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Tunisie | Pour une refondation du «projet démocrate progressiste»

Le porte-parole du Parti républicain (Al-Joumhouri), Wissem Sghaier, a déclaré que le processus de refondation «projet démocrate progressiste» vise à faire revivre les valeurs et la philosophie qui ont fait la renommée du Parti démocrate progressiste (PDP), notamment en œuvrant à rassembler les forces démocratiques et progressistes, tout en affirmant clairement sa ligne, sa position et son orientation, ainsi qu’en s’ouvrant et en jouant un rôle de premier plan dans le rassemblement des énergies autour d’une ligne culturelle et politique clairement définie.

M. Sghaier a ajouté, lors de son passage à l’émission «Houna Tounes» sur la radio Diwan FM, jeudi 19 février 2026, que le parti Al-Joumhouri avait choisi le slogan «Nous résistons, construisons et rénovons» sur la base du principe de clarté de la vision et du positionnement, expliquant que la résistance civile pacifique est l’un des éléments constitutifs de la culture du PDP.

Rappelons que le PDP avait été fondé en 1983. Légalisé en 1988, il avait conduit l’opposition démocratique en Tunisie contre le régime de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, avant de fusionner au sein d’Al Joumhouri en 2012. Son fondateur et ancien président, Ahmed Néjib Chebbi purge actuellement une lourde peine de prison dans le cadre du procès dit de «complot contre la sûreté de l’Etat», en même temps que son frère Issam Chebbi, qui lui avait succédé à la tête d’Al-Joumhouri.  

Wissem Sghaier a, par ailleurs souligné, que le processus de refondation du «projet démocratique progressiste» nécessite des moyens et des mécanismes innovants qui lui permettent de se positionner sur la scène politique, en s’appuyant sur un nouveau projet, compte tenu des différences de contexte entre la génération d’avant la révolution de 2011 et celles d’aujourd’hui, telles que les générations «Z» et «Alpha».

Le port-parole d’Al-Joumhouri a conclu en soulignant que les valeurs et la philosophie du PDP constitueront la base de l’élaboration d’un programme d’avenir qui renouvellera le paysage politique et soutiendra la transition générationnelle, tout en préservant les symboles historiques considérés comme des références inspirantes.

Il convient de noter que le Conseil national du Parti républicain a approuvé le lancement immédiat du processus de «refondation du projet démocratique progressiste», qualifiant la situation actuelle en Tunisie d’«impasse totale» résultant de choix politiques qui ont ramené le pays à l’autocratie et entravé le processus de transition démocratique, ce qui nécessite l’union des forces vives pour relever les défis actuels.

Il reste cependant à savoir si, du fond de leur prison, les frères Nejib et Issam Chebbi, dont ce projet de refondation tire sa légitimité historique et politique, en ont été informés et y ont donné leur accord avant son annonce aux médias.

I. B.

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Tunisie : Rached Ghannouchi entame, à son tour, une grève de la faim

Le président du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, a annoncé à travers son comité de défense le lancement d’une grève de la faim illimitée, à partir du vendredi 7 novembre, en solidarité avec Jaouhar Ben Mbarek, incarcéré et en grève depuis plus d’une semaine.

Dans un communiqué, le comité de défense fait savoir que Rached Ghannouchi, âgé de 84 ans, veut ainsi s’associer à la protestation menée par Ben Mbarek, figure du Front de salut national, dont la grève de la faim sauvage a commencé le 29 octobre à la prison de Belli.

Selon ses proches, l’état de santé de Ben Mbarek s’est considérablement détérioré.

Trois figures en grève

Le secrétaire général du parti Al Joumhouri, Issam Chebbi, a lui aussi entamé vendredi une grève de la faim ouverte depuis sa cellule. Dans un message relayé par sa famille et son équipe de défense, il affirme agir « en défense de l’indépendance de la justice » et réclame « la libération de tous les prisonniers d’opinion ».

Cette triple mobilisation – Ben Mbarek, Chebbi et désormais Ghannouchi – confère une dimension collective à un mouvement de protestation inédit depuis les arrestations de 2023.

Démenti du Comité général des prisons

Dans un communiqué, l’Autorité tunisienne des prisons a assuré que les examens médicaux réalisés auprès des détenus en question montrent des conditions « normales et stables », sans fournir plus de détails.

Depuis le début de l’année, plusieurs dirigeants de l’opposition, dont Ben Mbarek et Chebbi, ont écopé de peines de prison allant de 5 à 66 ans pour des accusations de complot contre la sûreté de l’État.

Quant à Ghannouchi, il purge plusieurs peines totalisant 37 ans de prison pour financement étranger illicite et atteinte à la sécurité de l’État. Il refuse désormais de comparaître devant la justice, déclarant qu’il ne se présentera pas devant des juges.

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Tunisie : Issam Chebbi entame une grève de la faim

Le Parti républicain a annoncé, vendredi 7 novembre 2025, que son secrétaire général Issam Chebbi a entamé une grève de la faim ouverte depuis sa cellule, pour protester contre « l’injustice et l’atteinte à la liberté d’opinion ».

Message depuis sa cellule

Dans une lettre transmise par son parti, le prisonnier politique écrit :

« Je ne hais pas la vie et je n’aime pas la mort, mais je préfère mourir debout pour mon droit et celui de mon peuple à la liberté et à la dignité, plutôt que de vivre dans les tranchées. »

Issam Chebbi précise qu’il a décidé de résister “jusqu’à son dernier souffle”, en défense de l’indépendance de la justice et pour la libération de tous les prisonniers d’opinion.

Détention depuis février 2023

Issam Chebbi, arrêté le 22 février 2023, est détenu dans le cadre de l’affaire dite du “complot contre la sûreté de l’État”, qui concerne plus d’une vingtaine de figures politiques, dont une douzaine toujours en détention.
Parmi elles figurent Jaouhar Ben Mbarek, Ghazi Chaouachi, Khayam Turki, Abdelhamid Jelassi et Ridha Belhaj.
Tous sont poursuivis pour atteinte à la sûreté intérieure et extérieure de l’État, des accusations que leurs proches et plusieurs ONG qualifient de politiquement motivées.

État de santé alarmant de Jaouhar Ben Mbarek

L’avocat Karim Marzouki a déclaré, jeudi 6 novembre, après une visite à la prison de Belli (Nabeul), que Jaouhar Ben Mbarek se trouve dans un état « très affaibli ».
Il observe depuis le 29 octobre une grève de la faim sauvage, sans eau ni médicaments.

« Ma décision est définitive, il n’y aura pas de retour en arrière. J’aime la vie, mais j’aime la vie qui a un sens, pas une vie absurde », aurait-il confié selon son avocat.

La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a exprimé sa profonde inquiétude face à la dégradation de sa santé, appelant les autorités à intervenir rapidement.

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