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Banques : les actionnaires minoritaires de la BIAT appelés aux urnes

La Banque Internationale Arabe de Tunisie (BIAT) convoque ses actionnaires minoritaires à une Assemblée élective prévue le jeudi 12 mars 2026 à Tunis.

Cette réunion a pour objet l’élection d’un représentant des actionnaires minoritaires au Conseil d’administration de la BIAT pour un mandat de trois ans couvrant les exercices 2026, 2027 et 2028, qui prendra fin à l’issue de l’Assemblée Générale Ordinaire appelée à statuer sur les comptes de l’exercice 2028.

La banque précise que sont considérés comme actionnaires minoritaires les détenteurs individuels d’une participation ne dépassant pas 0,5 % du capital social, ainsi que les investisseurs institutionnels détenant au maximum 5 % du capital.

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Loyers agricoles : attestation obligatoire et échéance fixée au 31 décembre 2026

Le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche a adressé une circulaire aux commissariats régionaux au développement agricole. Ce texte précise l’application de l’article 58 de la loi n°17-2025 du 12 décembre 2025, relative à la loi de finances pour 2026.

La mesure permet d’exonérer ou de rééchelonner les loyers dus par certains locataires de terres domaniales. Elle vise les exploitants touchés par la sécheresse et la pénurie d’eau d’irrigation. Le dispositif s’applique à des profils déterminés. Il concerne les techniciens diplômés des écoles de formation agricole. Il inclut les jeunes agriculteurs. Les anciens membres de coopératives dissoutes peuvent aussi en bénéficier. Les ouvriers permanents ayant travaillé dans ces structures ou dans des exploitations domaniales restructurées sont également éligibles.

Une attestation obligatoire délivrée par le CRDA

Le locataire doit obtenir une attestation auprès du CRDA compétent. Ce document doit mentionner les campagnes agricoles reconnues comme sinistrées. Il peut aussi confirmer l’absence d’eau dans les périmètres publics irrigués. Cette attestation conditionne l’accès à l’exonération des loyers. Les services du CRDA la délivrent à la demande des intéressés. La procédure s’appuie sur les décrets gouvernementaux publiés au Journal officiel. Elle reprend les mécanismes d’amnistie appliqués en 2019.

Démarches pour la prorogation des contrats

Les locataires dont les baux arrivent à terme doivent déposer une demande de prorogation. Ils doivent s’adresser aux services régionaux des Domaines de l’État et des affaires foncières. La date limite est fixée au 31 décembre 2026.

Après obtention de l’attestation, le bénéficiaire la présente aux mêmes services. Ceux-ci y mentionnent sa qualité. Le document doit ensuite être transmis au receveur des finances compétent.

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Huile d’olive : la Tunisie domine le concours international Cléopâtre

La Tunisie a décroché la première place au Concours international Al-Ahram de l’huile d’olive vierge extra « Cléopâtre », lors de sa deuxième édition tenue au Caire du 12 au 15 février courant.

L’ambassade de la République tunisienne au Caire a annoncé sur sa page officielle Facebook que les échantillons tunisiens en compétition ont obtenu 46 médailles d’or et cinq médailles d’argent.

Cette édition a réuni des délégations de plusieurs pays arabes et étrangers; ainsi que des juges et experts internationaux venus de Tunisie, d’Italie, d’Espagne, d’Algérie et de Turquie.

Cette deuxième édition s’inscrit dans la continuité du succès rencontré lors de la première, consacrée à l’inauguration de cet événement. Le concours se veut un hommage au riche patrimoine de l’Égypte antique, où l’olivier incarnait un symbole de prospérité et constituait un pilier fondamental de l’histoire agricole du pays depuis des millénaires.

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Khouloud Toumi : « Une croissance de 2,5 % reste anémique face au chômage de masse »

Avec une croissance de 2,5 % en 2025, l’économie tunisienne affiche une reprise portée par l’agriculture et les services, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique publiées le 15 février 2026. Toutefois, cette progression reste insuffisante pour répondre aux défis majeurs que sont le chômage élevé, particulièrement chez les jeunes, et les déséquilibres structurels qui fragilisent la trajectoire de développement du pays.

Dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, Khouloud Toumi, analyste en politique économique, estime que cette croissance, bien que positive après plusieurs années de stagnation, demeure « anémique » et « très dépendante de quelques secteurs clés ». Selon l’experte, cette progression ne génère pas suffisamment d’emplois pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et ne stimule pas durablement le pouvoir d’achat des ménages. « Pour une reprise pleinement inclusive, la diversification et le renforcement du secteur industriel sont essentiels », souligne-t-elle.

Le marché de l’emploi illustre cette problématique structurelle. Le taux de chômage national s’est stabilisé à 15,2 % au quatrième trimestre 2025, en légère baisse par rapport au trimestre précédent. Mais derrière ce chiffre se cachent des disparités alarmantes. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 38,4 %, un des taux les plus élevés de la région. Tandis que celui des diplômés de l’enseignement supérieur dépasse 22,22 %. Cette inadéquation entre croissance économique et création d’emplois entraîne des conséquences graves : perte de capital humain, émigration des talents, ralentissement de la consommation et tensions sociales accrues.

Sur le plan de l’inflation, les données récentes montrent une modération bienvenue. L’inflation annuelle est retombée à environ 4,8 % début 2026, offrant un répit aux ménages après la hausse récente des coûts alimentaires. Toutefois, Khouloud Toumi met en garde : « Le pouvoir d’achat reste fragile, surtout pour les ménages à revenu modeste et dans les zones rurales. »

En outre, le déficit commercial demeure préoccupant. Bien qu’il ait été réduit à 1287,6 en janvier 2026, il reste structurellement élevé. Les importations énergétiques et de biens intermédiaires continuent de peser sur la balance extérieure. L’analyste insiste sur la nécessité d’une « diversification accrue des exportations et d’une montée en gamme des produits manufacturés pour renforcer la résilience de l’économie ».

Par ailleurs, le secteur agricole, moteur principal de la croissance en 2025, soulève des interrogations quant à la durabilité du modèle économique tunisien. Les données de l’Institut national de la statistique indiquent que ce secteur a enregistré une croissance exceptionnelle d’environ 12 %, portée par une récolte de céréales favorable après plusieurs années de faibles productions, ainsi que par une augmentation de la production d’olives et de fruits. Le secteur représente environ 10 % du PIB et 20 % de l’emploi total, principalement dans les zones rurales.

Néanmoins, Khouloud Toumi met en lumière les limites de cette dépendance. L’analyste souligne que malgré une production forte, la faible transformation industrielle des produits agricoles limite les revenus agricoles et la contribution réelle à la balance commerciale. De plus, ce secteur reste particulièrement vulnérable aux aléas climatiques. Ce qui représente un risque majeur pour la stabilité économique.

Face à ces constats, l’experte plaide pour une réorientation stratégique. Plutôt que de compter sur l’agriculture ou le tourisme, secteurs exposés aux changements climatiques et aux fluctuations sociopolitiques, elle préconise de miser sur le secteur industriel et le transport aérien pour assurer une croissance pérenne.

Pour transformer cette reprise en développement durable, Khouloud Toumi appelle à des réformes structurelles : l’intégration des jeunes diplômés dans le marché de l’emploi; la diversification et l’industrialisation des exportations agricoles; et le renforcement de la résilience climatique par la modernisation agricole. L’analyste rappelle qu’avant la crise, la croissance économique tunisienne atteignait environ 4,3 %, soulignant que le niveau actuel demeure nettement insuffisant pour répondre aux besoins du pays.

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Cotisations syndicales : l’UGTT se tourne vers le paiement électronique

La centrale syndicale explore des alternatives technologiques pour maintenir la collecte des cotisations après la suspension du système de retenue à la source dans le secteur public. Une transition qu’elle qualifie de provisoire.

Les instances dirigeantes de l’UGTT  ont examiné mardi le recours aux plateformes de paiement électronique comme substitut au mécanisme de prélèvement direct sur les bulletins de paie. Cette orientation vise à compenser l’interruption des versements automatiques, selon Sami Tahri, secrétaire général adjoint et porte-parole de l’organisation.

La commission administrative nationale, réunie en session ordinaire, a validé le principe d’adhésion volontaire assorti de moyens de règlement dématérialisés. Les cartes bancaires et les applications intelligentes figurent parmi les outils envisagés pour assurer la continuité des flux financiers issus des contributions syndicales.

Une suspension jugée contraire aux normes internationales

L’arrêt du système de retenue à la source par les administrations et entreprises publiques constitue, aux yeux du responsable syndical, un recul face à un acquis historique. Il invoque les conventions 151 et 87 de l’Organisation internationale du travail, qui prévoient des facilitations pour les structures syndicales dans l’exercice de leur mission de défense des salariés.

Les établissements publics ont cessé simultanément de prélever les montants et de les transférer sur les comptes de la centrale syndicale. Cette rupture affecte directement les travailleurs et fonctionnaires affiliés aux syndicats membres de l’UGTT.

Maintien des cotisations malgré le changement de procédure

Tahri a écarté toute hypothèse de gel du mécanisme d’affiliation à l’organisation. Les contributions des adhérents du secteur public et de la fonction publique demeureront en vigueur, précise-t-il dans sa déclaration à l’agence TAP.

La commission administrative a passé en revue plusieurs dispositifs de remplacement avant d’opter pour cette solution transitoire. L’objectif affiché reste le rétablissement du prélèvement direct à terme, le passage par les canaux numériques n’étant conçu que comme une étape intermédiaire.

Cette reconfiguration des modalités de collecte intervient alors que la centrale syndicale cherche à préserver l’équilibre de ses ressources financières et à garantir la pérennité de son fonctionnement face à la modification imposée par les employeurs publics.

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