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Guerre de choix pour Trump, guerre existentielle pour l’Iran

Encore une fois, Trump et Netanyahu ont eu recours à la tromperie et à la mystification dans l’espoir de tirer avantage de l’effet de surprise avant de lancer leur guerre d’agression contre l’Iran. 

L’Agence Reuters rapporte que la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran le 28 février était « planifiée depuis des mois et la date de lancement avait été décidée des semaines auparavant. »

D’après l’ambassadeur américain Chas Freeman, « l’attaque a été décidée le 28 janvier par Trump et Netanyahu à Washington et fixée au 20 février. Mais l’information a filtré aux Iraniens. Ce qui les a obligés à retarder l’attaque de huit jours au 28 février ».

Entre temps, et comme ce fut le cas en juin dernier, les Iraniens s’étaient laissé embobiner dans une série de fausses négociations dans le but de les convaincre que les Américains étaient intéressés plus par la diplomatie que par la guerre. En juin dernier, des négociations étaient prévues à Mascate le dimanche 15, et l’agression eut lieu le vendredi 13 juin.

Même scénario cette fois. Des négociations étaient prévues le lundi 2 mars à Vienne, et Trump et Netanyahu ont lancé leur guerre d’agression le samedi 28 février. Mais, contrairement à la guerre de juin, où les Iraniens étaient surpris et n’ont pu répondre aux agresseurs qu’après deux jours, cette fois, ils étaient préparés et ont répondu dans l’heure qui a suivi l’agression.

Evidemment, pour justifier sa guerre d’agression, Trump, dans la tradition de ses prédécesseurs, a eu recours à la propagande mensongère. Le mensonge de Trump sur « le danger nucléaire de l’Iran et la production de missiles balistiques pour atteindre le territoire américain », fait écho au mensonge de George W. Bush sur « les armes de destruction massive que possédait Saddam et les tubes géants d’aluminium qui seront transformés en missiles atteignant New York et Los Angeles. »

Les premières attaques israélo-américaines ont tué nombre de hauts responsables militaires et sécuritaires. Un missile lancé du porte-Avions Abraham Lincoln a détruit une école pour jeunes filles, tuant 165 écolières âgées de 7 à 12 ans et leurs instituteurs et institutrices…

La réaction iranienne a été dévastatrice pour les bases américaines à Bahrain, Qatar, Koweit, les Emirats et, bien sûr Tel-Aviv et d’autres villes israéliennes où les sirènes n’arrêtent pas de hurler. Difficile d’avoir une idée sur l’étendue des dégâts et du nombre des victimes en Israël où une loi punit de sept ans de prison quiconque filme des destructions et les partage sur les réseaux sociaux.

A Washington, Trump cache mal sa panique face aux réactions iraniennes contre les cibles américaines dans la région. « Dans cette guerre, il va y avoir des soldats morts et leurs familles doivent être fière d’eux, car leur mort assure la sécurité des Etats-Unis. » Une affirmation qui n’a pas manqué de semer l’anxiété et la fureur parmi une large partie de la population où les derniers sondages d’opinion montrent que « seulement un Américain sur quatre » approuve la guerre d’agression de Trump et Netanyahu contre l’Iran.

En dépit des centaines de missiles lancées sur les cibles américaines dans le Golfe, Washington continue de parler de « trois soldats morts et quelques blessés ». Une affirmation qui contraste avec les interminables colonnes de fumées, assombrissant les bases américaine observées à la télévision. Le Britannique George Galloway parle d’ « au moins 500 soldats américains morts dans les deux premiers jours ».

Quelques heures avant l’assassinat du guide Ali Khamnei, Trump s’adressa aux Iraniens en ces termes : « Je vous ai promis l’aide, la voici. Maintenant c’est à vous de vous soulever et de renverser le régime qui vous opprime pendant des années. »

Quelques heures après l’assassinat de leur guide, des millions d’Iraniens ont envahi les rues des villes iraniennes et répondu à Donald Trump par « Mort à l’Amérique ! »…

Selon un article du média israélien Ynet, après l’assassinat du guide Ali Khamenei, « le président Trump a cherché à instaurer un cessez-le-feu, proposition que l’Iran a rejetée. » La même information est confirmée par l’ambassadeur Chas Freeman et par l’Irano-Américain Trita Parsi, vice-président exécutif du ‘’Quincy Institute’’ en ces termes : « Trump a contacté l’Italie et un autre pays pour leur demander de proposer un cessez-le-feu à l’Iran et celui-ci a rejeté. »

Jusqu’au 28 février, l’Iran a toujours répondu avec « une modération excessive » aux agressions américano-israéliennes. Même pendant la guerre de juin, et bien que les missiles iraniens eussent le dessus et dévastaient Israël, Téhéran, à la grande frustration de millions à travers le monde, accepta le cessez-le-feu que Netanyahu cherchait désespérément à obtenir…

Cette fois, les choses sont très différentes. Si Trump et Netanyahu mènent une guerre de leur choix, l’Iran même une guerre pour son existence et, par conséquent, armé de ses milliers de missiles, il est déterminé d’aller jusqu’au bout. La mort du guide iranien que la paire Trump-Netanyahu a célébré un peu trop vite comme « la fin du régime des mollahs », s’avéra un élément qui renforça l’unité et la détermination des Iraniens dans la défense de leur pays, de leur souveraineté et de leur dignité.

Voici l’explication de Trita Parsi :« L’Iran comprend que nombre de responsables de la sécurité américaine étaient convaincus que la retenue dont le pays avait fait preuve par le passé était un signe de faiblesse, d’incapacité ou de refus d’affronter les États-Unis dans une guerre directe. Téhéran met maintenant tout en œuvre pour démontrer le contraire, malgré le prix exorbitant qu’il devra payer. Ironie du sort, l’assassinat de Khamenei a facilité ce changement de cap. »

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Détroit d’Ormuz: sa fermeture fait trembler les marchés pétroliers

Le détroit d’Ormuz, c’est ce petit couloir de 50 kilomètres que la plupart des gens ne sauraient pas situer sur une carte — et pourtant, un baril de pétrole sur cinq dans le monde y passe chaque jour. Depuis le 28 février, il est fermé. Et les marchés l’ont senti immédiatement.


En quelques heures à peine, le trafic de pétroliers a été divisé par deux. Quelque 240 navires se sont retrouvés à l’arrêt, immobilisés aux portes du Golfe comme une file de camions devant un pont coupé. Maersk, CMA CGM, Hapag-Lloyd — les plus grands noms du transport maritime mondial — ont suspendu leurs opérations les uns après les autres, sans savoir quand ils pourraient reprendre.

À l’ouverture des marchés asiatiques, le baril de Brent s’est envolé à plus de 82 dollars, contre 72 dollars la semaine précédente. Une hausse de 13% en trois séances. Et selon plusieurs sources, la hausse pourrait atteindre 120, voire 140 dollars le baril si la situation perdurait. Le Financial Times a même avancé le chiffre de 200 dollars dans le scénario le plus pessimiste.

Des économies impactées

Les économies les plus exposées sont l’Asie: la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud font transiter entre 70 et 80% de leur pétrole par ce passage. Pour le consommateur ordinaire, les répercussions se feront sentir à la pompe et dans les prix du transport.

Tout repose désormais sur la durée du blocage. L’OPEP se réunira le 5 avril pour évaluer la situation. Mais augmenter la production ne servira à rien si les navires ne peuvent pas prendre la mer.

Le verrou est fermé. La question est: pour combien de temps?

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L’Iran continue de cibler des bases US dans les pays du Golfe  

L’Iran a multiplié les tirs de missiles ce dimanche 1er mars 2026, quelques heures après l’annonce de la mort de l’ayatollah Ali Khamenei, dans un contexte d’escalade militaire au Moyen-Orient, qui ont touché plusieurs pays arabes : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Qatar, Bahreïn, Liban, Koweït, Irak et Oman. (Ph. Doha touché par un missile iranien, ce dimanche matin 1er mars 2026).

Selon un communiqué de l’armée iranienne, relayé par la télévision d’État, ce dimanche 1er mars 2026, «les pilotes des forces aériennes de la République islamique d’Iran ont bombardé avec succès des bases américaines dans des pays du Golfe persique et dans la région du Kurdistan en Irak au cours de plusieurs phases d’opérations», en représailles aux frappes israéliennes et américaines menées contre l’Iran. De fortes explosions ont ainsi été entendues ce matin dans l’est de Riyad, capitale de l’Arabie saoudite, selon des habitants et des informations rapportées par l’AFP.

Plusieurs détonations puissantes ont été entendues, provoquant l’inquiétude des résidents. Une épaisse fumée noire a été observée s’élevant dans le ciel de la zone touchée, sans que les autorités saoudiennes ne communiquent immédiatement sur l’origine des explosions ni sur d’éventuelles victimes.

De son côté, l’armée israélienne a annoncé ce matin avoir détruit environ la moitié des stocks de missiles de Iran, depuis le début des frappes menées conjointement avec les Etats-Unis contre des cibles militaires iraniennes.

Dans un discours télévisé, le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne, a affirmé que les frappes ont permis de «détruire environ la moitié des stocks de missiles du régime iranien» et d’empêcher la production d’au moins 1 500 nouveaux missiles. Il a ajouté que l’Iran produisait récemment des dizaines de missiles sol-sol par mois, avec un objectif d’augmenter la cadence de production à plusieurs centaines par mois.

Tôt ce matin, Donald Trump avait publié ce message de menace sur son réseau social : «L’Iran vient d’annoncer qu’il allait frapper très durement aujourd’hui, plus durement qu’il ne l’a jamais fait auparavant. Il vaut mieux qu’ils ne le fassent pas, cependant, parce que si c’est le cas, nous les frapperons avec une force jamais vue jusque-là !».

En Israël, la situation reste extrêmement tendue ce matin. Un immeuble de Tel-Aviv avait été éventré hier par un missile iranien d’une charge explosive d’environ 500 kg, créant un cratère dans le sol de plusieurs mètres de diamètre. Plusieurs immeubles du quartier sont devenus méconnaissables par le souffle de l’explosion. Le bilan des frappes iraniennes sur le territoire hébreu s’élève à un mort, une femme d’une cinquantaine d’années; et plusieurs dizaines de blessés. Une nouvelle salve de missiles risque de s’abattre aussi aujourd’hui sur Israël.

I. B.

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Du Nil à l’Euphrate | L’Amérique, Israël et les Etats du Golfe contre l’Iran

La guerre menée contre les pays musulmans depuis la déclaration Balfour en 1917 a connu un nouveau développement avec l’attaque aérienne américaine contre l’Iran, soutenue semble-t-il par l’aviation israélienne opérant on peut le supposer beaucoup plus dans le registre politique que véritablement militaire. (Ph. Le Proche et Moyen-Orient sur un volcan israélo-américain).

Dr Mounir Hanablia *

Sauver les apparences s’avère dans le contexte essentiel, en mettant en exergue la participation de l’Etat sioniste, désormais ouvertement accusé par de nombreux Américains de faire assumer son sale boulot à leur pays.

En effet, que peut apporter l’armée sioniste à l’armada américaine ?

Tout cela était attendu. La mise en scène a suivi un scénario comparable à ce qui s’était passé lors de la seconde guerre du Golfe en 1991. Diabolisation de la cible, menaces y compris nucléaires, puis déclenchement de l’agression au moment propice après des discussions purement formelles servant à donner le change.

L’alliance de fondamentalismes

Les ripostes iraniennes contre les bases américaines ont déjà été condamnées par l’Arabie Saoudite et les pays du Golfe les abritant qui les ont considérées comme attentatoires à leur souveraineté.

On peut en déduire que les États du Golfe sont partie prenante dans le conflit, et que, connaissant le Président Trump, ils en assument le coût financier.

La seule grande surprise aura été le déclenchement de la guerre entre le Pakistan et l’Afghanistan un ou deux jours avant l’attaque américaine. Il s’est avéré que le régime moyenâgeux et en faillite des Talibans était capable d’envoyer des drones contre ses adversaires, et s’il est encore trop tôt pour en déterminer l’origine, l’implication de l’Inde est très probable. Il s’agirait là de l’alliance contre nature de deux fondamentalismes, le musulman et le hindou. 

Hasard ou pas, quelques jours avant, le Premier ministre indien Modi, le boucher du Gujarat, dont l’islamophobie n’est plus à démontrer, s’était en effet rendu en visite officielle en Israël. 

Si on considère que le Pakistan constitue le lieu de transit de la «Road and Belt» qui par voie terrestre relie le Xinjiang à la mer d’Oman et au port de Gwadar, le conflit pakistano-afghan s’insère alors parfaitement dans une logique visant à en interdire l’accès à la Chine.

Le Pakistan, prochain sur la liste ?

Le lien est donc désormais bien établi entre le Golfe arabo-persique et l’encerclement du colosse chinois à partir de l’Afghanistan.

L’État iranien privé de ses infrastructures essentielles et de ses voies de communications résistera-t-il ?

L’objectif clairement défini par les agresseurs est la chute du régime. Cela dépendra aussi beaucoup du peuple iranien, dont le patriotisme n’est plus à démontrer. Mais si l’Iran tombe, il est à parier que le prochain sur la liste sera le Pakistan, puissance nucléaire dont la destruction servira autant les intérêts des sionistes que des fanatiques hindous. 

Quant à la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Egypte, elles n’ont qu’à bien se tenir !  

* Médecin de libre pratique.

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