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Maroc–Allemagne : un boom inédit des échanges

L’Office fédéral de la statistique allemand a révélé une augmentation significative des échanges commerciaux entre l’Allemagne et le Maroc en 2025, atteignant 7,3 milliards d’euros.

D’après les données publiées le 23 février 2026, ce chiffre (7,3 milliards d’euros) représente une augmentation significative par rapport aux années précédentes, le volume des échanges commerciaux entre le Maroc et l’Allemagne est passé de 4,9 milliards d’euros en 2022, d’environ 6,5 milliards d’euros en 2024.

Les exportations allemandes vers le Maroc ont atteint 3,9 milliards d’euros, renforçant ainsi le classement du Maroc parmi les partenaires commerciaux de l’Allemagne hors Union européenne. Le Maroc est passé de la 51e place en 2024 à la 49e place des destinations les plus importantes pour les exportations allemandes au niveau mondial en 2025, selon le site web marocain Hess Press.

Les voitures et leurs pièces détachées, les machines et équipements mécaniques, ainsi que les produits chimiques et électriques figurent en tête de liste des exportations allemandes vers le Maroc, qui, à son tour, a exporté des marchandises d’une valeur de 3,47 milliards d’euros vers l’Allemagne en 2025.

La balance commerciale reste favorable à l’Allemagne, avec un excédent commercial estimé à environ 430 millions d’euros (3,9 milliards d’exportations contre 3,47 milliards d’importations).

Le déficit commercial entre le Maroc et l’Allemagne se réduit progressivement, les exportations marocaines vers l’Allemagne progressant plus rapidement dans des secteurs à forte valeur ajoutée tels que l’électronique automobile, réduisant ainsi le déficit traditionnel du Maroc avec l’Allemagne.

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La Chine maintient ses taux d’intérêt inchangés pour le dixième mois consécutif

La Banque populaire de Chine (la banque centrale) a maintenu ses principaux taux d’intérêt inchangés mardi 24 février. Une décision qui reflète les efforts des autorités chinoises pour trouver un équilibre délicat entre le soutien à l’économie en ralentissement et le maintien de la stabilité de la monnaie locale.

La Banque centrale a décidé de maintenir le taux d’intérêt de base sur les prêts à un an à 3 % et le taux d’intérêt sur les prêts à cinq ans à 3,5 %, pour le dixième mois consécutif. Et ce, malgré des indicateurs de ralentissement de la croissance économique en Chine.

Cette décision intervient alors que les données du dernier trimestre de l’année dernière ont montré un ralentissement de la deuxième économie mondiale. Laquelle a enregistré une croissance de 4,5 % en glissement annuel. Soit la plus faible depuis la levée des restrictions strictes liées à la pandémie de coronavirus fin 2022.

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Les prix du pétrole dans le brouillard

Les prix du pétrole ont chuté à la clôture des marchés le lundi 23 février 2026. Et ce, suite à la résurgence de la crise tarifaire; avant de rebondir.

Les nouvelles hausses de tarifs douaniers imposées par le président Donald Trump ont engendré une incertitude quant à la croissance mondiale et à la demande de carburant, selon les analystes.

Par ailleurs, la disposition des États-Unis et de l’Iran à entamer un troisième cycle de négociations nucléaires a également apaisé les inquiétudes quant au risque d’escalade des tensions géopolitiques susceptibles de perturber les approvisionnements.

A rappeler que les cours du pétrole avaient clôturé en ordre dispersé vendredi 20 février, après deux séances de hausse, dans un contexte d’inquiétudes liées à l’escalade des tensions géopolitiques et à leur impact sur l’approvisionnement.

Ainsi, à la clôture de la séance du lundi 23 courant, le prix du pétrole brut Brent pour livraison en avril 2026 a baissé de 0,37 % pour s’établir à 71,49 dollars le baril.

Parallèlement, les contrats à terme sur le pétrole brut américain West Texas Intermediate, à livrer en mars 2026, ont chuté de 0,26 % pour s’établir à 66,31 dollars le baril, selon les chiffres suivis en temps réel par la plateforme énergétique spécialisée (basée à Washington).

Les deux pétroles bruts de référence (Brent et West Texas Intermediate) ont progressé respectivement de 5,9 % et 5,5 % la semaine dernière, dans un contexte de préoccupations croissantes quant à un possible conflit entre les États-Unis et l’Iran; après que Washington a déclaré que Téhéran souffrirait s’il ne parvenait pas à un accord sur ses activités nucléaires dans les jours qui suivaient.

De son côté, la Chine a annoncé lundi qu’elle procédait à une « évaluation complète » de la décision de la Cour suprême américaine sur les droits de douane. De même qu’elle a appelé Washington à supprimer les « mesures tarifaires unilatérales connexes » imposées à ses partenaires commerciaux.

La décision d’imposer des droits de douane a atténué les craintes croissantes d’un conflit militaire entre les États-Unis et l’Iran, qui avaient fait grimper les prix du pétrole Brent et du West Texas Intermediate de plus de 5 % la semaine dernière.

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Les gagnants et les perdants du nouveau tarif douanier général de 15 % de Trump

L’annulation par la Cour suprême américaine des droits de douane « réciproques » de Donald Trump, dont il avait justifié l’imposition sur la base d’une « urgence nationale »… sème la confusion dans le commerce mondial.

Pour certains pays – notamment la Chine et le Brésil – le nouveau taux est nettement inférieur aux droits de douane imposés par Trump. Mais pour la plupart des gouvernements qui ont cherché à éviter l’impact des droits de douane réciproques en concluant des accords bilatéraux avec les États-Unis, entre autres la Grande-Bretagne, l’Union européenne et le Japon, la question est maintenant de savoir si ces accords resteront en vigueur.

L’UE et la Grande-Bretagne ont toutes deux exprimé le souhait de maintenir ces accords. Cependant, le Parlement européen a décidé lundi 23 février de geler le processus de ratification de l’accord commercial avec les États-Unis.

 

Lire aussi : Trump réplique à la Cour suprême par un nouveau tarif douanier global de 10 %

 

Certains commentateurs affirment que la décision de la Cour suprême américaine soulève également des questions quant à la validité future de ces accords.

 

Voici le tableau des gagnants et des perdants des nouveaux droits de douane de 15 % imposés par Trump, selon Reuters :

 

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L’UE suspend l’approbation de l’accord commercial avec les États-Unis

Le Parlement européen a gelé, lundi 23 février 2026, le processus de ratification de l’accord commercial entre l’Union européenne et les États-Unis suite à la décision de la Cour suprême déclarant « illégaux les droits de douane » imposés par Donald Trump.

Le président de la Commission du commerce international du Parlement européen, le social-démocrate allemand Bernd Lange, a annoncé qu’il proposerait de suspendre le processus de ratification de l’accord commercial UE-États-Unis. Les représentants des principaux groupes parlementaires européens ont confirmé leur soutien à cette proposition…

Željana Zovko, négociatrice en chef du Parti populaire européen (PPE) pour le commerce avec les États-Unis, a déclaré dans une interview accordée à Bloomberg que « nous n’avons pas d’autre choix » que de retarder le processus d’approbation afin d’obtenir des éclaircissements sur la situation.

A rappeler que les eurodéputés avaient déjà gelé le processus d’approbation, il y a quelques semaines, suite aux menaces de Trump concernant le Groenland.

De centre-droit, le PPE sera rejoint par des partis tels que les Socialistes et Démocrates et le groupe libéral Renew pour soutenir le gel du processus.

L’annonce de Trump suite à la décision de la Cour d’imposer un droit de douane mondial de 10 %, qu’il a ensuite porté à 15 %, a laissé de nombreuses questions sans réponse pour les partenaires commerciaux des États-Unis, provoquant davantage de turbulences économiques et d’incertitude quant à la politique commerciale de Washington.

L’accord conclu l’été dernier entre Donald Trump et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, impose des droits de douane de 15 % sur la plupart des exportations de l’UE vers les États-Unis, tout en supprimant les droits de douane sur les produits industriels américains destinés à l’Union européenne. Les États-Unis maintiendront également des droits de douane de 50 % sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance d’Europe.

Le Parlement européen avait prévu de ratifier l’accord en mars prochain.

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Sous l’impulsion de Modi et Lula, l’axe Inde–Brésil change d’échelle

L’Inde renforce son partenariat économique avec le Brésil. Et ce, en scellant un accord destiné à approfondir la coopération bilatérale dans le secteur minier. Cet engagement vise à sécuriser l’approvisionnement de l’Inde en matières premières stratégiques. Alors que la demande intérieure d’acier ne cesse de croître; tandis que la concurrence mondiale pour les ressources s’intensifie.

L’accord entre l’Inde et le Brésil a été signé en présence du Premier ministre indien, Narendra Modi, et du président brésilien, Lula da Silva. Ce dernier est en visite officielle de trois jours à New Delhi la semaine dernière.

A noter au passage que le Brésil compte parmi les principaux producteurs mondiaux de minerai de fer. De même que le pays dispose de vastes réserves de minéraux essentiels à la sidérurgie.

Ainsi, le gouvernement indien a indiqué que ce renforcement de la coopération devrait améliorer l’accès de l’Inde aux matières premières et aux technologies nécessaires à une croissance durable de son industrie sidérurgique. C’est ce que souligne un communiqué publié récemment et repris par Reuters,

En outre, l’accord prévoit de favoriser les investissements conjoints dans les infrastructures d’exploration, d’extraction minière et de production d’acier; et ce, afin de consolider la chaîne de valeur industrielle des deux pays.

Avec une capacité de production d’acier estimée à 218 millions de tonnes métriques, l’Inde accélère l’expansion de son appareil productif. L’objectif est de répondre à une demande intérieure soutenue par les grands projets d’infrastructures et l’industrialisation rapide.

Lors de sa rencontre avec la délégation brésilienne, Narendra Modi a déclaré : « Nous sommes déterminés à porter le volume des échanges bilatéraux bien au-delà de 20 milliards de dollars au cours des cinq prochaines années. »

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Droits de douane américains : Bruxelles rappelle à Washington qu’« un accord est un accord »

Dans sa première réaction à la décision de la Cour suprême des États-Unis déclarant illégale l’application de certaines mesures commerciales américaines, la Commission européenne a rappelé que les engagements pris entre Bruxelles et Washington restent pleinement valables. « Un accord est un accord », souligne l’Union européenne.

Dans un communiqué publié dimanche 22 février, la Commission a demandé « une clarification complète » des mesures que l’administration américaine entend adopter à la suite de cette décision de justice, rendue dans le cadre de la loi sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux. Elle estime que le contexte actuel n’est pas favorable à la réalisation d’un commerce et d’investissements transatlantiques « équitables, équilibrés et mutuellement avantageux », tels que prévus dans la déclaration conjointe signée en août 2025.

Bruxelles a également insisté sur la nécessité de garantir aux entreprises et exportateurs européens un traitement équitable, fondé sur la prévisibilité et la sécurité juridique. La Commission européenne avertit que les produits européens devaient continuer à bénéficier du régime tarifaire le plus compétitif, sans relèvement des droits de douane au-delà du plafond global précédemment convenu.

A noter qu’une communication de haut niveau a notamment eu lieu samedi 21 février entre le commissaire européen au Commerce, Maroš Šefčovič, le représentant américain au Commerce, Jamieson Greer, et le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick.

L’Union européenne réaffirme, in fine, sa volonté de poursuivre les efforts de réduction des droits de douane, conformément à la déclaration commune, et de préserver un environnement commercial transatlantique stable et prévisible. Elle a également souligné qu’elle continuerait d’élargir son réseau d’accords commerciaux ambitieux à « tarif zéro » et de défendre un système commercial mondial ouvert et fondé sur des règles.

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Libye : les États-Unis plaident pour des élections crédibles 

Les États-Unis ont réitéré leur soutien aux efforts de la Mission d’appui des Nations unies en Libye (MANUL) pour promouvoir un processus politique inclusif mené par les Libyens, en vue d’unifier les institutions du pays.

S’exprimant vendredi 20 février lors d’une réunion d’information du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée à la Libye, Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour les affaires arabes et africaines, a salué le rôle de la MANUL, dirigée par Hanna Tetteh.

« J’ai réaffirmé le ferme soutien des États-Unis à la représentante spéciale Tetteh et aux efforts déployés par la Mission d’appui des Nations unies en Libye pour faire progresser un processus politique mené par les Libyens, qui renforce la gouvernance et unifie les institutions économiques et de sécurité du pays », a déclaré Boulos. Ces démarches sont « essentielles pour promouvoir la sécurité, la stabilité et la prospérité du peuple libyen », a-t-il ajouté. « Les États-Unis travaillent avec les dirigeants de toute la Libye pour promouvoir une approche pratique et coordonnée face aux défis prioritaires », affirme également le conseiller de Trump.

Dans ce cadre, Massad Boulos a aussi appelé toutes les parties libyennes à collaborer de manière constructive avec la Mission de l’ONU et à prendre des mesures concrètes pour unifier les institutions, tout en créant les conditions nécessaires à l’organisation d’élections présidentielle et législatives crédibles. « Ces élections doivent permettre au peuple libyen de choisir librement ses dirigeants », a-t-il insisté.

Selon lui, des avancées dans ces domaines contribueraient à renforcer la stabilité à long terme, à consolider la sécurité régionale et à ouvrir de nouvelles perspectives de croissance économique, notamment à travers le développement de partenariats avec des entreprises américaines susceptibles de soutenir la reconstruction et la prospérité de la Libye.

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Les États-Unis poussent l’Inde vers le pétrole du Venezuela

Washington utilise les négociations commerciales pour persuader New Delhi de renoncer aux approvisionnements russes.

Les États-Unis sont en « négociations actives » avec l’Inde, qu’ils espèrent persuader d’importer du pétrole du Venezuela plutôt que de Russie, a déclaré, vendredi 20 février, l’ambassadeur américain à New Delhi, Sergio Gor. « Le département de l’Énergie [américain] est en discussion avec le ministère de l’Énergie [indien] » au sujet de l’achat de pétrole vénézuélien, et « nous espérons avoir des nouvelles à ce sujet très prochainement ».

À noter au passage que le gouvernement américain a délivré des licences à deux sociétés commerciales pour distribuer le pétrole produit au Venezuela après avoir kidnappé Nicolas Maduro, début janvier, et conclu un accord d’approvisionnement avec la présidente par intérim, Delcy Rodriguez.

Washington profite des négociations commerciales en cours pour persuader New Delhi de renoncer aux importations de pétrole russe. L’Inde et la Chine sont devenues les principaux acheteurs de ce pétrole brut après les sanctions imposées par les États-Unis et l’Union européenne à Moscou à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.

New Delhi n’a jamais confirmé avoir promis à Washington d’abandonner le pétrole russe. Le ministre indien des Affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar, a récemment déclaré, lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, que les dirigeants de son pays privilégient une « autonomie stratégique » et prennent des décisions dans le secteur de l’énergie « qu’ils estiment être dans leur meilleur intérêt », après avoir analysé les coûts et les risques.

Moscou a également déclaré n’avoir aucune information concernant un éventuel blocage des livraisons de pétrole brut russe par l’Inde. La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a indiqué mercredi aux journalistes que les achats de pétrole étaient dictés par des considérations de rentabilité. « Je pense que ni nous ni vous n’avons de raison de croire que l’Inde a revu sa position », a-t-elle souligné.

Début février, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a accusé les États-Unis d’utiliser des « mesures coercitives incompatibles avec une concurrence loyale » dans leur volonté de contrôler les principales routes énergétiques internationales et de « dominer l’économie mondiale ».

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La Cour suprême déclare inconstitutionnels les tarifs douaniers de Trump

La Cour suprême des États-Unis a jugé « inconstitutionnelles » les taxes douanières dites « réciproques » imposées par Donald Trump à chaque pays. Cette décision est une victoire pour de nombreuses entreprises confrontées à une hausse du coût de leurs importations, mais ne concerne pas tous les secteurs.

La Cour suprême a examiné les droits de douane imposés en vertu de la loi de 1977 sur les pouvoirs économiques d’urgence internationaux (IEEPA), que l’administration Trump a utilisée pour justifier sa politique douanière d’envergure. Cette loi n’avait jamais été invoquée auparavant par un président pour imposer des droits de douane.

Dans une décision rendue à 6 voix contre 3, la Cour suprême a statué que l’IEEPA « n’autorise pas le président à imposer des droits de douane ».

L’arrêt de la Cour suprême ne concerne pas les droits de douane imposés en vertu de l’article 232 de la loi de 1962 sur l’expansion du commerce, selon CNBC. Ces droits de douane visent des produits spécifiques qui menacent la sécurité nationale et restent en vigueur après la décision d’aujourd’hui.

Indépendamment des taux spécifiques à chaque pays, Trump a augmenté les droits de douane sur les importations d’acier, de semi-conducteurs, d’aluminium et d’autres produits jugés nuisibles à la sécurité nationale.

Vous trouverez ci-dessous la liste des secteurs qui restent potentiellement soumis à des droits de douane plus élevés même après la décision de la Cour suprême, selon un rapport de ‘Capital’.

Voitures

On ne sait pas encore dans quelle mesure cette décision affectera l’industrie automobile américaine et mondiale, qui continue de faire face à des milliards de dollars de coûts tarifaires en fonction de l’origine d’une pièce automobile ou d’un véhicule importé.

L’administration Trump a imposé l’an dernier des droits de douane de 25 % sur les véhicules et certaines pièces automobiles importés aux États-Unis, invoquant des risques pour la sécurité nationale. Depuis, elle a conclu des accords distincts avec des pays comme le Royaume-Uni et le Japon afin de réduire ces droits de douane à 10-15 %. D’autres pays, comme la Corée du Sud, ont également conclu des accords pour des taux plus bas, mais on ignore si ces changements sont effectivement entrés en vigueur.

Le plus grand constructeur automobile américain, General Motors, a déclaré le mois dernier qu’il s’attendait à des coûts tarifaires compris entre 3 et 4 milliards de dollars cette année, et Ford Motor a déclaré que l’impact net des droits de douane devrait être à peu près stable d’une année sur l’autre, à 2 milliards de dollars en 2026.

Médicaments

L’industrie pharmaceutique est confrontée à une grande incertitude quant aux droits de douane. Trump a menacé à plusieurs reprises d’imposer des droits de douane sur les importations pharmaceutiques, bien que ceux-ci ne soient pas encore entrés en vigueur…

Les menaces de droits de douane visent à inciter les entreprises pharmaceutiques à fabriquer leurs produits aux États-Unis plutôt qu’à l’étranger.

En décembre, plusieurs entreprises ont signé un accord avec Trump pour baisser volontairement leurs prix en échange d’une exemption de trois ans de toute taxe sur les produits pharmaceutiques, à condition d’investir davantage dans la production américaine. Cet accord concernait notamment des acteurs majeurs comme Merck, Bristol Myers Squibb et Novartis.

Meubles

L’industrie du meuble n’a guère bénéficié de la décision de la Cour suprême. L’automne dernier, des articles tels que les canapés, les armoires de cuisine, les éviers et bien d’autres ont été frappés de droits de douane plus élevés en vertu de l’article 232. Ces droits de douane d’environ 25 % resteront en vigueur même après la dernière décision de justice.

Produits alimentaires et biens de consommation emballés

En vertu de l’article 232, les importations d’acier et d’aluminium aux États-Unis restent soumises à des droits de douane. Avec la hausse des droits de douane sur l’aluminium, des entreprises comme Coca-Cola, PepsiCo, Keurig Dr Pepper et Reynolds continueront de faire face à des coûts plus élevés liés à la fabrication de leurs produits.

L’an dernier, Trump a relevé les droits de douane sur l’aluminium à 50 %. Cependant, certains des principaux droits de douane applicables au secteur ont été abrogés, avant même la décision de vendredi.

En novembre, Trump a signé un décret exemptant de droits de douane des centaines de produits agricoles, des bananes au café en passant par les épices. En septembre, il avait également levé un droit de douane de 10 % sur la pâte à papier brésilienne, un ingrédient essentiel des serviettes, des couches et du papier toilette.

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L’Irak veut relancer le gaz iranien avant l’été

Le ministère de l’Électricité de l’Irak annonce l’envoi prochain d’une délégation officielle en Iran afin d’examiner la question de l’approvisionnement en gaz. Alors que le pays se prépare à une hausse de la demande énergétique durant l’été.

Selon le porte-parole du ministère, Ahmed Moussa, les livraisons de gaz convenues avec la partie iranienne demeurent totalement interrompues. Ce qui entraîne la perte de plus de 5 500 mégawatts de capacité de production sur le réseau national. Cette situation affecte directement plusieurs installations stratégiques alimentant les régions du sud et du centre de l’Irak, ainsi que la capitale, Bagdad.

« Toute hausse des températures révélera l’ampleur réelle de la demande, notamment à l’approche de l’été », a-t-il ainsi averti. Tout en insistant sur la nécessité d’une préparation optimale des centrales et d’un approvisionnement suffisant en carburant.

En outre, il a mis en garde contre une hausse structurelle de la demande énergétique, alimentée par la prolifération des appareils électriques, l’expansion des projets d’investissement, l’étalement urbain, la conversion de terres agricoles en zones résidentielles et la multiplication des quartiers informels, autant de facteurs exerçant une pression croissante sur le réseau électrique national de l’Irak.

Parallèlement, des solutions alternatives sont en cours de développement. En effet, Ahmed Moussa a indiqué que les travaux de la plateforme de gaz naturel liquéfié du port de Khor Al-Zubair se poursuivent et devraient s’achever début juin. Cette installation devrait permettre de sécuriser environ 500 millions de pieds cubes de gaz par jour, générant entre 3 500 et 4 000 mégawatts via des centrales à cycle combiné et à cycle simple.

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L’euro numérique coûtera aux banques de l’UE entre 4 et 6 milliards d’euros

L’introduction de l’euro numérique pourrait coûter aux banques européennes entre 4 et 6 milliards d’euros (4,7 à 7,1 milliards de dollars) sur quatre ans. C’est ce qu’a déclaré, jeudi 19 février, Piero Cipollone, haut responsable de la Banque centrale européenne.

Piero Cipollone – qui s’exprimait devant une commission bancaire du Parlement italien au sujet du projet d’euro numérique – évalue les coûts d’exploitation à environ 300 millions d’euros. Et ce, sans préciser s’il s’agit ou pas d’une dépense annuelle.

La BCE attend la législation pertinente de l’UE afin d’émettre l’euro numérique. En effet, elle le considère comme un moyen de maintenir l’importance de la monnaie publique dans l’économie numérique, d’unifier le paysage fragmenté des paiements européens et de limiter le rôle des prestataires non européens. Protégeant ainsi la souveraineté monétaire et la sécurité financière de l’Union.

« Les estimations que nous avons établies, sur la base des données que nous avons reçues des banques, montrent des coûts de mise en œuvre compris entre 4 et 6 milliards d’euros sur quatre ans. Soit environ 3 % de ce qu’elles dépensent chaque année pour la maintenance de leurs systèmes informatiques », a déclaré M. Cipollone.

En outre, les banques pourront recouvrer ces coûts grâce aux commissions qu’elles perçoivent auprès des commerçants pour les services numériques en euros qu’elles fournissent.

Concrètement, les banques elles-mêmes fourniront aux utilisateurs l’application pour smartphone nécessaire pour effectuer des paiements en euros numériques.

A cet égard, la BCE est en train de sélectionner les établissements de crédit intéressés à participer à la phase pilote de l’euro numérique, en vue de son lancement officiel en 2029.

Les commerçants, quant à eux, devraient réaliser des économies. Car les frais applicables aux paiements numériques en euros seront plafonnés. Et ce plafond sera inférieur aux frais actuellement facturés par les sociétés internationales telles que Mastercard et Visa.

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États-Unis : le déficit commercial s’est creusé en décembre

Le déficit commercial américain s’est creusé en décembre, couronnant une année tumultueuse marquée par une politique tarifaire pour le moins instable.

Les données publiées jeudi 19 février par le département du Commerce américain indiquent que le déficit commercial des biens et services a augmenté par rapport au mois de janvier pour atteindre 70,3 milliards de dollars. Tandis que sur une base annuelle, il a culminé à 901,5 milliards de dollars…

A cet égard, les données commerciales ont révélé une forte volatilité mensuelle en 2025. Les importateurs américains réagissant aux annonces successives de droits de douane du président Donald Trump. Les importations d’or et de produits pharmaceutiques ont connu une volatilité marquée, les entreprises s’empressant d’anticiper les hausses de tarifs douaniers.

En outre, l’augmentation des importations de biens en décembre s’explique notamment par une hausse des importations de composants informatiques et de véhicules. Du côté des exportations, le recul est principalement dû à une baisse des exportations d’or, a indiqué le ministère…

Trump a eu recours aux droits de douane dans le cadre de sa stratégie visant à réduire la dépendance aux produits étrangers, à encourager l’investissement national et à stimuler l’emploi dans le secteur manufacturier. Lui et son équipe économique ont critiqué les études concluant que ce sont les Américains qui ont supporté le coût de ces droits de douane.

Par ailleurs, notons que l’an dernier, les entreprises américaines ont importé pour près de 145 milliards de dollars d’ordinateurs et d’accessoires, un chiffre supérieur à celui de 2024. Cette accélération de la demande reflète les investissements considérables réalisés dans le domaine de l’intelligence artificielle.

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L’inflation sous-jacente en Chine est restée stable en janvier

L’inflation sous-jacente en Chine est restée stable en janvier 2026, selon les données officielles publiées le 19 février, l’accent étant mis sur une reprise progressive de la demande intérieure, même si la croissance des prix a ralenti en raison des vents contraires liés aux vacances du Nouvel An chinois de l’année précédente et à la baisse des coûts de l’énergie.

L’indice des prix à la consommation (IPC), principal indicateur de l’inflation, a enregistré une hausse annuelle de 0,2 % en janvier, tandis que l’indice structurel de l’IPC, qui exclut les prix des produits alimentaires et de l’énergie, a augmenté de 0,8 %, selon les données du Bureau national des statistiques (BNS) de Chine.

La hausse de l’indice global des prix à la consommation a été modérée par rapport à la hausse de 0,8 % de l’IPC de base, en raison de la période de célébration du Nouvel An chinois cette année, ainsi que de la baisse des prix de l’énergie.

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Conseil de paix de Trump : les États-Unis déboursent 10 milliards de dollars

Le « Conseil de paix » de Donald Trump, créé à l’origine, pour aider à la reconstruction de Gaza après la guerre avant de s’atteler à une mission plus large de résolution des conflits armés, s’est réuni jeudi 19 février pour la première fois dans la capitale américaine.

La mission initiale du « Conseil de paix » – avec une contribution de 10 milliards de dollars des Etats-Unis – est de travailler à la reconstruction de la bande de Gaza. Mais le président américain Donald Trump lui a donné un objectif plus large : résoudre les conflits dans le monde entier.

Dans une série d’annonces à la fin d’un long discours, Trump a également déclaré que 7 milliards de dollars supplémentaires avaient été collectés à titre d’acompte initial sur un fonds de reconstruction de Gaza destiné à reconstruire l’enclave une fois que le Hamas aura désarmé, un objectif qui est loin d’être atteint. Ces 7 milliards de dollars émanent du Kazakhstan, d’Azerbaïdjan, des Émirats arabes unis, du Maroc, de Bahreïn, du Qatar, de l’Arabie saoudite, d’Ouzbékistan et du Koweït, a détaillé le président américain.

Il a également indiqué que la Fédération internationale de football association (FIFA) collecterait 75 millions de dollars pour des projets liés au football à Gaza et que les Nations unies contribueraient à hauteur de 2 milliards de dollars à l’aide humanitaire.

Cinq pays se sont engagés à envoyer des troupes à la Force internationale de stabilisation 

Par ailleurs, cinq pays se sont engagés à envoyer des troupes à la force internationale de sécurité pour la bande de Gaza. C’est ce qu’a déclaré le général de division américain Jasper Jeffers, nommé commandant de la Force internationale de stabilisation pour Gaza. « Les cinq premiers pays à s’être engagés à envoyer des troupes à la Force internationale de stabilisation (FIS) sont l’Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l’Albanie. Deux pays se sont engagés à former des policiers; à savoir l’Égypte et la Jordanie », a-t-il déclaré.

Il a également indiqué que la mission des FSI débutera par le déploiement de ses membres à Rafah, dans la partie sud de la bande de Gaza. Ils y formeront la police locale et s’étendront progressivement secteur par secteur.

Le plan à long terme prévoit le déploiement de 20 000 membres des FIS et la formation de 12 000 policiers, a ajouté le général américain.

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Stablecoins : le Nigeria et l’Afrique du Sud en tête de la demande en Afrique

Une enquête montre que le Nigeria et l’Afrique du Sud, les deux plus grandes économies d’Afrique, sont en tête en termes de demande croissante de monnaies stables et sont les plus optimistes quant à leur potentiel.

Les monnaies stables sont l’un des moyens les plus rapides et les moins coûteux de transférer de l’argent dans les pays pauvres. Mais comme 99 % d’entre elles, telles que les monnaies dominantes Tether et USDC, sont indexées sur le dollar, elles soulèvent également des inquiétudes quant à la dollarisation de l’économie et à la fuite des capitaux.

Publié mercredi 18 février, intitulé « Rapport sur l’utilité des stablecoins » et mené par YouGov en collaboration avec les sociétés de cryptomonnaies PVNK, Coinbase et Artemis, ce rapport a recueilli les avis de plus de 4 650 personnes originaires de 15 pays qui possèdent ou envisagent de posséder des stablecoins ou des cryptomonnaies, précise Reuters.

Ce type de monnaie est aujourd’hui principalement utilisé pour les transferts de fonds entre les marchés de cryptomonnaies. Le Boston Consulting Group estimait dans un rapport publié l’année dernière que près de neuf dixièmes des transactions en stablecoins étaient liées au trading de cryptomonnaies. Tandis que les transactions servant à payer des biens ou des services représentaient environ 6 %.

En outre, le rapport affirme que la demande de stablecoins augmente sur d’autres marchés émergents comme l’Inde. De même qu’il montre que plus de la moitié des personnes interrogées ont augmenté leurs avoirs en stablecoins au cours de l’année écoulée. Les économies en développement enregistrant les tendances les plus marquées.

Ainsi, les statistiques indiquent qu’environ 80 % des participants à l’enquête au Nigéria et en Afrique du Sud possèdent déjà des stablecoins. Tandis que plus de 75 % d’entre eux ont l’intention d’accroître encore leurs avoirs au cours de l’année à venir.

Le marché mondial des stablecoins représente plus de 310 milliards de dollars

Le marché mondial des stablecoins représente plus de 310 milliards de dollars. Il est dominé par des devises liées au dollar telles que Tether (185 milliards de dollars) et USDC (75 milliards de dollars). Et il devrait encore se développer suite à des mesures réglementaires américaines telles que le Genius Act.

Néanmoins, les banquiers centraux des économies émergentes restent prudents, craignant que des monnaies stables n’épuisent les dépôts bancaires nationaux, compromettant ainsi la politique monétaire et facilitant simultanément la fuite des capitaux.

L’enquête a également mis en évidence que la popularité décroissante des stablecoins dans les magasins et en ligne constitue un obstacle à leur adoption plus large dans les achats et abonnements quotidiens.

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Croissance sous perfusion : le FMI met Pékin face au mur de la consommation

Dans son évaluation annuelle publiée le 18 février, le Fonds monétaire international (FMI) appelle la Chine à faire de la transition vers un modèle de croissance tiré par la consommation une priorité nationale. Tout en estimant que la dépendance persistante aux exportations et à l’investissement atteint ses limites.

Le Conseil d’administration du FMI a achevé le 13 février ses consultations au titre de l’article IV avec la Chine. Un exercice annuel visant à évaluer les politiques économiques et financières des pays membres. Les autorités chinoises ont accepté la publication du rapport des services du Fonds.

Malgré une succession de chocs ces dernières années, l’économie chinoise a fait preuve de résilience. La croissance du PIB réel devrait atteindre 5 % en 2025, conformément à l’objectif gouvernemental. Elle est soutenue par la vigueur des exportations et par des mesures de relance. L’excédent du compte courant est attendu à 3,3 % du PIB. Tandis que la faible inflation – proche de 0 % en moyenne – a contribué à une dépréciation du taux de change réel, renforçant la compétitivité extérieure.

Cette dynamique masque toutefois une faiblesse persistante de la demande intérieure privée. Les pressions déflationnistes demeurent, alimentées notamment par la crise prolongée du secteur immobilier et par un système de protection sociale jugé insuffisant.

Ralentissement attendu et risques orientés à la baisse

Le FMI anticipe un ralentissement de la croissance à 4,5 % en 2026, sous l’effet des incertitudes liées aux politiques tarifaires et commerciales, du vieillissement démographique, du recul de la rentabilité des investissements et du ralentissement de la productivité. Les risques pesant sur les perspectives économiques sont jugés majoritairement orientés à la hausse, notamment en cas d’aggravation de la crise immobilière ou d’escalade des tensions commerciales.

Le Conseil d’administration du FMI plaide pour une politique macroéconomique plus expansionniste, centrée sur la relance budgétaire, complétée par un nouvel assouplissement monétaire et une plus grande flexibilité du taux de change. Les dépenses publiques devraient être réorientées afin de soutenir la consommation et le logement. Tout en réduisant les investissements jugés inefficaces et certaines subventions industrielles.

Le FMI insiste également sur la nécessité de réformes structurelles, notamment pour faciliter l’ajustement du secteur immobilier, résoudre le problème des logements inachevés, renforcer le système de sécurité sociale et réduire l’épargne de précaution des ménages. L’assouplissement du système d’enregistrement des ménages et une fiscalité plus progressive figurent parmi les leviers recommandés pour stimuler la consommation.

Par ailleurs, le FMI soulignent que ces mesures pourraient augmenter la part de la consommation dans le PIB d’environ quatre points de pourcentage d’ici cinq ans, renforçant la résilience de l’économie chinoise. Étant donné que la Chine contribue à près de 30 % de la croissance mondiale, un rééquilibrage de son modèle de développement aurait des retombées positives à l’échelle internationale.

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USA : entre patience et fermeté, la Fed hésite sur la trajectoire des taux

Le compte rendu de la réunion des 27 et 28 janvier de la Réserve fédérale américaine (Fed) met en lumière un large consensus en faveur du maintien des taux d’intérêt; mais aussi des divergences croissantes sur l’orientation future de la politique monétaire.

Selon ce document publié mercredi 18 février, la quasi-totalité des responsables de la Banque centrale américaine ont soutenu le statu quo afin d’évaluer l’impact des baisses cumulées de 75 points de base opérées l’an dernier. Seuls deux membres du comité de la Fed se sont prononcés en faveur d’une nouvelle réduction des taux, rapporte Reuters.

En effet, les gouverneurs Christopher Waller et Stephen Miran ont exprimé leur désaccord avec la décision majoritaire. Et ce, en invoquant leurs inquiétudes face à une possible détérioration du marché du travail. Pour les 17 autres responsables, les positions restent partagées. Ainsi, certains ont évoqué la possibilité d’un relèvement des taux si l’inflation persistait au-delà de l’objectif de 2 %. Tandis que d’autres plaident pour une période prolongée de stabilité.

À l’inverse, d’autres responsables estiment nécessaire de maintenir les taux inchangés « pendant un certain temps ». Tout en attendant des signaux plus clairs sur la trajectoire de l’inflation et de l’économie. Certains sont allés jusqu’à affirmer que de nouvelles baisses ne seraient pas appropriées tant que l’inflation ne serait pas « clairement revenue sur la bonne voie ».

Malgré ces divisions internes, plusieurs analystes continuent d’anticiper de nouvelles réductions de taux cette année, intégrées à leurs scénarios de base pour l’économie américaine. Pour l’heure, la Fed a maintenu son taux directeur dans une fourchette de 3,50 % à 3,75 %. Tout en laissant entendre qu’il pourrait rester à ce niveau pendant une période prolongée, signe d’une posture monétaire toujours restrictive.

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La BCE minimise l’effet des taxes Trump sur la Chine

Une étude de la Banque centrale européenne (BCE) a démontré que les droits de douane imposés par Donald Trump ne sont pas la principale raison pour laquelle la Chine augmente ses exportations vers d’autres régions du monde, rapporte Bloomberg.

« Tout détournement de commerce associé aux droits de douane semble limité en Chine et concerne un nombre restreint de produits. Ce qui suggère des impacts limités des droits de douane américains sur les marchés tiers », estiment les auteurs de l’étude de la BCE.

Au contraire, « la faiblesse de la demande intérieure a poussé les entreprises chinoises à délocaliser leur capacité de production excédentaire, soutenue par la baisse des prix à l’exportation, une compétitivité accrue grâce à la faiblesse de la monnaie et l’expansion des capacités de production menée par l’État ».

Les droits de douane américains ont accru les craintes de la BCE quant à un possible détournement de marchandises chinoises vers la zone euro. Intensifiant ainsi la concurrence pour les entreprises de la zone euro, poursuit Bloomberg. Les décideurs politiques les plus accommodants y voient également un risque de baisse de l’inflation, déjà prévue sous la barre des 2 %.

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