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L’huile d’olive tunisienne à l’honneur dans les discussions tuniso-américaines

La promotion de l’huile d’olive tunisienne sur le marché américain a été au cœur des discussions lors de la rencontre entre la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, et l’ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi. L’échange s’est tenu hier au siège du ministère, en présence du secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique, Wael Chouchane, et d’autres responsables du ministère.

Les deux parties ont salué la solidité des relations historiques entre les deux pays et ont exprimé leur volonté de renforcer le partenariat économique, notamment dans les secteurs industriels et énergétiques.

Les discussions ont porté sur les industries à forte valeur ajoutée, notamment les composants aéronautiques, les industries électroniques et mécaniques, ainsi que le secteur de la céramique. La coopération énergétique, incluant les projets dans les énergies renouvelables, et le soutien à l’investissement et à la recherche scientifique dans le secteur minier ont également été abordés.

La ministre a rappelé l’importance de l’amitié et de la coopération économique avec les États-Unis et la volonté de son ministère de développer de nouveaux projets en tirant parti de l’expertise américaine. L’ambassadeur a salué les compétences tunisiennes, en particulier celles des ingénieurs et techniciens, et a confirmé l’engagement des États-Unis à soutenir l’investissement et le développement économique en Tunisie.

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Le français Asteel Flash étendre ses activités en Tunisie

Le groupe français Asteel Flash, spécialisé dans les industries électroniques, prévoit de lancer de nouveaux projets d’extension en Tunisie. C’est son PDG, Nicolas Denis, qui l’a annoncé à la sortie d’une réunion avec la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub.

Employant déjà 1 400 ingénieurs et cadres dans le pays, l’entreprise a salué la qualité des compétences tunisiennes. Les discussions la ministre et le PDG ont porté sur les performances locales du groupe et sur un futur projet d’extension intégrant des technologies de pointe, avec pour objectif de doubler le chiffre d’affaires et les exportations, tout en créant de nouveaux emplois.

Entièrement exportatrice, Asteel Flash dispose de 18 sites de production dans le monde. En 2025, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires global de 900 millions d’euros, dont 15 % générés en Tunisie.

La ministre a réaffirmé le soutien de l’État au secteur électronique, en pleine croissance. Une charte de compétitivité est en cours d’élaboration afin de porter la valeur ajoutée du secteur de 22 % à 40 % d’ici 2030, avec à la clé 30 000 emplois supplémentaires.

Le secteur des industries électroniques en Tunisie regroupe actuellement près de 150 entreprises, employant environ 70 000 personnes, et a enregistré près de 3,5 millions de dinars d’exportations à fin 2024.

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Offensive électrique du Groupe Zouari : Geely mise sur l’hybride rechargeable

Le Groupe Zouari mise sur l’électrification. Mahmoud Mohsen, son directeur général commercial pour le pôle Automobile, a dévoilé vendredi la stratégie de Geely : trois véhicules – deux électriques et un hybride rechargeable – pour conquérir un marché tunisien en pleine mutation.

 

Premier prix de la gamme, la X2 incarne le pari de l’électrique abordable. Cette citadine 100% électrique embarque une batterie de 39,4 kWh pour 325 km d’autonomie (cycle WLTP). Présentée il y a deux mois, elle suscite déjà l’intérêt : « Le carnet de commandes est bien fourni, heureusement pour nous », se félicite Mahmoud Mohsen.

Le X5 électrique : premiers clients déjà livrés

À 92 000 dinars, le X5 vise les familles avec ses 60,2 kWh de batterie et 430 km d’autonomie. Ce SUV franchit une étape décisive : « Le premier lot a été livré aux clients », confirme le responsable commercial. Un signal fort pour un marché encore frileux face à l’électrique pur.

X5 EMI : l’hybride rechargeable, vraie nouveauté

Le clou de la présentation reste le X5 EMI. Ce SUV hybride rechargeable combine moteur thermique et électrique pour délivrer 260 chevaux et 262 Nm de couple. Son argument massue ? Plus de 1 000 km d’autonomie combinée, batterie chargée et réservoir plein. Tarif : 86 800 dinars. Commandes ouvertes dès ce vendredi, livraisons fin mars-début avril.

Pari sur la fiscalité favorable

Mahmoud Mohsen ne cache pas ses ambitions : « Devant l’engouement pour les voitures hybrides rechargeables avec la nouvelle taxation, on s’attend à un bon retour des clients. » La marque chinoise joue la carte du rapport qualité-prix-équipement face à une concurrence installée. « La voiture est très bien positionnée, aussi bien en caractéristiques qu’en prix et surtout en gabarit et technologie embarquée », assure-t-il, avant de lancer une invitation : « Venez visiter nos showrooms, vous serez vraiment surpris. »

 

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Cap sur 4 milliards de dinars d’IDE en 2026

Les investissements directs étrangers (IDE) en Tunisie ont bondi de 30,3 % en 2025, pour se situer à 3,572 milliards de dinars contre 2,742 milliards de dinars en 2024, alors que l’objectif annuel était de 3,4 milliards de dinars.

Du coup, le gouvernement ambitionne, pour 2026, première année de mise en œuvre du plan quinquennal de développement 2023-2026, le mobiliser 4 milliards de dinars d’investissements étrangers.

Pour ce faire, il compte adopter de réformes majeures, entre autres la révision du code d’investissement pour améliorer le climat des affaires. La dynamique haussière s’observe sur plusieurs années, avec des progressions remarquables de 41 % en 2023, 60,7 % en 2022 et même 90 % en 2021, en sortie de crise pandémique. Cette performance est principalement tirée par les IDE qui totalisent 3,506 milliards de dinars sur l’année, en hausse de 30,1 % par rapport à 2024.

Dans ce cadre, le secteur manufacturier reste le principal aimant à capitaux, en ce sens qu’il a capté 62,6 % du total des IDE avec 2,194 milliards de dinars en 2025, contre 1,769 milliards de dinars en 2024. Celui des services suit en deuxième position (657,9 millions de dinars), puis ceux de l’énergie (570,8 millions de dinars) et l’agriculture (83,7 millions de dinars).

Ces projets se répartissent entre 102 créations d’entreprises (pour 356,6 millions de dinars) ayant généré près de 4 000 emplois, et 819 projets d’extension (2,579 milliards de dinars) pour 10 171 postes créés.

L’industrie reste le premier pourvoyeur d’emplois avec 12 468 postes, notamment grâce aux industries électriques et électroniques (527 emplois).

Géographiquement, l’attractivité reste polarisée sur les zones côtières. Le deuxième district, regroupant les gouvernorats de Tunis, l’Ariana, Ben Arous, Zaghouan, La Manouba et Nabeul, concentre à lui seul 64 % des flux hors énergie (1,8783 milliard de dinars), le gouvernorat de Tunis arrivant en tête avec 560,6 millions de dinars.

La France confirme sa position de premier investisseur en Tunisie avec des flux de 899,8 millions de dinars et la création de 4 354 emplois. Elle est suivie par l’Allemagne (391,3 millions de dinars), l’Italie (334,7 millions de dinars), les Pays-Bas (191,2 millions de dinars) et les États-Unis (137,9 millions de dinars).

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Tunisie | Bond 39,3% des investissements déclarés en 2025

Le volume total des investissements déclarés a atteint 8 356 millions de dinars tunisiens (MDT) en 2025, soit une hausse de 39,3 % par rapport à 2024, selon le bulletin annuel 2025 de la Tunisian Investment Authority (TIA), publié lundi 9 février 2026. Cette progression témoigne d’une reprise de l’investissement et reflète la confiance croissante dans les perspectives économiques de la Tunisie.

Ces investissements devraient créer 101 681 nouveaux emplois, témoignant de l’attractivité et de la résilience croissantes de l’écosystème économique tunisien.

Le secteur des services s’est imposé comme le principal moteur de la création d’emplois, représentant près de 60 000 nouveaux postes, soit 59 % du total des emplois créés. Cette performance est soutenue par une hausse de 75 % des investissements, qui ont atteint 1 755 MDT, confirmant le rôle croissant du secteur dans la croissance et l’emploi.

Malgré un ajustement conjoncturel marqué par un recul de 14,3 % du volume des investissements, le secteur industriel demeure un pilier structurel de l’économie. Il représente 35 % des investissements déclarés, soit 2 924 MDT, et devrait générer 39 % des nouveaux emplois, confirmant ainsi son importance stratégique pour le tissu productif tunisien.

Dans le même temps, les énergies renouvelables renforcent leur position stratégique, attirant 1 685 MDT, soit 20 % du total des investissements déclarés, conformément à la feuille de route nationale tunisienne pour la transition énergétique à l’horizon 2035.

Le secteur agricole a fait preuve d’une résilience remarquable, enregistrant une hausse de 11,6 % à 1 347 MD, tandis que le tourisme a connu une croissance exceptionnelle de 238 %, portée notamment par un important projet de 300 MDT à Jendouba.

Ce dynamisme renouvelé en matière d’investissement repose sur trois piliers clés :

1- confiance des investisseurs : les nouveaux projets représentent 74 % du total des investissements, ce qui témoigne du regain d’attractivité de la Tunisie en tant que destination d’investissement ;

2- développement territorial inclusif : 54 % des investissements sont orientés vers des zones de développement régional, favorisant une croissance équilibrée et inclusive ;

3- confiance nationale : les investissements nationaux représentent 65 % du total, soit 5 434 MD, ce qui témoigne de la grande confiance des investisseurs tunisiens dans les perspectives économiques du pays.

Grâce à ces résultats, la TIA réaffirme son rôle de facilitateur stratégique, déterminé à positionner la Tunisie comme un pôle d’investissement compétitif en Méditerranée.

La TIA continue d’accompagner les investisseurs nationaux et internationaux dans la mise en œuvre de projets créateurs de valeur durable, d’emplois qualifiés et d’un impact économique à long terme.

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Bourse de Tunis : AIR LIQUIDE, SANIMED et SIAME placées sous surveillance

Les sociétés cotées AIR LIQUIDE TUNISIE, SANIMED et SIAME sont transférées du compartiment “B” du marché principal au compartiment “S”, incluant les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière, et ce à partir du vendredi 02 janvier 2026, a fait savoir, vendredi, la Bourse de Tunis.

Dans sa note sur la “Répartition des titres de capital de la Cote de la Bourse en compartiments et en groupes de cotation pour l’année 2026”, la Bourse de Tunis a précisé que le compartiment “S” est désormais composé des valeurs suivantes : TUNISAIR, AIR LIQUIDE, ALKIMIA, STIP, SIAME, SIPHAT, SOMOCER, ASSAD, AETECH, SOTEMAIL, TAWASOL GP HOLDING, UADH et SANIMED.

La société LES CIMENTS DE BIZERTE a toutefois, suivi la trajectoire inverse en quittant le compartiment “S” vers le compartiment “B”. Pour sa part, TUNISIE LEASING & FACTORING a quitté le compartiment “B” et intégré le compartiment “A”.

En effet, conformément à la décision de la Bourse N° 1/6/2021 sur le compartimentage, telle que modifiée par décision du Conseil de la Bourse du 02 mai 2023, les émetteurs sont affectés sur trois compartiments du Marché Principal. Le compartiment A inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est supérieure ou égale à 200 millions de dinars. Le compartiment B inclut les émetteurs dont la capitalisation boursière est inférieure à 200 millions de dinars. Le compartiment S (Sous Surveillance) inclut les émetteurs qui ne respectent pas leurs obligations en matière d’information financière et/ou qui sont touchés par des événements susceptibles de perturber durablement leur situation ou compromettre le bon fonctionnement du marché.

La capitalisation boursière utilisée pour l’affectation aux compartiments A et B est la moyenne quotidienne des capitalisations entre le 1er septembre et le 30 novembre 2025. Pour les valeurs nouvellement introduites, la capitalisation boursière est calculée sur la base du prix d’introduction.

// Répartition des titres de capital cotés en groupes de cotation

S’agissant de la répartition des titres de capital cotés en groupes de cotation, la Bourse a souligné que conformément au règlement de parquet, sont retenues pour une cotation en continu pour l’année 2026, les valeurs ayant réalisé un nombre de transactions au moins égal à 1 200 sur la période allant du 1er décembre 2024 au 30 novembre 2025 et vérifiant un minimum de 300 transactions par trimestre pour au moins deux trimestres.

La cotation en continu est réservée aux titres les plus liquides qui sont, ainsi, négociés de façon permanente. Les ordres concernant ces titres peuvent s’exécuter en continu pendant les heures de négociation (la séance).

La cotation au fixing consiste à confronter les offres et les demandes enregistrées par le marché à un moment donné et à fixer le cours du produit concerné au prix d’équilibre entre toutes ces offres et ces demandes. Elle correspond aux marchés financiers dont les valeurs ne sont pas cotées en continu pendant la journée de bourse. Par opposition à la cotation en continu, cette cotation au fixing est réservée aux titres dont la capitalisation boursière ou la liquidité sont faibles.

Ainsi, à partir du vendredi 02 janvier 2026, SIAME est transférée du groupe 11 (Continu) au groupe 99 (Fixing). AIR LIQUIDE TUNISIE et SANIMED sont déplacées du groupe 12 (Fixing) vers le groupe 99 (Fixing). La société LES CIMENTS DE BIZERTE quitte le groupe 99 (Fixing) vers le groupe 12 (Fixing).

ASSURANCES MAGHREBIA, CELLCOM, CIL, OFFICEPLAST, ESSOUKNA et STAR migrent du groupe 12 (Fixing) au groupe 11 (Continu). TUNIS RE et WIFACK INTERNATIONAL BANK sont transférées du groupe 11 (Continu) au groupe 12 (Fixing).

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Tawasol Group Holding : une perte consolidée de 3,3 MD en 2024 selon le CMF

Le groupe Tawasol Group Holding a accusé une perte consolidée de 3,3 millions de dinars en 2024, a fait savoir, mercredi, le Conseil du Marché Financier (CMF).

Le CMF a indiqué que, conformément à ses instructions publiées dans son communiqué du 16 décembre 2025, la société Tawasol Group Holding a établi des états financiers consolidés pro forma arrêtés au 31 décembre 2024, tenant compte des provisions objet des réserves figurant dans le rapport des commissaires aux comptes relatif aux états financiers consolidés arrêtés au 31 décembre 2024.

Ces Etats traduisent la situation financière et les performances qui auraient été constatées, si ces réserves avaient été prises en compte ou corrigées à la date de leur survenance effective.

Les états financiers consolidés pro forma font apparaître un résultat consolidé pro forma-part du groupe déficitaire de 3,3 millions de dinars au lieu d’un résultat consolidé-part du groupe bénéficiaire de 1,15 million de dinars.

A la demande du Conseil du Marché Financier, la cotation du titre «TGH» avait été suspendue à partir du jeudi 18 décembre 2025 et ce, dans l’attente de la publication par ladite société d’un communiqué contenant notamment l’élaboration des états financiers en proforma. La cotation du titre « TGH », reprendra jeudi 25 décembre 2025.

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Kef : une nouvelle zone industrielle de 80 hectares prévue à Sers pour renforcer le tissu industriel régional

Le tissu industriel au gouvernorat du Kef devrait être renforcé au cours de la période à venir avec une nouvelle zone industrielle qui sera aménagée dans la délégation de Sers à l’est de la région.

Selon le directeur général de l’Agence foncière industrielle Kais Mejri, un Bureau d’études a été chargé de l’élaboration du projet, ajoutant que l’approbation de l’appel d’offres pour la réalisation du chantier est prévue vers le mois de juin 2026.

Les travaux liés à la zone industrielle de Sers devront démarrer avant la fin de l’année prochaine, a-t-il ajouté lors de sa participation de la journée régionale de soutien à l’investissement privé, organisée lundi au siège du gouvernorat du Kef en présence de plusieurs acteurs et représentants des structures locales.

A rappeler que l’AFI avait signé en juin 2020, le plan d’aménagement détaillé de la zone industrielle de Sers au Kef, lequel sera le plus important pôle industriel et de développement dans la région et s’étendra sur 80 hectares.

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Tunisie : mesures pour simplifier l’ouverture et l’exploitation des entreprises à participation étrangère

Le développement de l’investissement des entreprises à participation étrangère actives en Tunisie a été au centre de la séance de travail tenue lundi, entre les responsables du ministère de l’industrie, des mines et de l’énergie et des représentants du conseil des chambres mixtes sous la présidence de la ministre de l’industrie, des mines et de l’énergie Fatma Thabet Chiboub.

Selon la page facebook du ministère, la réunion a été une occasion pour l’examen des préoccupations des responsables des entreprises actives notamment dans les secteurs de textiles et de l’habillement, de l’industrie des composantes automobiles et des énergies renouvelables.

L’accent a été mis au cours de cette réunion, sur la facilitation de certaines procédures administratives particulièrement l’obtention des autorisations d’ouverture et d’exploitation des entreprises classées.

 

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Cimenterie : Cementos Molins rachète Secil pour 1,4 milliard d’euros et renforce sa présence en Tunisie

Le groupe espagnol “Cementos Molins” a annoncé, le 19 décembre 2025, avoir conclu un accord avec le groupe portugais Semapa, portant sur l’acquisition de 100 % du capital social du cimentier Secil pour une valeur d’entreprise de 1,4 milliard d’euros. La finalisation de l’opération est prévue au premier trimestre 2026.

Cementos Molins financera l’opération grâce à une combinaison de liquidités disponibles et de fonds provenant d’un accord de crédit syndiqué et d’une émission obligataire.

Fondée en 1930, et basée à Lisbonne, Secil est un fournisseur de matériaux de construction et de solutions pour le bâtiment, présent sur huit marchés dont la Tunisie à travers “Les Ciments de Gabès” (SCG). Secil Tunisie intervient également sur le marché du béton prêt à l’emploi à travers ses 2 filiales “Sud Béton” et “Zarzis Béton”.

Avec cette acquisition, Cementos Molins, déjà actionnaire principal de la Société tuniso-andalouse de ciment blanc (SOTACIB), consolide sa présence en Tunisie et en Afrique du Nord.

Selon le groupe Cementos Molins, cette transaction constitue une étape majeure dans la stratégie de croissance rentable et durable de Molins, étendant ainsi son empreinte mondiale, renforçant sa présence en Europe et complétant son expansion géographique en Amérique latine avec l’entrée au Brésil, le seul grand marché de la région où Molins n’était pas encore présent.

Pour le portugais Semapa, la vente de Secil s’inscrit dans la stratégie de gestion active de son portefeuille, visant la diversification industrielle et la création de valeur durable à long terme. Le produit de cette transaction permettra à Semapa d’accélérer la mise en œuvre de sa stratégie, d’investir dans de nouvelles pistes de croissance et de consolider sa position de plateforme d’investissement industriel diversifiée.

 

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Tunisie – Industrie automobile : Autoliv va lancer une usine 4.0 verte, une première en Afrique

La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a reçu vendredi 5 décembre 2025 au siège du ministère un délégation du groupe suédois Autoliv, spécialisé dans la fabrication de volants automobiles et d’équipements de sécurité routière. Le groupe était représenté par le directeur de la filiale tunisienne, Hatem Chebchoub, et le directeur technique, Chokri Cheraâbi.

Cette rencontre a permis à Hatem Chebchoub de présenter un état des lieux détaillé des activités d’Autoliv en Tunisie, des performances réalisées ces dernières années ainsi que des perspectives d’investissement. Le groupe prévoit en effet d’élargir ses capacités de production et de moderniser son parc d’équipements.

Le point fort de cette feuille de route est l’annonce d’une nouvelle usine intégrant les technologies de l’industrie intelligente 4.0. Cette unité, qui devrait entrer en production prochainement, sera la première en Afrique à fabriquer des volants automobiles en utilisant exclusivement de l’énergie propre et du magnésium. Elle se positionnera comme un modèle de « Green Factory » sur le continent.

La ministre a réaffirmé l’engagement du département et de ses structures à accompagner Autoliv dans la mise en œuvre de ses programmes de développement, en garantissant un environnement optimal pour l’expansion de ses activités.

Focus sur l’industrie 4.0

L’industrie 4.0 consiste à appliquer des procédés plus automatisés et connectés. Ses principes allient entre intégration du numérique, traçabilité en temps réel et meilleure maîtrise énergétique.

Cela inclue notamment l’utilisation de systèmes numériques de suivi, des procédés plus précis et une gestion plus efficace des ressources, éléments devenus indispensables dans un marché où les donneurs d’ordre exigent davantage de rapidité, de fiabilité et une mesure précise de l’empreinte environnementale.

Plus de 4 500 emplois

La ministre a aussi rappelé la place stratégique de l’industrie des composants automobiles dans le Pacte de partenariat public-privé visant à renforcer la compétitivité du secteur d’ici 2027. Celui-ci pèse déjà 4 % du PIB, compte près de 300 entreprises, génère plus de 120 000 emplois, affiche une valeur ajoutée de 40 % et un rythme de croissance avoisinant 12 %. Les exportations du secteur ont dépassé 2,2 milliards d’euros fin 2024.

Autoliv, présent dans 28 pays à travers 64 sites de production, emploie plus de 56 000 personnes et dégage des bénéfices supérieurs à 900 millions de dollars. Le groupe fabrique environ 7 millions de volants par an, dont 4 millions produits en Tunisie et entièrement destinés au marché européen.

En Tunisie, Autoliv opère à travers deux unités situées à El Fahs et Ennadour, dans le gouvernorat de Zaghouan, où il assure plus de 4 500 emplois.

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Industrie automobile : Yura étend son activité en Tunisie

L’implantation de l’industrie automobile en Tunisie poursuit son expansion. Mardi 2 décembre, la ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, a donné le coup d’envoi des travaux de la cinquième unité industrielle du groupe coréen Yura Corporation dans la zone industrielle Kairouan 2.

La cérémonie s’est déroulée en présence du gouverneur de la région, Dhaker Bergaoui, de l’ambassadeur de Corée du Sud à Tunis, Lea Tae Won, du PDG du groupe, Park Dongil, ainsi que du directeur général de la filiale tunisienne, Kim Jong Gu.

La ministre a souligné l’importance stratégique de ce projet pour la région comme pour le pays. Elle a rappelé que le secteur des composants automobiles connaît une croissance soutenue, attirant des investissements de haute valeur ajoutée et dotés d’un fort contenu technologique. L’objectif : renforcer la place de la Tunisie comme plateforme internationale incontournable dans ce domaine.

Depuis son installation en 2007, Yura Corporation a choisi la Tunisie pour y développer quatre unités industrielles, profitant d’une main-d’œuvre qualifiée et d’infrastructures adaptées. Une sixième unité est d’ailleurs prévue d’ici 2026, toujours dans le gouvernorat de Kairouan.

Le PDG Park Dongil a insisté sur le rôle stratégique de la Tunisie, qui constitue selon lui un pont entre l’Europe et l’Afrique du Nord, un positionnement idéal pour l’industrie automobile. Il a également salué le professionnalisme des compétences tunisiennes, capables de produire des faisceaux automobiles selon les standards internationaux les plus élevés. Le nouveau projet misera sur des technologies de pointe et sur l’expertise locale.

Environ 8500 postes

La future unité, dédiée à la fabrication de câbles automobiles pour de grandes marques mondiales, représente un investissement de 50 millions de dinars et devrait créer plus de 2000 emplois directs. À plus long terme, Yura prévoit d’atteindre environ 8500 postes dans l’ensemble de ses sites à Kairouan.

Fondée en 1995 en Corée du Sud, Yura Corporation est aujourd’hui présente dans 15 pays à travers 22 unités industrielles, confirmant son statut d’acteur mondial dans la conception et la production de systèmes électroniques et de contrôle pour l’automobile.

Lire aussi : Tunisie : Inauguration du premier site du groupe chinois Jetty Automotive Technology

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Un géant français de l’électronique mise sur la Tunisie

Le secteur des industries électroniques en Tunisie s’apprête à franchir un nouveau palier. Le groupe français spécialisé dans la fabrication de cartes électroniques, installé à Borj El Ghazel (gouvernorat de Ben Arous), prévoit d’élargir ses activités pour intégrer pleinement l’industrie intelligente 5.0.

Ce projet d’envergure, qui devrait générer de nouveaux emplois et stimuler les exportations, a été au centre d’une réunion tenue mardi au ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, entre la ministre Fatma Thabet Chiboub, le directeur général du groupe, Bruno Raco, et le directeur de la filiale tunisienne, Aymen Troudi.

La société implantée en Tunisie est une filiale du groupe international All Circuits, leader mondial du secteur électronique, présent sur cinq continents. Le groupe emploie près de 2 000 personnes dans le monde, dont 700 en Tunisie, un effectif appelé à augmenter avec le lancement du nouveau projet de développement.

L’industrie tunisienne face au défi 5.0

Pour le ministère, ce projet confirme l’attractivité croissante de la Tunisie pour les investissements à haute valeur technologique. Fatma Thabet Chiboub a réaffirmé la volonté de l’État de renforcer le secteur électronique, de soutenir les entreprises innovantes et de lever les obstacles susceptibles de freiner les investisseurs.

Elle a également souligné que ce type de projets contribue directement à la montée en gamme de l’industrie tunisienne, en orientant le pays vers des activités à forte intensité de technologie et de savoir-faire.

Le ministère finalise par ailleurs un pacte pour la compétitivité du secteur des industries électroniques, attendu pour adoption durant le premier trimestre 2026. Ce document stratégique fixe les grandes orientations du secteur à l’horizon 2030, avec comme objectifs : attirer davantage d’investissements, renforcer l’innovation, améliorer la qualité de la production et intégrer profondément la Tunisie dans les chaînes de valeur mondiales.

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Tunisie : L’industrie emploie près de 720.000 personnes

Lors d’une séance plénière commune au palais du Bardo consacrée au budget 2026 du ministère de l’Industrie, la ministre Fatma Thabet Chiboub a affirmé que le secteur industriel tunisien est le premier pourvoyeur d’emplois dans le pays. Elle a détaillé la structure du tissu industriel, les secteurs dominants et l’importance des entreprises exportatrices dans l’absorption de la main-d’œuvre nationale.

Selon les chiffres présentés par la ministre, 5000 entreprises industrielles emploient plus de dix salariés, dont 2066 entièrement exportatrices. Ces dernières représentent 45% du total des entreprises industrielles et concentrent 70% des postes d’emploi, un indicateur clair de leur poids dans l’économie tunisienne.

Les statistiques de l’Institut national de la statistique (INS) pour le deuxième trimestre 2025 indiquent que les industries manufacturières fournissent 20% de l’emploi national, soit près de 720.000 emplois, plaçant le secteur au cœur de la création d’emplois en Tunisie.

Une cartographie sectorielle détaillée

La ministre a précisé la répartition sectorielle du tissu industriel :

  • Textile, habillement, cuir et chaussures : un tiers du tissu industriel et 34% des emplois.
  • Industrie agroalimentaire : 22% des entreprises industrielles, représentant 15% des emplois.
  • Industries mécaniques et électriques : 906 entreprises (20% du total) et 30% des postes.

Cette cartographie montre à la fois l’importance historique des secteurs traditionnels et l’émergence de secteurs modernes offrant des emplois qualifiés et diversifiés.

Renforcer la compétitivité

Fatma Thabet Chiboub a souligné que le programme industriel de son ministère vise à booster la compétitivité des entreprises tunisiennes sur les marchés internationaux ; préserver le tissu industriel existant, garant de stabilité et d’emploi ; et développer les services industriels pour accompagner la modernisation et la diversification économique.

L’accent est mis sur la consolidation du secteur industriel comme levier central de l’économie et sur son rôle stratégique dans la création d’emplois durables.

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Lutte anticorruption au ministère de l’Industrie : 24 dossiers envoyés à la justice

Lors d’une séance plénière conjointe ARP–CNRD consacrée au budget 2026 de son département, la ministre de l’Industrie, Fatma Thabet Chiboub, a révélé que les missions de contrôle menées en 2024-2025 ont mis au jour de nombreuses infractions aux réglementations. Vingt dossiers ont été transmis à la justice judiciaire et quatre à la Cour des comptes. Le ministère affirme renforcer sa politique de lutte contre la corruption.

Une série de contrôles qui mettent en lumière des infractions graves

Devant les deux chambres, la ministre a détaillé les résultats des missions d’inspection menées par l’Inspection générale entre 2024 et 2025. Trente opérations ont été effectuées : contrôles approfondis, inspections partielles et enquêtes administratives. La majorité est désormais finalisée.

Ces contrôles ont débouché sur deux types de renvois :

  • 20 dossiers transmis à la justice judiciaire pour des infractions susceptibles de poursuites pénales ;
  • 4 dossiers adressés à la justice financière, notamment à la Cour des comptes, pour fautes de gestion et irrégularités administratives.

Pour Fatma Thabet Chiboub, ces résultats témoignent d’une vigilance accrue contre les dépassements dans les établissements sous tutelle du ministère.

Inspections, actions conjointes et procédures clarifiées

La ministre a expliqué que ces missions s’inscrivent dans le cadre de la stratégie nationale de lutte contre la corruption. Outre les inspections internes, le ministère a conduit des opérations coordonnées avec le Haut comité de Contrôle administratif et financier, ainsi que des missions inopinées déclenchées en cas d’indices sérieux de dépassement.

Le département a également assuré un suivi des rapports émanant de l’Inspection générale et des structures de contrôle externes, en collaboration avec l’organe de contrôle de la présidence de la République.

Pour prévenir de nouvelles infractions, des circulaires ont été adressées aux institutions sous tutelle afin de clarifier les procédures et combler les lacunes administratives.

En conclusion de son intervention, Fatma Thabet Chiboub a invité les députés à transmettre au ministère tout dossier ou document lié à la corruption. Cet appel vise à renforcer la réactivité du département et à élargir les sources d’alerte pour des missions de contrôle futures.

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Tunisie : Le réveil discret des industries mécaniques et électriques

Après la stagnation, le sursaut

C’est un souffle timide, mais réel. Dans le paysage industriel tunisien, trop souvent freiné par la lenteur administrative et les incertitudes politiques, les industries mécaniques et électriques retrouvent enfin des couleurs.

Relayée par l’agence TAP, l’information émane du dernier sondage semestriel sur l’investissement réalisé par l’Institut national de la statistique (INS) : le solde d’opinions positives dans ce secteur est passé de 6 % au second semestre 2024 à 23 % un an plus tard.

Un bond qui, dans le langage feutré de la statistique, traduit une reprise de confiance chez les industriels et leurs partenaires étrangers.

Le moteur européen redémarre

Ce réveil s’explique d’abord par la reprise de la demande européenne, destination de près de 77 % des exportations tunisiennes dans ce domaine.

Entre janvier et septembre 2025, les exportations mécaniques et électriques ont progressé de 6,4 %, pour atteindre 22,7 milliards de dinars, selon les chiffres de l’INS. Les produits électriques, plus dynamiques, grimpent de 10,4 %, quand le mécanique stagne à +0,5 %.

Mais l’essentiel est ailleurs : ces secteurs portent à eux seuls près de la moitié des exportations nationales, confirmant que la Tunisie industrielle reste, avant tout, une Tunisie câblée à l’Europe.

L’investissement reprend, mais à deux vitesses

L’enquête de l’INS dresse cependant un tableau contrasté : l’investissement repart dans les industries chimiques (+21 points) et agroalimentaires (+16 points), mais ralentit dans les matériaux de construction et les industries diverses. Le textile et le cuir, symboles d’un passé manufacturier en mutation, restent stables.

Ce déséquilibre révèle une réalité : la relance industrielle tunisienne n’est pas homogène, elle se concentre sur les secteurs à haute valeur ajoutée et les chaînes intégrées à l’économie européenne.

Une stratégie à l’horizon 2035

Le gouvernement parie sur cette dynamique pour déployer sa Stratégie de l’industrie et de l’innovation à l’horizon 2035, un plan ambitieux censé créer 840 000 emplois et porter les exportations à 36 milliards de dinars.

Le texte, conçu comme une feuille de route de la réindustrialisation, mise sur la transition numérique, la montée en gamme technologique et la formation des compétences locales.

Mais il lui faudra composer avec une réalité : un tissu industriel fragmenté, souvent dépendant des sous-traitances européennes, et un environnement d’affaires encore marqué par l’instabilité fiscale et logistique.

Avec 4713 entreprises manufacturières et 530 000 emplois directs, la Tunisie dispose d’un socle solide.

Près de 45 % des sociétés sont totalement exportatrices, générant 67 % des emplois industriels et plus de 45 milliards de dinars d’exportations par an.

L’enjeu désormais est clair : convertir la relance en transformation.

Faire de la mécanique et de l’électricité non plus un simple relais de croissance, mais le cœur d’une souveraineté industrielle repensée.

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