Lese-Ansicht

Es gibt neue verfügbare Artikel. Klicken Sie, um die Seite zu aktualisieren.

UE–Suisse : un nouvel accord stratégique signé à Bruxelles

L’Union européenne et la Suisse ont signé, lundi 2 mars à Bruxelles, un vaste paquet de 18 accords destinés à restructurer durablement leurs relations. Paraphé par Ursula von der Leyen et Guy Parmelin, le texte doit encore être approuvé par les instances européennes puis par le Parlement suisse – et probablement soumis au vote populaire.

Ces accords couvrent des domaines clés : libre circulation des personnes, transports terrestre et aérien, agriculture, électricité, sécurité alimentaire, santé ou encore reconnaissance des normes. Objectif affiché : fluidifier les échanges et renforcer la compétitivité des deux partenaires.

La Suisse, qui ne fait pas partie de l’UE, consolide ainsi son accès au marché intérieur européen, son premier partenaire commercial. Les échanges bilatéraux représentent environ 550 milliards d’euros par an, et plus de la moitié du commerce extérieur suisse se fait avec l’UE.

Berne rejoindra également plusieurs programmes européens, dont Horizon Europe et Erasmus+. Une clause de sauvegarde permettra toutefois à la Suisse de suspendre la libre circulation en cas de difficultés économiques ou sociales majeures.

En contrepartie, la Confédération augmentera sa contribution financière au budget européen : 375 millions d’euros par an entre 2030 et 2036 pour financer des projets communs, notamment en matière migratoire et sanitaire.

Les négociations, entamées en 2014 puis interrompues en 2021, ont repris en mars 2024 pour aboutir à ce compromis. « La signature d’aujourd’hui n’est pas la fin du chemin », a rappelé Guy Parmelin : le texte doit encore franchir plusieurs étapes politiques avant d’entrer en vigueur.

L’article UE–Suisse : un nouvel accord stratégique signé à Bruxelles est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Samira Guiza, un nouveau visage à la tête du Tribunal administratif

Le 2 mars 2026 marque un tournant pour la justice administrative tunisienne. Le président Kaïs Saïed a nommé Samira Guiza à la présidence du Tribunal administratif. Une décision hautement symbolique : elle devient la deuxième femme à occuper cette fonction stratégique, après Raoudha Mechichi en 2011. Une nomination qui récompense plus de trois décennies d’engagement au service du droit.

Une carrière construite avec constance et détermination

Entrée au Tribunal administratif de Tunis en 1993, Samira Guiza n’a cessé de gravir les échelons avec rigueur et discrétion. Conseillère adjointe à ses débuts, elle devient conseillère en 1999, avant d’être nommée commissaire d’État en 2002 – un poste clé dans l’élaboration de la jurisprudence administrative. En 2006, elle prend la présidence d’une chambre de première instance. Sa progression se poursuit : commissaire d’État général en 2010, présidente d’une chambre d’appel en 2012, puis, en 2017, présidente d’une chambre de cassation – le plus haut degré de la justice administrative.

Un parcours qui reflète une expertise solide et une confiance institutionnelle constante. Au-delà de ses fonctions juridictionnelles, Samira Guiza s’est illustrée par son engagement institutionnel.

Vice-présidente du Conseil administratif provisoire de la magistrature, elle participe activement à la gouvernance et à la discipline de l’ordre administratif. Elle a également présidé le conseil de discipline de l’Agence tunisienne antidopage entre 2001 et 2004, témoignant d’un attachement marqué aux principes d’éthique et de rigueur.

Des racines académiques et une expérience d’avocate

Avant de rejoindre la magistrature administrative, elle a exercé comme avocate au Barreau de Tunis (1992-1993). Parallèlement, elle a contribué à la formation universitaire en tant qu’assistante à l’ISCAE de Tunis entre 1991 et 1996, enseignant le management et les sciences économiques.

Une double culture – juridique et académique – qui enrichit aujourd’hui sa vision institutionnelle. Au-delà de la reconnaissance d’un parcours exemplaire, cette nomination incarne l’évolution de la place des femmes dans les hautes sphères judiciaires en Tunisie.

À la tête d’une institution clé dans la protection des droits et l’équilibre des pouvoirs, Samira Guiza ouvre par cette nomination un nouveau chapitre pour le Tribunal administratif — un chapitre qui pourrait conjuguer continuité, modernisation et exigence.

Une page s’écrit. Avec expérience, et détermination.

L’article Samira Guiza, un nouveau visage à la tête du Tribunal administratif est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Troisième Guerre mondiale : quels seraient les pays plus sûrs au monde ?

Si une Troisième Guerre mondiale éclatait – hypothèse très peu plausible, il n’y a plus de colonies -, les zones les plus sûres seraient généralement celles qui cumulent neutralité politique, isolement géographique, faible valeur stratégique et autosuffisance alimentaire et énergétique.

Et en la matière, les experts en risques géopolitiques citent cinq pays sûrs, en l’occurrence :

La Nouvelle-Zélande, pour son isolement extrême dans le Pacifique Sud. Mais aussi la faible importance stratégique militaire mondiale, la forte autosuffisance agricole et la stabilité politique. En outre, elle est régulièrement classée parmi les pays les plus sûrs en cas de conflit nucléaire mondial.

En deuxième position, on retrouverait l’Islande, pour sa position isolée dans l’Atlantique Nord, sa petite population, l’énergie 100 % renouvelable (géothermie, hydroélectricité). De même qu’elle possède très peu d’objectifs militaires majeurs.

Ensuite, la Suisse occuperait la 3ème position en termes d’endroits sûrs au monde, pour trois raisons fondamentales : sa tradition historique de neutralité; ses infrastructures de protection civile (abris antiatomiques); et sa stabilité politique. Toutefois, sa situation géographique au cœur de l’Europe serait à même de l’exposer aux retombées en cas de conflit continental.

L’Argentine et le Chili (par leur éloignement des grandes puissances nucléaires, faible densité de population dans le sud et ressources agricoles importantes) complètent le podium des cinq pays qui seraient les plus sûrs en cas d’un conflit mondial.

On aura donc compris que la Tunisie n’en fait pas partie (comme vous le constaterez sur la carte). Mais peu importe, car la probabilité qu’il ait une Guerre mondiale est extrêmement mince, pour ne pas dire nulle.

En revanche, les zones généralement les plus risquées seraient les grandes puissances nucléaires (États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni…). Ainsi que leurs alliés militaires majeurs (OTAN), mais aussi les grandes capitales politiques, les centres industriels et les bases militaires stratégiques.

Toujours selon la littérature, voici les cinq critères clés pour survivre à un conflit mondial; à savoir : distance des cibles nucléaires potentielles; l’autosuffisance alimentaire et énergétique; la faible densité de population; la stabilité politique; et l’accès à l’eau potable.

L’article Troisième Guerre mondiale : quels seraient les pays plus sûrs au monde ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Dernier délai de paiement de la taxe de circulation fixé au 5 mars 2026

Le dernier délai de paiement de la taxe de circulation « vignette » au titre de l’année 2026 pour les propriétaires de voitures portant des numéros d’immatriculation pairs, détenues par des personnes physiques, est fixée au jeudi 05 mars 2026, selon le ministère des Finances.

A noter que ce paiement peut être effectué à distance via le site taxe-circulation.finances.gov.tn.

« Le règlement en ligne ne requiert aucune démarche supplémentaire sur place auprès des recettes des finances. Et le reçu généré depuis le site web est considéré comme une preuve de paiement » a précisé également la même source.

Avant de s’acquitter de la vignette, les propriétaires de véhicules sont appelés à vérifier leur situation fiscale, pour les détenteurs d’identifiants fiscaux; ainsi que leur situation au regard des infractions routières. Et  ce, soit via le site amendes.finances.gov.tn pour les infractions du radar automatique, soit en contactant le centre d’appel au 81 100 700 pour les amendes ordinaires.

L’article Dernier délai de paiement de la taxe de circulation fixé au 5 mars 2026 est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Palestine – La CNUCED chiffre le coût économique de l’occupation

À l’issue d’une réunion spéciale tenue à Genève (à la demande de la Mission permanente de l’État de Palestine), le 1er mars; la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) estime que l’économie palestinienne a perdu pas moins de 212,2 milliards de dollars de PIB potentiel entre 2000 et 2024. Soit près de vingt fois le PIB qui était attendu en 2024.

Présenté par la secrétaire générale de l’organisation, Rebeca Grynspan, le rapport s’intitule : « Le coût économique cumulé de l’occupation et le long chemin du redressement ». Il attribue ces pertes à l’impact prolongé des politiques d’occupation. A savoir : la destruction de la base productive; les entraves au développement durable; et l’épuisement des ressources naturelles et humaines.

De son côté, l’Observateur permanent de la Palestine auprès de l’ONU à Genève, Ibrahim Khraishi, décrit « une situation humanitaire et économique sans précédent, notamment dans la Gaza Strip ». Et ce, tout en dénonçant « des violations graves du droit international humanitaire et des droits de l’homme ».

Au total, ce sont 26 missions permanentes qui ont pris la parole pour soutenir les travaux de la CNUCED. De même qu’elles appellent à un accès humanitaire sans entrave et soulignent la nécessité de documenter le coût économique de l’occupation et d’en établir les responsabilités.

L’article Palestine – La CNUCED chiffre le coût économique de l’occupation est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Au-delà des ratios : comment l’audit des SIB sécurise la Tunisie

Alors que Fitch Ratings vient de publier sa dernière analyse sur la résilience des banques tunisiennes, il est temps de dépasser la vision purement financière. Bâle III, CET1 et IFRS 9 sont essentiels, certes, mais réduire le débat aux ratios de fonds propres, c’est passer à côté de l’enjeu stratégique majeur : les banques publiques tunisiennes sont des infrastructures critiques et des piliers de la souveraineté numérique du pays.

 

L’audit des systèmes d’information bancaire (SIB) n’est pas un simple outil de conformité : c’est le garant silencieux de la résilience nationale. Dans un contexte de digitalisation croissante, chaque serveur, chaque transaction et chaque base de données devient un point stratégique. Une faille dans un système public n’est pas qu’une erreur bancaire : c’est un risque pour l’économie, la stabilité et la confiance des citoyens.

L’audit SIB permet de :

  • Assurer l’intégrité et la fiabilité des données financières, indispensables pour calculer correctement les ratios CET1 et provisions IFRS 9.
  • Garantir la sécurité et la continuité des systèmes, particulièrement pour les banques publiques, qui gèrent l’essentiel des flux de l’État et des citoyens.
  • Piloter la transformation numérique et la gouvernance, en alignant les investissements IT avec les objectifs stratégiques et la gestion des risques.
  • Anticiper les impacts des réformes et soutenir le Plan de développement 2026-2030, en transformant la conformité réglementaire en un outil de croissance et de souveraineté.

Infographie clé (attachée) : visualiser la complémentarité

Schéma : Fitch Ratings vs Audit SIB – complémentarité et impact sur la souveraineté numérique et le Plan 2026-2030.

L’infographie illustre la distinction entre l’approche financière de Fitch et l’approche stratégique de l’audit SIB, en mettant en évidence le rôle central des banques publiques comme infrastructures critiques et piliers de la souveraineté numérique.

Fitch se concentre sur la solvabilité et les besoins en fonds propres. Mais cette vision financière ne suffit pas :

  1. Les systèmes bancaires sont des infrastructures critiques. Une banque publique vulnérable compromet non seulement les finances, mais la souveraineté numérique nationale.
  2. La transformation digitale nécessite un audit intelligent : un système mal contrôlé peut provoquer des erreurs massives ou des failles de cybersécurité.
  3. La préparation proactive est stratégique, pas seulement comptable. Les banques doivent anticiper les risques IT et sécuriser leurs systèmes avant que les nouvelles normes Bâle III et IFRS 9 ne deviennent contraignantes.

Certains répliqueront que « les banques publiques ont toujours été stables ». Mais la stabilité d’hier ne garantit pas la sécurité de demain. Le contexte numérique, économique et réglementaire a radicalement changé.

Au-delà de la conformité réglementaire, l’audit SIB est un outil de développement économique et social :

  • Il garantit la capacité des banques publiques à soutenir la refondation économique et sociale.
  • Il sécurise la souveraineté numérique, en protégeant les infrastructures critiques contre toute défaillance ou attaque.
  • Il fournit des données fiables pour les décisions stratégiques, y compris les financements publics et privés essentiels au Plan de développement 2026-2030.

Certains critiques évoqueront le coût ou la complexité de l’audit SIB. La réalité est simple : le coût d’une faille est toujours supérieur au coût de la prévention. Fitch a raison de souligner les défis financiers, mais l’avenir des banques publiques tunisiennes se joue dans leurs systèmes d’information, pas seulement dans leurs ratios.

Fiabilité des données, sécurité des transactions, gouvernance et anticipation des risques : voilà les véritables clés de la résilience, de la performance durable et de la souveraineté numérique tunisienne.

In fine, la résilience bancaire ne se mesure pas seulement en CET1 ou IFRS 9. Elle se construit dans les serveurs, les bases de données et les audits intelligents. Les banques publiques tunisiennes ne sont pas que des acteurs financiers : elles sont le cœur numérique de la souveraineté nationale.

———————————

Les analyses et propositions formulées dans cette tribune n’engagent que l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la position de l’État, des institutions financières ou de toute autre organisation.

L’article Au-delà des ratios : comment l’audit des SIB sécurise la Tunisie est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Textile-habillement : simplifier l’autorisation d’exploiter

La ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Fatma Thabet Chiboub, a présidé une séance de travail au sein de son département, lundi 2 mars 2026, consacrée au secteur du textile et de l’habillement.

La réunion a porté sur les préoccupations du secteur et les moyens permettant de développer ce domaine d’activité, dont l’impératif de la simplification des procédures d’obtention d’une autorisation d’exploitation pour une société, ainsi que pour l’obtention d’un certificat de sécurité pour stimuler les exportations et faciliter l’accès aux marchés étrangers.

Il a également été réitéré l’importance de cette filière, qui joue un rôle important dans l’ajustement de la balance commerciale, la création d’emplois et l’attraction des investissements directs.

L’article Textile-habillement : simplifier l’autorisation d’exploiter est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Sa montre a vu le danger avant lui !

Il s’agit d’une histoire qui rappelle que derrière la technologie, il y a parfois une vie sauvée – et une famille épargnée. Direction Plano, au cœur du Texas, où un simple regard porté à son poignet a bouleversé le quotidien de Brad Jackson.

Une alerte discrète… mais insistante

Brad Jackson, vivant dans l’Etat du Texas, porte sa montre connectée depuis des années, rapporte le site actus.sfr.fr. « Pour lui, c’est surtout un outil pratique : compter ses pas, suivre ses activités, garder un œil sur sa santé. Rien de plus. Jusqu’au jour où les notifications changent de ton ».

En effet, à maintes reprises, sa montre l’alerte : « son rythme cardiaque est anormalement bas. Les chiffres affichés surprennent – autour de 32 battements par minute ». Sauf que, Brad ne ressent ni vertige, ni douleur, ni malaise. Il se sent bien. Normal, dit la même source.

C’est justement ce contraste qui le trouble. D’un côté, son corps ne lui envoie aucun signal. De l’autre, sa montre insiste. « Face à ces alertes répétées, il hésite, puis finit par prendre rendez-vous. Presque par prudence. Presque pour se rassurer ».

Avec le recul, il admet qu’il n’aurait probablement rien fait sans cette notification.

Et puis, le choc du diagnostic

Ainsi, à l’hôpital, les examens s’enchaînent. L’électrocardiogramme confirme que le problème est réel : son cœur présente un trouble du rythme important. « Les battements sont irréguliers, trop lents, et pourraient entraîner des complications sérieuses », soulignent les médecins.

En quelques heures, l’inquiétude remplace l’incrédulité. Les médecins lui annoncent qu’il a besoin d’un pacemaker – un dispositif destiné à réguler son rythme cardiaque. La décision est rapide. L’intervention aussi.

« Pour Brad et ses proches, l’émotion est forte. Ce qui n’était au départ qu’une simple notification devient soudainement le point de bascule entre un risque invisible et une prise en charge salvatrice », assure le site français.

Plus qu’un gadget

Du coup, une double question revient sans cesse : que se serait-il passé s’il avait ignoré l’alerte de son Apple Watch ? S’il avait considéré sa montre comme un simple accessoire de fitness ? « Aujourd’hui, il regarde son poignet différemment. Non pas comme un symbole technologique, mais comme un rappel silencieux que l’attention portée aux petits signaux peut changer le cours d’une vie ».

Que retenir de cette histoire ? Derrière les capteurs et les algorithmes, il y a surtout une décision humaine : celle d’écouter, de douter, puis d’agir. Et parfois, cela suffit à tout transformer !

L’article Sa montre a vu le danger avant lui ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Égalité femmes-hommes : un fossé juridique mondial

Une étude du Groupe de la Banque mondiale indique les lois sur l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié. Seules 4 % vivent sous des droits quasi équivalents aux hommes. Insécurité, crédit et garde d’enfants freinent croissance et emploi.

Les lois garantissant l’égalité économique des femmes ne sont appliquées qu’à moitié dans le monde. Seules 4 % des femmes vivent dans un pays où leurs droits économiques sont presque équivalents à ceux des hommes, dénonce un rapport du Groupe de la Banque mondiale.

Intitulé « Les Femmes, l’Entreprise et le Droit », le rapport, publié le 24 février 2026 à Washington, révèle un écart majeur entre l’adoption des lois et leur application effective. Si le score moyen mondial atteint 67 sur 100 pour les textes législatifs favorables à l’égalité, il chute à 53 pour leur mise en œuvre et à 47 pour les dispositifs institutionnels permettant leur exercice réel.

Pour l’institution de Bretton Woods, cette situation freine la croissance mondiale. « Même pleinement appliquées, les législations actuelles ne garantiraient aux femmes que les deux tiers des droits accordés aux hommes. Les gouvernements ont donc encore d’importants efforts à fournir pour lever les obstacles structurels à la participation économique féminine », lit-on dans le rapport.

Les trois points faibles des lois…

Pour la première fois, le rapport évalue non seulement les lois en vigueur, mais aussi leur degré d’application. Selon les experts juridiques consultés, moins de la moitié des politiques et services nécessaires sont effectivement en place. Ces derniers estiment que « ce déficit prive les économies d’un levier essentiel de croissance et de création d’emplois ».

La sécurité apparaît comme le principal point faible. Seul un tiers des législations nécessaires pour protéger les femmes contre les violences a été adopté. Et, dans 80 % des cas, ces lois sont mal appliquées, dénonce encore le rapport. Or l’insécurité compromet directement l’accès des femmes à un emploi stable et productif.

L’entrepreneuriat constitue un autre retard notable. Si, dans la plupart des pays, les règles de création d’entreprise sont identiques pour les hommes et les femmes, seule la moitié garantit un accès équitable au crédit. Cette inégalité limite le développement des entreprises féminines et leur contribution à l’économie.

Enfin, les services de garde d’enfants sont également considérés comme un levier déterminant. Moins de la moitié des 190 économies étudiées disposent de dispositifs financiers ou fiscaux pour soutenir les familles. Parmi elles, seulement 30 % ont mis en place les politiques nécessaires pour assurer une offre abordable et de qualité. « Dans les pays à faible revenu, à peine 1 % des mécanismes de soutien existent ». Sans commentaire !

Toutefois, le rapport du Groupe de la Banque mondiale estime qu’en dépit de ces lacunes, certains progrès ont été enregistrés. Au cours des deux dernières années (2024-2025), 68 économies ont adopté 113 réformes favorables à l’égalité, notamment en matière d’entrepreneuriat et de lutte contre les violences. « L’Afrique subsaharienne se distingue avec 33 réformes, un record régional. Certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord ont également engagé des avancées notables, élargissant les congés parentaux et renforçant l’égalité salariale », souligne le rapport.

Et d’annoncer que dans la prochaine décennie, 1,2 milliard de jeunes – dont la moitié de femmes – devraient entrer sur le marché du travail. « Garantir l’égalité des chances n’est donc pas seulement un impératif moral, mais une nécessité économique mondiale », conclut l’étude.

L’article Égalité femmes-hommes : un fossé juridique mondial est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les frappes américano-israéliennes font grimper le prix du baril de pétrole

La tension entre l’Iran d’un côté, et les Etats-Unis et Israël de l’autre, qui couve depuis plusieurs décennies, a pris un tournant décisif samedi 28 février 2026. Et le monde – politique et économique – a de quoi s’inquiéter pour les prochains jours voire mois.

Samedi 28 février, les Iraniens se sont réveillés avec l’annonce des frappes américaines et israéliennes sur leur pays. Rien d’étonnant, ou presque, parce que certains d’entre eux s’y attendaient quelque peu. Mais ce qui l’est moins, ce sont les informations qui faisaient état de la mort de leur “Guide“.

Pour les rassurer, le ministre des Affaires Etrangères, Abbas Araghtchi, déclara dès les premières heures de la matinée que l’ayatollah Ali Khamenei était sain et sauve et qu’« il s’exprimera très prochainement ».

Sauf que les minutes et les passent, sans aucun signe du Guide. Il aura fallu aux alentours de 22 heures pour voir plus clair, avec l’annonce par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, selon lequel « des signes » qu’Ali Khamenei est mort. Quelques minutes, c’est Donald Trump qui a assuré avoir des preuves que Khamenei… est mort.

Voilà les faits. Maintenant, quelles conséquences de ce “tragédie“ sur le monde ?

Elles seront à la fois politico-sociales et économiques. Sur le premier point, beaucoup de questions, d’abord en Iran : le régime des mollahs va-t-il vaciller avec cette disparition ? Au cas échant, qui pour assurer la transition, avec quelques forces et sous quelle forme ? Y a-t-il risque d’une guerre civile dans le pays, comme ce fut le cas en Irak voisin, en Syrie, en Libye ? Quelle sera la réaction des “alliés“ d’Iran ? Enfin, après avoir créé le “chaos“, les Américains et les Israéliens seront-ils aptes à créer l’ordre dans le pays ? Rien n’est moins sûr. Pour l’heure ces questions restent sans réponses.

Sur le plan économique, la question dépasse largement le cadre irano-iranien pour embrasser aussi bien la région moyen-orientale que le reste du monde, en ce sens que 20-25% du pétrole consommé dans le monde passe par le détroit d’Ormuz. En cas de blocage de ce dernier mais aussi de la production iranienne, comment l’Opep pourrait-elle trouver la solution ?

Alors aussi, un certain nombre d’interrogations : quelles conséquences sur les prix du pétrole ? Comment les Houthis du Yémen vont-ils réagir ? En un mot, y a-t-il risque d’embrasement de la région, sachant que l’Iran a déjà riposté aux frappes américano-israéliennes en lançant des missiles sur l’Arabie saoudite, le Qatar, le Bahreïn et les Emirats arabes unis, lesquels ont décidé de rejoindre les USA et Israël ?

Du côté-ci du Maghreb, le Maroc a condamné les attaques iraniennes contre ces pays. Idem pour la Tunisie qui a affirmé, dans un communiqué du département des Affaires étrangères, « suivre avec une profonde préoccupation et une vive inquiétude la grave escalade militaire que connaît la région du Moyen-Orient et les risques d’une extension du conflit et de basculement vers le chaos qui pourraient en découler, outre la menace sérieuse que cela représente pour la sécurité et la paix régionales et internationales ».

Et signe qui ne trompe, quelques heures après les débuts des frappes, les prix du pétrole s’est envolé de 9% dans les échanges après la fermeture des marchés financiers, à 73 dollars pour le WTI et 83 dollars pour le Brent. Et selon les spécialistes, cette hausse devrait se confirmer et même s’amplifier dès lundi 2 mars.

In fine, tous les ingrédients sont réunis pour une déstabilisation de la région du Moyen-Orient et, par ricochet, le monde, politiquement peut-être et économiquement sans doute.

Situation à suivre.

L’article Les frappes américano-israéliennes font grimper le prix du baril de pétrole est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Trump confirme la mort de Khamenei

Le président américain, Donald Trump, confirme sur son réseau social Truth, la mort du guide de la Révolution iranienne, l’Ayatollah Ali Khamenei, lors des frappes israéliennes dans les premières heures de samedi 28 février 2026. Cependant, en Iran, officiellement ce n’est pas le cas, il ne serait ni blessé encore moins mort. Seulement, voilà, plus de 15 heures après, Khamenei ne donne pas signe de vie?

Lire aussi: Ali Khamenei a-t-il survécu aux frappes israéliennes ?

A rappeler qu’Ali Khamenei, né le 19 avril 1939 (86 ans), après avoir été président de l’Iran, avait succédé de l’ayatollah Rouhollah Khomeini, à la mort de ce dernier en 1989.

Maintenant, que nous réservent les prochains jours? Est-ce la fin de l’opération militaire israélo-américaine? Va-t-on vers une guerre civile du genre Irak, Libye? Y aura-t-il un renversement total du régime idéologique et religieux iranien, et auquel cas, qui pour conduire la transition? En un mot, de nombreuses questions se posent aujourd’hui sur le futur de l’Iran.

Trump et Netanyahu, d’une part, et certains responsables iraniens, vont-ils être un jour jugés au nom du droit international?

L’article Trump confirme la mort de Khamenei est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Ali Khamenei a-t-il survécu aux frappes israéliennes ?

Israël et les Etats-Unis ont lancé des frappes sur Téhéran ce samedi 28 février 2026. Plusieurs cibles ont été touchées dans plusieurs quartiers dans la capitale iraniennes, mais aussi dans d’autres régions du pays.

Mais le point d’interrogation le plus important à se poser à l’heure actuelle est : le Guide de la Révolution iranienne, l’ayatollah Ali Khamenei, est-il vivant ou mort après les frappes israéliennes dans la matinée de samedi? Idem également pour le président de la République, Masoud Pezeshkian?

Lire aussi: Guerre USA-Iran: une tempête sans frein

On peut en douter, surtout qu’un haut gradé de l’armée israélienne a indiqué que Ali Khamenei a été touché dans les frappes. Encore plus troublant, c’est cette déclaration d’un ministre iranien qui a dit que « à ma connaissance, le Guide de la Révolution est bien vivant ». A noter que 30 bombes de 500 kilos auraient été larguées sur le complexe résidentiel du Guide iranien.

Lire également: Moyen-Orient : Israël mène une frappe contre l’Iran

Mais si tel est le cas, pourquoi ne s’est pas encore exprimé pour démentir les rumeurs?

A suivre.

L’article Ali Khamenei a-t-il survécu aux frappes israéliennes ? est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

La Tunisie, cinquième fournisseur d’huile d’olive conditionnée au Japon

La Tunisie occupe actuellement le cinquième rang des fournisseurs d’huile d’olive conditionnée sur le marché japonais, derrière l’Espagne, l’Italie, la Turquie et la Grèce, sur un marché qui importe plus de 50 000 tonnes par an.

Selon un communiqué du Centre de promotion des exportations (Cepex), les exportations tunisiennes vers le Japon ont atteint 86,4 millions de dinars en 2025, dont 69,8 millions de dinars pour le secteur agroalimentaire, représentant 80,7 % du total. Le potentiel inexploité pour l’huile d’olive tunisienne sur ce marché est estimé à 34 millions de dollars.

Le Japon produit environ 600 tonnes d’huile d’olive par an, issues d’une trentaine de producteurs concentrés principalement sur l’île de Shōdoshima. Toutefois, sa consommation d’huile d’olive vierge extra reste largement dépendante des importations.

Dans ce contexte, le Cepex a organisé, le 26 février 2026, un webinaire consacré au marché japonais de l’huile d’olive et au concours international Japan Olive Oil Prize (JOOP), en partenariat avec l’ambassade de Tunisie à Tokyo et le comité d’organisation de la compétition.

Plus de 30 entreprises tunisiennes exportatrices ont pris part à cette rencontre virtuelle, aux côtés de représentants des chambres de commerce et d’industrie, de l’Office national de l’huile et du Centre technique de l’emballage et du conditionnement (Packtec). Les échanges ont mis en lumière les exigences du marché japonais : traçabilité, qualité constante, conformité réglementaire stricte et packaging adapté aux circuits de distribution locaux.

Le webinaire a également détaillé les opportunités offertes par le concours JOOP, considéré comme une vitrine stratégique pour accéder aux acheteurs japonais, bénéficier d’une visibilité accrue et participer à des salons spécialisés au Japon. L’édition 2026 se tiendra le 17 avril, avec une date limite d’inscription fixée au 31 mars 2026.

Par ailleurs, les exportations tunisiennes d’huile d’olive ont enregistré une forte progression. Au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, les quantités exportées ont atteint 130,9 mille tonnes, contre 84,1 mille tonnes durant la même période de la campagne précédente, soit une hausse de 55,7 %, selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). En valeur, les recettes ont progressé de 34,8 %, pour s’établir à 1 621,2 millions de dinars, contre 1 202,3 millions un an auparavant.

L’article La Tunisie, cinquième fournisseur d’huile d’olive conditionnée au Japon est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Moyen-Orient : Israël mène une frappe contre l’Iran

Selon plusieurs médias, citant le ministre de la Défense, Israël Katz, Israël a mené « une frappe préventive » sur le territoire iranien, ce samedi 28 février. À Téhéran, deux panaches de fumée noire ont été observés.

« L’État d’Israël a lancé une frappe préventive contre l’Iran. Le ministre de la Défense… a déclaré un état d’urgence spécial et immédiat dans tout le pays », lit-on dans un communiqué.

D’ailleurs, des sirènes d’alerte ont retenti à Jérusalem et les habitants israéliens ont été prévenus d’une « alerte extrêmement grave ».

Selon l’agence de presse officielle Isna, un des panaches se dégage des alentours du quartier Pasteur, lieu de résidence et du guide suprême et de la présidence de la République, situé dans le centre de Téhéran.

Certains médias évoquent la participation directe des États-Unis.

L’article Moyen-Orient : Israël mène une frappe contre l’Iran est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Les dattes tunisiennes se vendent bien à l’export

Les recettes des exportations des dattes ont dépassé les 500 millions de dinars (MDT), en hausse de 4,4%, au cours des quatre premiers mois de la campagne 2025/2026, par rapport à la même période de l’année précédente. La variété « DEGLET ENNOUR » constitue à elle seule 85,7 % du volume total des exportations, a indiqué l’Observatoire National de l’Agriculture (Onagri), dans une note publiée vendredi 27 février.

Cette hausse est expliquée, essentiellement, par l’accroissement des quantités exportées de 5,1% à 77 mille tonnes.

Pour ce qui est du prix moyen, il s’est élevé à 6,50 DT/kg, avec un tarif de 7,19 DT/kg pour la variété « DEGLET ENNOUR », en légère baisse de 0,7%, par rapport à la même période de la campagne 2024/2025.

Les données de l’Onagri ont fait ressortir que 41,7% de nos exportations sont orientées ver l’Union Européenne, 24,9% vers l’Asie, et 23,8% vers l’Afrique. Le Maroc a constitué le premier importateur de dattes tunisiennes, avec 16,8 % des quantités exportées, suivi par l’Italie (12%), et de l’Allemagne (8,7%).

S’agissant des exportations de dattes biologiques, elles ont totalisé 3718,9 tonnes, pour une valeur d’environ 38,2 MD, durant les quatre premiers mois de la campagne, ce qui représente une hausse de 27,3%, en volume, et de 36,9%, en valeur. L’Allemagne reste la première destination des dattes biologiques tunisiennes, puisqu’elle accapare 35% du volume des exportations. Elle est suivie par les Pays-Bas (12%) et la France (10%).

Il est à noter, toutefois, que la part des dattes biologiques dans le volume total des exportations des dattes n’a pas dépassé 4,8%.

L’article Les dattes tunisiennes se vendent bien à l’export est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Tunisie – Le TMM en dessous des 7%  

Le taux moyen du marché monétaire (TMM) continue sa tendance baissière pour se situer à 6,99%, durant le mois de février 2026, contre 7,08% en janvier 2026, selon des donnes statistiques, publiées, vendredi, par la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Il avait atteint les 8,05% en mars 2023, avant de régresser progressivement passant à 8% durant la période mai/septembre 2023, et à 7,99% au cours du quatrième trimestre 2023.

 Pendant toute l’année 2024, le TMM s’est stabilisé, ensuite, entre 7,96% et 7,99%, pour reprendre sa voie descendante, début de l’année 2025, se situant au niveau de 7,5% (d’avril à août 2025), et 7,49% (de septembre à décembre 2025).

Pour rappel, le Conseil d’administration de la Banque centrale de Tunisie a décidé, lors de sa réunion du 11 février 2026, de maintenir le taux directeur inchangé à 7,00%, tout en réitérant qu’il est nécessaire de continuer les efforts pour ramener l’inflation vers sa moyenne de long terme.

L’article Tunisie – Le TMM en dessous des 7%   est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Réduflation : l’alerte de l’IACE

L’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) met en garde contre la montée de la «réduflation» en Tunisie, un phénomène observé depuis le début du ramadan. Le think tank appelle les autorités à renforcer les contrôles et à mieux protéger les consommateurs.

La réduflation consiste à diminuer le poids, le volume ou la taille d’un produit tout en maintenant, voire en augmentant son prix. Selon l’IACE, il ne s’agit pas d’un simple changement d’emballage, mais d’une «inflation cachée» qui affaiblit directement le pouvoir d’achat.

Le phénomène touche surtout les produits alimentaires et les boissons, mais aussi d’autres secteurs comme le textile. Il est souvent difficile à détecter pour les consommateurs, car les prix affichés ne changent pas.

D’après l’IACE, cette pratique s’explique principalement par la hausse des coûts de production. Plutôt que d’augmenter les prix, certaines entreprises préfèrent réduire les quantités pour préserver leur compétitivité et leur part de marché.

Dans plusieurs pays, comme le Brésil, la Hongrie, la Corée du Sud ou la France, des règles obligent les entreprises à informer clairement les consommateurs en cas de réduction de quantité. En Tunisie, le contrôle porte surtout sur les prix, sans mécanisme clair pour surveiller les changements de volume ou de poids.

De ce fait, le think tank recommande d’imposer la transparence sur toute modification de quantité, de lancer des campagnes de sensibilisation et de mettre en place un système de suivi régulier du marché afin de détecter et limiter la réduflation.

L’article Réduflation : l’alerte de l’IACE est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

L’usine de Gabès ne fermera pas !

La justice a refusé de suspendre en urgence l’activité de l’usine d’engrais phosphatés de Gabès. Usine, rappelons-le, faisant partie du Groupe chimique tunisien (GCT), qui est accusée depuis des années de polluer l’environnement et de nuire à la santé des habitants.

En effet, regroupés dans le collectif “Stop Pollution“, les plaignants demandaient l’arrêt temporaire du site en attendant une décision définitive sur sa fermeture. Ils reprochent à l’usine de rejeter depuis des décennies des déchets toxiques, notamment du phosphogypse contenant des métaux lourds comme l’arsenic et le cadmium. Ces rejets seraient liés à de nombreux cas de cancers et de maladies respiratoires dans les quartiers voisins.

Malgré des manifestations massives l’an dernier, lesquelles avaient nécessité l’intervention du président de la République Kaïs Saïed, avec la création d’une commission spéciale dirigée par Ali Ben Hammoud, le tribunal a estimé que les preuves présentées n’étaient pas suffisantes pour prouver un préjudice immédiat. Autrement dit, l’usine de Gabès continuera de fonctionner et donc de polluer. Au grand dam des Gabésiens.

Mais ce n’est pas pour décourager les plaignants qui ont annoncé leur intention de faire appel. Et comme l’on pouvait s’y attendre, à Gabès, la décision a provoqué une forte colère. Les habitants disent vouloir poursuivre leur mobilisation et réclament le démantèlement des unités les plus polluantes.

Par ailleurs, notons que le phosphate constitue un secteur clé de l’économie nationale. Ce qui rend le dossier particulièrement sensible.

L’article L’usine de Gabès ne fermera pas ! est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

Le Kef : voici comment YAZ veut lutter contre le chômage des diplômés

Le Kef — Face au chômage persistant des jeunes diplômés dans les régions intérieures, une initiative locale tente de rebattre les cartes. Porté par Association Cirta pour la culture et la jeunesse, le projet YAZ propose de transformer le patrimoine culturel amazigh en moteur d’innovation économique, grâce aux industries créatives numériques. Son ambition : faire émerger dans le gouvernorat du Kef une nouvelle génération de « Digital Fashion Creators », capables de conjuguer identité territoriale et marchés internationaux.

Il faut souligner qu’en Tunisie le chômage des jeunes diplômés demeure l’un des défis socio-économiques majeurs, avec une acuité particulière dans les régions intérieures comme le gouvernorat du Kef. Faible diversification économique, mobilité réduite, raréfaction des investissements : les contraintes structurelles limitent les perspectives d’insertion professionnelle.

A cet égard, les jeunes femmes sont particulièrement exposées, cumulant obstacles d’accès au marché du travail et manque d’opportunités adaptées à leurs compétences. Dans ce contexte, les dispositifs classiques d’employabilité peinent à produire des résultats durables. C’est précisément sur ce terrain que le projet YAZ entend innover, considérant que le chômage n’est pas une fatalité.

Quand patrimoine amazigh et économie numérique se rencontrent

L’originalité de YAZ réside dans la convergence qu’il opère entre la valorisation culturelle et les compétences digitales avancées. En s’appuyant sur les industries culturelles et créatives – souvent regroupées sous le concept d’« économie orange » -, le projet transforme la richesse patrimoniale locale en ressource économique.

Au cœur du dispositif : le métier émergent de Digital Fashion Creator. À l’intersection du design, de la création artistique et des technologies numériques, cette spécialisation ouvre l’accès à des marchés globaux tout en préservant l’ancrage identitaire. Les participantes sont formées à la conception digitale, à la modélisation et aux outils de création numérique, avec une orientation assumée vers le freelancing et la collaboration à distance. Avec un objectif clair : inscrire les bénéficiaires dans les dynamiques internationales du travail créatif, sans les contraindre à l’exode.

Au-delà d’un simple programme de formation, YAZ revendique une transformation des trajectoires professionnelles. L’approche privilégie l’autonomisation économique par l’entrepreneuriat et l’acquisition de compétences transférables.

Dans un marché du travail marqué par la digitalisation accélérée, les industries créatives numériques occupent une place croissante. En positionnant les jeunes du Kef sur ces segments porteurs, le projet entend dépasser les logiques d’assistance pour installer une dynamique de création de valeur.

Une alliance institutionnelle pour ancrer le projet

Le projet s’inscrit dans une dynamique collaborative impliquant plusieurs acteurs. Outre l’Association Cirta pour la Culture et la Jeunesse, YAZ bénéficie du soutien technique et financier de la Coopération suisse.

À l’échelle nationale, un partenariat opérationnel a conclu avec Agence nationale pour l’emploi et le travail indépendant (ANETI), afin d’assurer un ancrage institutionnel et un accompagnement structuré des bénéficiaires.

Cette logique multi-acteurs vise à consolider un écosystème local favorable à l’innovation, condition essentielle à la durabilité du projet.

Un modèle exportable vers d’autres régions ?

Au-delà du Kef, YAZ ambitionne de devenir un modèle reproductible dans d’autres territoires confrontés à des défis similaires. En articulant inclusion économique, valorisation du patrimoine et transformation numérique, l’initiative esquisse une alternative aux schémas traditionnels de développement régional.

La question demeure toutefois centrale : cette hybridation entre culture et numérique peut-elle s’imposer comme levier structurel de croissance au Kef mais aussi au niveau national ?

Si sa viabilité à long terme se confirmait, YAZ pourrait contribuer à repositionner les industries culturelles et créatives au cœur des stratégies nationales d’employabilité. Une perspective qui, dans une Tunisie en quête de nouveaux moteurs de développement, mérite une attention soutenue.

L’article Le Kef : voici comment YAZ veut lutter contre le chômage des diplômés est apparu en premier sur Leconomiste Maghrebin.

❌