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Offre Halal : CEPEX prépare une mission de prospection au Kenya

Les entreprises tunisiennes ont jusqu’au 25 mars 2026 pour soumettre leur candidature via la plateforme E-CEPEX afin de participer au salon « East Africa Halal Expo ». Cet événement international se tiendra les 4 et 5 mai 2026 à Nairobi, au Kenya, sous l’égide du Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) et de sa représentation locale.

Cette manifestation constitue un rendez-vous sectoriel de premier plan pour les opérateurs, producteurs et investisseurs évoluant sur le marché du halal en Afrique de l’Est. L’objectif de cette mission nationale est de permettre aux participants tunisiens de promouvoir leurs produits et services certifiés tout en analysant les dynamiques de consommation propres à cette zone géographique. Le salon fait office de plateforme de prospection pour les entreprises cherchant à étendre leurs activités commerciales à l’échelle régionale et internationale.

Le programme de l’événement prévoit des sessions de rencontres professionnelles et de réseautage (B2B) impliquant des acheteurs, des décideurs et des partenaires internationaux. Ces échanges directs visent à faciliter l’établissement de partenariats commerciaux et de collaborations techniques pour les exposants tunisiens. Au-delà de la visibilité, le salon offre un cadre opérationnel pour identifier les opportunités d’investissement et les nouveaux circuits de distribution sur les marchés halal mondiaux.

Le CEPEX précise que l’enregistrement s’effectue exclusivement en ligne via son portail numérique. Le respect de l’échéance du 25 mars est impératif pour les sociétés souhaitant bénéficier de l’encadrement logistique et stratégique fourni par le centre lors de ce déploiement au Kenya.

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Samar Miled, nouvelle lauréate du Prix Dina Sahyouni

Le jury du Prix Dina Sahyouni a profité de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars 2026, pour annoncer le nom de sa nouvelle lauréate. C’est l’écrivaine Samar Miled qui remporte cette distinction pour son recueil de poésie intitulé Printemps, publié il y a deux ans aux éditions Le Lys Bleu.

D’origine tunisienne et titulaire d’un doctorat en littérature française, Samar Miled réside actuellement en Caroline du Nord. Son couronnement s’inscrit dans la mission spécifique de ce prix, créé en 2021 par la Société internationale d’études des femmes & d’études de genre en poésie (SIÉFÉGP). En honorant la mémoire de la poétologue et fondatrice Dina Sahyouni, l’organisation souhaite offrir une tribune aux autrices issues de la migration ou de l’exil. Les thèmes de l’identité, de la mémoire et de l’émancipation féminine constituent le cœur des œuvres récompensées par cette institution, qui s’est imposée en quelques années comme un rendez-vous littéraire engagé.

Une continuité pour les lettres tunisiennes

Le succès de Samar Miled confirme la vitalité de la plume tunisienne au sein de ce palmarès international. L’écrivaine tunisienne devient en effet la troisième femme de cette nationalité à être distinguée. Elle succède ainsi à la poétesse et ingénieure Arwa Ben Dhia, primée en 2025 pour Les quatre et une saisons, ainsi qu’à Imen Moussa. Cette dernière avait marqué les éditions précédentes en remportant le prix deux années consécutives, en 2023 et 2024.

Dans l’ouvrage primé, Printemps, la lauréate explore le sentiment amoureux avec une sensibilité singulière. Bien qu’elle y confie initialement ses doutes sur sa capacité à définir l’amour, elle en fait finalement une force intemporelle capable de relier le passé au présent. Cette exploration s’incarne dans une poésie du quotidien où l’intimité se niche dans des gestes simples.

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Tunisie connectée : mobiles et internet en forte croissance

Le nombre d’abonnements à l’internet mobile en Tunisie est passé de 3,4 millions en 2013 à 11,6 millions en 2023. Tandis que le total des abonnements aux services mobiles (Tunisie Télécom, Ooredoo Tunisie, Orange Tunisie, Lycamobile et Cayon Cloud Communications 3C) a atteint 16,2 millions en 2023; contre 12,7 millions en 2013. C’est ce que révèle le « Rapport Annuel sur les Indicateurs d’Infrastructure 2023 », publié le 6 mars par l’INS.

Le taux de couverture de la population par les services 3G a progressé de 89,5 % en 2013 à 99,2 % en 2023. C’est le résultat des investissements dans la modernisation des infrastructures, l’extension et la densification du réseau, ainsi que l’amélioration de la qualité et de la diversité des services.

Le secteur de la téléphonie fixe a également connu une forte progression entre 1994 et 2023. En effet, le nombre d’abonnements a atteint 1,9 million en 2023; contre 0,5 million en 1994. Ce qui a porté la densité téléphonique fixe à 15,7 lignes pour 100 habitants; contre 5,3 lignes en 1994. Les prévisions indiquent 2 millions d’abonnements en 2024. Soit une densité de 16,4 lignes pour 100 habitants.

Enfin, le secteur de l’internet fixe a suivi une trajectoire similaire. Et ce, avec un passage de 0,60 million d’abonnements en 2013 à 1,7 million en 2023. Cela porte la densité à 14,5 abonnements pour 100 habitants; contre 5,5 abonnements pour 100 habitants en 2013.

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Cash ou chèques : pourquoi les liquidités dominent-elles aujourd’hui en Tunisie ?

Pour les experts, la hausse des billets et monnaies en circulation est la conséquence directe de la Loi sur les chèques. Les Tunisiens privilégiant désormais les liquidités plutôt que les chèques. Cette dynamique se traduit par plus de 27,8 milliards de dinars en circulation au 5 mars 2026, en hausse de 19 %.Des chiffres annoncée par la Banque centrale de Tunisie ( BCT) 

La même source affirme que les revenus du travail ont augmenté de 6,7 % au début de 2026, atteignant 1,4 milliard de dinars. Tandis que les recettes touristiques ont dépassé 1 milliard de dinars, en progression de 4,8 %. Les avoirs nets en devises ont également grimpé à 25,1 milliards de dinars; contre 23,2 milliards un an plus tôt. Ce qui renforce la liquidité extérieure, malgré la montée de la demande de cash.

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Tensions au Moyen-Orient : Beyrouth et le Golfe sous le feu

L’entité sioniste a annoncé lundi 9 mars 2026 des frappes contre des « infrastructures du régime » en Iran et a mené à l’aube une opération héliportée dans l’est du Liban.Tout en bombardant la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, au dixième jour de la guerre au Moyen-Orient.

En réponse, l’Iran a lancé des salves de missiles et de drones vers Israël et les pays voisins du Golfe. L’Arabie saoudite a condamné ces actions, qualifiant les attaques iraniennes d' »agressions injustifiables ».

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Ahmed Ben Mustapha : «Le nationalisme persan est l’obstacle qu’ils n’avaient pas anticipé»

Pour l’ancien ambassadeur et diplomate Ahmed Ben Mustapha, le conflit qui embrase le Moyen-Orient n’est pas une crise conjoncturelle. C’est l’aboutissement d’une stratégie construite de longue date, dont les ressorts profonds tiennent à la rivalité entre des nationalismes antagonistes et à l’ambition israélienne de remodeler durablement la région avec le soutien américain. Une ambition qui, selon lui, se heurte désormais à une réalité que ses instigateurs n’avaient pas pleinement anticipée.

Dans une déclaration accordée à L’Économiste Maghrébin, l’ancien ambassadeur et diplomate Ahmed Ben Mustapha livre une analyse sans concession de la situation au Moyen-Orient, replaçant les événements récents dans une perspective géopolitique de long terme.

Une stratégie israélienne construite de longue date

Le diplomate tunisien situe l’origine du cycle de violences actuel dans l’opération « Déluge d’Al-Aqsa », qu’il considère non comme un acte spontané mais comme une étape soigneusement conçue et préparée par Israël dans le but d’entraîner les États-Unis dans un conflit ouvert avec l’Iran. Il rappelle à ce propos que les informations relatives à la préparation de cet événement étaient disponibles auprès des autorités israéliennes et de Benjamin Netanyahou en personne, ce qui explique, selon ses dires, l’obstruction systématique opposée à toute enquête indépendante.

 

Lire aussi: Opération « Déluge d’Al-Aqsa » : est-ce la fin du « mythe Israël » ?

 

Cet objectif d’implication américaine est, insiste-t-il, un dessein stratégique de longue date. Sa manifestation la plus récente s’est cristallisée autour de la figure de Donald Trump, dans lequel M. Netanyahou a massivement investi. L’administration Biden lui paraissait trop prudente, trop réticente à s’engager. Trump, lui, représentait l’instrument susceptible de franchir l’étape finale. Ahmed Ben Mustapha observe d’ailleurs que le Premier ministre israélien parle désormais ouvertement d’une transformation en cours du Moyen-Orient, qu’il inscrit explicitement dans le cadre de la vision du “Grand Israël“.

Le fiasco de la stratégie Trump et l’effondrement du modèle sécuritaire du Golfe

Pourtant, le bilan de cette stratégie est, aux yeux d’Ahmed Ben Mustapha, celui d’un fiasco. Trump est arrivé au pouvoir en promettant de mettre fin à tous les conflits, y compris celui du Moyen-Orient, avançant sur ce sujet des propositions dont le caractère fantaisiste trahissait un manque de sérieux réel. Sur tous les aspects de cet engagement, le résultat est catastrophique : non seulement Trump n’a pas mis fin aux guerres, mais il a créé les conditions propices à l’émergence de nouveaux foyers de tension. Plus grave encore, il a semé une profonde dissension au sein même des institutions américaines. Le chef d’état-major aurait ainsi publiquement déconseillé au président de passer à l’action contre l’Iran, estimant que les conditions n’étaient pas réunies.

 

Pourtant, le bilan de cette stratégie est, aux yeux d’Ahmed Ben Mustapha, celui d’un fiasco. Trump est arrivé au pouvoir en promettant de mettre fin à tous les conflits, y compris celui du Moyen-Orient, avançant sur ce sujet des propositions dont le caractère fantaisiste trahissait un manque de sérieux réel.

 

Les conséquences pour les pays du Golfe, selon l’ambassadeur, sont considérables et révélatrices. Depuis la première guerre du Golfe en 1991, ces monarchies avaient fait le choix stratégique de placer leur sécurité sous la protection américaine, estimant que l’environnement arabo-islamique constituait leur principal danger. Elles s’étaient résolument alignées sur l’axe États-Unis – Israël. Or, les forces iraniennes ont détruit des dispositifs de défense américains dans la région sans que Washington n’ait rien fait pour protéger ses alliés. Ahmed Ben Mustapha y voit une tragédie stratégique majeure : tout le modèle de sécurité du Golfe s’est effondré, emportant avec lui la crédibilité de la garantie américaine.

La résistance iranienne ou le réveil des nationalismes

La résistance iranienne constitue, pour Ahmed Ben Mustapha, le fait majeur et surprenant de cette séquence. L’Iran se préparait de longue date à cette confrontation. L’ayatollah Ali Khamenei lui-même, en se sacrifiant, a voulu entretenir la flamme d’un projet de résistance dont la logique profonde est, selon lui, d’ordre nationaliste. Le nationalisme persan est bâti sur un socle civilisationnel d’une solidité exceptionnelle, adossé à la science, à la technologie, à la modernisation et aux valeurs religieuses. Les Iraniens ont su valoriser cet héritage et transformer cette force en capacité de résistance concrète. Le scénario que Trump avait été convaincu par Netanyahou de reproduire en Iran, sur le modèle de la chute de Bachar al-Assad en Syrie, ne s’est tout simplement pas encore réalisé.

Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance. Israël et Washington ont réussi à neutraliser le nationalisme arabe, mais ils n’avaient pas anticipé la puissance d’un nationalisme persan adossé à une civilisation millénaire. Ce phénomène s’inscrit dans un mouvement plus large, observable également en Russie et en Chine, où la réunification nationale et la revalorisation des identités propres constituent les objectifs fondamentaux. Ce que le monde traverse, dit-il, c’est la faillite du système de globalisation américain, fondé sur l’absence de repères idéologiques, religieux et moraux, et la réémergence simultanée des grandes forces nationales.

 

Ahmed Ben Mustapha insiste sur ce qu’il considère comme la clé de lecture fondamentale de l’ensemble du conflit : un affrontement de nationalismes. D’un côté, le nationalisme sioniste associé au nationalisme européen, avec l’appui décisif des États-Unis. De l’autre, les nationalismes de résistance.

 

Vers une Troisième Guerre mondiale ? Le spectre nucléaire et le déclin occidental

Sur l’échiquier mondial, la stratégie américaine est, selon Ahmed Ben Mustapha, en grande difficulté. Les géopolitologues diagnostiquent depuis 2023 une défaite de l’Occident, un constat que Washington refuse d’admettre. En Europe, les États-Unis font face à la réémergence du militarisme allemand et à des discussions sur un éventuel réarmement nucléaire de l’Allemagne. Les Russes, ne trouvant pas d’interlocuteur crédible en Europe, espèrent pouvoir dialoguer directement avec Trump, ce qui explique en partie certaines concessions russes sur la Syrie. L’objectif américain serait de reconstituer un monde tripolaire stable, c’est-à-dire de trouver un modus vivendi avec Moscou et Pékin tout en évitant une alliance trop étroite entre les deux puissances. Ahmed Ben Mustapha estime sincèrement que ce projet est voué à l’échec et que le choc actuel ne fait qu’accélérer le processus de déclin de la puissance occidentale.

 

L’objectif américain serait de reconstituer un monde tripolaire stable, c’est-à-dire de trouver un modus vivendi avec Moscou et Pékin tout en évitant une alliance trop étroite entre les deux puissances.

 

La question d’une escalade nucléaire est celle qui inquiète le plus Ahmed Ben Mustapha. Des experts sérieux, qui connaissent intimement les mentalités israélienne et américaine, évoquent le scénario d’un usage dit « limité » de l’arme atomique. Il rappelle que ce scénario n’est pas sans précédent : il avait déjà été envisagé en 2006, comme l’a révélé le journaliste d’investigation Éric Laurent dans son ouvrage consacré à l’Iran, aux États-Unis et à la bombe, et c’est l’armée américaine elle-même qui s’y était alors opposée.

La grande inquiétude aujourd’hui tient à la personnalité de Trump : manipulable, sans stratégie claire ni ligne directrice cohérente, le président américain représente un facteur d’imprévisibilité dangereuse. Les Russes et les Chinois le craignent autant que certains responsables militaires américains de haut rang, qui perçoivent une dérive inquiétante vers des guerres toujours plus nombreuses pour des résultats toujours plus limités.

 

Les Européens, se sont également laissé manipuler, et l’on observe aujourd’hui, au sein même de ces pays, une rébellion croissante contre cette emprise. Certains estiment que la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé.

 

Ahmed Ben Mustapha conclut sur un constat amer : Trump n’a pas conscience que les réalités objectives ont fondamentalement changé. L’aventure au Venezuela a tourné court, tout comme la guerre contre l’Iran, qui vise en définitive à démanteler les BRICS et tout ce qui menace la suprématie du dollar américain. Mais il est trop tard. Les Européens, ajoute-t-il, se sont également laissé manipuler, et l’on observe aujourd’hui, au sein même de ces pays, une rébellion croissante contre cette emprise. Certains estiment que la Troisième Guerre mondiale a déjà commencé. Ce n’est pas, dit le diplomate, une certitude. Mais ce n’est plus une hypothèse que l’on peut raisonnablement écarter.

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Huile d’olive, dattes, pâtes : la Tunisie à l’assaut du marché kényan

Trente exportateurs tunisiens ont participé à une série de rencontres professionnelles B2B en ligne avec l’une des plus importantes sociétés importatrices du Kenya, du 3 au 5 mars 2026, organisées par le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX).

Les filières représentées lors de ces échanges incluent l’huile d’olive, les dattes, les pâtes alimentaires et les produits hygiéniques. Ces rencontres ont été coordonnées par la Représentation Commerciale de Tunisie au Kenya.

Le Kenya s’est imposé, au cours de la saison 2024/2025, comme la première destination africaine de l’huile d’olive tunisienne conditionnée, avec des exportations atteignant 216 tonnes pour une valeur de 3,7 millions de dinars tunisiens. La Tunisie se classe par ailleurs au 10e rang mondial des fournisseurs de pâtes alimentaires sur le marché kenyan.

Ces rencontres ont permis aux entreprises tunisiennes participantes de présenter leurs produits, leur savoir-faire et leurs capacités de production à leur partenaire kenyan, selon le CEPEX. Pour l’importateur kényan, ces échanges ont constitué une opportunité d’identifier les produits susceptibles de faire l’objet de futures opérations d’importation.

Cette initiative s’inscrit dans l’objectif de consolider la présence des produits tunisiens en Afrique de l’Est, selon le CEPEX.

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Le textile tunisien à l’export : 9 milliards de dinars et un appel aux réformes

Les exportations tunisiennes de textile et d’habillement ont dépassé 9 milliards de dinars en 2025, selon la Fédération tunisienne du textile et de l’habillement (FTTH) dans un communiqué rendu public récemment.  Ce chiffre n’inclut pas les ventes des entreprises textiles fournissant les secteurs automobile et aéronautique, estimées à plus de 2,2 milliards de dinars supplémentaires.

Ce niveau d’exportations est comparable à celui enregistré depuis 2022, dans un contexte mondial marqué par des tensions géopolitiques, un ralentissement économique et une concurrence accrue de pays à faibles coûts de production, d’énergie et de main-d’œuvre.

Les segments du textile technique, des vêtements fonctionnels et de haute performance, des produits de mode premium et de luxe, ainsi que du vêtement professionnel et des uniformes techniques à forte valeur ajoutée ont enregistré une progression notable. En revanche, le denim, la lingerie et les maillots de bain ont été davantage affectés par l’intensification de la concurrence internationale et les fluctuations de la demande.

Pour consolider ces résultats, les professionnels du secteur ont souligné la nécessité de poursuivre les réformes visant à améliorer la compétitivité, notamment l’adaptation aux accords de partenariat euro-méditerranéens et aux politiques tarifaires américaines, la protection de l’emploi et de la valeur ajoutée à l’export, ainsi que l’amélioration du climat des affaires et de l’investissement.

Ils ont également appelé à instaurer une fiscalité plus favorable aux exportateurs, à renforcer les capacités en design, création, recherche et innovation, et à intensifier les investissements dans la technologie, l’automatisation et la numérisation.

Les acteurs du secteur ont plaidé pour la mise en place d’un pacte de relance et de montée en valeur, en collaboration avec les autorités publiques, la FTTH et les partenaires financiers, visant à moderniser l’industrie, renforcer sa durabilité et améliorer l’image du « Made in Tunisia » à l’international.

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Chedlia Farhat : « Si Ormuz se ferme, les Tunisiens paieront la facture »

Une fermeture du détroit d’Ormuz toucherait-elle vraiment la Tunisie ? À première vue, le pays semble relativement à l’abri, ne dépendant pas directement du Golfe pour l’essentiel de ses approvisionnements en hydrocarbures. Mais pour la professeure Chedlia Farhat, spécialiste de la transition énergétique et de l’économie de l’énergie, cette lecture mérite d’être nuancée. Dans un entretien accordé à L’Économiste Maghrébin, elle identifie un risque autrement plus discret — et potentiellement plus lourd.

Et si Ormuz se fermait ? 

Pour la Tunisie, le vrai danger n’est pas seulement la pénurie, mais la flambée des prix. À première vue, on pourrait croire que la Tunisie serait relativement protégée si le détroit d’Ormuz venait à être fermé. Après tout, le pays ne dépend pas directement, dans l’immédiat, d’un approvisionnement massif venant du Golfe. Une grande partie de son gaz provient surtout de l’Algérie, ce qui permet de relativiser le risque d’une rupture physique soudaine. C’est d’ailleurs le sens des déclarations officielles récentes, selon lesquelles les tensions actuelles au Moyen-Orient ne menaceraient pas directement l’approvisionnement tunisien en hydrocarbures.

Mais s’arrêter à cette lecture serait trompeur. Car le vrai problème, pour la Tunisie, n’est pas seulement de savoir si les volumes de pétrole ou de gaz arriveront ou non. Le vrai problème est de savoir combien cette énergie coûtera si la crise s’aggrave. Et c’est là que le risque devient sérieux. Même si la Tunisie ne passe pas directement par Ormuz pour l’essentiel de ses importations, elle reste insérée dans un marché mondial où les prix du pétrole, du gaz, du transport maritime et des assurances réagissent immédiatement aux tensions géopolitiques.

Le détroit d’Ormuz n’est pas un simple point de passage parmi d’autres. Il constitue l’un des couloirs énergétiques les plus sensibles du monde. En 2024 et au début de 2025, il a représenté plus d’un quart du commerce maritime mondial de pétrole et environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié. Une fermeture, même partielle ou temporaire, créerait donc un choc sur les marchés internationaux. Les prix grimperaient, les coûts logistiques augmenteraient, et les pays importateurs nets comme la Tunisie en subiraient rapidement les conséquences.

 

Lire aussi : Tensions au Moyen-Orient : quel impact pour l’économie tunisienne ?

 

Autrement dit, le scénario optimiste selon lequel la Tunisie ne serait pas directement touchée n’est vrai que sur un point précis : l’absence éventuelle de rupture physique immédiate. Mais sur le plan économique, cette lecture est insuffisante. Car une hausse brutale des prix mondiaux se traduirait presque automatiquement par une hausse de la facture énergétique tunisienne, par davantage de pression sur les finances publiques et par un retour de l’inflation importée. Reuters rapportait le 6 mars 2026 que le Brent évoluait déjà autour de 93 dollars, avec des scénarios évoquant 120 dollars, voire 150 dollars dans un cas extrême de prolongation des tensions.

C’est précisément ici qu’il faut parler d’inflation importée. Lorsqu’un pays dépend de l’extérieur pour une partie importante de son énergie, il importe aussi une partie de la hausse des prix mondiaux. Cela finit par toucher les carburants, le transport, les coûts de production, les prix de certains biens de consommation, et indirectement le pouvoir d’achat. En Tunisie, ce mécanisme est d’autant plus sensible que le système énergétique est déjà fragile. Le pays reste structurellement déficitaire en énergie, et son électricité repose très largement sur les combustibles fossiles, en particulier le gaz naturel. Selon les données récentes, près de 58 % des besoins tunisiens en gaz étaient couverts par des importations d’Algérie jusqu’en mai 2025, tandis que 93,7 % de l’électricité tunisienne était produite à partir d’énergies fossiles.

Dans ces conditions, une fermeture prolongée d’Ormuz ne provoquerait pas nécessairement une panne sèche en Tunisie, mais elle pourrait provoquer autre chose : un choc économique diffus, plus discret au départ, mais potentiellement très lourd. La facture énergétique s’alourdirait. Le déficit commercial se creuserait. Les subventions coûteraient plus cher à l’État. Et si le gouvernement décidait de ne pas absorber entièrement la hausse, une partie du choc finirait par être transmise aux ménages et aux entreprises. C’est pour cela que la question énergétique n’est pas seulement une question technique. C’est aussi une question budgétaire, monétaire, sociale et politique.

Dans un tel scénario, quelles solutions s’offriraient à la Tunisie ?

À court terme, elles restent limitées. Le levier le plus réaliste serait de renforcer et de sécuriser autant que possible les flux existants, notamment avec l’Algérie. La proximité régionale et la centralité du gaz algérien dans le mix tunisien donnent à cette piste une importance stratégique. Mais cela ne suffirait pas à neutraliser le choc des prix internationaux. Même avec un approvisionnement maintenu, la Tunisie resterait exposée à la hausse des coûts mondiaux.

L’autre réponse serait une gestion de crise plus serrée : meilleure planification des achats, arbitrage sur les stocks, limitation des pressions sur certains usages, et éventuel renforcement temporaire du soutien public. Mais là encore, cette option a ses limites, car elle repose sur un budget déjà contraint. Plus les cours mondiaux montent, plus la compensation devient lourde. Et plus cette situation dure, plus elle met sous tension les équilibres macroéconomiques du pays.

À moyen terme, la seule vraie protection reste connue : réduire la dépendance. Cela passe par l’accélération des énergies renouvelables, l’efficacité énergétique, la diversification des sources d’approvisionnement et la modernisation du système électrique. Mais ces réponses structurelles prennent du temps. Elles sont indispensables, mais elles ne règlent pas une crise géopolitique du jour au lendemain.

Cela pose enfin une troisième question, plus profonde : la situation énergétique tunisienne est-elle soutenable à court terme ?

La réponse la plus juste est sans doute la suivante : oui, mais sous tension. Oui, parce que le pays dispose encore de relais régionaux, notamment avec l’Algérie, et que rien n’indique pour l’instant une rupture généralisée immédiate. Mais sous tension, parce que la Tunisie part déjà d’une position fragile : déficit énergétique élevé, forte dépendance aux importations, poids croissant de la facture énergétique et exposition directe aux fluctuations des prix mondiaux. Dans un tel contexte, même sans pénurie physique, une flambée durable du pétrole et du gaz pourrait suffire à fragiliser encore davantage l’économie.

Au fond, toute l’ambiguïté du débat est là. Dire que « la fermeture d’Ormuz n’affectera pas la Tunisie » est une formule rassurante, mais elle n’est vraie qu’à moitié. Elle peut être vraie sur le plan logistique immédiat. Elle devient beaucoup moins vraie dès qu’on raisonne en économie ouverte. Car la Tunisie ne dépend peut-être pas entièrement d’Ormuz pour ses molécules, mais elle dépend du marché mondial pour leurs prix.

En conclusion, la Tunisie ne manquera peut-être pas d’énergie tout de suite, mais elle risque de la payer beaucoup plus cher. Et pour un pays importateur net, c’est déjà une vulnérabilité majeure.

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Oscars 2026 : une campagne vise le film tunisien « La Voix de Hind Rajab »

À quelques jours de la clôture des votes pour les récompenses des Academy Awards 2026, un film tunisien en compétition pour l’Oscar du meilleur film international se retrouve au cœur d’une offensive publique menée depuis Los Angeles.

L’organisation Creative Community for Peace (CCFP) a lancé une campagne visant à discréditer le long-métrage réalisé par Kaouther Ben Hania, sélectionné pour les Academy Awards 2026. Dans un communiqué diffusé sur son site, le groupe qualifie l’œuvre de « propagande politique inacceptable » et affirme que le film présenterait une version « biaisée et déformée » des circonstances entourant la mort de l’enfant au centre du récit.

Le long-métrage, intitulé La Voix de Hind Rajab, s’appuie sur des éléments documentés. Il relate les événements du 29 janvier 2024, lorsque une fillette palestinienne de six ans, Hind Rajab, et plusieurs membres de sa famille ont été touchés par des tirs de chars de l’armée de l’entité sioniste alors qu’ils tentaient de quitter Gaza. Selon les faits présentés dans le film, l’enfant était restée seule en vie à l’intérieur du véhicule, entourée des corps des membres de sa famille.

Durant sa dernière heure, la fillette est restée en communication téléphonique avec le Croissant‑Rouge palestinien. Une ambulance envoyée pour lui porter secours a ensuite été détruite à proximité, entraînant la mort des deux secouristes qui se trouvaient à bord.

L’œuvre adopte une forme de docu-fiction et repose notamment sur l’enregistrement audio authentique de 70 minutes de la conversation de l’enfant. Parmi les producteurs exécutifs figurent les acteurs Brad Pitt, Joaquin Phoenix et Rooney Mara, ainsi que le réalisateur Jonathan Glazer.

De son côté, la CCFP se présente comme une organisation « apolitique ». Fondée en 2012 par d’anciens responsables de Universal Music Publishing et de Electronic Arts, elle réunit également des professionnels issus de grandes entreprises du secteur du divertissement, dont Warner Bros., Sony, Atlantic Records et Amazon.

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La startup tunisienne WildyNess primée à Berlin

La Start-up WildyNess a décroché le « To Do Award 2026« , prix international du tourisme socialement responsable, lors du Salon international du tourisme de Berlin (ITB Berlin). L’annonce a été faite par l’ambassade d’Allemagne en Tunisie.

Fondée en 2021 par Achraf Aouadi et Rim Bourguiba, deux anciens ingénieurs en informatique ayant exercé en Allemagne, WildyNess se positionne sur le créneau du tourisme durable et alternatif. La startup développe et commercialise des expériences de voyage en Tunisie et à l’étranger.

A noter que l’Agence allemande de coopération internationale GIZ Tunisie accompagne la société dans son développement, dans le cadre d’un programme associant plusieurs partenaires.

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Croissance à l’export : l’ASECTU passe au crible Tasdir+ et les entreprises certifiées

Une étude récente de l’Association des économistes tunisiens (ASECTU) révèle que le programme public Tasdir+ a engendré une hausse de 27 % des exportations chez les entreprises bénéficiaires. Ce dispositif de subventions de contrepartie a donc atteint ses objectifs de croissance volumétrique. Cependant, son impact sur la conquête de nouveaux marchés géographiques ou le lancement de produits inédits reste limité.

Le mécanisme rembourse 50 % des dépenses éligibles figurant dans un plan d’affaires approuvé, avec un plafond fixé à 50 000 USD par entité. Dans son rapport « Quel est l’impact des subventions d’accès au marché ? Preuves expérimentales en Tunisie », l’économiste Nadia Ali démontre l’efficacité statistique du programme sur le niveau global des ventes à l’étranger. Elle observe en outre des effets positifs sur la propension des entreprises à devenir exportatrices. Toutefois, ces effets ne présentent pas de caractère statistiquement significatif.

Concentration des flux sur les circuits existants

L’analyse des données douanières indique que l’expansion commerciale se concentre avant tout sur les marchés déjà desservis. Les subventions couvrent les coûts fixes d’accès aux marchés internationaux et encouragent ainsi une intensification des efforts de marketing vers les clientèles habituelles. En revanche, bénéficiaires et groupe de contrôle ne se distinguent pas concernant la diversification des destinations ou l’élargissement des gammes de produits. Ce résultat confirme donc un succès mitigé sur ce volet spécifique.

L’évaluation distingue deux catégories : les entreprises totalement exportatrices, situées en zone franche, et les autres. La croissance des exportations identifiée concerne exclusivement cette seconde catégorie. Par ailleurs, les structures possédant déjà une certification qualité avant leur adhésion au dispositif enregistrent les résultats les plus probants. Cette corrélation suggère donc que la capacité préalable à améliorer la qualité des produits constitue un facteur déterminant pour réussir à l’international.

Perspectives d’optimisation du soutien public

Malgré ces lacunes en matière de diversification, Nadia Ali défend la pertinence de Tasdir+ dans un contexte macroéconomique volatil. En effet, les subventions aident les opérateurs à sécuriser leurs chaînes de vente face aux lourdeurs administratives qui compliquent la modification des stratégies commerciales. Pour renforcer l’impact sur la diversification, l’économiste préconise des projets pilotes testant des subventions plus élevées ou des procédures de remboursement simplifiées. Elle recommande en outre de cibler prioritairement les entreprises non totalement exportatrices et déjà certifiées.

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Modernisation maritime : un plan de 500 millions d’euros pour transformer la CTN

La Compagnie tunisienne de navigation ( CTN) engage un tournant stratégique majeur avec un plan d’investissement de 500 millions d’euros pour la période 2026-2030. Ce financement colossal, dévoilé le 5 mars 2026 devant le Conseil national des régions et des districts (CNRD), servira à l’acquisition d’un navire mixte et de deux transporteurs de remorques afin de moderniser une flotte vieillissante. L’État tunisien, qui détient 86,2 % du capital de 126 millions de dinars aux côtés d’actionnaires publics à hauteur de 13,8 %, mise sur cette enveloppe pour pérenniser l’activité de l’armateur national et garantir le retour des Tunisiens résidant à l’étranger dès la saison estivale 2026.

Le renouvellement des unités navales devient une urgence opérationnelle alors que seul le navire Tanit échappe actuellement à une vétusté marquée. Cette situation engendre des surcoûts de maintenance significatifs et des immobilisations techniques imprévues malgré les protocoles de révision périodiques. Au-delà de la performance logistique, ces nouveaux investissements permettront à la compagnie de se conformer aux normes environnementales internationales strictes imposant la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce défi technique, crucial pour le maintien des lignes vers les ports européens, nécessite soit une refonte profonde des moteurs actuels, soit une orientation définitive vers des navires de nouvelle génération plus économes en énergie.

En parallèle de ces acquisitions, une restructuration globale est menée sous l’égide de l’autorité de tutelle pour transformer le modèle économique de l’entreprise. Ce volet stratégique repose sur une numérisation intégrale des services, allant de la gestion de la chaîne logistique à l’optimisation des réservations en ligne via de nouvelles techniques de marketing numérique. L’objectif consiste à accroître la compétitivité de la compagnie sur le marché méditerranéen tout en modernisant la gestion des ressources humaines pour répondre aux évolutions technologiques du secteur maritime mondial.

Héritière d’une mission de service public depuis sa création le 7 mars 1959, la CTN doit désormais concilier son rôle historique de soutien à l’économie nationale et les impératifs d’une politique commerciale moderne. La stratégie adoptée pour les quatre prochaines années combine ainsi la mise en conformité réglementaire, la réduction des pannes techniques par une maintenance préventive accrue et une diversification des activités. Cette mutation vise à préserver le positionnement de la flotte nationale comme acteur central du transport de passagers et de marchandises entre la Tunisie et ses partenaires européens.

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Wifak Bank : un premier bilan ESG aux ambitions claires

L’année 2024 marque un tournant stratégique pour Wifak Bank avec la publication de son premier rapport de durabilité, documentant une performance qui allie solidité financière et engagement éthique. L’institution confirme sa position de référence dans la finance islamique en Tunisie, s’appuyant sur un capital social de 150 millions de dinars et un produit net bancaire de 92,9 millions de dinars. Le résultat net s’établit à 9,2 millions de dinars pour l’exercice, illustrant une résilience économique remarquable dans un contexte exigeant. Cette dynamique s’appuie sur une structure de gouvernance solide où le Conseil d’Administration travaille de concert avec un Comité Charia, garant de la conformité éthique de chaque transaction, pilier fondamental de l’identité de l’établissement.

Sur le plan humain, la banque gère un effectif de 484 collaborateurs caractérisé par une grande vitalité avec une moyenne d’âge établie à 36 ans. L’engagement pour l’égalité professionnelle se traduit par une forte représentativité féminine, les femmes occupant désormais 45 % des postes de direction. L’effort de formation a été particulièrement soutenu avec 223 actions menées au cours de l’année, parallèlement au recrutement de 89 nouveaux talents. Cette valorisation du capital humain s’accompagne d’une contribution active au développement communautaire, notamment à travers des actions de mécénat ciblant l’éducation et la santé, renforçant ainsi l’ancrage territorial de la banque.

L’engagement environnemental, désormais au cœur de la stratégie ESG, s’est concrétisé par la réalisation d’un premier bilan carbone exhaustif conforme aux normes internationales ISO 14064. Cette démarche permet à la banque de piloter sa trajectoire de décarbonation tout en instaurant des mesures de sobriété opérationnelle, comme l’optimisation de l’efficacité énergétique de ses 48 agences et la réduction de la consommation de papier. En parallèle, Wifak Bank renforce son impact positif via des partenariats stratégiques, à l’instar du programme ADAPT doté de 70 millions d’euros pour soutenir des pratiques agricoles et de pêche résilientes face aux défis climatiques.

La gestion des risques a également connu une évolution majeure avec l’intégration systématique des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les protocoles de décision, incluant des politiques rigoureuses de lutte contre la corruption et une protection renforcée des données personnelles des 85 000 clients. Ces accomplissements ont reçu plusieurs distinctions notables, dont le prix de l’entreprise islamique la plus impactante décerné par l’ICD. Pour la quatrième année consécutive, l’établissement a également été élu service client de l’année, consolidant une relation de confiance où la performance financière s’articule désormais avec une responsabilité sociétale mesurable et transparente.

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Tunisie : l’inflation se stabilise à 5% en février, l’alimentation reste sous pression

L’Institut national de la statistique (INS) a publié ses données sur l’évolution des prix à la consommation pour le mois de février 2026. Le taux d’inflation annuel s’établit à 5%, un niveau soutenu principalement par la hausse des prix alimentaires, tandis que les prix sur un mois progressent de seulement 0,1%.

 

Sur un an, les prix des produits alimentaires ont progressé de 6,7%, contre 5,9% en janvier 2026. Cette accélération est tirée par plusieurs postes : les fruits affichent la hausse la plus marquée avec 17,7%, suivis par la viande d’agneau à 16,3%, le poisson frais à 14% et la volaille à 12,8%. Seules les huiles alimentaires enregistrent une évolution à la baisse, avec un recul de 10,3% sur un an.

Manufacturés et services en hausse modérée

Les produits manufacturés voient leurs prix augmenter de 4,6% en glissement annuel. L’habillement et les chaussures contribuent le plus à cette hausse avec 8,9%, devant les produits d’entretien courant du foyer à 4,8%. Du côté des services, la progression annuelle atteint 3,8%, portée notamment par les services d’hébergement dont les tarifs bondissent de 11,3%.

Hors produits alimentaires et énergie, l’inflation sous-jacente s’est repliée à 4,6% en février, après 4,9% en janvier. L’écart demeure important entre produits libres et produits encadrés : les premiers progressent de 6,1% sur un an, contre seulement 0,8% pour les seconds. Pour les seuls produits alimentaires, cet écart est encore plus prononcé, avec une hausse de 7,6% pour les produits à prix libres contre 0,2% pour ceux dont les prix sont réglementés.

Les soldes d’hiver freinent la hausse mensuelle

Sur un mois, la progression de l’indice général des prix reste contenue à 0,1%. Si les produits alimentaires augmentent de 1,3% par rapport à janvier, portés par le poisson frais à 3%, la viande ovine à 2,9%, les fruits frais à 2,8% et la volaille à 2,1%, le secteur de l’habillement joue un rôle compensateur. L’entrée en période de soldes d’hiver a entraîné un repli de 4,6% des prix dans ce groupe, avec des baisses de 4,8% pour les articles d’habillement, 4,7% pour les chaussures, 1,2% pour les accessoires et 1% pour les tissus.

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IA tunisienne : l’excellence des universités ne franchit pas les portes des lycées

Deuxième producteur africain de talents spécialisés en intelligence artificielle, la Tunisie se retrouve dans une position singulière. En effet, ses capacités humaines n’ont pas de débouché dans son propre système éducatif. C’est l’un des constats centraux d’une étude publiée en novembre 2025 par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE). Lequel appelle à la définition d’une politique nationale d’intégration de l’IA dans les établissements scolaires et universitaires du pays.

Environ 1 400 nouveaux spécialistes en IA sortent chaque année du système tunisien. Soit 800 par voie académique initiale et 600 par reconversion. Ce qui positionne le pays juste derrière l’Afrique du Sud sur le continent. Mais cette performance masque un vide institutionnel. Car aucun cadre national n’encadre à ce jour l’usage pédagogique de ces technologies dans les classes.

Le moment est pourtant décisif à l’échelle mondiale. Le secteur de l’IA appliquée à l’éducation a triplé en trois ans. Il est passé de 2,5 milliards de dollars en 2022 à 6 milliards en 2025, avec des projections dépassant les 88 milliards de dollars en 2032. L’adoption par les usagers s’est accélérée dans les mêmes proportions. Ainsi, 92 % des étudiants recourent aujourd’hui à des outils d’IA; contre 66 % l’année précédente. Chez les enseignants du primaire et du secondaire, le taux atteint 85 % pour l’année scolaire 2024-2025. Selon le Center for Democracy and Technology, 86 % des élèves âgés de moins de 12 ans ont également utilisé ces outils au cours de la même période.

Ce que font les autres pays

Plusieurs États ont déjà traduit cette réalité en politiques concrètes. La Corée du Sud a homologué, dès la rentrée de mars 2025, 76 manuels scolaires intégrant l’IA, couvrant les mathématiques, l’anglais et l’informatique. Et près de 30 % de ses établissements les ont adoptés. Les Émirats Arabes Unis, pionniers sur ce terrain, ont institué un ministère de l’IA dès 2017, suivi en 2019 de l’ouverture de la première université mondiale entièrement dédiée à la recherche dans ce domaine. En Chine, les données d’apprentissage de millions d’élèves sont analysées à l’échelle nationale pour repérer les défaillances curriculaires et orienter les arbitrages budgétaires en éducation.

Des îlots d’innovation dans un système bloqué

En Tunisie, le supérieur affiche quelques avancées notables. L’Université Virtuelle de Tunis a adopté, en février 2026, une charte encadrant les usages de l’IA à l’université. Le centre Khawarizmi a dispensé à l’été 2025 des formations aux outils d’IA gratuits auprès de 500 enseignants et étudiants. De même qu’il dispose d’une infrastructure de calcul haute performance permettant le développement de modèles complexes. Une institution dédiée, l’institut HIDE, a ouvert ses portes en 2024 au sein de l’Université de Tunis. L’écosystème entrepreneurial local compte également des acteurs comme EdTrust, Lectful, ou Clusterlab, dont l’application Reedz se spécialise dans la synthèse sémantique en langue arabe.

Cependant, en dehors de ces cercles, la réalité des classes primaires, des collèges et des lycées publics est radicalement différente. Les manuels y restent imprimés. Les plateformes numériques d’apprentissage sont quasi inexistantes. L’infrastructure est qualifiée de balbutiante par le rapport, que ce soit en milieu urbain que rural. Quant aux enseignants, ils ont majoritairement appréhendé l’IA comme un vecteur de triche plutôt que comme un outil pédagogique.

L’IACE illustre cette impasse par un exemple précis. Le rapport préconise une approche dite « Mobile-First » : faire du téléphone portable, seul équipement numérique largement répandu dans la population, le support privilégié d’accès aux ressources d’IA éducative. Or, le ministère de l’Éducation a publié le 21 février 2026 une circulaire interdisant les appareils mobiles dans les enceintes scolaires. La solution jugée la plus accessible se retrouve ainsi invalidée par une décision administrative adoptée quelques semaines seulement avant la parution de l’étude.

Quatre axes pour une stratégie

Pour sortir de cette situation, le rapport articule ses recommandations autour de quatre domaines. Sur le plan de la gouvernance, il désigne le Conseil Supérieur de l’Éducation et de l’Enseignement, instance constitutionnelle créée par décret présidentiel en mai 2025, comme le pilote naturel d’une future stratégie nationale. Il recevrait l’appui du Centre National des Technologies en Éducation pour les niveaux primaire et secondaire et de l’Université Virtuelle de Tunis pour le supérieur.

En matière de formation des enseignants, le rapport privilégie un modèle en cascade dit « Train-the-Trainer ». A savoir : former un groupe restreint de formateurs qui démultiplieront ensuite leur action auprès de leurs pairs. Et ce, en s’appuyant sur des ressources pédagogiques en ligne ouvertes et gratuites pour contenir les coûts. Enfin, sur le volet technologique, il recommande des solutions fonctionnant en mode hors ligne. En plus du développement de chatbots fondés sur des modèles de langage entraînés spécifiquement sur les curricula scolaires tunisiens.

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SIAME : décision judiciaire portant recomposition du collège des mandataires de justice

Une décision judiciaire réorganise la mission de contrôle au sein de la SIAME. Le Tribunal de première instance de Tunis a ordonné la réduction du nombre de mandataires de justice chargés du suivi des actes de gestion de la société.

 
La Société Industrielle d’Appareillage et de Matériels Électriques (SIAME) a annoncé la recomposition du collège des mandataires de justice chargés du contrôle des actes de gestion de l’entreprise. Selon un communiqué publié par la société, cette décision fait suite à une ordonnance rendue le 28 janvier 2026 par le Tribunal de première instance de Tunis. Celle-ci prévoit la réduction du nombre de mandataires de justice de trois à deux membres. À la suite de cette réorganisation, la mission de contrôle est désormais assurée par Mondher Hamdi et Bilel Errahmouni.

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Cumul illégal pension-salaire : l’État suspend, traque et exige le remboursement

L’État serre la vis. Les autorités ont formellement identifié 123 retraités cumulant illégalement pension et salaire, pour un préjudice mensuel total dépassant 122 000 dinars. Le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmer, a annoncé des mesures de recouvrement immédiates.

Sur les 123 cas recensés, 34 touchent le secteur public, soit 51 000 dinars de manque à gagner mensuel. Les 89 cas restants concernent le secteur privé, pour un coût mensuel avoisinant 71 000 dinars. Le député Ahmed Bennour a soulevé l’affaire via une question écrite. Le ministre lui a répondu en détaillant l’ampleur de la fraude.

La traque s’opère sur deux fronts. Dans le secteur public, le système informatisé « Insaf » détecte les irrégularités dans le mois même et suspend les versements en temps réel. Dans le secteur privé, les autorités mènent des campagnes périodiques avec la Caisse nationale de sécurité sociale. Un service d’échange électronique inter-caisses, lancé en septembre 2024, renforce ces recoupements.

La loi est sans équivoque. Dès qu’un retraité cumule pension et revenu salarial, deux sanctions s’appliquent immédiatement : la suspension de la pension et l’obligation de rembourser les sommes indûment perçues. L’article 55 de la loi n° 12 de 1985 encadre strictement ces mesures.

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Plan d’urgence à Kasserine : la SODEK-SICAR restructure son capital pour survivre

Dans le cadre d’un plan de sauvetage destiné à préserver la continuité de ses activités, la Société de Développement Economique de Kasserine (SODEK-SICAR) a procédé, lors de son Assemblée Générale Extraordinaire du 30 janvier 2026, à une double opération de restructuration de son capital social.

Dans un premier temps, le capital a été réduit de 548.800 dinars, passant de 6.236.055 dinars à 5.687.255 dinars, par l’annulation de 109.760 actions détenues par la BFPME d’une valeur nominale de 5 dinars chacune. Cette opération ramène la participation de la BFPME de 219.519 actions à 109.759 actions.

Dans la foulée, l’AGE a décidé d’augmenter le capital de 999.335 dinars, le portant à 6.686.590 dinars par l’émission de 199.867 actions nouvelles au pair, soit 5 dinars l’action. Le droit préférentiel de souscription a été supprimé, l’augmentation étant intégralement réservée aux trois banques publiques engagées dans le plan de sauvetage : la BH Bank et la STB Bank souscrivent chacune à hauteur de 333.000 dinars (66.600 actions); tandis que la BNA Bank apporte 333.335 dinars (66.667 actions).

À l’issue de l’opération, la BH Bank consolide sa position de premier actionnaire avec 32,50 % du capital, devant la STB Bank (26,95 %) et la BNA Bank (21,40 %). La BFPME voit quant à elle sa part tomber de 17,60 % à 8,21 %. Le capital social se trouve ainsi divisé en 1.337.318 actions à l’issue de l’opération.

Les souscriptions sont ouvertes pour une durée de quinze jours à compter de la parution de la notice d’information au Journal Officiel de la République Tunisienne, au siège de la société à Kasserine.

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