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Le Chemin de l’Autiste | Amina Fakhet chante pour la bonne cause

La diva tunisienne Amina Fakhet remonte sur scène ce 28 février au Pavillon Gammarth pour un concert caritatif exceptionnel. Organisée par l’association Le Chemin de l’Autiste, cette soirée promet d’allier l’extase musical à la solidarité.

Ce concert est 100% solidaire car l’intégralité des bénéfices sera dédiée au soutien des enfants autistes, précise l’association, en commentant :  En assistant à cette soirée magique, vous offrez bien plus qu’un moment musical… Vous offrez du soutien, de l’espoir et des sourires

Ce moment de partage unique débutera à 21h30 et les revenus serviront à l’acquisition d’un bus plus spacieux, afin de permettre aux jeunes de l’association de bénéficier de sorties éducatives,de socialisation et d’activités externes, essentielles à leur épanouissement et à leur inclusion sociale.

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Makhlouf devant la Cour d’appel le 13 mars prochain

Seifeddine Makhlouf, ancien député Al-Karama à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), devra à nouveau comparaître devant la Cour d’appel de Tunis.

C’est la chambre correctionnelle de la Cour d’appel de Tunis qui a décidé de reporter le procès en vue de poursuivre l’examen du dossier , indique Diwan FM en citant une source judiciaire, ce vendredi 27 février 2026.

La même source rappelle que cette affaire fait suite à une plainte pour offense qui avait été déposée par le procureur de la République près le tribunal de première instance de Sidi Bouzid.

Y. N.

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Ali Larayedh condamné à 24 ans de prison en appel

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près de la Cour d’appel de Tunis a rendu ses verdicts dans l’affaire de l’envoi de Tunisiens vers les zones de conflits.

Les verdicts ont été prononcés à l’aube de ce vendredi 27 février 2026 rapporte une source judiciaire à l’agence Tap, en précisant que l’ancien chef du gouvernement et ancien ministre de l’Intérieur nahdhaoui Ali Larayedh, condamné à 24 ans de prison, contre 34 ans en première instance.

La même source a ajouté que la Cour d’appel a aussi prononcé des peines de 22 ans à l’encontre de Fathi Beldi et d’Abdelkrim Abidi, une peine de 28 ans à l’encontre de Nourredine Gandouz alors que Lotfi Hammami et Hichem Saâdi ont été condamnés à 24 ans de prison ferme chacun.

Quant à Seifeddine Raïs, porte-parole de l’organisation terroriste Ansar Charia, il a bénéficié d’une réduction en appel avec une peine de trois ans ferme.

Y. N.

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Office-Plast accuse la plus forte correction 

AM* La Bourse de Tunis a inscrit un nouveau record cette semaine, portée par la contribution des grandes capitalisations. L’indice Tunindex a clôturé vendredi à 15 174,64 points, franchissant un seuil historique inédit. Sur la semaine, l’indice affiche une progression de 2,44%, portant sa performance annuelle à 12,82%, dans un contexte marqué par un regain […]

Tribunal administratif | Slim Medini : Disparition d’un homme d’exception

C’est avec une immense tristesse et une profonde émotion que la famille judiciaire a appris le décès de Slim Medini, délégué de l’État au Tribunal administratif, survenu hier, dans un accident de la route causé par un chauffeur de taxi collectif sur la route X20,

Le TA a publié un communiqué pour saluer la mémoire d’un homme de loi dévoué, dont la rigueur et l’humanisme resteront gravés dans les esprits.

« Le paysage judiciaire tunisien est en deuil. La communauté des magistrats, et plus particulièrement celle du Tribunal administratif, pleure aujourd’hui la perte du juge Slim Medini, une figure respectée pour son intégrité et son dévouement au service de la justice », lit-on dans le communiqué du Tribunal administratif, qui a exprimé ses plus sincères condoléances à la famille du défunt

Slim Medini sera accompagné, demain samedi 28 février 2026, à sa dernière demeure au cimetière Zahrat Madine, dans la délégation de Amdoun au gouvernorat de Béja, ajoute encore la même source.

Y. N.

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Tunisie | Alerte au brouillard cette nuit et samedi matin

​L’Institut national de la météorologie (INM) a appelé à la vigilance sur les routes pour la nuit du vendredi 27 février et la matinée du samedi 28 février 2026.

​Selon les prévisions de l’INM, les conditions atmosphériques seront propices à l’apparition d’un brouillard localement dense qui touchera principalement le Nord du pays, les zones orientales du Centre et du Sud

​Le brouillard sera particulièrement épais dans les zones côtières et les dépressions, entraînant une chute de la visibilité horizontale à un niveau critique de moins de 200 mètres, alerte l’Institut en affirmant qu’une amélioration est attendue en milieu de matinée.

​Pour les usagers de la route la prudence est de mise et ces derniers sont notamment appelés à réduire leur vitesse, à respecter les distances de sécurité et à utiliser les feux de brouillard.

Y. N.

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Tunis | Les peines prononcées contre les frères Karoui

La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis a prononcé un jugement par contumace à l’encontre des frères Nabil et Ghazi Karoui.

En fuite, ces derniers ont été condamnés chacun à une peine de 14 ans de prison ferme avec exécution immédiate et ont également écopé de plusieurs amendes dont le montant total dépasse 37 millions de dinars tunisiens, selon une source citée par Mosaïque FM ce vendredi 27 février 2026.

Les frères Karoui ont été reconnus coupables dans des affaires de blanchiment d’argent, de corruption financière et d’évasion fiscale et la justice a également décidé la confiscation de leurs comptes bancaires et leurs biens, selon le jugement rendu hier soir.

Y. N.

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Le Tunindex a poursuivi vendredi sa tendance haussière

Dans un marché dynamique, le Tunindex a poursuivi vendredi sa tendance haussière, se hissant de 0,34 % à 15 174,64 points dans un volume soutenu de 12,4 MD, selon l’intermédiaire en bourse, Tunisie Valeurs.Le titre SOTUVER a chapeauté le palmarès de la cote. L’action du verrier s’est envolée de 5,4 % à 15,970 D, dans […]

Pour une vision audacieuse de la Tunisie de demain

Le paradoxe de la Tunisie actuelle est d’appeler au renouveau tout en s’accrochant aux choix et vestiges du passé, notamment dans le domaine économique où elle affiche aujourd’hui ses plus fortes fragilités.

Elyes Kasri *

En dépit des rêves éveillés et des incantations exaltées des idéologues incurables, la Tunisie d’aujourd’hui est, comme beaucoup d’autres pays, confrontée à des défis de modernisation et de repositionnement dans un monde en pleine mutation vers des rapports et équilibres encore flous et incertains.

Face aux choix qui s’imposent avec une grande acuité, la Tunisie semble faire preuve de frilosité et de manque de vision, avec une prédilection pour les anciens choix économiques, espérant remettre en marche des dynamiques anciennes, relevant d’une époque révolue ou d’options qui l’ont menée à sa précarité actuelle.

Un avantage géographique réduit à néant

Si la production et la distribution nécessitent une nouvelle vision loin des mythes fondateurs de la deuxième moitié du siècle dernier, le transport, grande faiblesse qui réduit à néant l’avantage géographique de la Tunisie, a grandement besoin d’une vision futuriste d’une Tunisie hub de production, de service et de savoir, loin des replâtrages des modèles et choix du passé.

Outre une politique tous azimuts du ferroviaire urbain et interurbain, avec tous les gains envisageables en mobilité, énergie, coûts de tout genre et qualité de l’environnement, la Tunisie devrait repenser le modèle des points d’entrée portuaires et aéroportuaires en hubs multimodaux de services.

Il faut se rendre à l’évidence que l’aéroport de Tunis-Carthage représente une nuisance et un handicap au développement immobilier du grand Tunis et que sa place est ailleurs, dans la périphérie de Tunis (Utique ou Jebel Ressas ou ailleurs).

Pour sa part, le choix d’Enfidha pour le grand port tunisien en eau profonde aurait été politique sous le règne de feu Ben Ali et ne pourrait être situé, selon de nombreux experts tunisiens et étrangers, qu’à Bizerte dont seul Jules Ferry avait saisi la valeur stratégique.

Le paradoxe de la Tunisie actuelle est d’appeler au renouveau tout en s’accrochant aux choix et vestiges du passé.

Pour être conséquent, il serait judicieux de faire un constat serein des limites et insuffisances des choix du passé pour éviter d’en perpétuer les retours négatifs en osant concevoir une vision audacieuse de la Tunisie de demain.

* Ancien ambassadeur.

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Natation | Rami Rahmouni a-t-il fait un mauvais choix ?

La polémique suscitée par le choix de Rami Rahmouni, grand espoir junior de la natation tunisienne, qui a opté pour l’Arabie saoudite comme nationalité sportive, n’a pas de raison d’être. Et pour cause…

Latif Belhedi

Dire que le nageur de 17 ans a privilégié son intérêt financier sur celui, sportif, de son pays natal, est inexact. Car le nageur n’a pas fait ce choix de gaieté de cœur, ou pour seulement gagner de l’argent. Il l’a fait pour se donner les moyens de ses ambitions sportives que son pays natal risquerait, malheureusement, de ne pas lui fournir suffisamment, d’autant plus qu’il se donne pour objectif d’atteindre le niveau de l’excellence sportive internationale.

Quand on connaît les difficultés qu’ont rencontrées ces dernières années les champions olympiques ou du monde tunisiens, tels les nageurs Ahmed Ayoub Hafnaoui et Ahmed Jaouadi, à financer leurs entraînements, leurs voyages et leurs participations aux tournois internationaux, on comprend les craintes de Rami Rahmouni et on ne peut que le conforter dans le choix d’une nationalité sportive autre, l’Arabie saoudite en l’occurrence, qui lui épargnera ce genre de tracasseries extra-sportives risquant de contrarier sa marche vers les podiums, et lui donnera les moyens d’aller le plus loin possible sur la voie qu’il s’était choisie : celle des titres mondiaux.

Sur un autre plan, le choix de Rami Rahmouni de concourir sous le drapeau de l’Arabie saoudite, pays qui lui en a donné la possibilité, est dicté aussi par une considération d’opportunité sportive. Car un pays n’a le droit d’aligner que deux représentants dans une finale olympique en natation. Or, explique un spécialiste de la discipline, et sauf énorme surprise, Ahmed Jaouadi et Ahmed Ayoub Hafnaoui seront très probablement les représentants de la Tunisie en finales des 800m et 1500m NL (et peut être du 400 aussi pour le second) lors des prochaines joutes olympiques, ce qui empêchera Rahmouni de concourir dans ces mêmes distances de demi-fond s’il concourait sous la bannière tunisienne. En portant les couleurs de l’Arabie Saoudite, il aurait sans doute plus se chance de se qualifier à la finale et, pourquoi pas, rivaliser ses «anciens» compatriotes.

Pour le reste, c’est-à-dire l’essentiel, l’attachement de Rami Rahmouni à son pays natal, pas plus que l’amour de ses parents, personne ne l’arrachera du cœur pour tout l’argent du monde.

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Ramadan en Tunisie | Une société sous tension 

Dans de nombreuses villes du monde musulman, le Ramadan est un mois de lumière. Les rues s’illuminent, les marchés s’animent à la tombée du jour, les citoyens se réunissent dans une atmosphère de fête contenue. Le jeûne y est perçu comme une discipline spirituelle, certes exigeante, mais enveloppée d’un imaginaire collectif de joie et de partage. En Tunisie, l’expérience semble souvent différente. Explications… (Ph. L’heure de rupture du jeûne pendant Ramadan: la délivrance!)

Manel Albouchi

À mesure que le soleil décline, une autre tension apparaît : impatience dans les embouteillages, irritabilité dans les commerces, susceptibilités exacerbées dans les foyers.

Ce phénomène a un nom en arabe tunisien, la «h’chicha» (nervosité liée à la faim), souvent attribué à la fatigue ou à la faim, mérite pourtant une lecture plus profonde. Car le Ramadan tunisien agit moins comme une simple pratique religieuse que comme un révélateur psychique et social. 

 Le mois du manque 

Le jeûne est, par définition, une expérience du manque. Manque de nourriture, d’eau, de sommeil. Mais lorsque ce manque physiologique entre en résonance avec d’autres formes de privation : économique, sociale, symbolique, il prend une dimension plus vaste. 

La Tunisie traverse depuis plusieurs années une fragilité économique persistante. Inflation, précarité, incertitude. Le Ramadan, loin d’atténuer cette réalité, la met en relief. Les dépenses alimentaires augmentent, les attentes sociales se renforcent, la pression d’offrir une table «digne» devient plus intense. 

Le manque n’est plus seulement corporel. Il devient existentiel. Et lorsque les manques se superposent, ils ne s’additionnent pas : ils se multiplient. 

L’anxiété du manque 

Ce que l’on observe alors n’est pas uniquement de l’irritabilité liée à la faim. C’est ce que l’on pourrait appeler une «anxiété du manque», la crainte diffuse de ne pas avoir assez : assez de ressources, assez de reconnaissance, assez de valeur morale. 

Cette anxiété est alimentée par plusieurs couches :  une pression économique tangible ; un regard social omniprésent ; une religiosité parfois vécue dans le registre de la crainte plutôt que de la conscience. 

Dans ce contexte, le Ramadan peut devenir un espace où s’intensifie le sentiment d’insuffisance. Ne pas être à la hauteur économiquement. Ne pas être un croyant suffisamment pieux. Ne pas correspondre aux attentes implicites. 

La peur du jugement «social ou divin» transforme l’expérience intérieure du jeûne. 

Pourquoi cette hypersensibilité ?

La psychanalyse offre une clé de lecture éclairante. Le psychiatre britannique Wilfred Bion décrivait la «fonction alpha» comme la capacité de transformer une émotion brute en pensée. Lorsque le nourrisson supporte l’absence du sein, il en crée une image mentale. Cette image constitue la première forme de pensée : une manière de tolérer le manque. Mais si l’absence devient insupportable, l’angoisse ne se transforme pas. Elle se décharge. 

À l’échelle individuelle comme collective, le Ramadan agit comme un test de cette capacité. Si le manque est symbolisé, il devient intériorité, maturation, spiritualité. S’il déborde les capacités psychiques, il se traduit par agitation, agressivité ou panique. 

L’irritabilité n’est pas le signe d’une faiblesse morale. Elle est souvent l’indice d’un espace intérieur saturé. 

Contrôle et conformisme 

Dans la société tunisienne, le Ramadan est également traversé par une forte dimension normative. Beaucoup jeûnent non seulement par conviction, mais aussi par conformité. Le regard des autres pèse lourd. La différence expose. 

Or, lorsque la pratique religieuse est motivée principalement par la peur : peur du jugement social, peur de la condamnation divine, elle génère une tension interne supplémentaire. Le contrôle devient externe, rigide, défensif. 

À l’inverse, lorsqu’il est intériorisé, le contrôle devient maturation. La même pratique peut alors produire apaisement plutôt que crispation. 

La nuance est invisible de l’extérieur. Mais psychiquement, elle est déterminante. 

Sublimation ou décharge 

Le jeûne mobilise une énergie considérable : pulsionnelle, émotionnelle, corporelle. Cette énergie peut suivre deux voies. Elle peut se décharger sous forme d’irritabilité, de conflits, de susceptibilité exacerbée. Ou elle peut être sublimée : transformée en création, en prière consciente, en solidarité, en réflexion, en production artistique ou intellectuelle. 

La sublimation n’est pas automatique. Elle suppose un minimum de sécurité intérieure. Or, dans un contexte économique et social fragilisé, cette sécurité fait parfois défaut. 

Ramadan comme révélateur 

Il serait erroné de considérer que le Ramadan crée la tension. Il la révèle. 

Dans des sociétés où le tissu social est stable et la sécurité économique relativement assurée, le mois sacré peut être porté par un imaginaire collectif festif et contenant. 

En Tunisie, le Ramadan agit comme un amplificateur. Il met en lumière les fragilités préexistantes : anxiété économique, rigidité normative, hypersensibilité au regard social. Mais il offre également une possibilité. Car la capacité à supporter le manque sans se désorganiser est au cœur de toute maturation psychique. Supporter l’absence sans se décharger immédiatement ; transformer la frustration en pensée. Et faire du vide un espace de conscience. 

Une épreuve de maturité collective 

Le véritable enjeu n’est pas de savoir si les Tunisiens sont «rapides à la détente » en Ramadan. Il est de comprendre ce que cette réactivité dit d’un climat intérieur et collectif. 

Avons-nous appris, individuellement et collectivement, à tolérer le manque sans nous effondrer ? Avons-nous développé suffisamment d’espace intérieur pour symboliser plutôt que réagir ? La foi est-elle vécue comme une contrainte extérieure ou comme une construction intérieure ? 

Le Ramadan, en Tunisie, est moins un mois religieux qu’une épreuve de maturité psychique collective. 

Et peut-être est-ce précisément dans cette tension que réside son potentiel : non pas seulement comme rituel, mais comme laboratoire de transformation.

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Jeûne du Ramadan | Prudence pour les insuffisants cardiaques  

«Le Ramadan est un mois de spiritualité, mais aussi un moment qui modifie profondément nos habitudes alimentaires, hydriques et de sommeil. Chez le patient insuffisant cardiaque, ces changements peuvent être neutres… ou parfois déstabilisants», note Dr Faouzi Addad, professeur en cardiologie, qui donne dans le post Facebook reproduit ci-dessous des indications et des conseils pour les patients atteints du cœur en vue d’un jeûne sans problèmes.

Ce qu’il faut comprendre, c’est que le jeûne entraîne une réduction des apports hydriques pendant la journée avec augmentation de la viscosité sanguine ; une concentration hormonale différente (en particulier le système rénine-angiotensine) ; une modification du rythme veille-sommeil ; et parfois des excès alimentaires le soir.

Chez un patient stable, cela peut être bien toléré, mais chez un patient fragile, cela peut favoriser la déshydratation, l’hypotension, l’insuffisance rénale fonctionnelle et une surcharge si excès de sel à l’iftar, le repas de rupture du jeûne.

Pour le traitement, il y a quelques principes simples à suivre et des règles à respecter : les diurétiques plutôt après l’iftar ; l’hydratation répartie entre iftar et souhour ; une surveillance quotidienne du poids ; et un contrôle de la tension et du pouls.

Cependant, il convient d’arrêter le jeûne immédiatement s’il y a un essoufflement inhabituel, une prise de poids rapide (>2 kg en 48h), malaise, vertige ou fatigue extrême.

Au final l’idée qu’un patient insuffisant cardiaque ne doit jamais jeûner est fausse : si la maladie est stable et suivie médicalement, cela peut être possible, mais la décision doit être personnalisée, jamais automatique.

Le Ramadan n’est pas une épreuve pour le cœur. Il doit être vécu avec sagesse, équilibre et avis médical.

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Gabès et la nouvelle culture protestataire en Tunisie

Comment la campagne Stop Pollution–Gabès transforme-t-elle un épisode de pollution aiguë en conflit socio-écologique structuré ? C’est pour répondre à cette question que l’auteur a réalisé une étude publiée en anglais publiée sur le site de l’Arab Reform Initiative, dont nous avons traduit les extraits ci-dessous.

Sofiane Jaballah *

Depuis l’implantation du complexe chimique en 1972,Gabès s’est imposée comme l’un des foyers emblématiques de la conflictualité écologique en Tunisie. La dégradation progressive des oasis, la pollution atmosphérique et marine, la multiplication des maladies respiratoires et des cancers ont façonné, chez une partie de la population, le sentiment de vivre dans un territoire sacrifié au nom d’un modèle de développement imposé d’en haut. Cette situation nourrit un vécu d’injustice environnementale et de vulnérabilité sociale, où se croisent enjeux sanitaires, économiques, territoriaux et symboliques.

Un moment de rupture

Les épisodes d’asphyxie collective de l’automne 2025, touchant notamment des élèves, s’inscrivent dans ce contexte de crise prolongée, mais prennent la forme d’un moment de rupture : un événement qui rend visible ce qui était déjà ressenti, et qui transforme un risque chronique en sujet de conflit public.

C’est dans cette séquence que la campagne Stop Pollution–Gabès se déploie, au croisement entre mobilisation citoyenne, production de contre-discours et remise en cause du modèle chimico-industriel dominant.

Ce papier analytique et critique, se propose d’interroger ce que cette campagne fait à la fois au conflit écologique local, et à la culture contestataire tunisienne. Il s’agit d’en analyser les formes d’action, les cadrages, les acteurs et les registres de politisation qu’elle met en jeu, dans un contexte national marqué par la fermeture du champ politique et la recomposition des modes de protestation.

Les questions de recherche peuvent être formulées ainsi : Comment la campagne Stop Pollution–Gabès transforme-t-elle un épisode de pollution aiguë en conflit socio-écologique structuré ? Quels cadrages du problème, quels adversaires, quels horizons de solution construit-elle, et avec quels répertoires d’action ? Comment cette campagne redéfinit-elle les formes de politisation en Tunisie post-2011, en contestant moins un gouvernement qu’un modèle de développement, et en faisant de la revendication d’un air respirable et d’une vie sans cancer un nouveau langage du politique ?

Recomposition de la culture contestataire

La séquence ouverte à Gabès à l’automne 2025 montre que l’on ne peut plus saisir les mobilisations locales uniquement à partir des vieux schèmes de la «protestation sociale» pour l’emploi ou contre la cherté de la vie.

En transformant un épisode aigu de pollution, des asphyxies d’élèves, des fuites de gaz, une panique sanitaire, en campagne de mouvement social structurée, Stop Pollution-Gabès donne à voir une recomposition profonde de la culture contestataire tunisienne.

La campagne ne surgit ni dans le vide, ni sur le seul registre de l’émotion : elle s’inscrit dans une histoire longue d’injustice environnementale documentée par la recherche, dans des décennies de sacrifices imposés au nom de l’industrialisation, et dans un sentiment durable de relégation territoriale. C’est parce que ce «déjà-là» scientifique, sanitaire et social existe que l’événement de 2025 peut fonctionner comme bifurcation et non comme simple fait divers.

L’analyse a montré que Stop Pollution-Gabès répond aux critères d’une campagne de mouvement social au sens de Tilly et Tarrow : séquence de revendications publiques continues, cadrage cohérent du problème, désignation d’adversaires, répertoire d’action diversifié, alliances multi-sectorielles, inscription dans la durée.

Le travail de cadrage est central : diagnostic d’un modèle de développement toxique, identification de responsables (complexe chimique, choix étatiques, déni institutionnel), formulation d’un horizon alternatif fondé sur le droit à la vie, à la santé et à un environnement non mortifère. Cette opération de framing permet de passer d’une indignation localisée à une cause partagée, trans-classe et trans-générationnelle, dont les slogans, les visuels et les hashtags fixent la grammaire («Nous voulons vivre» ; «Gabès s’asphyxie» ; «Démanteler les unités »).

Loin d’être «apolitique», cette campagne repolitise autrement : non pas en se positionnant sur l’axe classique régime/opposition, mais en contestant le cœur des politiques publiques de développement.

La comparaison avec la [campagne protestataire antérieure] Manich Msameh éclaire cette spécificité. Là où Manich Msameh visait un objectif défensif et ad hoc, empêcher une loi de réconciliation perçue comme un retour des élites corrompues, Stop Pollution–Gabès porte un projet de transformation radicale du modèle socio-économique. Moins politisé en apparence (absence de partis, de mots d’ordre sur le changement de régime, revendication d’«apolitisme»), le mouvement est en réalité plus politique dans son contenu : il ne conteste pas seulement un texte de loi ou un gouvernement, mais un régime de production du social qui accepte la maladie et la mort comme externalités ordinaires de la croissance. La revendication ne porte plus sur «plus d’emplois» dans un complexe chimique premier employeur de la région, mais sur le refus d’un emploi et d’une richesse qui tuent. En ce sens, Gabès propose une bifurcation écologique de la contestation.

Un projet de transformation radicale

Le rôle de certains acteurs collectifs et individuels, comme l’UGTT régionale et des figures civiques, apparaît décisif dans cette transformation. La centrale syndicale confère au mouvement un surcroît de légitimité, de capacité d’organisation et de puissance numérique, en certifiant que la cause écologique relève aussi de la justice sociale et du monde du travail. De son côté, un ingénieur-activiste comme Ammar incarne la montée en puissance d’un leadership expert qui articule contre-expertise scientifique, indignation morale et répertoires numériques, reliant l’échelle locale à des registres transnationaux de justice environnementale. Ensemble, ces ressources prolongent le conflit au-delà du moment de crise, le traduisent en campagne d’un mouvement social et lui donnent une épaisseur stratégique qui dépasse largement la seule réaction à l’événement.

Enfin, la trajectoire de la relation entre Stop Pollution-Gabès et la présidence de la République montre comment un conflit socio-écologique peut reconfigurer les lignes de la légitimité politique.

En ouvrant la «boîte de Pandore» par un second discours qui criminalise implicitement la mobilisation, le président rompt symboliquement avec une partie de la population de Gabès qui voyait encore en lui un possible allié. Celui qui se disait porteur de la volonté populaire devient, pour beaucoup, l’incarnation d’un État qui persiste à asphyxier une région au nom de la rentabilité industrielle.

La politisation se déplace alors : du modèle de développement vers la figure présidentielle elle-même, sans que le mouvement ne bascule pour autant dans une opposition partisane classique. C’est là l’un des apports majeurs de ce cas : montrer comment, dans la Tunisie post-2011, la conflictualité écologique devient un nouveau langage du politique, capable de déplacer les frontières entre gouvernants et gouvernés, entre «peuple» et «élites», entre centre et périphérie.

Cet article invite à considérer Gabès non comme une «exception écologique», mais comme un laboratoire socio-politique. Il suggère que les futurs conflits centraux ne porteront peut-être plus d’abord sur le partage du pouvoir institutionnel ou sur la seule question de l’emploi, mais sur la possibilité matérielle de vivre, de respirer et de rester sur place. Autrement dit, la lutte de Gabès ne réclame pas seulement la fermeture d’unités polluantes : elle met en scène, au présent, une bataille pour définir ce que «vivre dignement» signifie dans une Tunisie traversée par la crise climatique, les inégalités territoriales et l’épuisement des modèles de développement hérités.

Au-delà de l’analyse rétrospective, la séquence ouverte par Stop Pollution–Gabès invite à une projection prudente mais sociologiquement fondée. Par sa structuration horizontale, son inscription territoriale profonde et la nature même de ses revendications, la campagne semble porteuse d’un horizon stratégique difficilement neutralisable par les instruments classiques du pouvoir.

Revendiquer le droit de respirer, de vivre sans maladie et sans mort prématurée, ne renvoie ni à une idéologie ni à une doctrine religieuse, il s’agit d’une exigence vitale, transversale, qui excède les clivages politiques ordinaires et échappe aux dispositifs habituels de délégitimation.

Forte de plus d’une décennie d’expérience militante, de savoirs accumulés, de mémoire des promesses non tenues et de pratiques de mobilisation éprouvées, Stop Pollution–Gabès ne se contente plus de réagir aux crises ; elle anticipe, documente, organise et inscrit le conflit dans la durée.

Face à un système politique qui multiplie les tactiques de court terme sans proposer de stratégie crédible de sortie du modèle extractiviste, la campagne dessine progressivement un futur possible : celui d’une ville affranchie du complexe chimique, non comme utopie abstraite, mais comme trajectoire construite par la praxis collective. En ce sens, Gabès avance, lentement, «conflictuellement», mais résolument, vers la reconfiguration de son destin urbain, écologique et social, faisant de la justice environnementale non plus une revendication marginale, mais un principe organisateur du devenir politique local.**

* Sociologue, chercheur à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC-Tunis).

** Le titre et les intertitres sont de la rédaction.

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Veillées ramadanesques | Spectacle Al Hadhra à l’IFT à Sousse

Dans le cadre de ses « Veillées ramadanesques », l’Institut français de Tunisie (IFT) à Sousse transforme sa grande cour pour une soirée riche en spiritualité et en art ce samedi.

Au programme : Al Hadhra, le spectacle de la troupe des « Ouled Bouraoui » pour une immersion totale dans le rituel collectif issu de la tradition soufie, mêlant chants, rythmes et spiritualité. tunisien.

Plus qu’un simple concert, la Hadhra est un voyage sensoriel où se mêlent chants liturgiques et invocations poétiques, rythmes percutants des instruments traditionnels et spiritualité.

Le rendez-vous est fixé pour ce samedi 28 février 2026 à 21h, et l’entrée est libre (les places sont limitées, il est donc conseillé d’arriver tôt).

Y. N.

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Migration & retour volontaire | « Rentrer chez soi, repartir à zéro » (OIM)

Il y a quatre ans, Youssouf quittait la Guinée avec l’espoir de construire un avenir meilleur en Europe. Bien que son voyage ne se soit pas déroulé comme prévu, son retour au pays aujourd’hui ne marque pas la fin de son histoire.

De même, Dossou, originaire de la Côte d’Ivoire, s’était lancée dans un parcours pour s’assurer un avenir meilleur. Après mûre réflexion, elle a choisi de rentrer chez elle avec son fils.

Le 25 février 2026, tous trois figuraient parmi les 309 migrants guinéens et ivoiriens qui sont rentrés en toute sécurité dans leur pays d’origine grâce à deux vols charters organisés dans le cadre du programme d’Aide au Retour Volontaire et à la Réintégration (AVRR) de l’OIM Tunisie.

« Après mûre réflexion, j’ai décidé de retourner dans mon pays. L’OIM m’a apporté un accompagnement complet, à mon fils et à moi en nous fournissant des soins médicaux et des conseils psychologiques, mais aussi en organisant notre retour en toute sécurité et une aide à la réintégration. Avec le soutien de l’OIM, j’ai aujourd’hui hâte d’ouvrir un salon de beauté et de recommencer une nouvelle vie. Cette assistance m’a donné la confiance et le courage de prendre un nouveau départ.», confie Dossou.

Conformément aux procédures de l’OIM, les bénéficiaires reçoivent une assistance personnalisée avant, pendant et après leur retour, notamment une assistance médicale et psychosociale, des moyens de subsistance durables et une prise en charge individuelle.

À leur arrivée, ils bénéficieront d’une prise en charge post-arrivée et d’un soutien à la réintégration, comprenant des services d’accueil structurés, une assistance directe pour répondre à leurs besoins immédiats et l’élaboration de plans de réintégration personnalisés. L’objectif n’est pas seulement de garantir un retour sécurisé, mais aussi de les aider à reconstruire leur vie dans la dignité et la confiance.

« Grâce à l’aide à la réintégration de l’OIM, je vais lancer un projet agricole dans mon village en utilisant des technologies modernes. L’OIM ne m’a pas seulement aidé à rentrer chez moi, elle m’a également donné l’espoir de construire un avenir durable dans mon pays. C’est un véritable nouveau départ », témoigne Youssouf.

Le programme d’aide au retour volontaire et à la réintégration (AVRR) de l’OIM Tunisie bénéficie du soutien de l’Union européenne et des gouvernements d’Autriche, de la République tchèque, d’’Italie, de France, des Pays-Bas, de Suède et du Royaume-Uni.

Communiqué

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Elmed | La Tunisie et ses partenaires européens intensifient les préparatifs à Bruxelles

À l’occasion d’un workshop dédié aux réseaux électriques et aux énergies renouvelables, les responsables tunisiens du secteur de l’énergie ont rencontré leurs homologues belges et européens à Bruxelles

Ce déplacement, soutenu par l’ambassade de Tunisie en Belgique, marque une étape clé dans l’acquisition du savoir-faire technique nécessaire à la gestion future du projet Elmed.

A cette occasion, Sahbi Khalfallah, Ambassadeur de Tunisie à Bruxelles, a reçu une délégation du ministère tunisien de l’Industrie, de l’Energie et des Mines et de responsables à la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).

Pour rappel, le projet Elmed est une infrastructure monumentale décrite comme un «pont énergétique» entre l’Italie (station de Partanna en Sicile) et la Tunisie ( Mlaabi dans le Cap Bon), qui reliera les grands systèmes électriques de l’Europe et de l’Afrique du Nord.

Sur une longueur totale d’environ 220 kilomètres (dont environ 200 km en câble sous-marin) avec une capacité de 600 MWh ce «pont énergétique» sera construit dans le plein respect de l’environnement et vise « à assurer une plus grande sécurité, durabilité et résilience dans l’approvisionnement en énergie, ainsi que le développement des échanges d’électricité produite à partir de sources renouvelables ».

Y. N.

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