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Textile | La Tunisie subit la recomposition du marché européen

Les dernières données d’Eurostat sur les importations européennes de vêtements pour 2024-2025 révèlent une recomposition accélérée du marché. Si les dynamiques asiatiques dominent les analyses, l’impact sur les fournisseurs africains géographiquement proches – Maroc, Tunisie, Égypte – est palpable et différencié. L’analyse de ces chiffres démontre clairement que la Tunisie subit la pression concurrentielle la plus forte. (Photo: Usine de textile à Monastir).

Habib Glenza, à Lodz, Pologne

Commençons par les constats statistiques relatifs aux trois pays africains dans le top 10 des fournisseurs de l’Union européenne (UE). L’examen des données et des parts de marché Eurostat pour les importations européennes de vêtements correspondant aux chapitres du Système Harmonisé (couvrant respectivement les articles en bonneterie ou en tricot et les vêtements tissés et accessoires non maillé) révèle que l’Égypte émerge comme le seul acteur africain affichant une dynamique nettement positive, avec une croissance remarquable de +16,9% en valeur de ses exportations textiles vers l’UE. Une performance qui lui permet de progresser dans la hiérarchie des fournisseurs, gagnant +0,10 point de pourcentage (pp) de part de marché, passant ainsi de 0,67% à 0,77%. Bien que partant d’une base modeste, cette hausse constitue un démarrage prometteur dans un marché en recomposition.

À l’inverse, le Maroc enregistre un léger recul de -0,4% en valeur de ses exportations, accompagné d’une érosion marginale mais perceptible de sa position relative, avec une perte de -0,08 pp de part de marché (de 3,11% à 3,03%). Une stagnation relative, bien que moins prononcée, qui souligne une fragilisation dans un marché en croissance.

La Tunisie est le pays qui subit le plus fort recul (-3,6%) parmi les fournisseurs nord-africains de l’UE, entre 2024 et 2025. Ses exportations chutent significativement de -3,6% en valeur, entraînant une perte de -0,14 pp de part de marché, la faisant passer de 2,50% à 2,36%. Une érosion, sur une période aussi courte, qui signale une pression concurrentielle accrue sur ses segments traditionnels.

Redistribution des positions concurrentielles

Les chiffres sont clairs. Sur la seule année 2024-2025, la Tunisie affiche la plus forte contraction en valeur absolue (-3,6%) et la plus importante perte relative de parts de marché (-0,14 pp) parmi les trois pays d’Afrique du Nord. Le Maroc, malgré un recul très limité en valeur (-0,4%), voit aussi sa position se fragiliser dans un marché qui croît globalement, mais profite davantage aux géants asiatiques et à l’Égypte. Parlons, justement, de l’Égypte : bien que partant de très loin, ce pays est le seul du trio à tirer véritablement son épingle du jeu sur cette période, affichant une dynamique positive robuste.

Redouane Lachgar, professionnel marocain associé au secteur textile et habillement, insiste : «Nous ne sommes plus dans une simple fluctuation annuelle. Nous observons une redistribution graduelle des positions concurrentielles». Une redistribution qui profite massivement à l’Asie du Sud et du Sud-Est : Bangladesh (+5,9%, +0,78 pp), Inde (+7,9%, +0,27 pp), Pakistan (+9,7%, +0,30 pp), Cambodge (+14,5%, +0,54 pp). Même la Chine, géant incontesté mais sous pression, parvient à une légère croissance (+1,2%) malgré une petite perte de part de marché (-0,27 pp).

Une phase de réalignement stratégique

Le facteur structurant majeur identifié est l’impact des accords commerciaux récents. L’accord de libre-échange UE-Inde, récemment finalisé, prévoit explicitement une réduction progressive des droits de douane sur le textile et l’habillement.

En parallèle, les États-Unis ont renforcé leurs cadres avec l’Inde et le Bangladesh, incluant des allègements tarifaires textiles. Des dispositifs qui améliorent la compétitivité-prix de ces pays sur le marché européen, accélérant un basculement structurel déjà amorcé par leurs coûts de production et leurs capacités industrielles.

Disons que la redistribution des positions concurrentielles n’est pas conjoncturelle, elle est structurelle et accélérée par la géopolitique commerciale. Le commerce textile mondial entre dans une phase de réalignement stratégique.

La Tunisie, avec le recul le plus marqué en valeur et en parts parmi ses pairs africains directs sur 2024-2025, en est le premier impacté. Le Maroc, bien que plus résistant, voit sa position stagnante devenir relativement plus fragile face au bond en avant de l’Égypte et surtout des géants asiatiques boostés par les accords des exportations avec l’UE.

Cette analyse sur la régression des exportations nord-africaines de vêtements vers l’UE suscite plusieurs interrogations sur l’écroulement de l’industrie tunisienne du textile, jadis secteur clé de l’économie tunisienne, pourvoyeur de main d’œuvre et de devises.

Opérateurs et responsables aux abonnés absents

Que font les opérateurs privés du secteur qui voient ainsi leurs positions continuellement grignotées ? Où sont les responsables gouvernementaux pour promouvoir l’exportation de nos vêtements ? Le Cepex, le ministère de l’Industrie, la Fédération tunisienne de textile-habillement… Que font tous ces hauts responsables qui dépensent l’argent du contribuable dans des soi-disant voyages de promotion pas toujours utiles ou rentables ? Pourquoi n’écoutent-ils pas un citoyen tunisien résidant à l’étranger, qui connait très bien le marché de son pays de résidence, la Pologne en l’occurrence, pays de 37 millions d’habitants et qui abrite un mégacentre de textile, l’un des plus grands au monde, visité par 4000 clients, locaux et étrangers, par jour ?

Voilà un autre secteur qui va mal, tout comme ceux du tourisme, de l’huile, des dattes et des produits de la mer. Mais que fait-on pour les sauver d’une débandade qui ne fait que commencer ? 

UE – Importations de vêtements 2024 -2025 : 

Pays d’Afrique du Nord (+ Turquie)

Égypte : +16,9 %

Maroc : -0,4 %     

Tunisie: -3,6 %           

Turquie : -10,8 %

Pays asiatiques :

Cambodge : +14,5 %

Pakistan : +9,7 %

Inde : +8,0 %

Bangladesh : +6,0 %

Chine : +1,2 %

Source : Eurostat.

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Les prix du pétrole dans le brouillard

Les prix du pétrole ont chuté à la clôture des marchés le lundi 23 février 2026. Et ce, suite à la résurgence de la crise tarifaire; avant de rebondir.

Les nouvelles hausses de tarifs douaniers imposées par le président Donald Trump ont engendré une incertitude quant à la croissance mondiale et à la demande de carburant, selon les analystes.

Par ailleurs, la disposition des États-Unis et de l’Iran à entamer un troisième cycle de négociations nucléaires a également apaisé les inquiétudes quant au risque d’escalade des tensions géopolitiques susceptibles de perturber les approvisionnements.

A rappeler que les cours du pétrole avaient clôturé en ordre dispersé vendredi 20 février, après deux séances de hausse, dans un contexte d’inquiétudes liées à l’escalade des tensions géopolitiques et à leur impact sur l’approvisionnement.

Ainsi, à la clôture de la séance du lundi 23 courant, le prix du pétrole brut Brent pour livraison en avril 2026 a baissé de 0,37 % pour s’établir à 71,49 dollars le baril.

Parallèlement, les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate, à livrer en mars 2026, ont chuté de 0,26 % pour s’établir à 66,31 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington).

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont progressé respectivement de 5,9 % et 5,5 % la semaine dernière, dans un contexte de préoccupations croissantes quant à un possible conflit entre les États-Unis et l’Iran; après que Washington a déclaré que Téhéran souffrirait s’il ne parvenait pas à un accord sur ses activités nucléaires dans les jours qui suivaient.

De son côté, la Chine a annoncé lundi qu’elle procédait à une « évaluation complète » de la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane. De même qu’elle a appelé Washington à supprimer les « mesures tarifaires unilatérales connexes » imposées à ses partenaires commerciaux.

La décision d’imposer des droits de douane a atténué les craintes croissantes d’un conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran, qui avaient fait grimper les prix du pétrole Brent et du West Texas Intermediate de plus de 5 % la semaine dernière.

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Les gagnants et les perdants du nouveau tarif douanier général de 15 % de Trump

L’annulation par la Cour suprême américaine des droits de douane « réciproques » de Donald Trump, dont il avait justifié l’imposition sur la base d’une « urgence nationale »… sème la confusion dans le commerce mondial.

Pour certains pays – notamment la Chine et le Brésil – le nouveau taux est nettement inférieur aux droits de douane imposés par Trump. Mais pour la plupart des gouvernements qui ont cherché à éviter l’impact des droits de douane réciproques en concluant des accords bilatéraux avec les États-Unis, entre autres la Grande-Bretagne, l’Union européenne et le Japon, la question est maintenant de savoir si ces accords resteront en vigueur.

L’UE et la Grande-Bretagne ont toutes deux exprimé le souhait de maintenir ces accords. Cependant, le Parlement européen a décidé lundi 23 février de geler le processus de ratification de l’accord commercial avec les États-Unis.

 

Lire aussi : Trump réplique à la Cour suprême par un nouveau tarif douanier global de 10 %

 

Certains commentateurs affirment que la décision de la Cour suprême américaine soulève également des questions quant à la validité future de ces accords.

 

Voici le tableau des gagnants et des perdants des nouveaux droits de douane de 15 % imposés par Trump, selon Reuters :

 

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Droits de douane américains : Bruxelles rappelle à Washington qu’« un accord est un accord »

Dans sa première réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis déclarant illégale l’application de certaines mesures commerciales américaines, la Commission européenne a rappelé que les engagements pris entre Bruxelles et Washington restent pleinement valables. « Un accord est un accord », souligne l’Union européenne.

Dans un communiqué publié dimanche 22 février, la Commission a demandé « une clarification complète » des mesures que l’administration américaine entend adopter à la suite de cette décision de justice, rendue dans le cadre de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux. Elle estime que le contexte actuel n’est pas favorable à la réalisation d’un commerce et d’investissements transatlantiques « équitables, équilibrés et mutuellement avantageux », tels que prévus dans la déclaration conjointe signée en août 2025.

Bruxelles a également insisté sur la nécessité de garantir aux entreprises et exportateurs européens un traitement équitable, fondé sur la prévisibilité et la sécurité juridique. La Commission européenne avertit que les produits européens devaient continuer à bénéficier du régime tarifaire le plus compétitif, sans relèvement des droits de douane au-delà du plafond global précédemment convenu.

A noter qu’une communication de haut niveau a notamment eu lieu samedi 21 février entre le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, et le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick.

L’Union européenne réaffirme, in fine, sa volonté de poursuivre les efforts de réduction des droits de douane, conformément à la déclaration commune, et de préserver un environnement commercial transatlantique stable et prévisible. Elle a également souligné qu’elle continuerait d’élargir son réseau d’accords commerciaux ambitieux à « tarif zéro » et de défendre un système commercial mondial ouvert et fondé sur des règles.

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La Cour suprême déclare inconstitutionnels les tarifs douaniers de Trump

La Cour suprême des États-Unis a jugé « inconstitutionnelles » les taxes douanières dites « réciproques » imposées par Donald Trump à chaque pays. Cette décision est une victoire pour de nombreuses entreprises confrontées à une hausse du coût de leurs importations, mais ne concerne pas tous les secteurs.

La Cour suprême a examiné les droits de douane imposés en vertu de la loi de 1977 sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA), que l’administration Trump a utilisée pour justifier sa politique douanière d’envergure. Cette loi n’avait jamais été invoquée auparavant par un président pour imposer des droits de douane.

Dans une décision rendue à 6 voix contre 3, la Cour suprême a statué que l’IEEPA « n’autorise pas le président à imposer des droits de douane ».

L’arrêt de la Cour suprême ne concerne pas les droits de douane imposés en vertu de l’article 232 de la loi de 1962 sur l’expansion du commerce, selon CNBC. Ces droits de douane visent des produits spécifiques qui menacent la sécurité nationale et restent en vigueur après la décision d’aujourd’hui.

Indépendamment des taux spécifiques à chaque pays, Trump a augmenté les droits de douane sur les importations d’acier, de semi-conducteurs, d’aluminium et d’autres produits jugés nuisibles à la sécurité nationale.

Vous trouverez ci-dessous la liste des secteurs qui restent potentiellement soumis à des droits de douane plus élevés même après la décision de la Cour suprême, selon un rapport de ‘Capital’.

Voitures

On ne sait pas encore dans quelle mesure cette décision affectera l’industrie automobile américaine et mondiale, qui continue de faire face à des milliards de dollars de coûts tarifaires en fonction de l’origine d’une pièce automobile ou d’un véhicule importé.

L’administration Trump a imposé l’an dernier des droits de douane de 25 % sur les véhicules et certaines pièces automobiles importés aux États-Unis, invoquant des risques pour la sécurité nationale. Depuis, elle a conclu des accords distincts avec des pays comme le Royaume-Uni et le Japon afin de réduire ces droits de douane à 10-15 %. D’autres pays, comme la Corée du Sud, ont également conclu des accords pour des taux plus bas, mais on ignore si ces changements sont effectivement entrés en vigueur.

Le plus grand constructeur automobile américain, General Motors, a déclaré le mois dernier qu’il s’attendait à des coûts tarifaires compris entre 3 et 4 milliards de dollars cette année, et Ford Motor a déclaré que l’impact net des droits de douane devrait être à peu près stable d’une année sur l’autre, à 2 milliards de dollars en 2026.

Médicaments

L’industrie pharmaceutique est confrontée à une grande incertitude quant aux droits de douane. Trump a menacé à plusieurs reprises d’imposer des droits de douane sur les importations pharmaceutiques, bien que ceux-ci ne soient pas encore entrés en vigueur…

Les menaces de droits de douane visent à inciter les entreprises pharmaceutiques à fabriquer leurs produits aux États-Unis plutôt qu’à l’étranger.

En décembre, plusieurs entreprises ont signé un accord avec Trump pour baisser volontairement leurs prix en échange d’une exemption de trois ans de toute taxe sur les produits pharmaceutiques, à condition d’investir davantage dans la production américaine. Cet accord concernait notamment des acteurs majeurs comme Merck, Bristol Myers Squibb et Novartis.

Meubles

L’industrie du meuble n’a guère bénéficié de la décision de la Cour suprême. L’automne dernier, des articles tels que les canapés, les armoires de cuisine, les éviers et bien d’autres ont été frappés de droits de douane plus élevés en vertu de l’article 232. Ces droits de douane d’environ 25 % resteront en vigueur même après la dernière décision de justice.

Produits alimentaires et biens de consommation emballés

En vertu de l’article 232, les importations d’acier et d’aluminium aux États-Unis restent soumises à des droits de douane. Avec la hausse des droits de douane sur l’aluminium, des entreprises comme Coca-Cola, PepsiCo, Keurig Dr Pepper et Reynolds continueront de faire face à des coûts plus élevés liés à la fabrication de leurs produits.

L’an dernier, Trump a relevé les droits de douane sur l’aluminium à 50 %. Cependant, certains des principaux droits de douane applicables au secteur ont été abrogés, avant même la décision de vendredi.

En novembre, Trump a signé un décret exemptant de droits de douane des centaines de produits agricoles, des bananes au café en passant par les épices. En septembre, il avait également levé un droit de douane de 10 % sur la pâte à papier brésilienne, un ingrédient essentiel des serviettes, des couches et du papier toilette.

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La BCE minimise l’effet des taxes Trump sur la Chine

Une étude de la Banque centrale européenne (BCE) a démontré que les droits de douane imposés par Donald Trump ne sont pas la principale raison pour laquelle la Chine augmente ses exportations vers d’autres régions du monde, rapporte Bloomberg.

« Tout détournement de commerce associé aux droits de douane semble limité en Chine et concerne un nombre restreint de produits. Ce qui suggère des impacts limités des droits de douane américains sur les marchés tiers », estiment les auteurs de l’étude de la BCE.

Au contraire, « la faiblesse de la demande intérieure a poussé les entreprises chinoises à délocaliser leur capacité de production excédentaire, soutenue par la baisse des prix à l’exportation, une compétitivité accrue grâce à la faiblesse de la monnaie et l’expansion des capacités de production menée par l’État ».

Les droits de douane américains ont accru les craintes de la BCE quant à un possible détournement de marchandises chinoises vers la zone euro. Intensifiant ainsi la concurrence pour les entreprises de la zone euro, poursuit Bloomberg. Les décideurs politiques les plus accommodants y voient également un risque de baisse de l’inflation, déjà prévue sous la barre des 2 %.

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