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Ce petit pays africain doit trouver 5,6 milliards de dollars pour faire face au climat

La Banque mondiale a publié le 18 février 2026 un rapport sans appel: pour continuer à se développer tout en faisant face aux bouleversements climatiques, Maurice devra mobiliser 5,6 milliards de dollars sur les 25 prochaines années. Un chiffre colossal pour une petite île qui, pourtant, ne représente qu’une infime fraction des émissions mondiales de CO₂, à peine 0,01%.

Intitulé «Mauritius Country Climate and Development Report (CCDR)», le rapport souligne que Maurice subit de plein fouet des conséquences d’une crise qu’elle n’a presque pas créée. Montée des eaux, cyclones plus violents, sécheresses, inondations: les risques sont concrets, et ils touchent directement le quotidien des Mauriciens. Un tiers de la population vit sur le littoral. Le tourisme, colonne vertébrale de l’économie, dépend d’une nature préservée. La pêche nourrit des familles entières. Tout cela est aujourd’hui menacé.

Concrètement, à quoi servirait cet argent?                           

Sur les 5,6 milliards, 4,2 milliards iraient à des investissements climatiques directs: protéger les côtes, renforcer les infrastructures face aux catastrophes naturelles, mieux gérer l’eau. Le reste, 1,4 milliard, financerait des réformes économiques profondes pour rendre le pays moins vulnérable sur le long terme: tourisme durable, pêche responsable, énergies renouvelables.

Ramenés à l’échelle du temps, ces montants représentent environ 2,3% du PIB par an jusqu’en 2030, puis moins de 1% les années suivantes. C’est considérable, mais la Banque mondiale est claire: ne rien faire coûterait encore plus cher, jusqu’à 4% du PIB perdu d’ici 2050.

Un État aux marges étroites

Le problème, c’est que Maurice arrive à ce rendez-vous avec un niveau d’endettement déjà élevé. L’État ne peut pas tout porter seul. Le rapport appelle donc le secteur privé — banques, assureurs, fonds de pension — à prendre sa part, à condition que le gouvernement crée un cadre suffisamment sûr pour encourager ces investissements. Le déficit de financement climatique est estimé à 213 millions de dollars par an d’ici 2030: combler ce gouffre exigera une mobilisation collective, publique et privée.

Ce rapport est un avertissement, mais aussi une feuille de route. Maurice a les atouts pour relever ce défi, à condition d’agir maintenant, et ensemble.

 

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Exclusif: Plus de 131 mille Algériens ont visité la Tunisie du 1er janvier au 25 février 2026

Les passages d’Algériens vers la Tunisie ont connu une progression notable cette année, particulièrement au niveau des postes frontaliers du gouvernorat de Jendouba.  Dans une déclaration faite ce jeudi 26 février 2026 à Africanmanager, le délégué régional au tourisme, Issa Marouani a affirmé que le nombre d’entrée des touristes algériens à travers le poste frontalier, […]

L’Espagne double la taxe de séjour pour financer le logement

À Barcelone, les touristes pourraient se voir imposer une taxe allant jusqu’à 15 euros par nuit. Une hausse décidée lundi 23 février par la ville. Et ce, dans le cadre de ses efforts pour contrôler le nombre de visiteurs et contribuer au financement de logements abordables.

Le Parlement régional de la Catalogne a approuvé une loi prévoyant de doubler la taxe sur les visiteurs louant des hébergements de vacances, la portant à un maximum de 12,5 euros par nuit, contre 6,25 euros actuellement. En prévision d’un plan déjà annoncé visant à interdire toutes les locations d’hébergement de courte durée d’ici 2028.

À partir d’avril, les clients des hôtels paieront un maximum de 10 à 15 euros par nuit, contre 5 à 7,5 euros actuellement en vigueur, selon la catégorie de l’hôtel. Un séjour de deux nuits pour un couple dans l’un des hôtels quatre étoiles, qui représentent près de 50 % de tous les hôtels de Barcelone, pourrait désormais coûter 45,60 € de plus. Car la municipalité pourrait facturer jusqu’à 11,40 € par nuit et par personne.

Les clients des hôtels cinq étoiles pourraient se voir facturer jusqu’à 15 euros par nuit. Tandis que les passagers des navires de croisière continueront de payer environ 6 euros.

Les hôteliers craignent que cette hausse de taxe ne fasse fuir une grande partie des quelque 15,8 millions de touristes qui visitent Barcelone chaque année. La ville figure parmi les quatre premières destinations mondiales pour les congrès, selon l’association locale du tourisme et les participants ne seront pas exemptés de cette taxe.

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Le ministère du Tourisme recherche des créatifs pour concevoir le logo et l’identité graphique de “Tunis, capitale du tourisme arabe 2027”

Source: ministère du Tourisme

Un concours national sera lancé pour concevoir le logo et l’identité graphique de l’événement “Tunis, capitale du tourisme arabe 2027”. L’objectif est de créer une image qui reflète la valeur de cet événement et son importance touristique et promotionnelle.

Cette décision a été prise lors d’une réunion de travail tenue mercredi au ministère du Tourisme, sous la supervision du ministre Sofiane Tkaya. La rencontre a permis de fixer un calendrier pour la publication du cahier des charges du concours. Les délais pour la participation et la réalisation des différents supports marketing ont également été définis.

Les participants ont discuté des aspects organisationnels du concours, de ses objectifs et des critères techniques à respecter. Selon un communiqué du ministère, cette initiative marque le début d’une série de programmes et de projets menés en coordination avec plusieurs ministères. Ces actions concerneront notamment le patrimoine, le marketing numérique, l’intelligence artificielle, le transport, l’environnement, le sport et l’éducation.

Le ministre du Tourisme a précisé que ce concours s’inscrit dans le cadre des préparatifs du programme «Tunis, capitale du tourisme arabe 2027». Il vise à mettre en valeur les richesses naturelles, culturelles et architecturales de la destination tunisienne, ainsi que son patrimoine matériel et immatériel. L’approche adoptée sera moderne et renouvelée.

Il a également souligné l’importance d’impliquer les universités, les établissements d’enseignement supérieur, les chercheurs, les encadrants et les étudiants. L’objectif est de renforcer la promotion de la Tunisie, aussi bien au niveau national qu’international.

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Ce pays va construire le plus grand stade du monde

Le Vietnam voit grand dans le sport mondial. Il lance la construction du Trống Đồng Stadium, un monstre de 135 000 places. Ça en fait le plus grand stade du monde. Il sort de terre au sud de Hanoï. Il éclipse le Rungrado en Corée du Nord et les arènes européennes.

Un bijou architectural et culturel

Ce stade intègre un complexe géant: l’Olympic Sports City. Son design s’inspire du tambour de bronze Đông Sơn, un symbole vietnamien fort. Ça lui donne une âme culturelle, pas juste un lieu pour matchs.

Sur 73 hectares, il aura le plus grand toit rétractable du monde. Parfait pour sports, concerts ou events, pluie ou beau temps.

Tech et écolo au top

Côté innovation, c’est du lourd: sécurité via IA, sièges connectés en 5G, recyclage des eaux de pluie pour économiser l’eau, ventilation naturelle pour zapper la clim.

Un stade malin, multifonction. Ouvert toute l’année pour sports ou culture. Ça booste son utilité.

Une ambition qui paie

Les autorités visent haut: Coupe d’Asie, Coupe du monde, JO. Livraison en août 2028. Ça renforce l’image du Vietnam. Plus de tourisme, d’investissements, de croissance.

Une cité sportive naissante

Ce n’est pas un projet solo, il s’inscrit dans un plan jusqu’en 2035. Une Olympic Sports City avec installations modernes, transports et logements. Le Vietnam passe de spectateur à star internationale.

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Le Sénégal veut s’inspirer de l’expérience touristique tunisienne

La Tunisie et le Sénégal passent à la vitesse supérieure. Plus qu’une simple intention, les deux nations s’engagent désormais dans la création d’une feuille de route concrète pour transformer leur coopération touristique et artisanale.

La rencontre, tenue le 9 février 2026 au siège du ministère du Tourisme à Tunis, a permis d’examiner les opportunités de coopération entre la Tunisie et le Sénégal. Les discussions ont porté sur la formation touristique, l’échange d’expertises, l’investissement et la promotion de l’artisanat. Les deux parties ont convenu de préparer un programme de travail commun afin de concrétiser ce partenariat à travers des projets futurs.
Le ministre tunisien du Tourisme, Sofiane Tekaya, reçoit l’ambassadeur du Sénégal en Tunisie, Moustapha Sow, pour renforcer la coopération bilatérale dans le tourisme et l’artisanat.

Ce rapprochement a pris forme le 9 février 2026 à Tunis, lors d’un échange chaleureux entre Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme, et Moustapha Sow, ambassadeur du Sénégal. Au cœur des discussions: s’appuyer sur les succès passés pour bâtir l’avenir. Le Sénégal pose notamment un regard attentif sur le savoir-faire tunisien en matière de formation, avec l’école de Sidi Dhrif en ligne de mire.

L’idée est simple: partager les expertises, moderniser les accords et faire front commun lors des grands rendez-vous internationaux. Bientôt, des festivals culturels et des expos d’artisanat croisées viendront donner vie à ce partenariat, mettant en lumière la richesse des deux pays.

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Investissements étrangers en Tunisie: seulement 35 % du total

En 2025, le capital national continue de dominer le paysage des investissements tunisiens. Il représente 65 % du total des investissements déclarés. Cette contribution majeure ne se limite pas à la dimension financière. Elle devrait permettre la création de 87 334 postes d’emploi; renforçant le rôle du capital local comme moteur de l’emploi et de la stabilité économique.

Les investissements à participation étrangère confirment; eux aussi; l’attractivité de la Tunisie auprès des investisseurs internationaux. Ils s’élèvent à 2 922,5 Mtnd, soit 35 % du total. Bien que ces projets représentent un tiers de la valeur totale; leur impact sur le marché du travail est plus ciblé. Ils devraient générer 14 347 emplois; ce qui correspond à 14% de l’ensemble des emplois déclarés pour l’année.

Cette répartition souligne un équilibre entre l’impulsion locale et l’apport international. Le capital tunisien reste le principal moteur de création d’emplois; tandis que les participations étrangères viennent compléter le tissu économique avec des projets souvent plus intensifs en capital ou en technologie.

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Sabkhet Ben Ghayadha ou comment Mahdia veut changer de visage

Sabkhet Ben Ghayadha est un projet voulu par la société civile soutenu par plusieurs institutions privées et publiques et se penche sur le futur de la ville de Mahdia.

Déployé sur 142 hectares, dont plus de 30 hectares de plans d’eau, le projet vise à requalifier une zone marginalisée et sous-exploitée, en intégrant habitat, activités économiques, tourisme, services et espaces naturels de manière cohérente. Il ne s’agit ni d’un simple aménagement, ni d’un geste isolé, mais d’une vision structurée de la ville de demain, respectueuse de l’identité culturelle et environnementale de Mahdia, et favorisant l’attractivité économique, la création d’emplois et la qualité de vie des habitants.

Sabkhet Ben Ghayadha se positionne comme un projet urbain exemplaire, fruit d’un dialogue entre citoyens, professionnels et institutions, et porteur d’une ambition collective de modernité, de durabilité et de cohésion sociale.

Partenaires divers

Porté par le groupement international MAP / ARLYNK / PwC, le projet Sabkhet Ben Ghayadha bénéficie d’une expertise complémentaire et d’un partenariat solide avec l’État tunisien, représenté par le ministère de l’Équipement et de l’Habitat, et l’Instance Générale de Partenariat Public-Privé (IGPPP).

La convention structurante signée en novembre 2025 a réuni les acteurs institutionnels et privés autour d’un objectif commun : sélectionner un partenaire stratégique chargé de la mise en œuvre du projet. Cette démarche garantit rigueur, transparence et cohérence avec les priorités de développement régional et national.

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La journée du 14 janvier 2026 marquera une étape décisive dans la première phase opérationnelle du projet Sabkhet Ben Ghayadha, avec la tenue d’une conférence de presse au siège de Nechaa Mahdia et d’ateliers participatifs réunissant habitants, élus, professionnels et institutions publiques. L’événement mettra en lumière l’importance de la participation citoyenne et des engagements institutionnels dans la co-construction d’un projet urbain exemplaire.

Le grand public impliqué

La journée débutera dès le matin avec la mini-conférence “Art & Identité”, explorant les liens entre créativité locale et identité territoriale. Elle se poursuivra par une réunion d’information grand public, offrant aux habitants l’opportunité d’échanger directement avec les porteurs du projet sur les choix urbains et paysagers, ainsi que sur les enjeux de développement régional et environnemental.

L’atelier “Supports de consultation”, organisé en parallèle, permettra de préparer les documents de concertation et de recueillir les contributions citoyennes, avant la conférence de presse officielle à 11h30, moment central de la journée. Il s’agit en fait d’une série d’ateliers de concertation destinés à recueillir l’avis des citoyens, des élus, des professionnels et de la société civile sur les choix urbains, techniques et paysagers à venir.

L’après-midi sera marqué par une mini-conférence sur le développement régional, situant le projet Sabkhet Ben Ghayadha dans une vision territoriale nationale, et par une rencontre officielle au Complexe des jeunes de Mahdia, où autorités locales, députés et représentants institutionnels devraient réaffirmer leur engagement pour le succès du projet.

Un programme diversifié

La journée sera achevée par un atelier de restauration des contributions, consolidant les apports des citoyens et des professionnels et posant les bases du récit collectif du projet.

Cette journée clé s’inscrit dans une dynamique plus large initiée les 12 et 13 janvier. La première journée sera consacrée à une conférence sur l’histoire de Mahdia, rappelant ses racines méditerranéennes et fatimides et posant les fondations d’une réflexion sur le développement régional et les grands projets structurants, en intégrant les enjeux environnementaux et climatiques. Le lancement du concours d’idées mobilisera la créativité des citoyens pour définir l’identité visuelle du projet. Le 13 janvier permettra aussi la tenue d’ateliers de storytelling, visites de site, analyse du concours d’idées 2021 et workshops créatifs, donnant aux professionnels, élus et habitants l’occasion de s’exprimer sur les choix urbains et paysagers et garantissant une démarche de co-construction.

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Une application « Mahdia Guide » pour ne rien rater de la région

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Tourisme en Tunisie : Recettes record de plus de 8 milliards de dinars en 2025

Le secteur touristique tunisien a dépassé les 8 milliards de dinars de recettes en 2025, grâce à l’accueil de plus de 11 millions de visiteurs, un nouveau record historique. La stratégie de diversification et de montée en gamme de l’offre touristique commence à porter ses fruits.

Selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), les recettes touristiques 2025 ont atteint 8096,9 millions de dinars (MD), contre 7599,7 MD en 2024, soit une progression annuelle de 6,5%.

Cette augmentation correspond à près de 500 MD supplémentaires, un signe clair que le secteur retrouve sa dynamique d’avant-pandémie et que la demande touristique pour la Tunisie est robuste.

Plus de 11 millions de touristes accueillis

Jusqu’au 22 décembre 2025, la Tunisie a accueilli plus de 11 millions de touristes, dépassant le précédent record de 2019 qui était de 9,4 millions.

Cette performance illustre une reprise complète après la crise Covid-19 (2020-2022), période pendant laquelle le secteur avait connu un recul sévère, avec des pertes importantes en termes de fréquentation et de revenus.

En moyenne, chaque touriste a dépensé environ 735 dinars en 2025. Ce chiffre reflète une orientation vers un tourisme plus haut de gamme, qui mise sur la qualité de l’expérience, le confort et la diversification des offres régionales.

Si les chiffres de 2025 sont encourageants, le secteur devra continuer à développer les infrastructures pour accueillir un nombre croissant de touristes ; diversifier encore plus l’offre touristique pour attirer des segments premium et internationaux ; renforcer la promotion à l’international pour maintenir la dynamique et dépasser les 11 millions de visiteurs

Le tourisme tunisien semble donc sur la voie d’une reprise solide, mais la consolidation de ces résultats dépendra de la qualité de l’expérience offerte et de la stabilité de l’environnement touristique.

Évolution des recettes depuis 2020

Après une chute brutale liée à la pandémie de Covid-19, les recettes touristiques tunisiennes ont suivi une trajectoire ascendante quasi continue depuis 2020. Passées d’environ 2 milliards de dinars en 2020 (-64% par rapport à 2019), elles ont progressé à près de 3 milliards en 2021, avant d’accélérer nettement à 4,2 milliards en 2022, marquant le retour massif des touristes.

En 2023, la dynamique s’est confirmée avec un rebond soutenu, ouvrant la voie à un record historique en 2024 à près de 7,6 milliards de dinars. Cette tendance culmina enfin en 2025, où les recettes dépassent les 8 milliards de dinars, effaçant les séquelles de la crise sanitaire et plaçant le secteur sur une nouvelle trajectoire de croissance.

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Pourquoi la Tunisie entre dans le Top 50 mondial du tourisme… et pourquoi elle reste en bas du classement

En intégrant le Top 50 mondial des destinations à visiter en 2026 selon Travel and Tour World, la Tunisie signe un retour symbolique sur la carte touristique internationale. Une reconnaissance fondée sur une dynamique de reprise, un changement des attentes des voyageurs et un positionnement géographique stratégique, mais qui révèle aussi les limites structurelles du secteur.

Le premier facteur expliquant l’entrée de la Tunisie dans le classement de Travel and Tour World tient à la dynamique de reprise progressive du secteur touristique. Après des années marquées par l’instabilité politique, les crises sanitaires et le recul des marchés traditionnels, la destination tunisienne renoue peu à peu avec les flux internationaux.

Ce type de classement ne récompense pas uniquement les destinations déjà saturées, mais aussi celles qui affichent un potentiel de rebond crédible. La Tunisie apparaît aujourd’hui comme une destination « en reconstruction », qui retrouve une fréquentation plus stable, regagne la confiance de certains marchés européens et réintègre progressivement les catalogues de plusieurs tour-opérateurs internationaux.

Cette trajectoire de redressement pèse lourd dans l’appréciation de plateformes spécialisées comme Travel and Tour World, qui valorisent autant la dynamique que le niveau absolu de performance.

Une offre en phase avec les nouvelles attentes des voyageurs

Le second élément déterminant réside dans l’évolution du comportement des touristes internationaux. Les voyageurs recherchent de plus en plus des expériences, de l’authenticité, du dépaysement et des destinations moins saturées que les grands pôles européens classiques.

Sur ce terrain, la Tunisie dispose d’un avantage comparatif réel. Le pays offre encore une expérience perçue comme accessible, relativement abordable et culturellement dépaysante. Le rapport qualité-prix, la proximité humaine, la diversité des expériences et le sentiment de « destination à découvrir » correspondent pleinement aux nouvelles tendances du tourisme mondial.

Dans un marché mondial de plus en plus standardisé, cet argument pèse désormais presque autant que les performances chiffrées.

Un positionnement géographique et logistique toujours stratégique

Le troisième facteur tient au positionnement structurel du pays. La Tunisie bénéficie d’une proximité immédiate avec l’Europe, d’un réseau d’infrastructures touristiques déjà existant et d’une capacité d’accueil importante.

Contrairement à de nombreuses destinations émergentes, elle n’a pas besoin de bâtir un secteur touristique à partir de zéro : hôtels, aéroports, stations balnéaires et circuits sont déjà en place. Cette capacité de redémarrage rapide constitue un atout majeur aux yeux des analystes internationaux, notamment dans un contexte où les flux touristiques se recomposent rapidement après chaque crise.

Une richesse touristique exceptionnelle sur un espace réduit

Ce n’est qu’ensuite qu’intervient l’argument le plus évident, mais pas forcément le plus décisif : la diversité de l’offre touristique. Sur un territoire relativement restreint, la Tunisie concentre un patrimoine archéologique majeur, des sites historiques de premier plan, un littoral méditerranéen étendu, un désert saharien, des oasis, des médinas classées et une forte identité culturelle.

Peu de destinations peuvent proposer, dans un même voyage, ruines romaines, villes historiques, plages, désert et circuits culturels. Cette densité d’expériences reste l’un des principaux atouts structurels du pays et justifie sa présence dans un classement mondial.

Un classement qui révèle aussi de sérieuses faiblesses

Si la Tunisie apparaît dans le Top 50, elle n’en occupe que la dernière marche. Cette position traduit autant une reconnaissance qu’une limite. Plusieurs handicaps continuent de peser lourdement sur son image et sa compétitivité : instabilité de la communication internationale, faiblesse du marketing touristique, qualité de services inégale, lenteur de la modernisation des infrastructures et persistance d’une perception de risque chez certains marchés.

À cela s’ajoutent des problèmes structurels bien connus : dépendance excessive au tourisme balnéaire, faible valorisation du tourisme culturel et saharien, gouvernance fragmentée du secteur et manque de vision stratégique lisible à l’international.

En clair, la Tunisie est perçue comme une destination à fort potentiel, mais encore incomplètement exploitée et insuffisamment transformée.

L’entrée dans le Top 50 mondial constitue moins une consécration qu’un signal. Celui d’un pays qui revient progressivement dans le radar touristique international, mais qui reste encore loin des destinations de tête. Pour transformer cette reconnaissance en véritable succès durable, la Tunisie devra dépasser la logique du simple redémarrage et engager une refonte profonde de son modèle touristique.

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Tourisme : Le Japonais Hankyu Travel lance des circuits dédiés à la Tunisie

Le tour-opérateur japonais Hankyu Travel inaugure, à partir de février, une série de voyages organisés exclusivement destinés aux touristes nippons en Tunisie. Ces circuits immersifs ambitionnent de faire découvrir, en une dizaine de jours, les grands sites historiques, culturels et naturels du pays.

Le marché touristique japonais s’ouvre davantage à la Tunisie. Dès février, l’agence Hankyu Travel proposera des circuits complets de 8 à 11 jours, conçus pour un public nippon en quête de destinations culturelles et patrimoniales. L’annonce a été relayée par l’ambassade de Tunisie à Tokyo.

Un itinéraire couvrant l’essentiel du patrimoine tunisien

Les programmes élaborés par l’opérateur japonais traversent les principaux pôles touristiques du pays. Les voyageurs débuteront par le Grand Tunis, avec des escales à Tunis, Carthage et Sidi Bou Saïd, avant de rejoindre Kairouan, haut lieu du patrimoine islamique. Le circuit inclut également le théâtre romain d’El Jem, classé au patrimoine mondial, ainsi que Sousse.

Le Sud tunisien figure parmi les temps forts du séjour, avec des excursions dans le désert, la découverte des oasis, Matmata et ses habitations troglodytiques, sans oublier Djerba, île emblématique du tourisme culturel et balnéaire.

Des départs étalés sur le printemps

Plusieurs dates ont été programmées afin de répondre à la demande du marché japonais. Les départs sont prévus en février, mars, avril et mai, permettant une fréquentation étalée sur la basse et la moyenne saison touristique, un enjeu stratégique pour la destination Tunisie.

L’initiative de Hankyu Travel confirme l’intérêt persistant du marché asiatique pour la Tunisie, notamment pour son patrimoine millénaire et la diversité de ses paysages. Elle pourrait contribuer à diversifier la clientèle touristique et à renforcer la reprise du secteur en 2026, dans un contexte de concurrence accrue entre les destinations méditerranéennes.

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Douz ne fait pas le plein par hasard

Avec un taux d’occupation de 86 % et près de 2 000 touristes ayant passé la nuit du Nouvel An administratif dans ses hôtels, campements et unités d’animation, Douz confirme une dynamique touristique hivernale qui dépasse l’effet ponctuel des fêtes. Derrière ces chiffres, se dessine un positionnement saharien de plus en plus structuré dans le Sud tunisien.

86 % d’occupation et 1 980 touristes pour la nuit du Nouvel An

Les chiffres ont été communiqués par Yasser Souf, commissaire régional au tourisme à Kébili, lors de plusieurs interventions sur des radios nationales et régionales consacrées au bilan de la nuit du Nouvel An administratif. Selon ce bilan consolidé, la zone touristique de Douz a enregistré un taux d’occupation de 86 %, avec 1 980 touristes ayant passé la nuit dans les différentes unités touristiques, incluant hôtels, campements et structures d’animation réparties dans l’espace saharien.

Cette fréquentation s’inscrit dans un contexte organisationnel encadré. Des équipes de contrôle relevant de la délégation régionale du tourisme ont assuré plusieurs visites de terrain durant la période afin de vérifier la qualité des services proposés, lesquels ont été jugés globalement satisfaisants.

Une clientèle majoritairement européenne et une activité soutenue en 2025

La majorité des touristes accueillis à Douz durant cette période étaient de nationalité italienne et française, aux côtés de touristes tunisiens. Ce profil confirme l’attractivité du produit saharien auprès des marchés européens, notamment en période hivernale.

Sur l’ensemble de l’année 2025, la région de Kébili a enregistré près de 176 000 arrivées touristiques jusqu’au 10 décembre, contre un peu plus de 171 000 sur la même période de 2024, soit une progression d’environ 1 %. Le nombre de nuitées a suivi la même tendance, passant d’environ 189 000 à près de 193 000. Par ailleurs, plus de 2 500 excursions vers l’espace désertique ont été recensées durant l’année, confirmant le rôle central du désert dans l’activité touristique locale.

Comparée à certaines années antérieures marquées par des afflux plus importants lors des fêtes, la fréquentation actuelle traduit moins une contraction qu’une évolution du modèle, fondée sur la régularité, la spécialisation de l’offre et la valorisation de l’expérience saharienne.

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Jendouba : 1,5 million de dinars pour réhabiliter le circuit menant au fort génois de Tabarka

Les travaux de réhabilitation du circuit touristique menant vers le fort génois de Tabarka (gouvernorat de Jendouba) ont démarré cette semaine.

Le chantier, financé par le ministère du tourisme (1,5 million de dinars), prévoit, notamment, le réaménagement de la piste, le revêtement de sol, la pose d’un système d’évacuation des eaux pluviales et l’installation de poteaux d’éclairage public, a indiqué le commissaire régional du tourisme, Issa Marouani.

Le fort génois est un monument historique érigé par les Espagnols au 16ème siècle afin de contrôler la navigation maritime en Méditerranée, de repousser les attaques de pirates et de protéger leurs colonies.

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Tourisme tunisien : les recettes atteignent 7,8 milliards de dinars et dépassent les niveaux de 2019

Les recettes touristiques ont atteint 7,8 milliards de dinars, jusqu’au 25 décembre 2025, en hausse de 6,3% par rapport à la même période de 2024, selon les indicateurs de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Le nombre de touristes ayant visité la Tunisie depuis début 2025 et jusqu’au 22 décembre courant, a franchi le cap de 11 millions de touristes, avait déclaré le ministre du Tourisme, Sofien Tekia, lors d’une cérémonie tenue récemment à l’occasion de la campagne « Tounes Lik » pour la promotion du tourisme intérieur et le lancement de l’élaboration du programme « Tunis, capitale du tourisme arabe en 2027 ».

D’après lui, ce chiffre a dépassé celui enregistré en 2019, avant la pandémie de Covid-19, qui était de l’ordre de 9,4 millions de touristes.

Selon lui, le tourisme tunisien a dépassé « la phase de redressement et progresse sur la voie de la consécration d’un tourisme haut de gamme et de la diversification de l’offre touristique.

Il a souligné que cette reprise constitue la preuve de la capacité du secteur à booster le rythme des flux touristiques et des recettes, malgré les défis internationaux.

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Tunisie : Les recettes touristiques en hausse

Le secteur touristique confirme, en cette fin d’année 2025, qu’il a définitivement tourné la page de la crise. Les indicateurs publiés par la Banque centrale de Tunisie font état de recettes touristiques atteignant 7,886 milliards de dinars à la date du jeudi 22 décembre, soit une progression de 6,3 % par rapport à la même période de 2024.

Cette dynamique financière s’accompagne d’une performance notable en matière de fréquentation. Depuis le début de l’année 2025 et jusqu’au 22 décembre, le nombre de visiteurs ayant choisi la Tunisie comme destination a dépassé l’objectif initialement fixé par le ministère du Tourisme, à savoir 11 millions de touristes.

Un seuil symbolique qui confirme que l’activité touristique ne se situe plus dans une phase de simple redressement, mais bien dans une logique de croissance consolidée.

Touristes algériens et libyens

Pour rappel, l’année 2024 s’était achevée sur un total estimé à 10,264 millions de visiteurs. Les marchés de proximité y avaient joué un rôle central, avec environ 3,5 millions de touristes algériens et 2,25 millions de Libyens. Les recettes du secteur s’étaient alors établies à 7,494 milliards de dinars.

La comparaison entre les deux exercices met en évidence une amélioration simultanée des volumes et des revenus, traduisant une meilleure valorisation de la destination Tunisie. Cette évolution renforce la place du tourisme comme l’un des piliers de l’économie nationale, dans un contexte où les autorités misent sur la diversification de l’offre, l’allongement de la saison et la montée en gamme pour pérenniser cette performance.

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À Douz, le Festival international du Sahara dynamise le tourisme et valorise le patrimoine du désert tunisien

Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a affirmé lors de la cérémonie d’ouverture de la 57ème édition du Festival international du Sahara, jeudi matin à la Place des Arts, au cœur du Souk d’artisanat de Douz, que ce festival constitue l’un des plus importants événements culturels en Tunisie et insisté sur la nécessité d’une collaboration accrue pour soutenir à la fois le tourisme et que l’artisanat.

Le ministre a également souligné l’importance du tourisme saharien et oasien, réaffirmant l’importance de poursuivre le travail mené pour continuer à promouvoir la Tunisie comme destination touristique sur les marchés internationaux. Il a salué la réalisation de l’objectif inscrit d’atteindre les 11 millions de touristes pour l’année 2025 et de l’élection de Tunis Capitale arabe du tourisme en 2027, ce qui nécessite davantage de travail pour dynamiser le secteur.

Le Commissaire régional au tourisme, Yasser Souf a,  pour sa part, déclaré que le festival international du Sahara, qui coïncide avec les fêtes de fin d’année, a contribué à l’amélioration des indicateurs touristiques de la région, notant que 175 908 touristes ont visité la région depuis le début de l’année jusqu’au 10 décembre courant, contre 171 402 durant la même période l’an dernier, soit une augmentation de plus de 1 %. Ce pourcentage correspond à la même hausse du nombre de nuitées, qui est passé de 189 162 à 192 945.

Le directeur de la 57e édition du Festival international du Sahara de Douz Achraf Ben Othman, a dans le même cadre, expliqué que cette manifestation culturelle, d’une renommée tant nationale qu’internationale, attire chaque année des milliersde visiteurs du pays et de l’étranger.

Il a précisé que les organisateurs de cette édition ont tenu à allier les éléments traditionnels distinctifs de cet évènement à plusieurs nouveautés, telles que le concours de Miss Festival et l’organisation d’un trekking de 90 kilomètres dans les dunes.

La même source a ajouté que le festival, organisé sur l’une des plus grandes places de spectacles en plein air au sud de la ville de Douz, à savoir la Place el Hnich a conservé de nombreux tableaux distinctifs, tels que la caravane, “le marhoul” , “le douleb” et le mariage traditionnel, mettant en relief le retour de l’Okazia poétique au Centre culturel Mohamed Marzougui, après plus de trois éditions d’absence pour cause de travaux d’aménagement.

Par ailleurs, de nombreux visiteurs qui ont assisté aux spectacles d’ouverture du festival au marché de l’artisanat ont exprimé leur joie de découvrir les spécificités du patrimoine traditionnel de la région, mettant en relief la beauté de la région qui allie l’immensité du désert et ses dunes de sable à des oasis, faisant de cette région l’une des plus belles destinations touristiques pour les visiteurs de l’intérieur du pays que de l’étranger.

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La Tunisie franchit le seuil des 11 millions de touristes en 2025

Le nombre de touristes qui ont visité la Tunisie depuis début 2025 et jusqu’à ce lundi, 22 décembre courant, a franchi le cap de 11 millions de touristes, a annoncé, le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya.

S’exprimant lors d’une cérémonie organisée, lundi soir, à l’occasion de la campagne “Tounes Lik” pour la promotion du tourisme intérieur et le lancement de l’élaboration du programme “Tunis, capitale du tourisme arabe en 2027”, le ministre a estimé que le tourisme tunisien a dépassé “la phase de redressement et avance avec preuve vers la consécration d’un tourisme haut de gamme et raffiné et de la diversification de l’offre touristique.

Il a souligné que cette reprise constitue la preuve de la capacité du secteur à améliorer le rythme des flux touristiques et des recettes, malgré les défis internationaux.

La campagne “Tounes Lik” est une initiative de l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) visant à promouvoir le tourisme intérieur et à faire connaître les différentes destinations touristiques sur l’ensemble du territoire national.

Cette initiative repose principalement sur les réseaux sociaux et propose chaque semaine une nouvelle destination. Elle s’articule autour de quatre axes qui fondent le paysage touristique tunisien, à savoir la terre, la mer, la pierre et le désert.

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Tunisie : Pour la première fois, le cap symbolique des 11 millions de visiteurs franchi

En dépassant pour la première fois de son histoire le seuil des 11 millions de touristes, la Tunisie affirme la relance de son secteur touristique. Un tournant que le ministre du Tourisme, Sofiane Taqia, présente comme le point de départ d’une nouvelle phase fondée sur l’innovation, la diversification et la transformation numérique.

Le ministre du Tourisme, Sofiane Taqia, a affirmé, lundi 22 décembre 2025 au soir, que la Tunisie traverse une phase charnière pour son secteur touristique, marquant à la fois une dynamique de relance et l’ouverture d’un nouveau cycle de développement. S’exprimant au Théâtre municipal de Tunis, il a souligné que cette étape constitue une occasion fédératrice pour l’ensemble des acteurs du secteur, appelé à jouer un rôle stratégique dans les trajectoires de croissance, d’emploi et de développement.

Selon le ministre, la Tunisie a enregistré en 2025 un résultat inédit en franchissant le seuil des 11 millions de visiteurs, un niveau jamais atteint jusque-là. Cette performance, obtenue dans un contexte régional et international instable, témoigne, d’après lui, d’une reprise effective du secteur et de la pertinence d’une approche axée à la fois sur le développement quantitatif et l’amélioration qualitative de l’offre touristique.

Positionnement international

Au-delà des chiffres, Sofiane Taqia a mis en avant les avancées enregistrées en matière de positionnement international. La Tunisie s’est ainsi classée première destination privilégiée par les touristes chinois, une distinction qui illustre, selon le ministère, la capacité du pays à s’imposer sur des marchés lointains et hautement concurrentiels.

Face à une concurrence mondiale de plus en plus intense, le ministre a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts de modernisation du secteur. Il a annoncé, dans ce cadre, le lancement d’une nouvelle stratégie touristique reposant sur l’innovation, le renouvellement du produit et l’amélioration de l’environnement touristique.

Cette stratégie s’appuiera notamment sur une campagne promotionnelle inédite intégrant les outils du numérique et de l’intelligence artificielle. L’objectif affiché consiste à renforcer la visibilité digitale de la destination Tunisie, améliorer la gouvernance et la performance du secteur, tout en simplifiant les parcours touristiques et en optimisant l’expérience des visiteurs.

À travers cette orientation, les autorités ambitionnent de consolider le leadership régional de la Tunisie, de gagner en efficacité et en attractivité, et de positionner durablement le tourisme comme un levier central de l’économie nationale.

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Tunisie – Tabarka : Une bouffée d’oxygène pour relancer le mégaprojet touristique Costa Coralis

Le ministre du Tourisme, Sofiane Tekaya, a souligné l’importance d’intégrer la dimension régionale dans la mise en œuvre des investissements touristiques, lors d’une séance de travail tenue jeudi au siège du ministère, consacrée au suivi de l’avancement du projet « Costa Coralis ». Cette approche vise, selon lui, à assurer une répartition plus équilibrée de l’activité touristique entre les différentes zones relevant de l’espace régional concerné.

Le ministre a expliqué que cette orientation repose sur la valorisation conjointe des ressources naturelles, des sites archéologiques et du patrimoine culturel propres à chaque zone, dans l’objectif de dynamiser l’économie locale et de renforcer l’attractivité des territoires. Il a également insisté sur la nécessité d’une exploitation rationnelle des ressources disponibles, tout en accordant une place centrale au soutien des industries traditionnelles, considérées comme un levier de développement durable et inclusif.

La réunion s’est déroulée en présence des représentants de la société porteuse du projet, avec à leur tête le président du conseil d’administration, Mohamed Fawzi Drissi, ainsi que du président du Conseil d’affaires tuniso-africain, Anis Jaziri, et de plusieurs cadres du ministère. À cette occasion, une présentation détaillée du projet a été faite, mettant en avant son caractère intégré et son ancrage régional, en tant qu’initiative d’investissement issue de la région elle-même.

Financement et procédures administratives

Les discussions ont également porté sur les différentes contraintes ayant retardé la concrétisation du projet jusqu’à présent, notamment celles liées au financement et aux procédures administratives. Les participants ont examiné les mécanismes susceptibles de lever ces obstacles et d’accélérer les démarches, afin de permettre le lancement effectif du projet dans les meilleurs délais.

Dans ce contexte, Anis Jaziri a indiqué que des contacts sont en cours avec plusieurs bailleurs de fonds, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, en vue de mobiliser les ressources financières nécessaires. Il a précisé que les autorités concernées, notamment le ministère du Tourisme, seront régulièrement informées de l’évolution de ces négociations.

La rencontre s’est conclue par un accord sur plusieurs mesures opérationnelles, dont la tenue prochaine d’une réunion élargie regroupant l’ensemble des parties prenantes, en particulier l’Agence foncière touristique, afin de trancher les questions liées au foncier. Les participants ont, par ailleurs, réaffirmé l’importance d’intégrer les dimensions environnementale et écologique dans toutes les composantes du projet, à travers le recours aux énergies renouvelables et la valorisation des déchets.

Retour sur le projet

Imaginé en décembre 2016, Costa Coralis est le fruit d’une initiative collective d’investisseurs locaux et régionaux réunis au sein de la société Haifa for Development and Investment (Haifa HDI), créée spécifiquement pour gérer ce mégaprojet touristique intégré dans le gouvernorat de Jendouba. Le projet s’étend sur 140 hectares de terrains appartenant à l’État, qui doivent être transférés à l’Agence Foncière Touristique avant toute opération de construction.

 Après des études de faisabilité menées par des cabinets réputés comme Deloitte, et plusieurs approbations préliminaires, son lancement est toujours freiné par des blocages administratifs. Cette frustration, mise en lumière par l’agence italienne Nova, est largement partagée par les investisseurs locaux.Au-delà de la multiplicité des acteurs institutionnels, le projet fait face à plusieurs freins :

  • Contraintes environnementales : la région de Tabarka, riche en biodiversité et partiellement protégée, nécessite des études d’impact strictes et l’application de normes environnementales rigoureuses.
  • Cadre réglementaire complexe : les règles encadrant l’aménagement touristique sur des terrains publics impliquent une coordination délicate entre différentes agences étatiques.
  • Procédures foncières longues : le transfert des terrains de l’État vers l’Agence Foncière Touristique fait l’objet de démarches juridiques lourdes, sensibles dans le contexte tunisien.
  • Contexte post-révolutionnaire : depuis 2011, l’incertitude économique et politique ralentit parfois les grandes opérations d’investissement, notamment dans des régions périphériques.

Aspects techniques du projet

Nature et typologie du projet
Le projet « Costa Coralis » est conçu comme un projet touristique intégré. Il ne s’agit pas d’une simple unité hôtelière, mais d’un ensemble structuré combinant hébergement, services, loisirs et valorisation du territoire. Sa conception repose sur une logique de destination plutôt que sur une infrastructure isolée.

Approche territoriale et régionale
Le projet s’inscrit dans une approche régionale, visant à connecter plusieurs zones du premier district touristique. Sur le plan technique, cela implique une planification spatiale intégrée, tenant compte des flux touristiques, de l’accessibilité, des infrastructures existantes et de la complémentarité entre les sites naturels, culturels et archéologiques environnants.

Composantes fonctionnelles
Le projet devrait comprendre :
– Des unités d’hébergement touristique diversifiées (hôtels, résidences touristiques, écolodges).
– Des espaces de loisirs et d’animation à faible impact environnemental.
– Des zones dédiées à l’artisanat et aux produits du terroir, intégrées dans le parcours touristique.
– Des équipements de services (restauration, espaces culturels, circuits de découverte).

Infrastructures et accessibilité
La mise en œuvre du projet nécessite :
– Des aménagements d’accès routier et de signalisation touristique.
– Une connexion fonctionnelle avec les réseaux existants (électricité, eau, télécommunications).
– Une coordination avec les autorités locales pour l’aménagement des espaces publics et des zones périphériques.

Cadre foncier et réglementaire
Techniquement, le projet dépend de :
– La clarification de la situation foncière en coordination avec l’Agence foncière touristique.
– Le respect des cahiers des charges touristiques et environnementaux en vigueur.
– L’obtention des autorisations administratives liées à l’urbanisme, à l’environnement et à l’investissement.

Schéma de financement et phasage
Le projet repose sur un montage financier mixte, associant des financements nationaux et internationaux. Sur le plan technique, cela implique un phasage de réalisation, avec un démarrage par les infrastructures de base, suivi du développement progressif des différentes composantes du complexe.

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