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PayPal prochainement rachetée par Stripe?

PayPal serait sur la table de la fintech Stripe qui envisagerait son acquisition. L’information a été lancée par Bloomberg. L’opération porterait sur la totalité ou sur certaines parties de l’activité de la plateforme.

L’ancien champion du paiement en ligne fait face à un net ralentissement de sa croissance, pris en étau dans un secteur des paiements devenu ultra-concurrentiel. La montée en puissance de concurrents agiles, l’évolution des habitudes des consommateurs et une rentabilité en berne ont lourdement pénalisé le groupe. La sanction des marchés a été sévère: l’action a perdu près d’un tiers de sa valeur en 2025. Et le début d’année 2026 n’a pas inversé la tendance. Le conseil d’administration avait nommé un nouveau directeur général, avec une prise de fonction début mars.

Parallèlement, la startup fintech Stripe est valorisée à 159 milliards de dollars, dans le cadre d’une offre publique de rachat d’actions réservée à ses employés. C’est une augmentation par rapport aux 91 milliards de dollars d’il y a un an. Stripe a indiqué dans une mise à jour que ses revenus des services allant au-delà des simples paiements devraient atteindre un rythme annualisé d’un milliard de dollars en 2026.

L’éventuel rachat de PayPal s’inscrirait dans une stratégie d’expansion parfaitement rodée. En janvier dernier, Stripe a déjà mis la main sur Metronome, une startup spécialisée dans la facturation, pour un montant estimé à 1 milliard de dollars. Cette acquisition visait à renforcer son offre auprès des grandes entreprises. S’offrir PayPal serait toutefois un tout autre défi. L’opération créerait un géant aux parts de marché colossales, capable de couvrir l’ensemble de la chaîne de valeur, des particuliers (avec PayPal) aux entreprises (avec Stripe).

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La Chine tourne la page de la thèse écrite

La Chine a introduit un changement majeur dans son approche du doctorat. Plusieurs grandes universités autorisent désormais les doctorants à obtenir leur diplôme en présentant un produit fini ou une solution technique, plutôt qu’en soumettant une thèse écrite traditionnelle.

Le premier cas remonte au mois de septembre 2025. Un doctorat a été accordé grâce à un procédé de soudage laser sous vide et à un équipement de soudage spécialisé. Dans ce modèle, l’évaluation finale ne repose pas uniquement sur les examinateurs académiques. Le jury d’évaluation comprend des spécialistes de l’industrie et des experts techniques qui évaluent si le produit développé répond aux normes pratiques, industrielles et scientifiques.

Les institutions chinoises adoptant cette approche visent à accélérer l’innovation dans les domaines que Pékin considère comme stratégiquement importants. L’objectif final est de réduire la dépendance aux technologies étrangères et de renforcer la capacité d’innovation nationale. Les universités qui participent à cette initiative pilote sont encouragées à prioriser les résultats de recherche qui répondent directement aux goulets d’étranglement techniques réels.

Le nouveau modèle reflète un réétalonnage plus large des normes doctorales en Chine. Publier des articles académiques ou produire de longues dissertations n’est plus la seule voie pour décrocher le prestigieux diplôme. Les critiques, cependant, soulignent le fait que la rigueur académique doit toujours être maintenue pour préserver la qualité et la crédibilité des diplômes de doctorat.

En Tunisie, nous pouvons adopter cette démarche, capable de résoudre le problème de l’emploi des docteurs. En passant des années exclusivement dans le monde théorique, ces derniers n’ont aucune place sur le marché de l’emploi. S’ils sont connectés au monde réel, leur intégration est garantie, avec un apport palpable et une valeur ajoutée assurée. À bon entendeur…

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La SPDIT-SICAF propose de distribuer un dividende de 1 Tnd par action

Le conseil d’administration de la SPDIT-SICAF, réuni hier, a décidé de convoquer une Assemblée générale ordinaire pour le lundi 6 avril 2026 et de proposer la distribution d’un dividende de 1 Tnd par action. La rémunération des actionnaires est donc stable par rapport à l’année dernière.

L’année 2025 était bonne. Le gestionnaire d’actifs à encaissé 21,665 Mtnd de dividendes et des revenus de placements de 5,532 Mtnd. Les plus-values de cessions se sont élevées à 6,690 Mtnd. Les placements et les autres actifs financiers sont de 47,938 Mtnd, contre 51,473 Mtnd une année auparavant. Les liquidités et équivalents de liquidités sont de 30,125 Mtnd. Avec une gestion peu dynamique, la société semble temporiser avant d’investir, surtout que le marché est haussier.

La SPDIT-SICAF a réalisé des reprises sur provisions antérieures de 1,415 Mtnd, dont 0,915 Mtnd sur des titres cotés en Bourse. Les nouvelles dotations aux provisions pour dépréciation des titres sont limitées à 0,319 Mtnd.

La première moitié de l’exercice 2025 s’est soldé par un bénéfice net de 24,821 Mtnd, en repli de 16,9% en glissement annuel. La baisse serait compensée au second semestre, du moment qu’il y a eu un décalage dans l’encaissement des dividendes distribués par les sociétés faisant partie du portefeuille.

Sur la base du cours de clôture d’hier, le rendement en dividende du titre s’élève à 6,1% en net, ce qui fait que le titre est encore un excellent placement. Le titre n’a jamais déçu en termes de rémunération des actionnaires. Si l’Assemblée générale approuvait cette distribution, la SPDIT-SICAF distribuerait un dividende de 3,735 Tnd, en net, par action. Pour quelqu’un qui a acheté l’action le 31/12/2020, son yield net cumulé sera de 48,9%. Qui fait mieux?

 

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Le Trésor annonce une première adjudication d’échange en 2026

Une première adjudication d’échange voit le jour en 2026. L’opération est annoncée pour le 4 mars 2026 et concernera la ligne BTA 6,3% Mars 2026, qui arrive à échéance le 11 mars 2026. Son montant s’élève à 804,008 Mtnd.

Il s’agit de l’avant-dernière ligne de BTA à rembourser cette année et constitue un rendez-vous important pour le Trésor. Certes, il pourra réduire l’outflow relatif à cette émission et pourrait refinancer le reliquat par de nouveaux bons du Trésor.

Les détenteurs de bons et qui ont l’intention d’accepter l’échange pourront souscrire à l’une des trois lignes suivantes:

– BTA 7,50% 8 Septembre 2034,

– BTA 7,75% 05 Mars 2035,

– BTA 7,75% 05 Mars 2036.

L’avantage le plus évident d’une telle approche est que le Trésor n’a pas à débourser d’argent comptant pour rembourser la dette arrivée à échéance. C’est un soulagement majeur pour la trésorerie publique, surtout en période de tensions sur les liquidités et de multiplications des engagements sur le front interne.

Pour le marché, en proposant une continuité de placement, le Trésor offre à sa base d’investisseurs institutionnels un nouveau placement sûr pour leurs excédents de trésorerie. Si l’inflation poursuit sa tendance baissière, le scénario le plus plausible est de voir la Banque centrale suivre la même approche de 2025, soit des baisses de petite ampleur. Il ne serait donc pas évident de trouver un instrument financier avec une telle maturité pour placer et au rendement offert aujourd’hui.

De plus, en étalant les échéances, le Trésor évite d’avoir à rembourser des montants trop importants à un moment donné, gérant ainsi parfaitement sa dette. La baisse ultérieure des taux fait que ce type d’opérations aura un impact positif. L’échange a une vraie chance d’être mieux accepté par les investisseurs que lors des dernières opérations similaires.

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L’olivier, moteur d’un modèle agricole durable en Tunisie

En 2025, 352 projets de plantations d’oliviers ont vu le jour en Tunisie, pour une valeur de 39,1 MDT et bénéficiant de primes à hauteur de 14,9 MDT. Cette dynamique a permis d’intégrer 1 900 hectares de terres dans le cycle économique.

 

Une mécanique de financement public bien huilée

Ce bilan officiel, publié par l’ONAGRI, met en lumière un modèle de soutien public classique mais efficace dans le secteur agricole tunisien. L’investissement moyen par projet s’élève à environ à 0,111 MDT. Cela confirme la structure agraire tunisienne, dominée par de petites et moyennes exploitations. Ce ne sont pas des méga-fermes industrielles, mais une myriade d’agriculteurs qui modernisent ou étendent leurs oliveraies.

L’octroi de primes importantes n’est pas anodin. Elles représentent environ 38 % du coût total des projets. C’est un signal fort de l’État : l’oléiculture est une priorité nationale. Cette manne publique agit comme un catalyseur, rendant l’investissement viable pour des agriculteurs qui n’auraient pas pu se lancer seuls.

De plus, cet engouement permet d’exploiter des terres qui étaient en friche, sous-exploitées, ou utilisées pour des cultures à moindre valeur ajoutée. Les transformer en oliveraies, c’est faire le choix stratégique d’une culture pérenne, rentable et adaptée au climat.

 

Pourquoi l’olivier est-il si soutenu ?

Ce programme de plantations massives ne doit rien au hasard. Il s’inscrit dans une stratégie de développement agricole et économique cohérente. En fait, et face au changement climatique et à la raréfaction de l’eau, l’olivier est un arbre rustique et résilient. Il valorise des terres marginales et supporte la sécheresse.

Encourager sa plantation, c’est adapter l’agriculture tunisienne aux contraintes environnementales, tout en garantissant une production de base pour la consommation locale.

En outre, l’oléiculture est un puissant vecteur de maintien de la population rurale. Elle génère de l’emploi, aussi bien pour la plantation, l’entretien que pour la récolte, qui reste très manuelle. Intégrer 1 900 hectares, c’est créer ou stabiliser des centaines d’emplois directs et indirects dans des zones souvent défavorisées.

Enfin, la Tunisie est l’un des premiers exportateurs mondiaux d’huile d’olive. Chaque nouvel hectare planté aujourd’hui est une promesse de revenus en devises pour le pays dans trois à cinq ans, lorsque les arbres entreront en production. Dans un contexte de tensions sur la balance commerciale, c’est un enjeu majeur.

 

Les défis sous-jacents et questions en suspens

Derrière ces chiffres encourageants, se cachent des défis que cette analyse ne doit pas occulter. D’abord, la vraie question est qualitative. S’agit-il de plantations intensives, modernes et irriguées, ou de plantations extensives traditionnelles ? La réponse déterminera la productivité future et la compétitivité.

Ensuite, même si l’olivier est résilient, une plantation moderne a besoin d’eau, surtout les premières années. Ces 1 900 hectares supplémentaires vont-ils peser sur des ressources hydriques déjà surexploitées ? L’impact sur les nappes phréatiques est une question cruciale.

Finalement, au-delà de la plantation, que deviendra la récolte ? Le pari de l’État est que ces nouveaux volumes pourront être absorbés par les huileries, souvent vieillissantes, et valorisés à l’export. Cela suppose des investissements parallèles dans la modernisation de la transformation (passage aux systèmes continus, qualité de l’huile) et la promotion à l’export (huile conditionnée, bio).

Ce programme de plantations d’oliviers en 2025 est un excellent exemple de politique publique ciblée. C’est un investissement dans le patrimoine agricole du pays, dont les retombées économiques et sociales se mesureront sur la prochaine décennie.

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Afrique: vers une reprise des émissions de dettes durables et vertes en 2026

Selon S&P Global, les volumes d’obligations durables (l’argent sert à financer un mix de projets ayant des bénéfices à la fois environnementaux et sociaux) ont nettement ralenti en Afrique en 2025, avec très peu d’émissions souveraines après la levée de 13 milliards de dollars enregistrée en 2024. Les gouvernements ont recentré leurs priorités sur l’allocation des fonds issus des émissions antérieures, tout en s’orientant progressivement vers les prêts liés au développement durable.

Parmi les opérations marquantes, la Côte d’Ivoire a sécurisé un prêt de 500 millions de dollars adossé à des objectifs durables, tandis que le Nigeria a émis une obligation verte sur son marché domestique, levant 50 milliards de nairas (soit environ 38 millions de dollars) en juin 2025.

Si les volumes globaux sont en baisse, les indicateurs ne traduisent pas pour autant une perte d’élan du marché. On assiste plutôt à un repositionnement progressif vers des instruments plus diversifiés, dans l’attente d’une nouvelle vague d’émissions portée par l’amélioration des conditions de crédit à l’échelle mondiale.

Preuve de cette dynamique, les émissions d’obligations vertes (l’argent sert exclusivement à financer des projets ayant un bénéfice environnemental) ont augmenté en 2025 par rapport à 2024, portées principalement par des émetteurs mauriciens et sud-africains. L’Industrial Development Corporation d’Afrique du Sud a émis une obligation durable de 3,4 milliards de rands, structurée en deux tranches. De son côté, Nedbank a lancé une obligation sociale de 2,5 milliards de rands en décembre 2025, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD).

La BAD a également marqué son retour sur le marché avec une obligation verte de 500 millions d’euros en 2025. Les gouvernements régionaux ne sont pas en reste. L’État de Lagos a émis près de 15 milliards de nairas la même année. Signe que l’appétit des investisseurs reste intact, le Nigeria prévoit d’émettre pour 352 millions de dollars d’obligations vertes en 2026.

Loin de marquer le pas, le financement durable en Afrique entre dans une phase de maturation. Mais où est la Tunisie dans tout cela? Nous attendons toujours une première obligation verte. Mieux vaut tard que jamais.

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Quelles projections chiffrées pour la saison agricole de 2026?

Le début de l’année a été positif pour la balance commerciale alimentaire. Les projections du budget économique du secteur de l’agriculture et de la pêche de l’année 2026 indiquent que la balance commerciale alimentaire enregistrerait un taux de couverture des importations par les exportations d’environ 97%.

Cette évolution repose sur les hypothèses d’une croissance de la valeur des exportations alimentaires de 4%, sous l’impulsion de la réussite de la campagne oléicole et du développement de ses revenus à hauteur de 20%, ainsi que la maîtrise de l’augmentation de la valeur des importations à 9%, notamment les importations de céréales qui devraient se situer aux alentours de 10%.

Les estimations montrent une croissance de la valeur ajoutée du secteur agricole de 2,9% (aux prix constants) pour l’année 2026, sur la base des prévisions suivantes:

– Production estimée à 2 millions de tonnes d’olives à huile, contre 1,7 million de tonnes durant la saison en cours,

– Production d’environ 18 millions de quintaux de céréales, contre 19,8 millions de quintaux durant la saison en cours,

– Production d’environ 404 000 tonnes de dattes, contre 348 000 tonnes durant la saison en cours,

– Production de 141 000 tonnes de produits de la pêche et de l’aquaculture.

Les investissements attendus sont de 1 456,3 Mtnd.

Nous pensons que ces estimations, élaborées fin 2025, sont prudentes et que la saison de cette année, avec une telle pluviométrie, serait bien meilleure. Maintenant, il faut investir massivement dans le stockage car il faut savoir gérer l’abondance.

 

 

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L’Ordre des ingénieurs rappelle ses tarifs minimums

L’Ordre des ingénieurs tunisiens a rappelé les ingénieurs-conseils et les bureaux d’études techniques à l’obligation de respecter le barème minimum lors de la participation aux études techniques pour les travaux publics et de construction (non soumis au décret n° 71 de l’année 1978), et ce, dans les domaines des structures porteuses, routes et réseaux, fluides et électricité.

Selon la décision de l’Ordre n° 83 de l’année 2022, le tarif minimum pour les études est fixé à 3% du coût total des travaux pour chaque lot technique, auquel s’ajoute un montant fixe compris entre 400 et 1 500 Tnd, en fonction de la superficie du projet ou de son coût estimé (hors taxe sur la valeur ajoutée).

Par ailleurs, la rémunération pour les missions de suivi et de contrôle est fixée à 400 Tnd par jour, avec possibilité de fractionnement (demi-journée ou quart de journée) selon la durée d’intervention, en plus de la prise en compte des frais de déplacement à hauteur de 0,500 Tnd par kilomètre, comme montant minimum.

Le non-respect de ce barème constitue une violation grave des devoirs de la profession, et son auteur est automatiquement déféré devant le conseil de discipline. L’ordre a invité les ingénieurs à se conformer strictement à ces exigences, afin de “préserver la dignité de l’ingénieur, de garantir la qualité des services d’ingénierie et de protéger l’économie nationale contre la concurrence déloyale”.

Nous comprenons donc que les professionnels sont en train de se faire de la concurrence, en baissant les prix afin de décrocher des appels d’offres. Un autre défi qui s’ajoute à un corps de métier essentiel pour le développement du pays.

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Des taxes entre 7 et 40% sur les marchandises importées en Libye?

La Banque centrale de Libye a commencé à appliquer de nouvelles taxes sur un certain nombre de marchandises importées, en exécution d’une décision émanant du Parlement, visant à traiter les déséquilibres financiers résultant de la hausse du taux de change des devises étrangères.

Les nouvelles taxes concernent des denrées alimentaires, des produits de consommation, des produits d’entretien, des pièces détachées automobiles, ainsi que des matériaux de construction, des vêtements, des appareils électroménagers et électroniques, sans oublier le tabac, les cigarettes et les voitures de luxe. Les taux de taxation devraient varier entre 7 et 40%.

Entre-temps, le gouvernement d’union nationale a annoncé, dans un communiqué avant-hier soir, son rejet de la décision qu’il a qualifiée d’unilatérale. Pour lui, le cœur de la crise de la hausse du taux de change du dollar réside principalement dans les dépenses parallèles hors du budget approuvé.

Quant au Parlement, 107 députés ont déclaré, dans un communiqué publié lundi soir également, l’illégalité des taxes, affirmant qu’il n’avait émis aucune décision valide ou exécutoire imposant des taxes ou des charges financières d’aucune sorte.

En pratique, il s’agit d’un coup de pouce à l’inflation et à la masse monétaire locale sans couverture productive ni réserves de change suffisantes, sans compter les pressions supplémentaires sur le taux de change. Il est à noter que la décision a coïncidé avec un effondrement record de la valeur du dinar face aux devises étrangères, le dollar dépassant pour la première fois le seuil des 10 dinars.

Pour les exportateurs tunisiens, c’est tout sauf une bonne nouvelle. Si ces taxes persistent, les circuits du maché parallèle, déjà forts, seront plus actifs. À suivre de près.

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Impôts indirects: qu’est-ce qui a marché en 2025?

L’examen détaillé de l’exécution budgétaire à fin décembre 2025 révèle quelques écarts significatifs entre les prévisions de la loi de finances 2025 et les réalisations effectives pour certaines catégories de recettes fiscales.

Deux postes majeurs affichent une croissance inférieure aux attentes.

Le premier est la taxe sur la valeur ajoutée, qui a permis d’engranger 11 724,5 Mtnd fin 2025, contre des estimations de 12 028 Mtnd. Cela s’explique par une décélération de la consommation des ménages, pénalisés par un pouvoir d’achat sous tension et une épargne de précaution élevée. Conjuguée avec les chiffres des Billets et monnaies en circulation, cela pourrait signifier un recours plus grand aux produits du marché parallèle. Il y a également un ralentissement de l’activité dans certains secteurs contributeurs, comme les industries extractives ou le BTP.

Le second est les droits de consommation qui ont enregistré des recettes de 4 237,5 Mtnd contre 4 296,0 Mtnd estimés. L’écart n’est pas grand, mais il pourrait indiquer un changement dans les habitudes de consommation au profit de produits moins taxés et un développement du commerce parallèle pour les produits les plus taxés (tabac, carburants), qui échappent à la fiscalité. Encore une fois, cela est lié à la contraction du pouvoir d’achat.

À l’inverse, les droits de douane enregistrent une croissance plus forte que prévu dans la loi de finances (2 278,9 Mtnd encaissés contre 2 111 Mtnd attendus). Cette hausse s’explique par une augmentation du volume des importations, notamment de biens d’équipement ou de consommation, générant mécaniquement plus de recettes. La baisse de la production locale pour certains produits a été compensée par des importations, et le déficit de la balance commerciale en est le meilleur témoin. Avec cela, il ne faut pas oublier le renforcement des contrôles douaniers et une meilleure lutte contre la fraude, qui a permis de capter une part plus importante des droits dus.

Ces écarts entre prévisions et réalisations peuvent traduire une certaine transformation des comportements. La sous-performance des droits de consommation interroge sur l’évolution réelle de la demande pour les produits taxés, et sur l’efficacité du contrôle fiscal dans ces secteurs. Encore une fois, ces chiffres renforcent le constat de la nécessité d’élargir l’assiette fiscale pour sécuriser les recettes de l’État à moyen terme.

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Budget 2025 : l’État frôle les 50 milliards de dinars de recettes

Les résultats provisoires de l’exécution du budget de l’État à fin décembre 2025, fraîchement publiés par le ministère des Finances, permettent de dresser un portrait précis de la structure des recettes publiques.

Avec un total de 49 699,2 MDT hors dons, les ressources budgétaires effectivement encaissées ont enregistré une progression de 5,7 % par rapport à 2024. Cette évolution positive masque, toutefois, des réalités contrastées selon les catégories de recettes.

Une dépendance écrasante à la fiscalité

La caractéristique la plus marquante de la structure des recettes est sa forte concentration sur les recettes fiscales. Ce n’est pas d’ailleurs une surprise. Celles-ci ont atteint 44 749,8 MDT en 2025, soit 90 % des ressources totales de l’État. Cette part, en légère augmentation par rapport à 2024 (88,8 %), illustre le rôle central de l’impôt dans le financement du budget.

La progression de 7,3 % des recettes fiscales, supérieure à la croissance globale des ressources, témoigne d’une bonne tenue du recouvrement et d’un plus grand respect des obligations par les assujettis.

La pression fiscale s’est établie à 25,9 % en 2025, en léger repli par rapport aux 26,1 % de l’année précédente, mais plus importante que ce qui a été budgétisé par la loi des finances 2025 (24,7 %). C’est une tendance attendue du moment que la croissance du PIB était bien inférieure aux estimations.

Des recettes non fiscales en stagnation

Les recettes non fiscales ont totalisé 4 745,7 MDT, en hausse modérée de 1,8 % en rythme annuel. Leur poids dans l’ensemble des ressources reste stable, autour de 9,6 %. Cette faiblesse structurelle indique une difficulté persistante à diversifier les sources de financement public en dehors du circuit fiscal traditionnel.

Un autre fait marquant de l’année 2025 réside dans la poursuite du repli des dons. Ceux-ci sont passés de 625,7 MDT en 2024 à seulement 203,7 MDT en 2025, soit une contraction de 67,4 %. Avec une part désormais symbolique de 0,4 % des recettes totales, l’aide extérieure non remboursable devient marginale dans le financement de l’État. Cette évolution contraint la Tunisie à compter quasi-exclusivement sur ses ressources propres pour faire face à ses engagements.

Si la croissance des recettes fiscales est un signe positif, elle expose également les finances publiques à une vulnérabilité. Tout ralentissement économique se traduirait mécaniquement par une chute des ressources et une aggravation des déséquilibres budgétaires. L’élargissement de l’assiette fiscale et la mobilisation de nouvelles recettes non fiscales restent, plus que jamais, des défis prioritaires.

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L’encours de la dette publique totalise 141 665,4 Mtnd fin 2025

Nous disposons désormais des données nécessaires permettent de dresser un premier bilan de l’évolution de la dette publique en 2025.

Le Trésor a consacré 24 441,5 Mtnd au service de sa dette, répartis en 6 458,5 Mtnd  d’intérêt et 17 983 Mtnd de remboursement du principal. Ce montant est en baisse de 1,5 % par rapport à 2024, suggérant une maîtrise relative de cette charge lourde. Par rapport à ce qui a été budgétisé dans la Loi des Finances 2025, il y a une économie de 248,5 Mtnd . 

Cependant, cette stabilité apparente masque des évolutions divergentes entre dette intérieure et dette extérieure. On observe en effet un transfert de pression vers le marché local.

Les charges d’intérêts sur la dette intérieure ont bondi de 14,2 %, passant de 4 097,7 Mtnd en 2024 à 4 679,9 Mtnd l’année dernière. Cette hausse significative traduit la persistance de conditions de financement toujours onéreuses sur le marché financier et un recours accru à ce type de dette pour compenser un moindre recours à l’endettement externe. D’ailleurs, le service de la dette extérieure s’est allégé. Les intérêts ont chuté de 18,9 % en glissement annuel à 1 778,6 Mtnd et le remboursement du capital de 10,9 % à 8 308,7 Mtnd.

L’analyse des nouveaux emprunts contractés en 2025 confirme cette recomposition. Le volume total des ressources d’emprunt a diminué de 4 %, s’établissant à 25 644,5 Mtnd. Les emprunts intérieurs ont été réduits de 6 %, totalisant 21 819,3 Mtnd. En revanche, les emprunts extérieurs ont augmenté de 9,3 %, atteignant 3 825,2 Mtnd, dont 2 004,4 MTND d’appui budgétaire.

En tout, l’encours de la dette publique s’est établi à 141 665,4 Mtnd fin 2025, contre 135 642,3 Mtnd une année auparavant. Par rapport à ce qui a été budgétisé, il y a une réduction de 5 736,6 Mtnd. Les prêts extérieurs représentent 60,8 % de cet encours (86 178,0 Mtnd), tandis que ceux extérieurs complètent les 39,2 % (55 487,3 Mtnd). Le désendettement étranger se poursuit, avec un repli de l’encours de 7 052,1 Mtnd.

 

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La BTK émet une dette obligataire subordonnée de 30 Mtnd

La BTK vient de s’ajouter à la liste des établissements de crédit qui ont émis des dettes obligataires au cours des derniers mois. L’opération vise à mobiliser 30 Mtnd, et ce, sous la forme d’obligations subordonnées et sans recours à l’appel public à l’épargne. C’est pour la troisième année de suite que l’établissement de crédit émet une dette obligataire.

Une seule catégorie sera offerte aux souscripteurs, d’une durée de 5 ans et d’une valeur nominale unitaire de 100 Tnd. L’amortissement est annuel constant à partir de la première année. Elle est assortie d’un taux d’intérêt variable TMM + 1,90% brut l’an.

La période de souscription s’ouvre le 24 février 2026 et sera clôturée, au plus tard, le 31 mars 2026. Elle pourra être close, sans préavis, dès que le montant total de l’émission sera intégralement souscrit. Nous pensons qu’il s’agit d’une simple formalité et que le montant est déjà placé. La BTK est un groupe et ses filiales sont capables de souscrire un tel montant sans difficulté.

Les fonds levés auront pour objet de renforcer les fonds propres nets de l’établissement et d’améliorer ses ratios de solvabilité. Une base de fonds propres plus solide leur permet de soutenir davantage les clients, qu’il s’agisse d’entreprises ou de particuliers.

Ces obligations sont considérées comme des quasi-fonds propres. En cas de liquidation de la banque, leurs porteurs sont remboursés après tous les autres créanciers privilégiés (d’où le terme subordonné), ce qui les rapproche du fonctionnement des capitaux propres.

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Taux directeur et taux des bons du Trésor : quelles interactions ?

Les données fraîchement publiées par la Banque centrale de Tunisie (BCT) montrent une légère hausse des taux moyens pondérés des Bons du Trésor non encore échus à la fin de l’année 2025. Cela pourrait paraître surprenant, surtout avec deux baisses successives du Taux directeur intervenues l’année dernière.

Entre décembre 2024 et décembre 2025, le Taux directeur a été réduit de 100 points de base. Sur la même période, le taux moyen pondéré des Bons du Trésor non encore échus, toutes maturités confondues, s’est élevé à 9,123 %, en hausse de 59 points de base sur une année.

 

Les causes de ce découplage

Certes, il y a une première explication évidente, qui est le remboursement des anciennes lignes de BTA, émises quelques années auparavant à des taux faibles par rapport à ceux émis post-2022. Cela fait que l’encours actuel est essentiellement composé de papiers récents à des rendements élevés.

Toutefois, il y a également des facteurs macroéconomiques et de marché qui priment sur le signal de la politique monétaire et qu’il ne faut pas sous-estimer.

Le premier est que le marché de la dette est bien plus influencé par le risque souverain que par le Taux directeur à court terme. Il y a donc une prime qui compense les craintes liées à la soutenabilité de la dette publique, aux besoins de financement du Trésor et à la santé globale des finances publiques, indépendamment de l’orientation de la politique monétaire.

Le second est que, même si la BCT a commencé à baisser ses taux, signe que l’inflation est perçue comme étant sous meilleur contrôle, le niveau général des prix reste élevé. Les investisseurs obligataires, surtout sur les longues maturités, exigent un rendement réel (taux nominal – inflation) suffisamment attractif. Si les anticipations d’inflation future restent ancrées au-dessus de l’objectif de la BCT, les taux nominaux ne peuvent pas baisser significativement.

 

Le second est que, même si la BCT a commencé à baisser ses taux, signe que l’inflation est perçue comme étant sous meilleur contrôle, le niveau général des prix reste élevé.

 

Le troisième est l’effet de lock-in. Les investisseurs institutionnels qui ont acheté des titres à des taux élevés ne sont pas incités à vendre pour en acheter de nouveaux à des taux plus bas. Ils conservent leurs titres en portefeuille. Ce qui réduit l’offre sur le marché secondaire et maintient les rendements à un niveau élevé pour les nouvelles émissions.

Le quatrième est le décalage entre la politique monétaire et les taux longs. Le Taux Directeur influence principalement les taux courts (monétaires). Son impact sur les taux longs (obligataires) est indirect et peut être contrecarré par d’autres forces. On observe d’ailleurs dans les données que le TMP des maturités de moins d’un an a très légèrement baissé en toute fin d’année, suivant de façon très timide la baisse du Taux Directeur de décembre. Et ce, contrairement aux taux des maturités supérieures à cinq ans qui, eux, sont restés stables.

En tout, la dynamique observée en Tunisie n’est pas particulière. La politique monétaire agit sur les taux courts; mais ce sont les anticipations sur la soutenabilité de la dette, l’inflation et la croissance qui déterminent les taux longs. La baisse du Taux Directeur était un signal nécessaire pour soutenir l’économie, mais elle n’a pas suffi à réduire la perception du risque par les investisseurs, qui continuent d’exiger des rendements élevés sur la dette publique tunisienne.

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Pourquoi l’emploi féminin a-t-il chuté?

Derrière l’apparente stabilité globale dans le nombre des occupés en Tunisie au quatrième trimestre 2025 par rapport au troisième, se cache une réalité beaucoup plus contrastée, marquée par de profondes disparités de genre. La répartition des emplois entre hommes et femmes demeure très inégalitaire. Les hommes représentent 2 561 800 actifs occupés, soit 71% de l’emploi total, contre seulement 1 048 100 femmes, soit 29%.

L’analyse comparative avec l’année 2024 révèle une évolution qu’il convient d’expliquer, et qui concerne l’emploi féminin. Entre 2024 et 2025, le nombre d’hommes employés a augmenté de 47 800, tandis que celui des femmes a chuté de manière spectaculaire, avec une perte de 222 900 emplois en l’espace d’un an, soit une baisse de 17,5%.

Cette dégradation interroge sur ses causes profondes, surtout qu’il s’agit bien d’un pic au quatrième trimestre 2024, suivi d’une normalisation dès le premier trimestre 2025.

Cela peut s’expliquer par la forte saisonnalité de l’emploi féminin. Le secteur agricole en est le meilleur exemple. Il constitue le premier réservoir d’emplois saisonniers féminins. Les femmes y représentent une main-d’œuvre essentielle mais invisibilisée, travaillant principalement lors des périodes de récolte, de cueillette ou de traitement des cultures. La fin de l’année 2024 a coïncidé avec la récolte des olives. Mais en 2025, aucune hausse particulière n’a été observée, bien que la saison soit bien meilleure. Cela limite la plausibilité de cette explication.

Le textile-habillement est un autre secteur où le travail est largement féminisé. Est-ce que la fin de l’année 2024 a enregistré une hausse exceptionnelle de la demande des marchés européens pour expliquer un tel rythme d’embauche? Nous l’ignorons également.

Quel qu’il en soit, cela jette de la lumière sur la question de la saisonnalité de l’emploi féminin en Tunisie. Il ne s’agit pas d’un simple phénomène conjoncturel, mais bien d’une caractéristique structurelle du marché du travail, profondément ancrée dans l’organisation économique du pays et les rapports sociaux de genre. Elle condamne des centaines de milliers de femmes à une précarité permanente, sans protection sociale, sans perspective de carrière et sans reconnaissance de leur contribution essentielle à l’économie nationale. Des efforts sont en train d’être consentis, sur les plans juridique et social. C’est une reconnaissance de la dignité et c’est le minimum envers ces travailleuses de l’ombre.

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Trump augmente, de nouveau, les droits de douane mondiaux à 15%

Les tensions ont regagné le commerce mondial après la décision de la Cour suprême américaine au sujet des tarifs douaniers. À peine 24 heures après un premier droit global de 10% qui entrera en vigueur mardi 24 février à 00h01 (heure de l’Est), le président Donald Trump a annoncé qu’il augmenterait ces droits de douane mondiaux à 15%.

Cette fois, il ne s’agit pas d’une déclaration à la Maison-Blanche, mais d’un message publié sur Truth Social. Cerise sur le gâteau: ces nouveaux tarifs seraient effectifs immédiatement et d’autres taxes douanières suivraient.

Trump doit prononcer ce mardi son discours sur l’état de l’Union devant le Congrès, quelques jours seulement après le revers de vendredi. Les démocrates du Congrès se sont réjouis de cette décision. La minorité démocrate au Sénat a déclaré, dans un communiqué, que ces droits de douane étaient chaotiques et illégaux. Ils devraient d’ailleurs être des sujets clés pour les démocrates dans la campagne des élections de mi-mandat de novembre.

Quant aux républicains, ils étaient plus divisés sur la question. Certains ont critiqué la décision de la Cour suprême, tandis que d’autres ont soutenu que le Congrès avait l’autorité constitutionnelle pour imposer des taxes douanières.

Les marchés espèrent que cette décision pourrait apaiser les tensions entre les États-Unis et leurs partenaires commerciaux, et potentiellement permettre de rembourser les entreprises concernées et de réduire l’inflation. La manière dont le gouvernement américain procédera aux remboursements reste une question en suspens. Selon certaines estimations, le gouvernement américain pourrait devoir plus de 175 milliards de dollars de remboursements aux importateurs à la suite de la décision de la Cour suprême. Trump accepterait-il de payer ce montant colossal, équivalent au PIB du Maroc? Wait and see.

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Le Trésor poursuit son reprofilage de la dette interne

L’opération réalisée par le Trésor le 20 février 2026 illustre parfaitement sa stratégie de gestion active de la dette locale, mise en œuvre depuis plusieurs mois. Le remboursement des Bons du Trésor à Court Terme (BTCT) 52 semaines pour un montant de 1 200 millions de dinars, prévu pour le 25 février, a été intégralement couvert par l’émission d’une ligne de Bons du Trésor Assimilables (BTA) remboursable en 2030.

Le Trésor remplace, presque systématiquement, ses dettes à court terme par des dettes à moyen et long terme. En l’occurrence l’émission de la ligne BTA 8,45% 10 septembre 2030, au taux moyen pondéré de 8,47%, présente un double avantage. D’une part, elle allonge considérablement la maturité de la dette, repoussant l’échéance de remboursement à 2030. D’autre part, elle lisse les besoins de financement futurs en étalant la charge sur plusieurs années. Les architectes de la politique d’endettement public privilégient la soutenabilité à long terme plutôt que la recherche d’économies immédiates. En allongeant la durée moyenne de la dette, le Trésor se prémunit contre d’éventuelles crises de liquidité et réduit sa vulnérabilité aux chocs financiers.

Cette opération s’inscrit dans une logique de désensibilisation du portefeuille de la dette face aux aléas de liquidité à court terme. Les BTCT, arrivant à échéance dans 52 semaines au maximum, représentaient un risque de refinancement permanent. Leur conversion en BTA offre une visibilité accrue au Trésor et réduit la pression sur le marché financier à court terme. Le taux retenu de 8,47%, très proche du taux facial de 8,45%, témoigne d’une certaine stabilité des conditions de marché. Si ce niveau reste élevé en valeur absolue, il démontre la capacité du Trésor à mobiliser des ressources auprès des investisseurs institutionnels dans un contexte budgétaire toujours tendu.

Ce reprofilage progressif, s’il se poursuit, devrait contribuer à assainir structurellement la trajectoire de la dette publique tunisienne, à condition que la charge des intérêts reste compatible avec la croissance économique.

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Trump réplique à la Cour suprême par un nouveau tarif douanier global de 10 %

Quelques heures après que la Cour suprême a annulé ses droits de douane réciproques de grande envergure, infligeant ainsi un camouflet majeur à son programme commercial, le président Donald Trump a signé un décret imposant un nouveau tarif douanier global de 10 %. Il est assorti d’une limite de 150 jours et entreront en vigueur presque immédiatement. Toute prolongation nécessitant l’approbation du Congrès.

 

Ces 10 % s’ajoutent aux taxes qui restent en place suite à la décision de la haute cour, qui a invalidé les droits de douane que Trump avait imposés en utilisant la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationale.

 

Pression commerciale maintenue

Cette décision a supprimé le fondement juridique de nombreux droits de douane que l’homme fort de la Maison Blanche juge essentiels pour l’économie américaine et pour reconstruire la base manufacturière du pays, en déclin.

Cela pourrait signifier des taux de droits de douane américains plus bas pour certains pays qui avaient soit conclu des accords commerciaux avec l’administration Trump, soit étaient en cours de négociations commerciales. En effet, beaucoup de ces pays et régions étaient confrontés à des droits de douane américains supérieurs à 10 % dans le cadre de ces accords. L’Union européenne, par exemple, avait accepté un tarif de 15 % dans le cadre de son accord commercial avec les États-Unis.

Ce bouleversement pourrait être significatif pour la Chine, qui était confrontée à deux séries de droits de douane américains de 10 %, en plus d’une taxe de 25 % toujours en vigueur. Ces tarifs seront remplacés par le nouveau tarif global de Trump, portant le taux total pour la Chine à 35 %.

Trump a insisté sur le fait qu’il trouvera d’autres moyens d’imposer des droits de douane sans passer par le Congrès. Il a noté qu’à mesure que l’administration explore d’autres voies juridiques pour les tarifs douaniers, les taux imposés à certains pays pourraient revenir à leurs niveaux plus élevés.

 

Pas encore de victoire commerciale

C’est pour cette raison que les partenaires commerciaux des États-Unis ont accueilli avec prudence la décision de la Cour suprême américaine. Les différents pays ou blocs économiques continueraient à travailler avec l’administration de la Maison Blanche pour comprendre comment cette décision affectera les droits de douane. En fait, l’administration Trump pourrait invoquer d’autres lois pour légitimer les droits de douane. La vraie solution pour sécuriser le commerce avec l’Oncle Sam reste les accords de libre-échange.

Il faudra bien noter que les entreprises ne doivent pas s’attendre à un processus simple. La structure des procédures d’importation américaines signifie que les réclamations seront probablement complexes sur le plan administratif. Des orientations claires de la Cour du commerce international et des autorités américaines compétentes seront essentielles pour minimiser les coûts évitables et prévenir les risques de litige.

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1 687,8 MTND d’investissements dans les services en 2025

L’année 2025 a connu une dynamique des investissements déclarés dans les services. Selon les données de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation, ces investissements ont bondi de 51,5 %, passant de 1 113,9 MTND en 2024 à 1 687,8 MTND en 2025. Cette performance s’accompagne d’une hausse significative du nombre de projets déclarés, qui atteignent 15 283, soit une progression de 34 % par rapport à l’année précédente. La création potentielle d’emplois s’élève à 58 720 opportunités, en hausse de 68,1 % en glissement annuel.

Le dynamisme du secteur est principalement porté par les services non connexes à l’industrie, qui enregistrent une croissance spectaculaire de 53,9 % des investissements et représentent désormais 83 % du total. Les emplois dans cette catégorie ont plus que doublé, progressant de 113,6 % à 40 585.

Par ailleurs, les promoteurs tunisiens ont réalisé 92 % des investissements du secteur, avec une augmentation de 62,2 % de leurs mises de fonds, à 1 553,8 MTND. En revanche, la part des investissements étrangers reste modeste, ne représentant que 4,4% du total.

L’analyse régionale révèle toutefois des disparités marquées. Le gouvernorat de Tunis se distingue particulièrement avec une progression de 59,1 % des investissements (320,2 MTND). Des régions de l’intérieur comme Gafsa, Sidi Bouzid ou Tozeur affichent également des croissances spectaculaires en valeur d’investissement, témoignant d’un potentiel début de rééquilibrage territorial. À l’inverse, d’autres régions comme Mahdia ou Zaghouan enregistrent des replis préoccupants.

Cette performance constitue un signal positif pour l’économie tunisienne. Elle démontre la capacité du pays à développer des activités à forte valeur ajoutée, même si des efforts restent nécessaires pour renforcer l’attractivité des investissements étrangers et soutenir les régions en retard.

 

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