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CPJ | Israël a tué 86 journalistes en 2025

Un nombre record de 129 journalistes ⁠et professionnels des ​médias ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions en 2025, dont les deux tiers par Israël, a déclaré mercredi 25 février 2026 le ​Comité pour la protection des journalistes (CPJ) dans son dernier rapport.

Le nombre de journalistes tués dans le monde a atteint un record pour la deuxième année consécutive, après 124 décès recensés en 2024, dont les deux tiers également tués par Israël, relève l’organisation indépendante. Le CPJ recense ​depuis plus ‌de 30 ans les attaques contre la presse.

Israël a été responsable de la mort de 86 journalistes en 2025. Ils sont, à plus de 80%, Palestiniens. Dans ce classement du crime abject, l’Etat hébreu devance de très loin le Soudan (9), le Mexique (6), la Russie (4), et les Philippines (3).

L’État hébreu est aussi responsable de 81 % des 47 assassinats ciblés de journalistes classés comme «meurtres» par l’organisation dans son rapport.

«Dans un contexte de tensions croissantes à travers le monde, le mépris d’Israël pour la vie des journalistes – et pour le droit international censé les protéger – est sans précédent», note le rapport. Il ajoute : «Depuis que le CPJ a commencé à compiler ces données en 1992, Israël a tué plus de journalistes que tout autre gouvernement, faisant de la guerre israélo-palestinienne (qui inclut les massacres perpétrés par Israël à Gaza ainsi que ses attaques meurtrières au Liban, au Yémen et en Iran) la plus meurtrière jamais enregistrée pour les journalistes.»

Le CPJ écrit, également : «Si couvrir la guerre est intrinsèquement dangereux, Israël a franchi un nouveau cap en ciblant délibérément et illégalement les journalistes. En 2025, le CPJ a recensé 47 cas de journalistes assassinés en raison de leur travail, Israël étant responsable de 81 % de ces assassinats. Le nombre total de ces assassinats ciblés pourrait être bien plus élevé. Compte tenu des restrictions extrêmes imposées à Gaza, notamment l’interdiction d’accès à la presse étrangère indépendante, la destruction des infrastructures de communication, les déplacements massifs de population et les pertes humaines considérables, il est difficile d’enquêter sur les circonstances de chaque décès. La plupart des preuves contemporaines ayant été détruites, le nombre exact de journalistes palestiniens à Gaza délibérément ciblés par Israël restera peut-être à jamais inconnu.»

I. B.

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Fraude et piratage | La Poste Tunisienne alerte sur l’usurpation de son identité

La Poste Tunisienne a diffusé un communiqué urgent ce lundi 23 février 2026, avertissant ses clients contre des tentatives de piratage ciblant les titulaires de cartes de paiement électronique et de portefeuilles numériques « Wallet e-Dinar ».

Face à la multiplication des tentatives de fraude, la Poste a appelé à la vigilance maximale, en précisant que des individus malveillants utilisent actuellement des techniques de phishing (hameçonnage) en usurpant son identité pour subtiliser des données sensibles.

Les pirates utilisent généralement des sites web frauduleux ou des messages électroniques qui imitent l’apparence officielle de la Poste. Ces plateformes prétendent souvent être des « partenaires » de l’institution pour mettre les utilisateurs en confiance et les inciter à saisir leurs informations personnelles.

Y. N.

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France – Algérie | «Pas de réconciliation sans vérité»

Il n’a pas mâché ses mots. Benjamin Stora a publiquement critiqué France Info après la diffusion d’un reportage qui, selon lui, a dénaturé le sens de son intervention sur la mémoire coloniale, réduisant son propos à quelques secondes au profit d’un certain influenceur, Amir Dz. (Photo : Crânes de résistants algériens tués au XIXe siècle par l’armée française et conservés au Musée de l’Homme à Paris).

Invité pour parler d’histoire — la guerre d’indépendance, les essais nucléaires dans le Sahara, les crânes de résistants algériens conservés dans les musées français — l’historien s’est retrouvé noyé dans un sujet centré sur Amir Dz. Une «faute éthique grave», dénonce-t-il, estimant que l’on ne peut pas traiter un contentieux historique majeur comme un simple élément de décor médiatique.

L’entretien avait pourtant été tourné au Musée de l’Homme, lieu hautement symbolique où reposent encore des restes de combattants algériens exécutés durant la conquête coloniale. Le contraste entre la solennité du lieu et la légèreté du montage final n’a pas échappé à Stora, qui y voit le symptôme d’un malaise plus profond dans le traitement médiatique des relations franco-algériennes.

Sur France Info, il a appelé à «élever le niveau» et à sortir des polémiques faciles. Pour lui, la réconciliation entre la France et Algérie ne pourra se construire que sur des actes : reconnaissance des crimes coloniaux, restitution d’objets symboliques, poursuite du travail d’identification des crânes, mise en œuvre des recommandations remises en 2021 au président Emmanuel Macron.

Cinq ans plus tard, le constat est amer : peu de mesures ont été concrètement appliquées, tandis que les relations bilatérales s’enlisent dans une crise que Stora juge parmi les plus graves depuis l’indépendance.

Au-delà de l’incident médiatique, l’affaire révèle une question plus large : la France est-elle prête à regarder en face son histoire coloniale avec l’Algérie ? Pour l’historien, la réponse ne peut venir ni des plateaux en quête de buzz ni des raccourcis sensationnalistes, mais d’un travail politique courageux, constant et assumé.

Djamal Guettala 

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Ramadan à la télé | Sitcoms débiles et orgie feuilletonesque

A partir d’aujourd’hui, jeudi 19 février 2026, premier jour du mois de ramadan, la Tunisie prendra des vacances prolongées pour laisser la place aux navets qui se regardent «en famille» et aux sitcoms débiles dont le scénario se tient sur un ticket de caisse.

Mohamed Sadok Lejri

L’on y retrouve chaque année les mêmes ingrédients : des acteurs qui hurlent et braient comme des ânes pour simuler l’humour, des quiproquos et des «situations comiques» plus usés que le tapis d’une mosquée et une intrigue qui s’étire sur 22 minutes de blagues potaches et qui essaient de nous convaincre que c’est drôle.

C’est fascinant de voir comment on peut recycler les mêmes gags depuis des décennies, avec la conviction profonde que le téléspectateur rira de l’acteur qui force un accent rural pour incarner le «rifi» de service, des lascars des quartiers populaires dont l’accent de «fréret» et la grossièreté assumée sont censés passer pour de la virilité et du charisme de quartier.

Le public rira de n’importe quoi

Ils sont persuadés que le spectateur, dans un élan de convivialité ramadanesque, finira par s’esclaffer devant la maladresse du «oueld el houma ‘arbi» mal dégrossi évoluant en milieu bourgeois, devant la caricature du bourgeois préoccupé par son apparence et ses manières presque au point d’être efféminé et devant cette panoplie de clichés et de poncifs éculés qu’ils ont exploités jusqu’à la corde…

Bref, ils ont la ferme conviction que le public rira de n’importe quoi, tout en s’en mettant plein la panse, laquelle panse se retrouve au centre de toutes les conversations du réveil du matin jusqu’à la rupture du jeûne et transforme chaque rencontre en une «chehya tayba» matinale et prématurée.

Sans parler de nos imams radio-cathodico-obscurantistes qui se délectent de leur petit quart d’heure de gloire et de l’orgie publicitaire qui vient interrompre ces chefs-d’œuvre télévisuels ! On nous bombarde de gros plans ultra léchés sur le couscous de mamie et le yaourt qui guérit le plus sociopathe d’entre nous de la solitude, on chante les louanges des pâtes et de la boîte de double concentré de tomates qui semblent détenir les secrets du bonheur éternel.

Des oies prêtes pour le gavage

L’on passe d’une scène mélodramatique d’un orphelin en proie à la drogue, à l’esclavage et à l’exploitation sexuelle à une pub pour un jus infect destiné aux enfants, le tout entrecoupé par une ode lyrique à une marque de thon.

En somme, ramadan est le mois où les Tunisiens se transforment en oies prêtes pour le gavage et se divertissent devant un festival de futilités cathodiques érigées en divertissement national. Notre télé ne semble jamais saturer de trop de conneries et de médiocrité. Et vive le cinéma !

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Tunisie | Une Charte sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme

Dans l’état désastreux où se trouve aujourd’hui le secteur des médias et, surtout, celui de la presse écrite, en Tunisie, on peut considérer que l’élaboration d’une Charte nationale sur l’utilisation de l’Intelligence artificielle (IA) dans le journalisme est une initiative bien sympathique au regard des autres défis, ô combien plus graves, auxquels le secteur fait face et qui sont d’ordres financier, politique, juridique, éthique, etc.

Cette initiative n’en est pas moins nécessaire et le Conseil de la presse, organisme autonome du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), a bien fait d’y penser pour que le secteur ne soit pas en retard d’une si importante évolution.

La Charte nationale sur l’utilisation de l’IA dans le journalisme définit les principes éthiques et professionnels qui aident à améliorer la qualité du travail journalistique, tout en garantissant le droit des citoyens à une information fiable, pluraliste et contextualisée.

Selon le Conseil de la presse, l’utilisation de l’IA dans le travail journalistique représente «une opportunité professionnelle concrète, grâce aux nouvelles possibilités offertes dans les domaines de l’’aide à la recherche, de l’analyse des données, du traitement de contenus complexes et de l’amélioration des formules rédactionnelles».

Toutefois, l’utilisation de ces technologies en l’absence d’un cadre éthique clair pourrait comporter des risques importants, met en garde le Conseil de la presse, notamment en ce qui concerne «la fiabilité de l’information, la reproduction des préjugés, l’homogénéisation des contenus et la fragmentation des responsabilités éditoriales».

Ladite Charte souligne également que l’IA doit rester un «outil d’aide aux journalistes et ne peut en aucun cas se substituer au jugement humain ni aux principes déontologiques de la profession».

À travers la publication de ce document, le Conseil de la presse espère qu’il sera adopté par les différents acteurs du secteur, notamment les journalistes, les directeurs de publication et les organisations professionnelles, afin qu’il devienne une référence commune et une «base opérationnelle au sein des rédactions», ainsi qu’un outil utile pour les entreprises médiatiques souhaitant se doter de leurs propres codes éthiques sur l’utilisation de l’IA.

La version de la Charte présentée le 16 février 2026 lors d’une rencontre au siège du SNJT à Tunis est susceptible d’être améliorée et tous les journalistes et acteurs du secteur sont invités à donner leur avis et à envoyer leurs commentaires au Conseil. Une fois Il est à noter que le texte de la charte sera publié sur le site web du Conseil de presse pour consultation.

I. B.

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Médias tunisiens et argent européen | Quel gâchis !

Plus de 60 médias tunisiens ont bénéficié d’un accompagnement (financier, technique ou autre) de la part de l’Union européenne (UE) qui aurait dépensé dans cette opération entre 2021 et 2026 la somme de 5,3 millions d’euros (soit plus de 18 millions de dinars). Mais où est allé tout cet argent dont peu de gens ont vu la couleur ?

Ridha Kefi

Précisons d’abord que depuis sa création en 2010, Kapitalis a toujours refusé toute aide, qu’elle soit interne ou externe, afin de préserver son indépendance éditoriale et ne rien devoir à personne. Notre journal survit donc, du reste très difficilement, grâce aux faibles recettes publicitaires qu’il parvient encore à mobiliser auprès des annonceurs, majoritairement locaux.   

Kapitalis n’a donc, en aucune façon, pris le moindre sou de l’argent dépensé par le contribuable européen pour aider à la réforme et à la professionnalisation des médias tunisiens au lendemain de la soi-disant «révolution» de 2011, et qui doit s’élever à au moins le triple de la somme indiquée ci-haut.

Cependant, et tout en remerciant l’UE pour sa générosité et l’intérêt qu’elle semble accorder à la réussite du processus démocratique en Tunisie, où les médias sont censés jouer un rôle central, on est en droit de nous demander où tout les 5,3 millions d’euros ont-ils pu atterrir et s’ils ont servi à quoi que ce soit d’utile pour les Tunisiens, lesquels sont censés en voir bénéficié.  

Au vu de l’état lamentable de nos médias et de la très faible confiance que leur vouent les Tunisiens *, sachant que, 15 ans après la «révolution de la liberté et de la dignité», ces derniers continuent d’aller chercher la bonne information sur leur pays… dans les médias étrangers, et surtout occidentaux – les médias arabes étant logés à la même enseigne de la désinformation systématique et du mensonge officiel –, on est bien forcé de nous demander si l’argent dépensé par les Européens pour la réforme des médias tunisiens… n’a pas été jeté par le fenêtre.

Si j’étais un contribuable européen, j’aurais moyennement apprécié que mon argent si durement gagné soit ainsi dilapidé pour financer des programmes au profit des médias étrangers dont l’utilité – même pour ceux qui en bénéficient – est quasiment nulle.

Publication de la délégation de l’Union européenne à Tunis.

Quant à nous autres Tunisiens, notre transition démocratique, nous ne semblons pas encore pressés de la voir aboutir. On fait avec ce qu’on a. Traduire : on ne fait rien. On attend Godot…

* Selon un sondage réalisé en 2025, seuls 66% des Tunisiens font confiance à leurs médias, un taux atteignant 77,8 % chez les jeunes. Par ailleurs, 82 % des Tunisiens critiquent vivement les chroniqueurs de la télévision, qui reste le média le plus suivi.

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Ines Zeghidi | «Qu’a fait mon père pour être condamné à 4 ans de prison ?»

Me Ghazi Mrabet, avocat de Mourad Zeghidi, a nié les accusations de blanchiment d’argent portées contre le journaliste, emprisonné depuis 21 mois, en précisant que l’affaire ne concernait que des infractions fiscales et qu’un accord avait été trouvé avec l’administration fiscale, malgré les atermoiements mis par les autorités pénitentiaires pour permettre à l’intéressé de signer une procuration à cet effet.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), le mercredi 11 février 2026, le collectif de défense de Zeghidi a affirmé que la Commission tunisienne d’analyse financière (Ctaf) avait démenti tout flux d’argent de l’étranger au profit du journaliste, en déplorant la persistance du harcèlement judiciaire dont il ferait l’objet, tout comme son collègue Borhen Bssaies, incarcéré et poursuivi pour des raisons similaires.

Au début de la conférence de presse, à laquelle assistaient la famille et les amis du journaliste emprisonné, le président du SNJT Zied Dabbar a déclaré que Mourad Zeghidi était jugé pour son travail journalistique, que le syndicat continuerait à le défendre en prison et qu’il serait sans aucun doute libéré. «Bien que Mourad soit en prison, nous puisons de la force dans les messages positifs qu’il nous envoie. Nous n’abandonnerons ni Mourad, ni Borhen, ni aucun journaliste persécuté pour son travail», a-t-il ajouté, en saluant, au passage, Sonia Dahmani et Mohamed Boughalleb, présents à la conférence de presse et qui sont poursuivis, eux aussi, en justice pour leur travail journalistique.

Inès Zeghidi, la fille du journaliste emprisonné, a déclaré que ce dernier, avant d’être un homme des médias, est d’abord un père, un frère, un ami et un homme intègre à la réputation irréprochable. La famille n’a retiré de cette épreuve que l’amour et la solidarité du public, qui atténuent quelque peu la douleur de l’absence, a-t-elle déclaré. «Qu’a fait mon père contre la loi ? Quel danger représente-t-il pour la société pour être condamné à plus de 4 ans de prison ?», s’est demandé Ines Zeghidi.

«La Tunisie, que mon père aime au point de quitter la France pour revenir s’y installer, et où il nous a élevés, cette Tunisie-là ne nous aime pas et nous fait du mal. Nos vies se sont arrêtées le 11 mai 2024 [date de l’arrestation de Mourad]. La douleur vous fait vieillir avant l’âge. La douleur, c’est le silence à la maison au lieu des rires… Mon père nous a appris à croire en la liberté de la presse et en la justice, et aujourd’hui nous disons Basta. Mourad Zeghidi doit rentrer chez lui et ses filles doivent être libres», a conclu Ines, , non sans une grosse amertume, dans ses propos rapportés par ‘‘14-17’’.

I. B.

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Quand la fille de Marzouki s’invite dans le débat politique tunisien depuis l’étranger


L’intervention récente de Myriam Marzouki sur la chaîne européenne ARTE n’est pas passée inaperçue. Invitée de l’émission 28 minutes, la metteuse en scène franco-tunisienne a livré une lecture sévère de la situation politique et des libertés en Tunisie, à l’occasion d’un débat consacré à l’héritage de la révolution de 2011. Une prise de parole qui soulève des interrogations sur la frontière entre engagement artistique et ingérence politique.

Connue avant tout pour son travail théâtral, Myriam Marzouki s’exprimait officiellement en tant qu’artiste, venue présenter une création inspirée de l’histoire récente de la Tunisie. Toutefois, son discours a largement dépassé le cadre culturel. Elle a évoqué un rétrécissement des libertés publiques, affirmé que l’opposition politique était aujourd’hui muselée et dressé un tableau sombre du climat politique tunisien, devant un public européen. « On est revenu aux années Ben Ali », a-t-elle meme dénoncé.

Cette posture interroge d’autant plus que Myriam Marzouki n’est pas une intervenante neutre dans le débat tunisien. Elle est la fille de Moncef Marzouki, ancien président de la République et figure centrale de la transition post-2011, aujourd’hui opposant au pouvoir en place. Dès lors, sa prise de position sur une chaîne étrangère peut difficilement être dissociée de cet héritage politique, même si elle s’en défend implicitement.

Internationaliser un débat politique sensible ?

La question n’est pas tant celle du droit à la critique, légitime dans toute démocratie, que celle du lieu et du cadre de cette critique. S’exprimer sur un plateau européen, face à un public peu familier des complexités internes tunisiennes, contribue à internationaliser un débat politique sensible. Cela pose la question du regard porté de l’extérieur sur la Tunisie, souvent résumé à travers le prisme des libertés et des reculs démocratiques, au détriment d’analyses plus nuancées.

Certains observateurs estiment que ce type de discours participe à une forme de surplomb moral, où la Tunisie est constamment jugée depuis l’étranger, sans prise en compte suffisante de ses contraintes économiques, sociales et institutionnelles. D’autres y voient une continuité entre engagement artistique et militantisme politique, assumée mais rarement interrogée dans l’espace médiatique européen.

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Le site « Nawaat » suspendu un mois

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a réagi avec une profonde inquiétude à la suspension d’un mois du site « Nawaat », y voyant « un nouvel épisode dans la politique d’étouffement de la société civile et des médias indépendants ».

Dans un communiqué publié ce vendredi, le SNJT estime que « la décision de geler l’activité de l’association s’inscrit dans une stratégie délibérée de restriction de la liberté d’organisation ».

Il rappelle que « Nawaat » a subi plus d’un an de vérification financière approfondie et a fourni toutes les pièces justificatives demandées par les autorités, conformément à la loi 88 de 2011 régissant les associations.

La SNJT considère que « la suspension de « Nawaat » représente une tentative de faire taire l’un des principaux médias d’investigation indépendants en Tunisie, et un attentat direct contre le droit des journalistes à exercer librement ».

Le SNJT conclut en exprimant sa pleine solidarité avec les journalistes de « Nawaat », et annonce qu’il engagera toutes les actions légales et de terrain nécessaires pour défendre leur droit à travailler librement et protéger la pluralité médiatique.

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