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Ramadan en Tunisie : 2024–2026, entre flambée et relative accalmie des prix

Comme nous l’avons écrit il y a une semaine, en Tunisie plus qu’ailleurs, le mois de Ramadan rime traditionnellement avec pression sur les prix des produits alimentaires. Avec un gaspillage énorme en plus.

Cette hausse des prix est liée à celle de la demande – notamment pour les légumes, les fruits, la viande d’agneau et le poisson. Selon les chiffres, cette dynamique saisonnière s’est confirmée en 2024 comme en 2025, mais avec une intensité différente.

En effet, en 2024, le Ramadan s’était inscrit dans un contexte économique déjà fragilisé par une inflation élevée et un pouvoir d’achat en recul. Ainsi, les prix des produits frais et des viandes (rouges et blanches) avaient connu des hausses notables à l’approche du mois sacré, alimentées alors par des difficultés d’approvisionnement et par la spéculation. Les ménages avaient particulièrement ressenti l’augmentation des prix de la viande rouge et du poisson, deux produits fortement consommés durant le mois saint.

La tendance haussière s’est maintenue en 2025, cependant dans un contexte légèrement différent. Si l’inflation globale commençait à montrer des signes de ralentissement, les produits alimentaires sont restés soumis à de fortes variations saisonnières. On avait alors remarqué que les prix de la viande et des produits de la mer avaient de nouveau poursuivi leur trend haussier, pesant lourdement sur le budget des ménages. Toutefois, comparé à 2024, le rythme d’augmentation semblait moins brutal sur certains produits de base, même si le niveau général des prix demeurait élevé.

Ainsi, la comparaison entre 2024 et 2025 révèle une constante : le Ramadan reste un facteur amplificateur des tensions sur les marchés alimentaires. Si 2025 a montré une relative stabilisation par rapport au pic inflationniste de 2024, les ménages tunisiens ont continué à faire face à un coût du panier alimentaire particulièrement lourd durant le mois sacré.

Par contre, la situation apparaît plus modérée comparativement aux deux dernières années, avec des indicateurs d’inflation montrant un ralentissement plus marqué. C’est ainsi que nous avons remarqué une relative stabilité, voire de légères baisses sur un an, des prix de certains produits alimentaires. Cette accalmie relative est due sans doute au renforcement des mécanismes de contrôle : encadrement des marges, multiplication des points de vente directs et surveillance accrue des circuits de distribution.

Toutefois, force est de constater que les produits les plus demandés durant le Ramadan, à savoir les viandes, certains légumes et les produits de la mer, restent sensibles aux hausses saisonnières. De ce fait, si 2026 marque une amélioration par rapport aux pics observés en 2024 et 2025, le mois sacré continue de représenter une période de tension pour le panier alimentaire des ménages tunisiens.

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Comment le corps s’adapte-t-il au jeûne de ramadan ?

Avec le début du jeûne du mois de ramadan, le corps entre dans une phase d’adaptation. Avec l’interruption de l’alimentation et de l’hydratation pendant plusieurs heures, le corps commence à réorganiser ses sources d’énergie et à réguler ses fonctions vitales, passant progressivement d’une dépendance au sucre rapide à l’utilisation des réserves de graisse.

Pendant cette période, des symptômes normaux tels que maux de tête, fatigue ou faim peuvent apparaître ; ils font partie de la réponse d’adaptation du corps.

Au fil des jours, la faim devient supportable, mais le corps commence à réajuster son système interne, les hormones s’adaptent et l’équilibre général s’améliore, pour finalement atteindre un état de «reprogrammation» physique, ce qui rend le jeûne plus facile et permet au corps de profiter pleinement de ses bienfaits pour la santé.

Pendant le jeûne, le corps dépend de trois sources d’énergie principales : le glycogène, les graisses et les acides aminés. Au cours de ce processus, le corps passe par différentes phases, avec des changements au niveau des cellules et des organes :

– 8 à 12 heures après le dernier repas : le taux de glucose dans le sang commence à baisser et le corps commence à utiliser les réserves de glycogène du foie et des muscles pour répondre à ses besoins énergétiques. À ce stade, certaines personnes peuvent ressentir une légère faim ou une légère fatigue.

– Une fois les réserves de glycogène épuisées : l’organisme commence à transformer les graisses stockées en cétones, une source d’énergie alternative pour le cerveau. Cette transformation explique pourquoi on ressent parfois une sensation de légèreté ou une alerte soudaine après plusieurs heures de jeûne.

– En cas de jeûne prolongé et d’alimentation déséquilibrée au moment du petit-déjeuner : le corps peut commencer à utiliser une partie des protéines pour produire de l’énergie, ce qui est un processus naturel mais déconseillé à long terme car il peut affecter la masse musculaire.

Les signes naturels d’adaptation du corps

Ainsi, avec le début du jeûne, le corps passe par une phase d’adaptation progressive pendant laquelle le jeûneur peut observer une série de symptômes naturels et temporaires, résultant des changements physiologiques expliqués précédemment. Les symptômes les plus importants sont les suivants :

– la faim ou l’envie de manger plus que d’habitude, en particulier dans les premières heures après le souhour, en raison de la baisse du taux de sucre dans le sang ;

– les maux de tête qui surviennent chez certaines personnes, en particulier celles qui ont l’habitude de consommer régulièrement de la caféine ou des sucres, ou en raison de la déshydratation en cas de manque d’eau ;

– la fatigue et le sentiment de léthargie qui résultent du passage du corps d’une dépendance au glucose rapide aux graisses stockées, ce qui est une phase normale avant que le corps ne s’adapte complètement ;

– les difficultés de concentration et les sautes d’humeur dures à la baisse du taux de sucre dans le sang affectant temporairement l’humeur et la capacité de concentration ;

– l’envie accrue de dormir qui est normale chez certaines personnes ressentant le besoin de se reposer davantage, en particulier pendant les deux premiers jours du jeûne.

Au cours de ces phases, le jeûneur peut présenter une série de symptômes qui disparaissent généralement progressivement à mesure que le corps s’adapte au jeûne.

Pour faciliter et rendre plus agréable la phase d’adaptation, il est recommandé de :

– boire suffisamment d’eau entre l’iftar (dîner de rupture du jeûne) et le souhour (petit-déjeuner), car l’eau aide à compenser la perte de liquide pendant le jeûne et prévient la déshydratation, qui peut provoquer des maux de tête ou de la fatigue. Il est important de répartir la consommation d’eau sur toute la nuit plutôt que de boire une grande quantité d’un seul coup ;

– prendre un souhour équilibré contenant des protéines et des fibres qui ralentissent la digestion et retardent la sensation de faim, ce qui aide à conserver l’énergie pendant les heures de jeûne ;

– bien dormir car un sommeil suffisant préserve l’énergie et la concentration pendant la journée et aide le corps à s’adapter au nouveau rythme de jeûne. Il est recommandé de dormir 7 à 8 heures par nuit, en répartissant si nécessaire le sommeil en une courte nuit et une sieste après le petit-déjeuner ;

– pratique une activité physique modérée, car les sports légers comme la marche aident à stimuler la circulation sanguine et à améliorer l’humeur, mais ils doivent être modérés les premiers jours pour éviter la fatigue excessive, surtout avant que le corps ne s’y soit complètement adapté.

Ce que ressent le corps pendant les premiers jours du jeûne est donc une phase de transition naturelle, au cours de laquelle il passe d’une dépendance au sucre rapide à l’utilisation des graisses comme source d’énergie. Avec de la patience et l’observation d’un régime alimentaire adapté, le jeûne devient plus facile et ses bienfaits pour la santé apparaissent progressivement.

Ne pas oublier l’importance du repas du souhour, qui est essentiel pour rester actif tout au long de la journée.

I. B. (avec Mosaïque).

 

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Conseils d’alimentation pour un Ramadan en bonne santé

Le mois de Ramadan, qui démarrera demain, jeudi 19 février 2026, en Tunisie, «est une occasion unique qui nous est offerte pour permettre à notre organisme de se débarrasser des toxiques, des excès de graisses et, pour certains, d’arrêter de fumer ou de consommer de l’alcool», rappelle Dr Faouzi Addad, professeur en cardiologie, dans le post Facebook publié aujourd’hui et que nous reproduisons ci-dessous.  

«Ce mois sacré est une opportunité spirituelle, mais aussi une véritable chance pour améliorer notre santé cardio-vasculaire et métabolique.

Perte de poids, baisse de la tension artérielle, de la fréquence cardiaque, de la glycémie et du cholestérol peuvent être obtenues si le jeûne est pratiqué correctement.

Quelques conseils simples :

– assurer une bonne hydratation entre l’iftar et le shour ;

– privilégier une alimentation équilibrée, en limitant les sucres rapides, les fritures et les aliments trop salés ;

– ne pas manger rapidement ni de manière excessive après la rupture du jeûne ;

– reprendre l’alimentation progressivement ;

– ne pas négliger le repas du shour, en privilégiant les aliments riches en fibres et en protéines pour une meilleure satiété ;

– maintenir une activité physique légère et régulière, idéalement après l’iftar, pour favoriser la perte de poids et réduire la graisse abdominale ;

– préserver un bon rythme de sommeil malgré le changement des horaires.

Les patients diabétiques, cardiaques ou souffrant d’une maladie chronique doivent adapter leur traitement avec leur médecin avant et pendant Ramadan.

N’oubliez pas de prendre vos médicaments aux horaires recommandés par votre médecin.

Le Ramadan peut être une véritable «réinitialisation métabolique» lorsqu’il est accompagné d’une bonne hygiène de vie et d’un équilibre alimentaire.»

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Pr Hamida Ksontini | La promotion de la santé par la microbiotique  

Hamida Ksontini, professeure à l’École supérieure des industries alimentaires de Tunis (Esiat) et chercheuse au Laboratoire Innovation et Valorisation pour une industrie alimentaire durable (Liviad) a déclaré que l’amélioration de la santé humaine commence par le renforcement du microbiote naturel de l’organisme, qui contribue à réduire la dépendance aux médicaments et les problèmes de santé liés à la nutrition, tant physiques que mentaux, notamment chez les enfants.

Mme Ksontini, qui participait à la journée «Probiotiques & Microbiote : les bâtisseurs de la défense», mercredi 4 février 2026, à la Cité des Sciences de Tunis, a souligné à Mosaique FM, a souligné que le mode de vie et l’alimentation modernes ont entraîné des changements importants, le régime alimentaire étant désormais basé sur des produits de restauration rapide, riches en sucre et en amidon, au détriment des légumes, des fruits et des produits fermentés bénéfiques pour la santé.

«Le problème ne se limite pas aux seuls amidons, mais inclut également l’exposition directe aux pesticides chimiques et aux plastiques qui affectent les cellules du corps et la santé humaine en général», a-t-elle déclaré.

Des solutions existent, estime Mme Ksontini, ajoutant que la valeur nutritionnelle des aliments peut être améliorée par l’ajout de levures naturelles et de bactéries bénéfiques (probiotiques), qui contribuent à renforcer le système immunitaire et à réguler les fonctions de l’organisme.

La chercheuse a également insisté sur l’importance de la modération, expliquant qu’un usage excessif de tout complément alimentaire peut entraîner des effets indésirables, tandis qu’un usage modéré permet de maintenir un bon équilibre.

Le microbiome ne se limite pas au système digestif, il est également présent sur la peau et dans le corps d’une femme enceinte, où il peut être transmis à l’enfant à la naissance, a averti Mme Ksontini. «Des pratiques quotidiennes, comme la consommation de lait fermenté, de yaourt et de compléments alimentaires enrichis en bactéries bénéfiques favorisent une bonne santé à long terme», a-t-elle ajouté.

La chercheuse a également souligné que la Tunisie est un pays modèle en matière de respect des normes internationales de sécurité alimentaire, grâce à un suivi rigoureux de la physiologie et de la biochimie des produits alimentaires. Elle a insisté sur le fait que la surconsommation d’antibiotiques constitue un défi mondial et que la promotion du microbiote naturel pourrait être une solution pour réduire la dépendance aux médicaments.

Mme Ksontini a conclu en affirmant que la promotion de la santé par la microbiotique exige une prise de conscience collective et des pratiques alimentaires saines, dans le respect des normes scientifiques, notant que la Tunisie a commencé à prendre des mesures progressives pour mettre en œuvre ces stratégies au niveau national, ce qui contribuera à protéger la santé des citoyens et des générations futures.

I. B.

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Tunisie | L’inflation 4,8% en janvier 2026

L’inflation en Tunisie s’établissait à 4,8 % en janvier 2026, en légère baisse par rapport aux 4,9 % du mois précédent. Le pays table, en 2026, sur un taux de 5,3%, soit le même que celui de l’année 2025.

Ce ralentissement s’explique principalement par la décélération de la hausse des prix alimentaires, qui ont progressé de 5,9 % sur un an, contre 6,1 % en décembre 2025, et par le gel des prix des services de restauration, de cafés et d’hôtellerie, qui sont passés de 6 % à 5,5 %.

Selon l’Institut national de la statistique (INS), la hausse des prix alimentaires reste soutenue dans certaines catégories : parmi les principales augmentations sur un an, on note la viande ovine (+16,1 %), les fruits frais (+17,8 %), le poisson frais (+11,3 %) et le bœuf (+10,4 %).

À l’inverse, les prix des huiles alimentaires ont diminué (-12 %).

Les prix des produits manufacturés ont augmenté de 5 % sur un an, principalement sous l’effet de la hausse des prix de l’habillement et des chaussures (+10,1 %) et des produits d’entretien ménager (+4,9 %).

Les services ont progressé de 3,7 %, avec une contribution significative des services d’hébergement (+11,4 %).

Du côté de l’alimentation, la hausse mensuelle est principalement due à la volaille (+4 %), aux fruits (+2,3 %) et au poisson frais (+2,1 %), tandis que les huiles (-1,6 %) et les légumes (-1,8 %) ont reculé.

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