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Guerre au Moyen-Orient : le Qatar suspend la liquéfaction de son gaz 

Le Qatar a invoqué, mercredi 4 mars, un cas de force majeure sur ses exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), conséquence directe de la guerre américano-israélienne contre l’Iran. 

La compagnie publique QatarEnergy a entamé cette semaine l’arrêt de sa production et a procédé, mercredi, à une suspension totale de la liquéfaction du gaz. D’après les premières évaluations, les installations ne devraient pas redémarrer avant deux semaines au minimum. Une fois la reprise décidée, deux semaines supplémentaires seront nécessaires pour convertir le gaz naturel en GNL et retrouver la pleine capacité.

Cette interruption fait peser un risque majeur sur l’équilibre du marché mondial. Le Qatar représente environ 20 % des exportations mondiales de GNL, un volume crucial dont l’acheminement dépend entièrement du détroit d’Ormuz, où la navigation est aujourd’hui quasi paralysée par le conflit régional.

Les cargaisons qataries alimentent principalement l’Asie – plus de 80 % des clients se trouvant en Chine, au Japon, en Inde, en Corée du Sud et au Pakistan – ainsi que l’Europe. Même dans l’hypothèse d’une fin rapide des hostilités, les marchés resteraient confrontés à des pénuries pendant plusieurs semaines…

Les effets se font déjà sentir : la concurrence entre acheteurs s’intensifie, entraînant une flambée des prix du gaz en Europe et en Asie, ainsi qu’une envolée des coûts de fret maritime à des niveaux inédits depuis plusieurs années.

« Rien ne peut véritablement remplacer le GNL qatari. Si l’arrêt se prolonge, le choc pourrait être plus sévère qu’en 2022, lorsque la Russie avait coupé ses livraisons de gaz par gazoduc à l’Europe », avertit Saul Kavonic, analyste chez MST Marquee, estimant que les prix pourraient retrouver leurs records historiques.

Les États-Unis, premier producteur mondial de GNL, disposent de marges de manœuvre limitées pour compenser cette perte d’approvisionnement. Les capacités de production sont déjà proches de leur maximum et la majorité des volumes est verrouillée par des contrats de long terme.

Sur le plan logistique, la situation est également contrainte. Bien que le Qatar dispose d’importantes capacités de stockage sur son site de Ras Laffan – environ 1,88 million de mètres cubes –, ces réserves seraient saturées en moins de quatre jours à plein régime, selon Mehdy Touil, expert en GNL. L’arrêt des installations est donc mis en œuvre de manière progressive.

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