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Tunisie | Des solutions naturelles pour protéger son littoral

La Tunisie doit renforcer son recours aux solutions fondées sur la nature pour protéger son littoral long de 1200 km, de plus en plus exposé aux effets du changement climatique et de l’érosion côtière. Ce constat a été fait lors d’une réunion consacrée au thème «Mer et littoral : enjeux et solutions», organisée par l’association TunSea en partenariat avec l’Agence tunisienne de la protection et de l’aménagement du littoral (Apal).

Lors de cette discussion, experts, opérateurs touristiques, représentants institutionnels et associations environnementales ont souligné le rôle des écosystèmes naturels dans la protection des plages. L’importance de protéger les herbiers marins, les dunes et la biodiversité côtière a été particulièrement mise en avant, car ils constituent des barrières naturelles capables de renforcer la résilience du littoral face à la montée des eaux.

Les participants ont également insisté sur la responsabilité partagée de tous les acteurs, soulignant l’importance de promouvoir un tourisme durable et de renforcer la coordination entre les institutions publiques et la société civile afin de préserver les plages tunisiennes pour les générations futures.

TunSea, présentée comme une plateforme tunisienne de sciences participatives, promeut les initiatives de protection du milieu marin en impliquant citoyens, pêcheurs et jeunes chercheurs sur le terrain, du suivi de la biodiversité à la dépollution des fonds marins. L’Apal, organisme public chargé de la politique nationale de protection du littoral, opère sous l’égide du ministère de l’Environnement.

Le Programme national tunisien de protection du littoral (PNPP) comprend des mesures de lutte contre l’érosion et la submersion marine sur différents tronçons de côte.

Dans ce contexte, l’appel issu du débat de Tunis confirme l’importance croissante accordée aux mesures d’adaptation qui complètent les actions traditionnelles de protection des équilibres naturels côtiers.

I. B.

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Projet de protection du littoral de Bizerte

Dans le cadre de l’initiative portée par Abdesselem Fezzani, expert et consultant auprès des bailleurs de fonds, du projet de protection du littoral de Bizerte, une réunion de concertation s’est tenue le 5 mars 2026 dans les locaux du projet. Elle a réuni l’entreprise en charge des travaux, l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (Apal), ainsi que plusieurs associations de la société civile — notamment MAN, l’Asseb, Cap Bizerte, Saison Bleue, APSLB et ATD — aux côtés d’un représentant des adjudicataires estivants de la plage.

Lotfi Sahli

Les participants ont été informés en détail des différentes phases du projet, de l’enveloppe qui lui est dédiée, du planning des travaux et des mesures correctives mises en œuvre pour en garantir la bonne conduite.

Ce projet, dont le coût est estimé à 100 millions de dinars et financé en partie par des fonds allemands et hollandais, revêt une importance majeure pour la protection du littoral contre l’érosion marine et qui vise à restaurer l’éclat de la plage de la région, d’autant plus que la mer a emporté le sable et les plages.

Protection physique du littoral

La durée des travaux pour ce projet qui a débuté le 1er septembre 2025, est fixée à 34 mois, avec une finalisation prévue fin juin 2028. Une pause des travaux est programmée durant les mois de juillet et août 2026 afin de préserver le calme et la sérénité des estivants.

Initialement, le projet prévoyait la construction de trois épi rocheux (ouvrages de protection), totalisant environ 1 600 mètres linéaires, ainsi qu’une barrière rocheuse de 590 mètres destinée à atténuer la houle et à stabiliser le trait de côte. Cependant, en raison de contraintes budgétaires, le nombre d’épis a dû être revu à la baisse, passant de trois à deux structures.

Le décalage de l’épi n° 1 sur une distance de 200 mètres a été décidé afin d’assurer la protection des câbles sous-marins en fibre optique qui longent cet ouvrage.

Composantes du projet

La première composante du projet porte sur l’installation de brise-lames et d’épis destinés à lutter contre l’érosion marine. Ces ouvrages, conçus pour absorber l’énergie des vagues et protéger la plage, nécessitent la mise en place d’environ 200 000 mètres cubes d’enrochements.

L’acheminement de ces roches, provenant de la carrière de Tebourba, requiert une rotation quotidienne d’environ 16 camions d’une capacité de 20 mètres cubes chacun. Cette opération impose la mise en place de mesures appropriées afin de garantir la sécurité routière et d’assurer la fluidité de la circulation.

Les travaux prévoient également l’enrochement du «cavalier», une zone tampon située entre l’épi n°2 et l’épi n°3, dont la réalisation est reportée à une date ultérieure. Cet aménagement s’étendra sur une largeur moyenne de sept mètres et une longueur d’environ 590 mètres.

Par ailleurs, l’opération d’ensablement de la plage sera accompagnée d’aménagements complémentaires, notamment la création de trottoirs, de murs de quai, l’installation de garde-corps ainsi que la mise en place d’une signalisation maritime afin de sécuriser les zones aménagées.

La deuxième composante du projet concerne le rechargement de la plage en sable. Au total, près de 900 000 mètres cubes de sable seront prélevés au large de Demna, à Metline, situé à environ 12 miles du chantier.

L’opération sera réalisée à l’aide d’une drague suceuse autoporteuse d’une capacité de 10 000 mètres cubes, qui effectuera jusqu’à 4 rotations par jour afin d’acheminer le sable vers la zone des travaux. Cette phase du projet est prévue après la stabilisation des structures rocheuses. Il s’agit de restaurer la largeur et la qualité des plages.

La troisième composante consiste à installer de ganivelles (brises vent) sur les dunes naturelles de sable

Suivi, transparence et gouvernance

Un plan de gestion environnementale et sociale sera mis en place, accompagné d’études d’impact pour limiter les perturbations sur la faune et les écosystèmes marins. Et l’évolution du littoral sera surveillée de manière continue à travers un réseau d’observation environnementale.

Un dispositif de suivi régulier encadrera le projet de protection du littoral de Bizerte, avec des réunions mensuelles rassemblant partenaires institutionnels, ingénieurs et représentants de la société civile pour évaluer l’avancement et ajuster les travaux. Des rapports publics garantiront la transparence. La concertation citoyenne sera au cœur du projet, impliquant ingénieurs, urbanistes, paysagistes, acteurs du tourisme et associations pour faire des habitants des acteurs du changement.

Il s’agit de préserver les infrastructures existantes tout en renforçant l’attractivité touristique de Bizerte, alliant protection du littoral, développement durable et relance économique.

Le projet de protection du littoral de Bizerte repose sur une approche intégrée conciliant préservation de l’environnement et développement durable. Il prévoit la mise en place d’un réseau de suivi scientifique pour observer l’évolution des plages et de la biodiversité, ainsi que des partenariats de recherche avec des institutions tunisiennes et étrangères afin d’adapter les stratégies de protection au changement climatique et promouvoir une gestion durable des ressources maritimes.

La société civile jouera un rôle clé grâce à l’implication d’ingénieurs, de bénévoles et d’acteurs locaux. Des actions de sensibilisation et de participation citoyenne seront également menées afin de faire de ce projet un modèle national de gouvernance durable.

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Pollution du littoral | Urgence environnementale à Hammamet

Plusieurs associations de Hammamet expriment leur indignation face au blocage injustifié du projet de restructuration du réseau d’assainissement de la plage Yasmina. Malgré la finalisation des études techniques et la disponibilité des financements depuis plus d’un an, aucune avancée concrète n’a été constatée sur le terrain.

Dr. Salem Sahli *

La situation actuelle du littoral est critique. Elle annonce une catastrophe écologique imminente. Le maintien des conduites sur la plage entraîne une aggravation continue de la pollution maritime, avec des conséquences désastreuses sur le plan sanitaire, environnemental et économique pour la ville de Hammamet.

Face à l’érosion inquiétante du littoral et devant la disparition quasi-complète de la plage en certains endroits, le transfert des canalisations de drainage des eaux usées n’est plus une option, mais une nécessité impérieuse pour résoudre définitivement ce fléau.

Les points de rupture soulignés par les associations sont :

engagement non respecté : les associations ont pourtant validé, dès le 28 janvier 2025, le transfert du réseau vers l’avenue Habib Bourguiba (via la rue Farhat Hached) sous réserve du respect des conditions techniques convenues ;

condition préalable au PPLT4 : l’enlèvement des conduites et regards sur la plage est un prérequis absolu avant le lancement du projet de protection du littoral (PPLT4) ;

inertie administrative : le collectif déplore que le projet «fasse du surplace» alors que tous les voyants (techniques et financiers) sont au vert.

    Appel à l’action et conférence de presse

    Face à l’urgence, le collectif associatif interpelle directement le directeur régional de l’Onas et les autorités de tutelle (gouvernorat de Nabeul, municipalité de Hammamet, Apal) pour qu’ils assument leurs responsabilités et ordonnent le démarrage immédiat des travaux.

    Afin d’alerter l’opinion publique sur ce qui est devenu une cause régionale majeure, une conférence de presse sera organisée prochainement, dont la date et le lieu seront communiqués sous peu.

    «Le transfert des eaux usées est désormais une nécessité vitale et inévitable pour Hammamet. Nous ne resterons pas spectateurs de la dégradation de notre littoral.»

    * Président de l’Association d’Education Relative à l’Environnement de Hammamet (Aere).

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    Qualité des eaux de baignade en Tunisie : aucun souci dans les zones touristiques

    Selon les données du ministère de la Santé et malgré 28 zones à risque clairement identifiées, les plages tunisiennes sont satisfaisantes.

    Alors que l’été bat son plein en Tunisie, la qualité des eaux de baignade sur l’ensemble du littoral tunisien suscite à la fois satisfaction pour ce qui concerne les zones touristiques et vigilance sur certains points noirs.

    Selon les derniers prélèvements réalisés par le ministère de la Santé sur 539 points de contrôle, 71 % des eaux de baignade sont jugées de bonne qualité, confirmant que la grande majorité des plages du pays sont sûres pour les baigneurs.

    Les 3 régions pointées du doigt

    Cependant, 28 points noirs ont été identifiés comme impropres à la baignade, représentant un risque sanitaire pour les estivants. Ces zones sont réparties principalement dans trois régions : Ben Arous concentre à elle seule 15 plages à éviter, notamment à Radès, à proximité de la centrale électrique, ainsi que dans certaines zones d’Ezzahra et d’Hammam Lif, touchées à plusieurs endroits.

    Dans le gouvernorat de l’Ariana, la zone de Raoued est également concernée, avec 6 plages interdites à la baignade, dont celles proches de la décharge d’Essebkhah, d’Akrout, de la Cité des Juges et du canal du golfe.

    Enfin, la région de Bizerte n’est pas épargnée : 6 plages ont été classées comme impropres, notamment à Jalta, Menzel Jemil, Menzel Abderrahmane, ainsi que dans certains canaux côtiers.

     La vigilance reste donc de mise dans ces 3 régions, même si la majorité du littoral tunisien et notamment la côte touristique reste accueillante pour les estivants.

    D.T 

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