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Israël | Le bureau de Netanyahu ciblé par une frappe iranienne  

L’agence de presse iranienne Tasnim a annoncé, citant le service de relations publiques des Gardiens de la révolution, que le bureau du «Premier ministre criminel du régime sioniste » a été «durement touché par les forces armées de la République islamique lors de la dixième vague d’attaques ciblées et surprises menées par des missiles Khyber.»

«Le sort du Premier ministre du régime sioniste est désormais incertain», écrit l’agence ce lundi 2 mars 2026, ajoutant que des sources israéliennes ont annoncé «l’annulation de sa visite prévue à Beit Shemesh, dans les territoires occupés, ville visée par des missiles iraniens la veille.»

La dernière vidéo diffusée de Netanyahu, d’une durée de quelques minutes, remonte à plusieurs heures. «Depuis, aucune autre vidéo ni photo de lui n’a été publiée», rappelle Tasnim, ajoutant qu’ «aucune information détaillée concernant Netanyahu n’a encore été publiée par la presse hébraïque.»

L’Iran a mené des frappes de missiles de représailles contre les territoires occupés après l’offensive militaire conjointe israélienne et américaine de samedi.

À ce jour, l’Iran a mené dix vagues d’attaques de drones et de missiles contre des bases israéliennes et américaines dans la région.

I. B.

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Guerre d’Iran | Les faux calculs de Donald Trump !

Lors de son entrée en politique il y a dix ans, le promoteur immobilier new-yorkais faisait de l’opposition aux guerres déclenchées par les présidents américains son mantra et assurait qu’il sera le président qui ne déclenchera aucune guerre. Force est de constater aujourd’hui que Donald Trump et son acolyte le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont déclenché la guerre la plus dangereuse depuis le début de ce XXIe siècle, une guerre dont personne ne peut prédire ni quand et ni comment elle va prendre fin. 

Imed Bahri

Les éditorialistes américains qui sont loin d’être des groupies du régime iranien sont très inquiets après le déclenchement de cette guerre hasardeuse par les deux apprentis sorciers américain et israélien et la contestent vivement. 

Dans son analyse dans les colonnes du Washington Post, Jason Willick a commencé par rappeler que l’invasion malavisée de l’Irak en 2003 par le président George W. Bush a bouleversé le cours de la politique américaine d’une manière que peu auraient pu prévoir. Sans cette guerre, les Démocrates n’auraient peut-être pas désigné Barack Obama, qui a fait campagne sur un programme pacifiste, comme candidat à la présidence en 2008.

Et sans cette guerre, les Républicains n’auraient peut-être pas choisi Donald Trump en 2016. Cette intervention coûteuse et prolongée a gravement fragilisé l’establishment républicain, affaiblissant ainsi la candidature de Jeb Bush (ex-gouverneur de Floride et frère de George W. Bush) à la présidence. Il y a dix ans, Trump a stupéfié le monde politique en critiquant la guerre en Irak devant un public républicain en Caroline du Sud, un État profondément conservateur, et en remportant facilement l’État.

Encore une guerre pour un changement de régime !

Après tous ces rebondissements, les États-Unis se trouvent aujourd’hui dans une situation étonnamment similaire à celle de 2003. Une fois de plus, un président républicain mène une guerre pour un changement de régime. Et une fois de plus, la cible est une dictature du Moyen-Orient hostile aux États-Unis mais pas suffisamment puissante pour dominer la région.

Une fois de plus, la raison invoquée pour cette guerre est double : empêcher l’État ciblé d’acquérir des armes de destruction massive et offrir un avenir meilleur à sa population en changeant son gouvernement.

Bush a baptisé son invasion de l’Irak «Opération Liberté irakienne». Trump a déclaré samedi au Washington Post : «Je veux simplement la liberté pour le peuple iranien»

L’important n’est pas qu’une guerre contre l’Iran en 2026 suive la même trajectoire que la guerre d’Irak. Contrairement à Bush, Trump n’a pas constitué de forces terrestres massives, le plan semble privilégier les bombardements massifs plutôt qu’une occupation physique prolongée.

Cependant, les guerres se déroulent rarement comme prévu et même un conflit plus limité peut avoir des répercussions imprévues.

Au moins, l’administration Bush a longuement défendu sa politique irakienne auprès de l’opinion publique américaine. Au moins, le Congrès a débattu et autorisé le recours à la force. Et au moins, les États-Unis ont lancé la guerre lorsque le Moyen-Orient apparaissait comme la principale source de menaces pour leur sécurité et lorsqu’ils étaient suffisamment puissants pour disposer de réserves militaires considérables.

Ce dernier point est crucial. Rares sont ceux qui considèrent aujourd’hui le Moyen-Orient, avec sa production économique relativement faible et son importance moindre pour l’approvisionnement énergétique américain, comme toujours vital pour la sécurité des États-Unis, contrairement à ce qui se passait pendant la guerre contre le terrorisme (après le 11 septembre 2001) ou la guerre froide. Les administrations Obama, Biden et Trump ont toutes insisté sur la nécessité pour les États-Unis de concentrer leur attention ailleurs.

Trump s’est-il trompé de menace… et de cible ?

Pourtant, les préparatifs de guerre contre l’Iran ont mobilisé dans la région environ un tiers de la flotte active de l’US Navy et peut-être une proportion encore plus importante de son aviation. Ceci survient au moment même où les États-Unis sont censés dissuader les menaces émanant de forces bien plus puissantes –la Chine et, dans une moindre mesure, la Russie–, des forces qui ont déjà la capacité de dominer des régions du monde plus vastes et plus importantes.

En juin dernier, Trump est intervenu dans la guerre des douze jours, frappant des sites nucléaires iraniens avec des armes que seuls les États-Unis possèdent. Cela lui a permis de négocier la fin du conflit et a donné aux États-Unis un plus grand poids pour jouer un rôle de médiateur dans un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas à Gaza. Cette attaque, cependant, place les États-Unis dans la position de déclencher une guerre contre l’Iran plutôt que de mettre fin à un conflit déjà en cours.

Cette attaque risque d’être peu fructueuse si les capacités nucléaires iraniennes sont la cible principale. Bien que l’administration américaine ait peut-être exagéré l’année dernière en affirmant que les sites nucléaires iraniens avaient été «complètement détruits», l’attaque conjointe israélo-américaine a indéniablement causé des dégâts importants. La plupart des rapports crédibles indiquent que l’Iran n’a guère progressé dans la reconstruction de son programme nucléaire depuis juin dernier.

Téhéran est affaibli et isolé depuis que ses alliés ont déclenché l’opération Déluge d’Al-Aqsa le 7 octobre 2023. Pour certains bellicistes, c’était une raison supplémentaire d’attaquer maintenant et de changer le régime alors qu’il est au plus bas. Mais c’est jouer avec le feu. Il n’y a pas de paix durable dans le monde, les États-Unis peuvent tout au plus espérer que leurs adversaires soient faibles et contenus. L’Iran était dans cette situation. Alors, pourquoi prendre le risque de changer les rapports de force au Moyen-Orient avec une guerre de changement de régime alors que le statu quo était acceptable ?

De hauts responsables militaires auraient mis en garde contre une possible pénurie de munitions si les États-Unis entraient en guerre contre l’Iran. Une frappe limitée contre des installations nucléaires est une chose, une campagne soutenue pour renverser le régime –ce que les États-Unis tentent actuellement– ​​en est une autre. Cela souligne les concessions que les États-Unis feraient à la Russie et à la Chine.

Une guerre intense, prolongée et couteuse en perspective

Le Pentagone dépendrait des mêmes munitions rares nécessaires pour intercepter les missiles iraniens et pour défendre les forces américaines en cas de crise en Europe de l’Est ou dans le Pacifique occidental. Même la guerre des douze jours menée par Israël contre l’Iran a considérablement réduit les stocks de défense aérienne du Pentagone et cette guerre pourrait être encore plus intense et prolongée.

L’intervention de l’administration Trump au Venezuela pour arrêter Nicolás Maduro a été un modèle d’usage limité de la force –l’incursion n’a duré que quelques heures– afin de maximiser la pression sur un régime récalcitrant. Mais cette «présence légère» a été possible précisément parce que l’administration s’est abstenue de rechercher un changement total de régime, préférant un compromis avec le numéro deux de Maduro, Delcy Rodriguez, pour qu’elle dirige le pays. Démanteler l’ensemble du système bolivarien, sans parler de l’instauration d’un nouveau, aurait exigé un investissement militaire américain bien plus important.

Si l’aventure de Trump en Iran tourne mal, il est peu probable que ce soit de la même manière que la guerre en Irak, qui a coûté la vie à des milliers d’Américains en près de neuf ans de guerre et d’occupation. Trump a tiré les leçons de ce fiasco.

Cependant, le pire scénario pourrait être un conflit qui dévasterait des régions de l’Iran sans pour autant instaurer un régime plus docile, tout en gaspillant des munitions en abondance et en mettant gravement en péril les intérêts américains dans d’autres parties du monde.

Quelles pourraient être les conséquences politiques d’un tel désastre ? La figure de droite la plus en vue à s’opposer à une guerre contre l’Iran est Tucker Carlson, célèbre journaliste et figure importante du mouvement trumpiste Maga. Cette voix influente s’est de plus en plus focalisée sur les Juifs et Israël, à un moment où le sentiment américain envers l’État hébreu s’est refroidi. Si Trump a remporté l’investiture républicaine en 2016 en partie grâce au mécontentement des électeurs républicains face à l’invasion de l’Irak par la direction du parti, il faut se méfier : une guerre ratée en Iran pourrait en réalité renforcer les chances de Carlson de prendre le contrôle du parti.

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