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Golfe persique : de la guerre du pétrole à la guerre de l’eau ?

Une station de dessalement à Bahreïn a été endommagée dimanche par une attaque de drones iraniens. Et une frappe aurait également touché une usine en Iran. Dans une région où l’approvisionnement en eau potable dépend largement du dessalement, de telles attaques font planer la menace d’une crise humanitaire majeure pour les populations du Golfe, comme pour celles d’Iran.

L’eau sera-t-elle la prochaine arme stratégique dans le conflit armé qui prend de plus en plus d’ampleur au Moyen-Orient ? Les récents incidents autour d’installations de dessalement dans le Golfe persique laissent entrevoir un scénario inquiétant. A savoir celui d’une guerre où la ressource la plus vitale de la région serait directement menacée.

Autrement dit, dans une région où l’eau est plus vitale encore que le pétrole, ces installations constituent des cibles militaires d’une importance capitale.

Voyons les faits. Le 8 mars, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, accusait les États-Unis d’avoir bombardé une usine de dessalement sur l’île de Qeshm Island, située au large du port stratégique de Bandar Abbas. Selon Téhéran, cette attaque  aura perturbé l’approvisionnement en eau d’une trentaine de villages.

En représailles à cet acte hostile, un drone iranien endommagea le lendemain à son tour une station de dessalement à Bahreïn. Laquelle fournit notamment de l’eau potable à une base militaire américaine installée dans l’île.

Ces attaques inédites marquent une évolution dont les conséquences sont imprévisibles. L’eau- une denrée rare et vitale pour cette région, l’une des plus désertiques de la planète- pourrait désormais être utilisée comme levier stratégique et militaire.

Dépendance  et vulnérabilité

Effectivement, l’eau douce étant une ressource quasi inexistante, il  en résulte que la plupart des États de la région reposent essentiellement sur les usines de dessalement pour alimenter leurs populations et leurs économies. Sachant que le Moyen-Orient qui est parsemé de plusieurs milliers d’installations réparties le long des côtes du Golfe, concentre près de 40 % de la capacité mondiale de dessalement.

Les chiffres illustrent cette dépendance extrême. Au Koweït, près de 90 % de l’eau potable provient du dessalement. La proportion atteint 86 % à Oman et environ 70 % en Arabie saoudite. Aux Emirats arabes unis, plus de 40 % de l’eau consommée est produite par ces installations. Ces infrastructures ont permis l’émergence des grandes métropoles du Golfe, de Dubaï à Doha en passant par Abu Dhabi. Car, sans eau potable produite par ces infrastructures, ces villes champignons construites au cœur de déserts arides seraient tout simplement inhabitables.

Un talon d’Achille stratégique

Or, cette dépendance aux techniques du dessalement est le véritable talon d’Achille des États du Golfe. Et si, dans le contexte de la guerre qui oppose aujourd’hui l’Iran à la coalition israélo-américaine, ces usines étaient attaquées par des drones ou des missiles iraniens comme ce fût le cas pour le Bahreïn ?

C’est le pire scénario catastrophe pour les monarchies du Golfe. Les experts de la sécurité hydrique avertissent depuis longtemps de ce danger. Déjà en 2010, une analyse de la CIA estimait que la destruction de plusieurs grandes usines de dessalement dans le Golfe pourrait avoir des conséquences plus graves que la perte de toute autre industrie stratégique. Et ce, d’autant que l’emplacement de ces usines de dessalement, généralement construites en surface, le long du littoral, les rend difficiles à protéger efficacement contre les drones, les missiles ou les cyberattaques. Ainsi, une simple attaque informatique pourrait suffire à perturber les processus chimiques essentiels au traitement de l’eau. De plus, ces installations sont souvent étroitement liées aux centrales électriques. Or, une frappe contre l’infrastructure énergétique peut donc indirectement interrompre la production d’eau potable.

Une catastrophe humanitaire

Pour de nombreux experts, cibler les infrastructures hydrauliques constitue une dangereuse ligne rouge. Car, contrairement aux installations militaires ou industrielles, ces infrastructures sont directement liées à la survie des populations civiles.

Un exemple concret ? Si l’immense complexe de dessalement de Jubail qui alimente la ville de Riyad avec ses huit millions d’habitants venait à être gravement endommagé, la capitale saoudienne pourrait se retrouver privée d’eau en moins d’une semaine. Et ce n’est pas de la science-fiction.

Cela étant, l’Iran n’est pas non plus à l’abri d’une crise similaire. Le pays traverse depuis plusieurs années une sécheresse sévère qui a fortement réduit ses réserves d’eau. Ainsi, les barrages alimentant la capitale, Téhéran, ont atteint des niveaux alarmants. Certains réservoirs sont tombés à moins de 5 % de leur capacité, alimentant les inquiétudes quant à une éventuelle pénurie d’eau pour les plus de dix millions d’habitants de la métropole.

Au final, après le pétrole et les voies maritimes, l’eau pourrait devenir le prochain champ de bataille stratégique du Moyen-Orient. Et dans ce conflit qui ne dit pas encore son nom, la ressource la plus précieuse de la région risque bien d’en être la première victime.

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Guerre au Moyen-Orient : le coup de pouce décisif de Poutine à Téhéran

Selon la presse américaine, Moscou fournirait des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui expliqueraient la sophistication de certaines frappes de l’Iran, en riposte à l’agression du duo israélo-américain.

C’est une information qui pourrait peser lourdement sur la tournure du conflit armé qui oppose les États-Unis et Israël à la République islamique l’Iran. Même si les rapports de force demeurent outrageusement asymétriques entre les belligérants. Ainsi, à en croire des informations relayées par la presse américaine, Moscou aurait fourni des renseignements militaires à Téhéran sur de potentielles cibles américaines. Des données qui auraient permis aux Gardiens de la Révolution de viser certaines cibles américaines – dont des radars d’alerte précoce ou des radars transhorizon « qui coûtent des millions de dollars – avec une précision époustouflante et une « sophistication » insoupçonnée. Et ce, en riposte aux bombardements israélo-américains depuis le 28 février.

Selon les experts militaires, l’Iran a déjà perdu une grande partie de ses capacités de renseignement après les premiers jours de guerre. Or, repérer seul les forces américaines représente un vrai défi. Autrement dit, sans l’aide russe pour fournir ces informations, les dirigeants iraniens seraient nettement moins bien informés, voire aveugles sur certains fronts.

Dans un article publié le 6 mars, le Washington Post révèle que, « selon trois sources officielles proches du renseignement », « la Russie fournit à l’Iran des informations pour attaquer les forces américaines présentes au Moyen-Orient. Le premier indice de l’engagement – même indirect – d’un autre adversaire majeur des États-Unis dans la guerre ».

Une précieuse aide logistique

Ainsi, le prestigieux quotidien de la capitale fédérale cite dans cet article des informateurs qui s’expriment sous couvert d’anonymat. Ces derniers avancent que le renseignement russe – grâce à l’imagerie spatiale produite par ses satellites – apporte une précieuse aide logistique à Téhéran. Des renseignements en temps réel qui permettent de localiser et de frapper des cibles militaires américaines Et notamment des bâtiments de guerre, des avions de chasse, desradars ou encore des bases logistiques.

Ces renseignements, ajoute la même source, ne se limitent pas aux coordonnées GPS. Ils incluent également des recommandations précises sur les modes d’attaque, les armes à utiliser et les vulnérabilités de la cible.

La revanche de Moscou

Et si le Kremlin rendait à Washington la monnaie de sa pièce ? Rappelons que le Pentagone fournit de l’imagerie satellitaire à l’Ukraine pour lui permettre de suivre en temps réel les mouvements des troupes russes et d’évaluer les dommages après les frappes, essentiels à sa défense. Ce renseignement, crucial pour la précision des frappes, soutient l’effort de guerre ukrainien face à l’invasion russe.

« Vladimir Poutine s’est longtemps opposé à ce que les États-Unis fournissent de l’imagerie satellite à l’armée ukrainienne dans le cadre de sa guerre contre l’invasion russe. Et il semble maintenant faire de même », note pertinemment le quotidien britannique The Daily Telegraph.

Dans un tel contexte, il fallait s’attendre à une vive réaction de l’administration américaine. Mais la retenue dont elle a fait preuve est étonnante.

En effet, Donald Trump a qualifié l’éventuelle ingérence russe de « stupide ». Tout en ajoutant, non sans ironie : « Regardez ce qui est arrivé à l’Iran cette semaine. S’ils reçoivent des renseignements, cela ne les aide pas beaucoup ».

Pour sa part, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, s’est dit « peu préoccupé ». D’ailleurs, il assurait, vendredi 6 mars, lors d’une interview à l’émission « 60 Minutes » de CBS que les États-Unis « surveillent tout » et intègrent ces informations dans leurs plans de bataille.

« Le peuple américain peut être assuré que son commandant en chef est parfaitement au courant de qui parle à qui » a-t-il argué.

Idem pour la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Celle-ci a déclaré avec son arrogance habituelle aux journalistes : « Cela ne change absolument rien aux opérations militaires en Iran, car nous les anéantissons complètement. »

A ce propos, Karoline Leavitt a refusé de dire si Donald Trump avait parlé au président russe Vladimir Poutine de ce partage de renseignements présumé ou s’il estimait que la Russie devait subir des sanctions. Tout en indiquant qu’elle laisserait le président s’exprimer lui-même sur le sujet.

Un cadeau du ciel

Au final, et nonobstant l’éventualité d’une implication russe, qui reste à prouver, dans le conflit au Moyen-Orient, force est de constater que cette guerre représente une aubaine économique pour la Russie. En effet, avec le détroit d’Ormuz paralysé, l’Asie se tourne vers le brut russe, jusqu’à présent délaissé et bradé à cause des sanctions occidentales.

Autre effet collatéral de la guerre en Iran : la flambée des prix du baril de pétrole russe de 40 % en quelques jours. De quoi aider Moscou à financer son effort de guerre en Ukraine. D’autant plus que la tension internationale s’est déplacée au Moyen-Orient et que la paix en Ukraine est le dernier souci des Etats-Unis. M. Poutine s’en frotte les mains.

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Guerre au Moyen-Orient : l’Espagne qui dit non

En 2003, la France refusait de s’aligner sur les USA lors de la guerre en Irak. 23 ans plus tard, elle rentre dans les rangs, et c’est l’Espagne qui reprend l’étendard de la résistance. Et c’est tout à son honneur.

 

Qui a dit que l’Histoire est un perpétuel recommencement ? Dans un discours historique prononcé le 14 février 2003 aux Nations unies par le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Dominique de Villepin, la France, puissance alliée des États-Unis, opposa son véto à l’intervention militaire en Irak soupçonné, à tort, de détenir des armes de destruction massive.

« Dans ce contexte, l’usage de la force ne se justifie pas aujourd’hui. Il y a une alternative à la guerre : désarmer l’Irak par les inspections. De plus, un recours prématuré à l’option militaire serait lourd de conséquences. Dans ce temple des Nations unies, nous sommes les gardiens d’un idéal, nous sommes les gardiens d’une conscience. La lourde responsabilité et l’immense honneur qui sont les nôtres doivent nous conduire à donner la priorité au désarmement dans la paix. Et c’est un vieux pays, la France, d’un Vieux continent comme le mien, l’Europe, qui vous le dit aujourd’hui, qui a connu les guerres, l’occupation, la barbarie. Un pays qui n’oublie pas et qui sait tout ce qu’il doit aux combattants de la liberté venus d’Amérique et d’ailleurs ». Une rhétorique vibrante qui marquera les esprits par la pertinence et l’analyse et la beauté du verbe.

Seul contre tous

Vingt-trois ans plus tard, le scénario se répète, mais le théâtre des opérations se déplace vers l’Iran. Face à l’intervention militaire contre ce pays, l’Europe reste remarquablement silencieuse. Aucun dirigeant ou presque n’ose contester la décision du président américain d’agir sans mandat des Nations unies, et en contournant le Congrès américain, seul contre-pouvoir habilité à déclarer la guerre.

Dans ce concert de prudence excessive et de frilosité, une voix s’élève : celle du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez. Le dirigeant socialiste s’impose comme le seul responsable européen à s’opposer frontalement à l’intervention en Iran. Et pas seulement en paroles.

En effet, Madrid a dans un premier temps condamné les frappes américaines et israéliennes en Iran et dénoncé une « intervention militaire injustifiée et dangereuse », avant de décider de ne pas mettre les bases militaires de Rota et Morón, dans le sud de l’Espagne, à la disposition des Américains pour le ravitaillement en vol de leurs avions de chasse.

Le coup de gueule de Trump

Grosse colère du terrible milliardaire républicain. S’exprimant devant la presse lors d’une rencontre, mercredi 4 mars, à la Maison Blanche, avec le chancelier allemand Friedrich Merz, Donald Trump accusa Madrid d’avoir été «lamentable».

« L’Espagne a été lamentable », a-t-il répété, ajoutant avoir demandé au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de « cesser toute relation » avec le pays. Et de poursuivre : « Nous allons couper tout commerce avec l’Espagne. Nous ne voulons plus rien avoir à faire avec l’Espagne ». Tout en déplorant que ce pays soit le seul de l’Otan à n’avoir pas accepté de consacrer 5 % de son PIB à des dépenses en matière de défense, comme le veut le nouvel objectif de l’Otan poussé par Washington.

Relations tendues

C’est que rien ne va plus entre Madrid et Washington. En cause, les positions critiques du gouvernement espagnol sur le soutien inconditionnel américain à Israël et sur la répression sanglante israélienne à Gaza qu’il a qualifiée de « génocide ».

Ajoutons à ces considérations l’annulation par le gouvernement Sanchez, en août 2025, d’un contrat de 6,25 milliards d’euros pour l’achat de nouveaux avions de chasse. Les tensions n’ont fait qu’empirer après que l’Espagne a ensuite interdit, en septembre 2025, le transit d’avions et de navires militaires américains transportant des armes, des munitions ou des équipements destinés à Israël via ses bases. Sans oublier le désaccord majeur sur l’augmentation de 5 % des dépenses militaires des pays de l’Otan exigée par Trump à laquelle Pedro Sanchez s’est opposé.

Au final, en défiant ouvertement la première puissance mondiale, le chef du gouvernement espagnol ne risque-t-il pas de s’attirer les foudres du terrible président américain ?

« Je ne pense pas du tout que notre position soit naïve, se défend Pedro Sánchez. Nous ne serons pas complices d’une initiative nuisible au monde et contraire à nos intérêts et à nos valeurs, juste parce que nous avons peur d’éventuelles représailles ».

Chapeau bas.

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De l’Ukraine au Moyen-Orient : ces drones kamikazes qui révolutionnent déjà l’art militaire

Lors de l’opération israélo-américaine contre la République islamique, les États-Unis ont déployé le LUCAS. A savoir, un drone kamikaze bon marché, jetable et ouvertement calqué sur le Shahed iranien. Cette nouvelle technologie des drones permet de saturer à moindre coût les défenses adverses.

Il s’agit, sans aucun doute, d’un virage doctrinal majeur dans l’art militaire. Ainsi, de l’Ukraine au Moyen-Orient, les drones kamikazes à bas coût sont en train de révolutionner la guerre moderne.

L’illustration la plus frappante de ce bouleversement en profondeur de la nouvelle tactique sur les champs de bataille des temps modernes? Lors de l’opération américano-israélienne « Fureur épique » contre l’Iran, les États-Unis ont déployé pour la première fois le LUCAS (Low-Cost Unmanned Combat Attack System), un drone explosif à usage unique. Bon marché, jetable et produit en série, il incarne l’intégration du « high-low mix » : combiner armes sophistiquées et essaims de drones jetables pour saturer les défenses adverses. Cela étant, le drone américain n’est qu’une copie conforme du… Shahed-136 iranien. Lequel a été massivement utilisé par les Gardiens de la révolution pour frapper les bases américaines au Moyen-Orient!

Le média spécialisé Defense and Security Monitor souligne que le LUCAS ressemble comme une goutte d’eau au Shahed-136; mais il présente certaines différences techniques. Sa portée serait d’environ 350 kilomètres, contre 2 000 kilomètres pour le modèle iranien. Et sa charge explosive serait plus faible. Les autorités américaines affirment néanmoins qu’il est technologiquement supérieur. Des essais ont permis de l’associer à des systèmes de communication par satellite, notamment ceux de SpaceX et Viasat, renforçant sa flexibilité opérationnelle.

Parallèlement, l’Iran poursuit l’évolution de sa propre gamme. La version Shahed-136B disposerait d’un rayon d’action supérieur à 4 000 kilomètres et de fonctionnalités améliorées. Ces drones, reconnaissables à leur silhouette et au bruit caractéristique de leur moteur – qui leur vaut le surnom de « cyclomoteurs du ciel » –, sont conçus pour frapper des cibles fixes à partir de coordonnées GPS. Leur simplicité de conception facilite leur production et leur déploiement.

C’est une ironie qui n’aura pas échappé aux spécialistes de l’armement. Ainsi, lors des frappes aériennes contre l’Iran, les Américains adoptent désormais une technologie conçue par Téhéran et utilisée en masse par les Russes en Ukraine où elle a fait preuve d’une redoutable efficacité. Pourquoi ?

Asymétrie économique

Selon les experts militaires, l’armée américaine- grisée par sa supériorité technologique incontestable- s’est focalisée pendant des décennies sur des systèmes de haute technologie, coûteux et d’une extrême sophistication. A l’instar du MQ-9 Reaper, un drone dont le prix oscille entre 20 et 40 millions de dollars, de missiles guidés de haute précision ou encore du fameux Patriot, le système de défense antiaérienne et antimissile le plus cher du monde (il faut compter environ 1 milliard à 1,1 milliard de dollars pour une batterie complète et  3 à 4 millions de dollars par missile pièce).

A noter à cet égard que c’est la guerre en Ukraine qui a brutalement rappelé aux stratèges militaires américains une évidence: la masse compte autant que la qualité. En effet, depuis 2022, la Russie utilise massivement les Shahed-136 fournis par l’Iran- et désormais produits sous licence sous le nom de Geran-2- pour frapper les villes ukrainiennes. Ce conflit a démontré qu’une guerre de haute intensité ne repose pas uniquement sur la supériorité technologique, mais aussi sur la capacité industrielle à produire en masse des systèmes simples et jetables. Le « high-low mix », combinant missiles de croisière ou balistiques sophistiqués et essaims de drones rudimentaires, permet de saturer les défenses et d’ouvrir des brèches.

La tactique de la saturation

En effet, face à des défenses sol-air toujours plus performantes à l’instar du Dôme de fer israélien, l’objectif n’est plus seulement de frapper avec précision et au bon endroit; mais de submerger l’ennemi par des drones bon marché, de le contraindre à engager ses intercepteurs onéreux, de révéler ses positions et d’épuiser au final ses stocks. Ainsi, l’asymétrie économique devient alors une arme redoutable : un Shahed iranien coûte entre 20 000 et 50 000 dollars; alors  qu’un un seul missile Patriot chargé de l’abattre avoisine les 4 millions. A long terme, le déséquilibre financier est insoutenable.

Ainsi, pour chaque dollar investi par l’Iran dans des drones, ses adversaires peuvent dépenser vingt à trente fois plus pour les intercepter. Ce différentiel rappelle l’épisode de la frégate française Languedoc en mer Rouge fin 2023. Attaquée par des drones houthis de type Shahed, elle avait riposté avec des missiles Aster coûtant environ un million d’euros chacun pour neutraliser des engins valant quelques dizaines de milliers de dollars. Cette disproportion illustre la vulnérabilité des grandes puissances face à des armes simples, mais produites en masse.

En définitive, dans la guerre du futur, l’armée qui saura combiner qualité et quantité de l’armement prend l’avantage. Les drones kamikazes low cost ne sont pas seulement des armes bon marché; ils sont le symbole d’un basculement stratégique. Parfois à l’avantage des plus faibles contre les grandes puissances militaires.

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Blocage du détroit d’Ormuz : une arme à double tranchant

Le détroit d’Ormuz est quasiment paralysé depuis que l’Iran a imposé un blocus sur la voie maritime la plus vitale au monde pour le transport du pétrole. Mais attention au retour de la manivelle pour le régime des mollahs.

« On peut commencer la guerre quand on veut, mais on ne la finit pas de même », dixit Machiavel. En élargissant le théâtre des opérations aux eaux internationales, l’Iran impose un nouveau rapport de force : la guerre ne se joue plus seulement dans le ciel, mais sur les routes maritimes vitales de l’économie globale.

Ainsi, en annonçant la fermeture du détroit d’Ormuz, la République islamique aura brutalement déplacé le centre de gravité du conflit. Ce qui n’était jusque-là qu’une guerre de frappes ciblées, de drones et de missiles dans le ciel du Moyen-Orient s’est mué en brasier maritime aux répercussions mondiales. Par ce geste, Téhéran ne se contente plus de riposter dans les airs, mais frappe au cœur du commerce énergétique planétaire. Chaque pétrolier immobilisé, chaque navire détourné, chaque prime d’assurance qui s’envole devient une arme stratégique.

Passage à l’acte

En effet, Téhéran avait annoncé samedi 28 février avoir fermé la navigation dans le détroit, menaçant de prendre les pétroliers navigant aux abords du détroit d’Ormuz pour cible. Tandis que des centaines de navires jettent l’ancre à l’extérieur de ce passage maritime étroit entre l’Iran et la péninsule arabique.

Suite à cet ultimatum, et au deuxième jour de frappes iraniennes dans le Golfe en représailles à l’attaque israélo-américaines contre l’Iran, des agences de sécurité maritime ont rapporté dimanche 1er mars que deux navires ont été attaqués aux abords de ce détroit, au large des Émirats arabes unis et d’Oman. Un premier navire, au large des côtes d’Oman, a été touché « par un projectile inconnu au-dessus de la ligne de flottaison. Bien que la salle des machines ait d’abord été signalée comme étant en feu, il a désormais été indiqué que l’incendie est sous contrôle ». C’est ce qu’a indiqué l’agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Dans un incident distinct, un autre « navire  a été touché par un projectile inconnu, provoquant un feu. Il a été maîtrisé et le navire a l’intention de poursuivre son voyage », a ajouté la même agence.

Enjeu géostratégique

Dès lors, n’est-il pas prévisible que le blocus de facto du détroit d’Ormuz, artère vitale du commerce énergétique mondial, n’aboutisse fatalement à l’internationalisation du conflit au Moyen-Orient. Un objectif que le régime des mollahs semble atteindre contre vents et marées ?

Pour s’en convaincre, il suffit d’ouvrir la carte géographique de la région. Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz est un goulet d’étranglement par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial, constituant ainsi la principale voie de navigation qui relie les riches pays pétroliers du Moyen-Orient au reste du monde. Mais, ce passage d’eau est particulièrement vulnérable en raison de sa faible largeur, 50 kilomètres environ (largeur navigable : environ 9 km en deux voies de ~3 km chacune + une zone tampon d’environ 3 km) et de sa profondeur qui n’excède pas 60 mètres. Le hic c’est qu’une fermeture, même partielle, affecterait directement les grandes puissances importatrices d’énergie en Europe et en Asie, notamment la Chine, le Japon ou encore l’Inde. Il en résulte une flambée immédiate des prix du pétrole susceptible de se transformer en  une crise locale en choc économique global.

Vers un nouveau choc pétrolier ?

Pour preuve, le cours du baril de Brent, la référence internationale de l’or noir, avait intégré avant même le conflit une prime de risque géopolitique croissante pour s’afficher à plus de 72 dollars  et les prix de l’or noir pourraient grimper au-delà des 120 dollars, un niveau plus vu depuis des années. Et ce, en cas de guerre prolongée avec un embrasement régional et des ruptures d’approvisionnement.

Toutefois, même si les pays de l’organisation de l’OPEP dont l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, ainsi que, dans une moindre mesure, le Koweït et l’Irak augmentent leur production, ils restent très dépendants du bon fonctionnement du détroit d’Ormuz pour exporter.

« Cela dit, il est également possible que les prix du brut chutent rapidement en cas de cessation rapide des combats. Permettant ainsi la reprise de la production pétrolière normale et du transport maritime dans la région », relèvent les analystes d’Eurasia Group.

Mais il n’y a pas que le pétrole et le gaz qui risquent de manquer. « Environ 33 % des engrais mondiaux, y compris le soufre et l’ammoniac, transitent par le détroit d’Ormuz », selon le cabinet d’analyse Kpler. Car, chargés sur des cargos au Qatar, en Arabie saoudite ou aux Emirats arabes unis, ces fertilisants ont des destinations diverses : Inde, Chine, Brésil, mais aussi des pays africains. Et, comme une large partie des engrais est fabriquée en utilisant massivement du gaz ou du pétrole, la flambée du prix des hydrocarbures provoquée par la guerre en Iran devrait aussi avoir un effet boule de neige sur les tarifs des engrais.

Mais, attention à l’effet boomerang. Ainsi, un blocage total du détroit serait toutefois un « suicide » pour l’Iran, estime un analyste de l’International Crisis Group (ICG). « L’Iran utilise cette voie maritime pour vendre son pétrole à la Chine. Et une telle fermeture lui aliénerait son principal partenaire économique, qui dépend des importations énergétiques du Golfe pour environ 25 % de ses besoins », conclut-il.

Au final, le blocus du détroit d’Ormuz ne serait pas seulement un épisode supplémentaire des tensions au Moyen-Orient : il toucherait aux flux énergétiques mondiaux, aux équilibres militaires régionaux et aux intérêts stratégiques des grandes puissances. Autant de facteurs qui en feraient un catalyseur d’internationalisation du conflit.

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Affaire Epstein : et si Trump était amené à témoigner devant le Congrès ?

Entendue, jeudi 26 février, par les élus de la Chambre des représentants sur ses contacts éventuels avec le criminel sexuel, Hillary Clinton dénonce un « théâtre politique partisan ». Elle  contre-attaque en réclamant que Donald Trump soit à son tour convoqué.

 

L’arroseur arrosé. Pour étouffer les soupçons visant l’implication présumée de Donald Trump dans la poisseuse affaire Jeffrey Epstein – ce financier retrouvé pendu dans sa cellule en 2019 après avoir été incarcéré pour avoir mis en place un vaste système d’exploitation sexuelle de mineures -, quoi de plus tentant pour le camp républicain que de braquer les projecteurs sur le couple Clinton ? L’ancien locataire de la Maison Blanche, lesté d’une réputation sulfureuse et cité à de multiples reprises dans des documents rendus publics par le département de la Justice, offrait une cible idéale. Mais la manœuvre, trop grossière, a tourné court : à vouloir déplacer le feu, elle a ravivé les braises. Effet boomerang garanti.

Un « théâtre politique partisan »

Ainsi, sommée de s’expliquer sur la nature des liens du couple Clinton avec l’ex-financier américain – l’ancien président avait accueilli plusieurs fois Jeffrey Epstein à la Maison Blanche lors de son mandat, il a aussi voyagé à plusieurs reprises dans son jet privé et a été photographié plusieurs fois en sa compagnie -, Hillary Clinton, ex-secrétaire d’État et ancienne Première dame, s’est finalement soumise à un exercice de questions-réponses particulièrement éprouvant. Pendant près de six heures, à huis clos, elle a été entendue par la commission de contrôle de la Chambre des représentants, passée sous contrôle républicain depuis novembre 2024.

À la sortie, elle s’est présentée devant la presse, tête altière : « Je ne sais pas combien de fois j’ai dû dire que je ne connaissais pas Jeffrey Epstein, que je ne suis jamais allée sur son île, dans ses résidences, dans ses bureaux… C’est enregistré, je l’ai dit à plusieurs reprises ».

Pugnace, l’ex-adversaire de Donald Trump à l’élection présidentielle de 2016 a estimé lors de sa déposition que le camp républicain « instrumentalisait l’affaire à des fins politiques » et a dénoncé un « théâtre politique partisan ». Selon elle, son audition constitue « un moyen de ne pas mettre la lumière sur la relation entre Jeffrey Epstein et Donald Trump », qui a longtemps fréquenté le sulfureux l’homme d’affaires dans les années 90.

« Vous m’avez contrainte à témoigner, en sachant pertinemment que je ne possède aucune information susceptible de vous aider dans votre enquête, afin de détourner l’attention des agissements du président Trump et de les dissimuler malgré les demandes légitimes de réponses », a-t-elle martelé.

Contre-attaque

Et de dégoupiller une bombe en exigeant que la Commission de contrôle de la Chambre des représentants prenne également la déposition du 47e président des États-Unis en personne. « Si cette commission voulait sérieusement connaître la vérité sur les crimes d’Epstein, elle demanderait directement à notre président actuel de s’expliquer sous serment sur les dizaines de milliers de fois où il apparaît dans le dossier Epstein ».

Un dossier explosif

À quoi l’ex-Première dame fait-elle allusion ? Aux récents documents concernant Donald Trump qui auraient été expurgés des dossiers Epstein au moment de leur publication, fin janvier.

Selon plusieurs médias, le ministère de la Justice aurait en effet camouflé la publication de documents liés aux accusations d’une femme affirmant avoir été agressée sexuellement quand elle était mineure par Jeffrey Epstein et Donald Trump.

« Ce sont des documents qui accusent le président des États-Unis de faits très graves de violence sexuelle », a claironné le représentant démocrate de Californie, Robert Garcia. « Nous exigeons que le président Trump soit convoqué immédiatement pour témoigner devant notre commission ».

Plus grave. L’analyste de France info, Romuald Sciora, directeur de l’Observatoire politique et géostratégique des États-Unis à l’IRIS, estime pour sa part que « le dossier Epstein, pour l’instant, a totalement glissé sur Trump. Ce dossier évoque des accusations très fumeuses réapparues récemment, selon lesquelles le président aurait potentiellement violé une gamine de 13 ans. Si on apprenait demain qu’il avait couché avec des prostituées via Epstein, tout le monde s’en moquerait un petit peu, mais des accusations de viol sur une enfant, même infondées, justifieraient que le président des États-Unis soit auditionné », affirme-t-il.

Et si la pression se déplaçait désormais vers la Maison Blanche ? Romuald Sciara note qu’à la suite d’Hillary Clinton, d’autres démocrates ont maintenant exigé que le président puisse être auditionné, ce qui peut être un moyen « de fragiliser Donald Trump ».

Sur le plan juridique, explique-t-il, rien n’empêcherait l’audition d’un président en exercice, rappelant que Bill Clinton avait lui-même été entendu dans l’affaire Monica Lewinsky. Mais politiquement, tout dépendra du rapport de forces au Congrès et de l’évolution des accusations. « Si Trump devient un problème pour son administration, ils seront les premiers à le pousser à aller témoigner et à le faire sauter si nécessaire », avance-t-il, évoquant les équilibres internes au camp républicain.

Et si l’épouse du président, Melania Trump, était également amenée à témoigner ? « Si Hillary était allée témoigner pour apporter son témoignage sur les potentiels agissements de son mari liés à l’affaire Epstein, pourquoi Melania ne serait-elle pas auditionnée à son tour ?», interroge Romuald Sciora, lequel considère que l’hypothèse « n’a rien d’absurde ».

Attention : terrain glissant !

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Menace de frappes contre l’Iran : le Pentagone temporise

À huis clos, le Pentagone multiplie les avertissements sur les conséquences d’une intervention militaire en Iran. Alors que Washington masse ses navires, dont deux porte-avions, au Moyen-Orient.

 Croiser le fer avec la République islamique d’Iran, l’ennemi juré des Etats-Unis depuis le renversement du Shah d’Iran en 1979 et la prise d’otage dans l’ambassade étasunienne à Téhéran, ou donner une chance à la voie diplomatique ? Tel est le dilemme du président américain Donald Trump, qui fait face à la plus importante décision de son second mandat. Et ce, alors que les émissaires américains et iraniens devront se rencontrer ce jeudi 26 février à Genève, pour négocier un accord sur la base de l’« enrichissement zéro de l’uranium ». Un accord qui, selon les « desideratas » américains, serait en mesure de bloquer toute possibilité de développer une arme nucléaire.

Un discours alarmiste

« Ma préférence va à une résolution de ce problème par la diplomatie. Mais une chose est sûre : je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme  de se doter d’une arme nucléaire ». C’est ce qu’a déclaré le président américain, mardi 23 février, lors de son discours de politique générale devant le Congrès. Tout en ajoutant que l’Iran avait « déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases militaires et travaillent à concevoir des missiles  qui pourront atteindre bientôt les États-Unis ».

A qui s’adresse ce discours alarmiste à souhait qui prétend, sans preuve à l’appui, que le régime des mollahs menace l’Europe et même la sécurité des États-Unis ? Certes, il cherche à prendre à témoin « le monde libre », l’opinion publique américaine majoritairement opposée à une nouvelle guerre contre Téhéran et surtout sa base électorale MAGA. Laquelle est traditionnellement hostile aux interventions militaires extérieures, au nom du principe « America First ».

Sondage peu encourageant

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder de près un sondage SSRS/Université du Maryland, réalisé au début du mois en cours.

A la question : « Êtes-vous favorable ou opposé à une attaque des États-Unis contre l’Iran dans les circonstances actuelles » ? Seuls 21 % s’y sont déclarés favorables, 49 % opposés et 30 % ont répondu « Je ne sais pas ». Sachant que les Républicains étaient les plus favorables à une guerre (40 %); mais que 25 % des électeurs républicains s’y opposaient et 35 % ont répondu « Je ne sais pas ». Il n’y a donc pas de consensus, même au sein du parti de Trump. Par contre, seuls 6 % des Démocrates sont favorables à une attaque contre Téhéran à l’heure actuelle. Alors que 21 % des indépendants étaient favorables à une intervention.

Inquiétudes

Nul doute que ces chiffres ne constituent pas un bon point de départ pour évaluer le soutien dont bénéficierait Trump s’il décidait de passer à l’acte. D’autant plus que le Pentagone ne cache pas son inquiétude concernant une campagne militaire prolongée contre l’Iran et a fait savoir au locataire de la Maison Blanche que les plans de guerre envisagés comportaient des risques, notamment en termes de pertes humaines.

En effet, alors que les États-Unis massent ses navires, dont deux porte-avions, au Moyen-Orient, le chef d’état-major américain Dan Caine a émis des réserves sur une potentielle attaque de l’Iran. Tout en pointant, entre autres, des risques pour les soldats américains et un stock de munitions insuffisant.

Selon le Washington Post et le Wall Street Journal, le général a fait part de ses préoccupations au président Trump en privé, lors d’une réunion à la Maison-Blanche la semaine dernière.

En cause notamment : les stocks de munitions américains ont été largement consommés par le soutien militaire de Washington à Israël et à l’Ukraine. Or une guerre ouverte avec l’Iran pourrait encore épuiser davantage les réserves et compliquer la préparation d’un potentiel conflit futur avec la Chine. La preuve ? Le Pentagone a été forcé de demander 30 milliards de dollars au Congrès pour acheter des missiles et des intercepteurs face à la chute du niveau des stocks.

Autre source de préoccupation : la complexité d’une opération militaire en Iran. Car, si les États-Unis ont des bases dans la région, notamment au Qatar, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis; ces pays, par peur des représailles, refusent catégoriquement qu’une offensive contre Téhéran soit lancée depuis leur territoire.

Bref, le général aurait averti que les enjeux en Iran étaient plus importants que lors de l’opération américaine récente au Venezuela. Cette dernière ayant permis de capturer l’ancien président  Nicolas Maduro. De même qu’il l’aurait prévenu que des frappes pourraient entraîner des pertes importantes pour les États-Unis et une escalade régionale plus large.

Notons enfin que Dan Caine n’a pas été le seul à émettre des réserves sur une attaque en Iran. Le vice-président J.D. Vance a également émis des doutes, craignant que les États-Unis ne s’embourbent dans un conflit complexe. Toutefois, il ne s’est pas opposé à des frappes sur le territoire iranien. De leur côté, les émissaires américains au Moyen-Orient, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont conseillé à Donald Trump de temporiser et de privilégier  une issue diplomatique.

Tout le contraire d’un certain Netanyahu, qui cherche par tous les moyens à faire pression sur les Etats-Unis en faveur d’une action militaire. Sauf que, selon une source américaine, il aurait quitté une réunion avec Trump la semaine dernière sans savoir quelle était la position exacte du président. La queue entre les pattes, il aurait ensuite demandé si ce dernier était « toujours avec nous » !

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