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Énergie, inflation, marchés : tout dépendra de la durée du conflit au Moyen-Orient, selon le FMI

Directeur général adjoint du Fonds monétaire international, Dan Katz, a déclaré que l’impact de la guerre en cours au Moyen-Orient sur l’économie mondiale dépendra de sa durée et de l’ampleur des dégâts qu’elle sur les infrastructures et sur les industries de la région…

S’exprimant lors de la conférence sur l’avenir de la finance organisée par le Milken Institute à Washington, Dan Katz a souligné que si l’incertitude causée par le conflit persiste et continue d’affecter les prix de l’énergie, « je m’attends à ce que les banques centrales fassent preuve de prudence et réagissent à l’aggravation de la situation ».

Il a ajouté que le conflit pourrait « avoir un impact significatif sur l’économie mondiale, et ce sur toute une série d’indicateurs, tels que l’inflation, la croissance et autres, mais il est trop tôt pour se forger une conviction ferme quant à l’impact potentiel »…

Selon lui, la hausse de l’inflation consécutive à la pandémie de COVID-19 en 2022 était due aux répercussions énergétiques de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

Lire : Au Royaume-Uni, l’inflation a atteint 9 % en avril, un plus haut en 40 ans

Avant les frappes aériennes américaines et israéliennes contre l’Iran, qui ont riposté par des attaques contre des pays de la région, le Fonds monétaire international prévoyait une forte croissance du PIB mondial de 3,3 % en 2026, alimentée en partie par les perturbations tarifaires dues à la croissance continue des investissements dans l’intelligence artificielle et aux perspectives d’augmentation de la productivité.

Le FMI avait précédemment indiqué qu’il surveillait les perturbations causées par le conflit sur le commerce et l’activité économique, la hausse des prix de l’énergie et la volatilité accrue des marchés financiers. « La situation reste extrêmement volatile et accentue l’incertitude qui plane déjà sur l’environnement économique mondial », souligne le FMI dans un communiqué…

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Trump vs. Espagne : quand un différend militaire tourne à la guerre économique

Le président américain Donald Trump a menacé mardi 3 mars de suspendre tous les échanges commerciaux entre les États-Unis et l’Espagne. Et ce, après le refus de Madrid d’autoriser l’armée américaine à utiliser ses bases militaires pour leurs opérations contre l’Iran.

S’exprimant devant la presse à l’issue d’une rencontre avec le chancelier allemand, Friedrich Merz, le président américain, Donald Trump a qualifié la position espagnole de « très mauvaise ». Tout en demandant au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, de mettre fin à toute relation commerciale avec Madrid.« Nous allons rompre tous nos liens commerciaux avec l’Espagne. Nous ne voulons aucune relation avec eux », a-t-il martelé.

Cette menace intervient après le refus du gouvernement socialiste espagnol d’autoriser l’utilisation des bases de Rota et de Morón, dans le sud du pays, pour des opérations militaires contre l’Iran. Alors même que les États-Unis ont déplacé une quinzaine d’appareils — dont des avions ravitailleurs — hors de ces installations.

Donald Trump a également relancé ses critiques sur la contribution espagnole à la défense collective. Ainsi, il reproche à Madrid de ne pas respecter l’exigence américaine d’un effort militaire équivalant à 5 % du PIB au sein de l’OTAN.
« L’Espagne n’a absolument rien dont nous ayons besoin », a-t-il affirmé. Tout en estimant disposer du droit d’imposer un embargo total pour des raisons de sécurité nationale.

En réaction, Friedrich Merz a tenu à rappeler que l’Espagne ne pouvait être isolée dans les relations commerciales transatlantiques. « L’Espagne est membre de l’Union européenne et nous négocions avec les États-Unis collectivement, ou pas du tout », a-t-il déclaré. De la sorte, il souligne qu’aucun État membre ne pouvait être « traité de manière discriminatoire ».

Donald Trump a publiquement consulté le représentant américain au commerce, Jamieson Greer, ainsi que le secrétaire au Trésor sur la faisabilité juridique d’un embargo. Scott Bessent a affirmé que la Cour suprême avait confirmé l’autorité présidentielle pour agir en vertu des lois sur les pouvoirs économiques d’urgence. Tandis que des experts juridiques ont mis en doute la solidité d’une telle démarche sans déclaration formelle d’urgence nationale.

De son côté, le gouvernement espagnol a appelé Washington à respecter le droit international, l’indépendance des entreprises privées et les accords commerciaux existants entre les États-Unis et l’Union européenne. Madrid a assuré disposer de marges budgétaires pour amortir un éventuel choc économique. Ttout en réaffirmant son attachement au libre-échange et à la coopération multilatérale.

Premier exportateur mondial d’huile d’olive, l’Espagne fournit également aux États-Unis des pièces automobiles, de l’acier et des produits chimiques. Les autorités espagnoles estiment toutefois que l’impact d’un éventuel embargo serait plus limité que pour d’autres économies européennes.

Enfin, notons que les relations entre Madrid et Washington étaient déjà tendues. Et ce, notamment après le refus espagnol d’autoriser l’escale de navires transportant des armes à destination d’Israël.

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Guerre en Iran : la Fed durcit le ton et éloigne les espoirs de baisses de taux

La guerre au Moyen-Orient s’impose désormais comme un facteur central dans les décisions de la Réserve fédérale. Compromettant ainsi les perspectives de nouvelles baisses de taux d’intérêt réclamées par l’administration de Donald Trump. Face à la montée des risques inflationnistes liés au conflit avec l’Iran, la Banque centrale américaine adopte une posture résolument prudente; après une troisième hausse consécutive des taux directeurs de 75 points de base.

Les responsables de la Fed intègrent désormais pleinement la guerre au Moyen-Orient dans leur analyse des risques économiques. Et ce, malgré la résilience jusqu’ici affichée par l’économie américaine. Un conflit prolongé, marqué par des frappes directes sur le territoire iranien et des représailles de Téhéran et de ses alliés à travers la région, pourrait affecter les États-Unis par plusieurs canaux. C’est ce dont a averti, mardi 3 mars, John Williams, président de la Réserve fédérale de New York.

À court terme, un tel scénario pourrait provoquer une chute des prix des actifs, des perturbations commerciales touchant les alliés des États-Unis et une accélération de l’inflation.

M. Williams a toutefois souligné qu’il est encore trop tôt pour mesurer précisément l’ampleur de ces effets. Tout en rappelant que des précédents historiques, comme la guerre en Ukraine, n’avaient pas profondément modifié la trajectoire de l’économie américaine. « Personne ne peut être certain de la durée de cette situation, ni de ses implications plus larges », déclare-t-il, en marge d’un discours à Washington. Il estime encore que les fluctuations des prix du pétrole observés jusqu’à présent n’ont pas encore bouleversé les fondamentaux économiques. Mais la Fed reste en attente de signaux plus durables.

Dans le même esprit, Neel Kashkari, président de la Réserve fédérale de Minneapolis, souligne que l’intervention militaire en Iran renforçait ses réserves quant à un assouplissement monétaire rapide. « Compte tenu des événements géopolitiques, nous devons collecter davantage de données », a-t-il déclaré lors de la conférence Bloomberg Invest à New York. Tout en insistant sur l’incertitude entourant la durée de la hausse des prix de l’énergie.

Les responsables de la Fed devraient donc maintenir les taux inchangés lors de leur réunion des 17 et 18 mars. Après trois baisses successives de 25 points de base en 2025, la réserve américaine avait déjà marqué une pause à la fin janvier. M. Kashkari a par ailleurs réaffirmé son soutien au président de la Fed, Jerome Powell, dont le mandat s’achève en mai. Sachant qu’il subit de fortes pressions politiques pour accélérer les baisses de taux.

Les marchés financiers semblent, eux aussi, privilégier le scénario inflationniste. La réaction initiale au conflit a renforcé les anticipations d’une politique monétaire plus restrictive. Tout en réduisant la probabilité de baisses de taux à court terme. L’incertitude est accentuée par la détermination affichée de Donald Trump de poursuivre l’offensive jusqu’au renversement du régime iranien. Une perspective qui rappelle, sans l’égaler, le choc pétrolier mondial provoqué par la révolution de 1979.

En outre, la récente vague de ventes sur le marché obligataire a encore réduit les anticipations d’une baisse des taux avant septembre. Les prix du pétrole américain ont bondi de plus de 13 % depuis le week-end, à la suite d’attaques ayant entraîné la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei et la fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole brut mondial.

Dans ce contexte, les marchés n’accordent plus qu’environ 40 % de probabilité à une baisse des taux dès le mois de juin. Date à laquelle Kevin Worth, candidat de Donald Trump pour succéder à Jerome Powell, présiderait pour la première fois une réunion de politique monétaire.

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La crise au Moyen-Orient fait rebondir l’or

Les cours de l’or ont nettement rebondi ce mercredi 4 mars, avec une progression de plus de 1 %, après avoir touché la veille leur plus bas niveau depuis plus d’une semaine. L’escalade des frappes américano-israéliennes contre l’Iran et la montée de l’incertitude géopolitique ont ravivé la demande pour les actifs considérés comme des valeurs refuges.

L’or au comptant s’est apprécié de 1,6 % pour atteindre 5 168,69 dollars l’once dans la matinée du 4 mars. Les contrats à terme sur l’or américain pour livraison en avril ont, de leur côté, gagné 1,1 %, à 5 178,40 dollars l’once.

Ce rebond intervient après une chute de plus de 4 % enregistrée mardi 3 mars, lorsque le métal précieux avait touché son plus bas niveau depuis le 20 février…

Pour Ilya Spivak, responsable de la macroéconomie mondiale chez Tasty Life, l’or conserve une dynamique propre. « Il ne serait pas surprenant que le métal jaune ignore ces facteurs pendant plusieurs jours, car il a tendance à suivre sa propre trajectoire et à faire preuve de résilience, indépendamment des fluctuations du dollar », estime-t-il.

La hausse des prix de l’énergie a renforcé ce mouvement. Les cours mondiaux du pétrole et du gaz ont progressé après des attaques contre des navires et des infrastructures énergétiques, ainsi que des interruptions de navigation dans le Golfe, ayant contraint le Qatar et l’Irak à suspendre temporairement une partie de leur production…

Les autres métaux précieux ont également profité du regain d’aversion au risque. L’argent au comptant a bondi de 3,5 %, à 84,92 dollars l’once, après avoir plongé de plus de 8 % la veille. Le platine a progressé de 2,7 %, à 2 139,56 dollars l’once, tandis que le palladium a gagné 1,6 %, à 1 673,87 dollars.

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En pleine crise iranienne, les raffineurs chinois tirent leur épingle du jeu

Les raffineurs de pétrole en Chine — pays qui importe plus de brut que tout autre au monde — sont bien positionnés pour absorber les perturbations causées par la montée des tensions autour de l’Iran. Les opérateurs du marché estiment que les tensions géopolitiques récentes n’auront qu’un impact limité à court terme sur leurs activités.

Cette solidité repose sur deux principaux facteurs : des achats importants de pétrole iranien et russe ces derniers mois, qui ont renforcé leurs stocks; et des réserves stratégiques constituées par l’État chinois, qui servent de tampon face aux chocs externes.

Réserves stratégiques

Car si l’approvisionnement en pétrole venait à être limité, ce qui reste aujourd’hui une hypothèse, la Chine et les États-Unis disposent de réserves pour atténuer la pression sur les prix, au moins dans une certaine mesure. Les deux pays qui consomment le plus d’hydrocarbures au monde, les États-Unis (qui sont quasiment autosuffisants mais veulent éviter une flambée des prix à la pompe) et la Chine ont pris leurs précautions face à une guerre qui semblait de plus en plus inévitable, en constituant des stocks importants.

En outre, notons que les normes historiques et les exigences de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) demandent aux Etats membres de disposer d’au moins 90 jours d’importations nettes de pétrole brut et de produits raffinés dans leurs réserves stratégiques.

Grâce à ces approvisionnements abondants en brut à bas coût, les raffineurs chinois sont donc relativement protégés contre une éventuelle interruption des flux pétroliers liée au conflit en Iran.

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Guerre en Iran : cinq pays arabes révisent à la hausse leurs tarifs de carburant 

Cinq pays arabes ont annoncé des hausses des prix du carburant le 1er mars 2026. Et ce, quelques heures seulement après l’escalade des tensions militaires contre l’Iran. Cette décision intervient alors que les marchés pétroliers mondiaux connaissent une volatilité accrue. La raison : des incertitudes géopolitiques et de la perspective de perturbations des approvisionnements énergétiques.

Les cinq pays concernés — la Jordanie, le Qatar, les Émirats arabes unis, la Palestine occupée et le Maroc — ont tous ajusté à la hausse les prix à la pompe pour le mois de mars. Cette augmentation découle de mécanismes de tarification qui lient les prix locaux à l’évolution des cours internationaux du pétrole. Ce qui rend les consommateurs sensibles aux variations du marché mondial.

Détails des augmentations par pays :

  • Émirats arabes unis : augmentation de 14 à 20 fils par litre sur l’essence et le diesel.
  • Qatar : légère hausse du carburant malgré une politique de stabilisation des prix.
  • Palestine occupée : hausse du prix des différents types de carburants, y compris essence et diesel. Le prix d’un litre d’essence est d’environ 6,85 shekels au lieu de 6,71 shekels. Le prix d’un litre d’essence à indice d’octane 98 est d’environ 7,80 shekels au lieu de 7,66 shekels.
  • Jordanie : le prix d’un litre d’essence est de 1 050 fils au lieu de 1 035 fils; le prix du litre de diesel est de 655 fils au lieu de 645 fils.
  • Maroc : augmentation notable des prix dans les principales stations du pays. Le prix d’un litre de diesel dans les stations a atteint 10,35 dirhams (1,12 $). Le prix d’un litre d’essence dans les stations est d’environ 12,10 dirhams (1,31 $).

Ces corrections de prix s’inscrivent dans des politiques nationales de fixation des prix des carburants basés sur les cours mondiaux. Ce qui rend ces marchés particulièrement sensibles aux chocs externes, comme les tensions géopolitiques ou les fluctuations du prix du baril.

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L’OTAN ne s’impliquera pas dans la guerre contre l’Iran

Le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Mark Rutte, a salué, lundi 2 mars 2026, les actions militaires américaines et israéliennes en Iran. Tout en affirmant qu’elles limitaient la capacité de Téhéran à acquérir des armes nucléaires et des missiles balistiques. Il a cependant souligné que son organisation ne s’impliquerait pas dans cette guerre.

« Ce que font les États-Unis là-bas, avec Israël, est vraiment très important. Car cela élimine ou réduit la capacité de l’Iran à acquérir des capacités nucléaires et des missiles balistiques », a déclaré M. Rutte, sur la chaîne de télévision allemande ARD depuis Bruxelles. « Il n’est absolument pas prévu que l’OTAN s’implique dans une telle affaire. Mais chaque allié fait tout son possible pour faciliter l’action conjointe des Américains et d’Israël », a-t-il assuré.

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Le prix du gaz flambe en Europe après l’arrêt du GNL du Qatar

Le géant du gaz naturel liquéfié, QatarEnergy, a annoncé, lundi 2 mars, la suspension de la production de GNL dans son complexe de Ras Laffan après une frappe de drones attribuée à l’Iran. Cette usine représente l’une des plus grandes installations d’exportation de GNL au monde.

La nouvelle a immédiatement fait bondir les prix du gaz naturel en Europe, avec le contrat de référence TTF atteignant des niveaux inédits depuis presque un an, enregistrant un bond de près de 50 % par rapport à la moyenne de février, qui oscillait entre 30 et 34 euros par MWh de GNL

Plusieurs facteurs expliquent cette envolée : la fermeture d’une part significative de l’offre mondiale de GNL (le Qatar étant le deuxième exportateur mondial); des niveaux de réserves de gaz européens relativement faibles à cette période de l’année; et l’incertitude accrue sur les approvisionnements via le détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour les exportations de gaz.

L’arrêt des exportations qataries pourrait aussi pousser l’Europe à lutter avec d’autres importateurs, notamment la Chine et l’Inde, pour obtenir des cargaisons sur un marché déjà tendu.

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Israël frappe le Liban après des attaques du Hezbollah

L’armée israélienne a élargi, lundi 2 mars, son offensive au Liban, en frappant des positions du mouvement chiite Hezbollah. Et ce, après que ce groupe a lancé des tirs de missiles et de drones vers Israël.

Selon l’armée israélienne, un projectile tiré depuis le sud du Liban a été intercepté et d’autres sont tombés en zones ouvertes, et n’aurait donc pas fait de victimes. Peu après, l’aviation israélienne a bombardé des quartiers du sud de Beyrouth contrôlés par le Hezbollah, ainsi que plusieurs autres points dans le sud du pays, provoquant de puissantes explosions et d’importants mouvements de population.

Des explosions puissantes, confirmées par des journalistes de l’AFP et autres agences de presse locales, ont été entendues toute la journée du lundi et tôt ce matin. Un premier bilan officiel fait état de 31 morts et 149 blessés. Il devrait s’alourdir puisque les bombardements continuent. D’autant qu’Israël a annoncé avoir frappé plus de 70 cibles du Hezbollah au sud Liban, dont des villages, fermes, entrepôts d’armes, sites de lancement de missiles…

Des milliers de civils ont fui les zones touchées, certains prenant la route avec leurs affaires, après que Tsahal (l’armée israélienne) eut averti des habitants d’évacuer des villages proches de la frontière.

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Escalade au Moyen-Orient : la navigation commerciale en état d’alerte

Les géants mondiaux du transport maritime, Maersk et CMA CGM, ont annoncé, dimanche 1er mars, la suspension temporaire de leurs traversées par le canal de Suez. Et ce, en raison de la forte dégradation de la situation sécuritaire au Moyen-Orient.

Le groupe danois Maersk a indiqué que plusieurs de ses services majeurs, notamment ME11 et MECL, avaient été déroutés vers le cap de Bonne-Espérance. Allongeant ainsi considérablement les temps de transit. L’entreprise a toutefois précisé que la réception de marchandises à destination du Moyen-Orient restait assurée, malgré ces ajustements logistiques.

Ces décisions s’inscrivent dans un mouvement plus large de retrait des grandes compagnies maritimes du Golfe, sur fond de guerre impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran. Cette situation devrait ralentir davantage l’acheminement des flux commerciaux et énergétiques dans une région clé du commerce mondial.

En effet, les Gardiens de la révolution iraniens ont diffusé, samedi 28 février, des avertissements radio à destination des navires, les appelant à ne pas pénétrer dans le détroit d’Ormuz, axe maritime essentiel par lequel transite une part significative du commerce mondial.

De son côté, CMA CGM a publié un communiqué ordonnant à l’ensemble de ses navires présents dans le Golfe, ou en route vers la zone, de « se mettre à l’abri ». Le groupe, troisième opérateur mondial du transport maritime de conteneurs, a confirmé la suspension de tout transit par le canal de Suez « jusqu’à nouvel ordre », avec une redirection systématique des navires via l’Afrique australe.

La vague de suspensions s’est étendue à d’autres acteurs majeurs. Hapag-Lloyd, cinquième compagnie maritime mondiale, a annoncé l’arrêt immédiat de tous ses transits par le détroit d’Ormuz. Les compagnies japonaises ont également emboîté le pas. Un porte-parole de Nippon Yusen a confirmé que ses navires avaient reçu l’ordre de cesser toute traversée de la zone. Tandis que Mitsui OSK Lines a indiqué privilégier la sécurité des équipages, des cargaisons et des navires.

Ayman Shalaby, directeur de Med Bulk Shipping Solutions, a expliqué que le canal de Suez demeure en temps normal le choix privilégié des armateurs en raison de son rôle stratégique dans la réduction des durées de trajet et des coûts d’exploitation, notamment pour les porte-conteneurs opérant sur des lignes régulières, ainsi que pour les pétroliers et les vraquiers. Toutefois, l’augmentation des risques opérationnels, des menaces sécuritaires et des coûts liés à la protection des navires a conduit plusieurs compagnies à réviser leurs tarifs et à privilégier la route du cap de Bonne-Espérance. Selon lui, le retour à la normale dépendra de la levée des menaces et de garanties crédibles sur la sécurité de la navigation.

M. Shalaby met enfin en garde contre un scénario particulièrement critique dans lequel les perturbations du détroit d’Ormuz coïncideraient avec celles du canal de Suez. Une telle configuration pourrait entraîner une flambée des coûts de transport, exercer une pression accrue sur l’économie mondiale, renforcer la dépendance aux stocks stratégiques et accélérer une recomposition durable des chaînes d’approvisionnement internationales.

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Détroit d’Ormuz sous pression : l’Algérie renforce ses options d’exportation gazière

Dans un contexte de fortes tensions régionales et de craintes croissantes sur la sécurité des approvisionnements énergétiques, l’Algérie se prépare à renforcer sa présence sur le marché mondial du gaz naturel liquéfié (GNL) en augmentant ses ventes sur le marché au comptant.

Selon des sources citées dimanche 1er mars par la plateforme énergétique ‘Energy’ basée à Washington, les autorités algériennes entendent tirer parti des opportunités de prix offertes par le marché spot; alors que les risques géopolitiques liés à la guerre contre l’Iran alimentent les anticipations de hausse de la demande mondiale. Des préparatifs opérationnels seraient en cours afin d’accélérer le rythme de chargement des cargaisons de GNL dans les prochains jours.

L’Algérie envisagerait également de rediriger une partie de ses livraisons vers des pays arabes importateurs, en cas de demande urgente liée à d’éventuelles pénuries. Parmi les destinations potentielles figurent l’Égypte, le Koweït, la Jordanie et Bahreïn, selon les mêmes sources.

Cette stratégie intervient alors que les marchés mondiaux de l’énergie s’inquiètent des conséquences d’une escalade militaire prolongée sur les routes maritimes stratégiques, notamment le détroit d’Ormuz, passage clé pour une part significative des exportations mondiales de gaz et de pétrole. Ces risques renforcent l’attrait des fournisseurs capables de proposer rapidement des volumes alternatifs sur le marché spot.

L’État algérien cherche ainsi à valoriser pleinement ses capacités de production et de liquéfaction disponibles, en orientant des volumes supplémentaires de GNL vers les marchés au comptant, profitant des prévisions de hausse des prix et de la demande en Asie, en Europe et au Moyen-Orient.

L’Égypte demeure particulièrement exposée à une dégradation de la situation régionale. Le pays dépend en effet du gaz israélien pour couvrir entre 15 % et 20 % de sa consommation totale, notamment lors des pics estivaux. La Jordanie, de son côté, s’appuie largement sur ces importations pour alimenter ses centrales électriques.

Toute fermeture prolongée des champs gaziers israéliens, en particulier du gisement offshore Léviathan – censé produire environ 12 milliards de mètres cubes par an, avec un objectif porté à 14 milliards à l’horizon 2026 -, pourrait entraîner une réduction drastique, voire un arrêt, des exportations vers l’Égypte et la Jordanie, comme lors d’épisodes précédents d’escalade. Du reste, en juin 2025, l’interruption de la production avait déjà contraint Le Caire à rationner le gaz destiné à certaines industries afin de préserver l’approvisionnement du secteur électrique.

Ces perturbations avaient également affecté le marché égyptien des engrais, fortement dépendant du gaz naturel comme matière première, entraînant des tensions sur les exportations et une hausse des prix locaux. Autant de facteurs que l’Algérie intègre désormais dans ses calculs.

Dans ce contexte volatil, toute interruption soudaine renforce la valeur stratégique des livraisons rapides sur le marché au comptant. Offrant ainsi à l’Algérie une fenêtre d’opportunité pour consolider son rôle de fournisseur alternatif clé.

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Guerre régionale : le ciel se ferme au Moyen-Orient

Les principales compagnies aériennes britanniques ont annoncé, dimanche 1er mars, la prolongation de la suspension de leurs vols à destination et en provenance du Moyen-Orient jusqu’à lundi, en raison de la poursuite du conflit armé dans la région.

L’impact de cette escalade militaire s’est rapidement propagé au secteur aérien mondial. La fermeture de vastes portions de l’espace aérien au Moyen-Orient a contraint de nombreuses compagnies à annuler ou à dérouter des milliers de vols, aggravant un chaos déjà perceptible dans le transport aérien international.

Les perturbations se sont étendues bien au-delà de la région directement concernée. Des compagnies opérant sur des liaisons long-courriers ont dû modifier leurs plans de vol, affectant des dessertes jusqu’au Brésil et en Australie, les routes aériennes habituelles survolant le Moyen-Orient devenant inaccessibles.

Selon les données publiées par Cirium, société spécialisée dans l’information aéronautique, plus de 1 800 vols à destination ou en provenance du Moyen-Orient ont été annulés samedi. Dimanche, ce chiffre s’est encore accru avec environ 1 400 annulations supplémentaires, constituant l’une des plus importantes vagues de perturbations aériennes enregistrées ces dernières années.

Alors que les compagnies évaluent quotidiennement l’évolution de la situation sécuritaire, les analystes préviennent que toute prolongation du conflit pourrait durablement affecter les réseaux aériens mondiaux, alourdir les coûts opérationnels et perturber les chaînes de mobilité internationale.

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Le Détroit d’Ormuz au cœur de l’incertitude énergétique mondiale

La décision iranienne d’interdire la circulation dans le Détroit d’Ormuz samedi 28 février, réplique aux frappes américano-israéliennes, expose les vulnérabilités structurelles des marchés pétroliers. Cette disruption, au-delà de faire grimper les cours, met en lumière les arbitrages de transport, l’impact sur l’assurance maritime et les stratégies d’approvisionnement des grandes économies.

Le Détroit d’Ormuz constitue le passage principal des exportations pétrolières du Moyen-Orient vers l’Asie, l’Europe et l’Amérique. Avec environ 17 millions de barils transitant chaque jour en 2025, toute restriction effective sur ce corridor pose un risque majeur de déséquilibre entre l’offre et la demande mondiales.

Suite aux frappes militaires israéliennes et américaines, l’Iran a diffusé des messages radio interdisant aux navires de franchir le Détroit d’Ormuz. Bien que ces avertissements ne soient pas juridiquement contraignants, ils ont suffi à perturber la navigation et à inciter les opérateurs à éviter la zone ou à s’engager dans des trajets alternatifs plus longs.

Cette situation affecte d’abord les prix du pétrole : le marché a déjà intégré un risque de rupture d’approvisionnement, entraînant une hausse significative des cours et des anticipations de volatilité accrue.

Lire aussi : Les frappes américano-israéliennes font grimper le prix du baril de pétrole

 

Les contrats à terme sur le pétrole brut ont bondi de plus de 8 % ce lundi, atteignant leur plus haut niveau depuis plusieurs mois. Et ce, lors de la première séance de Bourse suivant l’attaque américano-israélienne contre l’Iran qui a coûté la vie au guide suprême Ali Khamenei. Téhéran a riposté par des attaques contre Israël et au moins sept autres pays.

Les attaques ont endommagé des pétroliers. Et certaines grandes compagnies maritimes pétrolières et autres sociétés de négoce ont suspendu les expéditions de pétrole brut, de carburant et de gaz naturel liquéfié via le détroit d’Ormuz, selon Reuters.

A cet égard, notons qu’environ 20 millions de barils de pétrole brut et de dérivés transitent quotidiennement par le détroit. Soit l’équivalent de 20 % de la consommation mondiale en 2024-2025. En plus de constituer une porte d’entrée pour environ un cinquième du commerce mondial de gaz naturel liquéfié, provenant principalement du Qatar.

De plus, les alternatives possibles, notamment les oléoducs saoudiens et émiratis, ne peuvent transporter que 16 à 17 % des volumes totaux transitant par le détroit. Ce qui rend la dépendance mondiale à son égard quasi absolue.

L’impact de la fermeture du Détroit d’Ormuz sur l’économie mondiale

En effet, toute menace directe pesant sur la navigation dans le Détroit d’Ormuz se traduit immédiatement par des perturbations sur les marchés mondiaux de l’énergie. Mais un arrêt complet aurait un impact exceptionnel.

D’après un récent rapport publié par CNBC, les prévisions indiquent que les prix du pétrole pourraient immédiatement atteindre 100 à 150 dollars le baril. Et peut-être même 200 dollars dans le pire des cas…

Alors que les approvisionnements mondiaux en gaz naturel liquéfié seront fortement affectés, notamment en Asie et en Europe; les principales économies (Chine, Inde, Japon et Corée) dépendent du détroit pour environ 70 % de leurs importations de pétrole et de gaz, selon le site web Modern Diplomacy.

Une récession mondiale est presque certaine

A ce propos, les experts en énergie et les analystes économiques s’accordent à dire qu’une fermeture prolongée du détroit d’Ormuz entraînerait inévitablement une récession mondiale. Les estimations du marché indiquant que toute fermeture prolongée conduirait à une récession mondiale certaine, en raison de la perte d’un tiers des exportations de pétrole par voie maritime.

Parallèlement, les grandes économies industrialisées, menées par la Chine, seront les plus vulnérables aux chocs. Car elles obtiennent la moitié de leurs importations de pétrole via le Détroit d’Ormuz.

Ainsi, en réaction aux frappes américaines et israéliennes contre l’Iran, les compagnies d’assurance maritime auraient augmenté leurs primes d’environ 50 %, affirme le Financial Times. Certaines ont même commencé à résilier les contrats d’assurance pour les navires transitant en période de tensions, faisant donc grimper les coûts à des niveaux sans précédent.

Les coûts d’expédition avaient déjà bondi de 20 % à la simple menace d’une fermeture. Mais cette fois-ci, l’Iran a réellement mis ses menaces à exécution. Et il se pourrait qu’il ait mené des exercices la semaine dernière et avant les frappes militaires dans ce scénario, puisque le pays hôte a été fermé au moins deux fois temporairement.

Dans ce contexte de conflit, une concurrence féroce va s’installer entre l’Asie et l’Europe autour des sources d’approvisionnement alternatives en gaz américain, ainsi que du pétrole vénézuélien, qui se trouve actuellement entre les mains de Washington.

Enfin, cette crise met en exergue la dépendance des exportateurs régionaux à Ormuz. De même que le coût économique potentiel pour l’Iran lui-même, qui dépend entièrement de ce passage pour ses propres recettes d’exportation.

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Guerre en Iran : les alliances traditionnelles mises à l’épreuve

La guerre déclenchée contre l’Iran a révélé un effritement des solidarités diplomatiques et normatives, avec des États réagissant selon des logiques distinctes, stratégiques, juridiques ou sécuritaires. Cette imprévisibilité politique accroît les risques de déstabilisation régionale et impose à l’économie mondiale un nouveau facteur d’incertitude durable.

L’opération militaire lancée le 28 février par les États-Unis et Israël contre l’Iran a immédiatement mis en évidence la disparité des réponses internationales. Contrairement aux guerres précédentes où des blocs géopolitiques restaient relativement cohérents, la crise actuelle montre que même les alliances traditionnelles comme l’OTAN ou les BRICS peinent à définir une position unifiée face à l’usage de la force.

La guerre en Iran révèle la fragilité du front occidental

En Europe, l’absence d’un langage diplomatique commun sur la légalité et la légitimité des frappes a mis en lumière la fragilité de la solidarité occidentale : certains États revendiquent l’importance du droit international, d’autres soulignent la nécessité de dissuader Téhéran, et d’autres encore s’abstiennent de toute critique. Cette hétérogénéité normative mine la capacité de l’Union européenne à proposer une réponse politique ou économique consolidée.

Dans le Golfe, la riposte iranienne qui a affecté des territoires sous influence américaine a transformé des pays hôtes en acteurs potentiels du conflit. L’Arabie saoudite, le Qatar et les autres pays du Conseil de coopération du golfe (CCG) ont déclaré, lors d’une réunion virtuelle dimanche 1er mars, leur volonté de défendre leurs intérêts. Ce qui modifie profondément la dynamique sécuritaire régionale et pose des questions sensibles sur la durabilité des routes maritimes, sur les investissements étrangers et sur la stabilité des marchés pétroliers.

Le paysage diplomatique global révèle également que des grandes coalitions comme les BRICS+ peinent à forger une position commune sur le conflit : alors que la Russie qualifie l’intervention de « guerre d’agression », l’Arabie saoudite, les Émirats et d’autres États du Sud adoptent des postures critiques à l’égard de Téhéran. Cette absence de consensus international rend plus incertaine la capacité des institutions globales à contenir les effets géopolitiques et économiques de cette crise…

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France-Espagne : l’alerte inflation

La remontée de l’inflation en France et en Espagne conforte la stratégie attentiste de la BCE, dans un contexte où les pressions sur les prix restent hétérogènes au sein de la zone euro.

Les derniers indicateurs macroéconomiques révèlent une accélération de l’inflation en France et en Espagne, principalement alimentée par les services et certains produits alimentaires. Cette évolution intervient alors que plusieurs économies européennes peinent encore à renouer avec une croissance solide.

Pour la Banque centrale européenne, ces données renforcent l’argument en faveur du maintien de taux d’intérêt stables. Si l’inflation globale s’est nettement repliée par rapport à ses pics, sa composante sous-jacente demeure élevée, rendant prématurée toute détente monétaire rapide.

Dans un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques, des tensions sur les chaînes d’approvisionnement et une croissance inégale entre États membres, la BCE privilégie la prudence afin d’éviter un retour durable des pressions inflationnistes. Cette posture continue, toutefois, d’alimenter le débat entre lutte contre l’inflation et soutien à l’activité économique.

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Zone euro : forte baisse du nombre de faux billets

La baisse significative du nombre de faux billets retirés de la circulation en 2025 illustre l’efficacité des dispositifs de sécurité de l’euro et la solidité de la confiance monétaire dans la zone euro.

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé vendredi 27 février le retrait de 444 000 faux billets en euros en 2025, soit une diminution sensible par rapport à l’année précédente. Ce recul confirme que la probabilité pour les consommateurs de recevoir un billet contrefait demeure extrêmement faible à l’échelle de la zone euro.

Les coupures de 20 et 50 euros restent les plus ciblées par les réseaux de falsification, en raison de leur forte circulation dans les transactions quotidiennes. Toutefois, les technologies de sécurité intégrées aux billets, combinées à une meilleure sensibilisation du public et des commerçants, ont considérablement réduit l’impact économique de la contrefaçon.

Au-delà de l’aspect technique, cette évolution reflète une stabilité monétaire accrue dans un environnement marqué par l’inflation, la digitalisation des paiements et les débats sur l’avenir du cash. Pour la BCE, le maintien de la confiance dans la monnaie fiduciaire demeure un enjeu stratégique, notamment pour préserver l’inclusivité financière et la souveraineté monétaire européenne.

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UE-Mercosur : une mise en œuvre provisoire problématique

La décision de l’Union européenne d’appliquer provisoirement l’accord commercial avec le Mercosur marque une étape stratégique, malgré de fortes résistances politiques et juridiques au sein de l’UE.

La Commission européenne a confirmé, vendredi 27 février, l’entrée en vigueur provisoire de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Sachant que le texte fait toujours l’objet de contestations politiques et de recours juridiques dans plusieurs États membres.

 

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Sur le plan économique, l’accord vise à ouvrir davantage les marchés sud-américains aux exportations européennes — notamment industrielles et pharmaceutiques — tout en facilitant l’accès de produits agricoles du Mercosur au marché européen. À l’échelle macroéconomique, Bruxelles voit dans cet accord un levier de diversification commerciale et une réponse stratégique à la fragmentation croissante du commerce mondial.

Cependant, les critiques persistent, notamment sur les questions environnementales, agricoles et de concurrence. Plusieurs pays craignent un affaiblissement de leurs filières agricoles, tandis que des ONG dénoncent des garanties jugées insuffisantes en matière de déforestation. La mise en œuvre provisoire apparaît ainsi comme un compromis politique, destiné à préserver l’élan diplomatique tout en laissant la porte ouverte à des ajustements ultérieurs.

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Allemagne : un chômage structurellement élevé malgré une légère amélioration

Malgré une légère amélioration mensuelle, le chômage demeure à un niveau élevé en Allemagne, révélant les fragilités persistantes du marché du travail dans un contexte de croissance atone et de transformation industrielle.

Selon des données officielles publiées vendredi 27 février, plus de trois millions de personnes restent sans emploi en Allemagne, confirmant la persistance d’un chômage élevé au sein de la première économie européenne. Si les chiffres font état d’un léger recul par rapport au mois précédent, cette amélioration reste largement insuffisante pour signaler une véritable reprise du marché du travail.

Cette situation s’explique en partie par le ralentissement économique prolongé, les difficultés du secteur industriel — notamment dans l’automobile et la chimie — ainsi que par une baisse notable des offres d’apprentissage et des recrutements qualifiés. Les entreprises, confrontées à des coûts énergétiques encore élevés et à une demande internationale affaiblie, privilégient une approche prudente en matière d’embauches.

À moyen terme, les économistes redoutent une transformation du chômage conjoncturel en chômage plus structurel, notamment pour les travailleurs peu qualifiés ou issus des secteurs en transition. Ce contexte pèse sur la consommation intérieure et limite la capacité de l’Allemagne à jouer pleinement son rôle de moteur économique de la zone euro.

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Israël frappe l’Iran et met à l’épreuve les négociations sur le nucléaire

Israël annonce avoir lancé une attaque préventive contre l’Iran, ce qui ravive les tensions militaires au Moyen-Orient et porte un nouveau coup aux perspectives de règlement diplomatique du différend nucléaire entre Téhéran et les puissances occidentales, notamment les États-Unis.

Cette opération intervient après un affrontement aérien de douze jours en juin 2025 entre les deux pays, et fait suite aux avertissements répétés des États-Unis et d’Israël, qui ont prévenu qu’ils frapperaient de nouveau si l’Iran poursuivait ses programmes nucléaire et balistique.

« L’État d’Israël a lancé une attaque préventive contre l’Iran afin d’éliminer les menaces qui pèsent sur lui », a déclaré le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.

Des explosions ont été entendues à Téhéran, selon les médias iraniens, sans que les autorités ne fournissent immédiatement de précisions sur l’ampleur des dégâts ou les cibles visées.

Khamenei avait été transféré vers un «lieu sécurisé»

Le Guide suprême de l’Iran, Ali Khamenei, ne serait pas à Téhéran. il aurait été transféré vers un lieu sécurisé, selon une source officielle citée par Reuters

 

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À rappeler que Washington et Téhéran ont repris, ces dernières semaines, des discussions visant à désamorcer une crise qui dure depuis plusieurs décennies et à éviter une confrontation militaire aux conséquences régionales potentiellement déstabilisatrices.

Israël a toutefois réaffirmé que tout accord entre les États-Unis et l’Iran devait aller au-delà d’un simple gel de l’enrichissement de l’uranium, et inclure le démantèlement complet de l’infrastructure nucléaire iranienne, ainsi que des restrictions sur le programme de missiles balistiques de Téhéran.

De son côté, l’Iran s’est dit disposé à discuter de limitations de son programme nucléaire en échange d’une levée des sanctions internationales, tout en excluant toute négociation sur ses capacités balistiques. Téhéran a également averti qu’il se défendrait contre toute attaque et a mis en garde les pays voisins accueillant des forces américaines contre d’éventuelles représailles…

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