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La Tchéquie dans le Top 10 des investisseurs étrangers en Tunisie

TIA et FIPA, citées par l’ambassade de la République tchèque à Tunis, font état d’une progression de plus de 30 % des investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie sur l’ensemble de l’année 2025.

Le secteur industriel a capté plus de 62 % du total des IDE enregistrés sur la période. Il s’impose ainsi comme le principal destinataire de ces flux.

Dans le cadre de cette embellie, l’agriculture a connu une dynamique notable. Certes, sa part dans les investissements étrangers reste modeste, mais les volumes investis dans ce secteur ont plus que triplé en un an. De plus, le nombre d’emplois générés dans le cadre des projets à capitaux étrangers y a été multiplié par plus de dix sur la même période.

Enfin, une large part des projets recensés correspond à des extensions d’unités déjà opérationnelles. Les investisseurs choisissent ainsi de consolider leurs positions sur le marché tunisien.

La France, l’Allemagne et l’Italie occupent les trois premières positions du palmarès des investisseurs étrangers. Les Pays-Bas et les États-Unis suivent. De son côté, la République tchèque a intégré le groupe des dix premiers contributeurs en 2025. D’ailleurs, Martin Trojan, conseiller économique à l’ambassade tchèque de Tunis, indique que cette présence reflète « l’intérêt constant des entreprises tchèques pour le marché tunisien ainsi que leur présence durable dans le pays ».

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BIAT : la capitalisation boursière dépasse 5,8 milliards de dinars

Le titre phare de la place tunisienne poursuit son ascension. À la clôture des marchés ce mercredi 25 février 2026, la Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) a vu sa valorisation boursière franchir le cap symbolique des 5,8 milliards de dinars. Consolidant ainsi son rang de valeur de référence du Tunindex.

Établi à 142,800 dinars en fin de séance, le cours de l’action BIAT traduit une dynamique d’appréciation soutenue depuis le début de l’exercice. Sur les seuls deux premiers mois de 2026, le titre accuse une hausse de 28,65 %, une trajectoire qui fait suite à un exercice 2025 déjà marqué par une progression de 24,69 %. Cette séquence de gains consécutifs place la banque parmi les valeurs les plus performantes de la cote tunisienne.

Des fondamentaux solides en soutien

L’engouement des investisseurs trouve une assise dans les résultats dégagés lors du dernier exercice annuel. La BIAT a enregistré en 2025 un Produit Net Bancaire atteignant 1,6 milliard de dinars, niveau qui atteste de la régularité de sa capacité bénéficiaire. C’est en partie sur cette base opérationnelle que repose la confiance du marché, dans un environnement financier tunisien qui demeure sous pression structurelle.

Première capitalisation de la Bourse de Tunis, l’institution s’impose également comme l’un des premiers contributeurs à la performance de l’indice de référence national.

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Tunisie – Oman : la BCT intègre le rial omanais au tableau officiel des devises

La Banque centrale de Tunisie (BCT) a transmis aux intermédiaires agréés une note détaillant les caractéristiques techniques et les éléments de sécurité des billets de banque d’Oman de la sixième série, actuellement en circulation.

Cette communication fait suite à l’inscription du rial d’Oman au tableau des devises cotées en dinar tunisien pour les opérations au comptant et sur billets de banque et chèques de voyage, intervenue par la note n° 22 du 29 janvier 2026.

Le rial omanais, monnaie officielle du Sultanat d’Oman, est subdivisé en 1 000 baisa. La sixième série comprend sept coupures : 100 baisa, 0,5 rial, 1 rial, 5 rials, 10 rials, 20 rials et 50 rials. Les billets se distinguent par des motifs illustrant l’identité nationale et les monuments historiques et économiques d’Oman, avec des couleurs et dimensions différenciées selon les coupures pour faciliter leur identification.

La BCT invite donc les intermédiaires agréés à consulter le site officiel de la Banque centrale d’Oman (cbo.gov.om) pour tout complément d’information sur les spécificités techniques et les dispositifs de sécurité des billets concernés.

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TGV, aéroports, liaison ferroviaire et port en eaux profondes : les piliers du Plan 2026-2030

Un conseil ministériel restreint, réuni mercredi 25 février 2026 au Palais du gouvernement à La Kasbah, a passé en revue plusieurs projets stratégiques appelés à être inscrits au Plan de développement 2026-2030, avec pour mot d’ordre l’accélération de leur mise en œuvre.

Selon un communiqué de la présidence du gouvernement, quatre projets structurants ont été examinés : le train à grande vitesse (TGV) et son corridor ferroviaire à haute performance reliant le nord au sud du pays; la liaison ferroviaire entre l’aéroport international Tunis-Carthage et le centre-ville de Tunis; l’extension de cet aéroport; ainsi que la réalisation d’un port en eaux profondes assorti d’une zone logistique à Enfidha.

Tout d’abord, il y a le projet de TGV et de corridor ferroviaire à haute performance. Il est présenté comme un levier stratégique de cohésion territoriale. Il vise à désenclaver les régions et à assurer une continuité ferroviaire du nord au sud, de Bizerte à Ben Guerdane. Tout en connectant les principaux pôles urbains, les infrastructures publiques, les ports et les zones logistiques.

Le tracé prévoit une interconnexion avec le réseau ferroviaire algérien à Annaba, via les lignes 1 et 2 (Tabarka – Nefza – Mateur – Jedaida). Puis son prolongement à travers une nouvelle infrastructure jusqu’à Ras Jedir, en passant par Mareth et Médenine, avec un raccordement au port de Zarzis.

Au-delà de son impact sur le développement économique, social et l’emploi, cette ligne constituerait une base pour une intégration future de la Tunisie à des réseaux ferroviaires régionaux plus larges, consolidant son ancrage maghrébin et africain.

Une liaison ferroviaire en trois phases vers l’aéroport

Ensuite, la liaison ferroviaire entre l’aéroport international Tunis-Carthage et le centre-ville sera réalisée en trois phases, selon le tracé proposé par la Société des transports de Tunis (Transtu).

La première phase reliera l’avenue de la République à la Perle du Lac puis à l’aéroport, sur huit kilomètres. La deuxième phase s’étendra sur 10 kilomètres entre la Perle du Lac et Kram-Ville (zone d’activités Kheireddine). Quant à la troisième phase, elle desservira les quartiers des Jardins de Carthage, d’Aïn Zaghouan et de Bhar Lazreg (hôpital Mongi Slim), sur quatre kilomètres.

Parallèlement, la Transtu a lancé une consultation pour l’acquisition de 30 nouvelles rames de métro afin d’exploiter conjointement le réseau existant et la future ligne aéroportuaire. Le programme de modernisation du transport ferroviaire urbain prévoit également la réhabilitation de 80 rames, la maintenance lourde de 55 rames et l’acquisition de 15 rames supplémentaires.

Une capacité aéroportuaire portée à 18,5 millions de passagers

De son côté, le projet d’extension et de réaménagement de l’aéroport international Tunis-Carthage ambitionne de porter sa capacité d’accueil à 18,5 millions de passagers à l’horizon 2030.

Actuellement, l’aéroport concentre près de 60 % du trafic global des aéroports tunisiens, avec plus de 7,2 millions de passagers par an, et plus de 75 % du trafic des aéroports exploités par l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA).

Le projet comprend la construction d’un nouveau terminal d’une capacité annuelle de 11 millions de passagers, la réhabilitation et l’extension partielle du terminal existant pour porter sa capacité à sept millions de passagers. Ainsi que l’aménagement du terminal 2 afin d’augmenter sa capacité d’environ 500 000 passagers supplémentaires par an.

Enfidha : un port en eaux profondes et une zone logistique de 3 000 hectares

Par ailleurs, le projet de port en eaux profondes à Enfidha s’étendra sur 3 000 hectares, dont 1 000 hectares dédiés à l’enceinte portuaire et 2 000 hectares à une zone logistique et de services.

Ce complexe stratégique vise à renforcer les échanges commerciaux et à dynamiser l’économie nationale. Conçu selon les standards internationaux et situé au cœur du bassin méditerranéen, il devrait générer environ 52 000 emplois.

Le projet prévoit un port à conteneurs en eaux profondes capable d’accueillir des navires de grande capacité, adossé à une zone de services logistiques et industriels, et relié aux réseaux routiers, autoroutiers et ferroviaires. Il entend concilier performance économique et exigences environnementales, afin de positionner la Tunisie comme un hub logistique et commercial majeur en Méditerranée et de renforcer sa compétitivité régionale.

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Huile d’olive : envolée des ventes à l’export

130,9 mille tonnes d’huile d’olive tunisienne ont été exportées, au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, contre 84,1 mille tonnes au cours de la même période de la campagne précédente, ce qui correspond à une hausse de 55,7 %, selon l’Observatoire national de l’agriculture (ONAGRI). La quantité de l’huile d’olive conditionnée représente seulement 11,6 %, le reste est exporté en vrac (88,4 %).

En valeur, la recette des exportations enregistrée durant les trois premiers mois de la campagne 2025/2026 est de 1 621,2 millions de dinars (MDT) contre 1 202,3 MDT durant la même période de la campagne précédente, soit une augmentation de 34,8 %.

 Seulement 15,7 % de la recette proviennent des exportations de l’huile d’olive conditionnées.

En janvier dernier, le prix moyen de l’huile d’olive a chuté de 3,2 % par rapport à la même période de la campagne précédente, passant de 12,33 D/kg à 11,94 D/kg.

Selon les catégories, les prix varient entre 8,81 D/kg et 16,69 D/kg. Comme toujours, c’est le marché européen (UE) qui en détient la plus grande part avec 55,4 % du volume des exportations, viennent ensuite l’Amérique du Nord (21,1 %), l’Asie (12,1 %) et l’Afrique avec seulement 7,5 %.

Le 1er pays importateur de l’huile d’olive tunisienne est l’Espagne avec une part de 30,9 % des quantités exportées durant les trois premiers mois de la campagne, suivi par l’Italie (18,9 %) et l’USA (16,8 %).

Exportation de 12,6 mille tonnes d’huile d’olive biologique d’une valeur d’environ 170,8 MDT (durant les trois premiers mois de la campagne 2025-2026)

Pour les exportations d’huile d’olive biologique, au cours des trois premiers mois de la campagne 2025/2026, le volume des exportations a atteint 12,6 mille tonnes d’une valeur d’environ 170,8 MDT.

Néanmoins, la part de l’huile d’olive biologique conditionnée n’a pas dépassé les 7,9% du volume de l’huile d’olive biologique exportée.

Quant au prix, la moyenne du prix de l’huile d’olive biologique atteint est de 13,60 D/kg variant entre 12,74 D/kg pour le vrac et 23,62 D/kg pour le conditionnée.

Le 1er pays importateur de l’huile d’olive biologique tunisienne est l’Italie avec une part de 42 % des quantités exportées durant les trois premiers mois de la campagne 2025/2026, suivi par l’Espagne (22 %), la France (16 %) et l’USA (12 %).

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Loyers agricoles : attestation obligatoire et échéance fixée au 31 décembre 2026

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adressé une circulaire aux commissariats régionaux au développement agricole. Ce texte précise l’application de l’article 58 de la loi n°17-2025 du 12 décembre 2025, relative à la loi de finances pour 2026.

La mesure permet d’exonérer ou de rééchelonner les loyers dus par certains locataires de terres domaniales. Elle vise les exploitants touchés par la sécheresse et la pénurie d’eau d’irrigation. Le dispositif s’applique à des profils déterminés. Il concerne les techniciens diplômés des écoles de formation agricole. Il inclut les jeunes agriculteurs. Les anciens membres de coopératives dissoutes peuvent aussi en bénéficier. Les ouvriers permanents ayant travaillé dans ces structures ou dans des exploitations domaniales restructurées sont également éligibles.

Une attestation obligatoire délivrée par le CRDA

Le locataire doit obtenir une attestation auprès du CRDA compétent. Ce document doit mentionner les campagnes agricoles reconnues comme sinistrées. Il peut aussi confirmer l’absence d’eau dans les périmètres publics irrigués. Cette attestation conditionne l’accès à l’exonération des loyers. Les services du CRDA la délivrent à la demande des intéressés. La procédure s’appuie sur les décrets gouvernementaux publiés au Journal officiel. Elle reprend les mécanismes d’amnistie appliqués en 2019.

Démarches pour la prorogation des contrats

Les locataires dont les baux arrivent à terme doivent déposer une demande de prorogation. Ils doivent s’adresser aux services régionaux des Domaines de l’État et des affaires foncières. La date limite est fixée au 31 décembre 2026.

Après obtention de l’attestation, le bénéficiaire la présente aux mêmes services. Ceux-ci y mentionnent sa qualité. Le document doit ensuite être transmis au receveur des finances compétent.

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Plan 2026-2030 : appel aux “Amis de la Tunisie” pour boucler la facture

Salah Zouari, ministre de l’Équipement et de l’Habitat, annonce l’organisation prochainement d’une conférence des « Amis de la Tunisie », visant à mobiliser des financements internationaux pour les projets prévus par le plan de développement 2026-2030.

Le projet dudit plan sera soumis à un Conseil ministériel, avant sa transmission à l’Assemblée des représentants du peuple pour adoption et mise en œuvre, avec des financements prévus pour la période 2027-2030, précise le ministre.

A noter au passage que 26 projets de constructions civiles, d’un coût global estimatif de 1,2 milliard de dinars, sont en cours de réalisation. Rien que pour 2026, 16 nouveaux projets d’un coût d’environ 2,8 milliards de dinars, seront lancés.

En outre, une loi sur l’urbanisme, actuellement en préparation, devrait être soumise au Parlement dans les prochaines semaines. Elle prévoit entre autres la création d’une agence nationale chargée de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme.

Enfin, et dans le cadre du soutien aux municipalités, quelque 60 nouveaux plans d’aménagement urbain, couvrant 17 gouvernorats, seront publiés en 2026, par le département de l’Equipement et en partenariat avec le ministère de l’Intérieur.

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Tunisie – Relance économique : le pari stratégique des routes et autoroutes en 2026

La Tunisie engage en cette année 2026 un vaste programme d’investissement routier de près de 7 milliards de dinars, combinant 16 nouveaux projets (pour une valeur de 2,8 milliards de dinars) et 80 chantiers en cours (4,2 milliards de dinars).

L’annonce a été faite par le ministre de l’Équipement et de l’Habitat, Salah Zouari, lors d’une séance au Conseil national des régions et des districts (CNRD). L’objectif affiché est clair : faire des infrastructures un levier central de relance économique, d’attractivité régionale et d’amélioration de la mobilité et de la sécurité routière.

L’année 2026 est présentée comme décisive. Au-delà de l’achèvement de 65 projets routiers, l’État ambitionne de transformer le réseau en moteur durable de croissance, conformément au programme du budget économique. Les investissements doivent réduire les disparités régionales, faciliter les déplacements des citoyens et des opérateurs économiques, améliorer l’accès aux services publics (santé, éducation, services sociaux) et soutenir l’emploi.

Parmi les projets structurants figure le doublement de la route nationale n°2 reliant Enfidha à Kairouan (300 millions de dinars), dont les travaux démarreront au premier semestre 2026. Le doublement de la route nationale n°13, axe stratégique entre Kasserine, Sidi Bouzid et Sfax, sera également lancé prochainement, accompagné de 115 km de pistes rurales le long d’un tracé de 180 km. À Zarzis, une route ceinture de plus de 100 millions de dinars doit fluidifier le trafic et soutenir les activités commerciales et touristiques.

Sept gouvernorats

Les efforts portent aussi sur le renforcement de 188 km de routes numérotées dans plusieurs gouvernorats (Gafsa, Siliana, Kasserine, Le Kef, Sousse, Kairouan, Sfax), la construction de sept ponts (Béja, Nabeul, Gabès, Monastir, Ben Arous) et l’aménagement de routes régionales et locales, notamment à Mahdia et Gafsa. En parallèle, le programme 2026 prévoit l’aménagement de 912 km de pistes rurales dans 22 gouvernorats et 117,4 km supplémentaires à Sfax, Sidi Bouzid et Kasserine.

La cheffe du gouvernement, Sarra Zaafrani Zenzri, a souligné que la priorité sera donnée à l’exécution des projets en cours, en tête desquels l’autoroute Tunis-Jelma (186 km, 1 295 millions de dinars), considérée comme un axe structurant pour le développement régional. Le corridor stratégique Est-Ouest, incluant la transformation de la RN13 en autoroute, s’inscrit également dans cette dynamique d’intégration économique nationale et transfrontalière.

Les trois axes de la stratégie du gouvernement

La stratégie gouvernementale repose sur trois axes : développement des autoroutes et routes classées, amélioration de l’accès via les pistes rurales et maintenance renforcée du réseau existant. Un accent particulier est mis sur la sécurité routière, la réparation des dégâts liés aux inondations (programmes 2023-2025) et l’intégration de normes internationales.

Cependant, le secteur fait face à des défis majeurs : ressources insuffisantes pour la maintenance, absence d’un fonds dédié à l’entretien, lenteurs et complexité des procédures d’expropriation malgré les réformes, difficultés liées au transfert des réseaux publics (eau, électricité, gaz), pénuries de matériaux et contraintes de financement.

Dans une perspective durable, le gouvernement prévoit l’intégration du concept d’économie circulaire, notamment par la réutilisation des déchets de démolition comme matériaux de construction routière. L’enjeu dépasse ainsi la simple extension du réseau : il s’agit de bâtir une infrastructure moderne, résiliente et inclusive, capable d’accompagner l’évolution du parc automobile et de soutenir durablement la compétitivité économique du pays.

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Investissement : l’UTICA appelle à un sursaut national pour relancer la dynamique économique

La Commission de la planification stratégique de Assemblée des représentants du peuple a auditionné une délégation de Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) sur une proposition de loi amendant la loi n°71 de 2016 sur l’investissement.

Le président de l’UTICA, Samir Majoul, a souligné à cette occasion que ce texte soutient la création de nouveaux projets et la pérennité des entreprises existantes. Il a insisté sur l’amélioration du climat des affaires, des politiques fiscales incitatives, le développement des infrastructures et l’accès au financement.

Majoul a en outre appelé à l’innovation, aux industries intelligentes, aux énergies renouvelables et à l’exportation, tout en renforçant la diplomatie économique avec les pays voisins. L’UTICA se dit prête à contribuer à l’amélioration de la loi pour créer un cadre d’investissement attractif, générateur de richesse et d’emplois.

Les députés ont recommandé de poursuivre l’examen du projet via de nouvelles auditions.

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IACE : le pouvoir d’achat des Tunisiens a chuté de 8 % en six ans

Entre 2018 et 2024, le revenu réel des ménages tunisiens par tête a reculé de 8 %. C’est ce que révèle une note d’analyse publiée par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE). Résultat : une pression budgétaire accrue, des difficultés à couvrir les dépenses essentielles et un sentiment d’appauvrissement continu.

Les ménages salariés sont les plus touchés. Sur la période, l’inflation a oscillé entre 5,7 % et 9,3 % en moyenne annuelle. Alors que les augmentations salariales négociées plafonnaient à 5 %. Un écart de deux points par an, cumulé sur sept ans, représente 14 % au total en défaveur des salaires.

Les conséquences sont structurelles. La part du budget consacrée à l’alimentation repart à la hausse,  comme un indicateur classique d’appauvrissement; tandis que logement et santé absorbent une fraction croissante des revenus.

La capacité d’épargne s’est effondrée, passant de 8,6 % en 2021 à 2,5 % en 2024. Elle pousse ainsi les ménages vers l’endettement. L’encours des crédits aux particuliers est passé de 26,6 à 29,5 milliards de dinars entre 2021 et 2024. Les crédits à la consommation ont enregistré la progression la plus forte, bondissant de 4,1 à 5,1 milliards de dinars; soit une hausse de 25%. Les crédits au logement ont progressé plus modestement de 8 %, passant de 22,2 à 24 milliards de dinars. Tout comme les crédits pour acquisition de véhicules, en hausse de 378 à 408 millions de dinars.

La centrale des risques signale par ailleurs une hausse des impayés sur les crédits aux particuliers.

Face à ce constat, l’IACE place la relance de l’investissement et la croissance économique au cœur de sa réponse. L’Institut préconise en parallèle une indexation des salaires sur l’inflation, une lutte renforcée contre l’évasion fiscale et l’intégration du secteur informel dans l’assiette fiscale via la digitalisation des transactions. Sur le plan monétaire, il appelle la Banque centrale à maîtriser la création monétaire pour contenir l’inflation.

À plus long terme, l’IACE recommande une politique industrielle orientée vers les secteurs à forte productivité comme les énergies renouvelables, les NTIC et les biotechnologies. De même qu’à une rationalisation des circuits de distribution et une réduction des coûts logistiques.

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Huile d’olive : la Tunisie domine le concours international Cléopâtre

La Tunisie a décroché la première place au Concours international Al-Ahram de l’huile d’olive vierge extra « Cléopâtre », lors de sa deuxième édition tenue au Caire du 12 au 15 février courant.

L’ambassade de la République tunisienne au Caire a annoncé sur sa page officielle Facebook que les échantillons tunisiens en compétition ont obtenu 46 médailles d’or et cinq médailles d’argent.

Cette édition a réuni des délégations de plusieurs pays arabes et étrangers; ainsi que des juges et experts internationaux venus de Tunisie, d’Italie, d’Espagne, d’Algérie et de Turquie.

Cette deuxième édition s’inscrit dans la continuité du succès rencontré lors de la première, consacrée à l’inauguration de cet événement. Le concours se veut un hommage au riche patrimoine de l’Égypte antique, où l’olivier incarnait un symbole de prospérité et constituait un pilier fondamental de l’histoire agricole du pays depuis des millénaires.

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Aram Belhadj : « La Tunisie lanterne rouge régionale avec 2,5 % de croissance »

La Tunisie a enregistré un taux de croissance de 2,5 % en 2025, relève l’Institut national de la statistique (INS). Il est conforme aux prévisions du FMI. Mais ce résultat demeure très en deçà des exigences du pays et des performances de ses voisins régionaux, déclare à leconomistemaghrebin.com l’économiste Aram Belhadj. Les perspectives pour 2026 s’annoncent encore plus moroses, avec un taux anticipé de seulement 2,1 %, selon les prévisions du FMI. 

La Tunisie a réalisé en 2025 un taux de croissance de 2,5 %, confirmant les estimations du Fonds monétaire international (FMI) publiées en octobre dernier. Si ce chiffre marque une progression par rapport aux 1,4 % enregistrés en 2024, il reste insuffisant pour répondre aux défis économiques du pays, estime Aram Belhadj, économiste et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage.

Selon l’expert, un tel taux ne permet pas d’envisager une réduction significative du chômage, ni de la pauvreté. La comparaison avec les pays voisins révèle un écart préoccupant. Le Maroc affiche une croissance de 4,4 % en 2025 et devrait atteindre 4,2 % en 2026. Soit le double des performances tunisiennes. La Mauritanie enregistre 4 % en 2025, avec une prévision de 4,3 % l’année suivante. Tandis que la Jordanie atteint 2,7 % et vise 2,9 % en 2026. Ce benchmarking régional place donc le pays en bas de l’échelle.

Pour Aram Belhadj, ces résultats traduisent des « choix économiques erronés, l’absence de réformes structurelles et un climat d’investissement qui demeure défavorable, malgré certaines améliorations ». L’économiste insiste sur le caractère non soutenable de la trajectoire actuelle; alors que le pays a besoin de paliers beaucoup plus élevés.

L’expert identifie plusieurs axes prioritaires pour inverser la tendance. Il préconise d’abord d’assurer la stabilité gouvernementale et l’amélioration de la gouvernance. Tout en estimant que les remaniements ministériels trop fréquents constituent un frein majeur. La simplification administrative et la lutte contre la bureaucratie et la corruption représentent le deuxième chantier crucial. Le troisième axe concerne l’activation du secteur privé, notamment à travers la mise en œuvre effective des pactes sectoriels existants et la négociation de nouveaux accords avec des secteurs stratégiques.

Aram Belhadj souligne également l’urgence de réformes systémiques au niveau fiscal, du système de compensation et des entreprises publiques qui nécessitent une restructuration en profondeur. Enfin, l’économiste insiste sur la nécessité d’assurer la cohérence entre la politique budgétaire et la politique monétaire.

Sans action déterminée sur ces différents leviers, la Tunisie ne parviendra pas à réaliser le sursaut quantitatif et qualitatif dont elle a besoin, avertit-il. Les perspectives pour 2026 confirment cette inquiétude, avec un taux anticipé par le FMI de 2,1 %, inférieur au résultat de 2025.

Malgré ce tableau sombre, Aram Belhadj considère que l’espoir reste permis. Et ce, à condition que les autorités s’engagent résolument dans la mise en œuvre de ces transformations structurelles.

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Zones franches frontalières : l’arme de la Tunisie contre l’économie parallèle

Dans le contexte d’une guerre commerciale mondiale persistante et de ses répercussions désastreuses sur l’économie internationale, particulièrement pour les pays en développement ou émergents dont la Tunisie, ainsi que face à la prolifération de l’économie parallèle, la création de zones franches frontalières devient fondamentale, voire vitale. Ces infrastructures permettraient de contenir l’économie parallèle, d’éradiquer la contrebande, de créer des opportunités d’emploi et de développer les régions frontalières.

Il faut rappeler que, depuis 2008, il était prévu de créer plusieurs zones franches commerciales sur les frontières tuniso-algériennes et tuniso-libyennes, à savoir la zone franche de Ben Guerdane entre la Tunisie et la Libye, la zone franche de Kasserine, la zone franche de Hazoua dans le gouvernorat de Tozeur, ainsi que les zones franches du Kef et de Jendouba sur les frontières tuniso-algériennes.
Dans ses récentes interventions, Mohamed Al Aïch, rapporteur de la Commission de l’investissement au Conseil national des régions et des districts, a exposé la vision stratégique de la Tunisie concernant les quatre grandes zones franches prévues le long de la frontière avec l’Algérie. Situés précisément dans les gouvernorats de Jendouba, Kasserine, Tozeur et du Kef, ces projets d’envergure sont perçus comme des leviers essentiels pour résoudre les problématiques structurelles des régions intérieures. Et ce, tout en dynamisant l’activité économique locale.
L’un des objectifs fondamentaux de la mise en place de ces espaces est de mobiliser une énergie nouvelle capable de contrer efficacement l’expansion du marché parallèle et de l’économie informelle. Bien que les fondements de ces infrastructures reposent sur des conventions bilatérales signées dès 2015 et renouvelées à plusieurs reprises jusqu’en 2024, leur exécution a longtemps été entravée par des litiges fonciers complexes qui ont ralenti les études techniques.
Néanmoins, à la suite de concertations avec le ministère du Commerce, un calendrier de mise en œuvre commence à se préciser. Il prévoit notamment le lancement effectif des travaux pour la zone franche de Bouchabka, dans le gouvernorat de Kasserine, à l’horizon 2027.
Ainsi, Mohamed Al Aïch a souligné que ces chantiers bénéficient désormais d’une priorité absolue de la part de l’État tunisien, bien qu’ils ne soient pas formellement intégrés dans le plan de développement 2026-2030, puisqu’ils disposent de leurs propres lignes de financement antérieures.
Cette volonté de finaliser ces zones franches témoigne d’un engagement fort pour transformer les régions frontalières en véritables pôles d’attractivité et de croissance.

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 Ramadan et productivité : une réalité plurielle selon les secteurs d’activité

Contrairement aux idées reçues, le mois de Ramadan n’entraîne pas systématiquement une baisse de productivité dans les entreprises. Kamel Beji, professeur à la Southern Mediterranean University et spécialiste de l’économie du travail, récuse, dans une déclaration accordée à l’Economiste maghrébin,  le stéréotype associant cette période à un ralentissement généralisé de l’activité économique. Selon lui, l’impact du Ramadan sur le rendement dépend essentiellement du secteur d’activité concerné et de la capacité des organisations à réorganiser leurs processus de travail.

La réduction du temps de travail pendant le Ramadan, qui varie généralement d’une à trois heures selon les entreprises , impose effectivement un défi de réorganisation pour maintenir le même niveau de rendement et de production. Kamel Beji souligne toutefois que de nombreux secteurs connaissent au contraire une hausse de leur activité durant cette période. Le secteur artistique, la restauration, l’agroalimentaire et l’hôtellerie bénéficient d’une demande accrue liée aux spécificités culturelles du Ramadan, qui déplace une part importante de l’activité économique vers les soirées. Ces secteurs enregistrent ainsi une productivité supérieure malgré des horaires diurnes réduits, grâce à l’intensification du travail en soirée.

L’expert observe que les magasins et les marchés qui ouvrent le soir, ainsi que les établissements hôteliers, maintiennent voire augmentent leur rythme d’activité pour répondre à la demande spécifique de cette saison. Il cite notamment l’exemple du secteur hôtelier, qui profite de la concomitance du Ramadan avec les vacances scolaires de certains pays européens, créant ainsi une dynamique touristique particulière qu’il qualifie de « tourisme ramadanais ».

Pour d’autres secteurs en revanche, comme l’administration publique, l’automobile ou les pièces de rechange, le Ramadan ne modifie pas fondamentalement l’activité. Dans ces domaines non soumis à des variations saisonnières liées au Ramadan, la question de la productivité se pose différemment. Kamel Beji explique que le maintien du rendement dépend alors du choix organisationnel de l’employeur : intensifier le travail sur des plages horaires réduites ou accommoder les salariés en tenant compte de leurs contraintes familiales et culturelles. Cette décision s’inscrit dans la politique de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle propre à chaque entreprise.

Le chercheur insiste sur la dimension psychologique du phénomène. Il conteste l’idée largement répandue selon laquelle le jeûne engendrerait automatiquement des tensions relationnelles et une diminution des capacités physiques et mentales au travail. Selon lui, cette perception relève davantage d’un conditionnement psychologique que d’une réalité objective. Il rapporte avoir observé dans plusieurs pays arabes et musulmans des cultures d’entreprise où le travail effectué pendant le Ramadan est au contraire valorisé et considéré comme particulièrement méritoire, conduisant à un engagement professionnel accru.

Kamel Beji met néanmoins en garde contre ce qu’il appelle « l’aléa moral » ou « risque moral » lié au Ramadan. Certains salariés peuvent adopter un comportement de retrait, utilisant cette période comme prétexte pour réduire leur effort, ce qui renforce le stéréotype négatif. Il reconnaît par ailleurs que certaines activités physiques exercées en plein soleil sans possibilité de s’hydrater présentent des contraintes humaines réelles susceptibles d’affecter le rendement.

En définitive, Kamel Beji récuse toute fatalité concernant la baisse de productivité pendant le Ramadan. Il conclut que cette période constitue avant tout un enjeu d’organisation du travail, indépendamment des considérations religieuses. Les entreprises qui souhaitent maintenir leurs objectifs doivent procéder à une réorganisation adaptée de leurs équipes et de leurs processus, en tenant compte des spécificités sectorielles et culturelles qui caractérisent cette saison économique particulière.

 

 

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Économie tunisienne : +2,5 % en 2025, confirmation du rebond

L’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5 % au cours de l’année 2025, selon l’Institut national de la statistique (INS). Les indicateurs de la croissance économique au quatrième trimestre de l’année 2025, publiés dimanche 15 février 2026 par l’INS, les estimations issues des comptes nationaux trimestriels montrent que le Produit intérieur Brut (PIB) en volume a enregistré une croissance au taux de 2,7 % sur un an au cours du quatrième trimestre de l’année 2025.

Par rapport au troisième trimestre de l’année 2025, le PIB en volume a enregistré une croissance au taux de 1,0 %.

Sur cette base, l’économie tunisienne a enregistré une croissance de 2,5% au cours de l’année 2025.

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Décès de Ferid Ben Tanfous, ancien DG de l’ATB Bank

Mohamed Ferid Ben Tanfous, ancien directeur général de l’ATB Bank, est décédé ce samedi 14 février à Tunis. L’inhumation se déroulera aujourd’hui même après la prière d’El Asr au cimetière El Jallez.

Toute l’équipe de L’Economiste maghrébin présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Puisse Dieu l’accueillir en Son infinie Miséricorde.

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La BCT autorise Ooredoo Tunisie à se lancer dans le paiement mobile

La Banque centrale de Tunisie (BCT) vient d’ouvrir la voie à un nouveau concurrent sur le marché naissant du paiement mobile. L’institution monétaire a délivré vendredi son feu vert à Ooredoo Tunisie pour déployer une gamme complète de transactions financières dématérialisées.

Le portefeuille de services autorisés couvre l’ensemble de la chaîne : transferts monétaires, encaissements, approvisionnement et retrait de liquidités via téléphone portable. Une enseigne spécifique, dont le nom reste sous embargo jusqu’à la semaine prochaine, portera cette offre commerciale.

La manœuvre ne relève pas de l’improvisation. Dès 2025, l’opérateur télécom avait constitué une structure dédiée – Ooredoo Fintech – expressément calibrée pour bâtir des infrastructures de monnaie électronique et d’acheminement de fonds à distance.

Cadre strict depuis 2019

L’agrément obtenu s’inscrit dans le dispositif normatif établi par la Banque centrale voici sept ans. Ce corpus règlemente minutieusement les acteurs du secteur : critères d’habilitation, architecture de gouvernance, dispositifs de surveillance, mécanismes de sauvegarde des avoirs clientèle et blindage des opérations contre la fraude.

Bataille annoncée

Tunisie Telecom s’apprête à dégainer sa propre plateforme mobile de règlement dans les sept jours à venir. Le face-à-face entre géants des télécommunications sur le terrain des services financiers numériques s’intensifie.

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