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Après le pétrole, la guerre au Moyen-Orient menace la nourriture mondiale

Alors que le conflit en Iran continue d’alimenter les tensions au Moyen-Orient, les analystes mettent en garde contre des répercussions économiques bien plus larges que la seule flambée des prix du pétrole. La crise pourrait provoquer une hausse des prix alimentaires à l’échelle mondiale.

Selon un rapport du site spécialisé OilPrice basé à Londres, publié vendredi 6 mars, la forte augmentation des prix du gaz naturel pourrait entraîner une hausse importante du coût des engrais azotés, un élément essentiel de l’agriculture moderne. Une telle évolution risquerait d’exercer une pression supplémentaire sur les prix des denrées alimentaires dans de nombreux pays.

Les experts soulignent que si le trafic maritime venait à être fortement perturbé dans le détroit d’Ormuz, les conséquences dépasseraient largement le secteur énergétique. La région du Golfe n’est pas seulement un grand exportateur de pétrole et de gaz : elle figure aussi parmi les principaux fournisseurs mondiaux d’engrais azotés.

La production de ces engrais repose directement sur le gaz naturel. Aujourd’hui, près de la moitié de la production alimentaire mondiale dépend de l’azote artificiel. Sans cet apport, les rendements agricoles chuteraient fortement.

La consommation mondiale d’engrais azotés atteint environ 180 millions de tonnes par an. Sur ce volume, entre 55 et 60 millions de tonnes d’urée sont transportées chaque année par voie maritime. Le Moyen-Orient représente à lui seul entre 40 et 50 % de ce commerce, la quasi-totalité des exportations transitant par le détroit d’Ormuz…

Contrairement au pétrole, le marché des engrais ne dispose pas de réserves stratégiques capables d’amortir un choc d’approvisionnement. Les États-Unis, par exemple, possèdent une réserve stratégique de pétrole brut de plusieurs centaines de millions de barils, mais aucun stock équivalent n’existe pour les engrais azotés.

Certaines grandes puissances agricoles pourraient être particulièrement touchées. L’Inde dépend largement des importations de gaz naturel liquéfié en provenance du Qatar pour alimenter sa production d’urée. Toute interruption de ces approvisionnements risquerait de réduire sa production d’engrais à l’approche de la saison des semis.

 

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De son côté, le Brésil – l’un des principaux exportateurs agricoles mondiaux – importe d’importantes quantités d’urée du Moyen-Orient. Dans des régions agricoles majeures comme le Mato Grosso, la production de soja et de maïs dépend d’un approvisionnement régulier en fertilisants. Une perturbation prolongée pourrait rapidement déstabiliser les marchés mondiaux des céréales.

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Emirates Airlines prévoit de reprendre l’exploitation complète de son réseau

La compagnie aérienne émiratie prévoit de reprendre l’intégralité de ses opérations dans les prochains jours, sous réserve de la disponibilité de l’espace aérien et du respect de toutes les conditions opérationnelles. Un porte-parole d’Emirates a déclaré que « la sécurité demeure, comme toujours, notre priorité absolue, de même que notre engagement indéfectible à servir et à prendre soin de nos clients ».

Le porte-parole a ajouté qu’à la suite de la réouverture partielle de certains espaces aériens de la région, la compagnie aérienne exploite actuellement un programme de vols limité, tout en continuant de travailler au rétablissement complet de ses opérations de réseau.

Sur certains marchés connaissant une forte demande, Emirates a considérablement augmenté ses opérations ; au Royaume-Uni seulement, la compagnie aérienne exploitera 11 vols quotidiens à travers 5 aéroports… reflétant la forte demande de voyages entre les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni.

Le rapport indique que la capacité de sièges vers l’Inde est en cours d’augmentation, Emirates portant ses vols à 22 vols quotidiens et desservant ainsi ses neuf destinations en Inde dès samedi.

Aux États-Unis, Emirates continue d’assurer des vols vers 7 destinations américaines, garantissant ainsi la continuité des liaisons aériennes entre les États-Unis et les Émirats arabes unis pendant cette période.

Le transporteur a confirmé qu’il continue de suivre de près la situation et d’adapter ses opérations en fonction de son évolution. Il a également invité tous ses clients à consulter son site web et ses réseaux sociaux officiels, où il publiera les dernières informations dès qu’elles seront disponibles.

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Crise au Moyen-Orient : le Brent à 92 dollars, le WTI en hausse historique

Les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate (WTI) ont bondi de plus de 12 % à la clôture vendredi 6 mars, mais sont restés inférieurs à ceux du Brent, les acheteurs se précipitant pour obtenir les barils disponibles face à la diminution des approvisionnements en provenance du Moyen-Orient due à la fermeture de facto du détroit d’Ormuz suite à la guerre israélo-américaine contre l’Iran.

Le prix du pétrole brut Brent a augmenté de 7,28 dollars, soit 8,52 %, pour atteindre 92,69 dollars le baril, tandis que les gains hebdomadaires ont atteint environ 27,9 %.

Les contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate américain (NYMEX) ont augmenté de 9,89 $, soit 12,21 %, pour atteindre 90,90 $, marquant ainsi leur plus forte hausse hebdomadaire de l’histoire depuis le début des échanges en 1983 après une augmentation de plus de 35 %…

Selon Giovanni Stanovo, analyste chez UBS, « les raffineurs et les sociétés de négoce recherchent des sources alternatives de pétrole brut, dont les États-Unis sont le principal producteur. Cette mesure vise à éviter une baisse trop rapide des stocks à Washington en raison de l’augmentation des exportations. Les marges bénéficiaires dépendent des coûts de transport ».

 

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Le ministre de l’Énergie du Qatar a déclaré au Financial Times, dans une interview publiée vendredi, qu’il s’attendait à ce que tous les États producteurs d’énergie du Golfe cessent leurs exportations dans les semaines à venir, une mesure qui, selon lui, pourrait faire grimper le prix du pétrole à 150 dollars le baril.

Les prix du pétrole ont commencé à augmenter après l’attaque américano-israélienne contre l’Iran samedi, ce qui a incité Téhéran à empêcher les pétroliers de traverser le détroit d’Ormuz.

A rappeler qu’environ 20 % de la demande mondiale quotidienne de pétrole transite par cette voie maritime vitale. Le détroit étant resté fermé pendant sept jours, près de 140 millions de barils de pétrole – soit l’équivalent d’environ 1,4 jour de la demande mondiale – n’ont pas pu atteindre le marché.

Stanovo a déclaré : « Chaque jour où le détroit restera fermé, les prix augmenteront ». Et d’ajouter : « La croyance dominante sur le marché était que Trump pourrait faire marche arrière à un moment donné parce qu’il ne voulait pas que les prix du pétrole augmentent, mais plus ce recul tardait, plus l’ampleur des risques devenait évidente ».

Dans une interview accordée à Reuters jeudi, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il n’était pas inquiet de la hausse des prix de l’essence aux États-Unis. S’ils augmentent, qu’il en soit ainsi »…

Le département du Trésor a accordé des dérogations à ses partenaires pour l’achat de pétrole russe sous sanctions. Les premières dérogations ont été accordées à des raffineries indiennes, qui ont depuis acheté des millions de barils de pétrole brut russe.

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Sondage : six Allemands sur dix condamnent l’attaque américano-israélienne contre l’Iran

Une majorité d’Allemands condamnent l’attaque américano-israélienne contre l’Iran et expriment leur inquiétude. Et ce, quant à la situation politique internationale et à ses conséquences sur la sécurité et l’économie.

Un sondage DeutschlandTrend a été réalisé récemment pour la première chaîne de la télévision publique allemande ARD. Il indique que 58 % des personnes interrogées jugent l’attaque américano-israélienne contre l’Iran injustifiée. Tandis que 25 % sont d’un avis contraire. Cela signifie que cette attaque est moins désapprouvée que l’opération américaine au Venezuela début janvier, condamnée par 72 % des Allemands. Alors que l’attaque américano-britannique contre l’Irak en 2003 avait été désapprouvée par 80 % d’entre eux.

Par ailleurs, 77 % des personnes interrogées considèrent la situation politique internationale comme une menace pour le peuple allemand. La dernière fois que cette question a été posée, c’était en février 2022, peu avant l’invasion russe de l’Ukraine. A cette époque, 54 % des personnes sondées partageaient alors cet avis. Dans le nouveau sondage, 85 % s’inquiètent de la montée en puissance de la loi du plus fort dans la politique mondiale. Et 80 % d’entre eux du risque des graves perturbations que la situation pourrait occasionner au commerce international. Avec la perspective inquiétante d’une flambée des prix du pétrole. En Allemagne, les premières conséquences sont déjà visibles, le prix des carburants à la pompe dépassant souvent les 2 euros le litre.

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Prix de l’énergie : Bruxelles sous pression

Sept États membres de l’Union européenne ont mis en garde la Commission européenne contre toute modification profonde du mécanisme actuel de fixation des prix de l’électricité. Et ce, en estimant qu’une telle réforme risquerait de déstabiliser le marché énergétique du bloc.

Dans une lettre adressée au commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, les ministres de l’Énergie des Pays-Bas, de la Suède, du Danemark, de la Finlande, de la Lettonie, du Luxembourg et du Portugal ont averti qu’une intervention dans le fonctionnement du marché pourrait accroître l’incertitude réglementaire et freiner les investissements dans le secteur énergétique.

Selon ces pays, modifier les mécanismes de formation des prix risquerait de rendre le système moins efficace et, à terme, d’augmenter les coûts pour les consommateurs et les entreprises européennes. Les signataires plaident au contraire pour une préservation de l’architecture actuelle du marché de l’électricité, qu’ils jugent essentielle à la stabilité et à la compétitivité du secteur énergétique européen.

La question des prix de l’énergie est redevenue centrale dans le débat politique européen. La flambée récente des cours du pétrole et du gaz, notamment dans le contexte des tensions au Moyen-Orient, accentue la pression sur Bruxelles pour trouver des solutions rapides afin de réduire la facture énergétique des ménages et des industriels.

La Commission européenne examine actuellement plusieurs options pour limiter la hausse des prix de l’électricité. Mais pour les sept États signataires, le véritable problème ne réside pas dans l’architecture du marché, mais dans la dépendance de l’Europe aux importations de gaz naturel, souvent coûteuses et volatiles.

Ces gouvernements recommandent plutôt d’accélérer le développement des énergies renouvelables, afin de réduire le rôle du gaz dans la fixation du prix de l’électricité. Ils appellent également à encourager une consommation plus flexible de l’énergie, permettant aux utilisateurs de profiter des périodes où les prix sont les plus bas.

Ce positionnement pourrait accentuer les divergences au sein de l’Union européenne, certains États membres plaidant pour une réforme plus profonde du marché de l’électricité afin de protéger les consommateurs contre la volatilité des prix.

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Lagarde alerte : sans coopération, l’économie mondiale risque l’«autodestruction»

La présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, lance un avertissement aux grandes puissances mondiales : faute de coopération, l’économie internationale risque de basculer vers une « autodestruction ».

S’exprimant dans un contexte marqué par l’intensification des rivalités géopolitiques et commerciales, jeudi 5 mars 2026, elle a souligné que l’ordre économique mondial traverse une phase de fragmentation croissante. Elle noté que la montée du protectionnisme, la rivalité stratégique entre grandes puissances et la remise en cause des règles multilatérales menacent la stabilité du système économique international.

D’ailleurs, Christine Lagarde a insisté sur un paradoxe central : malgré les tensions politiques, les économies restent plus interconnectées que jamais. Les chaînes d’approvisionnement mondiales et l’intégration financière rendent les États dépendants les uns des autres, ce qui augmente considérablement le coût d’une rupture de coopération.

Dans ce contexte, la présidente de la BCE estime que l’abandon du multilatéralisme pourrait entraîner des effets économiques négatifs pour l’ensemble des acteurs, y compris les puissances qui cherchent à renforcer leur autonomie stratégique. L’isolement ou la confrontation économique risqueraient de déclencher des cycles de représailles commerciales et financières, conduisant à un affaiblissement généralisé de la croissance mondiale.

Elle a ainsi appelé les grandes économies à préserver les mécanismes de coopération internationale, notamment dans les domaines du commerce, de la régulation financière et de la stabilité monétaire. Elle affirme que les institutions internationales et les règles communes restent indispensables pour éviter une fragmentation de l’économie mondiale en blocs rivaux.

Pour Christine Lagarde, l’enjeu dépasse la seule performance économique. Il s’agit aussi de préserver un ordre international capable de garantir la stabilité, la prospérité et la confiance entre les nations. Sans coordination entre les principales puissances, prévient-elle, les tensions actuelles pourraient dégénérer en une spirale de décisions économiques contre-productives pour tous.

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Le détroit d’Ormuz, nouveau point de rupture du marché pétrolier

La montée des tensions au Moyen-Orient fait exploser les tarifs du transport pétrolier, tandis que les marchés redoutent une perturbation durable des flux énergétiques mondiaux dans le détroit d’Ormuz, l’un des points névralgiques du commerce mondial de pétrole et de gaz.

Selon des données du secteur maritime rapportées jeudi 5 mars par TradeWinds, les taux d’affrètement des superpétroliers ont atteint des niveaux record ces derniers jours. La montée des risques sécuritaires dans le Golfe persique a poussé de nombreux armateurs et assureurs à suspendre ou à limiter le passage des navires dans cette zone stratégique, faisant grimper brutalement les coûts du transport maritime.

Le blocus de facto du détroit d’Ormuz se révèle être une arme à double tranchant pour les armateurs en termes de taux de fret, car, d’une part, les taux de fret pour les très grands pétroliers (VLCC) dépassent 400 000 dollars; tandis que, d’autre part, si cette situation perdure, le marché se tournera vers d’autres marchés plus économiques, tels que la Russie et l’Extrême-Orient, ainsi que vers des routes alternatives.

Le détroit d’Ormuz constitue une artère vitale pour l’approvisionnement énergétique mondial : près de 20 % du pétrole consommé dans le monde y transite chaque jour, en provenance de producteurs majeurs comme l’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït ou le Qatar.

Or, l’escalade militaire entre l’Iran d’un côté et les États-Unis et Israël de l’autre a considérablement perturbé le trafic maritime. Plusieurs pétroliers ont été endommagés et de nombreux navires ont dû jeter l’ancre ou modifier leur route. Ce qui ralentit fortement les exportations d’hydrocarbures du Golfe.

Face à ces risques, certaines compagnies maritimes et négociants ont suspendu leurs expéditions de pétrole et de gaz naturel liquéfié via la zone. Le ralentissement du trafic s’accompagne d’une hausse des primes d’assurance et d’une forte volatilité sur les marchés énergétiques.

Dans ce contexte, les marchés surveillent surtout le risque d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz. Une telle évolution pourrait provoquer un choc énergétique mondial, accentuer la hausse des prix du pétrole et redessiner les flux du commerce pétrolier international.

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Le conflit au Moyen-Orient fait vaciller les Bourses mondiales

Les principaux marchés financiers mondiaux ont reculé, jeudi 5 mars, les investisseurs réagissant à l’intensification du conflit au Moyen-Orient, entré dans son sixième jour. L’escalade militaire et les craintes d’une perturbation majeure des flux énergétiques mondiaux ont accentué la nervosité des marchés.

À Wall Street, les principaux indices ont terminé en baisse le 5 mars. Le Dow Jones a perdu 1,6 % pour s’établir à 47 954,74 points; tandis que le S&P 500 a reculé de 0,6 % à 6 830,71 points. L’indice technologique Nasdaq Composite a cédé 0,3 %, clôturant à 22 748,99 points.

Les places européennes ont suivi la même tendance. À Londres, le FTSE 100 a abandonné 1,5 % pour terminer à 10 413,94 points. À Paris, le CAC 40 a également reculé de 1,5 % à 8 045,80 points, contre 1,6 % pour le DAX de Francfort à 23 815,75 points.

Dans un contexte de fuite vers les valeurs refuges, l’or a progressé jeudi de plus de 2 % au-dessus de 5 400 $ US. Alors que l’indice du dollar a dépassé les 98 points, atteignant son plus haut niveau en cinq semaines.

A souligner que les marchés sont sous pression depuis le 28 février, date à laquelle les États-Unis et Israël ont lancé des opérations militaires contre l’Iran, entraînant une série de représailles dans la région du Golfe.

La situation s’est aggravée avec l’annonce de blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran, un passage maritime stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole brut et 1/3 du gaz naturel liquéfié transportés dans le monde. Cette interruption alimente les craintes de perturbations majeures de l’approvisionnement énergétique et d’une nouvelle flambée des prix du pétrole.

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Maersk suspend les expéditions à destination et en provenance du Golfe

Le géant danois du transport maritime Maersk, l’un des plus importants au monde, a annoncé, le 4 mars, la suspension des réservations dans le Golfe « jusqu’à nouvel ordre »; et ce, après avoir évalué la situation du conflit au Moyen-Orient.

« Nous avons suspendu l’acceptation des réservations d’expédition à destination et en provenance des Émirats arabes unis, d’Oman (tous les ports sauf Salalah), d’Irak, du Koweït, du Qatar, de Bahreïn et d’Arabie saoudite (Dammam et Jubail uniquement), jusqu’à nouvel ordre », déclare l’entreprise Maersk. Cette mesure ne s’appliquerait pas au Liban et à la Jordanie.

Cependant, les produits alimentaires de base, les médicaments et autres biens essentiels seraient exemptés, explique la société. Maersk a indiqué qu’elle prenait des mesures opérationnelles pour assurer la sécurité de ses employés, protéger les marchandises et maintenir la stabilité des services sur les lignes concernées au Moyen-Orient.

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Pétrole : l’Iran ravive la crainte d’une crise inflationniste

La guerre menée par les Américains et les Israéliens contre l’Iran menace de porter un coup dur à l’économie mondiale, déjà fragilisée par la forte hausse des droits de douane imposée par Washington. Selon une analyse de Capital publiée mercredi 4 mars, une augmentation prolongée des prix du pétrole pourrait engendrer une nouvelle vague d’inflation et un ralentissement de la croissance. Ce qui contraindrait les banques centrales à prendre des décisions difficiles.

Pour l’Europe, le maintien de prix de l’énergie élevés plongerait l’économie au bord de la récession. Pour les États-Unis, cela poserait un dilemme crucial à la Réserve fédérale : d’une part, la guerre alimente l’inflation; d’autre part, la Maison Blanche plaide pour une baisse des taux d’intérêt. En Chine, la perte des importations de pétrole iranien bon marché accentue les pressions exercées par les droits de douane américains et une crise du logement prolongée.

La « clé » d’Ormuz

Au début du conflit, les tensions sont vives et l’issue incertaine. Si une désescalade ramenant le prix du pétrole à une moyenne de 65 dollars le baril n’est pas à exclure, les éléments observés jusqu’à présent laissent présager une escalade. La plus grande raffinerie d’Arabie saoudite est à l’arrêt, le Qatar a suspendu les opérations de la plus grande usine de gaz naturel liquéfié (GNL) au monde et le détroit d’Ormuz est quasiment paralysé. Les prix du pétrole et du gaz ont déjà flambé. Les marchés boursiers chutent et les rendements des obligations américaines augmentent. Les marchés se montrant prudents quant à une éventuelle baisse des taux d’intérêt.

Dans un scénario catastrophe, marqué par des hostilités prolongées et une intensification des attaques contre les infrastructures énergétiques, la production pourrait être fortement perturbée. Même avec la protection militaire américaine des pétroliers transitant par le détroit, le risque demeurerait élevé. Car des attaques ciblées par drones pourraient maintenir le corridor de facto fermé, selon les analystes.

A rappeler qu’environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole transite par le détroit d’Ormuz. Selon des données historiques et des études universitaires, une réduction de 1 % de l’offre peut entraîner une hausse des prix de 4 %. Un arrêt prolongé de la production pourrait ainsi faire grimper les prix de 80 % au-dessus des niveaux d’avant-guerre. Tout en atteignant environ 108 dollars le baril et s’y maintenant jusqu’à la fin de l’année.

La hausse des prix de l’énergie pèse sur l’économie en augmentant les coûts pour les ménages et les entreprises, ce qui freine la consommation et ralentit la croissance. Parallèlement, elle alimente l’inflation, notamment dans les secteurs des transports et des produits pétrochimiques. Un enjeu crucial pour les banques centrales est de savoir si les anticipations d’inflation resteront maîtrisées. Dans le cas contraire, le risque d’une spirale inflationniste et de hausse des salaires pourrait les contraindre à un resserrement de leur politique monétaire…

Un coup dur pour l’UE et la Grande-Bretagne

Pour la zone euro et le Royaume-Uni, qui ne disposent pas d’une production nationale significative, l’impact sur le PIB est estimé respectivement à 0,6 % et 0,5 %, avec une inflation en hausse d’environ 1,1 point de pourcentage. L’Europe est également plus vulnérable aux fluctuations des prix du gaz naturel, qui ont flambé suite à la réduction de la production au Qatar.

De son côté, la Chine, grande importatrice de pétrole, serait confrontée à une hausse de l’inflation d’environ 0,8 point de pourcentage dans un scénario de prix de 108 dollars. Bien que les opérateurs du marché estiment que les tensions géopolitiques récentes n’auront qu’un impact limité à court terme sur leurs activités.

Pour sa part, la Russie figure parmi les bénéficiaires. Car la hausse des prix du pétrole pourrait quasiment éliminer son déficit budgétaire. Renforçant ainsi les ressources disponibles pour sa guerre en Ukraine.

Au final, l’histoire montre que les crises géopolitiques au Moyen-Orient peuvent engendrer de graves chocs économiques. Bien que l’économie mondiale actuelle soit moins énergivore et plus diversifiée, un choc pétrolier prolongé en provenance d’Iran pourrait avoir des conséquences importantes et durables sur la croissance, l’inflation et la politique monétaire à l’échelle internationale.

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Détroit d’Ormuz : le trafic de pétroliers a diminué de 90 % 

Le trafic de pétroliers dans le détroit d’Ormuz a diminué de 90 %. Et ce, depuis le début de la guerre contre l’Iran déclenchée par les Etats-Unis et Israël, samedi 28 février.

Le site web de suivi du trafic maritime « Marine Traffic » indique via son compte sur la plateforme X : « L’analyse du trafic maritime montre que le nombre de traversées de pétroliers est actuellement inférieur de 90 % à celui de la semaine dernière ».

L’analyste Matt Wright de Kpler affirme de son côté : « Contrairement à d’autres secteurs maritimes qui ont presque complètement cessé leurs activités; certains pétroliers continuent de traverser le détroit d’est en ouest, certains en désactivant le système d’identification automatique (AIS). »

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Guerre au Moyen-Orient : le Qatar suspend la liquéfaction de son gaz 

Le Qatar a invoqué, mercredi 4 mars, un cas de force majeure sur ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), conséquence directe de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. 

La compagnie publique QatarEnergy a entamé cette semaine l’arrêt de sa production et a procédé, mercredi, à une suspension totale de la liquéfaction du gaz. D’après les premières évaluations, les installations ne devraient pas redémarrer avant deux semaines au minimum. Une fois la reprise décidée, deux semaines supplémentaires seront nécessaires pour convertir le gaz naturel en GNL et retrouver la pleine capacité.

Cette interruption fait peser un risque majeur sur l’équilibre du marché mondial. Le Qatar représente environ 20 % des exportations mondiales de GNL, un volume crucial dont l’acheminement dépend entièrement du détroit d’Ormuz, où la navigation est aujourd’hui quasi paralysée par le conflit régional.

Les cargaisons qataries alimentent principalement l’Asie – plus de 80 % des clients se trouvant en Chine, au Japon, en Inde, en Corée du Sud et au Pakistan – ainsi que l’Europe. Même dans l’hypothèse d’une fin rapide des hostilités, les marchés resteraient confrontés à des pénuries pendant plusieurs semaines…

Les effets se font déjà sentir : la concurrence entre acheteurs s’intensifie, entraînant une flambée des prix du gaz en Europe et en Asie, ainsi qu’une envolée des coûts de fret maritime à des niveaux inédits depuis plusieurs années.

« Rien ne peut véritablement remplacer le GNL qatari. Si l’arrêt se prolonge, le choc pourrait être plus sévère qu’en 2022, lorsque la Russie avait coupé ses livraisons de gaz par gazoduc à l’Europe », avertit Saul Kavonic, analyste chez MST Marquee, estimant que les prix pourraient retrouver leurs records historiques.

Les États-Unis, premier producteur mondial de GNL, disposent de marges de manœuvre limitées pour compenser cette perte d’approvisionnement. Les capacités de production sont déjà proches de leur maximum et la majorité des volumes est verrouillée par des contrats de long terme.

Sur le plan logistique, la situation est également contrainte. Bien que le Qatar dispose d’importantes capacités de stockage sur son site de Ras Laffan – environ 1,88 million de mètres cubes –, ces réserves seraient saturées en moins de quatre jours à plein régime, selon Mehdy Touil, expert en GNL. L’arrêt des installations est donc mis en œuvre de manière progressive.

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Énergie, inflation, marchés : tout dépendra de la durée du conflit au Moyen-Orient, selon le FMI

Directeur général adjoint du Fonds monétaire international, Dan Katz, a déclaré que l’impact de la guerre en cours au Moyen-Orient sur l’économie mondiale dépendra de sa durée et de l’ampleur des dégâts qu’elle sur les infrastructures et sur les industries de la région…

S’exprimant lors de la conférence sur l’avenir de la finance organisée par le Milken Institute à Washington, Dan Katz a souligné que si l’incertitude causée par le conflit persiste et continue d’affecter les prix de l’énergie, « je m’attends à ce que les banques centrales fassent preuve de prudence et réagissent à l’aggravation de la situation ».

Il a ajouté que le conflit pourrait « avoir un impact significatif sur l’économie mondiale, et ce sur toute une série d’indicateurs, tels que l’inflation, la croissance et autres, mais il est trop tôt pour se forger une conviction ferme quant à l’impact potentiel »…

Selon lui, la hausse de l’inflation consécutive à la pandémie de COVID-19 en 2022 était due aux répercussions énergétiques de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Lire : Au Royaume-Uni, l’inflation a atteint 9 % en avril, un plus haut en 40 ans

Avant les frappes aériennes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont riposté par des attaques contre des pays de la région, le Fonds monétaire international prévoyait une forte croissance du PIB mondial de 3,3 % en 2026, alimentée en partie par les perturbations tarifaires dues à la croissance continue des investissements dans l’intelligence artificielle et aux perspectives d’augmentation de la productivité.

Le FMI avait précédemment indiqué qu’il surveillait les perturbations causées par le conflit sur le commerce et l’activité économique, la hausse des prix de l’énergie et la volatilité accrue des marchés financiers. « La situation reste extrêmement volatile et accentue l’incertitude qui plane déjà sur l’environnement économique mondial », souligne le FMI dans un communiqué…

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Trump vs. Espagne : quand un différend militaire tourne à la guerre économique

Le président américain Donald Trump a menacé mardi 3 mars de suspendre tous les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Espagne. Et ce, après le refus de Madrid d’autoriser l’armée américaine à utiliser ses bases militaires pour leurs opérations contre l’Iran.

S’exprimant devant la presse à l’issue d’une rencontre avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président américain, Donald Trump a qualifié la position espagnole de « très mauvaise ». Tout en demandant au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de mettre fin à toute relation commerciale avec Madrid.« Nous allons rompre tous nos liens commerciaux avec l’Espagne. Nous ne voulons aucune relation avec eux », a-t-il martelé.

Cette menace intervient après le refus du gouvernement socialiste espagnol d’autoriser l’utilisation des bases de Rota et de Morón, dans le sud du pays, pour des opérations militaires contre l’Iran. Alors même que les États-Unis ont déplacé une quinzaine d’appareils — dont des avions ravitailleurs — hors de ces installations.

Donald Trump a également relancé ses critiques sur la contribution espagnole à la défense collective. Ainsi, il reproche à Madrid de ne pas respecter l’exigence américaine d’un effort militaire équivalant à 5 % du PIB au sein de l’OTAN.
« L’Espagne n’a absolument rien dont nous ayons besoin », a-t-il affirmé. Tout en estimant disposer du droit d’imposer un embargo total pour des raisons de sécurité nationale.

En réaction, Friedrich Merz a tenu à rappeler que l’Espagne ne pouvait être isolée dans les relations commerciales transatlantiques. « L’Espagne est membre de l’Union européenne et nous négocions avec les États-Unis collectivement, ou pas du tout », a-t-il déclaré. De la sorte, il souligne qu’aucun État membre ne pouvait être « traité de manière discriminatoire ».

Donald Trump a publiquement consulté le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, ainsi que le secrétaire au Trésor sur la faisabilité juridique d’un embargo. Scott Bessent a affirmé que la Cour suprême avait confirmé l’autorité présidentielle pour agir en vertu des lois sur les pouvoirs économiques d’urgence. Tandis que des experts juridiques ont mis en doute la solidité d’une telle démarche sans déclaration formelle d’urgence nationale.

De son côté, le gouvernement espagnol a appelé Washington à respecter le droit international, l’indépendance des entreprises privées et les accords commerciaux existants entre les États-Unis et l’Union européenne. Madrid a assuré disposer de marges budgétaires pour amortir un éventuel choc économique. Ttout en réaffirmant son attachement au libre-échange et à la coopération multilatérale.

Premier exportateur mondial d’huile d’olive, l’Espagne fournit également aux États-Unis des pièces automobiles, de l’acier et des produits chimiques. Les autorités espagnoles estiment toutefois que l’impact d’un éventuel embargo serait plus limité que pour d’autres économies européennes.

Enfin, notons que les relations entre Madrid et Washington étaient déjà tendues. Et ce, notamment après le refus espagnol d’autoriser l’escale de navires transportant des armes à destination d’Israël.

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Guerre en Iran : la Fed durcit le ton et éloigne les espoirs de baisses de taux

La guerre au Moyen-Orient s’impose désormais comme un facteur central dans les décisions de la Réserve fédérale. Compromettant ainsi les perspectives de nouvelles baisses de taux d’intérêt réclamées par l’administration de Donald Trump. Face à la montée des risques inflationnistes liés au conflit avec l’Iran, la Banque centrale américaine adopte une posture résolument prudente; après une troisième hausse consécutive des taux directeurs de 75 points de base.

Les responsables de la Fed intègrent désormais pleinement la guerre au Moyen-Orient dans leur analyse des risques économiques. Et ce, malgré la résilience jusqu’ici affichée par l’économie américaine. Un conflit prolongé, marqué par des frappes directes sur le territoire iranien et des représailles de Téhéran et de ses alliés à travers la région, pourrait affecter les États-Unis par plusieurs canaux. C’est ce dont a averti, mardi 3 mars, John Williams, président de la Réserve fédérale de New York.

À court terme, un tel scénario pourrait provoquer une chute des prix des actifs, des perturbations commerciales touchant les alliés des États-Unis et une accélération de l’inflation.

M. Williams a toutefois souligné qu’il est encore trop tôt pour mesurer précisément l’ampleur de ces effets. Tout en rappelant que des précédents historiques, comme la guerre en Ukraine, n’avaient pas profondément modifié la trajectoire de l’économie américaine. « Personne ne peut être certain de la durée de cette situation, ni de ses implications plus larges », déclare-t-il, en marge d’un discours à Washington. Il estime encore que les fluctuations des prix du pétrole observés jusqu’à présent n’ont pas encore bouleversé les fondamentaux économiques. Mais la Fed reste en attente de signaux plus durables.

Dans le même esprit, Neel Kashkari, président de la Réserve fédérale de Minneapolis, souligne que l’intervention militaire en Iran renforçait ses réserves quant à un assouplissement monétaire rapide. « Compte tenu des événements géopolitiques, nous devons collecter davantage de données », a-t-il déclaré lors de la conférence Bloomberg Invest à New York. Tout en insistant sur l’incertitude entourant la durée de la hausse des prix de l’énergie.

Les responsables de la Fed devraient donc maintenir les taux inchangés lors de leur réunion des 17 et 18 mars. Après trois baisses successives de 25 points de base en 2025, la réserve américaine avait déjà marqué une pause à la fin janvier. M. Kashkari a par ailleurs réaffirmé son soutien au président de la Fed, Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai. Sachant qu’il subit de fortes pressions politiques pour accélérer les baisses de taux.

Les marchés financiers semblent, eux aussi, privilégier le scénario inflationniste. La réaction initiale au conflit a renforcé les anticipations d’une politique monétaire plus restrictive. Tout en réduisant la probabilité de baisses de taux à court terme. L’incertitude est accentuée par la détermination affichée de Donald Trump de poursuivre l’offensive jusqu’au renversement du régime iranien. Une perspective qui rappelle, sans l’égaler, le choc pétrolier mondial provoqué par la révolution de 1979.

En outre, la récente vague de ventes sur le marché obligataire a encore réduit les anticipations d’une baisse des taux avant septembre. Les prix du pétrole américain ont bondi de plus de 13 % depuis le week-end, à la suite d’attaques ayant entraîné la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei et la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole brut mondial.

Dans ce contexte, les marchés n’accordent plus qu’environ 40 % de probabilité à une baisse des taux dès le mois de juin. Date à laquelle Kevin Worth, candidat de Donald Trump pour succéder à Jerome Powell, présiderait pour la première fois une réunion de politique monétaire.

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La crise au Moyen-Orient fait rebondir l’or

Les cours de l’or ont nettement rebondi ce mercredi 4 mars, avec une progression de plus de 1 %, après avoir touché la veille leur plus bas niveau depuis plus d’une semaine. L’escalade des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et la montée de l’incertitude géopolitique ont ravivé la demande pour les actifs considérés comme des valeurs refuges.

L’or au comptant s’est apprécié de 1,6 % pour atteindre 5 168,69 dollars l’once dans la matinée du 4 mars. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont, de leur côté, gagné 1,1 %, à 5 178,40 dollars l’once.

Ce rebond intervient après une chute de plus de 4 % enregistrée mardi 3 mars, lorsque le métal précieux avait touché son plus bas niveau depuis le 20 février…

Pour Ilya Spivak, responsable de la macroéconomie mondiale chez Tasty Life, l’or conserve une dynamique propre. « Il ne serait pas surprenant que le métal jaune ignore ces facteurs pendant plusieurs jours, car il a tendance à suivre sa propre trajectoire et à faire preuve de résilience, indépendamment des fluctuations du dollar », estime-t-il.

La hausse des prix de l’énergie a renforcé ce mouvement. Les cours mondiaux du pétrole et du gaz ont progressé après des attaques contre des navires et des infrastructures énergétiques, ainsi que des interruptions de navigation dans le Golfe, ayant contraint le Qatar et l’Irak à suspendre temporairement une partie de leur production…

Les autres métaux précieux ont également profité du regain d’aversion au risque. L’argent au comptant a bondi de 3,5 %, à 84,92 dollars l’once, après avoir plongé de plus de 8 % la veille. Le platine a progressé de 2,7 %, à 2 139,56 dollars l’once, tandis que le palladium a gagné 1,6 %, à 1 673,87 dollars.

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En pleine crise iranienne, les raffineurs chinois tirent leur épingle du jeu

Les raffineurs de pétrole en Chine — pays qui importe plus de brut que tout autre au monde — sont bien positionnés pour absorber les perturbations causées par la montée des tensions autour de l’Iran. Les opérateurs du marché estiment que les tensions géopolitiques récentes n’auront qu’un impact limité à court terme sur leurs activités.

Cette solidité repose sur deux principaux facteurs : des achats importants de pétrole iranien et russe ces derniers mois, qui ont renforcé leurs stocks; et des réserves stratégiques constituées par l’État chinois, qui servent de tampon face aux chocs externes.

Réserves stratégiques

Car si l’approvisionnement en pétrole venait à être limité, ce qui reste aujourd’hui une hypothèse, la Chine et les États-Unis disposent de réserves pour atténuer la pression sur les prix, au moins dans une certaine mesure. Les deux pays qui consomment le plus d’hydrocarbures au monde, les États-Unis (qui sont quasiment autosuffisants mais veulent éviter une flambée des prix à la pompe) et la Chine ont pris leurs précautions face à une guerre qui semblait de plus en plus inévitable, en constituant des stocks importants.

En outre, notons que les normes historiques et les exigences de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) demandent aux Etats membres de disposer d’au moins 90 jours d’importations nettes de pétrole brut et de produits raffinés dans leurs réserves stratégiques.

Grâce à ces approvisionnements abondants en brut à bas coût, les raffineurs chinois sont donc relativement protégés contre une éventuelle interruption des flux pétroliers liée au conflit en Iran.

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Guerre en Iran : cinq pays arabes révisent à la hausse leurs tarifs de carburant 

Cinq pays arabes ont annoncé des hausses des prix du carburant le 1er mars 2026. Et ce, quelques heures seulement après l’escalade des tensions militaires contre l’Iran. Cette décision intervient alors que les marchés pétroliers mondiaux connaissent une volatilité accrue. La raison : des incertitudes géopolitiques et de la perspective de perturbations des approvisionnements énergétiques.

Les cinq pays concernés — la Jordanie, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Palestine occupée et le Maroc — ont tous ajusté à la hausse les prix à la pompe pour le mois de mars. Cette augmentation découle de mécanismes de tarification qui lient les prix locaux à l’évolution des cours internationaux du pétrole. Ce qui rend les consommateurs sensibles aux variations du marché mondial.

Détails des augmentations par pays :

  • Émirats arabes unis : augmentation de 14 à 20 fils par litre sur l’essence et le diesel.
  • Qatar : légère hausse du carburant malgré une politique de stabilisation des prix.
  • Palestine occupée : hausse du prix des différents types de carburants, y compris essence et diesel. Le prix d’un litre d’essence est d’environ 6,85 shekels au lieu de 6,71 shekels. Le prix d’un litre d’essence à indice d’octane 98 est d’environ 7,80 shekels au lieu de 7,66 shekels.
  • Jordanie : le prix d’un litre d’essence est de 1 050 fils au lieu de 1 035 fils; le prix du litre de diesel est de 655 fils au lieu de 645 fils.
  • Maroc : augmentation notable des prix dans les principales stations du pays. Le prix d’un litre de diesel dans les stations a atteint 10,35 dirhams (1,12 $). Le prix d’un litre d’essence dans les stations est d’environ 12,10 dirhams (1,31 $).

Ces corrections de prix s’inscrivent dans des politiques nationales de fixation des prix des carburants basés sur les cours mondiaux. Ce qui rend ces marchés particulièrement sensibles aux chocs externes, comme les tensions géopolitiques ou les fluctuations du prix du baril.

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L’OTAN ne s’impliquera pas dans la guerre contre l’Iran

Le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Mark Rutte, a salué, lundi 2 mars 2026, les actions militaires américaines et israéliennes en Iran. Tout en affirmant qu’elles limitaient la capacité de Téhéran à acquérir des armes nucléaires et des missiles balistiques. Il a cependant souligné que son organisation ne s’impliquerait pas dans cette guerre.

« Ce que font les États-Unis là-bas, avec Israël, est vraiment très important. Car cela élimine ou réduit la capacité de l’Iran à acquérir des capacités nucléaires et des missiles balistiques », a déclaré M. Rutte, sur la chaîne de télévision allemande ARD depuis Bruxelles. « Il n’est absolument pas prévu que l’OTAN s’implique dans une telle affaire. Mais chaque allié fait tout son possible pour faciliter l’action conjointe des Américains et d’Israël », a-t-il assuré.

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