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Appel à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !»

Dans un appel lancé le 4 mars 2026 sur son site web et que nous reproduisons ci-dessous, le parti La France Insoumise appelle à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !  L’appel a été lancé à l’initiative de dix dirigeants de LFI, dont son président Jean-Luc Mélenchon.

La guerre totale n’est pas inéluctable. Il faut agir. L’appel «La paix c’est maintenant !» le propose.

Depuis le 28 février 2026, les armées des États-Unis d’Amérique et d’Israël ont commencé une guerre contre l’Iran et le Liban. Les bombardements ont déjà fait tant de morts ! Il s’agit, pour les États-Unis comme pour Israël, d’imposer leur domination par la force. À présent, cette nouvelle guerre met en grand danger, non seulement la région, mais le monde entier.

Comme avec le génocide impuni à Gaza, une nouvelle fois, le droit international est foulé aux pieds, l’Onu est méprisée. L’un et l’autre avaient été construits pour prévenir les enchaînements vers la guerre totale. Ils sont pour l’Humanité un bien commun à protéger et à développer. C’est pourquoi les violations de ces règles ne doivent jamais être encouragées et toujours condamnées surtout lorsqu’elles sont le fait des États les plus puissants. Ce fut le cas de la quasi-totalité de la communauté mondiale quand, en février 2022, la fédération de Russie a envahi l’Ukraine.

On a vu depuis où conduisent le silence et l’inaction. Ils encouragent le crime. Ainsi avec le génocide commis par le gouvernement de M. Netanyahu depuis octobre 2023. En RDC et au Soudan, les agresseurs se sont sentis excusés. Puis ce fut l’enlèvement du Président vénézuélien, le durcissement du siège de Cuba et les menaces contre la Colombie et le Panama. Et l’on a vu Donald Trump parler de l’annexion du Canada et du Groenland.

Dans chaque circonstance, notre choix de la paix et de la diplomatie ne signifie jamais l’accord politique obligé avec le gouvernement victime de l’agression. Nous défendons ce qui est bon pour tous et voudrions voir s’appliquer si notre propre pays était agressé.

Pour construire la paix dans ce monde où nous sommes tous liés, il faut en finir avec la politique du double standard des droits. Il est urgent de stopper l’escalade vers la guerre totale dans laquelle nous sommes tous entraînés. Les peuples doivent prendre la parole, les Nations unies doivent être confortées.

Nous sommes des responsables politiques, parlementaires, syndicalistes, responsables associatifs et d’ONG, artistes, intellectuels, tous militants de la paix. Alors, nous appelons à réinvestir le système onusien et à lui donner les moyens pour se hisser à la hauteur de ce moment où la civilisation humaine tout entière est menacée d’un embrasement destructeur général. Nous appelons à la formation d’un réseau mondial «La paix c’est maintenant !» pour diffuser dans tous les peuples la volonté de paix et coordonner les actions de résistance à la logique de guerre !

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Tunisie | Arrestation de Wael Naouar et Jawaher Chenna

Le comité de la Flottille tunisienne propalestinienne Soumoud a annoncé l’arrestation de deux de ses initiateurs, Wael Naouar et Jawaher Chenna, et a exigé leur libération immédiate, rapporte Diwan FM.

Dans un communiqué publié ce vendredi 6 mars 2026, le comité a affirmé que ces arrestations s’inscrivaient dans le cadre d’un harcèlement et d’une persécution sécuritaires visant les organisateurs de la flottille et le mouvement propalestinien en Tunisie.

Le comité a tenu les autorités compétentes pleinement responsables de la sécurité des détenus et a appelé ses sympathisants à se rassembler immédiatement pour manifester et exiger leur libération.

I. B.

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Lobby sioniste | Le Pal Pac, nouvel adversaire de l’Aipac

Après des décennies de pressions et d’intimidations sur les membres du Congrès pour obtenir leur soutien à Israël, l’American Israel Public Affairs Committee (Aipac) fait désormais face à un nouveau concurrent : le Political Action Committee for Peace, Accountability, and Leadership (Pal Pac). Ce Comité d’action politique pour la paix, la responsabilité et le leadership tente d’influencer la politique américaine concernant la question palestinienne au sein même du Congrès. La mission est certes ardue étant donné la puissance du lobby sioniste aux États-Unis mais l’initiative est louable. Alors, qu’est-ce que cette nouvelle organisation ? Et quels sont ses objectifs ? (Photo : Les représentantes Rashida Tlaib, Ilhan Omar, Summer Lee, Delia Ramirez et Ayanna Pressley au Congrès américain).

Imed Bahri  

Zeteo, qui s’y est intéressé, indique que le Pal Pac est affilié à l’Institute for Middle East Understanding, une initiative qui œuvre pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens. Il s’efforce de s’attaquer aux causes profondes du conflit en mettant fin à l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de la bande de Gaza et en affirmant le droit des réfugiés palestiniens au retour sur leurs terres et dans leurs foyers. 

Le Pal Pac aspire à un monde où les droits humains et la dignité sont respectés conformément au droit international et estime qu’une politique étrangère fondée sur ces principes est essentielle pour un avenir meilleur pour tous.

Selon sa déclaration fondatrice, le Pal Pac vise également à «soutenir les élus dans la promotion des droits des Palestiniens et de leur libération de l’occupation israélienne».

Quelles sont les priorités du Pal Pac ?

Le Pal Pac définit ses priorités en trois points : mettre fin aux violations continues des droits humains commises par Israël contre les Palestiniens ; à la complicité et au soutien des États-Unis au régime d’apartheid israélien et à la spoliation des terres palestiniennes et au génocide perpétré contre les Palestiniens.

Comment fonctionne Pal Pac ?

L’organisation s’efforcera de faire élire des membres du Congrès soucieux des droits humains et faisant preuve d’un leadership clair et courageux, ainsi que d’un soutien indéfectible à l’une des questions politiques et de droits humains les plus importantes : la Palestine.

Le Pal Pac se constitue une base au Congrès en soutenant des candidats lors des primaires du Parti démocrate à travers les États-Unis, face à des élus sortants qui refusent de modifier ou de faire évoluer leur position sur la question palestinienne.

Quels critères pour le soutien aux futurs élus ?

Les candidats reconnaîtront-ils qu’Israël commet le crime d’apartheid ? Signeront-ils des lois telles que l’interdiction de fournir des armes à Israël ? Soutiendront-ils la résolution de Rashida Tlaib reconnaissant le génocide commis par Israël contre les Palestiniens ?

Le Pal Pac a été lancé avec le soutien de quatre membres du Congrès, et promet d’en annoncer d’autres.

Les quatre premiers soutiens sont des représentantes démocrates : Rashida Tlaib (Michigan), Delia Ramirez (Illinois), Summer Lee (Pennsylvanie) et Ilhan Omar (Minnesota). 

Rashida Tlaib a déclaré : «En tant que seule Américaine d’origine palestinienne au Congrès, j’ai été aux premières loges pour constater la complicité de notre gouvernement dans ce génocide».

Dans une déclaration publiée sur le site web de l’organisation, Mme Tlaib a ajouté qu’elle est attachée aux droits humains pour tous, ce qui implique l’interdiction des ventes d’armes et la fin de la complicité des États-Unis dans le soutien au régime d’apartheid israélien. Elle a affirmé que le Pal Pac a son soutien total.

Que symbolise le lancement du Pal Pac?

Le lancement du Palpac a coïncidé avec la sixième visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu depuis le retour du président américain Donald Trump à la Maison-Blanche c’est-à-dire il y a un an seulement.

Ce timing est révélateur. Tandis que les relations étroites entre Washington et Tel-Aviv se poursuivent au plus haut niveau, un mouvement croissant au sein du système politique américain cherche à modifier cet équilibre. Il compte un nombre presque équivalent à celui d’Américano-palestiniens tués par Israël au cours des deux années précédentes, selon le média américain cité ci-haut.

Comment contester la domination de l’Aipac ?

La nouvelle organisation cherche à modifier la dynamique du conflit israélo-palestinien à Washington et à mettre fin à l’influence prépondérante des groupes de pression israéliens sur la politique américaine.

Le Pal Pac s’opposera directement à l’Aipac, qui, depuis des décennies, est la force de lobbying la plus influente auprès du Congrès en faveur d’Israël.

Toutefois, la question cruciale demeure : les efforts du Pal Pac aboutiraient-ils à un véritable changement au sein du Congrès et des institutions américaines concernant la question palestinienne ? L’avenir nous dira si la jeune organisation est réellement capable de briser l’emprise de l’Ai Pac sur le Congrès et la Maison blanche, qui dure depuis les années 1960 du siècle dernier.

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Marokko – Strategischer Partner im neuen Friedensrat für den Wiederaufbau von Gaza

FriedensratZwischen finanzieller Zusage und militärischer Stabilisierung: Wie das Königreich unter dem Vorsitz des Al-Quds-Komitees eine zentrale Rolle in der US-geführten Initiative für den Nahen Osten übernimmt. Washington – Am Donnerstag, den 19. Februar 2026, trat in Washington ein neu geschaffenes Gremium zusammen, das die politische und wirtschaftliche Landkarte des Nahen Ostens nachhaltig verändern könnte. Unter […]

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Une flottille internationale annonce une nouvelle traversée pour briser le blocus de Gaza

Une coalition internationale de militants et d’organisations humanitaires prévoit de reprendre la mer au printemps prochain pour défier le blocus imposé à Gaza. Portée par la Global Sumud Flotilla, l’initiative entend mobiliser des centaines d’embarcations, un convoi terrestre et une importante mission médicale, présentée comme la plus ambitieuse jamais lancée par le mouvement.

Une mobilisation maritime d’ampleur inédite

Depuis Barcelone, les organisateurs de la Global Sumud Flotilla (GSF) ont annoncé la préparation d’une nouvelle mission humanitaire destinée à rallier Gaza par la mer. Selon la coalition, près d’une centaine de bateaux sont d’ores et déjà prévus, soutenus par un convoi terrestre international, dans une opération qui se veut plus large et plus structurée que les précédentes initiatives.

La GSF affirme avoir déjà réuni plus de 3000 participants issus de différents pays, soulignant une dynamique de mobilisation croissante autour de cette action civile visant à contester le blocus imposé au territoire palestinien.

Une flottille médicale au cœur de la mission

Parmi les composantes majeures de cette nouvelle traversée figure le déploiement d’une flotte médicale spécialisée. Plus de 1000 professionnels de santé devraient prendre part à l’opération, accompagnés de cargaisons de médicaments, d’équipements médicaux et de matériel vital.

Les organisateurs expliquent que cette mission vise à soutenir un système de santé local décrit comme proche de l’effondrement, et à renforcer les capacités des équipes médicales opérant dans des conditions extrêmes.

Une action revendiquée comme civile et coordonnée

La coalition insiste sur le caractère non violent et civil de l’initiative. Dans ses communications, la GSF évoque une « escalade historique » de l’action maritime menée par des citoyens, affirmant que la prochaine flottille sera « plus grande, plus forte et plus coordonnée » que toutes celles lancées auparavant.

L’objectif affiché reste inchangé : contester ce que les organisateurs qualifient de siège illégal, tout en attirant l’attention internationale sur la situation humanitaire à Ghaza.

Pour la Global Sumud Flotilla, la levée du blocus ne relève pas uniquement du champ politique. La coalition affirme qu’il s’agit avant tout d’un impératif moral, appelant la communauté internationale à agir face à une crise humanitaire prolongée.

La mission annoncée pour le printemps 2026 s’inscrit ainsi dans une stratégie de pression civile internationale, combinant action humanitaire, mobilisation médiatique et plaidoyer politique.

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Gaza : Trump menace le Hamas pendant que les frappes se poursuivent

Le président américain Donald Trump a durci le ton contre le Hamas, exigeant son désarmement sous peine de représailles, à l’issue d’une rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L’entretien s’est tenu lundi 29 décembre 2025, à Mar-a-Lago en Floride, alors que les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza et que la trêve reste fragile sur le terrain.

Un ultimatum américain dans un contexte de violences persistantes

À l’issue de cette rencontre en Floride, Donald Trump a affirmé que le Hamas disposerait d’un délai très court pour déposer les armes, faute de quoi il y aurait, selon ses termes, « l’enfer à payer ». Le président américain a présenté cette exigence comme une condition indispensable à la poursuite du cessez-le-feu, estimant qu’Israël respectait ses engagements.

Pourtant, depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 11 octobre 2025, au moins 410 Palestiniens ont été tués dans des frappes et incidents violents à Gaza, selon des bilans locaux. Ces pertes humaines s’ajoutent aux plus de 70 000 morts depuis le début de la guerre, qui a éclaté après l’attaque du 7 octobre 2023.

Parallèlement, l’acheminement de l’aide humanitaire reste limité et l’ouverture complète du point de passage de Rafah avec l’Égypte continue d’être retardée, alimentant les inquiétudes sur la viabilité réelle de la trêve.

Gaza sous pression, l’Iran dans le viseur

Au-delà du dossier palestinien, Donald Trump a également adressé de nouvelles menaces à l’Iran, évoquant d’éventuelles frappes supplémentaires si Téhéran tentait de relancer son programme nucléaire ou de renforcer ses capacités balistiques. Aucune preuve publique n’a toutefois été avancée pour étayer ces accusations.

Ces avertissements confirment l’alignement stratégique entre Washington et Tel-Aviv, dans une lecture sécuritaire qui relègue au second plan les dimensions politiques et humanitaires du conflit à Gaza. Ils illustrent aussi la fragilité d’un cessez-le-feu présenté comme un succès diplomatique, mais dont les conditions restent largement asymétriques, faisant peser l’essentiel des exigences sur le camp palestinien.

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Hamas confirme la mort de son porte-parole militaire Abu Oubeida

Le mouvement palestinien de résistance Hamas a annoncé, lundi 29 décembre 2025, le décès d’Abu Obeida, porte-parole de sa branche armée, les Brigades Ezzedine Al-Qassam. L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel diffusé par les Brigades, mettant fin à plusieurs mois de spéculations autour de son sort.

Selon le texte publié, Abu Obeida, de son vrai nom Hudhayfah Samir al-Kahlout, est tombé en martyr lors d’une frappe israélienne menée dans la bande de Gaza au cours de l’été 2025. Le communiqué précise que sa mort remonte à plusieurs mois, sans fournir davantage de détails sur les circonstances exactes de l’opération.

Cette confirmation intervient alors que l’armée israélienne avait, à plusieurs reprises, affirmé avoir ciblé et éliminé des responsables de premier plan du Hamas, dont son porte-parole militaire, sans que le mouvement palestinien ne confirme officiellement ces déclarations à l’époque.

Figure centrale de la communication militaire du Hamas depuis le début de la guerre à Gaza, Abu Obeida s’était imposé comme l’un des visages les plus médiatisés du conflit, à travers des messages vidéo et audio diffusés régulièrement. Son identité réelle était restée longtemps inconnue du grand public, le mouvement ayant toujours veillé à préserver le caractère symbolique et clandestin de cette fonction.

Mort de plusieurs autres hauts responsables

Dans le même communiqué, les Brigades Ezzedine Al-Qassam ont également annoncé la mort de plusieurs autres hauts responsables, dont Mohammed Sinwar, présenté comme l’un des dirigeants du Hamas dans la bande de Gaza, ainsi que d’autres commandants militaires.

Cette annonce s’inscrit dans un contexte de poursuite des hostilités à Gaza, marqué par de lourdes pertes humaines et une intensification de la guerre de communication entre les différentes parties au conflit. Elle pourrait avoir un impact symbolique important sur le mouvement, sans que ses implications opérationnelles immédiates ne soient, à ce stade, clairement établies.

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Colonies en Cisjordanie : Quatorze États dénoncent un passage en force d’Israël

Quatorze pays, parmi lesquels la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et le Japon, ont exprimé une condamnation ferme après l’approbation par Israël de nouvelles implantations en Cisjordanie. Une décision jugée contraire au droit international et susceptible de compromettre les perspectives de paix dans la région.

Une réaction diplomatique coordonnée s’est fait entendre après l’annonce par les autorités israéliennes de la création de nouvelles colonies en Cisjordanie occupée. Dans une déclaration conjointe rendue publique par le ministère français des Affaires étrangères, quatorze États ont dénoncé une décision unilatérale qu’ils estiment incompatible avec les engagements internationaux d’Israël.

Les pays signataires, parmi lesquels figurent notamment la France, l’Allemagne, le Canada, le Royaume-Uni, le Japon, l’Italie et l’Espagne, pointent l’approbation par le cabinet de sécurité israélien de dix-neuf nouvelles implantations. Une mesure que Tel-Aviv justifie par des considérations sécuritaires, affirmant vouloir empêcher l’émergence d’un État palestinien perçu comme hostile.

Une violation du droit international dénoncée

Dans leur communiqué, les États signataires rappellent que la colonisation des territoires occupés constitue une infraction au droit international. Ils estiment que cette décision risque de fragiliser les efforts diplomatiques en cours, notamment ceux liés au plan de cessez-le-feu et de reconstruction à Gaza, et d’aggraver l’instabilité régionale.

Les pays appellent explicitement Israël à revenir sur cette décision et à mettre un terme à l’expansion des colonies, en conformité avec la résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils réaffirment par ailleurs leur attachement au droit du peuple palestinien à l’autodétermination.

Réaffirmation de la solution à deux États

Les signataires soulignent leur engagement en faveur d’un règlement politique durable fondé sur la coexistence de deux États, israélien et palestinien, vivant côte à côte dans des frontières reconnues et dans des conditions de sécurité mutuelle. Selon eux, la poursuite de la colonisation compromet directement cette perspective.

Du côté palestinien, l’Autorité palestinienne a vivement réagi, dénonçant une politique d’annexion progressive et une accélération des atteintes aux droits des Palestiniens. Elle accuse Israël de chercher à rendre irréalisable tout projet d’État palestinien souverain, tout en alertant sur la montée des violences liées aux colons.

Une dynamique de colonisation en nette accélération

La colonisation israélienne en Cisjordanie se poursuit depuis plusieurs décennies, mais elle connaît une intensification marquée ces dernières années, en particulier depuis le déclenchement de la guerre à Gaza. Aujourd’hui, plus d’un demi-million d’Israéliens vivent dans des colonies considérées comme illégales par les Nations unies, au milieu de plusieurs millions de Palestiniens.

Les Nations unies ont récemment alerté sur une progression sans précédent des implantations en 2025, évoquant un risque majeur pour la viabilité d’un État palestinien continu et souverain. Le secrétaire général de l’ONU s’est également inquiété de la hausse des violences commises par des colons, parfois sous le regard ou avec l’appui des forces de sécurité israéliennes.

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Greta Thunberg arrêtée à Londres lors d’un rassemblement de soutien à Palestine Action

La militante écologiste suédoise Greta Thunberg a été interpellée à Londres alors qu’elle participait à une manifestation de solidarité avec des membres emprisonnés du groupe Palestine Action, récemment interdit au Royaume-Uni. Une arrestation emblématique dans un climat de forte tension autour des mobilisations pro-palestiniennes.

Greta Thunberg a été arrêtée ce mardi à Londres lors d’un rassemblement organisé en soutien à des militants de Palestine Action, détenus dans l’attente de leur procès. La manifestation se déroulait devant les locaux de la compagnie d’assurances Aspen, au cœur du quartier d’affaires de la City. La police londonienne invoque la législation antiterroriste pour justifier l’interpellation.

Selon l’association Defend Our Juries, la militante de 22 ans brandissait une pancarte exprimant son soutien aux prisonniers de Palestine Action et dénonçant la situation à Gaza. Les forces de l’ordre ont confirmé l’arrestation d’une femme pour avoir affiché un message considéré comme un soutien à une organisation interdite, sans mentionner son identité.

Greta Thunberg dénonce des « prisonniers politiques »

Le rassemblement visait à dénoncer l’incarcération de huit militants de Palestine Action, âgés de 20 à 31 ans, poursuivis pour des actions revendiquées au nom du mouvement. D’après les organisateurs, certains d’entre eux ont entamé une grève de la faim depuis plusieurs semaines afin de protester contre leur détention prolongée.

La veille de son arrestation, Greta Thunberg avait publié une vidéo sur les réseaux sociaux qualifiant les militants emprisonnés de « prisonniers politiques ». Elle appelait le gouvernement britannique, dirigé par le Premier ministre Keir Starmer, à ordonner leur libération et à mettre fin aux poursuites. Interpellé au Parlement, le chef du gouvernement a répondu que les procédures avaient été menées dans le respect strict du cadre légal.

Palestine Action, un mouvement désormais interdit

Fondé en 2020, Palestine Action se présentait comme un mouvement d’action directe visant les entreprises liées à l’industrie de l’armement israélienne, notamment Elbit Systems. Le groupe a été interdit au Royaume-Uni après une intrusion et des actes de vandalisme sur une base de la Royal Air Force, dont les dégâts ont été évalués à plusieurs millions de livres. Toute forme de soutien à l’organisation est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à six mois de prison.

La décision des autorités britanniques fait l’objet de critiques de la part d’ONG de défense des droits humains, du Conseil de l’Europe et du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Une action en justice a également été engagée par l’une des fondatrices du mouvement afin de contester son interdiction.

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Gaza : la Turquie envoie 1 300 tonnes d’aide humanitaire via le Croissant-Rouge

Gaza : la Turquie envoie 1 300 tonnes d’aide humanitaire via le Croissant-Rouge

Ce samedi, le 19ᵉ Navire de la Bonté, chargé d’environ 1 300 tonnes d’aide humanitaire du Croissant-Rouge turc, a quitté le port international de Mersin en direction de Gaza. Dans le cadre du cessez-le-feu en vigueur, cette aide sera d’abord déchargée au port d’El-Arish, en Égypte, avant d’être acheminée vers la région. Kamil Karadeniz, membre du […]

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Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

Gaza : l’UNRWA alerte sur une crise humanitaire aggravée par les pluies

L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA) a alerté sur la dégradation des conditions humanitaires dans la bande de Ghaza, alors que les pluies intensifient la détresse de centaines de milliers de personnes déplacées, notamment dans les camps dépourvus d’abris adéquats. Dans un message publié jeudi sur […]

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L’Islande, cinquième pays à boycotter l’Eurovision 2026 en raison de la participation d’Israël

L’Islande a annoncé qu’elle boycottera l’Eurovision 2026, prévu à Vienne, après le feu vert donné par l’Union européenne de radiodiffusion (UER) à la participation d’Israël. La télévision publique RÚV a officialisé mercredi son retrait, invoquant une incompatibilité avec les valeurs du service public. Le pays devient le cinquième État à quitter la compétition.

La télévision publique islandaise a expliqué, dans un communiqué, qu’elle renonçait à participer à l’édition 2026 en raison de la décision de maintenir Israël dans la liste des candidats. La RÚV souligne avoir suivi de près le débat interne, marqué par des appels insistants d’artistes et d’organisations culturelles réclamant un retrait. La direction a finalement tranché, estimant que la participation ne pouvait pas être « assumée » dans les conditions actuelles.

Un mouvement de boycott qui s’étend en Europe

En rejoignant l’Espagne, l’Irlande, les Pays-Bas et la Slovénie, l’Islande renforce un bloc désormais conséquent de diffuseurs européens qui rejettent le maintien d’Israël. Tous mettent en avant la situation humanitaire à Gaza et accusent l’UER d’ignorer les appels à revoir sa position. Cette succession de retraits fragilise le concours à quelques mois du lancement des préparatifs officiels.

La décision islandaise s’inscrit dans un climat tendu où artistes, collectifs militants et associations avaient multiplié les prises de position publiques. Plusieurs pétitions circulaient déjà en Islande, appelant à un geste « éthique » de la part du diffuseur national. Le débat, loin d’être isolé, rappelle les controverses des éditions précédentes, où la participation d’Israël avait déjà suscité des mobilisations.

Une édition 2026 déjà sous tension

L’Eurovision 2026 devait marquer un retour à la stabilité après deux années de polémiques, mais la vague de boycotts ravive les divisions persistantes autour du concours. Vienne, ville hôte, s’attendait à une édition symbolique et apaisée. L’accumulation de retraits risque désormais de transformer l’événement en test majeur pour l’UER.

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Gaza : une nouvelle flottille internationale en préparation pour briser le blocus

Gaza : une nouvelle flottille internationale en préparation pour briser le blocus

Un nouvel élan international se prépare pour tenter de briser le blocus imposé à Gaza. Selon Wael Nouar, membre de la coordination de la Flottille de la Résilience, des consultations sont en cours pour lancer prochainement une nouvelle flottille, après que l’instance mondiale a validé le principe de son départ. La date exacte ainsi que […]

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Gaza : incertitudes autour de la deuxième phase du cessez-le-feu Israël-Hamas

L’entrée dans la deuxième phase du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas reste très incertaine, alors que le mouvement palestinien doit remettre prochainement la dépouille du dernier captif israélien détenu dans la bande de Gaza.

Hamas a indiqué qu’il se disait prêt à discuter d’un « gel » de ses armes afin de faciliter le passage à la seconde étape de l’accord. De son côté, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a reconnu que la mise en œuvre de cette phase serait « difficile », tout en affirmant qu’elle pourrait théoriquement débuter d’ici la fin du mois.

Mais sur le terrain, le bilan de la première phase complique fortement l’équation.

Violations et pressions accrues sur Netanyahu

Depuis le début de la trêve, le 10 octobre, Israël a multiplié les violations, selon les autorités de Gaza, qui recensent plus de 590 incidents et au moins 360 Palestiniens tués durant cette période. L’accord exigeait un arrêt complet des opérations, un retrait derrière la « ligne jaune », un accès humanitaire renforcé et l’échange de prisonniers. Mais les forces israéliennes ont poursuivi leurs opérations, maintenant un niveau d’aide nettement inférieur aux engagements pris, dans un contexte où les agences de l’ONU alertent toujours sur une situation nutritionnelle critique pour des milliers d’enfants.

Cette réalité fragilise davantage Benyamin Netanyahu, confronté aux critiques de sa coalition, opposée à toute concession, et à la pression américaine pour appliquer le plan en 20 points soutenu par Washington. En affirmant que “la guerre n’est pas terminée” et que Hamas sera “désarmé”, le Premier ministre israélien peine à concilier ses engagements politiques internes avec les exigences diplomatiques internationales.

Une phase 2 encore hors d’atteinte

Sur le terrain, le retrait prévu derrière la « ligne jaune » reste incomplet, le Hamas accusant Israël d’avancer la limite chaque jour, provoquant de nouveaux déplacements de civils. L’aide humanitaire demeure insuffisante, en grande partie commerciale, au détriment des grandes agences comme l’UNRWA.

Malgré les annonces politiques, aucune date n’a été fixée pour le lancement de la phase 2, laquelle suppose accord sur la gouvernance de Gaza, la présence éventuelle d’une force internationale et la supervision d’un organe transitoire. Les divergences persistantes entre les parties rendent pour l’instant la mise en œuvre de cette étape hautement incertaine.

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67 journalistes tués en 2025, Gaza au centre du bilan meurtrier

L’année 2025 s’achève avec un lourd tribut pour la presse mondiale : 67 journalistes ont perdu la vie dans l’exercice de leurs fonctions, dont près de la moitié dans la bande de Gaza. Le rapport publié par Reporters sans frontières souligne l’impunité et les dangers croissants auxquels font face les professionnels de l’information.

Entre le 1er décembre 2024 et le 1er décembre 2025, 67 journalistes ont été tués dans le monde, une augmentation par rapport aux 49 décès enregistrés en 2023. L’organisation RSF pointe la responsabilité des forces armées, régulières ou irrégulières, ainsi que des gangs du crime organisé. « Les journalistes ne meurent pas, ils sont tués », affirme le rapport, rappelant la dangerosité accrue de l’exercice du métier dans les zones de conflit et d’instabilité.

Gaza, zone la plus meurtrière

La guerre à Gaza, déclenchée le 7 octobre 2023, continue d’alourdir le bilan. Près de la moitié des journalistes tués en 2025 ont trouvé la mort sous les tirs des forces israéliennes. Depuis octobre 2023, RSF recense au moins 220 décès de collaborateurs de médias, dont 29 survenus au cours de la dernière année dans le cadre de leur activité professionnelle. L’organisation dénonce le ciblage délibéré des journalistes pour leur rôle d’informateurs internationaux.

Le Mexique et le crime organisé

Le rapport met également en évidence d’autres zones critiques, notamment le Mexique, où neuf journalistes ont été tués en 2025 malgré les promesses de protection du gouvernement. RSF déplore que, dans plusieurs pays, les autorités échouent à protéger les journalistes et que l’impunité reste la norme.

Anne Bocandé, directrice éditoriale de RSF, insiste : « L’enjeu réel aujourd’hui est que les gouvernements remettent la protection des journalistes au centre de leurs préoccupations et n’en fassent pas, au contraire, des cibles. » L’organisation appelle à des mesures concrètes pour assurer la sécurité des professionnels des médias et lutter contre l’impunité.

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Accusations autour du rapport financier de la flottille Soumoud : Wael Naouar contre-attaque

Une vive polémique a resurgi ces derniers jours autour du rapport financier de la flottille Sumud, partie depuis la Tunisie il y a quelques semaines pour acheminer une aide symbolique et médiatique à Gaza. Face aux interrogations insistantes sur la publication des comptes, l’un des initiateurs du projet, Wael Naouar, a répondu dans un long message publié sur les réseaux sociaux.

Dans son post, Naouar dénonce “l’activation soudaine de la machine ‘Où est le rapport financier ?’”, qu’il attribue aux mêmes acteurs qu’il accuse régulièrement de “mener des campagnes de discrédit” contre toute initiative liée à la cause palestinienne.

Selon lui, ces critiques proviennent de “blogueurs connus”, de “pseudo-journalistes impliqués dans des affaires de corruption financière”, ainsi que de pages médiatiques accusées de relayer des narratifs hostiles. Il ironise également sur les compétences de certains administrateurs de pages, qui auraient “mal calculé les 45 jours” annoncés pour la publication du rapport.

Un contexte de tensions permanentes

Naouar rappelle que les organisateurs s’étaient engagés à publier un rapport financier dans un délai de 45 jours après le retour de la flottille — un délai qui, selon lui, expire le 10 décembre.

Il souligne que cette transparence n’est ni une obligation légale ni une exigence extérieure, mais un choix “pour rendre des comptes aux Tunisiens qui ont fait des dons”. Il ajoute que l’objectif est aussi de démontrer qu’une initiative entièrement tunisienne et sans financements étrangers peut mobiliser les ressources nécessaires à une opération maritime de solidarité.

Dans son message, Naouar affirme que les attaques contre la flottille s’inscrivent dans une série de campagnes, déjà observées, selon lui, depuis le 7 octobre : contre des sit-in, des manifestations ou des actions de soutien à la cause palestinienne. Il reproche aux mêmes pages et personnalités de relancer un nouveau front de critique à chaque fois que les précédents sont démentis par les faits.

Il cite à ce propos une anecdote : lors d’une visite de condoléances à un responsable du mouvement Hamas, celui-ci lui aurait confié s’être initialement “méfié” de l’absence d’attaques contre la caravane Sumud, estimant que toute initiative pro-Palestine faisait normalement l’objet de campagnes hostiles. “Le lendemain, quand les attaques ont commencé, ils ont compris que l’initiative avait surpris l’ennemi”, relate Naouar.

“Le rapport sera publié, mais les campagnes vont continuer”

Face aux doutes d’une partie de l’opinion, Naouar assure que le rapport financier sera rendu public à la date annoncée et constituera “une leçon de transparence”.

Il reconnaît toutefois que la publication ne fera pas taire tout le monde : « Les personnes “sincères”, dit-il, cesseront leur interrogation ; Les acteurs aux “agendas hostiles”, selon ses mots, lanceront aussitôt une nouvelle campagne.

Il conclut son message en s’adressant à une entreprise européenne qu’il accuse — sans la nommer — de financer des pages visant à discréditer la flottille, affirmant que ses initiateurs continueront leur action et qu’ils lutteront contre “toute tentative de normalisation”.

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Deux enfants palestiniens tués par jour : le bilan tragique d’une trêve fragile

La trêve censée ramener un semblant de calme à Gaza révèle jour après jour sa véritable nature : un cessez-le-feu nominal, fragile, et largement violé, où les civils – et en particulier les enfants – continuent de payer le prix le plus lourd. En annonçant que 67 enfants palestiniens ont été tués depuis le 10 octobre, l’UNICEF met des chiffres sur ce que les hôpitaux de Gaza évoluent déjà en témoignage quotidien : la violence n’a jamais vraiment cessé.

Chaque jour, malgré l’arrêt officiel des hostilités, des tirs, des raids et des affrontements se poursuivent, parfois à quelques mètres seulement des zones humanitaires.
À Khan Younès, le Nasser Hospital rapporte l’exécution d’un déplacé.
À Jérusalem-Est, deux adolescents palestiniens ont été abattus au cours d’un raid israélien à Kafr Aqab.
En Cisjordanie, les colons poursuivent leurs expéditions punitives, incendiant maisons et commerces comme pour rappeler que le statu quo territorial se nourrit d’impunité et d’expansion continue.

Cette fragmentation de la violence, dispersée mais constante, est la signature d’une trêve incapable d’imposer un rapport de force équilibré, et où Israël reste l’acteur dominant, militairement et diplomatiquement.

Le silence d’une communauté internationale désaccordée

Selon plusieurs experts et observateurs internationaux, la communauté internationale manque de fermeté face aux violations répétées du cessez-le-feu par Israël.
Ils soulignent que l’absence de pressions crédibles ou de mécanismes de suivi efficaces alimente un climat d’impunité, permettant à la violence de se poursuivre malgré la trêve.

Cette critique renvoie à un constat de fond : les grandes puissances, en particulier les États-Unis et certains pays européens, redoutent davantage les conséquences politiques d’une rupture avec Israël que l’aggravation de la situation humanitaire à Gaza.
Résultat : un cadre diplomatique où la trêve devient une fiction utile, permettant d’afficher une désescalade sans l’imposer réellement.

Netanyahu verrouille l’horizon politique

Au moment même où l’UNICEF publie son bilan, Benyamin Netanyahu s’exprime dans un entretien à Abu Ali Express. Sa phrase tombe comme un couperet :
« Il n’y aura pas d’État palestinien. Point. »

Cette déclaration n’est pas un dérapage, mais une ligne stratégique assumée :
– empêcher toute pression intérieure ou extérieure en faveur d’une solution politique,
– rassurer les composantes ultranationalistes essentielles à sa survie politique,
– verrouiller le cadre des négociations avec l’Arabie saoudite, en dictant d’emblée les limites du rapprochement.

Pour Netanyahu, même la perspective historique d’une normalisation avec Riyad n’est pas suffisante pour infléchir sa position. Au mieux, dit-il, il a un « optimisme prudent » – c’est-à-dire la conviction que la région peut avancer sans État palestinien, tant que les États arabes privilégient leurs intérêts stratégiques.

Une région suspendue à une paix impossible

Pendant que l’on parle de normalisation, de tunnels à Rafah, ou de nouveaux équilibres régionaux, la réalité brute reste celle-ci : deux enfants palestiniens meurent en moyenne chaque jour malgré un cessez-le-feu annoncé comme “réel”.

Cette contradiction radicale – une trêve qui tue, un processus politique qui exclut, une communauté internationale qui observe – dessine une région où la paix est toujours repoussée à demain.
Et où Gaza demeure, encore et encore, le théâtre d’une tragédie sans horizon.

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Gaza : scepticisme face à la force internationale approuvée par l’ONU

La résolution du Conseil de sécurité de l’ONU soutenant le plan américain pour Gaza, incluant un cessez-le-feu permanent et le déploiement d’une force internationale de stabilisation, suscite à Gaza un accueil largement sceptique. Sur le terrain, de nombreux Palestiniens perçoivent cette force non pas comme un mécanisme de protection, mais comme un dispositif sécuritaire imposé sans leur consentement.

Une population méfiante face au mandat annoncé

Selon les témoignages recueillis à Gaza City et rapportés par Al Jazeera, l’idée d’une force internationale est associée à la crainte d’un nouveau système de contrôle. Le mandat prévu — comprenant des fonctions de police, de sécurité frontalière et de démilitarisation — nourrit la perception d’une présence intrusive davantage centrée sur l’ordre public que sur la reconstruction ou l’aide humanitaire.

Dans un contexte où l’hiver aggrave la situation des déplacés, les autorités locales rappellent que 300 000 tentes supplémentaires sont nécessaires pour faire face à l’urgence. Beaucoup s’interrogent sur la capacité réelle de cette force à empêcher de nouvelles frappes israéliennes ou à améliorer les conditions humanitaires.

Hamas rejette, l’Autorité palestinienne approuve

Les réactions politiques sont contrastées.
Hamas, au pouvoir à Gaza, a rejeté la résolution, qu’il juge insuffisante et biaisée. Le mouvement estime que confier à une force internationale la mission de désarmer les groupes armés revient à « favoriser l’occupation » et à retirer toute neutralité au dispositif.

À l’inverse, l’Autorité palestinienne, basée à Ramallah, a salué le texte. Dans un communiqué relayé par l’agence Wafa, elle affirme que la résolution pose les bases d’un cessez-le-feu durable, garantit l’accès de l’aide humanitaire et réaffirme le droit du peuple palestinien à l’autodétermination. Le gouvernement se dit prêt à coopérer avec l’ONU et Washington pour la mise en œuvre du plan.

Une force internationale non onusienne

Selon Daniel Forti, analyste à l’International Crisis Group, la force approuvée par le Conseil de sécurité ne sera pas une mission de Casques bleus. Elle ne sera pas dirigée par l’ONU, mais par une coalition volontaire bénéficiant de la légitimité du Conseil. Le financement, le déploiement des troupes et les règles d’intervention dépendront des États contributeurs, et non des procédures onusiennes habituelles.

Des ONG actives à Gaza soulignent toutefois qu’une telle mission devrait disposer d’un mandat clair lui permettant de maintenir l’ordre dans un territoire profondément dévasté.

Les critiques de Pékin et Moscou

Plusieurs membres du Conseil ont justifié leur vote en faveur de la résolution.

  • Le Royaume-Uni a évoqué la nécessité d’ouvrir tous les points de passage et d’accélérer l’aide.
  • La France a mis en avant les efforts de paix et la priorité humanitaire.
  • La Corée du Sud a salué le retour de l’aide et la structure de gouvernance prévue.
  • La Slovénie a souligné que le texte représente la meilleure chance d’avancer vers une paix durable.
  • Le Danemark a insisté sur la réunification future de Gaza et de la Cisjordanie sous une Autorité palestinienne réformée.
  • La Chine a soutenu l’objectif d’un cessez-le-feu permanent mais a exprimé des réserves sur le mécanisme de la force internationale, appelant à garantir son impartialité et à éviter toute mesure susceptible d’alimenter les tensions. Pékin a insisté sur la nécessité de protéger les civils et de respecter le droit international.
  • La Russie, de son côté, a critiqué le plan américain, estimant qu’il ne répond pas suffisamment aux besoins humanitaires urgents et risque de légitimer des arrangements sécuritaires imposés. Moscou a dénoncé un texte qu’elle juge déséquilibré mais n’a pas bloqué son adoption, tout en appelant à un rôle international plus neutre et réellement multilatéral.

Selon les autorités sanitaires de Gaza, 69 483 Palestiniens ont été tués et 170 706 blessés depuis octobre 2023. La situation humanitaire reste extrêmement critique, avec des infrastructures largement détruites et des besoins croissants.

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