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Elmed | La Tunisie et ses partenaires européens intensifient les préparatifs à Bruxelles

À l’occasion d’un workshop dédié aux réseaux électriques et aux énergies renouvelables, les responsables tunisiens du secteur de l’énergie ont rencontré leurs homologues belges et européens à Bruxelles

Ce déplacement, soutenu par l’ambassade de Tunisie en Belgique, marque une étape clé dans l’acquisition du savoir-faire technique nécessaire à la gestion future du projet Elmed.

A cette occasion, Sahbi Khalfallah, Ambassadeur de Tunisie à Bruxelles, a reçu une délégation du ministère tunisien de l’Industrie, de l’Energie et des Mines et de responsables à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).

Pour rappel, le projet Elmed est une infrastructure monumentale décrite comme un «pont énergétique» entre l’Italie (station de Partanna en Sicile) et la Tunisie ( Mlaabi dans le Cap Bon), qui reliera les grands systèmes électriques de l’Europe et de l’Afrique du Nord.

Sur une longueur totale d’environ 220 kilomètres (dont environ 200 km en câble sous-marin) avec une capacité de 600 MWh ce «pont énergétique» sera construit dans le plein respect de l’environnement et vise « à assurer une plus grande sécurité, durabilité et résilience dans l’approvisionnement en énergie, ainsi que le développement des échanges d’électricité produite à partir de sources renouvelables ».

Y. N.

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Transformer la dépendance énergétique en levier stratégique

Le Plan de développement 2026-2030 place la transition énergétique au cœur des enjeux macroéconomiques. La dépendance croissante aux importations et le poids des subventions exigent une stratégie claire et rapide pour sécuriser la croissance et la stabilité budgétaire.

En 2025, le déficit énergétique atteint 6,3 Mtep, soit près de 65 % des besoins nationaux. Les subventions aux hydrocarbures représentent 9 % du budget de l’État, limitant les marges de manœuvre pour l’investissement public et les dépenses sociales.

Chiffres clés

Indicateur Valeur
Déficit énergétique 6,3 Mtep (2025)
Dépendance énergétique ≈ 65 %
Subventions énergétiques ≈ 9 % du budget de l’État
Objectif renouvelable 35 % de la production électrique d’ici 2030
Projet ELMED 600 MW
Emplois créés (concessions) ≈ 300 emplois permanents

 

L’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production électrique d’ici 2030 prend une dimension stratégique majeure. Selon les comparaisons de coûts des acteurs publics, le kWh solaire et éolien est aujourd’hui compétitif par rapport aux centrales thermiques alimentées par combustibles importés.

Cependant, les projets énergétiques nécessitent un financement structuré. La mobilisation du secteur privé via les partenariats public-privé (PPP) et le régime des concessions permet de limiter l’exposition financière de l’État tout en conservant son rôle de régulateur. L’alignement des projets sur des critères ESG renforce leur attractivité pour les investisseurs internationaux.

ELMED : interconnexion stratégique

Par ailleurs, le projet ELMED, d’une capacité de 600 MW, relie la Tunisie au réseau européen. Il améliore la sécurité d’approvisionnement et la flexibilité du système électrique. Mais son succès dépend de la modernisation du réseau et de sa capacité à absorber des flux supplémentaires.

La montée des renouvelables soulève des enjeux techniques et humains. La gestion de l’intermittence nécessite des investissements dans les réseaux et les outils de pilotage. Les concessions ont déjà généré ≈ 300 emplois permanents. Développer des filières locales de maintenance et d’ingénierie renforcera les retombées économiques régionales.

En somme :

  • La transition énergétique est désormais un enjeu budgétaire autant qu’environnemental.
  • Les renouvelables permettent de réduire la dépendance aux importations.
  • Le succès du Plan 2026-2030 dépend des réformes administratives et de la modernisation du réseau.

Cap sur la souveraineté

Lever les verrous administratifs, moderniser le réseau et investir dans les compétences locales sont des impératifs pour transformer chaque mégawatt produit localement en un levier de souveraineté. Dans ce contexte, la transition énergétique n’est pas une option différée : c’est aujourd’hui la clé pour sécuriser l’avenir économique et énergétique de la Tunisie, et faire de la dépendance d’hier un avantage stratégique pour demain.

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Sources : données publiques nationales, déclarations officielles, analyses sectorielles.

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ARP: 1 640 MDT pour cinq centrales solaires stratégiques

La commission parlementaire a auditionné la ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Fatma Thabet Chiboub, sur cinq projets de lois approuvant des concessions pour des centrales solaires photovoltaïques (Sakhdoud/Gafsa, El Mezouna/Sidi Bouzid, El Kasr/Gafsa, Manzel Habib/Gabès, El Khebnna/Sidi Bouzid).

Ces projets, d’une valeur de 1 640 millions de dinars (MDT) d’investissements (1 560 GWh/an), visent l’indépendance énergétique, ainsi que la réduction des importations de gaz (14 % des volumes en 2025). Et ce, dans le cadre des programmes nationaux d’énergies renouvelables 2017-2020 et 2022-2025.

 

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Tunisie | 187 autorisations d’autoproduction d’énergie renouvelable

La Tunisie a accordé 187 autorisations pour le déploiement de systèmes d’énergie renouvelable destinés principalement à l’autoconsommation, marquant ainsi une nouvelle étape dans l’ouverture du marché de l’électricité, afin d’accélérer la participation du secteur privé à la réalisation des objectifs en matière d’énergie propre pour 2030.

Latif Belhedi

Selon la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, qui intervenait mardi 17 février 2026, à Tunis, lors de l’ouverture des travaux du congrès national sur les projets d’énergies renouvelables dans le cadre du système d’autorisations, sous le slogan : «Défis et solutions proposées», les 187 autorisations – d’une capacité allant de 1 et 10 mégawatts pour une capacité totale d’environ 287 mégawatts –, avaient été délivrées principalement à des petites et moyennes entreprises (PME), pour leur permettre de produire leur propre électricité et de réduire leur dépendance au réseau national.

Les entreprises privées peuvent non seulement produire de l’électricité pour leur usage interne, mais aussi vendre leur surplus de production, renforçant ainsi le rôle du secteur privé dans la transition énergétique du pays.

Trois régimes réglementaires

Les réformes mises en œuvre à cet effet s’appuient sur les changements structurels introduits par la loi 2015-12, qui a libéralisé la production d’électricité grâce à trois régimes réglementaires :

– un régime de concession attribué par appel d’offres public pour les projets à grande échelle (solaire photovoltaïque au-dessus de 10 MWc et éolien au-dessus de 30 MW) ;

– un régime d’autorisation basé sur des appels à projets pour les installations de moyenne envergure (solaire jusqu’à 10 MWc et éolien jusqu’à 30 MW) ;

– et un régime d’autoconsommation applicable à toutes les capacités.

Ensemble, ces mécanismes ont créé de multiples points d’entrée pour les capitaux privés dans les segments des énergies renouvelables à grande échelle et distribuées.

Mme Chiboub a également souligné le rôle du Fonds pour la transition énergétique, créé en 2005, dans le soutien au financement de projets. Ce fonds offre une bonification d’intérêt pouvant atteindre trois points de pourcentage sur les prêts accordés à des projets d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique entre 2026 et 2028, améliorant ainsi la bancabilité pour les promoteurs privés et les consommateurs industriels qui investissent dans la production sur site.

La Tunisie s’est fixé pour objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production d’électricité d’ici 2030, en positionnant l’autoproduction distribuée comme un pilier complémentaire au déploiement à grande échelle.

Réduire le déficit énergétique et rééquilibrer le mix énergétique

Quatre ans avant cette date, ce taux reste cependant très faible, ne dépassant pas 4 à 5%, en attendant l’entrée en production des nombreux projets d’énergie propre en cours de réalisations dans tout le pays.   

Alors que les pressions sur le réseau et les contraintes budgétaires persistent, l’expansion des cadres d’autoconsommation est de plus en plus considérée comme un mécanisme permettant d’accélérer l’augmentation des capacités sans faire peser la totalité de la charge d’investissement sur l’État.

La délivrance de 187 autorisations témoigne de la dynamique réglementaire continue alors que la Tunisie cherche à rééquilibrer son mix énergétique et à réduire sa dépendance vis-à-vis des combustibles fossiles importés.

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Conect | Dialogue public-privé pour accélérer la transition énergétique

La Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a organisé, mardi 17 février 2026, une Conférence nationale consacrée aux énergies renouvelables, placée sous le thème : «Projets d’énergies renouvelables sous régime des autorisations : cadre actuel, enjeux et perspectives d’amélioration». L’organisation patronale a voulu créer un espace de dialogue entre décideurs publics, investisseurs et professionnels du secteur, dans un contexte marqué par l’accélération de la transition énergétique en Tunisie.

Lotfi Sahli

Cette rencontre a rassemblé l’ensemble des acteurs concernés par le secteur, notamment des opérateurs économiques, la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg), l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie (ANME), la Direction de l’énergie, des industriels, des bureaux d’études et des investisseurs. Plusieurs institutions financières et organismes publics ont également pris part aux échanges, dont la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) de Tunisie ainsi que deux banques de la place, dont une spécialisée dans la finance islamique.

A l’ouverture des travaux, le président du Groupement professionnel des énergies renouvelables (GPER) au sein de la Conect, Sadok Besbes, a insisté sur l’importance du régime des autorisations comme levier de relance du secteur. Selon lui, ce mécanisme constitue un outil déterminant pour redynamiser l’investissement et renforcer la confiance des opérateurs économiques. Il a souligné que de nombreuses entreprises, tunisiennes et étrangères, manifestent un intérêt croissant pour les projets d’énergies renouvelables, à condition que le cadre réglementaire soit lisible et les procédures suffisamment fluides.

Vision, simplification, accélération

Le président de la Conect, Aslan Ben Rejeb, a mis en avant l’importance stratégique des licences accordées aux projets d’énergies renouvelables, tant sur le plan juridique que financier, soulignant leur rôle déterminant dans l’accélération de la transition énergétique, notamment pour les PME régionales, qui y trouvent un levier de compétitivité et de diversification. Ben Rejeb a salué le lancement d’un cinquième cycle d’octroi de licences, révélateur de la volonté des autorités de stimuler le secteur. Estimant que le déficit énergétique peut devenir une opportunité, il a plaidé pour un soutien accru au secteur privé, à travers des procédures simplifiées et une vision claire. Toutefois, il a insisté sur la nécessité d’un accompagnement plus soutenu du secteur privé, appelant à des procédures accélérées, à une simplification administrative et à une vision stratégique claire de la part du ministère de tutelle.

La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a annoncé l’octroi de 187 licences pour des projets d’énergies renouvelables, soulignant le rôle central de ce mécanisme dans la transition énergétique. Elle a indiqué que ce dispositif vise à accompagner les entreprises industrielles et de services souhaitant couvrir leurs besoins en énergie verte. Le système permet également aux PME de produire et de commercialiser leur propre électricité. Selon la ministre, cet investissement constitue une opportunité stratégique pour l’État, l’économie nationale et les opérateurs privés.

La conférence a donné la parole aux principaux acteurs institutionnels du secteur énergétique. Des représentants de la Direction générale de l’énergie, de l’ANME et de la Steg sont intervenus pour exposer, chacun dans son domaine de compétence, l’état d’avancement du programme des énergies renouvelables.

Fatma Chiboub Thabet.

Contraintes techniques, réglementaires et financières

Les intervenants ont exprimé leur engagement et leur enthousiasme à accompagner la mise en œuvre de cette stratégie nationale, tout en reconnaissant l’existence de contraintes techniques, réglementaires et financières. Ils ont détaillé les efforts entrepris pour moderniser le cadre juridique, renforcer les infrastructures du réseau électrique et améliorer les mécanismes d’intégration de l’électricité verte. Tous ont insisté sur la nécessité d’une coordination étroite entre les institutions publiques et les opérateurs privés afin d’assurer la réussite durable du programme et d’atteindre les objectifs fixés en matière de transition énergétique.

Un débat particulièrement riche et animé a suivi les interventions des différents responsables et experts présents. Les échanges ont porté sur les problématiques les plus sensibles liées au régime des autorisations, notamment les délais d’instruction des dossiers, la complexité des procédures administratives et le manque de visibilité pour les porteurs de projets.

La question du raccordement au réseau électrique a occupé une place centrale dans les discussions. Plusieurs participants ont soulevé les difficultés techniques et les contraintes liées à la capacité d’absorption du réseau, ainsi que les coûts et les délais associés aux travaux de connexion. Les intervenants ont également évoqué la nécessité d’une meilleure planification des infrastructures et d’une coordination renforcée entre les différentes parties prenantes.

Ce débat a permis de mettre en lumière les attentes du secteur privé, tout en ouvrant la voie à des propositions concrètes visant à fluidifier les procédures et à accélérer la mise en œuvre des projets.

La conférence s’est clôturée par l’intervention de Wael Chouchane, secrétaire d’État auprès de la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, chargé de la Transition énergétique, qui a salué la qualité des débats et l’engagement de tous les acteurs présents, soulignant l’importance de la concertation entre le secteur public et le secteur privé pour réussir la transition énergétique. Il a également réaffirmé la volonté de l’État de soutenir les projets d’énergies renouvelables, en insistant sur la nécessité de simplifier les procédures et de renforcer les infrastructures pour permettre un développement durable et efficace du secteur.

Interrogé sur la capacité des réseaux électriques de transport et de distribution à soutenir une telle expansion des projets d’énergies renouvelables, le directeur général adjoint de la Steg s’est déclaré confiant.

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Europe-Maghreb-Afrique | Les voies du codéveloppement  

Bien que l’Union européenne (UE) ait actuellement des accords commerciaux avec plusieurs pays sud-méditerranéens, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années. Plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique. Pourtant, ces trois blocs voisins auront beaucoup à gagner à impulser leurs échanges commerciaux et l’investissement dans les infrastructures énergétiques, technologiques et de transport.

Benjamin Fox

Les liens économiques entre l’Afrique du Nord et l’Europe pourraient accroître l’économie de la région de 67 milliards de dollars (56,8 milliards d’euros), a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale du Fonds monétaire international (FMI). S’exprimant lors d’une conférence à Alger le 5 février 2026, elle a présenté un nouveau rapport du Fonds indiquant qu’un ensemble de réformes visant à renforcer les liens économiques entre l’Afrique du Nord, l’Europe et l’Afrique subsaharienne pourrait stimuler les exportations nord-africaines de 16 % et le PIB de plus de 7 %, soit une augmentation de la production économique de 67 milliards de dollars.

Mme Georgieva a souligné que les droits de douane moyens à l’importation en Afrique du Nord s’élèvent à 7 %, un taux supérieur à celui de nombreux pays d’Asie du Sud, du Golfe, de l’UE et d’Afrique subsaharienne.

Réduire les barrières commerciales

Alors que l’Europe absorbe la majeure partie du commerce de l’Afrique du Nord, les échanges entre l’Afrique du Nord et l’Afrique subsaharienne sont négligeables, ne représentant que 4 % des exportations et à peine 1 % des importations, a ajouté Mme Georgieva.

Selon la DG du FMI, la réduction des barrières commerciales intra-africaines, notamment les droits de douane, et le renforcement des réseaux de transport et des oléoducs régionaux permettraient de générer l’essentiel des gains économiques.

«L’Europe cherche à développer ses partenariats commerciaux. L’Afrique subsaharienne cherche à exploiter le potentiel de ses vastes ressources et de sa population. Et l’Afrique du Nord offre de nombreuses opportunités d’investissement et de partenariat», a déclaré Mme Georgieva.

La faiblesse du commerce intra-africain, qui représente moins de 20 % du commerce total du continent, constitue un problème économique persistant.

Les dirigeants africains se sont engagés à créer une Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), mais l’harmonisation de la réglementation prendra probablement des décennies.

Pacte pour la Méditerranée

De son côté, la commission von der Leyen a également promis de privilégier les relations avec les pays d’Afrique du Nord et du Maghreb, en dévoilant un Pacte pour la Méditerranée en novembre dernier.

Le gouvernement chypriote, qui a pris la présidence tournante de six mois du Conseil de l’UE en janvier, a placé les relations avec la région méditerranéenne au cœur de son programme.

La semaine dernière, le président Nikos Christodoulides a déclaré que les premiers projets de coopération concrets, dans le cadre de ce pacte, seraient présentés lors d’un sommet des dirigeants européens à Chypre les 23 et 24 avril.

Nicosie jouera un rôle moteur «en s’appuyant sur sa position géographique, sa crédibilité politique et sa connaissance des spécificités de la région», a ajouté M. Christodoulides.

Bien que l’UE ait actuellement des accords commerciaux avec certains pays du sud de la Méditerranée, le contrôle des migrations a été sa principale priorité ces dernières années, plutôt que le développement des échanges commerciaux et l’intégration économique.

Ses accords de «financement contre contrôle des migrants» avec la Tunisie, l’Égypte, la Mauritanie et la Jordanie représentent un montant total de 10 milliards d’euros, et la Commission a mis en avant la baisse du nombre de passages irréguliers par les routes méditerranéennes comme preuve de leur efficacité.

Toutefois, ces accords ont également promis des milliards d’euros d’investissements dans des projets d’énergie verte, notamment l’hydrogène vert, que l’exécutif européen souhaite promouvoir afin de mettre fin à la dépendance persistante des Européens vis-à-vis des combustibles fossiles russes.

L’attraction des talents du Sud

Outre les mesures de relance économique, la vice-présidente de la Commission, Dubravka Šuica, a également promis que l’UE renforcerait ses partenariats pour les talents avec le Maroc, la Tunisie et l’Égypte, et faciliterait la délivrance de visas.

Le nombre de premiers permis de séjour liés à l’emploi pour les ressortissants de la région a fortement augmenté au cours de la dernière décennie, passant de 34 000 en 2013 à 75 000 en 2023. Le Maroc, la Tunisie et l’Égypte représentent 85 % de ces permis.

Parallèlement, la Commission a proposé d’allouer 42 milliards d’euros à la région méditerranéenne dans son prochain cadre budgétaire septennal. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a déclaré que ce montant permettrait de soutenir plus de 100 initiatives concrètes.

Cependant, les détails concernant la part de ces nouveaux financements restent flous.

«En l’absence de ligne budgétaire dédiée et avec la plupart des fonds extérieurs de l’UE programmés jusqu’en 2027, le succès du Pacte dépendra des contributions des États membres et du secteur privé, notamment pour les nouvelles initiatives régionales», a déclaré Helena Hahn, analyste politique au sein du groupe de réflexion European Policy Centre.*

Traduit de l’anglais.

Source : Euro Oberver.

* Le titre et les intertitres sont de la rédaction.  

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Transition énergétique : L’Europe promet de nouveaux projets et réaffirme son soutien au virage vert tunisien

À la veille du Sommet UA-UE de Luanda, Ursula von der Leyen assure que la Tunisie peut accélérer sa mutation en misant sur les renouvelables.

A l’occasion des 25 ans du partenariat Union africaine–Union européenne, le Sommet de Luanda (24–25 novembre) s’ouvre sur des ambitions renouvelées.

Les dirigeants des deux continents, réunis autour du thème « Promouvoir la paix et la prospérité grâce à un multilatéralisme effectif », doivent annoncer de nouveaux projets liés à la transformation énergétique et numérique.

Pour la Tunisie, l’Union européenne se dit prête à renforcer son soutien, notamment dans les énergies renouvelables, secteur jugé déterminant pour l’avenir du pays.

Une nouvelle vague d’investissements

Dans une déclaration exclusive à l’agence TAP, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté ce sommet comme un « tournant » destiné à ouvrir « une nouvelle ère de commerce et de coopération véritable ».

Elle a rappelé que plusieurs initiatives seront dévoilées dans le cadre de Global Gateway, le plan européen d’investissement destiné à améliorer les interconnexions et à soutenir le développement durable en Afrique.

Le ministre tunisien des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, représente la Tunisie à ce 7e sommet UA-UE, où seront lancés de nouveaux programmes dans l’énergie, le numérique et les matières premières critiques. L’Europe insiste sur son rôle de voisin direct et de premier partenaire commercial de l’Afrique, affirmant vouloir porter ce partenariat « à un niveau supérieur ».

Interconnexion avec l’Italie et expansion du solaire

Pour Ursula von der Leyen, la transition énergétique constitue un enjeu stratégique pour Tunis. Elle a mis en avant le projet d’interconnexion électrique sous-marine Tunisie–Italie, soutenu par l’UE, comme un levier crucial pour renforcer la sécurité énergétique, intégrer davantage d’énergies renouvelables et stabiliser les approvisionnements des deux rives.

L’Europe assure également accompagner les projets tunisiens d’extension du solaire et de l’éolien, affirmant que cette diversification permettra de réduire les coûts de production énergétique, de créer des « dizaines de milliers d’emplois » et d’offrir au pays une croissance plus durable.

Selon elle, la réduction de la dépendance aux énergies fossiles pourrait transformer le système énergétique tunisien et diminuer ses émissions de gaz à effet de serre.

Un avenir énergétique

Au-delà du cadre bilatéral, von der Leyen a souligné que l’UE souhaite intensifier la coopération avec l’Union africaine autour des énergies renouvelables propres et des matières premières stratégiques, dans l’objectif de créer davantage de valeur ajoutée sur le sol africain et de générer des emplois pour les populations locales.

Elle a rappelé la campagne « Scaling Up Renewables in Africa », lancée avec l’Afrique du Sud il y a un an, destinée à mobiliser des investissements pour l’accès à l’électricité et l’expansion de l’énergie propre. L’Union européenne vient d’y consacrer 15,5 milliards d’euros supplémentaires, afin de soutenir les réseaux, attirer les investisseurs et aider les 600 millions d’Africains dépourvus d’électricité.

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Tunisie – PLF 2026 : Mesures pour booster les énergies renouvelables

Le projet de loi de finances 2026 prévoit plusieurs mesures pour renforcer la transition énergétique et écologique de la Tunisie, à travers le soutien aux énergies renouvelables, l’amélioration de l’efficacité énergétique et la promotion des véhicules électriques et hybrides.

L’article 46 du PLF 2026 prévoit que le Fonds de transition énergétique prendra en charge l’écart entre le taux d’intérêt appliqué aux prêts d’investissement et le taux moyen du marché, dans la limite de 3 points, sans dépasser une marge de 3,5 %, pour la période du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028.

Cette mesure concerne les prêts destinés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables, les crédits octroyés par la Banque tunisienne de solidarité pour l’acquisition de voitures électriques par les chauffeurs de taxi et les centres de formation à la conduite automobile.

Avantages fiscaux et douaniers

L’article 47 prévoit une réduction des droits de douane sur l’importation des panneaux solaires (code tarifaire 85.41) à 15 %, afin d’encourager la production et l’installation d’équipements photovoltaïques sur le territoire tunisien.

L’article 49 introduit une série de mesures incitatives pour les véhicules hybrides rechargeables (moteur thermique + moteur électrique rechargeable), visant à favoriser leur adoption par les particuliers et professionnels et réduire progressivement la dépendance du pays aux énergies fossiles.

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