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Tunisie : 69 783 salles de classe, soit +63 % en 30 ans

Le nombre de salles de classe dans l’enseignement de base et secondaire s’élève à 69 783 pour l’année scolaire 2022-2023; contre 42 786 en 1994-1995. Soit une augmentation de 63 %. C’est ce qu’indique l’INS dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ».

Le nombre d’établissements d’enseignement supérieur atteint 207 en 2022-2023; contre 83 en 1994-1995. Parmi eux, 80 sont des établissements privés; contre 18 en 1994-1995. Le réseau de formation professionnelle compte quant à lui 197 centres en 2023; contre 136 en 1994. Le nombre de salles spécialisées et de laboratoires dans les établissements du secondaire a progressé de 3 183 en 1994-1995 à 12 803 en 2023.

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Réseau d’eau potable : 91,7 % des ménages tunisiens raccordés en 2023

Le nombre de bénéficiaires de l’eau potable atteint 11,7 millions d’habitants en 2023. Ce qui porte le taux national de desserte à 98,5 %; contre 84,7 % en 1994. Telles sont les données affichées par  l’INS dans son « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ». Le taux de branchement des ménages au réseau d’eau potable s’établit à 91,7 % en 2023; contre 70,1 % en 1994.

Cependant des disparités régionales persistent. En effet, si les gouvernorats de Tunis, Monastir et Manouba affichent un taux de desserte de 100 %. À l’opposé, Kairouan enregistre le taux le plus bas avec 90,5 %. Et Jendouba présente le taux de branchement des ménages le plus faible du pays, à 69,8 %, relève l’Institut National de la Statistique (INS) – Tunisie.

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Infrastructures culturelles en Tunisie : une hausse marquée depuis 1994

Le réseau culturel public tunisien comprend 442 bibliothèques et 241 maisons de la Culture en 2023. Des chiffres en progression depuis respectivement les 289 et 184 dénombrées en 1994. C’est ce qu’il ressort du « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », de l’INS.

Le réseau comprend également 24 institutions de musique et de danse à l’échelle nationale. Les prévisions pour 2024 anticipent 443 bibliothèques et 244 maisons de la Culture.

La région du Centre-Est concentre 98 bibliothèques publiques, soit la densité la plus forte du pays. Le Centre-Ouest en recense 55 et le Sud-Est 56, selon la répartition régionale relevée par l’INS.

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Médenine, Nabeul, Sousse : le trio qui fait la loi dans le tourisme tunisien

Le parc hôtelier tunisien classé comprend 905 établissements pour un total de 231 026 lits à la fin de l’année 2023; contre 800 hôtels et 226 153 lits en 2004. C’est ce que révèle l’INS dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », publié récemment. 

La capacité d’hébergement est concentrée dans trois gouvernorats : Médenine totalise 53 114 lits; Nabeul 50 839 lits; et Sousse 48 292 lits. Ces trois gouvernorats regroupent à eux seuls 65,7 % de la capacité hôtelière nationale.

Les projections pour 2024 prévoient 913 hôtels classés pour une capacité de 232 106 lits. La Tunisie dispose par ailleurs de huit aéroports, dont un réalisé en partenariat public-privé, et de huit ports commerciaux.

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Transport : 19 963 km de routes classées, 743 km d’autoroutes

Le réseau routier classé tunisien atteint 19 963 kilomètres à la fin de l’année 2022, dont 84 % sont revêtus. C’est ce qu’indiquent les données de l’INS publiées dans le « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 ». Le réseau autoroutier s’étend sur 743 kilomètres et le réseau ferroviaire sur environ 2 200 kilomètres.

Ce réseau classé se répartit entre 4 750 km de routes nationales, 6 513 km de routes régionales, 5 941 km de routes locales et 2 016 km de routes en cours de classification. Les pistes rurales totalisent 57 610 km, dont 25 761 km revêtus.

Les projections prévoient que le réseau autoroutier atteindra 1 060 km d’ici fin 2025, puis 1 300 km à l’horizon 2030. Par ailleurs, la Tunisie dispose de huit ports commerciaux et de 41 ports de pêche, dont sept en eaux profondes.

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Santé privée : 7 178 lits en clinique, une hausse de 75 % depuis 2014

Le secteur de la santé privée tunisien comptabilisait 112 cliniques et 7 178 lits en 2023; contre 4 092 lits en 2014. Soit une progression de 75 % en neuf ans. Le réseau de laboratoires médicaux privés atteint 686 établissements, selon l’INS dans son Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023.

La région du Grand Tunis concentre 3 280 lits de cliniques privées, soit 45,7 % du total national. Le centre-est (Sousse, Monastir, Mahdia, Sfax) totalise 1 882 lits. Les gouvernorats de Siliana, Manouba, Tataouine, Tozeur et Kébili ne disposent d’aucune clinique privée. Les prévisions pour 2024 portent le nombre de lits de cliniques privées à 7 259 et le nombre de laboratoires médicaux privés à 700.

Par ailleurs, les hôpitaux publics disposent de 22 214 lits en 2023; contre 15 574 en 1994. Soit une couverture de 1,9 lit pour 1 000 habitants. Le réseau de soins de santé de base comprend 2 102 centres répartis sur 203 arrondissements sanitaires. Le réseau public compte 192 services d’urgences à l’échelle nationale. La région du Grand Tunis concentre 6 268 lits hospitaliers publics, soit près de 28 % du total national. Le gouvernorat de Tataouine dispose du parc le plus réduit avec 258 lits. Les projections pour 2024 font état de 21 886 lits dans les hôpitaux publics, en légère baisse. Tandis que le nombre de centres de soins de santé de base est maintenu à 2 102.

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Recherche scientifique : 487 laboratoires, trente ans pour tout changer

Le nombre de laboratoires de recherche en Tunisie est passé de 16 en 1994 à 487 en 2023. Les unités de recherche ont progressé de 2 à 92 sur la même période. C’est ce qu’il ressort des données de l’INS, dans son « Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023 », publié récemment.

Cette expansion des laboratoires intervient dans un contexte d’élargissement du réseau universitaire. En effet, le nombre d’établissements d’enseignement supérieur a été multiplié par 2,5 en moins de trente ans; et ce, pour passer de 83 en 1994-1995 à 207 en 2022-2023.

En outre, le nombre de salles spécialisées et de laboratoires dans le secondaire a lui aussi fortement progressé. Il est passé de 3 183 en 1994-1995 à 12 803 en 2022-2023. Quant aux centres de formation professionnelle, leur nombre a augmenté de 136 en 1994 à 197 en 2023.

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De Bizerte à Tataouine : 188 zones industrielles pour désenclaver les régions

La Tunisie recense 188 zones industrielles aménagées couvrant une superficie totale de 5 889,3 hectares à la fin de l’année 2022, distribuées dans l’ensemble des 24 gouvernorats du pays, selon l’INS dans le Rapport annuel sur les indicateurs d’infrastructure 2023, publié récemment.

Ces zones ont été réalisées par l’Agence foncière industrielle ( AFI), les conseils régionaux, les collectivités locales ainsi que par des opérateurs privés, dans le cadre de la politique nationale d’attraction des investissements. Leur développement s’inscrit dans l’objectif d’intégration du territoire national et de mise en relation des sites de production avec les zones de consommation à l’échelle nationale et internationale.

 

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Offre Halal : CEPEX prépare une mission de prospection au Kenya

Les entreprises tunisiennes ont jusqu’au 25 mars 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme E-CEPEX afin de participer au salon « East Africa Halal Expo ». Cet événement international se tiendra les 4 et 5 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, sous l’égide du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) et de sa représentation locale.

Cette manifestation constitue un rendez-vous sectoriel de premier plan pour les opérateurs, producteurs et investisseurs évoluant sur le marché du halal en Afrique de l’Est. L’objectif de cette mission nationale est de permettre aux participants tunisiens de promouvoir leurs produits et services certifiés tout en analysant les dynamiques de consommation propres à cette zone géographique. Le salon fait office de plateforme de prospection pour les entreprises cherchant à étendre leurs activités commerciales à l’échelle régionale et internationale.

Le programme de l’événement prévoit des sessions de rencontres professionnelles et de réseautage (B2B) impliquant des acheteurs, des décideurs et des partenaires internationaux. Ces échanges directs visent à faciliter l’établissement de partenariats commerciaux et de collaborations techniques pour les exposants tunisiens. Au-delà de la visibilité, le salon offre un cadre opérationnel pour identifier les opportunités d’investissement et les nouveaux circuits de distribution sur les marchés halal mondiaux.

Le CEPEX précise que l’enregistrement s’effectue exclusivement en ligne via son portail numérique. Le respect de l’échéance du 25 mars est impératif pour les sociétés souhaitant bénéficier de l’encadrement logistique et stratégique fourni par le centre lors de ce déploiement au Kenya.

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Samar Miled, nouvelle lauréate du Prix Dina Sahyouni

Le jury du Prix Dina Sahyouni a profité de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars 2026, pour annoncer le nom de sa nouvelle lauréate. C’est l’écrivaine Samar Miled qui remporte cette distinction pour son recueil de poésie intitulé Printemps, publié il y a deux ans aux éditions Le Lys Bleu.

D’origine tunisienne et titulaire d’un doctorat en littérature française, Samar Miled réside actuellement en Caroline du Nord. Son couronnement s’inscrit dans la mission spécifique de ce prix, créé en 2021 par la Société internationale d’études des femmes & d’études de genre en poésie (SIÉFÉGP). En honorant la mémoire de la poétologue et fondatrice Dina Sahyouni, l’organisation souhaite offrir une tribune aux autrices issues de la migration ou de l’exil. Les thèmes de l’identité, de la mémoire et de l’émancipation féminine constituent le cœur des œuvres récompensées par cette institution, qui s’est imposée en quelques années comme un rendez-vous littéraire engagé.

Une continuité pour les lettres tunisiennes

Le succès de Samar Miled confirme la vitalité de la plume tunisienne au sein de ce palmarès international. L’écrivaine tunisienne devient en effet la troisième femme de cette nationalité à être distinguée. Elle succède ainsi à la poétesse et ingénieure Arwa Ben Dhia, primée en 2025 pour Les quatre et une saisons, ainsi qu’à Imen Moussa. Cette dernière avait marqué les éditions précédentes en remportant le prix deux années consécutives, en 2023 et 2024.

Dans l’ouvrage primé, Printemps, la lauréate explore le sentiment amoureux avec une sensibilité singulière. Bien qu’elle y confie initialement ses doutes sur sa capacité à définir l’amour, elle en fait finalement une force intemporelle capable de relier le passé au présent. Cette exploration s’incarne dans une poésie du quotidien où l’intimité se niche dans des gestes simples.

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Tunisie connectée : mobiles et internet en forte croissance

Le nombre d’abonnements à l’internet mobile en Tunisie est passé de 3,4 millions en 2013 à 11,6 millions en 2023. Tandis que le total des abonnements aux services mobiles (Tunisie Télécom, Ooredoo Tunisie, Orange Tunisie, Lycamobile et Cayon Cloud Communications 3C) a atteint 16,2 millions en 2023; contre 12,7 millions en 2013. C’est ce que révèle le « Rapport Annuel sur les Indicateurs d’Infrastructure 2023 », publié le 6 mars par l’INS.

Le taux de couverture de la population par les services 3G a progressé de 89,5 % en 2013 à 99,2 % en 2023. C’est le résultat des investissements dans la modernisation des infrastructures, l’extension et la densification du réseau, ainsi que l’amélioration de la qualité et de la diversité des services.

Le secteur de la téléphonie fixe a également connu une forte progression entre 1994 et 2023. En effet, le nombre d’abonnements a atteint 1,9 million en 2023; contre 0,5 million en 1994. Ce qui a porté la densité téléphonique fixe à 15,7 lignes pour 100 habitants; contre 5,3 lignes en 1994. Les prévisions indiquent 2 millions d’abonnements en 2024. Soit une densité de 16,4 lignes pour 100 habitants.

Enfin, le secteur de l’internet fixe a suivi une trajectoire similaire. Et ce, avec un passage de 0,60 million d’abonnements en 2013 à 1,7 million en 2023. Cela porte la densité à 14,5 abonnements pour 100 habitants; contre 5,5 abonnements pour 100 habitants en 2013.

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Cash ou chèques : pourquoi les liquidités dominent-elles aujourd’hui en Tunisie ?

Pour les experts, la hausse des billets et monnaies en circulation est la conséquence directe de la Loi sur les chèques. Les Tunisiens privilégiant désormais les liquidités plutôt que les chèques. Cette dynamique se traduit par plus de 27,8 milliards de dinars en circulation au 5 mars 2026, en hausse de 19 %.Des chiffres annoncée par la Banque centrale de Tunisie ( BCT) 

La même source affirme que les revenus du travail ont augmenté de 6,7 % au début de 2026, atteignant 1,4 milliard de dinars. Tandis que les recettes touristiques ont dépassé 1 milliard de dinars, en progression de 4,8 %. Les avoirs nets en devises ont également grimpé à 25,1 milliards de dinars; contre 23,2 milliards un an plus tôt. Ce qui renforce la liquidité extérieure, malgré la montée de la demande de cash.

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Tensions au Moyen-Orient : Beyrouth et le Golfe sous le feu

L’entité sioniste a annoncé lundi 9 mars 2026 des frappes contre des « infrastructures du régime » en Iran et a mené à l’aube une opération héliportée dans l’est du Liban.Tout en bombardant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.

En réponse, l’Iran a lancé des salves de missiles et de drones vers Israël et les pays voisins du Golfe. L’Arabie saoudite a condamné ces actions, qualifiant les attaques iraniennes d' »agressions injustifiables ».

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Ahmed Ben Mustapha : «Le nationalisme persan est l’obstacle qu’ils n’avaient pas anticipé»

Pour l’ancien ambassadeur et diplomate Ahmed Ben Mustapha, le conflit qui embrase le Moyen-Orient n’est pas une crise conjoncturelle. C’est l’aboutissement d’une stratégie construite de longue date, dont les ressorts profonds tiennent à la rivalité entre des nationalismes antagonistes et à l’ambition israélienne de remodeler durablement la région avec le soutien américain. Une ambition qui, selon lui, se heurte désormais à une réalité que ses instigateurs n’avaient pas pleinement anticipée.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, l’ancien ambassadeur et diplomate Ahmed Ben Mustapha livre une analyse sans concession de la situation au Moyen-Orient, replaçant les événements récents dans une perspective géopolitique de long terme.

Une stratégie israélienne construite de longue date

Le diplomate tunisien situe l’origine du cycle de violences actuel dans l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », qu’il considère non comme un acte spontané mais comme une étape soigneusement conçue et préparée par Israël dans le but d’entraîner les États-Unis dans un conflit ouvert avec l’Iran. Il rappelle à ce propos que les informations relatives à la préparation de cet événement étaient disponibles auprès des autorités israéliennes et de Benjamin Netanyahou en personne, ce qui explique, selon ses dires, l’obstruction systématique opposée à toute enquête indépendante.

 

Lire aussi: Opération « Déluge d’Al-Aqsa » : est-ce la fin du « mythe Israël » ?

 

Cet objectif d’implication américaine est, insiste-t-il, un dessein stratégique de longue date. Sa manifestation la plus récente s’est cristallisée autour de la figure de Donald Trump, dans lequel M. Netanyahou a massivement investi. L’administration Biden lui paraissait trop prudente, trop réticente à s’engager. Trump, lui, représentait l’instrument susceptible de franchir l’étape finale. Ahmed Ben Mustapha observe d’ailleurs que le Premier ministre israélien parle désormais ouvertement d’une transformation en cours du Moyen-Orient, qu’il inscrit explicitement dans le cadre de la vision du “Grand Israël“.

Le fiasco de la stratégie Trump et l’effondrement du modèle sécuritaire du Golfe

Pourtant, le bilan de cette stratégie est, aux yeux d’Ahmed Ben Mustapha, celui d’un fiasco. Trump est arrivé au pouvoir en promettant de mettre fin à tous les conflits, y compris celui du Moyen-Orient, avançant sur ce sujet des propositions dont le caractère fantaisiste trahissait un manque de sérieux réel. Sur tous les aspects de cet engagement, le résultat est catastrophique : non seulement Trump n’a pas mis fin aux guerres, mais il a créé les conditions propices à l’émergence de nouveaux foyers de tension. Plus grave encore, il a semé une profonde dissension au sein même des institutions américaines. Le chef d’état-major aurait ainsi publiquement déconseillé au président de passer à l’action contre l’Iran, estimant que les conditions n’étaient pas réunies.

 

Pourtant, le bilan de cette stratégie est, aux yeux d’Ahmed Ben Mustapha, celui d’un fiasco. Trump est arrivé au pouvoir en promettant de mettre fin à tous les conflits, y compris celui du Moyen-Orient, avançant sur ce sujet des propositions dont le caractère fantaisiste trahissait un manque de sérieux réel.

 

Les conséquences pour les pays du Golfe, selon l’ambassadeur, sont considérables et révélatrices. Depuis la première guerre du Golfe en 1991, ces monarchies avaient fait le choix stratégique de placer leur sécurité sous la protection américaine, estimant que l’environnement arabo-islamique constituait leur principal danger. Elles s’étaient résolument alignées sur l’axe États-Unis – Israël. Or, les forces iraniennes ont détruit des dispositifs de défense américains dans la région sans que Washington n’ait rien fait pour protéger ses alliés. Ahmed Ben Mustapha y voit une tragédie stratégique majeure : tout le modèle de sécurité du Golfe s’est effondré, emportant avec lui la crédibilité de la garantie américaine.

La résistance iranienne ou le réveil des nationalismes

La résistance iranienne constitue, pour Ahmed Ben Mustapha, le fait majeur et surprenant de cette séquence. L’Iran se préparait de longue date à cette confrontation. L’ayatollah Ali Khamenei lui-même, en se sacrifiant, a voulu entretenir la flamme d’un projet de résistance dont la logique profonde est, selon lui, d’ordre nationaliste. Le nationalisme persan est bâti sur un socle civilisationnel d’une solidité exceptionnelle, adossé à la science, à la technologie, à la modernisation et aux valeurs religieuses. Les Iraniens ont su valoriser cet héritage et transformer cette force en capacité de résistance concrète. Le scénario que Trump avait été convaincu par Netanyahou de reproduire en Iran, sur le modèle de la chute de Bachar al-Assad en Syrie, ne s’est tout simplement pas encore réalisé.

Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance. Israël et Washington ont réussi à neutraliser le nationalisme arabe, mais ils n’avaient pas anticipé la puissance d’un nationalisme persan adossé à une civilisation millénaire. Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large, observable également en Russie et en Chine, où la réunification nationale et la revalorisation des identités propres constituent les objectifs fondamentaux. Ce que le monde traverse, dit-il, c’est la faillite du système de globalisation américain, fondé sur l’absence de repères idéologiques, religieux et moraux, et la réémergence simultanée des grandes forces nationales.

 

Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance.

 

Vers une Troisième Guerre mondiale ? Le spectre nucléaire et le déclin occidental

Sur l’échiquier mondial, la stratégie américaine est, selon Ahmed Ben Mustapha, en grande difficulté. Les géopolitologues diagnostiquent depuis 2023 une défaite de l’Occident, un constat que Washington refuse d’admettre. En Europe, les États-Unis font face à la réémergence du militarisme allemand et à des discussions sur un éventuel réarmement nucléaire de l’Allemagne. Les Russes, ne trouvant pas d’interlocuteur crédible en Europe, espèrent pouvoir dialoguer directement avec Trump, ce qui explique en partie certaines concessions russes sur la Syrie. L’objectif américain serait de reconstituer un monde tripolaire stable, c’est-à-dire de trouver un modus vivendi avec Moscou et Pékin tout en évitant une alliance trop étroite entre les deux puissances. Ahmed Ben Mustapha estime sincèrement que ce projet est voué à l’échec et que le choc actuel ne fait qu’accélérer le processus de déclin de la puissance occidentale.

 

L’objectif américain serait de reconstituer un monde tripolaire stable, c’est-à-dire de trouver un modus vivendi avec Moscou et Pékin tout en évitant une alliance trop étroite entre les deux puissances.

 

La question d’une escalade nucléaire est celle qui inquiète le plus Ahmed Ben Mustapha. Des experts sérieux, qui connaissent intimement les mentalités israélienne et américaine, évoquent le scénario d’un usage dit « limité » de l’arme atomique. Il rappelle que ce scénario n’est pas sans précédent : il avait déjà été envisagé en 2006, comme l’a révélé le journaliste d’investigation Éric Laurent dans son ouvrage consacré à l’Iran, aux États-Unis et à la bombe, et c’est l’armée américaine elle-même qui s’y était alors opposée.

La grande inquiétude aujourd’hui tient à la personnalité de Trump : manipulable, sans stratégie claire ni ligne directrice cohérente, le président américain représente un facteur d’imprévisibilité dangereuse. Les Russes et les Chinois le craignent autant que certains responsables militaires américains de haut rang, qui perçoivent une dérive inquiétante vers des guerres toujours plus nombreuses pour des résultats toujours plus limités.

 

Les Européens, se sont également laissé manipuler, et l’on observe aujourd’hui, au sein même de ces pays, une rébellion croissante contre cette emprise. Certains estiment que la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé.

 

Ahmed Ben Mustapha conclut sur un constat amer : Trump n’a pas conscience que les réalités objectives ont fondamentalement changé. L’aventure au Venezuela a tourné court, tout comme la guerre contre l’Iran, qui vise en définitive à démanteler les BRICS et tout ce qui menace la suprématie du dollar américain. Mais il est trop tard. Les Européens, ajoute-t-il, se sont également laissé manipuler, et l’on observe aujourd’hui, au sein même de ces pays, une rébellion croissante contre cette emprise. Certains estiment que la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé. Ce n’est pas, dit le diplomate, une certitude. Mais ce n’est plus une hypothèse que l’on peut raisonnablement écarter.

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Huile d’olive, dattes, pâtes : la Tunisie à l’assaut du marché kényan

Trente exportateurs tunisiens ont participé à une série de rencontres professionnelles B2B en ligne avec l’une des plus importantes sociétés importatrices du Kenya, du 3 au 5 mars 2026, organisées par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Les filières représentées lors de ces échanges incluent l’huile d’olive, les dattes, les pâtes alimentaires et les produits hygiéniques. Ces rencontres ont été coordonnées par la Représentation Commerciale de Tunisie au Kenya.

Le Kenya s’est imposé, au cours de la saison 2024/2025, comme la première destination africaine de l’huile d’olive tunisienne conditionnée, avec des exportations atteignant 216 tonnes pour une valeur de 3,7 millions de dinars tunisiens. La Tunisie se classe par ailleurs au 10e rang mondial des fournisseurs de pâtes alimentaires sur le marché kenyan.

Ces rencontres ont permis aux entreprises tunisiennes participantes de présenter leurs produits, leur savoir-faire et leurs capacités de production à leur partenaire kenyan, selon le CEPEX. Pour l’importateur kényan, ces échanges ont constitué une opportunité d’identifier les produits susceptibles de faire l’objet de futures opérations d’importation.

Cette initiative s’inscrit dans l’objectif de consolider la présence des produits tunisiens en Afrique de l’Est, selon le CEPEX.

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Le textile tunisien à l’export : 9 milliards de dinars et un appel aux réformes

Les exportations tunisiennes de textile et d’habillement ont dépassé 9 milliards de dinars en 2025, selon la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) dans un communiqué rendu public récemment.  Ce chiffre n’inclut pas les ventes des entreprises textiles fournissant les secteurs automobile et aéronautique, estimées à plus de 2,2 milliards de dinars supplémentaires.

Ce niveau d’exportations est comparable à celui enregistré depuis 2022, dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, un ralentissement économique et une concurrence accrue de pays à faibles coûts de production, d’énergie et de main-d’œuvre.

Les segments du textile technique, des vêtements fonctionnels et de haute performance, des produits de mode premium et de luxe, ainsi que du vêtement professionnel et des uniformes techniques à forte valeur ajoutée ont enregistré une progression notable. En revanche, le denim, la lingerie et les maillots de bain ont été davantage affectés par l’intensification de la concurrence internationale et les fluctuations de la demande.

Pour consolider ces résultats, les professionnels du secteur ont souligné la nécessité de poursuivre les réformes visant à améliorer la compétitivité, notamment l’adaptation aux accords de partenariat euro-méditerranéens et aux politiques tarifaires américaines, la protection de l’emploi et de la valeur ajoutée à l’export, ainsi que l’amélioration du climat des affaires et de l’investissement.

Ils ont également appelé à instaurer une fiscalité plus favorable aux exportateurs, à renforcer les capacités en design, création, recherche et innovation, et à intensifier les investissements dans la technologie, l’automatisation et la numérisation.

Les acteurs du secteur ont plaidé pour la mise en place d’un pacte de relance et de montée en valeur, en collaboration avec les autorités publiques, la FTTH et les partenaires financiers, visant à moderniser l’industrie, renforcer sa durabilité et améliorer l’image du « Made in Tunisia » à l’international.

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Chedlia Farhat : « Si Ormuz se ferme, les Tunisiens paieront la facture »

Une fermeture du détroit d’Ormuz toucherait-elle vraiment la Tunisie ? À première vue, le pays semble relativement à l’abri, ne dépendant pas directement du Golfe pour l’essentiel de ses approvisionnements en hydrocarbures. Mais pour la professeure Chedlia Farhat, spécialiste de la transition énergétique et de l’économie de l’énergie, cette lecture mérite d’être nuancée. Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, elle identifie un risque autrement plus discret — et potentiellement plus lourd.

Et si Ormuz se fermait ? 

Pour la Tunisie, le vrai danger n’est pas seulement la pénurie, mais la flambée des prix. À première vue, on pourrait croire que la Tunisie serait relativement protégée si le détroit d’Ormuz venait à être fermé. Après tout, le pays ne dépend pas directement, dans l’immédiat, d’un approvisionnement massif venant du Golfe. Une grande partie de son gaz provient surtout de l’Algérie, ce qui permet de relativiser le risque d’une rupture physique soudaine. C’est d’ailleurs le sens des déclarations officielles récentes, selon lesquelles les tensions actuelles au Moyen-Orient ne menaceraient pas directement l’approvisionnement tunisien en hydrocarbures.

Mais s’arrêter à cette lecture serait trompeur. Car le vrai problème, pour la Tunisie, n’est pas seulement de savoir si les volumes de pétrole ou de gaz arriveront ou non. Le vrai problème est de savoir combien cette énergie coûtera si la crise s’aggrave. Et c’est là que le risque devient sérieux. Même si la Tunisie ne passe pas directement par Ormuz pour l’essentiel de ses importations, elle reste insérée dans un marché mondial où les prix du pétrole, du gaz, du transport maritime et des assurances réagissent immédiatement aux tensions géopolitiques.

Le détroit d’Ormuz n’est pas un simple point de passage parmi d’autres. Il constitue l’un des couloirs énergétiques les plus sensibles du monde. En 2024 et au début de 2025, il a représenté plus d’un quart du commerce maritime mondial de pétrole et environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié. Une fermeture, même partielle ou temporaire, créerait donc un choc sur les marchés internationaux. Les prix grimperaient, les coûts logistiques augmenteraient, et les pays importateurs nets comme la Tunisie en subiraient rapidement les conséquences.

 

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Autrement dit, le scénario optimiste selon lequel la Tunisie ne serait pas directement touchée n’est vrai que sur un point précis : l’absence éventuelle de rupture physique immédiate. Mais sur le plan économique, cette lecture est insuffisante. Car une hausse brutale des prix mondiaux se traduirait presque automatiquement par une hausse de la facture énergétique tunisienne, par davantage de pression sur les finances publiques et par un retour de l’inflation importée. Reuters rapportait le 6 mars 2026 que le Brent évoluait déjà autour de 93 dollars, avec des scénarios évoquant 120 dollars, voire 150 dollars dans un cas extrême de prolongation des tensions.

C’est précisément ici qu’il faut parler d’inflation importée. Lorsqu’un pays dépend de l’extérieur pour une partie importante de son énergie, il importe aussi une partie de la hausse des prix mondiaux. Cela finit par toucher les carburants, le transport, les coûts de production, les prix de certains biens de consommation, et indirectement le pouvoir d’achat. En Tunisie, ce mécanisme est d’autant plus sensible que le système énergétique est déjà fragile. Le pays reste structurellement déficitaire en énergie, et son électricité repose très largement sur les combustibles fossiles, en particulier le gaz naturel. Selon les données récentes, près de 58 % des besoins tunisiens en gaz étaient couverts par des importations d’Algérie jusqu’en mai 2025, tandis que 93,7 % de l’électricité tunisienne était produite à partir d’énergies fossiles.

Dans ces conditions, une fermeture prolongée d’Ormuz ne provoquerait pas nécessairement une panne sèche en Tunisie, mais elle pourrait provoquer autre chose : un choc économique diffus, plus discret au départ, mais potentiellement très lourd. La facture énergétique s’alourdirait. Le déficit commercial se creuserait. Les subventions coûteraient plus cher à l’État. Et si le gouvernement décidait de ne pas absorber entièrement la hausse, une partie du choc finirait par être transmise aux ménages et aux entreprises. C’est pour cela que la question énergétique n’est pas seulement une question technique. C’est aussi une question budgétaire, monétaire, sociale et politique.

Dans un tel scénario, quelles solutions s’offriraient à la Tunisie ?

À court terme, elles restent limitées. Le levier le plus réaliste serait de renforcer et de sécuriser autant que possible les flux existants, notamment avec l’Algérie. La proximité régionale et la centralité du gaz algérien dans le mix tunisien donnent à cette piste une importance stratégique. Mais cela ne suffirait pas à neutraliser le choc des prix internationaux. Même avec un approvisionnement maintenu, la Tunisie resterait exposée à la hausse des coûts mondiaux.

L’autre réponse serait une gestion de crise plus serrée : meilleure planification des achats, arbitrage sur les stocks, limitation des pressions sur certains usages, et éventuel renforcement temporaire du soutien public. Mais là encore, cette option a ses limites, car elle repose sur un budget déjà contraint. Plus les cours mondiaux montent, plus la compensation devient lourde. Et plus cette situation dure, plus elle met sous tension les équilibres macroéconomiques du pays.

À moyen terme, la seule vraie protection reste connue : réduire la dépendance. Cela passe par l’accélération des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la diversification des sources d’approvisionnement et la modernisation du système électrique. Mais ces réponses structurelles prennent du temps. Elles sont indispensables, mais elles ne règlent pas une crise géopolitique du jour au lendemain.

Cela pose enfin une troisième question, plus profonde : la situation énergétique tunisienne est-elle soutenable à court terme ?

La réponse la plus juste est sans doute la suivante : oui, mais sous tension. Oui, parce que le pays dispose encore de relais régionaux, notamment avec l’Algérie, et que rien n’indique pour l’instant une rupture généralisée immédiate. Mais sous tension, parce que la Tunisie part déjà d’une position fragile : déficit énergétique élevé, forte dépendance aux importations, poids croissant de la facture énergétique et exposition directe aux fluctuations des prix mondiaux. Dans un tel contexte, même sans pénurie physique, une flambée durable du pétrole et du gaz pourrait suffire à fragiliser encore davantage l’économie.

Au fond, toute l’ambiguïté du débat est là. Dire que « la fermeture d’Ormuz n’affectera pas la Tunisie » est une formule rassurante, mais elle n’est vraie qu’à moitié. Elle peut être vraie sur le plan logistique immédiat. Elle devient beaucoup moins vraie dès qu’on raisonne en économie ouverte. Car la Tunisie ne dépend peut-être pas entièrement d’Ormuz pour ses molécules, mais elle dépend du marché mondial pour leurs prix.

En conclusion, la Tunisie ne manquera peut-être pas d’énergie tout de suite, mais elle risque de la payer beaucoup plus cher. Et pour un pays importateur net, c’est déjà une vulnérabilité majeure.

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Oscars 2026 : une campagne vise le film tunisien « La Voix de Hind Rajab »

À quelques jours de la clôture des votes pour les récompenses des Academy Awards 2026, un film tunisien en compétition pour l’Oscar du meilleur film international se retrouve au cœur d’une offensive publique menée depuis Los Angeles.

L’organisation Creative Community for Peace (CCFP) a lancé une campagne visant à discréditer le long-métrage réalisé par Kaouther Ben Hania, sélectionné pour les Academy Awards 2026. Dans un communiqué diffusé sur son site, le groupe qualifie l’œuvre de « propagande politique inacceptable » et affirme que le film présenterait une version « biaisée et déformée » des circonstances entourant la mort de l’enfant au centre du récit.

Le long-métrage, intitulé La Voix de Hind Rajab, s’appuie sur des éléments documentés. Il relate les événements du 29 janvier 2024, lorsque une fillette palestinienne de six ans, Hind Rajab, et plusieurs membres de sa famille ont été touchés par des tirs de chars de l’armée de l’entité sioniste alors qu’ils tentaient de quitter Gaza. Selon les faits présentés dans le film, l’enfant était restée seule en vie à l’intérieur du véhicule, entourée des corps des membres de sa famille.

Durant sa dernière heure, la fillette est restée en communication téléphonique avec le Croissant‑Rouge palestinien. Une ambulance envoyée pour lui porter secours a ensuite été détruite à proximité, entraînant la mort des deux secouristes qui se trouvaient à bord.

L’œuvre adopte une forme de docu-fiction et repose notamment sur l’enregistrement audio authentique de 70 minutes de la conversation de l’enfant. Parmi les producteurs exécutifs figurent les acteurs Brad Pitt, Joaquin Phoenix et Rooney Mara, ainsi que le réalisateur Jonathan Glazer.

De son côté, la CCFP se présente comme une organisation « apolitique ». Fondée en 2012 par d’anciens responsables de Universal Music Publishing et de Electronic Arts, elle réunit également des professionnels issus de grandes entreprises du secteur du divertissement, dont Warner Bros., Sony, Atlantic Records et Amazon.

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La startup tunisienne WildyNess primée à Berlin

La Start-up WildyNess a décroché le « To Do Award 2026« , prix international du tourisme socialement responsable, lors du Salon international du tourisme de Berlin (ITB Berlin). L’annonce a été faite par l’ambassade d’Allemagne en Tunisie.

Fondée en 2021 par Achraf Aouadi et Rim Bourguiba, deux anciens ingénieurs en informatique ayant exercé en Allemagne, WildyNess se positionne sur le créneau du tourisme durable et alternatif. La startup développe et commercialise des expériences de voyage en Tunisie et à l’étranger.

A noter que l’Agence allemande de coopération internationale GIZ Tunisie accompagne la société dans son développement, dans le cadre d’un programme associant plusieurs partenaires.

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