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IACE : le pouvoir d’achat des Tunisiens a chuté de 8 % en six ans

Entre 2018 et 2024, le revenu réel des ménages tunisiens par tête a reculé de 8 %. C’est ce que révèle une note d’analyse publiée par l’Institut Arabe des Chefs d’Entreprises (IACE). Résultat : une pression budgétaire accrue, des difficultés à couvrir les dépenses essentielles et un sentiment d’appauvrissement continu.

Les ménages salariés sont les plus touchés. Sur la période, l’inflation a oscillé entre 5,7 % et 9,3 % en moyenne annuelle. Alors que les augmentations salariales négociées plafonnaient à 5 %. Un écart de deux points par an, cumulé sur sept ans, représente 14 % au total en défaveur des salaires.

Les conséquences sont structurelles. La part du budget consacrée à l’alimentation repart à la hausse,  comme un indicateur classique d’appauvrissement; tandis que logement et santé absorbent une fraction croissante des revenus.

La capacité d’épargne s’est effondrée, passant de 8,6 % en 2021 à 2,5 % en 2024. Elle pousse ainsi les ménages vers l’endettement. L’encours des crédits aux particuliers est passé de 26,6 à 29,5 milliards de dinars entre 2021 et 2024. Les crédits à la consommation ont enregistré la progression la plus forte, bondissant de 4,1 à 5,1 milliards de dinars; soit une hausse de 25%. Les crédits au logement ont progressé plus modestement de 8 %, passant de 22,2 à 24 milliards de dinars. Tout comme les crédits pour acquisition de véhicules, en hausse de 378 à 408 millions de dinars.

La centrale des risques signale par ailleurs une hausse des impayés sur les crédits aux particuliers.

Face à ce constat, l’IACE place la relance de l’investissement et la croissance économique au cœur de sa réponse. L’Institut préconise en parallèle une indexation des salaires sur l’inflation, une lutte renforcée contre l’évasion fiscale et l’intégration du secteur informel dans l’assiette fiscale via la digitalisation des transactions. Sur le plan monétaire, il appelle la Banque centrale à maîtriser la création monétaire pour contenir l’inflation.

À plus long terme, l’IACE recommande une politique industrielle orientée vers les secteurs à forte productivité comme les énergies renouvelables, les NTIC et les biotechnologies. De même qu’à une rationalisation des circuits de distribution et une réduction des coûts logistiques.

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Quand la foi dialogue avec la raison : le pari littéraire de Myriam Khiari

À 28 ans, Myriam Khiari, formée en sciences politiques et en relations internationales, signe un premier roman. Reçue dans les locaux de L’Économiste Maghrébin, l’autrice a livré les secrets d’une œuvre qui entremêle développement personnel, spiritualité comparée et réflexion scientifique. « Ce que la vie ne t’a jamais dit », publié aux Éditions Apollonia et disponible en librairie dès le début du mois de mars, se présente comme une invitation à se réconcilier avec soi-même et avec les autres.

Myriam Khiari tient d’emblée à dissiper tout malentendu. Son roman est certes axé sur le développement personnel, mais il se distingue par un caractère résolument cartésien. L’ouvrage est le fruit d’un travail de recherche considérable, mené simultanément dans le champ ésotérique et dans celui de la science. L’autrice explique avoir voulu apporter un second souffle, redonner du pouvoir à ceux qui se sentent affaiblis, qui souffrent du syndrome de l’imposteur ou qui sont prisonniers de croyances limitantes. Elle décrit son projet comme une déconstruction, concept par concept, de ces schémas intérieurs qui poussent à chercher la dopamine facile, à se tourner vers l’extérieur, à entretenir des formes de dépendance affective, alimentaire, ou liée à l’alcool ou au shopping. L’objectif, in fine, est d’inviter le lecteur à faire la paix avec lui-même.

Myriam Khiari se garde bien de toute posture de donneuse de leçons. Elle dit ne pas prétendre apporter des réponses définitives. Elle estime qu’un bon livre est précisément celui qui referme ses pages en laissant le lecteur avec davantage de questions qu’à l’ouverture. C’est à ce panel de questionnements qu’elle souhaite convier son lectorat.

Aliya, ou la lumière qui vient de l’obscurité

Le personnage central du roman, Aliya, est inspiré d’une figure réelle : l’ancienne professeure de chant de l’autrice, qui ignore encore, confie-t-elle avec une pointe d’humour, qu’un livre lui a été consacré. Cette femme, rencontrée alors que Myriam Khiari avait quatorze ou quinze ans, a exercé sur elle une influence émotionnelle et spirituelle déterminante. C’est elle qui l’a initiée à la méditation, à la remise en question, au développement personnel — des pratiques qui n’étaient pas encore en vogue à l’époque. L’autrice souligne combien cette présence était apaisante pour une enfant au fort caractère : elle donnait une direction sans jamais l’imposer, de manière subtile et bienveillante.

Ce qui a marqué Myriam Khiari avec une force particulière, c’est la maladie de cette femme. Atteinte d’une affection rétinale héréditaire, elle a progressivement perdu la vue, d’abord centrale, puis périphérique. À toutes les questions que lui posait la jeune Myriam, elle répondait invariablement par cette phrase : « Depuis que je ne vois plus, je vois mieux. » Une formule qui a profondément imprégné l’écriture du roman et sa réflexion sur les sens, la perception et l’essentiel.

Dans la fiction, ce personnage féminin emprunte pourtant un chemin inverse à celui de son modèle réel. L’héroïne romanesque est une femme tunisienne aux racines européennes, plongée dans un état dépressif sévère, atteinte d’un cancer, privée de la vue et abandonnée par son fiancé. Au fil du roman, elle traverse des épreuves qui semblent insurmontables. L’autrice explique avoir voulu explorer le lien scientifique entre le mental et le corps, en s’appuyant notamment sur les effets placebo et nocebo : comment la dépression peut physiquement ronger un être, jusqu’à ce qu’il lâche prise et meure.

Les Étapes : un purgatoire sans nom, un espace sans frontières

La mort n’est pas la fin. Dans le roman de Myriam Khiari, elle constitue le véritable point de départ. Après son décès, Aliya ne se retrouve ni au paradis, ni en enfer, ni sur terre. Elle évolue dans ce que l’autrice a choisi d’appeler « les Étapes »  un espace suspendu, vide de tout décor religieux préconçu, où elle va revivre certains moments de son existence, mais sous des angles inédits.

L’écrivaine précise avoir volontairement laissé cet espace indéfini. Le personnage est musulman, mais peu pratiquant, et le lecteur ne trouvera ici aucune représentation attendue de l’au-delà. Dans chaque chapitre correspondant à une Étape, Aliya est confrontée à un souvenir ou à une rencontre, mais depuis une perspective qu’elle n’avait jamais envisagée de son vivant. L’autrice illustre ce principe par l’image d’un accident : le personnage ne connaissait, au moment des faits, que son propre point de vue. Il existe pourtant deux cents autres façons de lire cet événement. C’est précisément ce changement de perspective que l’espace des Étapes rend possible.

Ce dispositif narratif s’articule autour d’un verset coranique placé en tête du premier chapitre — le verset 216 de la sourate Al-Baqara —, qui dit en substance que l’on peut avoir de l’aversion pour ce qui est un bien pour soi, et de l’amour pour ce qui est un mal. « Le combat vous a été prescrit alors qu’il vous est désagréable. Or, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose alors qu’elle vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose alors qu’elle vous est mauvaise. Allah sait, tandis que vous, vous ne savez pas. »

À la fin du roman, Myriam Khiari reprend ce verset et en propose des équivalents dans la Torah et dans l’Évangile, soulignant ainsi la convergence des messages au cœur des trois grandes religions monothéistes.

Un dialogue entre les religions, loin des dogmes

Notre invitée tient à préciser qu’elle ne cherche pas à représenter une religion en particulier, mais à naviguer entre plusieurs systèmes de pensée tels que l’islam, le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme et le soufisme pour en faire ressortir les lignes de convergence.

Elle a délibérément choisi de commencer par l’islam parce que c’est une religion qui « pique » en Occident, où les représentations réductrices ont la vie dure. Pour illustrer cette réalité, elle introduit un personnage originaire de Molenbeek, le quartier bruxellois stigmatisé à la suite des attentats du Bataclan. Son propos est de montrer qu’être musulman, arabe, belge ou tunisien ne préjuge en rien du fond d’un être humain.

Myriam Khiari déclare vouloir s’adresser aussi bien au lecteur juif non sioniste qu’au chrétien ou au musulman qui peine à dialoguer avec les autres traditions. Elle consacre également un chapitre entier à la question des peuples opprimés, en y évoquant la Palestine. Son ambition est de proposer une porte d’entrée commune, fondée sur la similitude des sources et l’identité des messages essentiels portés par ces traditions spirituelles.

L’Asie, une renaissance intérieure

Ce socle spirituel doit beaucoup à un voyage fondateur. Myriam Khiari est partie seule en Asie du Sud-Est. En allant de la Thaïlande du Nord à Bangkok, en passant par la Malaisie, jusqu’en Indonésie et aux Philippines durant plusieurs mois, de février à juillet. Si sa famille l’a rejointe pour les premières semaines, elle a ensuite poursuivi le périple en solitaire. Elle décrit ce voyage comme un retour aux sources, une reconnexion à la nature, aux cultures étrangères, à l’essentiel. Ce sont ces expériences qui ont nourri la dimension bouddhiste et soufie du roman, et qui lui ont permis d’argumenter, avec une humilité sincère, le rejet du monde matériel et de ses apparences.

Parmi les rencontres les plus marquantes figurent celles avec des moines bouddhistes. L’autrice souligne que les plus intéressants étaient ceux qui se tenaient en retrait. Elle leur posait systématiquement la même question, traduite en temps réel via Google Traduction : quelle est la pire chose qui vous soit arrivée et qui s’est finalement révélée être la meilleure ? Les réponses, dit-elle, étaient d’une diversité saisissante. Certains s’appuyaient sur les enseignements du Bouddha, d’autres partageaient leur vécu personnel. Des silences, des refus de répondre, des malentendus aussi. Mais une richesse humaine qu’elle a tenu à retranscrire dans le roman.

Et après ? De l’humour et de la légèreté

Myriam Khiari a déjà le regard tourné vers son prochain projet. Elle annonce un roman résolument différent : humoristique, teinté d’humour noir, plus léger dans la forme, et destiné à une audience majoritairement masculine là où son premier roman, estime-t-elle, trouvera probablement un écho plus fort auprès des lectrices. Le fil directeur restera cependant le même : apporter quelque chose de positif à son lectorat, sans jamais perdre de vue la profondeur.

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La BVMT franchit le cap des 1,5 milliard de dinars de dividendes

Un record dans la continuité. Les entreprises admises à la cote tunisienne ont versé à leurs actionnaires 1 580 millions de dinars au titre de l’exercice 2024. Ces données ont été publiées le 19 février 2026 par le département de développement de la Bourse de Valeurs Mobilières de Tunis. Elles sont issues de l’étude portant sur la distribution des dividendes au titre des exercices 2022, 2023 et 2024. Ce chiffre traduit une dynamique haussière ininterrompue depuis trois ans : +10, 8% en 2022, +10,6 % en 2023, puis +13,4 % en 2024.

Deux secteurs concentrent l’essentiel de la manne distribuée. D’un côté, les sociétés à caractère financier captent plus de 61 % des montants versés en 2024. Elles conservent ainsi sans partage leur rang de premier contributeur. De l’autre, les valeurs du secteur des biens de consommation représentent 25 % du total. Cette part est en progression régulière depuis les 23 % enregistrés en 2022. Elle est portée en grande partie par la SFBT, dont le poids atteint 53 % au sein de ce secteur et 14 % à l’échelle de l’ensemble du marché.

Cinq valeurs au sommet, un podium inchangé

Le peloton de tête reste identique depuis le début de la période observée. Les cinq premiers émetteurs totalisent en moyenne 55 % des distributions. Leurs versements cumulés sont passés de 683 millions de dinars en 2022 à 879 millions en 2024. Soit une progression de 29 %. En tête de ce classement 2024, la BIAT s’adjuge 15 % du total distribué. Elle devance ainsi la SFBT à 14 % et Attijari Bank à 13 %. La BT et Amen Bank ferment ce quintette avec des quotes-parts comprises entre 6 % et 7 %.

Le taux de distribution global s’est établi à 57,5 % en 2024, contre 56,9 % un an plus tôt. Sur l’ensemble de la période triennale, la moyenne ressort à 56,1 %. Par ailleurs, le rendement du dividende a progressé de 5,9 % à 6,1 % entre 2023 et 2024.

Davantage de sociétés distributrices, malgré les départs de cote

Le vivier des sociétés versant effectivement un dividende s’est étoffé sur trois ans. Leur proportion au sein de la cote est ainsi passée de 60 % en 2022 à 66 % en 2024. Ce résultat est d’autant plus notable que huit sociétés ont été radiées durant cette période. Parmi elles, une seule, Céréalis, avait procédé à une distribution en 2022. En valeur absolue, le nombre de distributeurs est néanmoins resté quasi stable, oscillant entre 48 et 49 entreprises.

Des bénéfices réorientés vers les fonds propres

Parmi les 25 sociétés n’ayant versé aucun dividende en 2024, environ un tiers dégagent pourtant des bénéfices. Ces dernières ont préféré mobiliser leurs résultats à d’autres fins. Il s’agit notamment du renforcement des fonds propres ou de l’apurement de pertes accumulées. La STB illustre ce choix avec un bénéfice 2024 de 82,5 millions de dinars non distribué. De même, Carthage Cement affiche un résultat de 70,3 millions de dinars, également conservé en réserve.

Des délais de paiement en net recul

Le temps moyen entre la décision de distribution et le versement effectif s’est contracté sensiblement. Il est passé de 38,2 jours en 2023 à 32,7 jours en 2024, soit un gain de 14,5 %. Cette accélération s’explique avant tout par la normalisation observée dans le secteur des matériaux de base. Son délai moyen est ainsi revenu de 75 jours à 42 jours en l’espace d’un an. En outre, le secteur des services aux consommateurs a réduit son délai de huit jours. Les établissements financiers, quant à eux, demeurent les plus réactifs sur l’ensemble de la période, avec une moyenne constante de 26 jours. En 2024, aucune société n’a dépassé le seuil réglementaire fixé à trois mois.

Mai à juillet, fenêtre de versement quasi universelle

Le calendrier de distribution présente une régularité structurelle marquée. Sur les trois exercices couverts par l’étude, 81 % en moyenne des dividendes ont été versés entre mai et juillet. Cette concentration résulte directement de la tenue des assemblées générales ordinaires. En effet, en 2024, 96 % d’entre elles se sont déroulées entre avril et juillet, déclenchant dans la foulée les mises en paiement. Enfin, Attijari Bank, CIL, SAH et Astrée se démarquent par des délais particulièrement comprimés, compris entre 2 et 12 jours. Attijari Bank se distingue comme la plus prompte, avec une fourchette d’exécution de deux à huit jours seulement.

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Bénéfice en hausse et dividende relevé : ATL soumet ses résultats 2025 à l’AGO

Arab Tunisian Lease (ATL) soumettra, lors de son assemblée générale ordinaire du 21 avril 2026, une proposition de dividende de 0,400 dinar par action au titre de l’exercice 2025, contre 0,350 dinar un an plus tôt. Cette distribution reste subordonnée à l’autorisation préalable de la BCT.

Cette recommandation du conseil d’administration, arrêtée lors de sa réunion du 16 février 2026, s’appuie sur des résultats en progression. Les comptes individuels de l’exercice 2025 font état d’un bénéfice net de 25,5 millions de dinars, en hausse par rapport aux 21,6 millions de dinars dégagés en 2024. Le périmètre consolidé confirme cette tendance : le résultat net s’établit à 26,5 millions de dinars pour 2025, contre 22,1 millions de dinars lors de l’exercice précédent.

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Tunisie : Les avoirs nets en devises se consolident à 106 jours

Les avoirs nets en devises de la Tunisie ont franchi le cap des 25 milliards de dinars à la mi-février 2026, marquant une progression de 7,5 % sur un an. Cette hausse de la couverture extérieure s’accompagne d’une augmentation notable de la masse monétaire en circulation, selon les dernières données de la Banque Centrale de Tunisie (BCT).

Au 17 février 2026, les réserves de change se sont établies à 25,06 milliards de dinars, garantissant 106 jours d’importation. Douze mois plus tôt, ces actifs se limitaient à 23,3 milliards de dinars (102 jours). Cette consolidation est portée par la dynamique positive des flux de devises :

  • Revenus du travail : 1 045 millions de dinars au 10 février (+6,7 % par rapport aux 979,4 MDT de 2025).

  • Recettes touristiques : 696,5 millions de dinars à la même date (+4,4 % par rapport aux 667 MDT de 2025).

Évolution monétaire et circulation fiduciaire

Le rapport de l’Institut d’Émission souligne une hausse de la monnaie fiduciaire. Le volume des billets et monnaies en circulation a atteint 27,4 milliards de dinars au 16 février 2026, contre 22,8 milliards de dinars à la même période de l’année précédente.

En revanche, les besoins des banques auprès de la BCT ont diminué. Le volume global du refinancement a reculé pour s’établir à 11,2 milliards de dinars au 17 février 2026, soit une baisse par rapport aux 12,5 milliards de dinars de l’année écoulée.

Parallèlement, le marché interbancaire a gagné en intensité. Les transactions entre établissements financiers ont progressé de 8,8 %, passant de 3,4 milliards de dinars en février 2025 à 3,7 milliards de dinars actuellement.

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Kaouther Ben Hania à Berlin : rendre justice aux victimes par un refus spectaculaire

Par un geste de rupture spectaculaire, la réalisatrice tunisienne a refusé de récupérer son trophée lors de la soirée « Cinema for Peace » à Berlin. En laissant son prix sur scène, elle dénonce une mise en équivalence entre le calvaire de Gaza et le récit militaire israélien.

Lundi soir, le tapis rouge de Berlin a viré au gris politique. Sous les dorures du gala « Cinema for Peace », la cérémonie a basculé au moment où Kaouther Ben Hania, sacrée pour son documentaire La Voix de Hind Rajab, s’est présentée au pupitre. Face à une assistance où l’on croisait Hillary Clinton et Kevin Spacey, la cinéaste a brisé le protocole : après un discours au vitriol, elle a délibérément abandonné son trophée de « Film le plus précieux » sur l’estrade.

Ce n’était pas un oubli, mais un acte de désobéissance civile. La cinéaste a refusé d’être l’instrument d’un « équilibre » qu’elle juge indécent. Le même soir, l’organisation honorait en effet Noam Tibon, ex-général israélien, pour son rôle lors des événements du 7 octobre. Pour Ben Hania, cette cohabitation forcée des hommages visait à lisser les antagonismes, transformant la tragédie humaine en un produit marketing de « paix » superficielle.

Un réquisitoire contre « l’art du blanchiment »

Visiblement peu encline à la gratitude diplomatique, la réalisatrice a rappelé l’urgence éthique de son œuvre.

« Ce prix est plus grand que moi… Ce soir, je ressens davantage de responsabilité que de reconnaissance », a-t-elle lancé, avant de qualifier sans détour le sort des civils à Gaza de « génocide ».

Elle a fustigé une assemblée prompte à requalifier les massacres en « circonstances complexes » ou en « légitime défense ». Pour elle, le cinéma ne saurait être un « parfum » destiné à rendre le pouvoir plus fréquentable ou une « opération de blanchiment » pour consciences tranquilles.

L’écho d’une agonie

La Voix de Hind Rajab n’est pas une fiction ordinaire. Le film, qui a déjà marqué les esprits à Venise, retrace les ultimes instants de Hind, six ans, piégée par les tirs israéliens le 29 janvier 2024. En utilisant les enregistrements sonores réels de ses appels au Croissant-Rouge, Ben Hania confronte le spectateur à la réalité brute d’une enfant agonisante.

En tournant le dos à sa récompense, Kaouther Ben Hania a rappelé une vérité inconfortable : dans un monde où la diplomatie s’accommode du silence, le silence du trophée laissé sur scène est parfois le cri le plus puissant.

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IA : le sommet de New Delhi, entre vertige technologique et impuissance régulatrice

À l’heure où nous écrivons ces lignes, la rédaction de L’Économiste Maghrébin ne dispose d’aucune information officielle confirmant ou non la participation de la Tunisie à ce sommet international.

Dans une Inde qui s’affirme comme le nouveau centre de gravité numérique, le Premier ministre Narendra Modi a assuré l’ouverture, lundi 16 février 2026, d’une rencontre au sommet. L’objectif affiché : dompter l’intelligence artificielle (IA) par une gouvernance mondiale.

Pourtant, derrière le faste diplomatique de New Delhi, l’ombre d’un échec plane déjà sur les ambitions de régulation.

Ce quatrième rendez-vous planétaire, succédant aux étapes de Bletchley Park, Séoul et Paris, rassemble une vingtaine de chefs d’État, dont le Français Emmanuel Macron, attendu dès le 17 février pour une visite d’État.

Mais le véritable pouvoir semble se concentrer entre les mains des capitaines d’industrie présents : de Sam Altman (OpenAI) à Sundar Pichai (Google), sans oublier Jensen Huang, l’homme fort de Nvidia.

L’enjeu pour le pays hôte est de taille. Fort de son milliard d’internautes, l’Inde a délogé la Corée du Sud et le Japon du podium de la compétitivité IA (classement Stanford). Ashwini Vaishnaw, ministre des Technologies, ne s’en cache pas : il s’agit de bâtir une vision « inclusive » où le progrès ne serait plus l’apanage d’une minorité.

Malgré les thématiques consensuelles :  « Les personnes, le progrès et la planète », la perspective de mesures contraignantes s’éloigne. Amba Kak, codirectrice de l’institut AI Now, dénonce un simulacre :

« L’industrie de l’IA pilote non seulement la technologie, mais aussi la manière dont nous la régulons… ou pas. »

Cette « quasi autorégulation » est activement défendue par le bloc anglo-saxon. À l’opposé de la charte éthique signée à Paris l’an dernier, le vice-président américain J.D. Vance a fermement mis en garde contre une régulation « excessive » qui étoufferait une croissance portée par une euphorie boursière sans précédent.

Le décalage est flagrant entre les promesses d’investissements massifs — des dizaines de milliards de dollars injectés en Inde en 2025 — et les périls immédiats. La protection de l’enfance cristallise les tensions, notamment après le scandale Grok (X) et ses dérives pornographiques générées par IA. Pour Kelly Forbes, de l’AI Asia Pacific Institute, la passivité n’est plus une option face à l’explosion des risques numériques.

Une géopolitique à géographie variable

Si l’Inde rêve de concurrencer Washington et Pékin, elle doit composer avec des absences de poids : ni Donald Trump, ni Xi Jinping ne feront le déplacement. Ce vide diplomatique au plus haut niveau souligne la difficulté de forger une « feuille de route » commune. Et ce, alors que l’IA devient l’arme principale d’une nouvelle guerre froide économique.

Entre l’abondante main-d’œuvre bon marché indienne et les infrastructures titanesques nécessaires à la révolution tech, New Delhi joue sa place dans la « décennie de l’IA », mais le chemin vers une souveraineté réelle reste semé d’embûches.

Avec AFP

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Amen Bank : fin du contrat de liquidité et lancement d’un nouveau dispositif

Le contrat de liquidité portant sur l’action Amen Bank est arrivé à échéance le 19 janvier 2026, ont annoncé ses initiateurs et l’intermédiaire en bourse Amen Invest.

Mis en place le 20 janvier 2025, ce dispositif visait à soutenir la liquidité du titre Amen Bank en Bourse. À son lancement, il comprenait 40 000 actions et une enveloppe de 1 million de dinars. À la clôture du contrat, le portefeuille affichait 70 458 actions et un solde de liquidité de 21 887,360 dinars.

Les principaux actionnaires de la banque ont indiqué qu’un nouveau contrat de liquidité entre en vigueur à partir du 18 février 2026. Ce mécanisme sera doté de 40 000 actions anciennes et d’un montant de 1 million de dinars, avec pour objectif d’assurer la fluidité des échanges et la régularité de la cotation du titre sur le marché.

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Anne-Claire Legendre prend la tête de l’Institut du monde arabe

La diplomate Anne-Claire Legendre, conseillère d’Emmanuel Macron, a été élue mardi à la présidence de l’Institut du monde arabe (IMA). Elle succède à Jack Lang, qui a quitté ses fonctions en raison de ses liens avec Jeffrey Epstein.

Le conseil d’administration de l’IMA a approuvé ce choix à l’unanimité. Il réunit sept ambassadeurs de pays arabes et sept personnalités désignées par le ministère des Affaires étrangères. À 46 ans, Anne-Claire Legendre devient ainsi la première femme à diriger cette institution fondée à Paris en 1987.

L’IMA joue à la fois un rôle culturel et diplomatique. Jack Lang en assurait la direction depuis treize ans. Originaire de Bretagne, elle est diplomate de carrière et parle arabe. Elle a appris la langue à l’Inalco. Elle est diplômée de Sciences Po Paris et de la Sorbonne.

Anne-Claire Legendre a conseillé Laurent Fabius au Quai d’Orsay. Elle a ensuite occupé le poste de consule générale à New York entre 2016 et 2020. Elle est devenue ambassadrice au Koweït, puis porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Depuis décembre 2023, elle conseillait l’Élysée pour l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient.

À l’Élysée, elle a joué un rôle clé dans la reconnaissance d’un État palestinien par la France en septembre 2025. Elle s’est rendue à Alger en mars 2025 pour apaiser les relations franco-algériennes. Elle a aussi contribué à l’accord de cessez-le-feu au Liban en novembre 2024. Sa nomination intervient après la démission de Jack Lang, annoncée le 7 février. La justice a ouvert une enquête pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée » après la révélation de ses échanges avec Jeffrey Epstein. Anne-Claire Legendre veut désormais « ramener de la sérénité » à l’IMA et « redonner la confiance au public ».

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Huile d’olive : la Tunisie domine le concours international Cléopâtre

La Tunisie a décroché la première place au Concours international Al-Ahram de l’huile d’olive vierge extra « Cléopâtre », lors de sa deuxième édition tenue au Caire du 12 au 15 février courant.

L’ambassade de la République tunisienne au Caire a annoncé sur sa page officielle Facebook que les échantillons tunisiens en compétition ont obtenu 46 médailles d’or et cinq médailles d’argent.

Cette édition a réuni des délégations de plusieurs pays arabes et étrangers; ainsi que des juges et experts internationaux venus de Tunisie, d’Italie, d’Espagne, d’Algérie et de Turquie.

Cette deuxième édition s’inscrit dans la continuité du succès rencontré lors de la première, consacrée à l’inauguration de cet événement. Le concours se veut un hommage au riche patrimoine de l’Égypte antique, où l’olivier incarnait un symbole de prospérité et constituait un pilier fondamental de l’histoire agricole du pays depuis des millénaires.

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De la lettre recommandée au crédit bancaire : La Poste Tunisienne fait sa mue

Transformer les guichets de La Poste Tunisienne  en points d’accès bancaires à part entière. L’idée, longtemps restée au stade de la réflexion, prend corps sur le plan législatif. Le 16 février 2026, la Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a consacré sa séance hebdomadaire à l’examen d’un texte en ce sens. Et ce, en recevant pour la première fois les auteurs de la proposition dans le cadre d’une audition formelle.

Derrière l’initiative législative se lit un diagnostic sévère sur les limites du système bancaire tunisien. Pans entiers du territoire sous-couverts, catégories professionnelles entières — agriculteurs, artisans — sans accès réel au crédit, flux monétaires qui échappent massivement au circuit officiel. Ce sont autant de symptômes qu’un projet antérieur, centré sur la répression de l’exclusion financière, n’avait pas su traiter à la racine.  La Poste Tunisienne se présente précisément comme ce que le dispositif précédent n’avait pas su proposer. A savoir : un opérateur public ancré dans les territoires, en mesure d’offrir épargne, financement et accompagnement là où les enseignes bancaires privées font défaut.

Le réseau postal comme levier 

Devant les élus réunis sous la présidence de Maher Kettari, aux côtés du vice-président Zafer Sghiri, de la rapporteure Zina Jaballah et des membres, ainsi que de plusieurs parlementaires siégeant hors Commission, les initiateurs  du texte ont fait valoir un argument de fond. Celui que La Poste Tunisienne dispose déjà de ce que les banques ont mis des décennies à construire sans jamais y parvenir dans les régions intérieures. Soit un maillage serré et une crédibilité populaire profondément enracinée. Adossé à ce socle, un établissement orienté vers la microfinance pourrait, estiment-ils, constituer un outil de rééquilibrage territorial et de réduction de l’économie souterraine. À l’horizon, l’ambition va plus loin encore : celle d’un modèle entièrement dématérialisé, inscrit dans la dynamique de la transition numérique.

Un accueil parlementaire nuancé 

Si les membres de la Commission n’ont pas contesté la pertinence du diagnostic; ils ont néanmoins soumis le projet à un questionnement serré sur sa faisabilité.

Trois lignes de préoccupation ont structuré les échanges. La première touche aux fondations financières de l’établissement : comment doter la future banque postale d’un capital suffisant sans faire appel au budget de l’État ? Les élus ont réclamé que le texte précise les modalités de constitution des fonds propres et les mécanismes de valorisation des avoirs déposés sur les comptes postaux existants.

Ensuite, la deuxième interrogation porte sur l’état réel du réseau. Plusieurs voix se sont élevées pour mettre en doute la capacité opérationnelle actuelle des bureaux de poste à traiter des opérations bancaires dans les normes requises. Tout en appelant à un audit préalable avant tout déploiement.

Enfin, la troisième ligne de tension est d’ordre conceptuel : distinguer, dans les publics visés, ceux qui sont simplement non bancarisés de ceux dont la situation financière ne leur permettrait pas de rembourser un prêt. Car confondre exclusion bancaire et insolvabilité structurelle exposerait l’institution à un risque de portefeuille dégradé dès son lancement.

Par ailleurs, les conditions tarifaires des crédits envisagés, taux, maturités, garanties ont également fait l’objet d’interrogations précises.

Deux lacunes transversales ont en outre retenu l’attention : l’absence dans le texte de tout cadrage relatif à la numérisation des services; et le risque de chevauchement fonctionnel avec la Banque nationale de solidarité, dont certaines attributions recoupent le périmètre envisagé.

Architecture législative en discussion

La question de la forme que doit prendre ce chantier législatif n’est pas tranchée. Faut-il créer un établissement nouveau ou procéder par extension progressive des services existants ? Convient-il de fusionner cette proposition avec le texte sur l’exclusion financière, ou mener les deux en parallèle ? Les porteurs de l’initiative ont dit préférer la fusion, tout en affirmant leur volonté de maintenir le cap si cette voie s’avérait impraticable.

Sur la concurrence, leur position est sans ambiguïté : la banque postale viendrait étoffer le marché sans fausser les règles du jeu. Et ce, avec une latitude commerciale encadrée par la réglementation applicable à l’ensemble du secteur.

Au final, la Commission ne statuera pas avant d’avoir entendu la Banque centrale de Tunisie et les départements ministériels concernés. Un groupe de travail sera mis en place pour affiner la rédaction juridique du texte. Des déplacements sur le terrain, en particulier auprès de la Banque centrale, sont programmés dans le cadre du suivi que la Commission entend exercer sur l’ensemble de l’écosystème financier national.

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Énergie verte et financement : la Tunisie ouvre un nouveau front pour ses PME

870 mille entreprises. C’est le nombre de petites et moyennes structures tunisiennes que le coût prohibitif du crédit à long terme et la lourdeur des exigences en matière de garanties maintiennent à l’écart des investissements énergétiques. Pour lever cet obstacle, l’État tunisien mise désormais sur un dispositif inédit : le projet CHEMS.

Conçu autour du photovoltaïque comme levier d’autoproduction électrique, ce programme entend transformer l’accès des PME à l’énergie solaire en rendant viables — financièrement et techniquement — des investissements jusqu’ici hors de portée. Au cœur du mécanisme : une plateforme numérique permettant de modéliser et d’évaluer les scénarios d’investissement avant tout engagement.

C’est l’Agence nationale de maîtrise de l’énergie (ANME) qui pilote l’opération. Son directeur général, Nafâa Baccari, a présenté le dispositif lors d’un atelier réunissant lundi l’ensemble des acteurs concernés. Il a rappelé que CHEMS s’inscrit pleinement dans la feuille de route nationale de transition énergétique et bénéficie du soutien financier de la Banque africaine de développement.

La rencontre a offert un espace de dialogue structuré entre des partenaires aux profils complémentaires : représentants de la BAD, équipes du ministère de l’Économie et de la Planification, cadres de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, opérateurs bancaires et responsables des chambres professionnelles. Ensemble, ils ont examiné l’architecture du projet, confronté leurs analyses et dégagé des pistes concrètes pour en garantir l’efficacité opérationnelle.

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Un marché, une filiale : OfficePlast déploie sa stratégie de conquête du bassin méditerranéen

Lors d’une communication financière tenue le 16 février 2026 à Tunis, Yassine Abid, PDG d’OfficePlast, a présenté « Horizon 2030 », plan de développement stratégique 2026-2030 élaboré par un cabinet international mandaté entre janvier et juin 2025. L’événement s’est tenu en présence de Anis Ben Hadj Ali, DGA de Yatoo. Depuis sa création, le groupe affiche une croissance à deux chiffres, a toujours dégagé des bénéfices et distribué des dividendes — dont +20 % de chiffre d’affaires en 2024, avec 35 millions de dinars pour la maison mère. L’objectif est de porter le consolidé à 55-57 millions en 2026, 72 millions en 2028 et 88 millions en 2030, pour un résultat d’exploitation de 13 millions et un résultat net de 9 millions, avec distribution de 50 % des bénéfices en dividendes.

Pour financer cette trajectoire, OfficePlast mobilise 26 millions de dinars en deux tranches. La première, de 6 millions en numéraire avec distribution des primes d’émission en actions gratuites, doit être bouclée au premier trimestre 2026 ; elle servira à réduire l’endettement, reconstruire les infrastructures endommagées par l’incendie de juin 2025 et soutenir la croissance courante. La seconde, de 20 millions, sera apportée par un partenaire stratégique qui détiendra 35 % du capital ; aucun accord n’est encore signé, mais des professionnels du secteur accompagnent le groupe, avec une clôture espérée dans le courant de l’année. Ces fonds financeront l’expansion internationale, le développement des filiales étrangères et les investissements industriels.

Le plan repose sur quatre axes : un modèle intégré industrie-distribution pour maîtriser l’ensemble de la chaîne de valeur ; une stratégie internationale ciblant le bassin méditerranéen sud-européen et nord-africain ; l’excellence industrielle via l’automatisation et la maîtrise énergétique ; et la valorisation des marques Purple et Yatoo avec diversification de l’offre selon les spécificités de chaque marché.

Investissements industriels et diversification vers l’emballage

Historiquement spécialisé dans les protège-cahiers avec deux lignes de production initiales, OfficePlast couvre aujourd’hui l’ensemble des fournitures scolaires et de bureau : trieurs, protège-documents, jeux d’intercalaires, fiches Bristol, boîtes de classement, classeurs, pochettes perforées, articles de traçage, produits de rangement et ensembles de bureau. Face à la contraction structurelle de ce marché sous l’effet de la digitalisation, le groupe a décidé de valoriser son savoir-faire en extrusion de films et plaques en polypropylène en se diversifiant vers l’emballage. Une ligne de production déjà acquise triplera la capacité de fabrication dès 2026 et ouvrira une gamme de films rétractables, étirables, agricoles et de plaques en polypropylène, commercialisée sur les marchés tunisien, français et italien.

Des investissements tactiques accompagneront cette montée en puissance : automatisation des chaînes, réduction du taux de déchet et amélioration de la qualité. La maîtrise énergétique est érigée en levier de rentabilité prioritaire, notamment pour répondre aux exigences réglementaires environnementales des marchés européens. Un programme de sécurisation de l’outil de production, des stocks et du personnel — tirant les enseignements du sinistre de juin 2025 — est en phase finale de mise en œuvre, complété par un plan de prévention contre les cyberattaques, après que des enseignes françaises et italiennes partenaires ont été contraintes d’interrompre leur activité trois à quatre semaines à la suite de telles attaques.

La France et l’Italie au cœur de l’ambition européenne

Appliquant le principe « pour chaque marché, une filiale », OfficePlast a créé sa filiale française en 2024, opérationnelle depuis 2025 avec 1 million d’euros de chiffre d’affaires. L’objectif est de 8 millions de dinars en 2026 et 18 millions en 2030, hors ventes directes de la maison mère, notamment auprès du groupe Auchan. La stratégie privilégie désormais la vente directe aux magasins spécialisés. Un contrat de rétrocession conclu avec Alcor Group — coopérative de 300 adhérents disposant de deux plateformes, dont celle de Saint-Quentin (30 000 m², 40 000 références) — représente 4 millions de dinars par an et ouvre l’accès aux produits non référencés dans le catalogue central.

Présent en Italie depuis plus de huit ans via importateurs et grandes surfaces, le groupe a finalisé en janvier 2026 la création de sa filiale italienne, désormais opérationnelle avec stock local. Elle ciblera les petits grossistes passant des commandes régulières de 3 000 à 4 000 euros, pour consolider le chiffre d’affaires et réduire la vulnérabilité face à la concurrence locale et chinoise. Objectif : 12 millions de dinars en 2030.

Le Maroc, hub industriel pour l’Afrique subsaharienne

Le Maroc présente un double intérêt : ses 8 millions d’élèves (quatre fois plus qu’en Tunisie) et son rôle de porte d’entrée vers l’Afrique subsaharienne, accessible en quatre jours depuis Agadir par voie maritime (deux départs hebdomadaires), contre deux à trois mois depuis la Tunisie et trois semaines à un mois depuis la Chine. Le groupe s’est associé au troisième distributeur marocain, basé à Agadir et partenaire depuis cinq ans, pour créer une entité mixte industrie-distribution sur un site de 4 000 m² dans la zone industrielle de Drarga. Opérationnelle depuis janvier 2026 avec deux lignes de production de protège-cahiers, elle vise 12 millions de dinars dans le consolidé dès la levée de fonds finalisée.

Tunisie : consolidation du leadership et gestion de l’après-incendie

Sur le marché domestique, OfficePlast, opérant via Office Distribution et Office Store, s’affirme comme leader et fixe la politique de prix que ses concurrents suivent. Le marché parallèle et les importations perturbent encore la distribution, mais le groupe note une nette amélioration grâce au renforcement des contrôles douaniers, notamment sur la qualité et les certificats de conformité des produits destinés aux enfants.

L’incendie du 25 juin 2025 n’a touché que les stocks de produits finis, laissant intact l’outil de production. Les stocks ont été reconstitués pour la rentrée scolaire tunisienne ; les clients européens ont été livrés avec une à deux semaines de retard, seuls quelques clients lointains n’ayant pu être servis. L’assurance a procédé à deux remboursements successifs, le dossier restant ouvert ; les résultats définitifs de 2025 seront arrêtés en fonction du montant final de la prime.

Modèle économique et ressources humaines

Le groupe réalise 80 % de ses achats à l’importation — matières plastiques des pays du Golfe et d’Europe, cartons et emballages — facturés en dollars et en euros, avec un équilibre pertes/gains de change maîtrisé sur la durée. Coté en bourse depuis 2015, OfficePlast a mis en place plusieurs contrats de liquidité pour maintenir et faire évoluer le cours de l’action.

Le groupe emploie entre 320 et 340 personnes au sein de la maison mère, une trentaine chez Office Distribution et une vingtaine chez Office Store. Orienté vers l’export depuis ses origines — son premier client en 2006 était français —, OfficePlast a bâti une équipe au savoir-faire éprouvé à travers les foires internationales et les relations clients, qui gagne progressivement en autonomie.

 

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Khouloud Toumi : « Une croissance de 2,5 % reste anémique face au chômage de masse »

Avec une croissance de 2,5 % en 2025, l’économie tunisienne affiche une reprise portée par l’agriculture et les services, selon les dernières données de l’Institut national de la statistique publiées le 15 février 2026. Toutefois, cette progression reste insuffisante pour répondre aux défis majeurs que sont le chômage élevé, particulièrement chez les jeunes, et les déséquilibres structurels qui fragilisent la trajectoire de développement du pays.

Dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com, Khouloud Toumi, analyste en politique économique, estime que cette croissance, bien que positive après plusieurs années de stagnation, demeure « anémique » et « très dépendante de quelques secteurs clés ». Selon l’experte, cette progression ne génère pas suffisamment d’emplois pour absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail et ne stimule pas durablement le pouvoir d’achat des ménages. « Pour une reprise pleinement inclusive, la diversification et le renforcement du secteur industriel sont essentiels », souligne-t-elle.

Le marché de l’emploi illustre cette problématique structurelle. Le taux de chômage national s’est stabilisé à 15,2 % au quatrième trimestre 2025, en légère baisse par rapport au trimestre précédent. Mais derrière ce chiffre se cachent des disparités alarmantes. Le chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans atteint 38,4 %, un des taux les plus élevés de la région. Tandis que celui des diplômés de l’enseignement supérieur dépasse 22,22 %. Cette inadéquation entre croissance économique et création d’emplois entraîne des conséquences graves : perte de capital humain, émigration des talents, ralentissement de la consommation et tensions sociales accrues.

Sur le plan de l’inflation, les données récentes montrent une modération bienvenue. L’inflation annuelle est retombée à environ 4,8 % début 2026, offrant un répit aux ménages après la hausse récente des coûts alimentaires. Toutefois, Khouloud Toumi met en garde : « Le pouvoir d’achat reste fragile, surtout pour les ménages à revenu modeste et dans les zones rurales. »

En outre, le déficit commercial demeure préoccupant. Bien qu’il ait été réduit à 1287,6 en janvier 2026, il reste structurellement élevé. Les importations énergétiques et de biens intermédiaires continuent de peser sur la balance extérieure. L’analyste insiste sur la nécessité d’une « diversification accrue des exportations et d’une montée en gamme des produits manufacturés pour renforcer la résilience de l’économie ».

Par ailleurs, le secteur agricole, moteur principal de la croissance en 2025, soulève des interrogations quant à la durabilité du modèle économique tunisien. Les données de l’Institut national de la statistique indiquent que ce secteur a enregistré une croissance exceptionnelle d’environ 12 %, portée par une récolte de céréales favorable après plusieurs années de faibles productions, ainsi que par une augmentation de la production d’olives et de fruits. Le secteur représente environ 10 % du PIB et 20 % de l’emploi total, principalement dans les zones rurales.

Néanmoins, Khouloud Toumi met en lumière les limites de cette dépendance. L’analyste souligne que malgré une production forte, la faible transformation industrielle des produits agricoles limite les revenus agricoles et la contribution réelle à la balance commerciale. De plus, ce secteur reste particulièrement vulnérable aux aléas climatiques. Ce qui représente un risque majeur pour la stabilité économique.

Face à ces constats, l’experte plaide pour une réorientation stratégique. Plutôt que de compter sur l’agriculture ou le tourisme, secteurs exposés aux changements climatiques et aux fluctuations sociopolitiques, elle préconise de miser sur le secteur industriel et le transport aérien pour assurer une croissance pérenne.

Pour transformer cette reprise en développement durable, Khouloud Toumi appelle à des réformes structurelles : l’intégration des jeunes diplômés dans le marché de l’emploi; la diversification et l’industrialisation des exportations agricoles; et le renforcement de la résilience climatique par la modernisation agricole. L’analyste rappelle qu’avant la crise, la croissance économique tunisienne atteignait environ 4,3 %, soulignant que le niveau actuel demeure nettement insuffisant pour répondre aux besoins du pays.

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Aram Belhadj : « La Tunisie lanterne rouge régionale avec 2,5 % de croissance »

La Tunisie a enregistré un taux de croissance de 2,5 % en 2025, relève l’Institut national de la statistique (INS). Il est conforme aux prévisions du FMI. Mais ce résultat demeure très en deçà des exigences du pays et des performances de ses voisins régionaux, déclare à leconomistemaghrebin.com l’économiste Aram Belhadj. Les perspectives pour 2026 s’annoncent encore plus moroses, avec un taux anticipé de seulement 2,1 %, selon les prévisions du FMI. 

La Tunisie a réalisé en 2025 un taux de croissance de 2,5 %, confirmant les estimations du Fonds monétaire international (FMI) publiées en octobre dernier. Si ce chiffre marque une progression par rapport aux 1,4 % enregistrés en 2024, il reste insuffisant pour répondre aux défis économiques du pays, estime Aram Belhadj, économiste et enseignant-chercheur à l’Université de Carthage.

Selon l’expert, un tel taux ne permet pas d’envisager une réduction significative du chômage, ni de la pauvreté. La comparaison avec les pays voisins révèle un écart préoccupant. Le Maroc affiche une croissance de 4,4 % en 2025 et devrait atteindre 4,2 % en 2026. Soit le double des performances tunisiennes. La Mauritanie enregistre 4 % en 2025, avec une prévision de 4,3 % l’année suivante. Tandis que la Jordanie atteint 2,7 % et vise 2,9 % en 2026. Ce benchmarking régional place donc le pays en bas de l’échelle.

Pour Aram Belhadj, ces résultats traduisent des « choix économiques erronés, l’absence de réformes structurelles et un climat d’investissement qui demeure défavorable, malgré certaines améliorations ». L’économiste insiste sur le caractère non soutenable de la trajectoire actuelle; alors que le pays a besoin de paliers beaucoup plus élevés.

L’expert identifie plusieurs axes prioritaires pour inverser la tendance. Il préconise d’abord d’assurer la stabilité gouvernementale et l’amélioration de la gouvernance. Tout en estimant que les remaniements ministériels trop fréquents constituent un frein majeur. La simplification administrative et la lutte contre la bureaucratie et la corruption représentent le deuxième chantier crucial. Le troisième axe concerne l’activation du secteur privé, notamment à travers la mise en œuvre effective des pactes sectoriels existants et la négociation de nouveaux accords avec des secteurs stratégiques.

Aram Belhadj souligne également l’urgence de réformes systémiques au niveau fiscal, du système de compensation et des entreprises publiques qui nécessitent une restructuration en profondeur. Enfin, l’économiste insiste sur la nécessité d’assurer la cohérence entre la politique budgétaire et la politique monétaire.

Sans action déterminée sur ces différents leviers, la Tunisie ne parviendra pas à réaliser le sursaut quantitatif et qualitatif dont elle a besoin, avertit-il. Les perspectives pour 2026 confirment cette inquiétude, avec un taux anticipé par le FMI de 2,1 %, inférieur au résultat de 2025.

Malgré ce tableau sombre, Aram Belhadj considère que l’espoir reste permis. Et ce, à condition que les autorités s’engagent résolument dans la mise en œuvre de ces transformations structurelles.

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Zones franches frontalières : l’arme de la Tunisie contre l’économie parallèle

Dans le contexte d’une guerre commerciale mondiale persistante et de ses répercussions désastreuses sur l’économie internationale, particulièrement pour les pays en développement ou émergents dont la Tunisie, ainsi que face à la prolifération de l’économie parallèle, la création de zones franches frontalières devient fondamentale, voire vitale. Ces infrastructures permettraient de contenir l’économie parallèle, d’éradiquer la contrebande, de créer des opportunités d’emploi et de développer les régions frontalières.

Il faut rappeler que, depuis 2008, il était prévu de créer plusieurs zones franches commerciales sur les frontières tuniso-algériennes et tuniso-libyennes, à savoir la zone franche de Ben Guerdane entre la Tunisie et la Libye, la zone franche de Kasserine, la zone franche de Hazoua dans le gouvernorat de Tozeur, ainsi que les zones franches du Kef et de Jendouba sur les frontières tuniso-algériennes.
Dans ses récentes interventions, Mohamed Al Aïch, rapporteur de la Commission de l’investissement au Conseil national des régions et des districts, a exposé la vision stratégique de la Tunisie concernant les quatre grandes zones franches prévues le long de la frontière avec l’Algérie. Situés précisément dans les gouvernorats de Jendouba, Kasserine, Tozeur et du Kef, ces projets d’envergure sont perçus comme des leviers essentiels pour résoudre les problématiques structurelles des régions intérieures. Et ce, tout en dynamisant l’activité économique locale.
L’un des objectifs fondamentaux de la mise en place de ces espaces est de mobiliser une énergie nouvelle capable de contrer efficacement l’expansion du marché parallèle et de l’économie informelle. Bien que les fondements de ces infrastructures reposent sur des conventions bilatérales signées dès 2015 et renouvelées à plusieurs reprises jusqu’en 2024, leur exécution a longtemps été entravée par des litiges fonciers complexes qui ont ralenti les études techniques.
Néanmoins, à la suite de concertations avec le ministère du Commerce, un calendrier de mise en œuvre commence à se préciser. Il prévoit notamment le lancement effectif des travaux pour la zone franche de Bouchabka, dans le gouvernorat de Kasserine, à l’horizon 2027.
Ainsi, Mohamed Al Aïch a souligné que ces chantiers bénéficient désormais d’une priorité absolue de la part de l’État tunisien, bien qu’ils ne soient pas formellement intégrés dans le plan de développement 2026-2030, puisqu’ils disposent de leurs propres lignes de financement antérieures.
Cette volonté de finaliser ces zones franches témoigne d’un engagement fort pour transformer les régions frontalières en véritables pôles d’attractivité et de croissance.

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 Ramadan et productivité : une réalité plurielle selon les secteurs d’activité

Contrairement aux idées reçues, le mois de Ramadan n’entraîne pas systématiquement une baisse de productivité dans les entreprises. Kamel Beji, professeur à la Southern Mediterranean University et spécialiste de l’économie du travail, récuse, dans une déclaration accordée à l’Economiste maghrébin,  le stéréotype associant cette période à un ralentissement généralisé de l’activité économique. Selon lui, l’impact du Ramadan sur le rendement dépend essentiellement du secteur d’activité concerné et de la capacité des organisations à réorganiser leurs processus de travail.

La réduction du temps de travail pendant le Ramadan, qui varie généralement d’une à trois heures selon les entreprises , impose effectivement un défi de réorganisation pour maintenir le même niveau de rendement et de production. Kamel Beji souligne toutefois que de nombreux secteurs connaissent au contraire une hausse de leur activité durant cette période. Le secteur artistique, la restauration, l’agroalimentaire et l’hôtellerie bénéficient d’une demande accrue liée aux spécificités culturelles du Ramadan, qui déplace une part importante de l’activité économique vers les soirées. Ces secteurs enregistrent ainsi une productivité supérieure malgré des horaires diurnes réduits, grâce à l’intensification du travail en soirée.

L’expert observe que les magasins et les marchés qui ouvrent le soir, ainsi que les établissements hôteliers, maintiennent voire augmentent leur rythme d’activité pour répondre à la demande spécifique de cette saison. Il cite notamment l’exemple du secteur hôtelier, qui profite de la concomitance du Ramadan avec les vacances scolaires de certains pays européens, créant ainsi une dynamique touristique particulière qu’il qualifie de « tourisme ramadanais ».

Pour d’autres secteurs en revanche, comme l’administration publique, l’automobile ou les pièces de rechange, le Ramadan ne modifie pas fondamentalement l’activité. Dans ces domaines non soumis à des variations saisonnières liées au Ramadan, la question de la productivité se pose différemment. Kamel Beji explique que le maintien du rendement dépend alors du choix organisationnel de l’employeur : intensifier le travail sur des plages horaires réduites ou accommoder les salariés en tenant compte de leurs contraintes familiales et culturelles. Cette décision s’inscrit dans la politique de conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle propre à chaque entreprise.

Le chercheur insiste sur la dimension psychologique du phénomène. Il conteste l’idée largement répandue selon laquelle le jeûne engendrerait automatiquement des tensions relationnelles et une diminution des capacités physiques et mentales au travail. Selon lui, cette perception relève davantage d’un conditionnement psychologique que d’une réalité objective. Il rapporte avoir observé dans plusieurs pays arabes et musulmans des cultures d’entreprise où le travail effectué pendant le Ramadan est au contraire valorisé et considéré comme particulièrement méritoire, conduisant à un engagement professionnel accru.

Kamel Beji met néanmoins en garde contre ce qu’il appelle « l’aléa moral » ou « risque moral » lié au Ramadan. Certains salariés peuvent adopter un comportement de retrait, utilisant cette période comme prétexte pour réduire leur effort, ce qui renforce le stéréotype négatif. Il reconnaît par ailleurs que certaines activités physiques exercées en plein soleil sans possibilité de s’hydrater présentent des contraintes humaines réelles susceptibles d’affecter le rendement.

En définitive, Kamel Beji récuse toute fatalité concernant la baisse de productivité pendant le Ramadan. Il conclut que cette période constitue avant tout un enjeu d’organisation du travail, indépendamment des considérations religieuses. Les entreprises qui souhaitent maintenir leurs objectifs doivent procéder à une réorganisation adaptée de leurs équipes et de leurs processus, en tenant compte des spécificités sectorielles et culturelles qui caractérisent cette saison économique particulière.

 

 

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Décès de Ferid Ben Tanfous, ancien DG de l’ATB Bank

Mohamed Ferid Ben Tanfous, ancien directeur général de l’ATB Bank, est décédé ce samedi 14 février à Tunis. L’inhumation se déroulera aujourd’hui même après la prière d’El Asr au cimetière El Jallez.

Toute l’équipe de L’Economiste maghrébin présente ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Puisse Dieu l’accueillir en Son infinie Miséricorde.

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