Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

8 mars : l’UpM affiche un leadership féminin inédit

À la veille de la Journée internationale des femmes, célébrée chaque année le 8 mars, l’Union pour la Méditerranée (UpM) a annoncé la nomination de cinq nouveaux secrétaires généraux adjoints, dont quatre femmes, renforçant ainsi la parité au sein de son équipe dirigeante, selon un communiqué de l’organisation.

Avec cette nouvelle configuration – qui s’ajoute au poste de secrétaire général occupé par Nasser Kamel – le nombre de secrétaires généraux adjoints s’élève désormais à six, dont une majorité de femmes.

Pour l’organisation, cette évolution traduit un engagement concret en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que des valeurs euro-méditerranéennes qu’elle promeut auprès de ses 43 États membres.

Ces nominations interviennent dans le prolongement de l’adoption, en novembre 2025 à Barcelone, de la nouvelle vision stratégique de l’Union et de sa réforme institutionnelle, approuvées lors du 10ᵉ Forum régional de l’UpM. Elles visent à doter l’organisation d’une équipe dirigeante disposant d’une expertise diversifiée et d’une représentation géographique équilibrée couvrant l’ensemble de la région euro-méditerranéenne.

L’UpM rappelle que l’égalité entre les femmes et les hommes constitue l’un des axes prioritaires de son agenda régional, renforcé notamment par cinq conférences ministérielles consacrées au rôle des femmes dans la société, ainsi que par les conclusions de la cinquième Déclaration ministérielle adoptée à Madrid en 2022.

En 2026, l’organisation met en œuvre plusieurs programmes destinés à accroître la participation des femmes dans des secteurs stratégiques, notamment les systèmes agricoles et alimentaires, la transition énergétique, l’entrepreneuriat, l’inclusion numérique, ainsi que les enjeux liés au nexus climat-paix-sécurité.

Créée en juillet 2008 dans le prolongement du Processus de Barcelone, l’Union pour la Méditerranée réunit 43 pays membres autour d’objectifs de coopération régionale et de dialogue, à travers la mise en œuvre de projets concrets en faveur du développement durable et de l’intégration euro-méditerranéenne.

L’article 8 mars : l’UpM affiche un leadership féminin inédit est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie: les femmes gagnent du terrain dans les conseils d’administration, mais le chemin reste long

Malgré les efforts et initiatives pour promouvoir l’égalité entre hommes et femmes, la Tunisie continue de faire face à un long chemin. Les données récentes montrent que les avancées restent encore limitées, mais elles traduisent un mouvement concret. 

La Bourse de Tunis a accueilli, vendredi 6 mars 2026, l’édition locale de l’initiative internationale Ring the Bell for Gender Equality, organisée à l’occasion de la Journée internationale des femmes. Cet événement a rassemblé des représentants du marché financier, des sociétés cotées et des partenaires internationaux pour échanger sur des stratégies visant une croissance inclusive et durable. 

La participation féminine était particulièrement notable, soulignant l’engagement réel des institutions financières et de leurs partenaires. Le directeur général de la Bourse de Tunis, Bilel Sahnoun, a annoncé que la part des femmes dans les conseils d’administration des entreprises tunisiennes s’établit désormais à 19 %, contre 17 % l’an dernier. 

Avec ce résultat, la Tunisie se situe dans la moyenne des pays du G20, devant des nations comme l’Inde, le Brésil, la Chine ou encore l’Arabie saoudite. Pourtant, selon Bilel Sahnoun, ces progrès demeurent essentiellement le fruit d’initiatives volontaires des entreprises. « Beaucoup dépend encore de la volonté et des choix des dirigeants », a-t-il souligné. 

Pour accélérer l’évolution, il plaide pour la mise en place d’un cadre légal, rappelant que les pays ayant adopté des quotas ont enregistré les avancées les plus rapides. L’objectif serait de tendre vers un niveau similaire à celui de la France, où la loi Copé-Zimmermann impose que 40 % des sièges dans les conseils d’administration soient occupés par des femmes. 

En Europe, la représentation féminine varie fortement selon les pays. En 2025, la France domine avec 46,9 % de femmes dans les conseils, suivie par l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande et l’Espagne. Les écarts, allant de 11,3 % à 46,9 %, s’expliquent principalement par les mesures légales obligeant une présence minimale de femmes dans les instances dirigeantes. Un exemple concret en Tunisie est le conseil d’administration de la Bourse de Tunis, présidé par Sonia Ben Fraj – la première femme à occuper ce poste depuis la création de l’institution. Sur 11 membres, 3 sont des femmes, et un appel à candidatures est lancé pour recruter deux administrateurs indépendants, renforçant ainsi la diversité au sein du conseil. 

Florence Basty, représentante d’ONU Femmes, partenaire de l’initiative, a salué ce partenariat durable avec la Bourse de Tunis. « C’est un privilège de conduire cette action avec une institution qui s’engage concrètement en faveur de l’autonomisation des femmes  », a-t-elle déclaré. 

A noter qu’à l’échelle mondiale, plus de 12 000 entreprises ont signé les Women’s Empowerment Principles. En Tunisie, une quarantaine d’entre elles se sont engagées, et l’objectif est de voir ce nombre croître, notamment grâce à l’implication du secteur privé et des marchés financiers. 

Les marchés financiers jouent également un rôle dans l’évolution des pratiques des entreprises, en imposant des standards de gouvernance et de transparence, notamment via les critères ESG (environnementaux sociaux et de gouvernance). 

Au passage, Bilel Sahnoun a précisé que 17 entreprises cotées ont déjà publié leur reporting ESG, auxquelles s’ajoute la Bourse de Tunis elle-même. L’année prochaine, d’autres suivront, permettant de mieux mesurer l’engagement réel des sociétés en matière d’égalité et d’établir des indicateurs précis de performance. 

Pour replacer la question dans un contexte global, Florence Basty a rappelé que, selon le Global Gender Gap Report 2025 du Forum économique mondial, il faudra encore 123 ans pour atteindre l’égalité entre hommes et femmes au rythme actuel, ce qui souligne l’importance d’accélérer les initiatives.

L’article Tunisie: les femmes gagnent du terrain dans les conseils d’administration, mais le chemin reste long est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sport féminin : le CNOT booste le leadership des femmes

Lors de l’ouverture de l’atelier sur le programme d’exécution du plan stratégique du Comité National Olympique Tunisien (CNOT) « Femme, Sport et Olympisme : pour une société saine et équilibrée » (2026-2028), le président du CNOT, Mehrez Boussayene, a salué les avancées de la Commission femme, sport et égalité des genres, ainsi que la pertinence des axes stratégiques retenus. Il a insisté sur l’urgence de promouvoir le leadership féminin dans les instances sportives, via des textes et mécanismes facilitant l’accès des femmes aux postes clés.
M. Boussayene a aussi plaidé pour une base de données nationale sur le sport féminin en Tunisie, outil essentiel pour des politiques éclairées, alignées sur la digitalisation et l’intelligence artificielle.
S’adressant aux représentantes des fédérations, expertes de l’Université ESPRIT, anciennes championnes et journalistes, il a appelé à une mobilisation collective pour le succès de cette démarche. Le développement du sport féminin et l’essor de la femme dans le mouvement sportif sont, selon lui, des leviers majeurs pour transformer le paysage sportif tunisien et renforcer la cohésion sociétale.

L’article Sport féminin : le CNOT booste le leadership des femmes est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’Europe en tête: près de la moitié des administrateurs sont des femmes dans certaines grandes entreprises

Source: Managers

Aujourd’hui, plusieurs actions, initiatives et mécanismes visent à avancer vers l’égalité de genre. Pourtant, les chiffres montrent que le chemin reste long, et en Tunisie, c’est un vrai processus.

Ce matin a eu lieu l’édition tunisienne de l’initiative mondiale Ring the Bell for Gender Equality, organisée dans le cadre de la Journée internationale des femmes. Cet événement a offert un espace d’échanges entre acteurs du marché financier, sociétés cotées et partenaires internationaux, pour renforcer la mobilisation collective en faveur d’une croissance inclusive et durable. On remarque d’ailleurs une forte présence féminine parmi les participants, ce qui témoigne d’un réel engagement des institutions financières tunisiennes et de tous les acteurs impliqués.

L’initiative, portée par La Bourse de Tunis en partenariat ONU Femmes Tunisie et d’autres organisations internationales, vise à sensibiliser sur le rôle clé du secteur financier dans la promotion de l’égalité des genres, tout en encourageant des engagements concrets pour l’autonomisation économique des femmes. L’occasion a aussi été donnée de dresser un état des lieux sur la présence des femmes dans le secteur financier, à la fois dans le monde et en Tunisie, avant de présenter les chiffres précis. Entre 2024 et 2025, la présence des femmes au sein des conseils d’administration des sociétés cotées s’est renforcée de 13 %. Elle est passée de 17,7 % en 2024 à 19,5 % en 2025. En 2024, sur un total de 695 administrateurs répartis dans 74 sociétés cotées, 123 étaient des femmes. Parmi ces 74 entreprises, 18 ne comptaient aucune femme dans leur conseil d’administration, révélant que malgré les progrès, la parité reste encore un défi pour de nombreuses sociétés.

L’année suivante, le nombre total d’administrateurs a également progressé, tout comme la présence des femmes. En 2025, 139 femmes siégeaient sur les conseils d’administration de 75 sociétés cotées, et 63 entreprises comptaient désormais au moins une femme dans leur conseil, contre seulement 12 sociétés sans représentation féminine. Le nombre d’entreprises sans femmes au sein de leur conseil a donc nettement diminué.

Cette évolution de la représentation féminine varie selon les secteurs, oscillant entre 16 % et 28 %. Le secteur de la santé affiche le taux le plus élevé, avec 28 %, suivi par les sociétés financières, selon les données de la BVMT.

En 2024, la variation de la présence féminine au sein des conseils d’administration restait relativement limitée, entre 13 % et 20 %, ce qui explique l’amélioration globale observée en 2025. Les chiffres présentés lors de l’atelier d’aujourd’hui confirment cette tendance, montrant une progression de la représentation des femmes dans les conseils d’administration à l’échelle mondiale. Par exemple, selon le rapport 50/50 Women on Boards, réalisé en partenariat avec Equilar sur les grandes entreprises américaines, la proportion de femmes dans les conseils d’administration est passée de 22,6 % en 2020 à 25,6 % en 2021, pour atteindre 30,1 % en 2025.

En Europe, le pourcentage de femmes dans les conseils des grandes sociétés cotées de l’UE en 2025 varie fortement selon les pays, avec un focus particulier sur la France, où elles représentent 46,9 % des administrateurs, suivie par l’Italie, le Danemark, les Pays-Bas, l’Irlande, l’Espagne, puis l’Allemagne. Les taux oscillent ainsi entre 11,3 % et 46,9 %, une différence largement expliquée par les initiatives réglementaires imposant une représentation féminine minimale dans les conseils.

En Afrique, les institutions financières connaissent également une amélioration. Selon le Baromètre de l’industrie financière africaine 2025, la proportion de femmes dans les conseils d’administration a augmenté par rapport à 2024, reflétant une tendance positive sur le continent.

En Tunisie, un exemple fort illustre cette progression: le conseil d’administration de la Bourse de Tunis est présidé par Sonia Ben Fraj, la première femme à occuper ce poste depuis la création de la Bourse. Le conseil compte 11 membres, dont 3 femmes, et un appel est prévu pour recruter deux administrateurs indépendants supplémentaires, renforçant ainsi la diversité et la représentation féminine.

Lire aussi: 

L’article L’Europe en tête: près de la moitié des administrateurs sont des femmes dans certaines grandes entreprises est apparu en premier sur Managers.

Égalité femmes-hommes : un fossé juridique mondial

Une étude du Groupe de la Banque mondiale indique les lois sur l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié. Seules 4 % vivent sous des droits quasi équivalents aux hommes. Insécurité, crédit et garde d’enfants freinent croissance et emploi.

Les lois garantissant l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié dans le monde. Seules 4 % des femmes vivent dans un pays où leurs droits économiques sont presque équivalents à ceux des hommes, dénonce un rapport du Groupe de la Banque mondiale.

Intitulé « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit », le rapport, publié le 24 février 2026 à Washington, révèle un écart majeur entre l’adoption des lois et leur application effective. Si le score moyen mondial atteint 67 sur 100 pour les textes législatifs favorables à l’égalité, il chute à 53 pour leur mise en œuvre et à 47 pour les dispositifs institutionnels permettant leur exercice réel.

Pour l’institution de Bretton Woods, cette situation freine la croissance mondiale. « Même pleinement appliquées, les législations actuelles ne garantiraient aux femmes que les deux tiers des droits accordés aux hommes. Les gouvernements ont donc encore d’importants efforts à fournir pour lever les obstacles structurels à la participation économique féminine », lit-on dans le rapport.

Les trois points faibles des lois…

Pour la première fois, le rapport évalue non seulement les lois en vigueur, mais aussi leur degré d’application. Selon les experts juridiques consultés, moins de la moitié des politiques et services nécessaires sont effectivement en place. Ces derniers estiment que « ce déficit prive les économies d’un levier essentiel de croissance et de création d’emplois ».

La sécurité apparaît comme le principal point faible. Seul un tiers des législations nécessaires pour protéger les femmes contre les violences a été adopté. Et, dans 80 % des cas, ces lois sont mal appliquées, dénonce encore le rapport. Or l’insécurité compromet directement l’accès des femmes à un emploi stable et productif.

L’entrepreneuriat constitue un autre retard notable. Si, dans la plupart des pays, les règles de création d’entreprise sont identiques pour les hommes et les femmes, seule la moitié garantit un accès équitable au crédit. Cette inégalité limite le développement des entreprises féminines et leur contribution à l’économie.

Enfin, les services de garde d’enfants sont également considérés comme un levier déterminant. Moins de la moitié des 190 économies étudiées disposent de dispositifs financiers ou fiscaux pour soutenir les familles. Parmi elles, seulement 30 % ont mis en place les politiques nécessaires pour assurer une offre abordable et de qualité. « Dans les pays à faible revenu, à peine 1 % des mécanismes de soutien existent ». Sans commentaire !

Toutefois, le rapport du Groupe de la Banque mondiale estime qu’en dépit de ces lacunes, certains progrès ont été enregistrés. Au cours des deux dernières années (2024-2025), 68 économies ont adopté 113 réformes favorables à l’égalité, notamment en matière d’entrepreneuriat et de lutte contre les violences. « L’Afrique subsaharienne se distingue avec 33 réformes, un record régional. Certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont également engagé des avancées notables, élargissant les congés parentaux et renforçant l’égalité salariale », souligne le rapport.

Et d’annoncer que dans la prochaine décennie, 1,2 milliard de jeunes – dont la moitié de femmes – devraient entrer sur le marché du travail. « Garantir l’égalité des chances n’est donc pas seulement un impératif moral, mais une nécessité économique mondiale », conclut l’étude.

L’article Égalité femmes-hommes : un fossé juridique mondial est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Pourquoi l’emploi féminin a-t-il chuté?

Derrière l’apparente stabilité globale dans le nombre des occupés en Tunisie au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième, se cache une réalité beaucoup plus contrastée, marquée par de profondes disparités de genre. La répartition des emplois entre hommes et femmes demeure très inégalitaire. Les hommes représentent 2 561 800 actifs occupés, soit 71% de l’emploi total, contre seulement 1 048 100 femmes, soit 29%.

L’analyse comparative avec l’année 2024 révèle une évolution qu’il convient d’expliquer, et qui concerne l’emploi féminin. Entre 2024 et 2025, le nombre d’hommes employés a augmenté de 47 800, tandis que celui des femmes a chuté de manière spectaculaire, avec une perte de 222 900 emplois en l’espace d’un an, soit une baisse de 17,5%.

Cette dégradation interroge sur ses causes profondes, surtout qu’il s’agit bien d’un pic au quatrième trimestre 2024, suivi d’une normalisation dès le premier trimestre 2025.

Cela peut s’expliquer par la forte saisonnalité de l’emploi féminin. Le secteur agricole en est le meilleur exemple. Il constitue le premier réservoir d’emplois saisonniers féminins. Les femmes y représentent une main-d’œuvre essentielle mais invisibilisée, travaillant principalement lors des périodes de récolte, de cueillette ou de traitement des cultures. La fin de l’année 2024 a coïncidé avec la récolte des olives. Mais en 2025, aucune hausse particulière n’a été observée, bien que la saison soit bien meilleure. Cela limite la plausibilité de cette explication.

Le textile-habillement est un autre secteur où le travail est largement féminisé. Est-ce que la fin de l’année 2024 a enregistré une hausse exceptionnelle de la demande des marchés européens pour expliquer un tel rythme d’embauche? Nous l’ignorons également.

Quel qu’il en soit, cela jette de la lumière sur la question de la saisonnalité de l’emploi féminin en Tunisie. Il ne s’agit pas d’un simple phénomène conjoncturel, mais bien d’une caractéristique structurelle du marché du travail, profondément ancrée dans l’organisation économique du pays et les rapports sociaux de genre. Elle condamne des centaines de milliers de femmes à une précarité permanente, sans protection sociale, sans perspective de carrière et sans reconnaissance de leur contribution essentielle à l’économie nationale. Des efforts sont en train d’être consentis, sur les plans juridique et social. C’est une reconnaissance de la dignité et c’est le minimum envers ces travailleuses de l’ombre.

L’article Pourquoi l’emploi féminin a-t-il chuté? est apparu en premier sur Managers.

« Désolé pour le coup de poing » : une publicité choquante relance le débat sur les violences faites aux femmes

« Désolé pour le coup de poing » : une publicité choquante relance le débat sur les violences faites aux femmes

Cette publicité diffusée sur Facebook, présentant un coffret d’accessoires accompagné du message « Désolé pour le coup de poing », a provoqué une vive indignation en raison de la banalisation implicite de la violence qu’elle véhicule. En transformant un acte violent en prétexte promotionnel, la publication franchit une ligne éthique dangereuse, en suggérant qu’un cadeau […]

The post « Désolé pour le coup de poing » : une publicité choquante relance le débat sur les violences faites aux femmes first appeared on Directinfo.

« Ghalia », un cri et un hymne contre les violences faites aux femmes

En Tunisie, où les féminicides ont encore endeuillé des familles avec 22 femmes tuées en 2025, le 25 novembre résonne comme un rappel douloureux : la violence continue de frapper, parfois derrière des portes closes, parfois à travers un écran où le cyberharcèlement étouffe les plus jeunes. En lançant « Ghalia » dans le cadre des 16 jours d’activisme, la mobilisation donne un visage, une voix et une dignité à celles qu’on a trop longtemps réduites au silence – pour dire que chaque femme mérite protection, justice et vie pleinement vécue.

La Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes est marquée ce 25 novembre par des appels renouvelés à agir face à un phénomène qui touche près d’une femme sur trois dans le monde. Cette édition met l’accent sur l’essor inquiétant des violences numériques, de plus en plus présentes dans la vie des femmes visibles dans l’espace public.

En Tunisie, cette journée coïncide également avec le lancement de la chanson « Ghalia », une création artistique intégrée à la campagne des 16 jours d’activisme et soutenue par la Délégation de l’Union européenne.

Un fléau mondial qui se transforme avec le numérique

Au niveau international, les organisations rappellent que les violences physiques, sexuelles, psychologiques et économiques restent massives, souvent invisibles et encore sous-déclarées. Cette année, l’alerte porte sur un champ en pleine expansion : les violences en ligne. Cyberharcèlement, menaces, campagnes de diffamation, utilisation détournée de l’IA, deepfakes sexistes – autant de formes nouvelles qui visent particulièrement les femmes journalistes, militantes, créatrices de contenu ou actrices politiques.

La difficulté d’encadrement juridique, l’impunité des plateformes, l’anonymat des agresseurs et la montée de discours hostiles à l’égalité contribuent à l’aggravation du phénomène. La campagne internationale Tous UNiS, lancée ce 25 novembre et prolongée jusqu’au 10 décembre, entend sensibiliser et mobiliser pendant 16 jours, jusqu’à la Journée des droits de l’Homme.

« Ghalia » : un récit musical pour briser le silence et dénoncer les violences

Dans ce contexte, la sortie de la chanson « Ghalia » vient renforcer le message de sensibilisation porté durant les 16 jours d’activisme. L’œuvre aborde notamment les violences subies par les jeunes filles, dont le cyberharcèlement, encore banalisé malgré son ampleur. En Tunisie, les chiffres restent préoccupants : 22 femmes ont été tuées en 2025 sur la base de leur genre.

Le clip met en scène une jeune héroïne qui refuse la résignation et aspire à la reconstruction. Le texte appelle à condamner les violences, à agir et à sortir du silence complice. Le projet, financé et soutenu par la Délégation de l’Union européenne en Tunisie, s’inscrit dans un engagement institutionnel en faveur de l’égalité et contre toutes les formes de violences basées sur le genre.

Interprétée par Asma Ben Ahmed, Chaïma Mahmoud et le rappeur 4LPHA, écrite et composée par Bayrem Kilani, produite par Selim Saïed et réalisée par Zied Litaiem, « Ghalia » se veut un outil culturel et social pour éveiller les consciences, toucher les plus jeunes et renforcer la mobilisation.

La Journée du 25 novembre et la sortie de « Ghalia » rappellent que la lutte contre les violences repose aussi sur l’implication des familles, des institutions éducatives, des médias et des autorités publiques.

Le message central reste le même : protection, écoute des victimes, reconnaissance des violences numériques, refus de la banalisation et action collective.

Lire aussi

L’article « Ghalia », un cri et un hymne contre les violences faites aux femmes est apparu en premier sur webdo.

Mise en garde aux femmes:  Une substance toxique dans les vernis à ongles!!!

Mise en garde aux femmes:  Une substance toxique dans les vernis à ongles!!! | Univers News

Tunis, UNIVERSNEWS (Femme) – L’oxyde de diphényl triméthylbenzoyl phosphine (TPO), une substance toxique présente dans les vernis à ongles semi-permanents, sera interdite en France et en Europe, dès le 1er septembre 2025, annonce le ministère français de l’Économie et des Finance, dans un communiqué.

Cette substance utilisée dans les produits pour ongles artificiels et pourtant autorisée, uniquement pour un usage professionnel dans les préparations pour ongles artificiels à une concentration maximale de 5 %, est toxique pour la reproduction, selon la même source.

 « Cette interdiction entre dans le cadre du règlement européen dit Omnibus VII, en ce qui concerne l’utilisation, dans les produits cosmétiques, de certaines substances classées comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction », indiquent les autorités. Plus précisément, à compter de la rentrée, il sera proscrit de mettre sur le marché des produits cosmétiques contenant du TPO, de mettre à disposition ces produits, y compris à des professionnels, et d’utiliser ces produits, notamment par les professionnels dans le cadre de leurs prestations (pose de vernis, manucure, etc.).

Cette interdiction entre dans le cadre du règlement européen dit Omnibus VII, en ce qui concerne l’utilisation, dans les produits cosmétiques, de certaines substances classées comme cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction. Aucun délai d’écoulement des stocks n’est prévu pour les professionnels concernés.

Selon des médecins et des activistes de la société civile en Tunisie, les ministères tunisiens du Commerce et de la Santé devraient engager des démarches pareilles pour interdire toute substance toxique présente dans les produits cosmétiques dans l’objectif de protéger la santé humaine, sachant que l’UE, demeure le premier partenaire économique et commercial de la Tunisie.

En Tunisie, le secteur des Industries chimiques compte environ 513 entreprises employant 10 personnes et plus. Parmi elles, 71 entreprises opèrent dans les activités liées à l’hygiène et la cosmétique (Savons, détergents, produits d’entretien, parfum et produits cosmétiques).

❌