Transition énergétique 2026‑2030: la dépendance aux entreprises étrangères inquiète
Le déficit énergétique de la Tunisie a atteint 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole en 2025. Cela représente près de 65% des besoins nationaux. Ce constat clé a été présenté devant la commission des plans de développement et des grands projets du Conseil national des régions et des districts. La séance s’est tenue le 24 février 2026 au Bardo.
Cette réunion s’inscrit dans la préparation du plan de développement 2026-2030. La transition énergétique en est un axe central. Les discussions ont porté sur la stratégie nationale, le système des concessions et les grands projets programmés.
Selon le secrétaire d’État chargé de la Transition énergétique qui était présent, le déficit s’aggrave à cause de la baisse de la production nationale et de la hausse du coût du gaz naturel. Cela pèse sur les finances publiques. Les subventions à l’énergie absorbent environ 9% du budget de l’État. La transition énergétique doit donc soutenir la croissance, réduire les émissions de carbone et renforcer la souveraineté énergétique.
La feuille de route 2026-2030 accélère les projets d’énergies renouvelables. Elle renforce aussi les programmes d’efficacité énergétique. Parmi les initiatives phares: le projet ELMED, d’une capacité de 600 mégawatts. L’investissement avoisine 840 millions d’euros. Il ouvre des perspectives vers le marché européen.
Le gouvernement défend le système des concessions. En 2023, il a créé environ 300 emplois stables. Pourtant, plusieurs membres du Conseil questionnent la répartition des bénéfices. Ils s’inquiètent aussi des risques d’une dépendance aux entreprises étrangères.
Des préoccupations émergent sur la vente exclusive de l’électricité à la STEG. Les risques financiers et techniques sont soulignés.
Au-delà des grands projets, des voix plaident pour une transition à l’échelle domestique. Il s’agit d’encourager l’autoproduction solaire, les panneaux photovoltaïques résidentiels et les véhicules électriques.
En clôture, le Conseil a insisté sur l’accélération des projets du plan 2026-2030. Il faut équilibrer efficacité économique, maîtrise des finances publiques et intérêt national.
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