Investissements bilatéraux : vers une chambre mixte tuniso-roumaine
Les relations d’investissement tuniso-roumaines progressent nettement, la Roumanie se classant au 8e rang des fournisseurs européens de la Tunisie. Les échanges ont dépassé 274 millions d’euros en 2024, concentrés sur l’industrie textile, les composants automobiles, l’agroalimentaire et la santé. Avec un intérêt croissant pour les partenariats technologiques et les énergies renouvelables.
L’ambassade de Roumanie en Tunisie prévoit de lancer cette année une chambre de commerce tuniso-roumaine afin de booster les échanges bilatéraux. « Cette équipe œuvrera main dans la main avec l’ambassade pour raviver les liens commerciaux et économiques », a affirmé l’ambassadeur de la Roumanie en Tunisie, Valentin-Ciprian Muntean à L’Economiste Maghrébin, lors d’un récent dîner iftar. Déjà, de nombreux entrepreneurs tunisiens collaborent avec des partenaires roumains, particulièrement dans les textiles automobiles.
Les relations tuniso-roumaines misent sur des investissements bilatéraux accrus, avec des flux croisés : des capitaux roumains en Tunisie et les tunisiens en Roumanie.
Des secteurs à fort potentiel comme le textile, l’automobile et l’agroalimentaire restent sous-exploités, d’après les données préliminaires de 2025. Ces domaines bénéficient déjà de collaborations existantes, avec un engouement pour les composants mécaniques et les produits alimentaires transformés.
Un accord clé renforce cette dynamique : en février 2025, l’autorité sanitaire vétérinaire roumaine et son homologue en Tunisie ont paraphé un certificat d’exportation de viande. Depuis, ce mécanisme fonctionne à plein régime, boostant les échanges agroalimentaires et ouvrant la voie à d’autres partenariats durables. Des missions économiques réciproques accélèrent les opportunités, en favorisant des rencontres directes entre entrepreneurs.
En outre, des missions économiques réciproques facilitent les premiers contacts. Beaucoup de Tunisiens visitaient la Roumanie pour la première fois, saluant ses avancées infrastructurelles post-1989.
Côté tunisien, la FIPA (Agence de Promotion de l’Investissement Extérieur) et la TIA (Agence de Promotion des Investissements Agricoles) sont appelées à jouer un rôle central. Elles informeront les investisseurs roumains sur la fiscalité avantageuse, les incitations et les opportunités sectorielles en Tunisie.
Libéralisation de l’huile d’olive
Par ailleurs, la Roumanie soutient activement les demandes tunisiennes auprès de Bruxelles pour libéraliser les exportations d’huile d’olive, dans le cadre de négociations européennes plus larges.
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