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Transformer la dépendance énergétique en levier stratégique

Le Plan de développement 2026-2030 place la transition énergétique au cœur des enjeux macroéconomiques. La dépendance croissante aux importations et le poids des subventions exigent une stratégie claire et rapide pour sécuriser la croissance et la stabilité budgétaire.

En 2025, le déficit énergétique atteint 6,3 Mtep, soit près de 65 % des besoins nationaux. Les subventions aux hydrocarbures représentent 9 % du budget de l’État, limitant les marges de manœuvre pour l’investissement public et les dépenses sociales.

Chiffres clés

Indicateur Valeur
Déficit énergétique 6,3 Mtep (2025)
Dépendance énergétique ≈ 65 %
Subventions énergétiques ≈ 9 % du budget de l’État
Objectif renouvelable 35 % de la production électrique d’ici 2030
Projet ELMED 600 MW
Emplois créés (concessions) ≈ 300 emplois permanents

 

L’objectif de porter la part des énergies renouvelables à 35 % de la production électrique d’ici 2030 prend une dimension stratégique majeure. Selon les comparaisons de coûts des acteurs publics, le kWh solaire et éolien est aujourd’hui compétitif par rapport aux centrales thermiques alimentées par combustibles importés.

Cependant, les projets énergétiques nécessitent un financement structuré. La mobilisation du secteur privé via les partenariats public-privé (PPP) et le régime des concessions permet de limiter l’exposition financière de l’État tout en conservant son rôle de régulateur. L’alignement des projets sur des critères ESG renforce leur attractivité pour les investisseurs internationaux.

ELMED : interconnexion stratégique

Par ailleurs, le projet ELMED, d’une capacité de 600 MW, relie la Tunisie au réseau européen. Il améliore la sécurité d’approvisionnement et la flexibilité du système électrique. Mais son succès dépend de la modernisation du réseau et de sa capacité à absorber des flux supplémentaires.

La montée des renouvelables soulève des enjeux techniques et humains. La gestion de l’intermittence nécessite des investissements dans les réseaux et les outils de pilotage. Les concessions ont déjà généré ≈ 300 emplois permanents. Développer des filières locales de maintenance et d’ingénierie renforcera les retombées économiques régionales.

En somme :

  • La transition énergétique est désormais un enjeu budgétaire autant qu’environnemental.
  • Les renouvelables permettent de réduire la dépendance aux importations.
  • Le succès du Plan 2026-2030 dépend des réformes administratives et de la modernisation du réseau.

Cap sur la souveraineté

Lever les verrous administratifs, moderniser le réseau et investir dans les compétences locales sont des impératifs pour transformer chaque mégawatt produit localement en un levier de souveraineté. Dans ce contexte, la transition énergétique n’est pas une option différée : c’est aujourd’hui la clé pour sécuriser l’avenir économique et énergétique de la Tunisie, et faire de la dépendance d’hier un avantage stratégique pour demain.

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Sources : données publiques nationales, déclarations officielles, analyses sectorielles.

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ARP: 1 640 MDT pour cinq centrales solaires stratégiques

La commission parlementaire a auditionné la ministre de l’Industrie, de l’Energie et des Mines, Fatma Thabet Chiboub, sur cinq projets de lois approuvant des concessions pour des centrales solaires photovoltaïques (Sakhdoud/Gafsa, El Mezouna/Sidi Bouzid, El Kasr/Gafsa, Manzel Habib/Gabès, El Khebnna/Sidi Bouzid).

Ces projets, d’une valeur de 1 640 millions de dinars (MDT) d’investissements (1 560 GWh/an), visent l’indépendance énergétique, ainsi que la réduction des importations de gaz (14 % des volumes en 2025). Et ce, dans le cadre des programmes nationaux d’énergies renouvelables 2017-2020 et 2022-2025.

 

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Tunisie : L’indépendance énergétique recule à 36%

Le taux d’indépendance énergétique de la Tunisie, qui mesure le ratio des ressources d’énergie primaire par rapport à la consommation primaire, s’est établi à 36% à fin août 2025, contre 41% un an plus tôt, selon le dernier rapport de l’Observatoire national de l’énergie et des mines.

Un déficit énergétique en hausse

Le bilan d’énergie primaire fait état d’un déficit de 4,1 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep), soit une hausse de 14% par rapport à fin août 2024. Cette situation tient notamment compte de la redevance sur le transit du gaz algérien, qui a diminué de 11% sur la période.

Sans comptabiliser cette redevance, le taux d’indépendance énergétique tombe à 27%, contre 31% à fin août 2024. Les ressources d’énergie primaire se sont situées à 2,4 Mtep, enregistrant une baisse de 8% par rapport à la même période de l’an dernier, principalement à cause de la diminution de la production nationale de pétrole brut et de gaz naturel.

La production nationale de pétrole et de gaz reste dominante, représentant 68% des ressources primaires totales. L’électricité renouvelable (production STEG et privée, autoproduction) demeure marginale, avec seulement 3% des ressources primaires.

Une demande en énergie en légère progression

Entre fin août 2024 et fin août 2025, la demande d’énergie primaire a augmenté de 5%, avec un gaz naturel en hausse de 8% et des produits pétroliers en légère progression (+1%). La structure de la consommation a également évolué : la part des produits pétroliers a diminué de 49% à 47%, tandis que celle du gaz naturel est passée de 50% à 52%.

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