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La Tunisie ne se réduit pas à un indice, elle affirme sa souveraineté économique et s’impose comme une puissance euro-africaine en devenir

La publication du Country Risk Atlas 2026 par Allianz Trade, classant la Tunisie au niveau D4, a suscité de nombreuses réactions dans les milieux économiques. Certains ont immédiatement relayé l’idée selon laquelle la Tunisie serait « parmi les pays les plus risqués d’Afrique pour les entreprises ». Cette affirmation est techniquement inexacte.

Le Country Risk Atlas n’est pas un classement de valeur économique des nations. C’est un outil assurantiel qui mesure essentiellement le risque d’impayé commercial et les tensions financières à court terme. Un indice financier photographie une conjoncture. Une nation s’évalue sur une trajectoire.

Un baromètre du risque financier, nullement un verdict sur le potentiel réel d’un pays

Le Country Risk Atlas se limite à apprécier des paramètres conjoncturels et strictement financiers : la probabilité d’impayés commerciaux, les tensions de trésorerie, la vulnérabilité bancaire à court terme ainsi que la lisibilité immédiate du climat des affaires.

En revanche, il ne prend aucunement en compte les fondamentaux structurels d’une économie, notamment la qualité du capital humain, la capacité d’innovation, la résilience entrepreneuriale, la densité du tissu productif ou encore le positionnement géostratégique d’un territoire.

Il s’agit donc d’un instrument technique d’aide à la gestion du risque financier à court horizon, et non d’un indicateur de puissance économique, de compétitivité durable ou d’attractivité structurelle.

 

Country Risk Atlas ne prend aucunement en compte les fondamentaux structurels d’une économie, notamment la qualité du capital humain, la capacité d’innovation, la résilience entrepreneuriale, la densité du tissu productif ou encore le positionnement géostratégique d’un territoire.

 

On ne compare pas des économies nationales de manière mécanique

D’un point de vue strictement technique, les notations issues du Country Risk Atlas ne constituent en aucun cas un classement de performance économique entre États. Ces scores proviennent de modèles assurantiels calibrés autour du risque d’impayé commercial, de la liquidité financière à court terme, de la visibilité immédiate des flux économiques et de paramètres macro-financiers propres à chaque pays. Ils n’ont jamais été conçus pour établir une hiérarchie du potentiel économique ou du niveau de développement.

Le rapport indique que le Maroc est noté B1 et que la Côte d’Ivoire est classée B2. Il serait tentant d’en déduire que ces pays seraient « meilleurs » que la Tunisie. Une telle lecture serait non seulement réductrice, mais techniquement erronée.

Chaque économie repose sur une architecture propre : structure productive spécifique, niveau d’endettement distinct, profondeur financière variable, spécialisation sectorielle différenciée et trajectoire historique singulière. Le Maroc a privilégié une ouverture commerciale massive et un positionnement industriel étroitement arrimé aux chaînes de valeur européennes. La Côte d’Ivoire bénéficie d’une dynamique démographique soutenue et d’investissements lourds dans les infrastructures. La Tunisie, quant à elle, s’appuie sur un capital humain hautement qualifié, une base industrielle diversifiée, une forte densité de compétences techniques et un positionnement stratégique à l’interface euro-africaine.

Comparer ces pays exclusivement à travers une note de risque financier de court terme revient à opposer des modèles économiques profondément différents sur un unique indicateur conjoncturel.

Une analyse sérieuse ne peut être unidimensionnelle. Elle doit intégrer simultanément les fondamentaux humains, industriels, institutionnels, géostratégiques et la capacité de transformation à long terme, faute de quoi, on confond mesure du risque immédiat et appréciation du potentiel réel.

 

Une analyse sérieuse ne peut être unidimensionnelle. Elle doit intégrer simultanément les fondamentaux humains, industriels, institutionnels, géostratégiques et la capacité de transformation à long terme, faute de quoi, on confond mesure du risque immédiat et appréciation du potentiel réel.

 

La régulation tunisienne : contrainte apparente, stabilité structurelle

Le rapport relève que l’économie de la Tunisie demeure « fortement réglementée et protégée ». Cette lecture appelle toutefois une mise en perspective.

Dans un environnement mondial marqué par une volatilité accrue, cette régulation ne saurait être réduite à une simple rigidité administrative. Elle constitue également un mécanisme de protection des secteurs stratégiques, de maîtrise des flux sensibles, de préservation du tissu productif local et de limitation de l’exposition aux chocs externes. Les dispositifs de licences et de quotas, notamment dans l’agriculture et l’automobile, traduisent une volonté assumée de maintenir les équilibres économiques internes et d’éviter une désindustrialisation brutale ou une dépendance excessive aux importations.

L’enjeu n’est donc pas l’abandon de la régulation, mais sa modernisation progressive. Il s’agit d’un processus de transformation graduelle, déjà engagé, visant à concilier ouverture économique, attractivité des investissements et sauvegarde des fondamentaux nationaux.

Autrement dit, la régulation tunisienne ne relève pas d’un réflexe protectionniste figé, mais d’une logique de stabilisation macroéconomique dans une phase de transition, une approche prudente, parfois mal comprise, mais rationnelle au regard des contraintes actuelles.

 

La régulation tunisienne ne relève pas d’un réflexe protectionniste figé, mais d’une logique de stabilisation macroéconomique dans une phase de transition, une approche prudente, parfois mal comprise, mais rationnelle au regard des contraintes actuelles.

 

La Tunisie : un concentré rare d’atouts en Méditerranée et en Afrique

Au-delà des indicateurs conjoncturels, la Tunisie réunit une combinaison exceptionnelle :

  • Capital humain de premier plan : ingénieurs, juristes, médecins, experts IT et entrepreneurs reconnus à l’international. Une jeunesse instruite, multilingue et adaptable.
  • Position géographique stratégique : à quelques heures de l’Europe, porte naturelle vers l’Afrique subsaharienne.
  • Culture des affaires compatible avec les standards internationaux : tradition juridique solide, droit écrit structuré, pratiques contractuelles établies.
  • Diaspora économiquement puissante : présente en Europe, en Amérique du Nord et en Afrique, dotée de capitaux, de réseaux, d’expertise.
  • Tissu dense de PME résilientes : capables d’absorber rapidement technologie et savoir-faire.

Peu de pays africains concentrent une telle combinaison.

La Tunisie, porte naturelle de l’Afrique et terre historique d’investissement européen

Historiquement, la Tunisie s’est imposée comme une plateforme avancée pour les entreprises européennes en quête d’ancrage africain.

Depuis plusieurs décennies, de nombreux groupes issus de France, d’Italie et plus largement d’Europe ont fait le choix de la Tunisie comme base industrielle, technologique ou de services, dans une logique de projection régionale durable.

Cette présence ne relève pas d’un opportunisme conjoncturel, mais d’un positionnement stratégique de long terme, fondé sur la qualité reconnue des compétences locales, la proximité immédiate avec le marché européen, la compétitivité des coûts de production et surtout la continuité industrielle, qui garantit stabilité opérationnelle et sécurisation des chaînes de valeur.

 

Depuis plusieurs décennies, de nombreux groupes issus de France, d’Italie et plus largement d’Europe ont fait le choix de la Tunisie comme base industrielle, technologique ou de services, dans une logique de projection régionale durable.

 

Autrement dit, la Tunisie n’a pas été perçue comme une simple destination de sous-traitance, mais comme un véritable hub euro-africain, capable d’accueillir des activités à forte valeur ajoutée et d’accompagner l’expansion continentale des entreprises européennes.

Une dynamique d’ouverture clairement engagée

Parallèlement à ses atouts structurels (position géostratégique, capital humain qualifié, proximité de l’Europe et ouverture sur l’Afrique), la Tunisie accélère la modernisation de son environnement économique afin de renforcer durablement son attractivité.

Cette dynamique se traduit notamment par :

  • Une adaptation progressive de la réglementation des changes et une facilitation des flux financiers internationaux.
  • Une évolution du cadre juridique de l’investissement et une clarification des dispositifs d’incitation.
  • Une digitalisation avancée des procédures administratives et fiscales.
  • Une amélioration continue du climat des affaires.
  • Un renforcement des mécanismes de conformité financière et de lutte contre le blanchiment.
  • La promotion des partenariats public-privé.
  • Un soutien ciblé aux secteurs à forte valeur ajoutée (IT, industrie, énergies renouvelables, agro-business, santé) .
  • La valorisation du capital humain.
  • Une gouvernance économique orientée performance et sécurité juridique.

L’ensemble vise à positionner la Tunisie comme un hub euro-africain compétitif, combinant stabilité réglementaire, efficacité administrative et ouverture maîtrisée du système financier.

Pourquoi la Tunisie représente aujourd’hui une opportunité stratégique

Pour l’investisseur structuré, doté d’une vision moyen-long terme et d’une réelle capacité d’exécution, la Tunisie offre aujourd’hui une fenêtre stratégique rare : valorisations attractives sur les actifs et les entreprises, concurrence internationale encore limitée, besoins clairs en capitaux et en expertise, et potentiel immédiat d’impact économique.

Cette configuration permet des points d’entrée compétitifs, la constitution de positions précoces sur des secteurs clés et la création rapide de valeur via des partenariats structurants et le transfert de savoir-faire. Portée par une modernisation progressive du cadre réglementaire, la digitalisation administrative et une intégration croissante aux marchés euro-africains, la dynamique est enclenchée.

Historiquement, ce type de phase constitue un moment privilégié pour sécuriser des actifs stratégiques, bâtir des positions durables et accompagner la transformation d’un marché à fort potentiel.

 

Historiquement, ce type de phase constitue un moment privilégié pour sécuriser des actifs stratégiques, bâtir des positions durables et accompagner la transformation d’un marché à fort potentiel.

 

Message à la communauté économique internationale

La Tunisie n’est pas un marché à éviter. Elle n’est pas non plus un marché d’improvisation. C’est un marché qui exige compréhension, structuration et engagement. Dans un contexte de transformation économique et réglementaire, les opportunités ne disparaissent pas, elles se déplacent vers les investisseurs capables d’analyser finement le risque, de structurer intelligemment leurs opérations et d’inscrire leurs décisions dans le temps.

Les projets réussissent en Tunisie lorsqu’ils sont juridiquement sécurisés dès leur conception, financièrement architecturés avec rigueur, adossés à une expertise locale expérimentée et portés par une vision stratégique de moyen et long terme. La performance n’y relève pas du hasard, mais de la méthode.

Les investisseurs qui abordent le marché avec discipline, gouvernance claire et capacité d’exécution y trouvent des points d’entrée compétitifs, des marges de progression réelles et un potentiel de création de valeur significatif. Ceux qui privilégient l’approche partenariale plutôt que spéculative construisent des positions solides et durables. L’histoire économique démontre que les phases de transition sont rarement des périodes à fuir. Ce sont des moments où se structurent les futurs leaders de marché.

La Tunisie n’est pas une économie à contourner. C’est une économie à comprendre, à accompagner et à développer intelligemment.

 

La Tunisie n’est pas une économie à contourner. C’est une économie à comprendre, à accompagner et à développer intelligemment.

 

Conclusion : la Tunisie est une trajectoire, pas un instantané 

Le Country Risk Atlas 2026 apporte un éclairage financier ponctuel. Il mesure un Etat à un moment donné. Il ne saurait, à lui seul, définir l’avenir d’une nation.

La Tunisie se lit dans la durée. Elle se construit par ses talents, sa position naturelle entre l’Europe et l’Afrique, la force de sa diaspora, et une dynamique d’ouverture progressive portée par des réformes structurelles, une modernisation administrative et une volonté claire d’intégration régionale.

Ces fondamentaux constituent autant de leviers pour faire émerger une véritable plateforme euro-africaine de création de valeur, capable d’accueillir des capitaux structurés, des projets industriels, des hubs de services et des initiatives à impact réel.

La Tunisie ne se résume pas à un indice de risque. Elle est un mouvement, une transformation en cours, un potentiel en construction.

Elle avance et elle invite le monde à bâtir avec elle, dans une logique de partenariat, de confiance et de vision partagée.

 

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Ali Khribi,

juriste fiscaliste & analyste économique

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Tunisie – Le lent naufrage industriel

Pendant que le débat public s’emballe sur la politique ou le numérique, une autre crise avance en silence. L’industrie manufacturière tunisienne ne s’est pas effondrée d’un coup. Elle s’effrite. Usine après usine, emploi après emploi, compétence après compétence. Un nouveau Policy Brief de l’ASECTU, signé par le Pr. Hatem Mhenni, met des chiffres et des mots sur ce que beaucoup pressentaient sans vouloir le nommer : une désindustrialisation structurelle, silencieuse et dangereuse pour la souveraineté économique du pays.

 

Il y a trente ans, la Tunisie était saluée comme un modèle industriel en Méditerranée. Ses usines de textile habillaient l’Europe, ses ateliers mécaniques alimentaient les chaînes automobiles du Vieux Continent, et ses zones industrielles côtières pulsaient au rythme d’une économie en montée. Ce récit, désormais, appartient au passé. Non pas parce qu’un choc brutal l’a brisé, mais parce qu’un effritement lent, presque invisible, l’a vidé de sa substance.

C’est ce que documente, avec une précision clinique, le Policy Brief publié par l’Association des Économistes Tunisiens (ASECTU) sous la plume du Pr. Hatem Mhenni, de ThEMA et de l’ESC Tunis. Son titre dit tout, en peu de mots : « Ni robotisée, ni protégée : l’industrie tunisienne en déclin ». Un diagnostic qui ne se veut pas alarmiste, mais qui refuse la complaisance.

Le recul en chiffres : ce que les statistiques révèlent

Le premier fait frappant est sa discrétion. Contrairement aux désindustrialisations spectaculaires des années 1980 en Europe du Nord, le déclin tunisien ne se signale pas par des fermetures brutales ou des mouvements sociaux massifs. Il progresse par accumulation de signaux faibles, et c’est précisément ce qui le rend redoutable.

Les données de l’INS et de la Banque mondiale dressent un tableau sans ambiguïté. La part de l’industrie dans le PIB, qui flirtait avec les 30% au milieu des années 1990, est tombée à 23,5% en 2023. Moins spectaculaire encore : la fabrication proprement dite est passée d’un peu plus de 17% à 15% du PIB sur la même période. Chaque point de pourcentage perdu, c’est une capacité productive qui disparaît, des emplois qui ne se reconstituent pas ailleurs, des savoir-faire qui s’éteignent faute de transmission.

La période 2019-2022 a particulièrement aggravé la situation. Entre crise sanitaire, instabilité politique et ralentissement des échanges mondiaux, 433 usines ont fermé leurs portes, dont 138 dans le textile, 73 dans l’agroalimentaire, 42 dans le BTP et les matériaux de construction. Chaque fermeture est une cicatrice dans le tissu productif local, rarement compensée par un projet équivalent.

-17% : Chute des investissements industriels au premier trimestre 2024 par rapport à la même période de l’année précédente. Un signal de désengagement profond, touchant aussi bien les nouveaux projets que les dépenses de modernisation.

Et ce n’est pas un accident conjoncturel. Au premier trimestre 2024, les investissements industriels déclarés ont reculé de 17% sur un an, selon l’APII. Ce chiffre interpelle d’autant plus qu’il ne reflète pas seulement un ralentissement des nouveaux projets, il traduit également un désintérêt pour la modernisation du tissu existant. Une usine qui n’investit pas dans sa mise à niveau est une usine qui prépare sa propre obsolescence.

Le coût social : régions sacrifiées, classe moyenne fragilisée

La désindustrialisation n’est pas une abstraction macroéconomique. Elle a des visages, des adresses et des codes postaux. Dans les régions de l’intérieur -Kasserine, Gafsa, Le Kef, Siliana -, l’industrie n’était pas simplement un secteur : elle était le pourvoyeur d’emplois stables dans des zones où l’agriculture se mécanisait et où les services restaient embryonnaires. Lorsqu’elle se rétracte, c’est tout un écosystème local qui vacille.

Car l’emploi industriel n’est jamais isolé. Il entraîne avec lui des activités de services – logistique, maintenance, restauration collective, transport de personnels. Selon certaines estimations citées dans le Policy Brief, chaque poste industriel sup primé emporte dans sa chute deux à trois emplois indirects. Dans des bassins déjà fragilisés, cet effet multiplicateur à rebours peut désarticuler des communautés entières.

Le résultat est visible dans les statistiques du chômage. Chez les jeunes diplômés des régions intérieures, les taux dépassent parfois les 30%, nourrissant deux dynamiques qui s’alimentent mutuellement : la montée de l’emploi informel, précaire, sans couverture sociale, et l’émigration. Celle-ci ne se dirige plus seulement vers l’Europe, mais aussi vers les grandes villes tunisiennes, creusant encore davantage les inégalités territoriales.

Derrière ces parcours individuels brisés, c’est la classe moyenne dans son ensemble qui se fragilise. Or, la classe moyenne est, pour une économie, bien plus qu’un agrégat statistique : elle est le premier consommateur du marché intérieur, le principal vivier de l’entrepreneuriat et le garant de la stabilité politique. Quand elle s’effiloche, ce sont les fondations du contrat social qui tremblent.

 

 

Une dépendance aux importations qui s’emballe

La désindustrialisation ne creuse pas seulement des plaies sociales. Elle déséquilibre aussi la balance des paiements avec une constance inquiétante. Selon la Banque centrale de Tunisie, les importations de biens manufacturés ont bondi de 22% depuis 2020. Dans le même temps, les exportations industrielles stagnent, et demeurent concentrées à hauteur de 70% sur deux filières, l’électronique et le textile, exposant le pays aux soubresauts de la demande européenne et aux ruptures des chaînes d’approvisionnement mondiales.

Ce n’est pas un simple déséquilibre comptable. C’est un signe de dépendance structurelle croissante. Une économie qui n’assemble plus, qui ne transforme plus, qui sous-traite sa valeur ajoutée à l’étranger, perd progressivement sa capacité à maîtriser ses choix de développement. Le Pr. Mhenni n’hésite pas à nommer ce risque : c’est une question de souveraineté économique. Le tourisme, souvent présenté comme la roue de secours de l’économie, représente certes 12% du PIB, mais c’est un secteur cyclique, exposé aux crises géopolitiques, sanitaires et sécuritaires. Miser sur lui comme substitut à l’industrie, c’est construire sur du sable. Quant aux services non échangeables, leur croissance relative ne crée pas de devises et ne génère que des effets d’entraînement limités sur le reste de l’économie.

Trois scénarios, une seule voie raisonnable

Face à ce diagnostic, le Policy Brief présente trois options de politique publique. La première, le maintien du statu quo, est décrite avec une franchise presque cruelle : elle évite les ruptures immédiates, au prix d’une aggravation silencieuse de tous les déséquilibres. La deuxième option prône une stratégie industrielle ciblée, avec une sélection de filières prioritaires – automobile, agroalimentaire, pharmaceutique, énergies renouvelables – et un soutien affirmé à la modernisation du tissu existant.

La troisième, complémentaire de la précédente, propose une industrialisation territorialisée : des pôles industriels régionaux, dotés d’incitations différenciées et d’infrastructures adaptées, pour corriger les fractures spatiales du développement. La conclusion de l’auteur ne laisse guère de place à l’ambiguïté : seule une stratégie volontariste, articulant ces deux dernières options, est à la hauteur du défi. Elle suppose un État stratège, capable de fixer des priorités, de mobiliser les acteurs et de tenir le cap dans la durée. Elle exige aussi de rompre avec deux illusions tenaces : celle selon laquelle les services pourraient remplacer l’industrie, et celle selon laquelle la sous-traitance à faible valeur ajoutée constitue encore un modèle d’avenir. L’enjeu est de taille.

Moderniser les PME industrielles, aligner la formation professionnelle et les cursus STEM sur les besoins réels des filières, faciliter l’accès à la certification internationale, créer des zones industrielles intelligentes dans les régions de l’intérieur, envisager un fonds souverain industriel, autant de chantiers qui supposent une coordination et une vision que les politiques publiques fragmentées des dernières décennies n’ont pas su produire.

Un signal d’alarme, pas une fatalité

Ce qui rend la lecture de ce Policy Brief à la fois austère et nécessaire, c’est le refus de tout fatalisme. La Tunisie, rappelle l’auteur, dispose encore d’atouts réels : un capital humain relativement qualifié, un tissu entrepreneurial qui a survécu aux crises, une tradition industrielle vivace dans plusieurs territoires, et une position géographique stratégique, au carrefour de l’Europe, de l’Afrique et de la Méditerranée.

Ces atouts ne sont pas éternels. Le capital humain qualifié émigre. Les entrepreneurs désespèrent. Les traditions industrielles s’éteignent quand personne n’investit pour les transmettre. La fenêtre d’opportunité se rétrécit à mesure que la désindustrialisation s’approfondit. C’est en ce sens que le diagnostic de l’ASECTU doit être entendu non comme un bilan post-mortem, mais comme un appel à l’action, urgent, documenté, et politiquement assumé.

Repenser l’industrie tunisienne aujourd’hui, c’est aussi répondre à une exigence sociale fondamentale : offrir à une jeunesse éduquée et impatiente une perspective d’emploi digne, dans un pays qui produit, qui transforme, qui innove. Pas simplement un pays qui regarde passer les flux économiques mondiaux depuis les marges.

 

*Cet article est à lire également dans le magazine L’Economiste maghrébin, n°939 du 25 février au 11 mars 2026.

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Hatem Mhenni

Professeur d’économie, ThEMA-ESC Tunis

Auteur du Policy Brief : « Ni robotisée, ni protégée : l’industrie tunisienne en déclin », ASECTU / Savoirs Éco, 2025.  BM

La Rédaction

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Convention Réseau 2026 : Ennakl Automobiles réunit ses partenaires à Hammamet pour écrire une nouvelle page de performance collective

Dans la continuité de sa dynamique de transformation et de développement, Ennakl Automobiles a organisé sa Convention Réseau 2026 à l’Hôtel Royal Azur Thalassa, réunissant l’ensemble de ses agents et partenaires autour d’une ambition commune : consolider les acquis et accélérer la performance pour l’année à venir.

Cet événement stratégique a rassemblé le réseau des marques représentées par Ennakl Automobiles : Audi, Volkswagen, Škoda, SEAT, CUPRA, Porsche et Renault Trucks.

Plus qu’un rendez-vous annuel, cette convention s’est affirmée comme un véritable moment de convergence stratégique, favorisant les échanges directs entre la Direction Générale et le réseau. Présentations des orientations 2026, partage des priorités opérationnelles, focus sur l’expérience client et la performance globale : l’ensemble des thématiques abordées a confirmé la volonté d’Ennakl de placer son réseau au cœur de sa stratégie de croissance.

Une vision claire pour 2026

Dans un contexte de marché en constante évolution, Ennakl Automobiles a présenté ses objectifs pour 2026 avec un cap précis : renforcer la proximité avec les clients, optimiser l’excellence opérationnelle et soutenir durablement la performance commerciale et après-vente.

La convention a également été l’occasion de valoriser les efforts collectifs et de rappeler que la réussite du groupe repose avant tout sur l’engagement des équipes sur le terrain, la qualité du service et la cohérence des actions menées à l’échelle nationale.

Un esprit d’équipe au service de la performance

Organisée dans un cadre élégant et propice aux échanges, cette édition 2026 a allié contenu stratégique et moments de convivialité. Cocktail d’accueil, réunion plénière et dîner ont permis de renforcer les liens entre les différents acteurs du réseau, dans une atmosphère à la fois professionnelle et chaleureuse.

À travers cette Convention Réseau 2026, Ennakl Automobiles réaffirme son ambition : avancer ensemble, fédérer les talents et construire, avec l’ensemble de ses partenaires, une année 2026 placée sous le signe de la performance, de l’innovation et de la cohésion.

Avec communiqué

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Tunisie – Météo : quel temps fera-t-il ce 1er mars 2026 ?

Selon les prévisions de l’INM pour ce dimanche 1er mars 2026, le temps sera marqué par de brouillard localement dense durant les premières heures de la matinée. Ce brouillard sera à même de réduire la visibilité dans certaines zones, notamment dans les régions intérieures et les zones basses.

Au fil de la journée, apparaîtront de passages nuageux sur l’ensemble du territoire, mais avec un ciel partiellement voilé, sans changement notable des températures, qui resteront globalement stables par rapport aux jours précédents. Elles seront comprises entre 17 et 26 degrés.

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Facturation électronique : pas d’annulation ni de report, assure le ministre des TIC

La généralisation de la facturation électronique se poursuivra progressivement, sans annulation ni report. C’est ce qu’a affirmé le ministre des Technologies de la communication, Sofiene Hemissi, promettant que 2026 marquera le lancement effectif de la digitalisation complète de l’administration.

Alors qu’il était auditionné par la commission parlementaire chargée de l’organisation de l’administration, de la digitalisation, de la gouvernance et de la lutte contre la corruption, le ministre des Technologies de la communication a assuré que la transformation numérique est désormais « un axe stratégique majeur » pour l’État, malgré des difficultés de sa mise en pratique.

Il faut souligner que 192 projets sont en cours, avec un taux moyen d’avancement de 52 %, répartis entre plusieurs ministères et structures publiques. Parmi les priorités figurent la facturation électronique, l’identifiant fiscal en ligne, le système d’information de l’assurance maladie et le bulletin n°3.

M. Hemissi a également fait état des mesures pour améliorer les services postaux, notamment à travers des recrutements progressifs et le renforcement de la couverture réseau, y compris dans les zones blanches.

Il a par ailleurs souligné les défis liés à la cybersécurité, à la souveraineté numérique et à la résistance au passage du papier au numérique.

De leur côté, les députés ont appelé à accélérer la digitalisation des services destinés aux citoyens afin de simplifier les procédures, réduire la bureaucratie et lutter contre la corruption et l’évasion fiscale. Ils ont aussi insisté sur la nécessité de garantir un accès équitable aux technologies de l’information dans toutes les régions.

Les députés ont enfin pointé la lenteur de certains projets, comme l’identité numérique, la carte de soins, la carte d’identité nationale et le passeport biométriques, et demandé davantage d’interopérabilité entre les structures publiques.

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Sahar Mechri : « Votre mission est grande, réussissez-la »

À l’ouverture de la 11ᵉ édition des Trophées de Femmes Entrepreneures de Tunisie (FET), organisée par Managers, Sahar Mechri, directrice exécutive du magazine, a salué le courage des lauréates, louant leur chaîne de confiance et annonçant six mois de mentorat renforcé ainsi qu’un programme d’export vers l’Afrique subsaharienne.

Voici le discours intégral :

 

« Madame la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Excellences, chers amis, chers invités. C’est toujours un grand plaisir de vous recevoir à cette cérémonie si chère à mon cœur. Et je voudrais commencer cette onzième édition en vous partageant le témoignage d’une lauréate.

Vous savez, en fait, des contrats signés, des photos de levée de fonds, des photos de missions d’affaires, nous en recevons beaucoup à Managers. Chaque message compte. Chaque message nous rappelle pourquoi nous faisons ce que nous faisons.

Mais il y a quelques semaines, il y a un message qui m’a arrêtée net. Une participante de Wing for Africa, qui ne m’a pas parlé de contrat, qui ne m’a pas parlé de trophée, me disait : « À chaque fois que la peur me reprenait, il y a quelque chose qui arrivait du programme et je me remettais debout et je me sentais propulsée ».

Ça m’a laissé réfléchir et j’ai pensé à ces entrepreneurs qui avaient un formulaire ouvert sur leur écran et qui se demandaient : « Est-ce que, vraiment, j’ai ma place ici ? ». Je veux vous dire que la simple hésitation fait que vous avez votre place. Seuls ceux qui sont dans cette exigence, qui sont dans ce sérieux-là, doutent quand ils postulent, quand ils soumettent une candidature. Et ce soir, c’est ce courage-là que je voudrais qu’on célèbre, celui qui précède tout le reste.

Et à cette onzième édition, ce qui m’a frappée le plus, c’est la force de la chaîne de confiance. Les entrepreneures que vous allez découvrir ont une capacité rare. Elles changent une remarque désobligeante en un carburant. L’exigence est leur boussole et elles ont un leadership discret, mais qui arrive à transformer une crise en une méthode.

Alors, certes, il y a du courage, mais il y a également énormément de persévérance. Et si elles sont là où elles sont aujourd’hui, c’est parce qu’il y a eu quelqu’un, un investisseur, un prospect, un client qui leur a fait confiance avant que la preuve émerge. Il leur a dit : « J’y crois » avant que les chiffres le démontrent, avant que les bilans le démontrent. Et ce « j’y crois » lancé au bon moment est un véritable dynamisant.

Alors, je dirais, oui, chaîne de confiance. Cette confiance, et je dirais aussi cette conviction que nous partageons avec tous nos partenaires. Sans vos engagements, la lumière que nous posons ce soir sur ces parcours, elle n’existerait pas. Votre rigueur, membres du jury, donne à ce prix sa crédibilité. Et je ne peux pas ne pas penser à M. Habib Karaouli, qui a présidé le jury pendant dix années.

Et quand on parle de reconnaissance, mesdames et messieurs, oui, c’est un prix qui permet à une entrepreneure de se remettre sur pied quand elle doute. Mais c’est également ces dizaines de partenaires qui nous appellent, qui nous contactent après chaque édition pour rencontrer nos lauréates. Alors, chères lauréates, je veux vous dire que cette visibilité a une vraie valeur économique, mais cette valeur n’opère que lorsque vous la saisissez.

Et je veux vous le dire directement ce soir, c’est le moment. Alors, le prix, oui, est un déclic, mais un déclic ne vaut que s’il y a quelque chose qui suit après. Et les Trophées de Femmes Entrepreneures ne s’arrêtent pas ce soir. Six mois de mentorat vous attendent et qui seront portés par des personnes qui vont vous offrir le plus précieux de ce qu’elles ont : leur temps et leur expérience. Qu’elles soient remerciées chacune.

Et parce que nous savons également que vos ambitions dépassent nos frontières, nous renforçons notre programme d’export readiness et nous renforçons les connexions avec les réseaux en Afrique subsaharienne. Et parce que dans une chaîne de confiance, tout maillon compte, nous en rajoutons un ce soir. Nous vous accompagnons sur le terrain, mais également à travers nos colonnes. Oui, le magazine Managers se renouvelle. Un nouveau parcours lecteur, un nouvel espace exclusif aux membres du club Managers. Plusieurs détails vont être annoncés très prochainement. Ce soir, vous êtes les premiers à en être informés. Alors sur une note un petit peu plus personnelle, je voudrais dire merci à l’équipe de Promedia, sous la direction de Si Hédi Mechri, à qui on doit l’essentiel et les détails. Ce qui a été une vision au départ change la vie de dizaines de femmes aujourd’hui. Merci d’y avoir cru. Merci de continuer à y croire.

Et aux lauréates, au nom de toute l’équipe de Managers, je veux vous dire ce soir : votre responsabilité est beaucoup plus grande. Vous savez, le courage, ça se transmet, mais du courage, vous en avez à revendre. Alors agissez, changez encore plus vite les choses et plantez le drapeau tunisien ailleurs. Votre mission est belle, votre mission est grande. Réussissez-la.

Merci de votre écoute ».

 

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FET 2026 : Ameni Riahi sacrée Femme Entrepreneure de l’Année

Ameni Riahi, fondatrice de STEPS, a été sacrée Femme Entrepreneure de l’Année lors de la cérémonie des Trophées Femmes Entrepreneurs de Tunisie (FET) qui s’est tenue  dans la soirée du vendredi 27 février 2026. Sept autres entrepreneures ont également été primées à travers des catégories couvrant l’agribusiness, la durabilité, la technologie et l’inclusion économique.

Le palmarès complet

  • Prix Agribusiness : Chaima Snagria, fondatrice de Glutella
  • Prix Autonomisation : Nesreen Kharroubi, fondatrice de Couleur Farine de Carthage
  • Prix Durabilité : Souha Bejaoui, fondatrice de Proverdy
  • Prix Patrimoine : Riheb Kadi, fondatrice de Dukan
  • Prix Marketplace : Sirine Essayah, fondatrice de Sté Vegan
  • Prix Impact Tech : Ameni Riahi, fondatrice de STEPS
  • Prix Excellence Industrielle : Fadoua Guerfel Damak, fondatrice d’Ecoporté
  • Prix Inclusivité : Mariem Athimni, fondatrice de Layma

Un palmarès reflet de la diversité entrepreneuriale tunisienne

Les huit prix couvrent un spectre large de secteurs — alimentation, commerce digital, économie verte, industrie et inclusion sociale — illustrant la vitalité et la diversité des initiatives portées par des femmes au sein de l’écosystème entrepreneurial tunisien.

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Allocution de M. Hédi Mechri : les FET, moteur d’une ambition économique sans frontières

À l’ouverture de la 11ᵉ édition des Femmes Entrepreneures de Tunisie, le directeur de publication de L’Économiste Maghrébin, Hédi Mechri, a salué une initiative devenue  un véritable levier de mobilité économique et d’internationalisation pour les lauréates, tout en rendant hommage à ses artisans, à leurs partenaires institutionnels et à la figure de Habib Karaouli, président historique du jury. Devant la ministre de l’Industrie et un parterre d’acteurs économiques, il a mis en avant la montée en puissance d’un entrepreneuriat féminin de plus en plus technologique et tourné vers la valeur ajoutée, symbole d’un rêve tunisien  porté par une nouvelle génération déterminée à briser le plafond de verre et à conquérir de nouveaux marchés.

Madame Fatma Thabet Chiboub, ministre de l’Industrie, de l’Énergie et des Mines

Excellences/cher(e)s invité(e)s et cher(e)s ami(e)s

Mesdames et Messieurs

Un grand merci du fond du cœur pour avoir accepté notre invitation. Votre présence parmi nous ce soir nous ravit, nous honore autant qu’elle nous engage. Preuve de l’attachement et de l’intérêt que vous portez à la promotion de l’entrepreneuriat féminin.

Cet engagement nous rassure, il justifie l’effort, l’investissement personnel et le sacrifice de Sahar à qui l’on doit cette institution qu’elle porte au plus profond d’elle-même.

Elle a réussi au fil des ans à constituer une véritable communauté de FET unie, soudée et solidaire. Elle leur a donné de nouvelles perspectives et ouvert de nouveaux horizons économiques. Elle les a accompagnées au cours de ces deux dernières années au Sénégal et en Mauritanie. Sahar s’y est fait un nom et a tissé un solide réseau. Les lauréates y ont pu nouer des partenariats et des relations d’affaires au cours des meetings et colloques organisés à cet effet.

L’occasion pour les lauréates de FET de réaffirmer leur détermination, leur motivation, leur volonté de conquête économique et leur désir d’avenir. Elles n’hésitent plus à sauter le pas et à briser le plafond de verre. D’une année à l’autre, elles sont plus nombreuses à postuler au titre, animées de la même ambition et portées davantage vers des projets à haute intensité technologique et à forte VA.

Madame la ministre, Excellences, Mesdames et Messieurs

Ce soir, nous célébrons la 11ème édition de l’élection de FET. Onze ans déjà et toujours le sentiment qu’il s’agit d’une idée neuve. Pour autant, le concept a évolué à mesure qu’il a grandi et mûri. Si bien qu’aujourd’hui le trophée qui leur est décernée est plus qu’une consécration. C’est le début d’un nouveau départ, l’annonce d’une nouvelle étape de développement transfrontalier et d’une nouvelle aventure humaine.

La distinction FET équivaut à un visa pour une mobilité accrue, pour aller plus loin, plus vite et plus fort. Sahar n’a ménagé aucun effort pour rallier à sa cause et trouver des points d’appui à cet effet auprès des ONG et des organismes animés des mêmes intentions.

Ce soir, si j’ai pris la parole, c’est précisément pour saluer l’engagement et l’appui de nos partenaires historiques, j’ai nommé la FFN pour la liberté, la délégation de l’UE, l’AFD/Expertise France et bien d’autres organismes.

Ce soir, je veux saluer aussi l’engagement et l’implication de nos sponsors dont dépend la pérennité du Projet FET. Et leur dire que leur contribution est le meilleur investissement d’avenir. Ils participent, à travers la promotion des graines de génie des FET, au rêve tunisien.

Ce soir, je veux remercier également toute l’équipe de Sahar et lui dire un grand bravo pour son assiduité et son professionnalisme en tout point exemplaires.

Ce soir, enfin, je voudrais rendre un vibrant hommage à Si Habib Karaouli, l’ami de toujours. On peut l’applaudir.

Il a présidé pendant 10 ans d’affilée le jury des FET. Il y a apporté aux côtés de Sahar son intelligence des faits et… des femmes, son sens de la rigueur, de l’exactitude, son goût quasi artistique de la pédagogie et son penchant pour le consensus, sa probité morale et intellectuelle.

Avec lui, le jury a gagné ses titres de noblesse.

Il y a renoncé au terme de la 10ème année, en dépit des sollicitations et insistances de Sahar et, pour ne rien vous cacher, des miennes également. C’était son choix, sa volonté et on ne peut que s’y résoudre. Il cède son fauteuil de président de jury mais ne quitte pas le cercle très réduit de réflexions stratégiques. Il aime tant voir émerger de nouvelles têtes à l’effet de préparer la relève. C’est sa vison de la Tunisie, un pays qui ne soit pas enfermé dans le passé, mais en permanence ouvert sur le futur. Un pays en mouvement, porté à chaque instant par de nouveaux élans et bannissant toute forme de situations établies.

Merci Si Habib, merci de nous avoir fait rêver. Merci pour tout ce que tu as fait. Et pour ce qui te reste à faire.

Je sais que j’ai été long, toutes mes excuses. Merci à vous pour votre patience et votre attention. Et à l’année prochaine !

 

 

 

 

 

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Bourse de Tunis: le Tunindex franchit les 15 000 points

L’optimisme prévaut à la Bourse de Tunis. Durant la semaine du 23 au 27 février, le marché a poursuivi son trend haussier entamé depuis le début de l’année, selon l’intermédiaire en Bourse, Tunisie Valeurs.

Le Tunindex s’est offert un gain hebdomadaire de 3 %, franchissant ainsi le record historique de 15 000 points dans un volume bien garni de 123,9 millions de dinars (MDT), soutenu par deux transactions de bloc, portant sur les titres SMART TUNISIE (63,7 MDT) et TUNISIE LEASING & FACTORING (2,5 MDT).

Le titre STIP a chapeauté le palmarès du marché. L’action s’est offert une progression de 13,8 % à 4,950 D. La valeur a drainé un volume global de 8 000 dinars sur la semaine.

Le titre STAR a figuré parmi les plus grands gagnants de la semaine. L’action a signé une progression de 11,9 % à 64,250 D, tout en animant le marché avec des échanges de 3,9 MDT.

A l’inverse, le titre OFFICEPLAST a subi une correction de 11,5 % à 2,080 D. La valeur a été échangée à hauteur de 295 000 dinars seulement sur la semaine.

Le titre CITY CARS a également été mal orienté sur la semaine. L’action a reculé de 8,3 % à 26,490 D, dans des capitaux hebdomadaires cependant bien  garnis de 1,8 MDT.

Terminant sur une hausse de 2,5 % à 21,350 D, SMART TUNISIE a été la valeur la plus active de la semaine. L’action a alimenté le marché avec des échanges de 63,9 MD sur la semaine passée.

Les nouvelles du marché

Smart Tunisie

La société Smart Tunisie informe ses actionnaires et le public que Myriam ESSAFI a procédé au transfert de 2 975 000 actions au profit de sa société KATHARA INVEST, entité détenue à 99.8 % par Myriam ESSAFI destinée à gérer son patrimoine. Cette opération a été réalisée le 25 février 2026, sous forme d’une transaction de bloc au prix unitaire de 21.400 Dt. La Société précise que le noyau dur d’actionnaires, à savoir les familles ESSAFI, BOUDEN et BEN KHEMIS est resté inchangé et que ce transfert n’entraîne aucune modification de sa gestion, de son contrôle opérationnel ni de ses activités.

SPIDT SICAF

Le Conseil d’administration de la SPDIT-SICAF s’est réuni le 25 février et a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le lundi 6 avril 2026, à 10h au siège social de la société, au cours de laquelle elle proposera la distribution d’un dividende de 1,000 D par action.

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AGIL Energy franchit une étape majeure avec l’obtention de la certification ISO/IEC 27001:2022

Dans un contexte de transformation digitale accélérée du secteur énergétique, AGIL Energy annonce l’obtention de la certification ISO/IEC 27001:2022, la norme internationale de référence en matière de management de la sécurité de l’information.

Délivrée à l’issue d’un audit rigoureux conduit par le bureau international TÜV Rheinland, cette certification vient consacrer l’engagement constant de l’entreprise en faveur de l’excellence et de la performance durable. Une démarche initiée dès 1997 avec l’obtention de la certification ISO 9002, puis renouvelée sous la norme ISO 9001.

La sécurité de l’information au cœur de la stratégie d’AGIL Energy

À l’heure où les cybermenaces se multiplient et se complexifient, la protection des données et des systèmes d’information est devenue un enjeu stratégique majeur pour les entreprises.

La certification ISO/IEC 27001:2022 atteste qu’AGIL Energy a mis en place un Système de Management de la Sécurité de l’Information (SMSI) structuré, régulièrement évalué et amélioré, conforme aux standards internationaux les plus exigeants.

De plus, elle garantit la protection, la confidentialité et l’intégrité des données de ses clients, partenaires, fournisseurs et collaborateurs. Cette démarche couvre aussi bien les processus informatiques que les dimensions organisationnelles, humaines et infrastructurelles.

Une démarche structurante et créatrice de valeur

Au-delà de la conformité, la norme ISO/IEC 27001 repose sur une approche globale de la gestion des risques, intégrant les personnes, les procédures et les technologies.

Elle permet à AGIL Energy de :

  • Renforcer durablement la protection de ses données sensibles.
  • Assurer une meilleure résilience face aux cybermenaces.
  • Améliorer la disponibilité et la fiabilité de ses systèmes.
  • Développer une culture interne de vigilance et de responsabilité.

Cette certification constitue également un véritable avantage concurrentiel et un gage de confiance pour l’ensemble des parties prenantes. Elle apporte une preuve objective de la robustesse du dispositif de sécurité. Tout en contribuant à la prévention d’incidents coûteux et à l’optimisation des risques assurantiels.

Plus de 60 ans d’engagement et d’exigence

L’audit mené par TÜV Rheinland, acteur international de référence dans l’inspection et la certification depuis plus de 150 ans, a validé la maîtrise des risques, la solidité des processus internes et la conformité aux standards internationaux sur le périmètre certifié.

À travers cette nouvelle étape, AGIL Energy réaffirme sa volonté d’inscrire la sécurité de l’information au cœur de sa stratégie de développement et d’innovation.

Fidèle à sa culture d’amélioration continue, l’entreprise poursuit activement ses efforts en vue d’obtenir d’autres certifications stratégiques, afin d’offrir à ses partenaires et clients les plus hauts standards de qualité, de sécurité et de performance.

À propos de TÜV Rheinland

Fort de plus de 150 ans d’expertise, TÜV Rheinland est un acteur mondial de référence dans l’inspection technique et la certification. Organisme indépendant, il accompagne les entreprises dans leur mise en conformité en garantissant la sécurité, la qualité et la fiabilité des systèmes, des produits et des processus.

D’après communiqué

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Réserves de change : une amélioration notable en février 2026

Les services de la dette extérieure ont plongé de 78,7% au 20 février 2026, tombant à 1 milliard de dinars contre presque 5 milliards un an auparavant, selon les données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Hausse des recettes
Les revenus du travail progressent de 6,8% à 1,2 milliard de dinars, tandis que le tourisme grimpe de 4,6% à 0,865 milliard de dinars.

Réserves renforcées
Les avoirs nets en devises s’élèvent désormais à 25,3 milliards de dinars (107 jours d’importation), contre 23 milliards (101 jours) au 24 février 2025. Les billets et monnaies en circulation (BMC) bondissent aussi de 19,6%, à 27,5 milliards de dinars au 23 février 2026, versus 23 milliards l’an passé.

Aperçu gratuit de la recherche avancée activé.

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Kaïs Saïed à Bab Fella: « Pas de pitié pour les pillards »


Le président de la République  Kaïs Saïed a effectué dans l’après-midi du mardi 24 février, une visite surprise à la Société Ellouhoum fondée en 1961. Sur place, il a examiné le fonctionnement des lieux et confronté les responsables aux irrégularités et abus de gestion, notamment les multiples dossiers de corruption mis au jour.

Évoquant plusieurs jalons historiques, le chef de l’État a réaffirmé suivre personnellement toutes les affaires de près. Il a souligné que le peuple tunisien surmontera ses défis actuels grâce à une détermination inébranlable et des réformes décisives, visant à ressusciter les institutions, entreprises et services publics en les restaurant dans leur pleine vitalité.

Direction ensuite sur le marché de Bab Fella, en pleine capitale, où il a recueilli, indique le communiqué de la présidence de la République, les témoignages des citoyens. Kaïs Saïed a promis que l’État maintiendra son engagement social jusqu’à la satisfaction totale des aspirations des Tunisiennes et des Tunisiens dans tous les domaines. Pas de quartier pour ceux qui ont pillé les richesses nationales ! « Le peuple tunisien ne sera pas la proie facile des illusionnistes opportunistes, a-t-il lancé. La loi est le seul juge et tous y sont égaux. »

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Chine : 20 bourses pour étudiants tunisiens OCI en 2026/2027

Le gouvernement chinois attribue 20 bourses aux étudiants des pays de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), dont la Tunisie, pour l’année universitaire 2026/2027. Ces aides, annoncées par la Direction générale de la coopération internationale du ministère  de l’Enseignement supérieur, ciblent les cycles licence, master et doctorat.

Conditions clés :
Maîtrise du chinois ou de l’anglais.
Admission préalable à un programme chinois.
Respect des limites d’âge par cycle.
Passage obligatoire du test CSCA le 25 mars 2026 sur csca.cn/home, avec résultats satisfaisants.
Avantages : Frais de scolarité, logement, allocation mensuelle et assurance santé pris en charge.
Démarches :
Dossier (formulaire, diplômes, certificats linguistiques, passeport) à envoyer avant le 28 février à
Copie via les universités tunisiennes au ministère.
Infos détaillées sur
www.campuschina.org

Cette opportunité renforce les échanges sino-africains en éducation supérieure.

 

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Importation de déchets européens : la Tunisie face à ses responsabilités

En juillet 2025, la Commission européenne a recensé une vingtaine de demandes émanant de pays non membres de l’OCDE souhaitant importer des déchets européens. La Tunisie figure parmi ces pays. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du nouveau règlement européen sur les transferts de déchets, fondé sur les principes de la Convention de Bâle, qui encadre strictement les mouvements transfrontaliers de déchets dangereux.

La Tunisie souhaite importer différentes catégories de déchets non dangereux : métaux, plastiques recyclables, caoutchouc, fibres industrielles, papier, textile, ainsi que certains déchets céramiques et organiques issus de l’agroalimentaire.

Dans ce contexte, l’agence TAP a interrogé le ministère de l’Environnement sur cette nouvelle importation et sa finalité. La question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’affaire des déchets italiens illégalement introduits sur le territoire tunisien remonte à cinq ans à peine. Ce dossier avait suscité une vive indignation nationale et conduit à l’arrestation de hauts responsables, dont un ancien ministre.

Le ministère de l’Environnement assure le rôle de point focal national de la Convention de Bâle. Il représente la Tunisie auprès des instances internationales pour toutes les questions relatives au transfert de déchets. Il indique avoir coordonné avec le ministère du Commerce, le ministère de l’Industrie et l’Union tunisienne de l’Industrie et du Commerce afin de déterminer les catégories de déchets à importer et d’encadrer la procédure auprès de la Commission européenne.

Le ministère précise par ailleurs que la législation nationale interdit l’importation de déchets dangereux. Celle-ci ne peut intervenir qu’avec l’accord du ministère du Commerce, après consultation des autres ministères compétents.

Un cadre réglementaire européen renforcé

Pour Hamdi Chebâane, expert en gestion des déchets, les importations de déchets européens ne constituent pas une nouveauté pour la Tunisie.

« La Tunisie a toujours importé des déchets de l’UE. La nouveauté tient au fait que cette dernière a renouvelé et durci sa législation dans le cadre de la transition écologique », explique-t-il à l’agence TAP.

Le pays importe déjà certains déchets destinés au recyclage ou à la valorisation énergétique, notamment du papier et certains types de caoutchouc. En revanche, les autorités ont suspendu l’importation des huiles usées et de certains plastiques. La principale évolution porte sur les exigences européennes : « L’Union européenne impose désormais une demande officielle de l’État. Elle exige aussi la confirmation que les entreprises réceptrices puissent valoriser les déchets reçus et les réintégrer dans l’économie », précise l’expert.

Hamdi Chebâane plaide pour une plus grande sélectivité, notamment concernant les friperies. « Les autorités doivent définir précisément ce qui doit être importé et faire preuve de davantage de discernement », affirme-t-il. Il rappelle que l’importation de vêtements de seconde main nécessite plusieurs autorisations administratives et le contrôle des douanes. Il préconise donc l’établissement d’une liste claire des déchets autorisés et interdits. Il recommande également d’exiger un certificat attestant des capacités de recyclage des entreprises concernées, pour éviter toute dérive comparable à l’affaire des déchets italiens.

L’expert appelle enfin à une concertation élargie associant le ministère de l’Environnement, l’ANGED, les ministères compétents et les acteurs privés du secteur. Cette concertation doit tenir compte des engagements de la Tunisie au titre des conventions de Bâle, de Bamako et de Copenhague. Il rappelle que la Tunisie exporte aussi certains déchets et débris de matériaux non ferreux vers l’Union européenne, dans un cadre strict prévoyant garanties bancaires et conformité aux conventions internationales.

Des capacités nationales sous pression

La question des capacités nationales reste entière. Pour obtenir l’autorisation d’importer des déchets, les pays candidats doivent fournir à la Commission européenne des informations détaillées sur leurs installations de réception. Ils doivent aussi démontrer que des structures habilitées traiteront ces déchets, conformément à l’article 42 du règlement européen.

Or une question s’impose : la Tunisie peut-elle importer davantage de déchets alors qu’elle peine à gérer les siens ? L’enfouissement reste son principal mode de gestion.

Samia Gharbi, experte en sciences de l’environnement, répond sans ambages : « Un pays qui ne maîtrise pas ses déchets ne devrait pas en importer. »

La Tunisie éprouve déjà de sérieuses difficultés à gérer ses déchets municipaux et industriels. Ses décharges sont saturées et des déchets toxiques attendent un traitement adapté. Ces situations menacent les nappes phréatiques, les sols et l’air. Dans ces conditions, comment le pays peut-il garantir une gestion écologique des déchets importés ?

Une urgence environnementale déjà criante

En 2022, la Tunisie a généré environ trois millions de tonnes de déchets solides municipaux. Ce volume pourrait atteindre six millions de tonnes d’ici 2050, selon un rapport de la Banque mondiale publié en janvier dernier. Chaque Tunisien produit en moyenne 0,80 kilogramme de déchets par jour. Le taux de collecte atteint 72 %, mais le coût de la dégradation environnementale s’élève déjà à 155 millions de dollars (442 millions de dinars) par an, souligne ce même rapport.

Ces déchets sont visibles partout. Les gravats et matériaux issus du bâtiment jonchent routes et zones agricoles. Ils contiennent des polluants organiques persistants (POP) et menacent directement l’environnement.

« Nous ne sommes pas capables de gérer les déchets existants, alors comment en importer davantage ? » insiste l’experte.

Samia Gharbi s’est particulièrement attardée sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) figurant sur la liste. Ces déchets contiennent des retardateurs de flamme bromés et des plastiques difficilement recyclables. « Que va-t-on faire du plastique issu de ces déchets ? Entrera-t-il réellement dans le cycle de valorisation ? » s’interroge-t-elle. De nombreuses administrations stockent déjà des millions d’appareils en fin de vie sans solution viable. Selon l’ANGED, le pays génère environ 100 000 tonnes de DEEE pour quelque 120 000 tonnes d’équipements mis en circulation.

D’autres catégories de la liste posent problème : textiles, pneus, scories de batterie, cendres industrielles. La Tunisie dispose déjà de grandes quantités de ces déchets. Elle ne possède pourtant ni les infrastructures ni les technologies pour les traiter correctement.

Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie n’est pas établi

Classer un déchet comme « non dangereux » ne garantit pas son innocuité. « Tout déchet reste préoccupant tant que son cycle de vie, sa composition et sa filière de traitement ne sont pas clairement établis », explique l’experte. Cette classification doit rester conditionnée à l’absence de contaminants persistants. L’Union européenne elle-même exige une gestion rigoureuse de ces flux et mesure les risques potentiels.

La liste comporte par ailleurs des catégories aux contours flous, comme « autres déchets métalliques » ou « autres déchets inorganiques ». Ces formulations soulèvent des interrogations sérieuses sur la traçabilité et le contrôle de ces matières. Pour Samia Gharbi, la priorité doit aller à la valorisation des déchets déjà présents sur le territoire. Les filières tunisiennes manquent encore de structuration pour assurer une gestion rationnelle. Ouvrir de nouveaux flux risque d’aggraver les défis environnementaux existants. L’affaire des déchets italiens illustre les dangers de toute importation insuffisamment encadrée. Les pays éligibles pourront importer ces déchets à compter du 21 mai 2027. Le compte à rebours est lancé. La Tunisie devra démontrer qu’elle dispose des moyens et des infrastructures pour superviser ces flux de manière rigoureuse et transparente. À défaut, ces nouvelles importations risquent d’aggraver des fragilités environnementales déjà bien documentées.

Avec TAP

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Opportunité exceptionnelle pour enseignants: la bourse Fulbright TEA ouvre ses candidatures

L’Ambassade des États-Unis à Tunis lance un appel urgent aux enseignants du secondaire : postulez avant le 16 mars pour le prestigieux programme Fulbright Teaching Excellence and Achievement (TEA), parrainé par le Département d’État américain.

Ce programme intensif de six semaines, hébergé dans une université américaine, cible les professeurs tunisiens spécialisés en anglais, mathématiques, sciences, langues étrangères ou éducation spécialisée dans ces disciplines. Les lauréats bénéficieront d’une formation avancée en pédagogie, d’un stage en écoles américaines, d’ateliers sur les meilleures pratiques d’enseignement, ainsi que d’activités civiques et culturelles enrichissantes.

Au menu des séminaires : méthodes d’enseignement innovantes, approche par contenu, planification de cours et intégration des technologies éducatives.

La date limite de dépôt des candidatures sera le lundi 16 mars 2026.

Le programme est adressé aux enseignants du secondaire à temps plein qui répondent à ses critères, y compris, mais sans s’y limiter, les suivants :
Être enseignant du secondaire d’anglais, de mathématiques, de sciences, langues étrangères et/ou d’éducation spécialisée en ces matières;
Être titulaires d’une licence ou d’un diplôme équivalent;
Avoir acquis au moins trois ans d’expérience dans l’enseignement à temps plein avant le début du programme;
Résider et travailler en Tunisie au moment de la candidature et de la participation au programme;
Faire preuve de compétence en anglais oral et écrit;
Montrer un engagement à continuer à enseigner après avoir terminé le programme;
Soumettre un dossier de candidature complet.

Pour en savoir plus sur la procédure de candidature, consultez le site : Fulbright Teaching Excellence and Achievement Program | Fulbright Teacher Exchanges
Pour postuler, remplissez le formulaire de candidature à l’adresse https://fulbright.irex.org/ avant le lundi 16 mars 2026.

Renseignements sur le programme Fulbright Teaching Excellence and Achievement (TEA): Le programme Fulbright TEA accueillera environ 100 enseignants internationaux du secondaire aux États-Unis pour un programme de six semaines en janvier 2027 ou septembre 2027. Les participants suivront des séminaires académiques de développement professionnel dans une université américaine et observeront, tout en partageant leur expertise, avec des enseignants et des étudiants de l’université hôte ainsi qu’avec ceux des établissements secondaires locaux. À travers ce programme, le Département d’État américain forme des leaders influents dans des pays partenaires clés, qui considèrent les États-Unis comme un partenaire de choix et contribuent à ouvrir la voie à des relations bilatérales plus solides. Aux États-Unis, les participants au programme Fulbright TEA échangeront avec des experts américains en éducation, qui mettront en avant l’excellence et le leadership des États-Unis dans des domaines allant des technologies éducatives et de l’intelligence artificielle à l’histoire et la culture américaines, en passant par les disciplines STEM. Les enseignants participant au programme diffusent ensuite l’excellence américaine auprès de leurs collègues et auprès d’un large public de jeunes dans leurs pays d’origine.

D’après communiqué

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Slim Meherzi n’est plus

Le docteur Slim Meherzi, ancien maire de La Marsa et pédiatre brillant d’une grande humanité, nous a quittés ce samedi 21 février 2026. Marsois passionné qui a aimé et servi sa ville comme personne, il laisse un vide immense dans la communauté qu’il chérissait. Sa disparition soudaine émeut profondément les Marsaouis.

Paix à son âme, condoléances attristées à sa famille et ses proches.

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Crédit bancaire : est-ce la fin du rêve immobilier des ménages tunisiens ?

L’encours des crédits bancaires accordés aux particuliers en Tunisie a atteint 30,464 milliards de dinars à fin décembre 2025, soit une augmentation de 442 millions de dinars (MDT) par rapport à la même période de 2024. C’est ce qui ressort des dernières statistiques de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Si le volume global des prêts non professionnels reste stable, ce tableau du crédit révèle toutefois des mutations profondes dans le comportement des ménages tunisiens, avec un recul historique des prêts immobiliers et un intérêt croissant pour les travaux de rénovation.

L’analyse détaillée des chiffres de l’expert financier Bassem Ennaifer met en lumière un fait marquant : les crédits au logement, qui constituent le principal poste des financements aux particuliers avec 13,325 MDT, ont enregistré une baisse de 197,6 MDT sur un an. C’est la première fois depuis 2011 que ce segment accuse un tel repli.

Toujours selon l’expert financier, cette baisse est liée à « la crise que traverse le secteur de l’habitat ». Une grande partie des Tunisiens n’est plus en mesure d’accéder à la propriété en raison d’une capacité d’endettement en baisse et d’un arbitrage contraint en faveur des dépenses courantes (santé, éducation). Face à ce constat, il appelle à faire du logement social « une nécessité majeure » au cœur des politiques de l’État, d’autant que les pouvoirs publics ont récemment amendé la loi régissant la Société Nationale Immobilière de Tunisie (SNIT) pour faciliter l’accès à des logements à prix abordables.

En contrepartie du recul des achats de biens neufs, les crédits destinés à l’amélioration et à la rénovation de l’habitat ont bondi pour atteindre 11,270 MD fin 2025, soit une hausse de 315,1 MDT. L’analyste y voit une solution alternative pour les familles, qui optent pour l’agrandissement (surélévation) du domicile existant faute de pouvoir acquérir un nouveau logement. Il souligne également que « la nouvelle génération n’est plus en mesure d’accéder aux crédits bancaires pour le neuf ». Ennaifer pose toutefois la question d’un possible détournement de finalité, certains de ces prêts pouvant en réalité servir à financer la consommation courante.

Les crédits à la consommation s’établissent à 5,4 MDT fin 2025, en augmentation de 297,6 MDT. Si la hausse se poursuit, le rythme reste mesuré. L’expert note que malgré la baisse récente du taux directeur de la BCT, les taux d’intérêt appliqués par les banques demeurent « élevés » et ne stimulent pas encore fortement la demande. Il anticipe qu’un assouplissement supplémentaire de la politique monétaire en 2026 pourrait « donner une forte impulsion à la consommation ».

Par ailleurs, les crédits pour l’achat de véhicules progressent de 29,6 MDT, totalisant 443,3 MDT.

Enfin, les crédits universitaires, bien que marginaux en volume (14,9 MDT), sont jugés « importants » par l’analyste. Ils traduisent, selon lui, la volonté d’une partie des familles d’investir dans l’éducation, en réponse à une demande étrangère croissante pour les compétences tunisiennes dans les secteurs vitaux.

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Kaïs Saïed félicite les Tunisiens pour le mois de Ramadan

Le président de la République Kaïs Saïed a prononcé un discours adressé aux Tunisiens pour les féliciter, à l’occasion de l’arrivée du mois  de Ramadan; et ce, mercredi soir 18 février 2026, à la grande mosquée Zitouna.

Kaïs Saïed a appelé les Tunisiens à un jeûne ramadanien authentique, axé sur la purification spirituelle et l’élévation morale, loin des rituels mécaniques. Il cite le Coran pour rappeler que le jeûne est une adoration universelle ordonnée par Dieu .

Le président de la République insiste sur l’unité : le salut du pays repose sur la réforme globale de la société, comme un corps sain où aucun membre n’est malade. Il évoque la sourate An-Nisa pour prôner la justice impartiale, plus proche de la piété.

Clôturant par un vibrant dua, il implore une victoire décisive pour les Palestiniens, la reconquête de leur terre et un État souverain avec  » Qods Echerif » comme capitale.

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