliard de dollars et devraient atteindre 2 milliards d’ici la fin de la décennie. Plus de 100 fournisseurs indiens participent désormais à sa chaîne logistique mondiale, produisant des composants clés comme les rails de volets, les portes passagers ou les fuselages d’hélicoptères.
Cette expansion illustre le rôle croissant de l’Inde dans l’aéronautique mondiale, un marché en pleine croissance devenu stratégique pour l’innovation, la maintenance et la supply chain d’Airbus.